Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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 :: Autres RP -Ras le bol du mal de mer ! :: Stuckys Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Young and Beautiful

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Mer 7 Oct - 17:24
Young and beautiful
Vampire Stucky

Autre chose à dire ?

Tout a commencé il y a six mois. J'étais arrivé à la fac depuis quelques semaines, et je commençais tout juste à prendre mes marques. Changer de ville, et d'état était franchement pas facile, surtout quand on a grandi dans une petite ville, entouré en permanence des mêmes personnes. Et heureusement, Sam, un de mes meilleurs potes, a été accepté dans la même fac que moi, et habite à l'étage au-dessus de notre résidence. Dans un sens ça m'a rassuré de savoir que j'avais au moins un peu de la maison avec moi. Ca et le livre de recettes de cuisine de maman qu'elle a copié pour moi. Et le vieux tableau qui était dans ma chambre et que j'adorais regarder pendant des heures. Une cabane perdue dans les bois, qui faisait gambader mon imaginaire tellement loin. Une fois c'était la cabane d'un trappeur comme Davy Crockett, la fois d'après c'était un repaire de bandits comme Robin des Bois, et plus tard, ça pouvait être une cabane d'un tueur mangeur d'enfants...

Ca a été dur quand elle est remontée en voiture, après m'avoir serré très fort dans ses bras, et que sa vieille berline s'est éloignée avant de disparaître. Pour la première fois de ma vie j'allais vivre sans elle. En quelque sorte livré à moi-même, après des années où elle avait veillé sur moi comme la meilleure des mère poule. C'est sûr que pour pas mal de médecins, le fait que je sois arrivé à dix-neuf ans. Avec mon anémie, mon souffle au coeur, mes problèmes de vue et d'audition, sans oublier mon asthme... tient quasiment du miracle. De l'exception qui confirme la règle qui aurait dû me tuer. Normalement. Et sans elle, sans ses soins constants, sans le fait qu'elle soit une infirmière, j'aurais pas passé l'école primaire, ou le collège, grand max. Alors imaginer que j'irai unjour à la fac. Avec une bourse en plus... c'était inespéré. Et pourtant j'étais à deux doigts de pleurer en me sentant tellement seul... heureusement Sam m'a tracté dans mon petit appart et on a passé la soirée à manger de la pizza en regardant Scrubs.

Et petit à petit c'est allé. Plutôt bien même. Alors je dis pas que tout est toujours allé sur des roulettes, je me suis planté d'amphi une fois ou deux, je me suis perdu une bonne dizaine de fois sur le campus et j'ai failli me faire enfermer dans la bibliothèque un soir où je m'étais endormi sur ma table, mais bon. C'était chouette, la fac. Etre indépendant. Autonome. Suivre des cours intéressants, rencontrer de nouvelles têtes... Très vite, même si Sam et moi on suivait pas le même cursus, on a sympathisé avec un couple de frappadingues, elle venant de Russie, et lui du Midwest. Natasha et Clint. Ils étaient absolument dingues, et géniaux. Eux étaient là depuis un an, et nous ont montré les coins sympas de la ville, les bons restaus pas cher, les combines, et autres trucs. Jusqu'au soir, il y a six mois, où ils ont proposé qu'on aille en boite, tous les quatre, et rejoindre sur place des copains à eux. J'étais jamais allé en boite, parce que l'idée ne me plaisait pas vraiment, mais surtout à cause de mes appareils, qui allaient pas trop aimer la musique trop forte. Sauf que Sam a fait du forcing, et que j'ai fini par céder.

Timidement, j'ai demandé à Tasha si elle pouvait m'aider à me préparer, vu que je savais vraiment pas quoi mettre. Elle est arrivée chez moi, m'a embrassée sur le museau quand je lui ai dit ce que je voulais, et elle s'est mise ensuite à fouiller ma penderie.

Après en avoir foutu la moitié sur le parquet de la chambre, elle a fini par me tendre un jean foncé, et a sorti un vieux tshirt de groupe de rock qui datait de je sais pas quand. Elle m'a dit de le passer, et mes yeux se sont agrandis d'horreur et de surprise quand je l'ai vue arriver avec des ciseaux. Et malgré mes protestations, elle a tailladé dans le t-shirt.

Mais allez Steve, faut que tu sois un peu plus rock'n'roll. Ok pour le piercing à l'arcade, c'est chouette, mais ça suffit pas. T'es pas un boy scout.

Alors j'ai soupiré, je l'ai laissée faire. C'est vrai que j'avais fait mon piercing sur un coup de tête et je le regrettais absolument pas. Sauf que pour le reste... Finalement, elle m'a chopé dans la salle de bains, m'a forcé à m'asseoir sur les chiottes et j'ai cru qu'elle allait me crever les yeux en me mettant un peu de crayon. Sérieusement, j'avais peur de ce à quoi je pouvais ressembler. Je suis pas un New York Doll quand même! Mais quand elle m'a fait me regarder dans une glace après m'avoir dit que j'étais adorable... je me suis dit que j'étais... pas mal. Le crayon léger faisait un peu ressortir mes yeux, et le tshirt découpé était plutôt sympa. Alors j'ai accepté de les suivre. Et je me suis retrouvé en boite pour la première fois de ma vie.

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Jeu 8 Oct - 20:36
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Ce soir, c'est mon anniversaire. Yeah. Ce soir je sors, je profite de la vie, et pourquoi pas d'une jolie fille, et avec l'aube naissante, j'irais me coucher pour m'écrouler toute la journée. Et demain soir, je recommencerais juste pour le principe. Et le jour d'après, pareil. Après tout, pourquoi se priver de ce que cette époque à de mieux à offrir ? Pourquoi se priver du plaisir d'aller danser jusqu'à la transe avec d'autres humains désireux de simplement nier et repousser le lendemain en se perdant dans des soirées où l'alcool coule à flots et où la chair est facile. Même si pour être franc, c'est plus la chair que le reste que je chasse ce soir. Sous l'éclairage bleuté de la boîte de nuit, je me laisse porter par la foule de personnes qui dansent, chantent autour de moi, par la puissance de leurs battements de coeur affolés, par leurs corps et leurs doigts qui effleurent ma peau glacée… Tant de sensations, d'odeurs, de bruits qui m'avaient terriblement manqués depuis des années. Ce n'est que perdu, noyé au milieu d'eux que je me sens… Vivant. Les autres ne cessent de dire que nous valons bien mieux que ça, qu'on ferait mieux de se tenir loin des humains et de ne se mêler à eux que pour se nourrir… Mais, je trouve ça idiot. Ne pas se mêler à eux… C'est perdre cette sensation presque grisante… C'est perdre le plaisir de sentir leur coeur battre, leur souffle se faire plus court… Tant de choses qui me manquent depuis si longtemps. Un corps se presse contre le mien et un soupire m'échappe. Une odeur d'alcool et de transpiration me parvient et c'est un frisson qui dévale mon échine. Au milieu d'eux… Je me sens redevenir humain. Au milieu d'eux et des enceintes qui pulsent et crachent une musique presque envoutante, j'ai l'impression d'être de nouveau le jeune homme d'à peine vingt-cinq ans que j'étais.

Merde. C'est vrai que je n'avais que vingt-cinq ans ce soir. Eh bien… Joyeux anniversaire. A mes vingt-cinq ans que j'ai depuis deux cents. Un sourire m'échappe alors qu'un regard accroche le mien. Je détourne le regard. Ce n'est pas toi qui m'intéresse ce soir. Je pourrais hypnotiser vingt filles dans ton genre et faire ce que je veux d'elle dans les toilettes de cette boîte… Mais ce soir… Je veux autre chose. Ce soir je veux chasser. Réellement. Trouver une proie, la traquer et la soumettre. Ce soir je veux renouer avec le chasseur que j'étais à une époque. A cette créature capable de tuer simplement pour faire taire la brûlure dans sa gorge. Un souffle effleure ma nuque, l'odeur d'un parfum féminin me fait plisser le nez et je dois retenir un bruit de contentement. C'est ça que j'aime dans cette époque. Ce besoin de profiter de chaque secondes, quitte à se brûler. Ce besoin de s'épuiser, de s'abîmer… Et si possible en compagnie d'autres personnes. L'ambiance m'enivre, m'excite même. Une odeur me parvient alors que la porte s'ouvre au loin, laissant sûrement d'autres âmes perdues nous rejoindre. Deux mains viennent apprécier la courbe de mon dos que je cambre légèrement. Et par-dessus mon épaule, je croise le regard de l'insolente. Je me retourne et lui glisse un sourire, commençant à danser avec elle. Son odeur me parvient et la faim vient me nouer la gorge. Nos corps s'effleurent et plus d'une fois, sa gorge m'est toute offerte. Je n'aurais qu'à me pencher et planter mes crocs dans cette chair insouciante et inconsciente. La vérité ce n'est pas que les humains le sont, c'est que nous, vampire, le sommes. Il nous suffit d'un humain pour céder. Un seul et… On perd tout contrôle. Ses bras se passent autour de mon cou et j'enlace sa taille, frissonnant presque quand je sens son corps si vivant se coller au mien. Sa peau est brûlante contre la mienne et ma gorge se noue un peu plus. Ce soir ça pourrait être elle ma victime… Celle sur qui je me nourrirais… Celle que je pourrais lentement vider jusqu'à sentir son coeur se taire une bonne fois pour toute. Je ne m'autorise cela qu'une fois par an… Seulement, je ne veux pas que ce soit elle… Je serre les dents et profite simplement de la sentir contre moi, ne la retenant pas quand elle m'échappe. Et dieu seul sait pourtant à quel point j'ai envie de la suivre et de laisser mes crocs percer sa chair pour goûter son sang encore chaud et épais… Sa silhouette disparait et c'est là que j'ai le plaisir de découvrir ma proie.

La foule se referme sur moi et tente de me masquer l'objet de mes désirs nocturnes mais c'est trop tard. Une seconde c'est ce qu'il m'a fallut pour le voir et me dire que ouais… Ce serait lui. Frêle, délicat et vêtu surement par un de ses potes. Lentement je commence à fendre la foule à la manière d'un félin dans les hautes herbes. Entre deux silhouettes enlacées ou deux couples incapables de se lâcher, j'arrive à voler un morceau de plus à son être. Une mèche de cheveux blonds, un regard bleu ourlé d'un trait de crayon noir, un sourire timide… Tant de choses que j'aimerais voir et admirer de plus près. Je finis par quitter la piste de danse et alors que je le caresse du regard, appréciant sa fine carrure, je vais m'échouer au bar, à quelques mètres de lui et de ce qui semblent être ses amis. Je prends une grande inspiration et je suis presque déçu de ne pouvoir capter son odeur… Tout ce que j'ai c'est un mélange d'alcool, de tabac, de transpiration et un relent de stupre. Le cocktail me laisse un goût étrange sur la langue alors que le barman me demande ce que je veux. Je lui glisse un sourire, me retenant de justesse de lui glisser qu'un verre d'O négatif me ferait le plus grand bien.

" Un verre de whisky pour moi. Et remettez une consommation de ma part au jeune homme là-bas."

Il hoche doucement de la tête et s'exécute, et quand mes doigts se referment sur mon verre, ma proie se retourne et croise mon regard. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que ses yeux presque candides ont du mal à quitter les miens. Je pourrais l'hypnotiser et le faire venir à moi, mais ça tuerait tout l'intérêt de cette chasse. Non… Je le laisserais venir à moi, lentement, sûrement. L'impatience et la soif me dévorent les entrailles alors qu'il me délaisse, tentant de cacher son léger rougissement en se tournant vers ses amis. Quelques regards se posent vers moi et entre deux pulsations de coeurs, j'entends quelque chose qui ressemble vaguement à "je crois que t'as une touche". C'est ça. Viens te jeter dans les bras du Grand Méchant Loup. Ils s'agitent, rient, discutent, et je capte un regard de ci-de là, avant qu'ils ne le laissent sûrement pour l'obliger à venir me voir… Ou pour me laisser le champ libre. Je passe ma langue sur mes lèvres et compte jusqu'à cinq pour me lever à deux et me glisser sur à ses côtés. Dieu qu'il est tentant. Chaque trous dans son t-shirt est une invitation à le croquer et maintenant que je suis plus près de lui, je peux enfin percevoir son odeur. Le linge propre, la menthe… Il sent comme un gentil garçon innocent… Un agneau à peine sevré. J'entends son coeur battre, presque faiblement avant de s'affoler quand je viens quasiment ronronner à son oreille, mon verre en main.

"Pas sympa de te laisser seul alors qu'un inconnu te dévore du regard et t'offre un verre… Pas vrai ?"

Il se retourne et j'ai un sourire charmeur. Terrible, terrible idée qu'ils ont eu de te laisser mon petit… Mais ce n'est pas grave. Je ferais en sorte que ce soit agréable pour toi aussi.
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Dim 11 Oct - 15:45
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Autre chose à dire ?

Je n'aime pas ça. Vraiment pas.... J'étais déjà angoissé sur le chemin, mais heureusement les papotages de la troupe m'ont un peu distrait. Avant qu'on entre dans le club. Du bout de la rue on entendait déjà les basses faire trembler les murs, et on n'était même pas encore arrivés que je devais déjà baisser le volume de mes appareils pour pas que ça me hurle dans les tympans. Il y a déjà la queue devant la porte, mais Clint fait un signe au videur, qui le salue en souriant, et prend rapidement Natasha dans ses bras. Les deux discutent quelques secondes, avant de nous désigner et de glisser un petit "Ils sont avec nous". Deux secondes plus tard, le colosse se pousse pour nous laisser passer, en nous donnant une petite tape sur l'épaule au passage. J'en reviens pas et j'offre un petit sourire timide au videur avant de disparaître dans le club, échangeant un regard halluciné avec Sam. On a jamais eu un tel traitement de faveur là d'où on vient, à part de la serveuse du dinner où on avait nos habitudes, et au Starbucks du coin.

On passe par le vestiaire et je laisse mon manteau, avant de les suivre dans la grande salle. Je plisse le nez, et porte la main à mes appareils pour les baisser encore un peu plus. C'est vraiment vraiment trop fort. Je les suis timidement, rassurés d'être au milieu d'eux alors qu'il me font une barrière de protection alors qu'on traverse la foule en direction du bar. Une fois là, le son est moins fort et j'arrive à suivre les discussions. Petit à petit, je me sens un peu plus à l'aise, même si je suis franchement pas habitué à toute cette marée humaine qui grouille autour de moi, à tout ce bruit et aux odeurs d'alcool et de transpiration qui flottent partout.

La soirée passe, tranquillement, et je découvre ce que c'est, que la vie d'étudiant normal un samedi soir, à savoir sortir avec ses potes dans un endroit sympa. Et j'arrive pas à résister quand Tasha m'entraîne sur la piste. Au début je traine des pieds, terrorisé parce que je déteste danser. Enfin non, je danse souvent tout seul dans mon appart, ou dans ma chambre, avant de partir à l'université, et j'en avais rien à faire d'être ridicule parce que personne ne me regardait. Là... là je veux pas me couvrir de ridicule. Alors elle prend mes mains, les pose sur ses hanches, et elle pose les siennes sur mes épaules.

Allez chaton, suis juste le rythme et ça ira!

Je hoche la tête, pas vraiment rassuré, et je commence doucement, basculant simplement d'un pied sur l'autre, cherchant son approbation. Quand elle le remarque, je la vois juste qui rit, et qui m'embrasse le bout du net, avant de se rapprocher un peu.

Voilà, tu te débrouilles bien!'

Je lui souris timidement, et me lâche un peu plus, rassuré. Elle reste près de moi pendant quelques chansons avant de remarquer que je fatigue. Et elle me fait signe de la suivre jusqu'à notre table près du bar, retrouvant Clint et Sam qui étaient en train de discuter, sûrement de foot. Entre temps nos verres sont arrivés et je bois une longue gorgée de bière pendant que je reprends le fil de leur conversation, m'y glissant, ainsi que Tasha.

Sauf qu'au bout de quelques minutes, le serveur arrive et pose un verre devant moi. Je fronce les sourcils, levant les yeux vers lui.

Désolé mais j'ai rien commandé...
- C'est de la part du type au bar. Celui avec le tshirt noir et les bagues. Il vous offre ce verre.
- Je... euh...m...merci...


J'échange un regard surpris avec les autres, mais Tasha et Clint sont déjà surexcités. Je me tourne lentement vers le bar, et croise un type franchement mignon, qui me lance un sourire à faire fondre un iceberg. Wow. Je lève timidement mon verre vers lui, les mains tremblantes, avant de me retourner vers les autres.

Pourquoi il a fait ça?
- Mais parce que tu lui plais.
- Comment ça?
- Euh Steve, t'es con ou quoi?
- Oh. Oh comme ça.
- Tu t'es jamais fait draguer ma parole?
- Non... jamais...
- Roh mais qu'est-ce que tu peux être adorable...


Je porte le verre à mes lèvres et grimace en sentant le goût de l'alcool fort sur ma langue. On dirait de l'alcool à brûler. Mais comment est-ce qu'on peut aimer ça? Hein? Sauf que quand je relève le nez de mon verre, les salauds ont déserté la table et sont allés sur la piste de danse, Clint me lançant un clin d'oeil de sale gosse. Wow mais pourquoi ils m'ont rien dit? Pourquoi ils m'ont pas attendu? C'est pas sympa. Je repose le verre sur la table et commence à me lever quand j'entends une voix derrière mon épaule qui me fait sursauter. Avant que je réalise ce qui se passe, le type du bar est face à moi. Il a bien une tête de plus que moi, et son sourire me colle des papillons dans le ventre. Je me rassieds timidement quand je le vois qui prend place dans le fauteuil en face de moi.

Je... Je... Ce sont de foutus traitres... Et je... enfin merci pour le verre... c'est gentil. Je... je m'appelle Steve... Je... le verre est... est en quel honneur?

Paniqué, je jette un oeil à Natasha qui me fait un grand sourire et lève son pouce en mode "Continue comme ça". Et moi je crois que je vais mourir.

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Mar 13 Oct - 19:04
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Si ma peau était encore capable de frissonner…. Je jure qu'actuellement, un long frisson dévalerait mon échine, rien que pour la douce mélodie que m'offre son petit coeur affolé. A la place je dois faire avec cette brûlure dans ma gorge et cette grisante sensation d'excitation qui me dévore les entrailles. Dieu qu'il est adorable avec son crayon autour des yeux et son air de petite créature abandonnée… Allons, allons… Je vais bien m'occuper de toi… Tu verras. Mon regard croise le sien et mon sourire se fait plus chaud, plus éclatant, lui dévoilant l'intégralité de ma dentition parfaite. Son coeur a un léger raté et je peine à déglutir. C'est rare d'en croiser de son genre maintenant… Tout est tellement plus libre et pourtant… Lui me rappelle les douceurs que je pouvais avoir à mes bras à une époque. Une petite chose fragile qu'on a autant envie d'aimer que de briser. Autant l'odeur de sa peau que cette façon qu'il a de se rasseoir sur son siège, laissant ses doigts fins et délicats caresser avec douceur le verre glacé. Quelques gouttes de condensation roulent sur le bout de ses doigts ou sur ses phalanges et je me permets de prendre une autre inspiration. Putain. Je passe ma langue sur mes lèvres et je jure pouvoir sentir son odeur dans ma bouche. Je peux presque le goûter d'ici, et dieu que l'échantillon est tentant. C'est officiel. Ce soir tu es mon repas d'anniversaire. Peut-être que je vais le regretter de te tuer… Mais tant pis. Demain je pourrais me dire que j'aurais dû te conserver et peut-être même que mes prochaines victimes auront l'air fades comparés à toi… Mais, au moins, ça te donneras un certain goût d'unicité. Mes doigts se referment doucement sur mon verre de whisky que je n'ai aucune intention de boire alors qu'il commence à bredouiller à propos de ces potes, du verre et du reste. Un léger rire m'échappe. Steve. Tout est bien trop innocent en lui pour qu'il soit réel. Ce n'est pas possible d'être ainsi.

"James… Et disons que… Je ne sais pas… Je cherchais peut-être une excuse pour t'aborder…"

Encore un sourire et une fois de plus, je note un léger rougissement et un regard vers ses potes qui sont dans la foule à danser, l'observant très certainement alors qu'il se fait visiblement draguer pour la première fois de sa vie. C'est pas possible… Impossible qu'il soit aussi… Innocent. Il a presque tout de la victime parfaite… Tout ce qui lui manque c'est l'isolement… Et là, pas de chance mais il est avec ses amis. Tant pis.  Mes doigts continuent de jouer avec mon verre alors que je reprends d'une voix mielleuse à souhait.

"Sans compter que bon… Qui n'aurait pas envie d'offrir un verre à un garçon comme toi… ?"

Il est tout simplement terrorisé. Pire qu'un chat pris dans les phares d'une voiture. Son regard n'arrête pas de faire des allers-retours entre moi et la sortie, et l'odeur de sa peur me laisse presque un goût acidulé sur la langue. Puis vient sa réponse, à peine soufflé au milieu de la musique qui semble faire rage autour de nous. Je me mords la lèvre d'excitation. Je serais donc le premier pour ça… Oh. Ce qui veut dire que pour le reste… Oh. C'est pas vrai… Il ne peut pas être réel. Innocent jusqu'aux os… Quelque chose semble se glisser sous ma peau et je peux presque sentir mes pupilles se dilater face à l'excitation qu'il crée chez moi. J'ai envie de le prendre, là, maintenant. De l'allonger sur le comptoir et de simple boire à sa gorge alors qu'il serait là, à tacher de plaisir son jean pour moi tandis que des gémissements s'échapperaient de ses lèvres si tentantes. L'idée même manque de m'arracher un grondement d'impatience. Je sais que c'est lui que je veux, lui et lui seul. Alors que je croise son regard et que je souris, je sais que je ne lâcherais pas l'affaire, qu'il ne m'échappera pas.

"Impossible… Je ne puis imaginer que personne ne t'ait jamais abordé… Ne serait-ce que pour te dire à quel point tu es à croquer… Oserais-tu me dire que c'est ta première fois ?"

Mes bagues tintent contre le verre alors que je conserve mon sourire, ne me concentrant que sur lui. Le reste de la boîte semble disparaitre alors que je contemple ce regard plein de vie. Tu seras délicieux, autant à étreindre qu'à tuer… Même si plus les secondes passent, plus je me dis que je regretterais une petite merveille comme toi… Je me force à respirer face à lui, m'enivrant de son odeur qui ne fait que raviver ma faim. Tout disparait autour de nous alors que je me penche doucement vers lui, prêt à cueillir sa réponse au vol.
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Dim 18 Oct - 15:34
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Autre chose à dire ?

Mais... mais qu'est-ce qu'il me veut? Pourquoi il est là? C'est une blague. Pendant au moins deux minutes, une fois que le barman m'a tendu le verre, mon regard s'est promené autour de moi, juste pour être sûr que... que c'était bien moi qu'il regardait. Oui, moi. Moi Steve, la petite créature invisible, toute cabossée par la vie. Celle qui n'a jamais intéressé personne. Alors que là, un mec comme lui, si beau, si plein d'assurance, s'intéresse à moi... C'est pas possible, il doit y avoir une erreur. Non. Et pourtant... pourtant il s'approche de moi, glissant presque, avant de s'asseoir en face de moi à notre table.

Il lance la conversation et je comprends toujours pas pourquoi il est là. Je bredouille timidement, et les conneries que je dis me donnent tout juste envie de me pendre.

Alors... bon...bonsoir James... et je... m'aborder? P...pourquoi?

Je sens mes pommettes s'enflammer alors je bois une gorgée de whisky pour me donner une contenance, grimaçant légèrement en sentant à nouveau le goût de l'alcool sur ma langue. Dieu que j'aime pas ça et je comprends pas comment on peut aimer boire ça. Ca a aucun goût, enfin si, ça a le goût d'essence. J'ai jamais goûté d'essence mais j'imagine que ça doit à peu près avoir ce goût. Ma main tremble un peu alors que je joue nerveusement avec. Je sens que je rougis encore plus quand il continue. La vache il me fait quoi. Mon coeur bat encore plus vite et je cherche désespérément ma troupe du regard. Heureusement il sont encore là, et Tasha me regarde toujours avec un grand sourire. Le genre de sourire qui veut dire "Allez fonce!"

Je... j'en sais rien on... on m'a jamais offert de verre avant... donc je sais pas trop...

J'ai un sourire d'excuse qui doit être ridicule. Pathétique. Le mec qui a dix-sept ans et qu'on a jamais embrassé. Qui a dix-sept ans et qui s'est jamais fait draguer. Qui a dix-sept ans et qui est jamais sorti avec un mec. Alors là, le voir lui qui me lance des sourires à tomber... J'ai vraiment du mal à réaliser ce qui se passe. Avant que l'évidence me frappe comme une gifle.

C'est une blague.

Ca doit être ça. Je suis sûr. Il doit y avoir ses potes tout près et s'il fait ça, c'est qu'il a perdu un pari. Ouais. c'est forcément ça. Et là le but du jeu c'est moi, c'est de me faire croire que je l'intéresse, me mener un peu en bateau et ensuite me balancer bien droit au visage que "même pas en rêve", et repartir, hilare, vers le bar où on l'attend avec une tournée pour fêter ça. Comme Lindsey Mornay au lycée qui était venue me voir pour me dire que je l'intéressais, elle m'avait roucoulé dans l'oreille, et au moment où elle s'était penchée vers moi pour m'embrasser, et que j'avais fermé les yeux, le coeur battant comme un fou, elle m'avait repoussé, et je me suis retrouvé contre les casiers, le souffle court, alors qu'elle éclatait de rire et avait braillé "Tu rêves mon pauvre, je m'intéresse pas aux avortons!" Et toute sa cour, derrière elle, s'était mise à glousser pendant que je me tirais vite fait vers chez moi. J'ai attendu d'être rentré à la maison pour chialer comme une madeleine, et maman m'avait longuement pris dans ses en me disant que ce n'étaient que des harpies mais qu'un jour je trouverai quelqu'un de bien qui m'aimerait vraiment pour ce que j'étais. Et là, un type aussi beau qui s'intéresse à moi, sérieusement, ça me file un sale goût de déjà-vu dans la bouche.

Et quand il en remet une couche j'en suis sûr. C'est trop. Beaucoup trop. Beaucoup trop exagéré, beaucoup trop insistant, c'est gros comme une maison! Je termine mon verre cul sec et serre à nouveau les dents avant de le reposer sur la table. Je lève les yeux vers lui et lui balance tout en me redressant.

Ok c'est pas drôle. Vraiment pas. Alors tu vas pouvoir dire à tes potes que leur pari a pas marché et que non, t'es pas arrivé à me faire croire que je te plaisais. C'était drôle mais maintenant ça suffit alors... bonne fin de soirée.

Je m'éloigne et commence à fendre la foule en direction du vestiaire, prenant mon ticket en main alors que je le tends à la fille.

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Jeu 29 Oct - 11:57
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Je regarde le sang faire rosir la peau fine et sûrement tendre de ses joues et le temps d'une seconde… Je me dis que j'aimerais pouvoir entailler cette chair tendre juste pour voir une goutte écarlate rouler sur sa peau délicieusement tentante…. Pour y passer lentement ma langue… Je laisserais mes lèvres se teinter de son sang puis avec douceur… Je viendrais l'étreindre. Je prends une autre inspiration et laisse mes doigts se crisper sur le verre qui ne va pas tarder à se briser si je continue. Dieu que j'ai envie de lui. J'en ai envie au point que c'est douloureux de rester face à lui. La soif me bouffe, et l'envie de le tuer me dévore les entrailles. J'ai envie de tout envoyer bouler. De le plaquer sur le comptoir et de prendre ce dont j'ai envie. C'est lui ce soir que j'ai envie de tuer, de boire, c'est lui que j'ai envie de sentir mourir sous mes crocs et dans mes bras. J'entends son petit coeur palpiter pour moi et le temps d'une seconde, mon regard dérive sur sa gorge. Oh que j'aimerais simplement poser mes lèvres contre ta peau, juste pour sentir ton pouls sur ma langue. Puis je la laisserais remonter le long de ta carotide… Et quand je serais bien trop impatient… Je le tuerais. Et si je m'écoutais… Je le ferais maintenant. Tout ce que j'aurais à faire ce serait de l'hypnotiser et de lui demander de me suivre… Mais ce serait trop facile…  Je veux qu'il accepte de venir avec moi… Je veux qu'il ait envie d'être avec moi et dans mes bras… Je veux que tu aies un goût de consentement petite chose… Je passe ma langue sur mes lèvres et continue mon petit numéro de charme, ronronnant pour lui comme le dernier des salauds, me disant que son innocence joue en ma faveur. Seulement non. D'un coup, je le vois se renfrogner, froncer les sourcils et se faire méfiant. Si jusque là il se penchait légèrement vers moi, voilà qu'il se recule d'un coup, terminant son verre d'une traite pour ensuite se relever. Surpris je me recule et croise son regard, ayant perdu tout sourire. Une… Blague. Je reste con alors qu'il s'indigne devant moi, tournant bien rapidement les talons pour se perdre dans la foule qui ne semble pas désemplir le bar. Une blague. Il pense sincèrement que je fais ça pour me foutre de lui, que c'est un pari, que je fais ça pour me foutre de sa gueule… Je repousse mon verre et le cherche du regard, les lèvres pincés. Là c'est moi qui ait l'impression qu'on se fout de ma gueule. Parce que j'ai franchement mieux à faire que de m'amuser avec un gamin sûrement encore puceau qui si effectivement se comporte ainsi avec tout homme qui l'aborde… Je dois avouer que je comprends mieux pourquoi il est encore si innocent. A être aussi désagréable avec le premier inconnu qui vient t'offrir un verre… Pas étonnant que tu sois encore ainsi. Je quitte à mon tour mon tabouret, pas franchement heureux à l'idée de le voir me filer entre les doigts. Pas question que tu m'échappes. Tu es ma proie, mon repas d'anniversaire et la seule chose que je veux ce soir. Va pas tout gâcher avec tes états d'âmes. À mon tour je traverse la foule, glissant entre les silhouettes qui m'effleurent et dont les battements de coeur me donnent l'impression d'avoir de la fièvre Je pourrais me retourner et choisir n'importe qui dans cette masse de chair, de sang et de corps, pour satisfaire ma soif… Mais c'est lui que je veux. C'est son sang que je veux goûter, ses gémissements que je veux recueillir. Je finis par revenir à l'entrée de la boite et l'aperçois en train de récupérer sa veste.

"Steve !"

Je tente d'attirer son attention alors que progressivement la musique se fait moins forte, les autres battements de coeurs s'effacent… Tout ce que j'entends, c'est son coeur à lui, tout ce que je sens, c'est son odeur… Il passe la porte alors que du bout des lèvres je tente une fois de plus de le retenir.

"Steve ! Attends…"

Je quitte une fois pour toute la boîte et me retrouve dans la rue, bercé par le ronron des moteurs, le doux bruit des cigarettes qui se consume entre les lèvres des fumeurs et son coeur. Lent, régulier… Et terriblement tentant. Son souffle produit quelque volute de buée que j'ai presque envie de venir effleurer du bout des doigts. Je le rattrape, effleurant son épaule de ma main. Ce simple contact assèche ma bouche et je dois passer ma langue sur mes lèvres pour lui parler.

"Eh… Attends ! Pars pas comme ça… Moi qui voulait simplement discuter avec toi autour d'un verre… Prends pas la mouche de la sorte…"
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Autre chose à dire ?

Je grommelle intérieurement en me traitant de con alors que je traverse la foule pour retourner au vestiaire. T'es con Steve, vraiment. Mais vraiment! Comment t'as pu? Comment t'as pu y croire? Sérieusement. Imaginer qu'un beau gosse comme lui, qui peut avoir qui il veut, des nanas comme des mecs, va s'intéresser à toi. Crétin. Lui. Toi. Sérieux? Il pourrait être un foutu mannequin, et donne l'impression de sortir tout droit d'un foutu magazine de mode. Toi? Du rayon enfant de la collection rock de H&M. Alors comment t'as pu te douter une seconde qu'il pouvait être intéressé? Qu'il pouvait te désirer? Tu parles, ils ont dû passer dix minutes au bar bien alcoolisés et écumer toute la boite pour trouver leur canard boiteux. L'avorton de la portée. Moi. Je suis en colère. Je suis en colère contre eux, contre lui, et plus encore, contre moi. Parce que j'ai marché. Parce que j'en suis pas rendu compte tout de suite. Tellement content d'avoir Noël avant l'heure et qu'un mec s'intéresse enfin vraiment à moi. Bien sûr. Bravo Steve.

J'ai la gorge nouée et je me retiens tout juste de pleurer. Parce que j'ai été con. J'ai été tellement con. Putain j'aurais jamais dû venir. J'aurais jamais dû accepter de les suivre. Ca a jamais été mon truc, les boites et les clubs et je comprends pourquoi. La vache. Je me sens con. Je me sens sale. Et je veux rentrer chez moi. Je m'expliquerai aux autres une fois dehors, je leur enverrai un texto mais là... non. Je peux pas rester. Je peux pas continuer à le voir s'attaquer à quelqu'un d'autre. A ce qu'il choisisse un autre con trop naïf...

Je récupère enfin mon manteau et commence à l'enfiler alors que je sors de la boite. Je passe ensuite ma besace sur mes épaules et commence à m'éloigner, les mains dans les poches et la buée qui flotte doucement devant moi. Je suis qu'un con. Je suis qu'un putain de con. Débile. Crétin. Personne voudra d'un mec comme moi. Et j'ai été con de croire le contraire. Je commence à marcher vite, pour rentrer chez moi, virer ce t-shirt ridicule, le crayon autour des yeux qui l'est tout autant. J'aurais jamais dû laisser Tasha me déguiser comme ça.

Sauf que d'un coup j'entends une voix qui m'appelle. Pourtant c'est ni Tasha ni Clint. Alors... je tourne lentement la tête et je sens mon coeur qui se glace en voyant le joli garçon qui m'a payé un verre. Il fout quoi là? Pourquoi il me suit? Je serre les dents et reprends ma marche, enfonçant les épaules dans ma grande écharpe. Il veut quoi? Il veut se moquer? Il veut savourer sa victoire? Ou alors il tente une dernière fois de pas perdre son pari? Une chose est sûre, il est coriace. Il s'accroche. J'entends ses pas derrière moi et j'accélère le rythme. Dégage. Dégage, je me sens déjà assez mal comme ça alors... alors casse-toi.

Je suis à deux doigts de lui hurler de se barrer quand je sens une main se poser sur mon épaule. Mais qu'est-ce que... Je pivote sur mes talons pour me retrouver face à lui, sans comprendre.

Tu veux quoi? Tu cherches quoi? Tu t'es pas assez foutu de moi? T'as tellement à perdre pour ton pari débile que tu me suives jusqu'à dehors? Mauvaise nouvelle, ça marche pas. Rentre chez toi!

Je tourne le dos et continue à marcher. Hors de question de me laisser prendre à son piège de lover de merde. Va te faire foutre. Je presse le pas et je le sens continuer à m'appeler alors que je continue à m'approcher de chez moi. Allez. Vite. Bientôt à la maison et ce con va me foutre la paix. Il continue à marcher derrière moi et me parle, me demandant pourquoi je veux pas lui parler, pourquoi je lui laisse pas une chance.

Oui bien sûr, que tu couches avec moi et que demain je retrouve le lit vide? Pas intéressé.

Sauf qu'il s'accroche comme une moule à son rocher, ce qui a le don de m'énerver royalement. Sale Con. Et enfin on arrive en bas de l'immeuble. J'ouvre et me glisse à l'intérieur, avant de refermer la porte derrière moi pour le bloquer dehors. Je soupire de soulagement alors que je grimpe les escaliers et que j'entre dans mon appart, enlevant mon manteau et mes pompes et file dans la salle de bains en soupirant. Bravo. Pour une première soirée en boite tu as fait très fort. Te faire lever par le premier lover de base. Ouais eh ben à partir de maintenant, les boites, on m'oublie. Trop de cons. Je préfère une bar tranquille ou une soirée à mater des films et des séries à la maison... J'enfile mon pyjama, galère pour enlever le crayon, et passe dans ma chambre pour aller me coucher.

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Mar 17 Nov - 21:09
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Je hais qu'une proie me résiste, et même si j'apprécie qu'elle tente de m'échapper… Là, ça m'agace qu'il me repousse de la sorte. Qu'il ose penser que je ne fais ça que pour m'amuser, pour passer le temps. Oh non mon petit… Au contraire. Tout est franchement sérieux de mon côté. Je te veux, toi et toi seul. Je veux que tu sois mien, je veux être le seul et le dernier pour toi… Pas à cause d'un pari à la con, mais parce que tu me plais. Parce que l'odeur d'innocence et de lessive sur ta peau me rend dingue, parce que j'ai envie de voir tes prunelles se teinter de désir et d'effrois, parce que je veux t'arracher de longs gémissements. Ce soir j'ai envie qu'il m'appartienne, et c'est peut-être pour ça que son discours m'agace. Parce que moi, je le veux. Mes doigts glacés se posent sur son épaule et alors qu'il me crache dessus comme un vieux chat trempé, je me contente d'entrouvrir les lèvres. Il ne comprend rien. Rien du tout. À tel point que c'est presque fascinant à observer. Il pense sincèrement que je me fous de lui. Oh si tu savais mon petit… Si tu savais tout ce que j'avais prévu pour toi… Tu ne dirais pas ça. Sans me laisser le temps de rétorquer quoi que ce soit il me tourne le dos, recommençant à s'éloigner de moi.

"Steve ! Allons Steve…"

Je m'élance à sa suite, les mains dans les poches, restant peut-être à deux foulées de lui, histoire de le suivre sans non plus lui donner l'idée que je suis, je ne sais pas… Un espèce de pervers dont il pourrait sentir le souffle sur sa nuque. Nan… J'ai envie qu'il me cède… Après tout… Il est ma petite douceur de l'année. Ma seule victime que je pourrais tuer… Où je pourrais aller jusqu'à ce moment de grâce ultime où je le sentirais mourir sous mes crocs. Oh oui, j'ai envie de ça de ta part… J'ai envie de t'arracher ça. Au milieu de la rue qui semble vide, je l'observe, souriant à chaque volutes de buée qu'il crache difficilement alors que les battements affolés de son coeur ne font qu'accroître la faim brûlante qui m'assèche la bouche.

"Steve… Tu m'aides pas là… Je demandais juste à faire connaissance autour d'un verre… Et voilà que tout de suite, tu te braques."

Je passe ma langue sur mes lèvres, écoutant nos pas qui résonnent dans la rue.

"Tu pourrais au moins me laisser une chance, je te prouverais que je ne suis pas un si méchant garçon que ça… Mais pour ça faudrait que tu acceptes de me parler, Steve…"

Et sa réponse m'arrache un rire. Coucher avec toi ? Oh mon pauvre… Tant d'innocence dans un si petit être. Ce que tu es mignon. Dans un sens, ouais c'est ton corps que je veux, mais pas de cette manière là. Non… Je veux autre chose. Je continue de le suivre jusqu'à arriver en bas de son immeuble et ne perds mon sourire qu'au moment où il me claque la porte au nez. Je serre les dents et gronde, laissant mes ongles griffer le bois. Je hais cette règle. Celle qui m'empêche d'entrer dans un endroit où je ne suis pas invité. Je veux le rejoindre, je l'entends grimper les escaliers et j'aimerais être derrière lui. J'entends ses clés se glisser dans la serrure de son appartement et oui, j'aimerais être avec lui. Je me recule et un sourire de prédateur se glisse sur mes lèvres alors que je vois une fenêtre s'allumer au-dessus de moi, m'offrant la silhouette fine de mon cher Steve. Je fais rouler mes épaules et sans la moindre hésitation, je grimpe jusqu'à son balcon, m'asseyant sur le rebord de celui-ci, l'observant se déshabiller, se battre pour se débarrasser de son crayon et quand je le vois se préparer pour aller au lit, je quitte la balustrade, venant toquer à la vitre.

"Oh Honey…"

J'ai un léger rire alors que je croise son regard paniqué. C'est ça… Regarde-moi. Je ne voulais pas en venir là… Mais tant pis. Mon regard s'ancre au sien alors que j'use de mon pouvoir d'hypnose pour garder autant que sa volonté que son attention.

"Viens. Viens à moi."

Je ne le lâche pas des yeux, souriant doucement alors qu'il s'approche, autant terrorisé que fasciné. Et quand il est face à moi, simplement séparé par la vitre, je cesse de l'envoûter, me contentant de lui glisser mon plus beau sourire, un de ceux qui dévoilent mes crocs.

"Steve Honey… Ouvre-moi… Laisse-moi entrer… Laisse-moi te prouver qu'on pourrait passer plus qu'une bonne soirée tout les deux…"

Je presse la paume de ma main sur la vitre et le temps d'un instant, je ne fais qu'écouter son coeur qui bat furieusement derrière cette vitre que je rêverais de briser pour l'étreindre.
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Dim 6 Déc - 15:58
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Autre chose à dire ?

Un vrai crétin. Je suis un vrai crétin pour avoir cru que moi aussi, je pourrai... plaire. Que moi aussi je pourrai intéresser quelqu'un. Mais non. Le seul qui m'ait mis le grappin dessus était juste un pauvre crétin qui devait être salement bourré, et surtout, qui m'approchait juste pour un stupide pari, ou je sais pas quoi avec ses potes. J'aurais dû m'en douter. J'aurais dû me le dire. Mais non. J'étais trop content qu'enfin... qu'enfin on me regarde, même un peu. Qu'on me paie un verre. Etre...dragué, gentiment. Sauf que j'ai fait une connerie dans l'histoire : avoir oublié qui je suis. Il faut pas se leurrer. Je suis qu'un petit gringalet qui survit chaque jour grâce aux miracles de la science, et qui dans la nature serait déjà mort depuis longtemps. Alors un mec comme lui... beau à tomber, transpirant l'assurance et la confiance en lui... et moi? C'était trop beau.

Je rage, m'énervant tout seul contre moi même alors que j'envoie ce psychopathe bouler. Tellement vexé d'avoir perdu son pari qu'il tente sa chance jusqu'à ma porte. Mais bon sang ils ont parié une Ferrari? Une greffe de foie? Tant pis mais ça sera sans moi. Je grimpe les escaliers, et entre dans mon appart. Je balance mes fringues par terre, et soupire de frustration en me rappelant que j'ai pas de démaquillant pour virer tout ça. Surtout qu'en me regardant dans la glace, je me trouve tellement ridicule. T'as pas honte? T'as pas honte de croire que comme ça, t'aurais pu attirer quelqu'un? T'es juste qu'une foutue blague Steve. Une blague qui fait rire personne... Au final je prends du shampooing qui est censé pas piquer les yeux, pour tenter de virer tout ça, et ça me brûle quand même bien alors que j'en enlève le gros. Saloperie. Soirée de merde. L'univers s'acharne et je finis par enfiler mon pyjama, les yeux rouges, et entrer dans ma chambre. Sauf que là je sursaute quand j'entends une voix. Je sursaute, tournant la tête pour chercher d'où ça vient, quand je le vois. Je fais un bond en arrière quand je constate qu'il est... qu'il est perché sur mon foutu balcon! Mais... mais...mais je croise son regard. Il a des yeux magnifiques. Et sans comprendre pourquoi je sens que je dois aller vers lui. M'approcher de lui. Je viens... oui je viens... Un pas après l'autre je m'approche, et je finis par être contre la vitre, ma main sur le verre froid, à à peine quelques centimètres l'un de l'autre.

Bizarrement, c'est comme si je me réveillais. J'étais... j'étais sur le pas de la porte il y a encore une seconde, et là je suis près de la fenêtre. Avec...lui! Je recule de plusieurs pas, le coeur ratant un battement, cherchant mon portable des yeux pour appeler les flics. Mais qu'est-ce que...ce bordel! C'est... c'est pas possible! Et ses dents on dirait... Non. Non. Impossible. C'est juste... juste dans les livres. Dans les séries débiles. Partout mais pas... pas dans la réalité! Non. Steve arrête. Tu as un peu bu, et tout ça c'est l'alcool. Je bois quasiment jamais alors du coup un demi whisky c'est beaucoup. N'empêche, c'est toujours un taré qui squatte mon balcon. Et il me parle, me suppliant que je vienne le laisser entrer.

Mais... mais t'es un malade! C'est pas comme ça qu'on fait quand on veut que quelqu'un nous laisse entrer! Dégage d'ici ou j'appelle les flics!

Putain mais c'est quoi ce type! Je suis mort de trouille à l'idée qu'il tente de rentrer, et je me précipite jusqu'au volet roulant. Je fais glisser la corde entre mes mains, sentant que ça chauffe un peu mais tant pis. Je dois fermer ça, et vite, sinon il risque de péter la vitre ou je sais pas quoi! Et je fais vite le tour de toutes les fenêtres de l'appart, fermant tous les volets pour l'empêcher d'entrer, avant de revenir dans ma chambre. J'ai la chair de poule en entendant ses ongles sur les volets, et totalement en panique, j'appelle les flics pour dire que j'ai vu quelqu'un rôder dans le quartier, sans donner mon nom. J'attrape ensuite la batte de baseball qui traine dans le placard de l'entrée, et j'attends. J'enlève même mes appareils pour ne plus entendre le bruit de ses ongles et sa voix qui répète mon nom encore et encore. Jusqu'au moment où, une dizaine de minutes plus tard je vois les lumières de gyrophares dans la rue et je soupire de soulagement. Bien. Maintenant il ne doit plus être là...

Je garde la batte près de moi alors que je me mets au lit et m'endors rapidement, pas vraiment rassuré. Le lendemain je sursaute en voyant la batte près de mon lit, et je me rappelle de ma nuit de dingue. Mais avec l'alcool, je suis même plus sûr que tout s'est passé comme ça... J'ouvre tous les volets et laisse le soleil entrer, avant de me faire un café, regardant des vidéos sur mon pc en prenant mon petit déjeuner.

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Sam 26 Déc - 20:39
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J'observe son souffle créer un peu de buée sur la fenêtre tandis que sa petite main est plaquée contre la vitre, comme si il elle cherchait à toucher la mienne. J'ai toujours aimé voir les humains dans cet état proche de la transe, dans cet espèce de besoin de venir se jeter dans mes bras. Et j'ai toujours aimé sentir leur petit corps chaud se glisser tout contre moi. Parce que je pouvais glisser mon nez dans leur cou, respirer leur odeur, sentir leur coeur battre tout follement contre le mien…. Et lui… Dieu que j'ai envie de tout ça. De l'avoir tout contre moi, de laisser mes lèvres se perdre dans ce cou si fin, de laisser mes crocs percer cette peau si fine et transparente… Les humains sont si beaux quand ils s'abandonnent de la sorte, quand ils arrêtent de se battre et qu'ils n'entrouvrent les lèvres que pour prononcer mon prénom. Oui, tu es à moi ce soir, et oui tu le seras… Pour la dernière fois de ton existence, tu ne connaîtras que moi… Je serais le seul à t'étreindre, le seul à t'aimer… Mais tu aimeras ça… Pour cela, tu n'as qu'à ouvrir cette fenêtre. J'entends son coeur battre au loin et ma gorge se noue un peu plus. La soif m'étreint et me fait crisser les dents. Je le veux. Je le veux tant. Je veux passer cette fenêtre et simplement me retrouver face à lui. Caresser sa joue, croiser son regard et simplement voir cet éclat de vie dans ses pupilles avant de glisser mes lèvres sur sa peau… Ma langue viendrait ensuite courir le long de cette carotide palpitant que je viendrais ensuite déchirer entre mes dents. Puis je pourrais enfin goûter son sang… Un grondement s'échappe d'entre mes lèvres et… Et il reprend conscience. La peur remplace la docilité et il commence à hurler, à me traiter de malade avant de se jeter sur le volet qu'il referme violemment sur moi. Je serre les dents avant de rire. Tu peux te cacher, je finirais par entrer… Par t'avoir. Et appeler les flics ne servira à rien.. Je change de fenêtre et là nous commençons une course. Une course où lui referme les volets sous mes yeux et où moi, je tente simplement de trouver un moyen de croiser son regard… Sauf que rapidement, je n'ai plus rien. Juste les volets contre lesquels je fais tinter des ongles.

"Steve… Steve… Steve…"

Ma langue claque contre mes crocs alors qu'un léger rire m'échappe.

"Steve… Steve… Steve… Ouvre-moi…"


Mais rien, je l'entends paniquer, j'entends son souffle s'accélérer, son coeur s'affoler et l'envie d'être à ses côtés pour constater ça me consume. Je voudrais le voir ressentir cette peur. Savoir que je suis celui qui la cause ne me suffit pas. Le prédateur que je suis a besoin de voir ça… D'observer sa proie se rendre compte que c'est la fin. Je veux le voir avoir peur, je veux lire cette frayeur dans son regard. Je le veux pour moi, rien que pour moi. Je te veux Steve. Mes ongles raclent plus violemment les volets, y laissant de petites traces. Tu es ma chose. Tu es mon repas de ce soir, ma victime. Tu devrais être celui qui m'offre sa vie pour cette nouvelle année d'éternité… ? Pourquoi me refuser tout ça ? Pourquoi ? Je continue d'entendre son petit coeur s'affoler et moi, je persiste, j'insiste.

"Steve… Honey… Ouvre…"

Mais rien. Les minutes passent et il ne bouge pas… La nuit avance sans nous et je commence à comprendre que je vais devoir trouver quelqu'un d'autre pour ce soir. Je grince des dents et quand j'entends au loin les flics arriver, je jure. Tu ne fais que retarder l'inévitable. Je reviendrais demain. Pour toi et si il me faut passer toutes mes nuits à te poursuivre, qu'il en soit ainsi. Je saute en bas de son balcon et sans un bruit, je disparais, me fondant dans l'obscurité sans aucun mal. L'idée qu'il ait réussit à m'échapper me reste en travers de la gorge et la nuit étant encore jeune… Je décide qu'il n'est pas encore trop tard pour m'offrir une dernière douceur… Je retourne au bar et y croise une rouquine qui porte l'odeur de mon cher Stevie. J'ai un sourire et après quelques verres avec elle et un peu d'hypnose… Je lui propose une petite discussion en tête-à-tête. Elle ronronne contre mes lèvres et sans la moindre honte que je file dans les toilettes avec elle. Ses lèvres cherchent avidement les miennes et j'ai un léger rire quand la porte de la cabine se referme derrière elle. Parce qu'un murmure subtilement alcoolisé vient se perdre sur ma peau.

"Tu as les lèvres si fraîches…
- Shhh…"

Je reviens l'embrasser glissant ma langue entre ses lèvres écarlates, tandis qu'elle s'occupe de défaire ma ceinture. Je ronronne contre sa peau, venant déjà embrasser sa gorge quand elle vient glisser une main dans mon caleçon.

"J'ai envie de toi…", murmure-t-elle à mon oreille qu'elle mordille doucement.

Mes mains glissent sous sa jupe que je relève simplement pour avoir accès à sa culotte que je fais glisser jusqu'à une de ses chevilles. Je pourrais me passer de ça, je pourrais simplement l'hypnotiser et simplement boire à son cou… Mais ce soir j'ai presque envie d'être humain. J'ai envie de la sentir gémir pour moi, de sentir son corps frissonner contre le mien. Je me glisse entre ses cuisses et d'un coup de rein je la prends, lui arrachant un gémissement qui m'excite.

"Han… Han… Comme ça…"

La rousse cambre le dos pour moi et je viens mordre sa peau, donnant un premier coup de rein. Je sens sa carotide battre sous mes lèvres et ma langue, tandis que je lui arrache de long gémissement au fil de notre étreinte. Mes crocs effleurent sa peau et je crois l'entendre me murmurer qu'elle veut que je la morde. Je souris contre sa peau avant de planter mes crocs dans le creux de son cou. Un cri lui échappe, plus proche du gémissement de plaisir qu'autre chose alors que comme les autres, elle jouit simplement entre mes bras. Son sang glisse entre mes lèvres et avidement, je le bois contre sa peau, écoutant ses gémissements puis sa respiration qui tente de se calmer. Mes doigts caressent ses cuisses remontés contre mes hanches alors que je sens son coeur ralentir. Je bois une dernière gorgée avant de me reculer, léchant tendrement sa plaie. Demain elle n'aura plus qu'un gros bleu, semblable à un gros suçon, et le souvenir de s'être tapé un mec dans les toilettes du bar. Je termine de nettoyer mes lèvres et me retire d'elle, murmurant doucement à son oreille.

"Shh… Tout va bien…"


Je me rhabille rapidement et viens caresser sa joue tandis que je croise son regard.

"Natasha ? Tu m'écoutes… ?"

Elle entrouvre les lèvres et avant qu'elle ne commence à me demander ce qui se passe, j'use de mon pouvoir sur elle.

"Doucement, tu es juste fatiguée… Tu vas donc sagement te rhabiller, plus te rafraîchir avant de retrouver tes amis… Tu leurs diras que tout va bien et ensuite rentrer chez toi…"


Je souris et dépose un baiser sur ses lèvres avant de la laisser dans la cabine, filant sans rien dire. Enfin rassasié je quitte le club et je rentre dans ma tanière, qui consiste en un appartement immense que j'ai pu me payer avec ce qui me restait de mes autres existences. Je referme la porte derrière-moi et contemple les volets clos. Je jette un coup d'oeil à l'horloge et voyant que l'aube n'est pas si lointaine que cela, je me débarrasse de mes vêtements, les laissant au sol avant d'aller m'allonger dans mon lit qui a encore la même odeur depuis que je l'ai acheté. Je ferme les yeux et attends simplement de sombrer dans cette pseudo-mort que je n'appelle plus sommeil depuis bien longtemps.

Je ne me réveille qu'avec la lune, la gorge un peu sèche. Je me suis nourris hier soir mais la faim reste présente. Je m'étire, faisant craquer chaque articulations de mon corps avant de m'habiller, repassant une chemise et un jean sombre. Mes bagues retrouvent mes doigts et je me décida quitter ma tanière. Le fond de l'air me laisse un arrière goût sur la langue et doucement, je laisse mes pas me mener chez le gentil petit Steve. Presque élégamment, je recommence à grimper jusqu'à son balcon, m'asseyant bien sagement sur la rambarde pour le regarder réviser. Un sourire se glisse sur mes lèvres alors que je croise les jambes, posant ensuite mon menton dans ma main.

"C'est une belle nuit… Tu devrais en profiter plutôt que de t'enterrer ici Steve… Tu ne penses pas ?"
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Mer 13 Jan - 16:20
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Autre chose à dire ?

Décidément, cette soirée était bien plus pourrie que je me serais imaginé. Déjà je me suis fait prendre pour un con, draguer pour du faux ce qui m'a foutu tellement, mais tellement mal à l'aise, me rappelant à quel point je suis qu'une petite chose qu'on aime pour passer le temps, en tant qu'ami, mais qu'on ne regarde jamais comme quelqu'un qu'on peut... désirer. Quelqu'un qu'on peut trouver beau. Quelqu'un avec qui on aurait envie d'être. Nan... moi je suis juste Steve, le bon copain Steve, le meilleur copain gay Steve, et encore, ma vie sexuelle a été tellement inexistante que je sais pas encore moi-même si je préfère les filles ou les garçons. Et cette soirée me l'a rappelée. Surtout qu'ensuite, l'autre taré m'a suivi jusqu'à chez moi et a fait le pied de grue sur mon balcon. Mon balcon, sérieusement! Je me serais cru dans un mauvais film d'horreur, avec un tueur psychopathe qui est salement sexy. Putain ma vie est pathétique. Tellement pathétique. C'est ce que je me dis alors que je repense à ça, le matin, au petit déjeuner, alors que je regarde distraitement des vidéos, ma cuillère cherchant rêveusement les céréales flottant dans mon bol. Faut que je me fasse à l'idée. Et c'est là que mon portable se met à sonner. Je décroche et j'ai Tasha en ligne, qui sanglote, complètement hystérique et qui me parle de la soirée d'hier. Elle a l'air tellement mal que je lui propose de passer tout de suite, et que je fais vite. Je saute dans mes fringues, prends mon sac et grimpe sur mon vélo pour aller chez elle, quelques rues plus loin. Quand elle m'ouvre, elle est en pyjama, pas démaquillée et son mascara a fait de grosses coulures noires sur ses joues pâles. A peine j'ai mis un pied à l'intérieur qu'elle m'attire à elle et se remet à sangloter entre mes bras.

Hey... hey... je suis là, je suis là... Viens, tu vas me parler de tout ça sur le canapé ok? Viens...

Je l'emmène et la fais s'installer, avant de lui prendre la main.

Steve hier...tu sais au club...
- Oui?
- Après que tu sois parti, il est arrivé un truc...
- Tu t'es embrouillé avec Clint pour que tu sois dans cet état-là? Tu sais, quoi que vous vous soyez dit je suis sûr qu'il y a moyen de recoller les morceaux. Il t'aime...


Là je l'ai vu sangloter de plus belle, et j'ai flippé parce que je savais absolument pas pourquoi j'avais déclenché l'apocalypse.

Hey...hey...pardon...je voulais pas je...
- J'ai couché avec un autre type!
- Oh...oh. Mais je...comment ça...comment ça se fait?
- J'en... j'en sais rien! Je... je me rappelle juste que j'étais allée au bar pour reprendre un verre, Clint discutait avec les autres et... et un type est venu me parler. Et puis... et puis je l'ai suivi alors que... que je voulais pas! Je comprends pas, je voulais pas faire ça! Et pourtant on l'a fait dans les chiottes! Je voulais pas, c'est comme si... je voyais tout ça mais je pouvais rien faire! Et je... putain mais je me sens tellement mal!
- Wow. Mais si ça se trouve il... il t'a collé un truc dans ton verre. C'est pas impossible. Ecoute prends les fringues que tu avais hier, et on va aller porter plainte. Et on ira voir le médecin...


J'ai séché deux cours pour l'amener au commissariat, et chez un médecin. Ils lui ont fait une prise de sang, ont emmené ses affaires pour faire des prélèvements, et finalement les mecs ont pris ça plutôt au sérieux, surtout quand Tasha leur a dit qu'elle se souvenait même plus du visage du type, et que toute la scène était floue et confuse. Ils ont même allés parler au barman, qui, merci au physique de rêve de Tasha, s'est rappelé qu'elle avait pris que deux cocktails, donc elle était loin d'être ivre morte au moment des faits. Après tout ça, je l'ai ramenée chez moi, parce qu'elle ne voulait pas être toute seule, et j'ai bossé à mon bureau pendant qu'elle dormait sur le canapé. Enfin Clint a débarqué chez moi, fou d'inquiétude de pas l'avoir vu ni d'avoir eu de ses nouvelles de la journée. Et je les ai laissés s'expliquer. La pauvre a tout balancé, et je pense que j'ai jamais vu Clint aussi près de tuer quelqu'un qu'à cet instant. Il a même commencé à flipper en disant qu'il aurait dû faire plus attention, et s'inquiéter quand elle est revenue avec du sang sur le cou, alors qu'elle lui a dit qu'elle se souvenait plus comment elle s'était fait ça.

Bon... au moins elle aurait pas à s'inquiéter qu'il la rejette ou quoi que ce soit... Et dans un sens c'est plutôt positif que quelque chose qu'elle a pas mérité, qu'elle a pas cherché, lui fasse perdre son mec. La tête de Clint est ensuite apparue dans ma piaule, où je m'étais réfugié, et il m'a pris dans ses bras en me remerciant d'être un si bon ami pour Natasha, qu'il allait s'occuper d'elle etc. Sur ce ils ont filé. Ca m'a fait bizarre de me retrouver tout seul, mais j'avais pris pas mal de retard avec toute cette histoire, et je me suis mis au boulot. Les heures ont passé, j'avais de la musique en fond, penché sur mes cours, quand j'ai entendu une voix qui venait de dehors. J'ai relevé le nez et mon stylo m'est tombé des mains. Le psychopathe.

Putain mais qu'est-ce que tu fous là? Mais... mais dégage! Casse...casse-toi!

Mon coeur s'est mis à battre de plus en plus vite, alors qu'il était installé sur mon balcon comme s'il prenait le thé dans un fauteuil, et c'est là que j'ai senti ma gorge se nouer. Oh non. Non. Pas une crise. Pas maintenant. Mais l'adrénaline pardonne pas, surtout avec la fatigue de la nuit et le stress de la journée. Respiration après respiration j'ai senti que le filet d'air qui passait était de moins en moins important, jusqu'à plus rien laisser passer du tout. Et pendant ce temps j'avais repoussé ma chaise et j'ai commencé à chercher mon inhalateur. C'est dingue comme parfois quelques mètres peuvent paraître le bout du monde, et je me suis trainé jusqu'à mon chevet, tombant même à genoux, avant de le sentir enfin au bout de mes doigts. J'ai donné un premier coup de ventoline dans ma gorge, et un deuxième, avant de me laisser retomber sur la moquette, sur le dos, luttant pour retrouver mon souffle.

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Une simple vitre nous sépare et pourtant, j'entends la douce mélodie de son petit myocarde encore jeune. J'entends ce doux bruit qui résonne dans sa poitrine, témoin d'une mécanique complexe qui fait son travail sans faiblir, sans faillir. Peut-être de temps à autre j'y entends une légère irrégularité, mais je l'ignore, me contentant de savourer ce doux bruit, de cette douce chose que je ne peux plus ressentir dans ma poitrine depuis des années. Assis sur la rambarde de son balcon, j'écoute presque pensivement son coeur qui bat, envoyant à chaque pulsation un flot de sang dans ses veines, irriguant de la sorte tout son être, le réchauffant de ce liquide vermillon que j'aimerais goûter. Le vent de cette nuit relativement douce vient caresser ma joue glacée alors que je le regarde travailler, m'imaginant me glisser derrière lui, à simplement passer mes doigts sur cette gorge si fragile et embrasser cette nuque du bout des lèvres. Là… Je passerais mes crocs sur sa peau, sentant le sang pulser contre ma langue et ma main viendrait se poser sur sa poitrine, cherchant à se rapprocher de cet organe palpitante… Oh je t'étreindrais comme je n'ai jamais étreins personne. Tu serais ma proie la plus précieuse… Mon Steve. Tu serais plus que ce que les autres n'ont jamais été à mes yeux… Pas juste une poche de sang chaude sur laquelle je me sers ou une distraction d'un soir. Non, il serait mon Steve. Je le garderais sur mes genoux, je glisserais ma main dans ses cheveux, lui chuchoterais de doux mots… Ma langue court sur mes crocs et après quelques minutes, je décide de rompre ce silence, ne pouvant retenir un sourire de sale gosse qui m'est si naturel. Je retiens un rire en le voyant lâcher son stylo et à moitié tomber de sa chaise en comprenant que je suis bien là. Je lui fais un rapide signe de la main, riant pour de bon quand il commence à s'insurger, m'ordonnant de partir.

"Je viens d'arriver… Laisse-moi au moins le temps de reprendre mon souffle avant de vouloir me repousser Darling…"


J'entends son coeur s'affoler, envoyant presque furieusement son sang dans ses veines, avec la même fureur qu'une mer déchainée. Mon sourire reste et mon amusement s'accroit au fil des secondes qui s'écoulent. Sa panique gagne son être le dévorant pour le plonger dans une crise qui semble presque le mettre en transe. Inquiet et pourtant fasciné, je quitte mon perchoir, m'approchant de la vitre pour y poser ma main, le contemplant batailler contre sa propre personne, contre ses propres poumons. Oh mon pauvre petit… Tu es ce genre de créature… Le genre faible et malade. Mes doigts caressent la vitre alors que je l'observe, pendu à ses lèvres, lutter pour chercher son inhalateur. Tu m'aurais laissé entrer, j'aurais pu t'aider… J'aurais pu te rendre ton souffle plus rapidement… J'aurais pu être là. Ses doigts arrivent finalement à se refermer sur l'objet providentiel et après deux inhalation difficiles… Je l'entends respirer normalement à nouveau. Je le regarde s'écrouler sur la moquette, à tenter de calmer son coeur affolé. Je m'assieds en tailleur face à la fenêtre, esquissant un léger sourire.

"Tu m'as fait peur, tu sais ? Et derrière cette fenêtre… Je ne pouvais rien faire… Tu aurais pu m'ouvrir et j'aurais pu t'aider tu sais…. Je m'inquiète Darling, de te savoir seul comme ça… Et si il t'arrivait quelque chose ? T-t-t-t-t-t…"


Je me relève et m'étire l'observant toujours allongé par terre.

"Oh ne me regarde pas ainsi… Et avant même de me dire que tu veux que je parte… Je tiens à te signaler que je suis resté pour te soutenir et que si ton appartement m'avait été ouvert, je t'aurais aidé. Tu veux me voir comme un psychopathe qui refuse de te lâcher… Alors qu'en fait, je ne suis qu'une âme bienveillante qui ne veut que ton bien… Comme ton ange gardien…"

Je m'adosse à la vitre et cherche à nouveau à croiser son regard, un léger sourire aux lèvres.

"Allez… Laisse-moi veiller sur toi Stevie… Laisse-moi entrer…"

Laisse-moi te prouver que je serais la plus merveilleuse des dernières nuits de ton existence.
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Autre chose à dire ?

Je suis dans un foutu cauchemar. Un foutu foutu cauchemar. Je comprends pas pourquoi. J'ai dû m'endormir. Ouais c'est ça. J'ai été crevé par cette nuit de dingue, du coup j'étais encore fatigué et je me suis endormi sur mes cours. C'est ça. Et là je fais un bon vieux cauchemar et je vais me réveiller en sursaut dans mon lit, tendre la main vers ma batte de base ball et soupirer en me disant que c'était qu'un rêve. Oui voilà. Un rêve. Effrayant, certes, mais un rêve. Juste un rêve. Mais non. J'ai beau me persuader, mais la crise d'asthme qui s'annonce est une foutue preuve que je rêve pas. Non. Non. C'est pas possible. C'est pas possible. Il peut pas... il peut pas. Il peut pas être réel. Il peut pas. Il peut pas être de nouveau là, il peut pas être sur mon balcon en train de me regarder. Non. Non non. Il peut pas. Il peut pas. Pourtant il est là, comme au bar, beau à tomber, mais avec un sourire carnassier, menaçant. Un sourire qui fout la trouille. Un sourire de prédateur. Et moi je suis la proie. Mais qu'est-ce qu'il me veut? Il veut me tuer? Il veut me torturer? Il veut m'attraper et me traîner dans une cave, m'enchaîner, me violer pendant des jours et après me manger? Putain mais c'est ça. Je me vois déjà en morceaux, et lui tranquillement assis à table, avec mon pied dans son assiette, et lui qui se lèche les babines.

Il faut... il faut que j'appelle les flics! Il faut que j'appelle quelqu'un! Avant hier au bar et chez moi, et là il est de nouveau sur mon balcon! Et depuis combien de temps en plus? Bon sang c'est un foutu psychopathe qui a pas aimé que je lui dise non. Mais peut-être que si j'avais déjà dit oui je serais déjà dans son congélateur, débité en petits bout enveloppés dans des sachets congélation avec "Lundi, mardi, mercredi..." dessus. Et plus je panique, plus de j'imagine les pires scénarios, et plus je panique et j'ai du mal à respirer. Allez, faites qu'il me tue pas avant que j'aie pu prendre mon inhalateur. S'il vous plait faites qu'il me chope pas. Faites qu'il me bouffe pas. Je... j'ai encore tellement de trucs à vivre! Je veux finir mes études, je veux avoir un job et je veux... je veux tomber amoureux, au moins une fois! Je me retiens de chialer, parce que pour l'instant l'essentiel c'est surtout que j'attrape mon foutu inhalateur. Avant qu'il m'attrape lui. Et enfin je l'attrape entre mes doigts. Je le glisse entre mes lèvres et je l'entends, de loin, à travers la vitre, me parler de son ton mielleux. Je me laisse retomber sur la moquette, sur le dos, le temps que ma gorge se rouvre totalement, alors que sa voix arrive quand même jusqu'à mes oreilles. Pour l'instant j'ai pas la force de riposter, même pas celle de parler, mais mes poings se serrent. Et après quelques minutes, je tourne simplement la tête vers la fenêtre, pour le voir toujours là.

Je suis... je suis pas ton... ton darling! Je... je le suis pas! Et je... je veux que tu dégages! Tu es... tu es pas un... un ange gardien t'es... t'es juste un malade mental!

Je reprends un peu mon souffle avant de m'asseoir contre mon lit, la tête encore lourde.Il est encore là. Mais c'est bizarre parce que s'il aurait vraiment voulu profiter de moi, il avait qu'à péter la vitre. J'étais là, en face de lui, avec juste un morceau de verre qui nous séparait, sans avoir la force de tourner la tête et il l'a pas fait. Pourquoi? Et pourquoi il est encore là s'il veut rien de moi? Hein? Mon souffle est encore rapide, mais je reprends.

Non! Tu veux pas veiller sur moi tu veux juste me tuer! T'es un psychopathe, un malade! Je veux pas que tu t'intéresses à moi, je veux pas que tu t'occupes de moi! Je... Laisse moi ok? Cherche quelqu'un d'autre et dégage de là!

J'arrive enfin à me redresser, et je titube jusqu'à la fenêtre. Je tâtonne pour trouver la chaîne des volets roulants et je les laisse retomber brusquement. J'ai pas la force pour y aller doucement. Heureusement je le vois plus, et je galère à faire le tour de l'appartement et à fermer tous les volets. Il est que dix-huit heures et je me claquemure mais j'ai pas le choix. J'appelle une nouvelle fois les flics et mets de la musique, essayant de bosser et de l'oublier. J'entends un peu plus tard la bagnole de flics qui circule dans la rue, et lui je l'entends plus, enfin. Je bosse encore un peu, mais épuisé par ma crise je décide de me mettre au lit et je m'écroule rapidement. Le lendemain je vais en cours et la journée se passe rapidement. Sauf que j'ai mon dernier cours qui se termine à dix-huit heures et j'espère que je ne reverrai pas ce taré. Je sors de l'amphi, discute un peu avec mes potes avant qu'on s'éloigne tous. Quelques-uns vont dans ma direction, mais je suis le seul qui habite cette rue. Mon coeur bat plus vite quand j'avance dans la rue silencieuse, et d'un coup j'entends des pas. Oh non. Je tourne un peu la tête et je le vois lui. Pitié. Pitié non. Mon coeur tambourine plus vite mais je ralentis mon allure. Et d'un coup je sens sa main sur mon épaule. Je me tourne et sors la bombe lacrymo que j'ai achetée le matin même, lui en balançant une bonne dose dans les yeux avant de me mettre à courir en direction de mon immeuble, m'enfermant dans le hall avant de faire la même chose chez moi. Putain j'espère qu'il aura compris la leçon.


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La vitre nous sépare toujours et pourtant, je goûte d'ici sa peur et l'odeur de sa peau si délicate que j'aimerais caresser du bout des doigts et des crocs. Sur le bout de ma langue, je peux déjà me faire une idée du délice que ce serait de goûter à sa chair et à son sang. Mes ongles tintent doucement contre la vitre si fine que je rêve de briser. Oh, si seulement je pouvais lui arracher cette invitation à entrer… Là je pourrais me glisser dans sa chambre, tirer les volets pour nous cacher des yeux du reste du monde, puis doucettement, je l'attirais à moi, simplement pour sentir son petit corps si chaud contre le mien. Je laisserais mes doigts effleurer sa joue, en appréciant la douceur et la chaleur pour ensuite venir lui voler un premier baiser. Nos regards ne se croiseraient pas tant que ça, mais ça ne serait pas grave… Tout ce qui compterait ce serait nos lèvres et les baisers que nous échangerions. Le goût de ses lèvres contre les miennes, ses petites mains qui viendraient se poser sur mon torse… Puis quand la faim et le désir me consumeront complètement, c'est sur sa peau que je déposerais mes lèvres, embrassant sa carotide palpitante avant d'y plonger mes crocs. Et là… Là je pourrais le savourer, l'apprécier comme il le mérite. Entre mes bras il succombera mais je lui aurais sûrement offert plus que quiconque d'autre. J'aurais été son seul amant, son premier et son dernier. Mes doigts continuent de tracer de cercles sur la vitre alors que mon doux petit Steve me tire de mes rêveries, recommençant à me hurler dessus, me disant de disparaitre. Je pousse un soupir amusé, conservant mon sourire alors que j'entrouvre les lèvres, prêt à lui ronronner d'autres douceurs, voilà qu'il me ferme sèchement le volet sur le coin du nez. Je fais la moue comme un enfant, ne bougeant même pas de son balcon, me doutant qu'il est très certainement en train de faire de même partout. Un autre soupir m'échappe tandis que je croise mes bras sur ma poitrine.

"Tu es presque décevant Darling…"


Il remet la musique à fond, et jusqu'à ce que les policiers débarquent, je continue de me rappeler à lui, laissant mes ongles tinter et racler contre les volets. Puis quand la voiture se fait trop proche, je saute de son balcon, atterrissant sans un bruit sur le trottoir. Je rajuste ma veste en cuir et doucement, je reprends mes déambulations nocturnes, appréciant les odeurs que la nuit porte à mon attention. Poussé par la frustration de ne pas avoir réussis à lui mettre la main dessus, je me contente de boire sur quelques passants avant d'aller m'installer sur le toit de mon immeuble, observant les étoiles en me demandant comment j'ai pu en arriver là. Je pousse un soupir et ferme les yeux un instant, sentant une légère brise caresser ma peau alors qu'un murmure délicat s'échappe d'entre mes lèvres.

"Que dirais-tu si tu me voyais ainsi ?"

Ma question reste en suspens et en rouvrant les yeux, je me souviens que comme toutes les autres, elle restera sans réponse. Mon Créateur n'est plus depuis longtemps et celui qui m'a élevé il y a bien des années ne doit plus être que poussière, quelque part dans un tombeau en Hollande… À sa mort je lui avais promis de passer chaque années déposer quelques fleurs pour lui mais cela fait maintenant dix ans que je n'ai pas eu le courage de retourner en Europe. Peut-être plus… Je ne sais plus vraiment. Les heures passent sans moi, tout comme la nuit alors que je me replonge dans mes souvenirs d'une autre vie. Je repense à Lui, qui m'avait aimé, recueillit et élevé  là où il aurait pu simplement me tuer à cause du monstre que j'étais devenu. Je repense à sa peau si chaude contre la mienne et sa façon si particulière de prononcer son prénom. Je murmure une dernière fois quelques excuses en sa mémoire et file me cacher dans mon appartement, m'abritant pour la journée alors que je sombre dans ma petite mort, retournant à l'état de cadavre qui ne reprendra vie qu'à la nuit tombée.

Le lendemain soir, lorsque j'ouvre les yeux, j'ai la désagréable impression d'avoir rêvé, chose qui est normalement impossible… Je fais craquer ma nuque, grognant légèrement avant de me débarrasser de mes vêtements, en enfilant de nouveaux pour cette nuit. Je renfile ma veste et à nouveau je repars chasser mon petit Steve. C'est étrange, mais j'ai l'impression qu'il est devenu ma nouvelle obsession, ma nouvelle façon de passer le temps. Comme une ombre je traverse une partie de la ville, suivant son odeur que je connais par coeur jusqu'à sa fac. Un sourire se glisse sur mes lèvres et parmi tout les coeurs qui battent en ce lieu et en cet instant, il n'y a que le sien que j'entends. Je passe ma langue sur mes lèvres et silencieusement, je le suis, attendant qu'il soit seul pour réellement m'approcher. Et c'est quand nous ne sommes que tout les deux que je le laisse entendre l'écho de mes pas, comme pour le prévenir que si il veut commencer à courir, la chasse est ouverte. Son regard croise rapidement le mien et si je m'attends à ce qu'il hurle ou commence à fuir, je dois être surpris de le voir ralentir. Ma langue passe sur mes crocs alors que je tends ma main, m'apprêtant à l'attraper quand il se retourne et m'asperge de spray au poivre. Surpris je recule, poussant un juron.

"Putain… !"

Même si je ne ressens plus la douleur, le poivre attaque mes yeux, qui rapidement se régénèrent, me faisant tout de même verser une larme de sang ou deux. D'un geste rageur je les essuie avant de me jeter à sa poursuite, jurant à nouveau quand je comprends qu'il est déjà dans sa forteresse de solitude. D'un bond je rejoins son balcon et m'adosse à la rambarde de celui-ci, forçant un rire pour dissimuler la bête qui gronde en moi.

"Pas mal… Vraiment… Je ne pensais pas que tu aurais le courage de faire ça…"

Je croise son regard et contrairement aux autres nuits, je ne tente pas de lui dissimuler mes pupilles rouges, le sang qui macule encore un peu le contour de mes yeux ou même mes crocs qui dépassent d'entre mes lèvres.

"Mais je commence à en avoir marre de ce petit-jeu, Stevie. Sois raisonnable maintenant et laisse-moi entrer. Je ne veux que ton bien…."

Et dans un roulement de hanche qui à une époque faisait soupirer les demoiselles, je m'approche de la vitre, plantant mon regard dans le sien.

"Ouvre. Je ne te ferais aucun mal. Je veux simplement discuter… Comme quand nous étions au bar… Et tu n'aimerais pas ça ? Discuter avec quelqu'un qui te trouve beau ? Qui a envie de d'apprendre à te connaître parce que tu lui plais ? Je sais que tu ne rêve que de ça… Que d'être désiré, admiré… Et je pourrais t'offrir tout ça… Te cajoler, t'admirer et te trouver beau… Je suis cette personne… Mais si tu veux me laisser te prouver tout ça… Il faut que tu me laisses entrer…"
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Autre chose à dire ?

Il...il est vraiment taré. Vraiment. Je me rappelle encore qu'au lycée ou quand je rentre chez ma mère pendant les vacances, on tombe parfois sur des documentaires un peu flippants où on découvre des histoires de personnes trouvées coulées dans des blocs de béton dans les garages ou enterrés dans des bois. On a aussi des types qui font des fixettes maladives sur quelqu'un, leur écrivant un million de lettres, ou fouillant ses ordures. Et lui, ce type là, si ça se trouve c'est pareil. Pour une raison qui existe pas, un truc de malade mental, il a fait un blocage sur moi. La vache, et chez lui on va trouver un mur entier recouvert de photos de moi qu'il aura prises un peu n'importe quand, et des trucs qu'il aura ramassés dans mes poubelles. Genre des emballages vides, ou le tshirt troué que j'ai balancé l'autre jour parce que je m'étais accroché à un trou et il s'était magistralement déchiré.

Je pense à tout ça alors que je cavale jusqu'à mon immeuble, et je grimpe jusqu'à chez moi, le coeur au bord des lèvres, presque asphyxié mais en un seul morceau. La bombe a marché et elle m'a permis de le semer. J'entends encore ses gémissements à mes oreilles alors que ma porte se referme et que je me laisse retomber sur le sol, cherchant mon inhalateur dans mon sac. Un shot. Deux shots. Ma gorge se rouvre petit à petit et je reste là, les fesses sur la moquette à reprendre mon souffle et à écouter les battements de mon coeur se calmer. Ce truc m'a vraiment sauvé la mise, parce que je sais pas ce qui aurait pu se passer. Il était tellement près! Tellement! Je pouvais entendre ses pas, sentir sa présence tout juste dans mon dos... mais maintenant c'est bon. Maintenant je suis débarrassé de lui. Et demain je vais voir les flics. Mais en même temps, est-ce qu'ils pourraient faire quelque chose? Est-ce que j'ai des preuves? Non et c'est ça le pire. J'ai rien qui prouve que ce mec squatte mon balcon et me suit depuis plusieurs jours. Et si...

Je sursaute et tourne la tête en entendant un rire. Un rire glacial. Lui. Il est déjà sur mon balcon et m'observe de l'autre côté de la vitre. Je cligne des yeux, croyant mal voir. Mais non. On dirait... on dirait qu'il a des larmes de sang. Il pleure du sang putain! C'est peut-être la bombe lacrymo qui lui a fait ça. Je me redresse, m'appuyant à la porte, observant ce mélange franchement dérangeant de son sourire mauvais et du sang qui roule sur ses joues pâles.

Co...comment ça le courage? Mais ça fait des jours que tu me harcèles, c'est normal que j'en ai eu marre!

C'est là que je remarque autre chose. Maintenant que je croise vraiment son regard, je remarque que... qu'en fait il a pas les YEUX rouges, comme un fumeur de joint, mais que ses PUPILLES sont rouges. Et d'un rouge sang. Je me frotte les yeux mais non, c'est toujours du rouge sang que je vois. Et elles brillent dans la nuit comme celles d'un chat. Ma main remonte le long du mur pour trouver l'interrupteur et j'allume. La lumière baigne la pièce, et il est enfin éclairé, alors que jusqu'à maintenant, le seul éclairage était le réverbère de la rue. Nouveau détail. Des crocs. Je peux pas dire des dents, parce qu'elles sont beaucoup trop longues et blanches, et putain d'acérées pour parler de dents. Je commence à avoir envie de vomir, et mon coeur s'emballe encore plus. Je commence à avoir la tête qui tourne alors que toutes ces informations se télescopent dans ma tête.

Mais... mais qu'est-ce que t'es?

C'est pas possible. Les crocs. Les pupilles rouges. Et le fait que pour l'instant... il a pas encore pu entrer... Non. Putain Steve arrête. Arrête tout de suite. C'est pas possible. C'est pas POSSIBLE! On est pas dans Twilight bordel de merde. Ni dans Entretien avec un vampire! - même s'il est aussi sexy que Tom Cruise dedans. Il...non...ça...ça peut pas. Ca peut pas être vrai! Mon coeur tambourine toujours aussi fort alors que mes yeux le quittent pas. J'ai peur que si je tourne simplement la tête, des trucs terribles pourraient se produire. Il continue de parler, et le peu de logique qu'il me reste arrive quand même à répondre quelque chose.

Je...mais je veux pas être raisonnable! Je veux pas... je veux pas te parler! Je veux pas que tu sois là! Je veux plus que tu me suives, que tu me harcèles! Je veux pas te parler, je veux pas discuter, je veux juste que tu me laisses TRANQUILLE!

J'ai le souffle court alors que je continue de crier, totalement terrorisé, et avec un million de trucs qui se bousculent en même temps dans mon esprit. Il vient encore plus prêt, et mes doigts viennent chercher la batte de baseball rangée dans le porte parapluie.

Tu veux juste me bouffer! Ou faire je sais pas quoi avec moi! Tu me dis ça parce que je suis faible, parce que je suis vulnérable! Tu sais qu'on me l'a presque jamais dit et t'espères que je vais tomber dans tes bras comme ça! Mais non! Je... je veux pas être de la chair à vampires! Alors dégage! C'est pas en harcelant les gens qu'ils vont te trouver plus sympa ou avoir envie de te parler! Laisse moi t'entends! Laisse-moi tranquille!

Ma respiration est hachée, et je remarque seulement que des larmes roulent sur mes joues. C'est un cauchemar. C'est un foutu cauchemar.

Dégage de là! Dégage! Oublie moi, laisse moi tranquille et reviens jamais!

Pris d'un élan de courage je fie jusqu'à la fenêtre baisser les volets, la batte toujours en main, et je recule jusqu'à sentir mon lit. Je m'y laisse retomber, ôtant mes appareils et sanglote un long moment, complètement terrorisé.

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Dim 15 Mai - 13:49
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Un rire m'échappe. Ce que je suis ? Un monstre. Mais ce n'est pas la réponse que tu veux entendre et encore moins celle que je veux te donner. L'éclat de la terreur est délicieuse à regarder dans tes prunelles, mais elle fait barrière à ton envie de m'ouvrir, à me laisser entrer et à t'étreindre. Je veux que tu sois miens. Je veux que tu sois ma proie et pour ça, il ne faut pas que tu penses ouvrir à un monstre, mais à quelqu'un qui pourrait te donner ce que tu désires tant. L'attention, l'impression d'être beau, d'être désirable… Du bout des lèvres et dans un ronronnement je lui promets l'univers et ses étoiles alors que lui recommence à cracher dessus en me disant que je ne fais ça que pour me repaître de sa personne. Mon sourire s'évanouit et rapidement, je montre à nouveau les crocs, n'appréciant pas son refus. Si il est malin, il commence à l'être bien trop à mon goût. Je hais les humains de ce siècle. Ils se posent bien trop de questions et refuse la simplicité de mes mots. À d'autres époques, certaines ce sont jetées dans mes bras, ont oubliés leurs époux pour mes beaux yeux… Je n'avais qu'à sourire et dire que je pouvais tout leur offrir et elles étaient pendues à mon cou… Et lui… Lui je offre tout et il balaye tout ça d'un revers de la main en me disant qu'il ne veut pas être de la chair à vampire. Un éclat mauvais luit désormais dans mes pupilles vermillons alors qu'un grondement m'échappe. Il ne devrait pas vouloir m'échapper, il devrait avoir envie de moi… Il devrait vouloir tout ce que je lui promets. Tu me veux faible humain, ne vois-tu pas ? Ne vois-tu pas que je suis le seul qui aura jamais envie de toi ? Les autres ne te regarderont pas. Jamais même. Je suis ta seule chance, ton seul amant.

"Tu fais une grave erreur Steve… Je pourrais être tout ce que tu désires. L'homme de ta vie, l'amant de tes nuits… Je pourrais tout te donner… Mieux que n'importe lequel de ces pauvres humains qui ne te regardent pas. Moi je te vois, moi je vois comme tu es beau… Moi je suis là et je suis prêt à tout te donner…"

Mais ça ne sert à rien. Il n'écoute pas, il hurle, il me dit de le laisser, de partir… Il pleure derrière la vitre et étrangement, j'ai envie de lécher ses larmes salées, de les sentir piquer délicatement ma langue, puis de caresser sa joue et de lui retirer le peu de souffle qu'il lui reste. J'ai envie de le faire mien, de le rendre beau entre mes bras, de lui arracher des gémissements de plaisir. Tout les deux nous pourrions être magnifiques… Dans mes bras tu serais pareil à un ange et du bout de mes doigts, je ferais de toi une oeuvre d'art. Tu seras sublime sous le passage de mes lèvres et de ma langue. Sous mes crocs, tu serais parfait… Tu serais mon Steve. Une rose dans la glycérine, un diamant que j'aurais taillé avec amour. Tu serais miens, comme tout ceux qui t'ont précédés et ceux qui suivront. Tu seras une perle de plus entre mes doigts. Mais pour ça, il faudrait qu'il me laisse approcher. Ce qui est loin d'être gagne vu les hurlements qu'il pousse et les larmes qui perlent aux coins de ses yeux. Il ne cesse de me dire de partir, de le laisser mais je ne bouge pas. Toujours face à la fenêtre je l'observe, n'osant qu'un léger sourire qui une fois de plus dévoile mes crocs.

"Oh mais je ne vais nulle part sans toi, Darling."

Un larme roule sur sa joue et si il s'approche de la fenêtre, c'est simplement pour fermer le volet roulant, qui une fois de plus m'empêche de contempler ma future proie. Un soupir m'échappe et contrarié, je m'installe dos à la fenêtre, observant simplement les voitures qui passent dans la rue. Je sais qu'il ne m'écoute plus et si je n'entends pas de musique ce soir, j'ai toujours les battements de son coeur. Pour une fois, je ne tente pas de parler, me disant que de toute façon, il n'écoutera pas. Ma langue passe sur mes lèvres et pendant une partie de la nuit, je ne fais qu'observer le ciel, veillant sur cette proie que je séduire et obtenir, comme si d'une certaine manière, je marquais mon territoire. Oui il sera à moi… Mais toi, mon ancien amour ? Que penserais-tu de tout ça ? Serais-tu toujours fier de moi ? Me regarderais-tu toujours avec ce même amour sans faille ? Je ne pense pas… Je pense que tu serais là… Tu aurais honte, tu ne me laisserais plus déposer de tendres baisers sur tes lèvres et je n'aurais plus le droit de glisser mes doigts dans tes cheveux argentés. Non je n'aurais pas eu le droit à ça. Je ferme les yeux et me remémore ce dernier jour avec lui, ne quittant le balcon de Steve qu'une heure avant l'aube. Une fois de plus, je retourne dans mon appartement et alors que je me glisse dans mes draps, je pense à eux, me disant que j'aimerais bien quelqu'un à garder dans mes bras, quelqu'un qui pourrait veiller sur mon cadavre pendant la journée. Je ferme les yeux et murmure une dernière fois son prénom.

Presque une semaine passe et toutes les nuits, je vais le retrouver, sans me faire voir. Pour une semaine, je n'annonce pas, lui donnant l'impression que je n'ai jamais été là… Enfin, pour lui, je laisse des roses devant sa fenêtre, ne signant jamais d'une carte ou d'un mot. Comme pour lui rappeler que je ne l'oublie pas… Que je suis là… Mais un soir, alors que je dans un bar, à chercher quelqu'un qui pourra satisfaire ma soif… C'est son odeur que je sens. Au milieu de l'alcool, de la transpiration et des différentes effluves de parfums, c'est son odeur délicate et délicieuse qui me parvient. Parmi les odeurs de stupre et de tabac, je sens le linge propre, la tarte aux pommes… Mon Steve. Mon petit Steve. Qui n'est pas seul. Du regard je finis par le trouver et je gronde presque en voyant qu'il partage un verre avec un autre que moi. Mes phalanges blanchissent et furieux, je commence à les observer, me jurant déjà que je m'occuperais de lui. Je m'imagine déjà briser la nuque de cet homme et réclamer enfin mon Steve. Je me vois déjà planter mes crocs dans sa chair et goûter à son sang. Je le vois déjà mourir de plaisir dans mes bras. Je porte mon verre à mes lèvres, sans boire, appréciant simplement le contact de l'alcool sur ma langue. Steve rit avec lui, rougit pour lui et un autre grondement m'échappe. Il lui offre ce qu'il m'a refusé. Mes pupilles virent au rouge et ma décision est prise. Je ne tuerais pas ce fils de pute qui touche à ce qui m'appartient. Je le ferais souffrir pendant des heures, je briserai chacun de ses os et quand il tournera de l'oeil, abattu par la fatigue et la douleur, je le réveillerai et je recommencerai… Encore et encore. Jusqu'à ce qu'il en crache ses dents. Jusqu'à ce qu'il n'ait plus figure humaine… Qu'il ne soit qu'un tas de chair. Je grince presque des dents et ne reviens à moi que lorsque du coin de l'oeil je capte ce que l'inconnu glisse dans le verre de Steve. L'odeur me fait plisser le nez et impuissant, je ne peux qu'observer mon petit Steve boire son cocktail sans se douter de ce qui va suivre. Déjà je sors de quoi payer mon verre alors que je le vois chanceler et dire à l'autre homme qu'il a besoin de prendre l'air. Le sourire de l'inconnu me file des envies de meurtres et alors qu'il se propose à accompagner Steve, je me lève, les suivants à bonne distance. Je vais le tuer, je vais le tuer…. Voilà ce que je me répète en boucle, tandis que je passe la porte du bar. Ils font quelques pas et quand ils pénètrent dans une ruelle, c'est là que je passe à l'action. Sans un bruit et en bond, je me retrouve derrière lui. Mes bras se referment sur son crâne et d'un mouvement sec, je brise sa nuque. Le craquement est audible et délicieux à mon oreille. Mes crocs effleurent mes lèvres et sans la moindre délicatesse, je laisse son corps retomber au sol dans un bruit mou que je ne remarque même pas. Non tout ce qui compte… C'est mon Steve, dont le coeur ralentit bien trop. Je m'approche de lui et pose une main sur sa joue, croisant son regard, franchement inquiet. Ma voix se fait douce et de velours pour lui alors que je caresse sa joue du bout du pouce.

"Mon petit Steve… Tu vas bien ? Darling… ? Réponds-moi…"

Mais déjà dans son regard, je vois qu'il n'est plus là, qu'il m'entend à peine. Je caresse encore un peu sa joue avant de le prendre dans mes bras, déposant un léger baiser dans ses cheveux.

"Je pourrais en profiter mon Steve… Mais ce n'est pas ce que je veux. On va rentrer… D'accord ?"

Je sais qu'il ne m'entends pas, mais ce n'est pas grave. Comme si il était une plume, je garde tout contre mon coeur et le ramène jusqu'à son immeuble, ne le secouant que lorsque je me trouve devant sa porte.

"Steve… ? Steve… J'ai besoin de toi. Si tu veux que je te mettes à l'abri, si tu veux retrouver ton lit… J'ai besoin de toi… Il faut que tu me dises que je peux entrer… Tu peux faire ça pour moi ?"
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Mar 27 Déc - 21:45
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Autre chose à dire ?

C'est pire que tout. C'est pire que tout ce que j'aurais pu imaginer. Déjà que je suis jamais sorti avec quelqu'un, que j'ai jamais intéressé personne, voilà que dans un premier temps je pensais avoir été repéré par un tueur en série, un psychopathe que j'imaginais renifler mes slips et lécher mes pots de yaourts vide, voire se branler sur une peau de banane, qu'il aura récupérée dans une poubelle. Mais là...là c'est encore pire. C'est encore pire parce que le truc qui me suit n'est même pas censé exister. Enfin si, mais dans les bouquins, les films, et dans quelques comics, mais pas...pas dans la vie réelle, putain de merde. Pourtant il est là, avec ses larmes de sang et ses pupilles rouges derrière ma fenêtre, et je sens que mon coeur malade va pas tarder à me lâcher à ce rythme. Mais...mais réaliser que des trucs comme...lui existent ça me fait brutalement flipper derrière mon store fermé, la main sur le coeur et la tête sur la moquette. Si les vampires existent, qu'est-ce qui pourrait exister d'autre? Les loup-garous? Les sirènes? Les zombies? Et qui est au courant? Ca fait partie des dossiers cachés de la CIA? Bordel faut que je me calme... Il faut que je me calme et que je trouve une solution. Ouais... Une solution. Et les aliens? Si les aliens existaient aussi? Et Nessie? PUTAIN CERVEAU, TA GUEULE!

Finalement je m'endors et je rêve d'attaques de Big Foot géants sur l'université, avec des robots en forme d'arbres mutants à trois têtes. Je grogne en découvrant que je suis encore sur le sol, tout habillé, et me traine jusqu'à la douche, délassant mes muscles endoloris... Une fois prêt je mange un petit quelque chose et m'habille avant de passer voir les flics. Par chance, je tombe sur un type assez sympa à qui j'explique dans les très grandes lignes ce qui s'est passé, et qui se montre assez compréhensif pour me raccompagner chez moi, et que je lui montre les  traces de ses griffes/ongles sur les stores fermés. La description que je lui ai faite du type l'a aussi fait tiquer, sans doute pour ça qu'il s'est aussi bien occupé de moi. Sa description serait revenue plusieurs fois en lien avec des disparitions depuis plusieurs années. Le type est un vrai fantôme. Sur le coup j'ai retenu un ''Non c'est un vampire'' de justesse, parce que si j'avais balancé ça, c'était directement direction l'asile...

Curieusement, pendant plusieurs jours, plus de nouvelles de lui. Chaque moment de libre je le passe à potasser des bouquins sur les vampires et trainer sur des sites internet, certains assez sérieux, tendance étude de socio ou d'anthropologie, voire même d'histoire, et sur d'autres... le gros délire d'adorateurs de Dracula qui allaient jusqu'à se nourrir de sang animal et se faire poser de fausses canines. Du coup je me trimballe  avec une bouteille d'eau bénite que je suis allée remplir l'air de rien à l'église qui est sur le chemin de la fac, me planquant derrière un pilier jusqu'à ce que le curé rentre dans le confessionnal pour la plonger dans le bénitier et me tirer vite fait. J'ai aussi acheté un chapelet dans un magasin de fringues pour hommes, que j'ai plongé dans l'eau bénite avant de le porter, histoire d'être sûr. Le truc un peu fashion qui a étonné Natasha quand elle m'a vu avec, et dans un sens j'ai été content de la voir sourire. Elle se remet doucement de son agression, et heureusement Clint se montre génial. Pas une fois il ne l'a accusée de quoi que ce soit et au contraire, il est surtout en rage contre le type qui a osé lui faire ça. D'ailleurs je pense que si on le retrouve, il le tue. Si on le retrouve... c'est la chose qui empêche vraiment Tasha d'aller de l'avant : la perspective que ce type soit toujours là, dehors, qu'elle puisse le croiser tous les jours mais qu'à cause de la drogue, elle ne puisse même pas le reconnaître. C'est imaginer son violeur dans n'importe quel type qu'elle croise, à longueur de journée, et j'imagine même pas à quel point ça doit être horrible pour elle... C'est d'ailleurs pour ça qu'on va sans elle au fameux club pour fêter la fin de nos partiels... je m'en veux un peu de l'abandonner mais Clint lui a préparé une super soirée romantique et ça lui fera du bien.

Sauf que...juste avant de partir moi aussi je pense à rester à la maison. Pendant une semaine j'ai cru qu'il m'avait lâché les basques, mais avant de fermer les volets et quitter la maison, je remarque quelques roses rouges, juste devant la fenêtre. Lui. Pourtant y'a pas un mot, rien, mais je sais que c'est lui. Un pressentiment, ou mon instinct, peu importe. C'est lui. Pile au moment où je croyais qu'il avait changé de proie... je balance ses fleurs à la poubelle, et gamberge un long moment. Je devrais pas sortir. Je devrais pas. Je devrais rester tranquille ici, à limiter les risques. Mais... mais j'ai envie de voir les autres. Et puis...si je commence comme ça, je vais jamais m'en sortir. Il est putain d'immortel, et si sa lubie continue, je veux pas me condamner à vivre reclus jusqu'à la fin de mes jours! Alors tant pis, je sors, mon chapelet autour du cou et mon eau bénite dans mon sac, avant de filer. Au final, j'ai bien fait, la soirée est vraiment sympa, on rigole bien et on danse un peu. Pendant que je fais une pause et que je vais au bar prendre un verre, je me fais même aborder par un type plutôt mignon qui me propose un verre. Enfin un type normal qui s'intéresse à moi et pas un sale taré comme l'autre... on descend un cocktail en discutant gentiment, mais au bout d'un moment je me sens pas bien. J'ai l'habitude de pas me sentir bien, mais là c'est...c'est pas comme d'habitude. C'est différent et je sais pas d'où ça vient. J'ai la tête qui tourne, je commence à voir flou...à respirer trop vite. Heureusement Brock voit que je suis pas dans mon assiette et me propose de m'accompagner dehors prendre l'air. Je sens son bras autour de mes épaules alors que je titube jusqu'à la sortie. Putain mais...qu'est-ce qui se passe? J'entends la porte qui s'ouvre et le froid qui me gifle la peau. Ca va un peu mieux, mais pas beaucoup....

On fait quelques pas, et alors que je veux m'adosser contre la facade du bâtiment, il continue à avancer.

Brock attends...où...où on va? Je veux juste m'asseoir cinq minutes...

Je suis trop faible pour lutter, et on tourne au coin. Peut-être qu'il va me ramener chez moi? Ca serait vraiment gentil...parce que là... Sauf que d'un coup on arrête de marcher et je sens ma tête cogner contre le mur. Je grogne, en fronçant les sourcils, et frissonne en sentant des lèvres dans mon cou, et des mains sur mes hanches. Que.. mais qu'est-ce que... Je tente de me débattre mais mes muscles sont mous, et je sens juste mon coeur qui s'emballe en comprenant ce qui se passe. C'est le type qui a drogué Tasha. Il...il va m'arriver la même chose, et je peux rien faire. Rien du tout. Ma ceinture se dénoue et j'essaie de le repousser mais il me colle une gifle et je sens le goût du sang dans la bouche alors qu'il me retourne, collant ma joue contre les briques râpeuses. Non...non! Putain non! Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça? Hein? Qu'est-ce que j'ai fait? je veux pas, je veux pas! Et d'un coup, plus rien. Je sens plus son immense carrure contre moi, ni son souffle rauque. Juste le froid et le vent. Mais ma vue se brouille, et j'ai de plus en plus de mal à garder les yeux ouverts.. Je... j'ai de plus en plus froid...je...crois voir une silhouette, mais plus rien.

Quand j'ouvre les yeux je suis dans mon lit, et je grogne en sentant une tribu de pygmés en pleine danse rituelle dans mon crâne. Bordel...mais...je suis habillé. Il fait encore nuit. Combien de temps j'ai dormi? Comment je suis rentré? Je me souviens plus de rien. Je me lève et tangue vers la salle de bains. Je suis habillé, ce qui est plutôt bien... j'ai pas de cicatrices...rien. Je me palpe maladroitement. Les mains tremblantes et la tête encore lourde je baisse mon pantalon et inspecte mon boxer. Rien, aucune trace suspecte. Je me rappelle du verre, de ce type, et ensuite...ensuite plus rien... Sauf qu'un bruit dans la cuisine me fait sursauter, et je me reboutonne avant de sortir, attrapant ma balle de baseball, que je lâche quand je découvre le vampire tranquillement en train de me préparer du bacon et des oeufs brouillés.

Putain de bordel de merde je...

Je veux reculer et tenter de me barrer mais mon pied se pose sur la batte qui roule et je me sens partir en arrière, essayant de m'agripper à ce que j'ai sous la main, à savoir rien.

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Sam 7 Jan - 20:56
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"Darling… Mon Steve… Je t'en prie… Il faut que tu me parles…"

Le tenant toujours contre moi, je le secoue légèrement, cherchant à arracher à ses lèvres entrouvertes et pales les mots dont j'ai besoin pour nous mettre à l'abri. Inquiet, j'écoute cependant son coeur battre trop lentement à mon goût dans cage thoracique, faisant se soulever à peine son torse maigrelet. Sans effort, je le fais s'assoir sur le pas de sa porte et une fois accroupi, je plonge mes prunelles dans les siennes, encadrant son doux visage de mes deux mains.

"Stevie… Regarde-moi."

Mes prunelles prennent une teinte rougeâtre qui font naître dans les siennes un reflet vermeille alors que mes lèvres non loin des siennes, je lui susurre les mots qu'il devrait avoir sur le bout de la langue.

"Tu dois me dire d'entrer… Même me le murmurer au creux de l'oreille me suffira… "Je t'en prie, entre Ja-…" Je m'interromps, le temps de venir chuchoter mon prénom à son oreille. Je me recule ensuite, l'observe et patient, je le vois, à la manière d'une marionnette, redresser la tête et lentement battre des cils, ayant ensuite un murmurer qui m'oblige à me pencher vers lui et laisser ses lèvres effleurer mon oreille pour l'entendre. Un sourire se glisse sur mes lèvres et pour le récompenser, je viens l'embrasser sur le front, caressant ensuite sa joue.

"Merci Stevie…"

Je me relève et le reprends dans mes bras, déverrouillant alors la porte de son immeuble avec les clés que dans ses poches j'ai trouvé. Du bout du pied, je pousse celle-ci et m'engouffre, un sourire victorieux aux lèvres. J'inspire un grand coup et me nourris des odeurs enivrantes de deux qui vivent en ce lieu, et surtout de mon Steve, dont le sang, certes teinté par la drogue, réveille en moi mes plus bas instincts. Sur mes crocs, je passe ma langue avant de monter jusqu'à son appartement que j'ouvre et dans lequel je m'engouffre sans plus tarder. Je m'adosse à la porte et contemple son repaire avec un sourire, jetant ensuite un regard à ma belle endormie.

"Tu me feras visiter plus tard…."

Je m'approche de son lit, ignorant pour l'instant le chaos relatif qui règne dans son appartement, l'allongeant sur les draps avec l'envie de le déshabiller, et de révéler au fil des couches de vêtements que je retirais et plierais soigneusement à mes côtés, sa peau de porcelaine, fine et quasi-translucide, qui laisserait à des moment paraitre le circuit complexe et délicat de ses veines. Du bout des doigts, je viens effleurer sa joue, puis son cou, l'enroulant dans ses draps autant pour lui tenir chaud que pour m'interdit de contempler plus longtemps les arabesques bleutées qui se dessinent sous sa peau et qui sont autant d'invitations à poser mes crocs sur son corps que je ne peux accepter. Presque amoureusement, je le borde et toujours assis à ses côtés, je laisse mes doigts se glisser dans ses cheveux et se perdre au milieu de ses mèches blondes tandis que tendrement, je lui murmure ce qu'il rêverait peut-être d'entendre.

"Tu es si beau… Je pourrais être faible, si faible… Je pourrais céder et prendre ce que je veux maintenant… Mais ce n'est pas ainsi que je te veux… Je veux que tu viennes vers moi parce que tu en as envie." Mes doigts dérivent vers sa joue osseuse, puis ses lèvres fines. J'ai un sourire avant de reprendre, non sans une pointe d'amusement dans la voix. "J'aimerais t'embrasser… Mais tu en serais malade à ton réveil, pas vrai ? Tu m'en voudrais d'avoir goûté à tes lèvres qui doivent avoir la saveur du miel et de l'été… Tu dirais que ce n'est pas bien… Mais tu sais… Il y a un moment que j'ai oublié ce qu'il est correct ou non de faire avec les humains…" J'ai un soupir avant de venir m'allonger à ses côtés, venant caresser sa joue d'une main tandis que je pose mon front contre sa tempe humide. Je souris et murmure contre sa peau que je me retiens d'embrasser. "Tu sais ce que j'aime chez toi ? La chaleur que tu dégages et l'odeur que tu portes…" J'inspire et dévoile mes crocs. "Tu me plais parce que tu es vivant, et si au début tu étais un caprice pour mon anniversaire… Je crois que tu es devenu plus, mon Darling." Mes doigts glissent loin de sa joue et les yeux grands ouverts, presque émerveillé par les battements de son coeur qui se font plus réguliers et par son sang, que je perçois presque couler et se glisser dans ses veines. Tout est beau chez lui. Tout n'est qu'un mouvement perpétuel, un bouillon de vie qui fait naître chaleur et vie au sein de cet être complexe. De l'index, je viens caresser la courbe de sa lèvre, avant de retirer ma main, l'observant dormir toute la nuit, ne fuyant qu'à l'aube avec ses clés pour me cacher durant la journée. Derrière-moi, je ne laisse qu'un mot pour le rassurer, que malheureusement je retrouverais au même endroit au crépuscule, quand je reviens. Un soupir m'échappe tout comme ses clés qui terminent sur son bureau.

"Tu m'inquiètes…."


Silence de sa part. J'écoute son coeur battre et me rassure. Il dort encore et à l'odeur que dégage sa peau, son organisme a déjà éliminé la drogue de son sang et de ses tissus. Parfaitement conscient qu'il va sûrement dormir encore un moment, je commence à faire le tour de son appartement, fouillant autant dans ses vêtements que dans sa bibliothèque afin d'en apprendre plus sur l'être fragile dont je m'occupe. Certains titres me font sourires là où d'autres m'arrachent quelques minutes de mon temps pour que je les feuillette. Puis lassé, déjà, c'est dans ses cours que je me perds jusqu'à être interrompu par son ventre qui grogne. Je me tourne vers lui, presque surpris avant de sourire.

"J'oubliais que vous mangiez souvent. Ah, tu vas me faire cuisiner en plus… T-t-t-t."

Je retrousse les manches de ma chemise et me dirige vers sa cuisine, ouvrant sans cérémonie son frigo pour tirer de celui-ci les grands classiques d'un petit-déjeuner : oeufs et bacon. Je sors une poêle et sans attendre, je commence à lui préparer de quoi manger, écoutant d'un oreilles les changements subtiles qui s'opèrent en son être alors qu'il s'apprête à s'éveiller. Je prête attention à son souffle qui devient plus court, à son coeur qui pulse plus vite et de ses nerfs qui se réveillent. Sans un mot, et de dos, j'assiste à l'éveil de l'humain qui va sûrement hurler et ne pas apprécier tout ce que j'ai fais pour lui. Le bacon face à moi crépite joyeusement là où Steve se lève et commence à chanceler dans son appartement non sans grogner pour mon plus grand plaisir. Tout en cuisinant, je l'écoute ses déambulations, ne m'agaçant que lorsqu'il revient armé. Les crocs apparents, je me retiens de lui sauter à la gorge pour lui faire regretter son manque de gratitude, feignant de ne pas l'avoir remarqué alors qu'il laisse sa batte tomber au sol.

"Tiens ta langue, ce n'est pas flatteur pour toi d'utiliser un tel langage, Stevie."

Je siffle presque alors qu'il recule et manque de tomber. D'un geste vif, et surement trop rapide à percevoir, je le rattrape par la taille et l'attire ensuite à moi, un sourire aux lèvres.

"Tu ne devrais pas t'agiter… Tu es encore faible… Pourquoi ne pas t'assoir…" Délicatement je le fais s'installer à la table minuscule de sa cuisine étroite comme une boîte d'allumettes pendant que je retourne m'occuper de son repas. Je commence par lui servir un verre de jus d'orange avant de déposer finalement devant lui les oeufs brouillés et le bacon croustillant à souhait. Je lui souris en glissant dans sa main une fourchette avant de m'assoir face à lui, croisant au passage élégamment les jambes sous la table.

"Il faut que tu manges… Tu as été plutôt secoué la nuit dernière… Heureusement que j'étais là pour te sauver sinon…" Sinon il t'aurait fait du mal. Il t'aurait blessé mon Stevie… Mais vas-tu l'admettre ? Je crains que non.
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