Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Be a good baby, do what I want

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Sam 15 Aoû - 10:22

Be a good baby, do what I want


Un long soupir m'échappe lorsque je lis le message que je viens de recevoir sur mon portable. "Nouveau client. Tout est sur ta boîte mail, chanceux que tu es ;)" Je hais lire ça, surtout quand ça vient de mon patron. Surtout quand en plus je suis avec ma mère, qui comme à son habitude ne peut pas s'empêcher de me demander ce qui se passe. Chose que je ne peux pas faire. Alors comme à chaque fois, je lui adresse un joli sourire et la rassure en lui disant que c'est le boulot, rien de plus. Ce qui n'est pas totalement un mensonge. Ce qui en est un par contre, c'est qu'elle pense toujours que son fils travaille dans une galerie d'art. Ce que je fais en réalité ? Mieux vaut pas qu'elle le sache, ça la tuerait sûrement. Et honnêtement, je préfère lui mentir que de lui briser le coeur. Je réponds un rapide "Ok, je vais voir ça au plus vite :)" à mon patron avant de glisser mon téléphone dans ma poche, reportant mon attention sur ma mère. Peut-être qu'un jour je lui avouerais que je n'ai jamais terminé mes études d'art et que je n'ai jamais réussis à me faire embaucher dans la moindre galerie de cette ville… Mais est-ce qu'elle survivrait le fait d'apprendre que son fils est un escorte ? Qu'il paye son loyer en se vendant ? Si le but est de la tuer, oui je pense que ce serait le moyen le plus efficace. Seulement comme j'ai envie de la voir encore pendant de longues années, je vais simplement me taire et sourire comme un bon garçon. Quelle importance que je lui mente après tout ? Je le fais pour ne pas l'inquiéter. C'est pour son bien… Est-ce que je me répète ça à chaque fois que je croise son regard ? Un peu.

Deux heures plus tard, je finis par la quitter, lui promettant que je repasserais au plus vite et que oui cette fois-ci je lui parlerais plus en détail de ce que je fais au travail et que oui on ira enfin la visiter. Honnêtement, je m'en veux de lui faire croire une telle chose, et la seule chose qui m'empêche de lui avouer la vérité c'est ma propre lâcheté. Un soupir m'échappe alors que je m'engouffre dans la station de métro, essayant désespérément d'ouvrir le mail depuis mon portable. Je râle contre le réseau qui est mauvais et contre le mail qui est sûrement énorme. Je pousse un soupir et abandonne, me laissant simplement bercer par le rythme étrangement nonchalant de la rame. Je sens que je commence à somnoler et heureusement j'arrive à rester éveiller jusqu'à mon appartement. Je m'écroule sur mon canapé, pose mes pieds sur la table basse et attrape mon ordinateur que j'ouvre. Et je dois avouer que je comprends mieux le "chanceux" que mon patron m'avait glissé par texto. La vache. Des clients qui m'embauchent pour que je leur serve de petits amis, de frère ou même de fiancé, j'en ai eu… Mais j'en ai rarement eu qui m'ont loué pour un week-end entier dans une boîte aussi prestigieuse que celle des Stark. Wow. Je parcours le mail et je dois avouer ne pas en revenir. Je vais devoir passer pour le fiancé d'un certain James Barnes, dont la description me fait sourire, pour que ce dernier puisse obtenir la promotion de ses rêves. Ouais. En clair il a besoin de quelqu'un qui fasse le beau et parfait fiancé pour plaire à ses patrons. Je n'irais pas jusqu'à dire la routine habituelle, mais pas loin. Généralement, si les gens m'embauchent, c'est plus pour mon sourire et mon physique que pour ma conversation. Et là, c'est clairement le cas. Il lui faut un beau et gentil garçon pour plaire à ses patrons et c'est pour ça qu'il m'embauche. Je parcours rapidement le dossier avant d'attraper mon téléphone. "Je viens de voir, tout est réglé ?" Deux minutes plus tard je le sens vibrer entre mes doigts. "Oui, je te payerais à ton retour, en attendant, va préparer ta valise et mériter ton salaire." J'ai un léger sourire avant de me lever pour aller chercher mon plus grand sac de voyage. Merde. Faudra que je prévienne ma mère… Et aussi que j'annule ma soirée chez Sam. Un soupir m'échappe. Une chose à la fois...

Le lendemain, sagement vêtu d'un polo sombre et d'un jean, j'arrive à l'aéroport, cherchant du regard ce fameux James. Bon, selon la description… Il me faut trouver un, et je cite, "la trentaine passé, les cheveux bruns, beau garçon avec un sourire à en dégrafer des soutien-gorge"… Heureusement, j'ai une photo en pièce jointe pour m'aider, parce que sérieusement avec cette description… Je pense que j'aurais mieux fait de grimper seul dans cet avion. Je glisse mes lunettes de soleil dans mon col et commence à parcourir le hall du regard, jusqu'à finalement tomber sur mon client, qui m'attend, assis dans un coin, un casque sur les oreilles. Je le rejoins d'un pas souple et assuré, lui préparant déjà mon plus sourire de "bonjour je suis votre escorte, notez à quel point je suis parfait. Notez à quel point vous avez envie de me filer un pourboire." Son regard se pose sur ma personne alors que je commence déjà à ronronner pour lui, lui tendant la main, un sourire aux lèvres.

"Monsieur Barnes ? Je suis Steve, enchanté de faire votre connaissance."

Il fait glisser son casque sur son cou et c'est en croisant son regard que je sens que quelque chose ne va pas. Mon sourire se fige et je comprends qu'il n'est pas pour l'instant très heureux de me voir. Pire, qu'il ne s'attendait même pas à ce que ce soit moi qui vienne le voir. Je reprends ma main et tente une autre approche.

"Je suis votre escorte, Monsieur…"
(c) Colyn


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Dim 16 Aoû - 14:50
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When karma is a bitch, but Tasha is bitchier
Steve ✧ Bucky
Ma flute de champagne en main, et ma cravate dénouée qui pend contre ma chemise sur mesure, je souris, une main posée sur le verre froid de la vitre, et le regard perdu dans la vue que m'offre mon bureau au 75e étage... La ville s'étale sous mes pieds, et ce soir, c'est au sens littéral comme au figuré. J'entends de loin le bruit des rires et des conversations qui s'échappent de la salle de réunion pour fêter le départ de Jerry. Un pilier de la maison Stark qui s'en va avec les honneurs prendre une retraite bien méritée dans sa villa aux Bahamas. Et, bien que je sois très content pour Jerry, c'est autre chose qui me fait sourire. Lui parti, une place d'associé se libère. Et cet associé, ça pourrait être moi. Non. Ca sera moi. Moi Bucky Barnes, trente trois ans, un des meilleurs créatifs de la maison, une comète dans le ciel des agences de pub. Grâce à moi, on a décroché parmi les plus gros contrats de ces dernières années. Et il est temps que de faire-valoir employé modèle, je devienne un des joyaux de la couronne, et une nouvelle étoile dans la constellation de leur Pleïade. Présomptueux? Totalement, mais je sais ce que je vaux. Je sais ce que je fais, et je le fais très, très bien. La juste dose d'impertinence et d'originalité pour être piquant, tout en restant assez politiquement correct pour rassurer les investisseurs... Un cocktail bien doux dont je suis le seul à connaître la composition exacte. Parce que d'autres ont essayé, mais ils sont tombés soit dans la mièvrerie, soit dans le vulgaire, soit dans le ridicule. Je suis le seul à pouvoir marcher sur un fil sans tomber, et pour ça je mérite ma place à la droite de Dieu.

A cet instant je suis tiré de mes pensées par une voix doucement rauque qui murmure à mon oreille, et une volute de parfum français hors de prix. Tasha.

- Alors Buck, à quoi tu penses?
- A ce que la vue de ce bureau est terriblement banale et que je mériterais d'en avoir un plus grand...
- Hmmm si tu joues bien tes cartes ça pourrait arriver plutôt vite...
- Le départ de Jerry laisse une place d'associé.
- C'est bien ce à quoi je pensais.


Je me tourne lentement pour m'adosser à la vitre, et je souris en voyant la bombe aux cheveux de feu qui se tient face à moi avec un sourire ravageur. Natasha Romanoff, qui, il y a encore six mois s'appelait encore Natasha Barnes. Mon ex-femme.

- Développe trésor...
- Tu te rappelles qu'on est divorcés non?
- Alors que fais-tu dans mon bureau?


Je souris en coin alors que je la vois s'asseoir sur le rebord de mon bureau, ses longues jambes enveloppées dans une jupe droite se croisant, et ses escarpins hors de prix à quelques centimètres du sol.

- Je protège mes intérêts.
- Hmmm trésor c'est à moi de te rappeler qu'on a divorcé... Et quand bien même, on était mariés sous le régime de la séparation des biens...
- Je parle du week-end à Martha's Wineyard.
- Oui?
- Oh... j'ai eu vent de choses... et que... c'est au cours de ce week end que Tony, Howard et Pepper vont désigner le nouvel associé.


Intéressant. Je note ce détail sans l'interrompre, terminant ma flute de champagne tout en gardant mon regard plongé dans le sien.

- Tu devras sortir le grand jeu pour impressionner toute la tribu Stark.
- C'est prévu Tasha.
- Tu sais que quelqu'un de marié, ou fiancé, est plus enclin de susciter la confiance? C'est un gage de stabilité.
- Et tu sous-entends quoi trésor?
- Qu'il vaudrait mieux que tu viennes accompagné.
- Pas faux... mais comme je ne vois personne en ce moment, il y a pas trente-six solutions.
- Laisse-moi faire...


Elle quitte mon bureau pour s'installer sur ma chaise, pendant que je m'assieds face à elle, dans un des fauteuils.

- Je t'écoute.
- Grande... blonde... yeux bleus... belle poitrine... charmante... intelligente. La parfaite fausse fiancée quoi...
- Ok... attends... oh... ouais ça a l'air pas mal... Ouais là c'est bien. Parfait.


Quelques clics et elle relève enfin les yeux vers moi.

- Voilà, j'ai fait la réservation... Rendez-vous vendredi 15h à l'aéroport.
- Et t'as payé comment?
- Je me rappelle encore du numéro de ta carte... trésor.


Elle se relève, passe une main experte sur sa jupe pour en lisser les plis et tangue sur ses escarpins jusqu'à la porte.

- T'as intérêt à assurer Bucky, j'ai mes intérêts persos dans cette histoire, et ça m'arrangerait beaucoup que ce soit toi qui ait le poste...

Avant que j'aie pu placer un mot, elle avait disparu. Et deux jours plus tard je me retrouve dans le hall de l'aéroport, ma petite valise ainsi que deux housses de costume installés près de moi, et je feuillette vaguement un magazine de finance, tout en jetant des coups d'oeil nerveux autour de moi. L'heure tourne, l'avion part dans vingt minutes et mon escort n'est toujours pas là. Allez, allez... j'ai bien eu la confirmation du paiement, donc ça n'était pas une mauvaise blague de Tasha... Allez ma beauté, dépêche toi... A chaque bruit de talon, à chaque crinière blonde qui passe je jette un oeil mais toujours rien... Si elle ne se dépêche pas bientôt je lui filerai moins de pourboire, c'est certain... Je soupire, un peu nerveux, tournant quelques pages quand je vois quelqu'un qui se tient face à moi. Je fais glisser mon casque de mes oreilles alors que je lève les yeux vers un immense colosse blond, une sorte d'Apollon qui pourrait faire la couverture de magazines. Mais il me veut quoi? Je hausse un sourcil quand il prononce mon nom, alors que je scrute son visage pour tenter de le situer. Il me connaît, mais moi pas. D'où est-ce qu'il peut savoir mon nom? Est-ce que ça serait un nouveau stagiaire? Non il est trop vieux. Et je n'ai pas eu vent qu'il y ait eu de nouveau... Quand bien même, on se retrouvera tous dans le manoir des Stark alors... pourquoi jouer les pot de glue dans le hall de l'aéroport?

On...se connaît? Je peux vous aider?

Trop sonné je remarque qu'il me tendait la main au moment où il la laisse retomber le long de sa jambe et je me fige en entendant la suite de ce qu'il me dit. Impossible, j'ai mal entendu.

Co... comment ça? Je... j'ai demandé une escorte et non pas un...

Brusquement la lumière se fait. Je me relève et serre les poings.

Tasha, espèce de sale...

Comme un démon qui surgit quand on l'appelle, j'entends sa voix qui s'élève près de nous, accompagné du claquement caractéristique de ses Louboutin sur les dalles du hall. Impeccable et sublime, comme d'habitude.

Buck chéri, je vois que tu as rencontré Steve! Oui j'ai dit à la boite que tu sortais avec un homme depuis quelques mois en secret, et que ce week-end allait être l'occasion de le présenter à tout le monde maintenant que vous êtes fiancés... Ca sera bien pour dynamiser l'image de la boite, un fiancé gay aussi charmant que Steve...

J'attrape son poignet et la force à se rapprocher de moi.

-Pourquoi tu m'as fait ça? Hein?
-Oh mais tu trouves pas ça follement drôle? J'ai hâte de vous voir au dîner ce soir... A tout à l'heure et bon vol mes mignons!


Elle se dégage et disparaît dans la foule alors que je passe nerveusement les mains sur mon visage.

Ok... alors à la base je voulais une femme pour m'accompagner. Et il faut croire que mon ex-femme, la rouquine, a trouvé ça follement drôle de vous réserver vous... Bon eh bien... Steve... vous allez être mon fiancé pour ce week end...

Je jette un coup d'oeil à ma montre.

Il est l'heure d'embarquer. Venez on discutera une fois à bord. Il y a pas mal de trucs qu'on doit régler pour pas faire de fausse note...

Je lui fais signe de me suivre et sors les deux billets de mon veston avant de le laisser s'installer à côté de moi dans l'avion.

On a deux heures pour les grandes lignes. Mais dans l'idée, si vous êtes là, c'est pour me faire bien voir auprès de mes patrons. Il y a une grosse, grosse promotion dans l'air et c'est ce week-end qu'ils vont désigner qui l'obtiendra... Donc je joue gros, très gros. Si vous faites bien votre boulot, je saurai me montrer reconnaissant, je suis pas ingrat. Pour commencer, comment on s'est rencontrés...

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Jeu 20 Aoû - 13:48

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Je tente de conserver mon sourire alors qu'un sale frisson glisse le long de mon échine. Y'a rien de pire qu'un client qui n'est pas heureux de vous voir. Un client qui s'attendait à autre chose et qui en croisant votre regard se dit qu'il regrette d'avoir dépensé autant pour… Ça. Et il n'y a rien de pire qu'un client qui n'est pas heureux de passer son temps avec vous, parce que c'est un client qui ne laissera pas de pourboire, et qui surtout ne reviendra pas vers vous. Une boule se forme dans ma gorge. J'ai du décommander deux soirées avec deux de mes réguliers, qui eux je le sais sont toujours heureux de me voir. Eux n'hésitent pas à me laisser un généreux suppléments. Alors là, à croiser son regard, j'ai l'impression de perdre autant son temps que le mien, et que de nous deux je suis celui qui va perdre le plus d'argent. Je fais un effort monstrueux pour conserver mon sourire quand il desserre à nouveau les lèvres me disant qu'il avait demandé une escorte. Oh non mon grand, j'ai la facture sur mon téléphone, c'est pas une demoiselle que t'as réservé, mais moi. Sauf que je n'ai pas le temps de faire quoi que ce soit qu'il se relève d'un coup, les poings serrés et commence à insulter une fameuse Tasha. Là je perds mon sourire et hausse un sourcil. Oh. Il ne doit pas être celui qui m'a réservé. À tout les coups c'est ça. Je sursaute presque en entendant une voix douce qui se mélange étrangement bien avec le bruit de ses talons qui résonnent dans le hall de l'aéroport. Et je dois avouer que ses mots me perdent un peu plus. Je vois. Elle l'a piégé. Elle m'a réservé simplement pour lui tirer dans les pattes, pour le faire passer pour le gay de la boîte. Je suis un simple outil de vengeance. Du moins c'est l'impression que j'en ai. Je sens sa main effleurer doucement mon bras quand elle ajoute que je dois être le fiancé gay le plus charmant que l'on puisse espérer avoir un jour. Je ne peux retenir un sourire et de croiser le regard de la rouquine, jusqu'à ce que mon client, James, la ramène un peu brutalement à lui. Je reste à ma place et les écoute de loin, commençant  à me dire que ce week-end sera loin d'être aussi plaisant que mon patron le pensait. Un léger soupir m'échappe alors que je glisse mon téléphone dans ma poche.

Je repose mon attention sur eux quand elle nous laisse et que je vois mon client passer ses mains sur son visage. Je hausse un sourcil et rit doucement quand il m'avoue qu'il aurait préféré une femme. Je vois, je dois être son premier escorte masculin et sans m'avancer je pense même que je peux dire que je suis le premier homme avec qui il va devoir avoir une relation aussi intime. Un vrai hétéro pur sang. Je parie que l'idée de m'embrasser ou de me toucher doit déjà le dégoûter. Ma voix se fait plus douce alors que je lui réponds le plus calmement possible.

"Vous n'êtes pas le premier à qui cela arrive, n'ayez-crainte… Et je vous promets que vous n'aurez pas à vous plaindre de moi."

Je lui glisse un autre sourire rassurant, hochant simplement de la tête quand il m'invite à le suivre pour embarquer. Et alors que nous passons les contrôles et qu'on embarque dans l'appareil, je ne cesse de me demander ce qu'il va exiger de moi. Certains veulent que je sois le petit ami qu'ils ont toujours voulu rencontrer ou l'amant sulfureux qui hante leurs fantasmes. D'autres veulent simplement que je sois le compagnon qui saura les mettre en valeur, qui saura rendre le reste de leurs collègues jaloux. Je m'installe dans le siège à côté de lui dans l'avion et me penche quelque peu vers lui quand il commence à m'expliquer la situation. Je croise son regard et l'écoute attentivement. Et je comprends mieux pourquoi son ex-femme lui a fait ça. Il y a de la promotion dans l'air et tout les moyens sont bons pour se faire bien voir auprès de son patron et de tirer dans les pattes des autres. J'ai l'habitude de ce genre d'évènements et même si souvent ça me révulse de voir cela et d'en faire partir, je sais aussi que c'est là que j'ai le plus de chances de me faire un bon pourboire. Parce que si ce fameux James a ce qu'il veut, il n'hésitera pas à dépenser un peu plus pour mes beaux yeux. Un sourire charmeur se dessine sur mes lèvres et presque discrètement, je me rapproche un peu plus.

"Et je sais faire mon travail, je sais ce que je dois faire. Je serais votre parfait fiancé, discret quand il le faut mais charmant avec qui il le faut. Je serais tant délicieux que vos patrons m'apprécieront mais jamais je ne vous éclipserais. C'est mon métier après tout, et généralement mes clients sont toujours ravis de mes services."

Autre sourire de ma part. Autant le rassurer, autant lui dire que je serais présent pour lui servir de faire-valoir et de merveilleux accessoire mais qu'en aucun cas, je ne viendrais lui faire de l'ombre. Après tout, il faut que ce soit lui que tout le monde regarde, moi après tout, je ne suis là que pour être beau. Alors pendant une bonne heure, on monte notre parfaite idylle. On se met d'accord sur le fait que l'on s'est rencontré dans un café, où je travaillais à l'époque. James était un de mes clients réguliers et au bout de quelques semaines, nous avions finis par parler et une chose en entraînant une autre, nous étions sortis ensemble et depuis… On file le parfait amour. Classique et efficace. J'écoute James me parler de son travail, apprend quelles sont les campagnes sur lesquels il a travaillé et lesquelles dont il est le plus fière. On se met d'accord sur le fait qu'on ne porte pas d'alliance parce qu'on préfère être discret et si nous n'osons pas forcément nous embrasser tout le temps et ouvertement c'est parce que nous sommes encore nerveux, surtout James qui a "peur" des réactions des gens de sa boîte. Et une fois que tout ceci est répété de nombreuses fois et que nous sommes d'accord sur tout les points, je lui glisse un sourire délicieux, osant poser une main sur son bras.

"Bien… Maintenant que nous avons notre parfaite petite histoire de couple… Il y'a un autre point dont nous devons parler… J'ai besoin de savoir… Vous avez déjà eu la moindre histoire avec un homme ? Ne serait-ce qu'un baiser ou quoi ? Non parce que, si ce n'est pas le cas… Il va falloir travailler ça pour que ça paraisse naturel. Nous sommes fiancés après tout, il faut que vous soyez à l'aise avec le fait que je vous donne de petits surnoms ou que je vienne vous embrasser, poser ma main sur votre hanche ou dans le bas de votre dos…"

Je lui glisse un léger sourire en l'écoutant me dire que non, qu'il est plutôt du genre à aimer la compagnie des femmes. C'est pas grave. On va travailler ça. Ma main quitte son bras et vient se poser sur sa joue alors que je m'approche, venant délicatement l'embrasser. Mes lèvres caressent à peine les siennes et je dois retenir un rire quand je le sens se tendre. Eh. Du calme… Je me recule à peine et murmure doucement contre ses lèvres, quelque peu amusé.

"Détendez-vous… Je suis votre fiancé après tout… Nous avons dû faire pire…"

Je reviens l'embrasser avec douceur, ma main restant sur sa joue.
(c) Colyn


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Lun 24 Aoû - 22:35
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When karma is a bitch, but Tasha is bitchier
Steve ✧ Bucky
Il manquait plus que ça. Vraiment. Le pompon, l'apothéose. Bucky Barnes pédé. Bucky Barnes queer as folk, moi qui trainais une réputation de coureur de jupons, qui a tenté de me taper toute fille qui obtenait une note de 10/10 selon mes critères personnels, et qui y suis arrivé la plupart du temps. Moi, Bucky Bitch, le requin aux dents les plus longues de tout Manhattan, qui vais devoir me balader au milieu de tous les autres requins en assumant le fait que je me tape... un mec. Cette salope m'a bien eu. Vraiment, pour ça Tasha, je te ferai faire une coupe avec "Impératrice des salopes'' écrit en belles lettres rouges. Comment je vais arriver ça rendre ça crédible, bordel? Comment, moi qui aime reluquer les jolies filles qui passe, et qui me paie les plus belles filles du comté quand je me sens seul et que j'ai envie de compagnie... me faire un mec. Moi. Alors perso j'ai rien contre les gays, chacun couche avec qui il veut du moment que c'est entre personnes consentantes mais là... là c'est... putain il va falloir que je la joue foutrement serré pour arriver à m'en sortir.

Perdu dans mes réflexions, j'en oublie presque mon escort, que je traine jusqu'au comptoir de la compagnie aérienne, et je soupire avant de passer mes mains sur mon visage. Tu es Bucky Bitch, que toutes les boites de pubs veulent avoir, qui as signé les plus grandes campagnes de ces dernières années, que les chasseurs de tête viennent aborder en te promettant des ponts d'or pour passer à la concurrence. Ton métier c'est de vendre des trucs à des gens qui n'en ont pas besoin. Mieux, faire acheter des trucs à des gens qui ne pensaient même pas avoir besoin de ce que tu leur vends. Alors maintenant, pour ce week end, ça sera toi le produit, et mon garçon, tu vas leur servir la campagne de pub de leur vie : la tienne, et ta pseudo romance parfaite avec un mec.

Alors qu'on s'installe, je prends enfin un peu de temps pour l'observer, et je me retiens presque de sourire. Au moins il est joli garçon, et je suis sûr qu'il arriverait à rendre pas mal de filles de l'agence jalouses. Et certains mecs aussi. On m'a dit que Andy des brevets aime bien traîner dans les boites à ambiance cuir-moustache alors... plus il en affole, mieux ce sera. Il fait classe, propre sur lui et gentil garçon. A part Tasha parce qu'elle sait, personne ne pourrait se douter que ce mec est une escorte et que je le paie pour m'accompagner. On pourra au moins me dire que j'ai bon goût pour les deux sexes...

Une fois la ceinture bouclée et l'avion décollé, on se lance dans le scénario de notre merveilleuse histoire d'amour tellement romantique. Et mes vieux réflexes de publicitaire reviennent au galop : des repères que le client peut facilement trouver, une histoire dans laquelle il peut s'identifier, rien de trop extravagant. Trop complexe, on s'embrouille. Petit on avance, et je garde l'oeil sur ma montre pour être sûr que tout sera bouclé avant qu'on atterrisse. Et heureusement c'est le cas. Dans les grandes lignes, on a l'essentiel, et pour le reste... on improvisera. Et je suis le roi de l'improvisation. J'ai déjà gagné un contrat ou deux alors que j'étais encore complètement cuité de la veille, et sans avoir rien préparé, juste au bagout. Du moment qu'il se contente de suivre ce que je dis et de s'en tenir à son rôle, ça devrait être parfait.

Je bois une gorgée d'Evian quand je sens sa main sur mon bras, et je fronce les sourcils. Wow wow tu nous fais quoi Apollon? Avant de me détendre un peu. Oui, ses questions ont du sens et ses remarques aussi. On dirait qu'il a pas qu'un corps de mannequin pour slip Calvin Klein, mais que la nature l'a doté d'un cerveau un brin efficace. Et avec de la chance, il aura plus de conversation qu'une plante verte.

Eh bien non. Jusqu'à présent je m'en suis tenu exclusivement au beau sexe, à part une ou deux galoches à des copains bourrés pendant des fêtes de fraternité à cause de paris idiots impliquant de l'alcool. Beaucoup d'alcool... Pour le reste non... Et quant à ces histoires de surnoms... on va oublier. Buck ça sera très bien. Chéri à la rigueur, mais pour l'amour du ciel vous oubliez les "trésor, sucre d'orge" et autres trucs écoeurants de mignonnitude. Je suis pas une ado de dix-sept ans qui a des posters de je sais pas quel boys band par dessus sa tapisserie en licorne...

Je sursaute un peu quand je le vois approcher sa main et me caresser la joue, et mon premier réflexe c'est de me raidir. Et j'ai du mal à lui rendre son baiser. Déjà, il est plus grand et plus large que moi, et j'avoue qu'on est loin des belles et fines lianes que j'embauche pour quelques nuits de débauche. J'aime pas devoir lever les yeux pour le regarder. Même un peu. Avoir l'impression que j'ai pas le dessus. Et j'aime encore moins sa remarque quand il me dit de me détendre. Parce qu'il a raison. Il va falloir que je fasse gaffe, parce que me reculer s'il m'embrasse, ça pourrait griller notre couverture.

Ok ok... on réessaie...

Je soupire doucement avant de fermer les yeux, et viens l'embrasser cette fois. Curieusement, ses lèvres sont douces et... il embrasse plutôt bien. Mieux que la dernière fille que j'avais engagée et qui m'a donné l'impression de rouler une pelle à un aspirateur. Vraiment. Tout est doux, et lent. C'est même... agréable. Comme embrasser n'importe quelle fille en fait. Je m'étais toujours imaginé que ça se sentait, d'embrasser une fille ou un mec et au final... On réessaie plusieurs fois et je m'habitue à l'embrasser lui, à son rythme, sa façon de caresser ma langue avec la sienne. Et je me détends peu à peu.

Alors, c'était plus crédible là?

Je déteste avoir à penser qu'un escort doive me donner des leçons, mais j'ai pas le choix. Je joue trop gros. Et après tout, qui est une meilleure école qu'un mec qui fait ça pour vivre? C'est là qu'on entend le commandant dire qu'on s'apprête à atterrir et notre petite séance d'entraînement s'arrête là. On quitte l'avion, et on s'achemine vers le manège à bagages pour récupérer nos valises, tout en parlant un peu de nos enfances, ou en tout cas, pour Steve, l'enfance qu'il a choisie d'avoir, quand on entend des voix m'appeler. Sam et Clint, et la femme de ce dernier. Ok eh ben c'est parti, l'échauffement commence. Je leur souris et alors qu'il s'approchent je leur serre la main et embrasse Donna sur les joues, avant de désigner Steve.

Bon eh bien comme vous le savez, vu que Tasha sait pas garder sa langue dans sa poche, je vous présente...Steve...mon fiancé.

Et je me tourne vers lui, attendant de voir comment il va passer cette première épreuve.

© Starseed
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Mar 25 Aoû - 12:12

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Notre premier baiser n'est pas catastrophique mais il n'est pas non plus génial. Bien sûr je n'irais pas le classer dans les pires que j'ai dû subir, mais c'est loin d'être fameux. Après, est-ce qu'il est mon premier client à ne pas embrasser si bien que cela ? Non. Combien en ai-je eu qui ne savait pas correctement user de leur langue ou qui me bavait à moitié dans la bouche ? Je préfère ne pas compter. Vraiment pas. Mais c'est bon boulot d'escort d'accepter de les embrasser, et d'en plus devoir les regarder et leur dire que j'aime ça. Enfin, de leur faire croire que j'aime être avec eux et que j'aime la moindre de leurs caresses ou attentions, mais si celles-ci me dégoûtent ou me dérangent. Je gagne ma vie en prétendant aimer être un objet de désir, alors je ne peux pas vraiment me permettre de dire à mes clients que je n'aime pas ce qu'ils me font. Ils me paient pour fermer ma gueule, pour mon beau sourire et mes "Oui Monsieur… Han, juste comme ça…", pas pour savoir quels sont mes passions dans la vie, ou si j'aime réellement qu'on me parle salement en pleine gorge profonde. Tout le monde s'en fout, tout ce qui compte, c'est que je fasse ce pourquoi l'on me paie. Est-ce que je le vis mal ? Non, quand je vois la taille de mon appartement et mon train de vie quotidien, je serais bien con de me plaindre, sans compter qu'au fond, ce n'est qu'un job. Rien de plus.

Mais si le premier baiser était plus que passable, le second est déjà mieux, il est plus calme et il accepte de suivre les caresses de ma langue. A tel point qu'au bout d'un moment, c'est lui qui vient glisser la sienne entre mes lèvres, comme si il ne supportait pas de ne pas être en charge de tout… Je vois, monsieur Barnes est du genre à aimer être celui qui a le contrôle de la situation, et comment être surpris ? Vu son job, c'est normal. Alors je le laisse faire, je le laisse venir m'embrasser, je le laisse glisser sa langue entre mes lèvres et je lui rends son baiser, conservant ma main sur sa joue. Et au fil des minutes, ça devient de plus en plus naturel, presque agréable si il n'était pas un client. Alors quand il se détache quelque peu de moi, croisant mon regard, j'ai un léger sourire. Pour quelqu'un qui ne s'en tient qu'au beau sexe, il se débrouille pas mal, mais après tout, c'est sa carrière qui est en jeu… Alors quoi de plus normal ?

"Parfait… Tout le monde ne va voir que l'amour qui règne entre nous…"

Je lui glisse un dernier sourire avant de détourner le regard, m'installant plus confortablement dans mon siège alors que le commandant de bord nous indique que nous n'allons pas tarder à atterrir. Un silence s'installe entre nous jusqu'à ce que l'appareil atterrisse et c'est quand nous commençons à descendre et à remonter les couloirs interminables de l'aéroport, qu'il se décide à me demander à propos de mon enfance, histoire que si on nous pose des questions, on soit sur de raconter la même chose. Je l'écoute avec un sourire, avant de commencer à lui raconter le merveilleux demi-mensonge que je sors à tout les clients qui s'intéressent à ce que je suis. Je lui dis que j'ai été élevé par mes deux parents à Brooklyn. Que ma mère est infirmière et mon père est militaire, que j'ai eu une enfance assez simple et que je n'ai pas eu à me plaindre. Pourquoi en dire plus ? Il n'a pas besoin de savoir que dans les faits, mon père est parti quand j'étais encore tout gosse et que j'ai été élevé par ma mère qui se foutait la santé en l'air histoire d'être sûr que je ne manque de rien… Puis le passage de j'étais en école d'art mais j'arrivais pas à payer le loyer, les cours, et la bouffe, donc du coup j'ai commencé à sucer des mecs dans des ruelles pour de quoi me payer à bouffer… Personne ne le sait et je pense que personne ne le saura jamais. De toute façon, à chaque fois qu'on me pose la question je me contente d'un sourire et je change de sujet de conversation. On s'en fout de ce que j'ai pu faire pour en arriver là.

C'est donc d'un ton calme que je lui raconte ce petit mensonge, alors qu'on attend pour récupérer nos valises, et alors que j'attrape la mienne, voilà que j'entends deux voix tenter d'attirer l'attention de James. Je me retourne et regarde deux hommes et une femme s'approcher de nous, serrant déjà la main de Buck, lui glissant quelques mots, quelques sourires avant de poser leur regard sur ma personne. Je prends une légère inspiration avant de sortir mon plus beau sourire, laissant mon "fiancé", nous présenter. Allez Rogers, c'est le moment de mériter ton salaire. De prouver que t'es le meilleur et que tu vaux clairement qu'il claque quelques billets de plus pour ton beau petit cul. Je tends une main vers eux, entamant mon numéro de charme.

"Enchanté, vous devez être Sam et Clint, non ? Buck m'a déjà parlé de vous… C'est un plaisir d'enfin vous rencontrer…"

Je serre rapidement leurs mains avant de me tourner vers la jeune femme, laissant mon sourire devenir encore plus chaleureux. Le truc avec les femmes, c'est d'être délicieux au possible, de prouver qu'on est le mec qu'elle aimerait que leur maris soient, mais qui en même temps soit la meilleure amie qu'elles rêvent d'avoir : celle qui les écoute tout le temps et qui tente pas de leur piquer le moindre mec.

"Et vous êtes… Donna ? C'est ça ? Tout le plaisir est pour moi…"

La jeune femme me rend un sourire délicieux. Ok, elle, ça va, mais les deux autres se méfient. Ils ne cessent de me regarder comme si ce n'était pas normal. Ok, le côté "oh il m'a tant parlé de vous" ça prend pas forcément avec eux. Et la question qui traverse les lèvres de Clint, je comprends que je vais devoir faire mieux.

"Ah ouais ? Buck qui parle de nous ? Marrant… Je serais curieux de savoir ce qu'il a bien pu dire…
- Oh que si vous êtes de bons amis, vous êtes passable comme publicitaires…"

Y'a un silence avant que les deux n'éclatent de rire. Putain c'est passé. Je les vois tout les deux se tourner vers Buck, sourires aux lèvres et lui donner une petite tape sur l'épaule.

"Tu le voles vraiment pas ton surnom vieux salaud… Mais eh, si on est moins bons que toi, c'est juste parce qu'on est pas encore des salopes nous… Bref, on a notre voiture qui nous attends, alors on te revoit toi et ton fiancé là-bas ? Oh et évitez de le faire à l'arrière de la bagnole, Tony le saura."

Clint me glisse un clin d'oeil avant de filer tandis que je les salue, conservant mon sourire délicieux. Puis une fois qu'ils sont suffisamment loin, je me tourne vers Buck et lui glisse un sourire plus charmeur, venant presque ronronner, mon visage non loin du sien.

"Suis-je à la hauteur de vos espérances, James ?"

Je croise son regard et laisse ma voix baisser d'un octave quand je prononce son prénom, appréciant presque de voir qu'il a toujours autant de mal avec l'idée de devoir lever les yeux vers moi pour me regarder.
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Lun 31 Aoû - 18:40
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Steve ✧ Bucky
Même si j'appréhende, j'offre aux autres mon plus beau sourire. Le sourire de sale gosse, le sourire de celui qui maîtrise tout à la perfection, le sourire de celui qui ne se laisse démonter par rien ni personne. Que rien ne peut effrayer ni déstabiliser. Et je salue mes collègues, prétendument amis, alors qu'on les croise dans le terminal de l'aéroport, au moment de récupérer nos bagages. Le moment de vérité, si ça passe avec eux, que je vois tous les jours, avec qui je vais jouer au squash deux fois par semaine, et déjeune en ville tout autant, alors ça passera pour tous les autres. Et à part eux, la seule personne qui aurait été capable de sentir la supercherie à vingt bornes est celle qui précisément, m'a foutu dans ce merdier alors... showtime.

Je reste près de Steve, le laissant jouer son rôle, scrutant chacun de ses gestes. Va-y. Montre-moi. Montre-moi comment tu fais, montre-moi pourquoi tu vaux aussi cher. En l'espace d'une seconde, dès que son regard a croisé ceux des autres, il affiche un sourire aussi charmant que sincère, comme s'il était vraiment content de les voir, charmé de les rencontrer. Il est bon. Il aurait fait un commercial du tonnerre, le genre à arriver à refourguer un frigo à un inuit, avec supplément congélateur en plus. Mais ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué car il a encore beaucoup, beaucoup à prouver. Il est onctueux à leurs oreilles, franc dans sa poignée de main, et je me détends un peu. Il est bon. Vraiment bon. Et même moi, j'y croirais. Le seul moment où je me raidis un peu est quand il leur lance une vanne. Pendant une seconde je retiens mon souffle, figé. Il y est allé fort, trop fort à mon goût, et ce sont juste les deux putain de secondes les plus longues de ma vie. J'ai l'impression de respirer seulement en entendant Clint et Sam se marrer. C'est bon. C'est passé. Je ris avec eux, même si mon rire sonne faux à mon oreille, et par réflexe ma main se pose sur l'épaule de Steve, avant de le regarder l'air de dire "Rhalala quel sacripant tu fais, ô toi que je suis censé me tringler toutes les nuits dans mes draps en soie italienne".

Oh les gars je vous arrête tout de suite! Ce qui se passe dans ma vie privée influe en rien le fait que je suis très clairement meilleur que vous. Vraiment meilleur que vous. Faut juste l'assumer et  vivre avec mes petits coeurs... Allez, dégagez de là, on se retrouve sur la propriété. Je reste avec mon fiancé.

Je soupire quand je les vois s'engouffrer dans la première berline, qu'ils remplissent, nous obligeant heureusement à prendre la suivante, nous laissant seuls Steve et moi. A peine la portière refermée, je le vois afficher un sourire radieux et se glisser tout près de moi. J'ai un léger sourire en coin alors que je rajuste mes boutons de manchette.

Pas mal. Pas mal du tout. Honnêtement, si j'étais pas celui qui payais, j'y aurais cru. Mais le plus gros reste à venir, alors fanfaronnez pas trop... trésor. Bon, on a une petite vingtaine de minutes de route, et si on révisait?

La voiture démarre et j'appuie sur le bouton pour remonter la vitre qui nous sépare du chauffeur. Sait-on jamais. En cinq minutes on revoit rapidement les grandes lignes de ce qu'on s'était dit, et je rajoute une ou deux anecdotes drôles qui me sont arrivées quand j'étais gosse, comme quand les freins de mon vélo ont lâché et que j'ai atterri dans une fosse à fumier. Ou qu'un jour je m'étais endormi dans un coin du CDI de mon collège, que la documentaliste m'avait pas vue et qu'elle avait tout fermé, me laissant seul. Deux heures plus tard, j'ai paniqué en me levant, et sans faire exprès, j'avais déclenché les alarmes, forçant les flics à débarquer. Je me suis pris deux heures de retenue derrière et une sacrée rouste par mon daron alors que j'avais rien fait. Je souris en l'entendant rire, haussant les épaules.

Bon, voilà, c'est toujours bon à sortir ce genre de trucs. La preuve que vous me connaissez bien tout ça. Et moi, qu'est-ce que je pourrais raconter sur vous ? Vous aviez des animaux de compagnie étant petit?

La voiture s'arrête et le chauffeur prend nos bagages alors qu'on entre dans le hall. Une des secrétaires de la boite nous attend avec un calepin sur le bras, crayon en main, et nous lance un sourire de pub dentifrice.

- James, ravi de vous voir! Et en charmante compagnie!
- Bonjour Betty! Alors, Stark vous vole un peu de votre temps?
- Oh, je m'occupe juste de distribuer les chambres et ensuite à moi la piscine!
- Alors, en parlant de chambre, où nous a-t-il mis?
- La chambre verte, numéro 45.


Elle fait signe à un autre employé qui me glisse la clef alors qu'elle nous barre soigneusement de la liste. Un groom prend le relai du chauffeur et nous précède dans les couloirs, tirant nos deux valises jusqu'à nous arrêter à une porte du premier étage.

C'est ici messieurs.
- Merci
.

J'ouvre la porte et siffle d'admiration en voyant la chambre. On a dégoté une des plus belles de cette immense bâtisse, ce qui est un foutu bon signe. Le signe que je suis bien placé. Le signe que j'ai toutes mes chances. Le signe que je compte, sinon je serais relégué dans une des petites chambres des combles, comme celle où on m'a parqué la première année où je suis arrivé chez Stark. Là, on m'a sorti le grand jeu. Et j'aime ça. Je glisse un billet au groom qui disparaît en silence alors que je me tourne pour admirer la vue sur le parc et le lac. Et je souris en voyant que Steve est déjà en train de le faire.

Sympa comme cadre, pour un week-end de boulot non? Bon, chéri, on a deux heures avant de devoir descendre pour le cocktail avant le dîner, vous pouvez vous installer et vous mettre à l'aise.

J'accroche mes housses de costume dans la penderie et que je commence à défaire ma valise, avant d'attraper ma trousse de toilette.

Je file prendre une douche, je reviens.

Et je disparais dans la salle de bains, commençant à me déshabiller.

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Mar 1 Sep - 18:08

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Pas mal. Il me suit dans ce que je fais, et franchement, on pourrait presque y croire. Il ne pose pas de questions, il ne me regarde pas en étant complètement perdu. Non il entre dans le jeu et y joue parfaitement bien. En même temps, de nous deux, il est celui qui a tout à perdre, moi… Je ne suis qu'un escort… Si tout le monde apprend que je ne suis pas ce que je prétends… Je ne resterais qu'un escort, un de ses hommes que l'on paie pour qu'il soit votre chose le temps d'une nuit. Mais lui… Oh il passerait pour un menteur, un escroc qui tente de se faire bien voir simplement pour avoir la promotion de ses rêves, il deviendrait immédiatement quelqu'un qu'on ne peut pas croire, en qui on ne peut pas avoir confiance. Et franchement, pour ce que j'ai vu de lui pour l'instant… Je ne suis pas sûr que l'on puisse réellement. Si il a la place qu'il a aujourd'hui c'est qu'il a dû empiler des cadavres pour l'atteindre. Mais après tout, il n'est qu'un client à mes yeux. Rien de plus. Tant qu'il me paie… Je n'ai pas à me plaindre. Même mes client les plus réguliers, ceux avec qui je peux parfois partager quelques moments étrangement intimes… Je ne leur fais pas confiance. Alors lui… Je m'engouffre avec lui dans la berline, me rapprochant avec un immense sourire aux lèvres, lui demandant si il est satisfaisait. Un léger se dessine au coin de ses lèvres alors qu'il commence à réajuster ses boutons de manchettes, me répondant que j'étais juste "pas mal". Je hausse un sourcil, perdant mon sourire. Client difficile à ce que je vois. Il s'attend à mieux, ce que je peux comprendre. Mais heureusement, j'ai deux jours pour lui faire cracher mon précieux pourboire. Je passe ma langue sur mes lèvres, ronronnant presque ma réponse.

"Bien sûr chéri… Révisons…"

Ce qu'il est sérieux, d'autres m'auraient déjà demandés de les sucer sur la banquette, mais lui, non. Lui veut que j'apprenne certaines des anecdotes de sa vie, que je lui répète une fois de plus notre petit scénario de couple bien heureux. Lui ne semble pas penser une seule seconde qu'on puisse coucher ensemble. Pour lui je ne suis rien de plus qu'un mec qui se fait passer pour son fiancée. Rien de plus. Alors je l'écoute sagement, souriant quelque peu à l'histoire de son vélo et du tas de fumier, et éclatant de rire à son histoire dans le CDI. Je tente de calmer mon hilarité histoire d'être capable de lui répondre. Je prends une grande inspiration avant de me lancer.

"Tout ce que vous avez besoin de savoir… C'est que j'ai toujours vécu avec ma mère, que j'ai fais des études dans la fac du coin, un master en lettres et que n'ayant pas trouvé de boulot, c'est pour ça que j'ai commencé à être barrista. Oh et au fait, je suis végétarien, donc ne vous étonnez pas si jamais je refuse de manger certaines choses… Contentez-vous de dire que oui, votre fiancé est de cette espèce là."

Un sourire m'échappe histoire de lui faire comprendre que c'est tout ce qu'il aura de ma part. Tout mes clients on à peu près cette version-là… Parce qu'elle contient le moins de vérité possible. Tout ce qui est vrai là-dedans c'est que c'est effectivement ma mère qui m'a élevé et que oui, je suis végétarien. La fac de lettre… C'est des conneries. Mon truc à moi c'est l'art… Mais c'était trop cher. J'arrivais pas à payer, et c'est à cause de ça que je me retrouve ici, sur cette banquette avec lui. Aucun de mes clients ne sait que je suis artiste, tous pensent que j'ai un master en littérature. Aucun ne sait que je dessine. Aucun ne sait que mon père est mort quand j'étais gamin et quand ils me demandent ce qu'il lui est arrivé, je dis simplement qu'il s'est barré avec une autre. Moins ils en savent sur moi, mieux c'est. Je sens la voiture s'immobiliser je sors à sa suite, regardant avec une indifférence feinte l'immense hall. J'ai déjà été aux bras de clients dans des endroits immensément luxueux, mais là je dois avouer… C'est facilement dans mon top cinq. Je le laisse discuter avec la pimbêche qui distribue les chambres et plisse le nez quand il attrape la clé de notre chambre. Verte. La chambre verte. Pitié. Dites-moi que c'est juste un nom, dîtes-moi qu'elle n'est pas complètement verte, genre du sol au plafond… Parce que sinon, il est hors de question que je passe une nuit dedans.

Seulement, pour mon plus grand malheur… La chambre est effectivement verte. Verte au poins que j'ai envie de vomir. Verte au point que j'ai l'impression qu'on va tenter de me faire pioncer au coeur d'une immense laitue. Je m'avance dans la chambre, tentant d'ignorer la couleur pour me concentrer sur la vue. Et là je dois avouer, on s'est pas foutu de nous. Vue directe sur le parc et le lac, le genre qui de jour te donne envie de traîner au soleil pour regarder le paysage pendant des heures et qui la nuit te coupe simplement le souffle. Finalement, on dirait qu'il est déjà pas si mal placé… Sinon ses boss lui aurait pas filés une chambre de ce genre-là. Je le sens approcher et souris doucement à sa remarque.

"J'avoue que c'est plus que sympa…"

Je hausse un sourcil, me tournant quelque peu vers lui, hochant simplement de la tête avant de me mettre à défaire mes valises, rangeant sagement mes affaires dans mon coin, pendant les deux costumes que j'ai pris pour ce week-end. L'un est un de mes achats personnel, mais l'autre est un cadeau d'un de mes anciens clients. Je lui glisse un sourire, me retenant de lui demander si il veut que je vienne avec lui quand il me dit qu'il va prendre une douche.

"Bien sûr… Faites comme bon vous semble."

J'entends la porte se refermer et je pousse un léger soupir une fois seul. Bien maintenant le tout est de savoir ce que je vais faire. Il serait un de mes réguliers, je sais que ce genre de phrase serait une invitation à le rejoindre pour profiter de la douche avec lui… Mais Monsieur Barnes a bien été clair sur le fait qu'il n'était pas le genre à coucher avec autre chose que des femmes. Et rien ne m'empêche de tenter de le faire changer d'avis. Un léger soupir m'échappe alors que je commence à me déshabiller, écoutant l'eau couler derrière la porte. Je défais ma ceinture et me débarrasser de mon pantalon, ne restant que dans mon boxer. Puis je m'installe sur le lit, attendant sagement qu'il se décide à sortir. Bon allez… Maintenant, le tout est de se faire passer pour un objet de désir… Alors faut sortir le grand jeu. Je glisse une main dans mon boxer et commence à me caresser, simplement histoire d'avoir la trique quand il revient. Je ferme les yeux et bascule légèrement la tête en arrière, soupirant longuement. Et finalement, alors que le débit de l'eau se fait plus faible, je me rallonge simplement sur le lit, affichant un sourire paresseux quand je le vois sortir de la salle de bain. Je hausse un sourcil et commence à ronronner comme la dernière des trainées.

"Monsieur… La douche vous a fait du bien ? Vous permettez que j'aille prendre la mienne… ?"

Je me lève, attrapant ma propre trousse de toilette, prenant bien soin de rouler des hanches en m'approchant, de laisser mon regard courir sur sa personne et de l'effleurer en passant à ses côtés.
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Mer 2 Sep - 14:21
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Je ne suis pas vraiment à l'aise alors qu'on s'approche du domaine des Stark, et je joue nerveusement avec mon étui à cigarettes en argent, que je fais tourner entre mes mains. Pour l'instant ça allait. Pour l'instant c'était pas trop mal. Mais ensuite? Une fois qu'on sera dans la fosse aux lions, est-ce que ça va suffire? Son numéro? Est-ce qu'ils vont y croire? Dans quelques heures je serai comme un foutu gladiateur romain, et je devrai défendre chèrement ma place, me battre pour l'avoir, même si je dois rester le seul debout à la fin. Et mes seules armes dans tout ça? Mon sourire, mon bagout, mon talent et... Steve. Il peut-être une valeur ajoutée non négligeable, surtout s'il arrive à s'attirer les bonnes grâces de Pepper, comme l'annonçait Natasha. Pour ça il a intérêt à être bon. Foutrement bon. A devenir le meilleur ami gay dont toutes les filles rêvent, avec qui elles pourraient discuter sacs à mains, escarpins et trucs de fille. Sauf que ça, je ne sais pas encore si l'as dans ma manche qui mesure plus d'un bon mètres quatre-vingt et qui est foutu comme une armoire va arriver à gérer. On s'improvise pas reine des confidences et des cupcakes du jour au lendemain. Sérieusement, je serais même prêt à rallonger quelques billets et l'obliger à se tartiner de paillettes si ça en vaut la peine et si ça peut m'attirer la victoire.

Parce que cette place, je la veux, et je l'aurai. Comme j'ai toujours obtenu tout ce que j'ai voulu. Tout gosse, j'en ai vite eu marre de voir les autres gamins avoir tout ce qu'ils voulaient autour de moi, pendant que moi... je me couchais parfois le ventre vide. Moi aussi je voulais un Eastpack tout neuf tous les ans, et des baskets dernier cri, plutôt que d'avoir des rebuts de seconde main, ou des trucs que les amies de ma mère nous refilaient. Je voulais une part du gâteau et j'ai vite compris que la seule façon d'en avoir une, c'était de montrer les dents. Je me suis défoncé en cours, toujours le premier, un score au SAT quasiment parfait, des bourses à l'excellence et au mérite, et enfin Yale qui m'a tendu les bras. Et même là-bas, j'ai pas arrêté d'en vouloir toujours plus. Premiers prix. Tête de classe. Assistant des profs. Major de promo. Et j'ai enfin senti le goût délicieux de la réussite quand on est venu me chercher. Quand des chasseurs de tête ont commencé à m'approcher pour me promettre des stages royaux dès la sortie de mes études.

Et voilà qu'à trente-trois ans je vise déjà un poste que des mecs de dix ans mes aînés envisageraient même pas. Je vis dans un appart qui ferait rougir des magazines de déco, j'ai une Maserati dans le parking, et je ne mange que dans les restaurants étoilés de l'Upper East Side ou Manhattan. Alors quand on me demande si je regrette d'avoir sacrifié mes années d'études au lycée ou à la fac parce que je m'autorisais qu'une soirée de sortie par semaine, et que je bûchais le reste du temps? Je dirais que non. Clairement pas. Eux végètent dans une baraque en banlieue à conduire un monospace ou une vieille berline et à végéter dans une boite minable, pendant que j'ai une vue plongeante sur toute la ville depuis mon lit king size et que c'est moi qui ai imaginé des campagnes de pub qu'ils voient passer au moins dix fois par jour. J'aurais ce poste, peu importe le prix. Si je dois même changer d'orientation sexuelle aux yeux du monde, je le ferai. Je donnerai même un rein ou quelques doigts, si ça me permettrait d'aller où je veux. Et comme un dragon sur un trésor je pourrai ronronner de satisfaction dans un bureau panoramique, installé dans une chaise de designer italien, appréciant d'avoir le monde à mes pieds.

Je le guide jusqu'à notre chambre, verte. Bon, pas fan de la tapisserie, qui est en fait de la soie ancienne tendue, mais le reste... cheminée où ronronne déjà un feu, baldaquin immense, parquet ciré et tapis moelleux. Avec une vue... à peine installé, je prends quelques minutes pour la contempler, tout comme Steve, et je souris en coin en remarquant son étonnement sur son visage. C'est peut-être con, et égoïste, mais j'apprécie l'idée de lui en mettre plein la vue. Et il y a de quoi. Dans mon monde, il n'y a pas vraiment beaucoup de personnes que j'envie, ou dont je me sens inférieur. Mais les Stark en font partie. Ils sont riches à ne plus savoir quoi en faire, ont des propriétés dans le monde entier, sans compter une écurie de F1, quelques yachts et un vignoble "pour le fun", parce que Tony adore servir son propre vin aux dîners d'affaire. Je sais pertinemment que ce sont ses crus qui seront sur la table dans quelques heures.

J'abandonne mon fiancé parfait pour aller sous la douche, et je laisse courir l'eau brûlante sur mon visage et mon corps en soupirant de plaisir. Mes muscles se détendent peu à peu, et au bout d'une dizaine de minutes je retourne dans la chambre, je trouve Steve...à moitié à poil. Ou pour être précis... juste en boxer. Et pendant une seconde je bloque. Je suis pas du genre à regarder les mecs dans la rue mais là... son corps est juste impressionnant. Sérieusement, j'ai l'impression de me retrouver devant ces statues de marbre que j'ai vues en Italie il y a quelques années. Des muscles bien dessinés. Des épaules larges et une taille fine. C'est... c'est presque trop parfait pour être honnête, et pendant une seconde, je suis partagé entre l'envie...curieuse, d'y mettre la main, et celle de lui demander s'il a pas été photoshoppé. Je passe ma langue sur mes lèvres avant de revenir à moi quand il se redresse, et je sursaute presque quand je vois qu'il... a la trique. C'est bizarre. Très bizarre. Avant qu'un léger sourire en coin naisse sur mon visage. J'ai vu clair dans ton jeu... ton pantalon avait l'air des plus calmes pendant tout le trajet, et là tu vas me dire que pendant les dix minutes de douche tu as une violente et brutale vague de désir pour ma personne qui t'a submergé? Allons, allons... pas de ça avec moi.

Oui, c'était une douche tout ce qu'il y a de plus normale... Avec de l'eau. Mais...

Je désigne rapidement son entrejambe d'un petit mouvement de la tête.

Pas de ça avec moi. J'ai déjà engagé des escorts filles, et une ou deux m'ont expliqué, sur le ton de la confidence, comment elles se... "préparaient". Donc... pas besoin de me donner l'impression que vous mourez de désir pour moi... Quand au monsieur à tout bout de champ... l'esclavage a été aboli y'a quand même un bout de temps alors... appelez-moi James et ça sera parfait... Allez, filez...

Je souris alors qu'il reprend sa progression, frissonnant légèrement quand il passe tout contre moi, aussi peu vêtu. J'avoue que si j'étais une fille, je pourrais payer cher pour avoir la compagnie d'un type comme lui... Une fois la porte fermée j'attrape un des dossiers que j'ai emmenés et je m'installe près du feu, un stylo en main, parcourant les pages sous mes yeux. Si on nous pose des questions techniques ce soir, je dois être prêt à tout.

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Ven 4 Sep - 19:07

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Mmh. Plus malin que certains de mes clients. Lui sait connait le truc et ne se laisse pas distraire par mon physique, mon roulement de hanches et mon ton volontairement grave. Parce que lui, ça ne l'atteint pas, lui n'en as rien à faire que je sois presque nu et dur devant lui. Lui n'a pas envie de moi. Lui ne me voulait pas en premier lieu… Et même si je tente de masquer mon agacement à l'entendre me dire qu'il connait le truc et que je me fatigue pour rien, je garde la tête haute, venant tout de même l'effleurer en passant à ses côtés, cherchant toujours à croiser son regard. Et le frisson qui lui échappe ne m'échappe pas. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres alors que je m'engouffre dans la salle de bain. Tout n'est pas perdu, j'ai peut-être une chance de l'avoir mon pourboire finalement, le tout est de savoir l'apprivoiser. Je referme la porte de salle de bain derrière-moi sans ajouter quoi que ce soit de plus, posant simplement ma trousse de toilette sur le rebord de l'évier. Je croise le regard de mon reflet dans le miroir. C'est qu'un boulot et franchement, je ne devrais pas me plaindre de ne pas avoir eu à la sucer à l'arrière de la limousine simplement pour avoir en retour une petite caresse et un "c'est ça… tu l'auras ton pourboire…" et pourtant… Je le suis presque. Je me mords la lèvres, poussant un léger soupir. Je devrais me réjouir de savoir que peut-être, pour une fois, je n'aurais pas à coucher avec un de mes clients… Mais je ne sais pas… J'ai subitement l'impression de mal faire quelque chose… De ne pas mériter mon salaire. Je secoue la tête et ouvre le robinet d'eau chaude… Dis pas n'importe quoi Rogers. Tu mérites ton salaire, tout ce qu'il te faut mériter, c'est les billets supplémentaires qu'il pourrait te glisser si tu lui fais avoir ce qu'il veut : sa promotion. Alors pour l'obtenir… J'ai qu'à me défoncer pour être le parfait fiancé. J'attrape de quoi me laver et me glisse sous l'eau chaude, appréciant simplement de la sentir rouler sur ma peau, délassant mes muscles un à un. Je reste ainsi peut-être une bonne dizaine de minute avant de sortir, la peau encore chaude et les cheveux légèrement humides… Et un sourire m'échappe quand je le vois penché sur des dossiers, faisant visiblement des révisions. Hm. Visiblement ce n'est pas si gagné que ça…. Peut-être qu'il mérite vraiment sa réputation de connard que ses potes lui prêtaient tout à l'heure…  Peut-être qu'effectivement, il va lui falloir un peu d'aide pour que ses patrons l'apprécient réellement. Je repose ma trousse dans ma valise avant d'attraper un  polo que j'enfile et un jean, m'approchant à pas feutré de lui. Mes deux mains se posent sur le dossier de son fauteuil alors que lentement je me penche vers lui, venant murmurer à son oreille.

"Vous êtes si nerveux que ça que vous révisez avant un repas, James ? Vous savez… Ça ne va pas vous ouvrir l'appétit, au contraire… "

Sans même le toucher je le sens se tendre, et je souris alors qu'il se retourne légèrement. Doucement, doucement, je ne vais pas te sauter dessus, loin de là… Je suis pas n'importe quelle pute. Je suis le genre que tu payes deux mille dollars pour un week-end… Je ne vais pas te forcer de coucher avec moi, je vais te donner envie de le faire. Je vais te donner envie de profiter de mon corps et d'en faire ce que tu veux… Pire, je vais te donner envie de payer à nouveau pour m'avoir à tes côtés ne serait-ce qu'un soir de plus… De ne plus penser aux chiffres mais juste à moi… Tu seras comme l'un de mes réguliers, à ne plus regarder la facture, car tant que tu seras avec moi… Tant que tu m'entendras chuchoter mon prénom à ton oreille alors qu'on fait l'amour… Tu seras prêt à débourser des fortunes pour une heure avec moi. Mais pour l'instant… Nous n'en sommes pas là. Pas encore. Je laisse une seconde ou deux passer avant de faire glisser mes mains jusqu'à ses épaules, reprenant d'une voix douce.

"Regardez-vous… Vous êtes tendu comme un arc… Laissez-moi faire… Et si vous êtes si angoissé que cela, nous pourrions réviser tout les deux…"

Lentement, très lentement, je commence à masser ses épaules, pressant doucement contre sa peau, essayant de lui faire comprendre que je ne lui veux aucun mal, que je n'essaye pas de le forcer à quoi que ce soit… Un sourire plus discret se dessine sur mes lèvres alors que j'ajoute.

"Détendez-vous… J'essaye simplement de vous faire passer un bon moment, rien de plus… Le repas et dans une heure et demie, et vous êtes déjà complètement angoissé… Alors… Sur quoi planchez-vous ? Dites-moi…"

Je le sens hésiter peut-être un seconde, allez deux à tout casser… Avant qu'il n'accepte de se détendre, soupirant doucement avant qu'il ne commence à m'expliquer qu'il revoit juste rapidement les dossiers des projets qui sont en cours, au cas-où la question soit posé au moment du repas, lâché peut-être entre le fromage et le dessert. Je hoche doucement de la tête, ne cessant mon massage alors qu'il me lit à voix haute les dossiers, m'expliquant à chaque fois tel ou tel idées qui en ressort, qui a pu demander la campagne… Autant de chose que je tente de retenir, me contentant d'un simple "mmh" quand il fait une pause, lui faisant gentiment comprendre que oui, je l'écoute toujours. Les minutes passent et lentement, je le sens se détendre sous mes doigts, et lentement, je me permets de descendre plus bas, laissant mes doigts glisser sur ses omoplates, puis le haut de son dos. C'est ça… Détends-toi… Laisse-toi faire… Après tout… On m'a payé pour te faire passer un bon week-end et t'aider à obtenir la promotion de tes rêves, il serait con de ne pas en profiter, non ?
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Mer 9 Sep - 20:20
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Je souris en coin quand je le vois me faire son petit numéro alors que je sors de la salle de bains. A ta façon tu es comme moi. A ta façon, toi aussi tu dois te vendre, et ta campagne marketing est ta propre personne. Ca se sent qu'il n'est pas un débutant, et qu'il a l'habitude de faire ça, qu'il sait comment s'y prendre avec ses clients pour leur donner toujours envie de l'appeler plus, de le demander plus, de les faire payer plus. Concept intéressant, si on voit les choses d'un point de vue publicitaire et commercial, et pas sous un jour sexuel.

Je le suis du regard alors qu'il file à la salle de bains après que je l'aie démasqué, ne pouvant réprimer l'étrange frisson qui m'a parcouru alors qu'il est passé tout près de moi, beaucoup trop près.

En général, je suis pas le genre de mec qui va se retenir de tout jugement physique sur un autre type de peur que ''Ca fasse gay''. Sérieusement, c'est pathétique. Je peux dire qu'un mec est beau comme d'un tableau est beau, ou un beau meuble ou une belle voiture. D'une façon purement objective et esthétique, sans attirance d'aucune sorte. Mais là... là c'est comme si... il me laissait pas totalement indifférent. Et c'est la première fois que ça m'arrive. Bon, ça n'a duré qu'une seconde, mais c'était déjà une seconde de trop quand on me connaît. Etrange... tout comme lui. Loin des clichés habituels de la profession.

Mais je chasse tout ça quand j'entends l'eau se mettre à couler. J'en profite pour enfiler quelque chose de confortable et m'installer près du feu, relisant mes notes pour la dernière campagne qu'on m'a confiée. Rien de plus destructeur qu'à la question "Et vous en êtes où pour le projet machin?" ma réponse soit "Oh rien du tout pour l'instant, mais vous inquiétez pas hein!". Alors même si on ne s'attend pas à ce que tout soit bouclé, si je présente les grands axes de développement et les stratégies que j'envisage, ça fera du meilleur effet. Pour moi et ma carrière. Plongé dans mes pages de notes et mes croquis, je n'ai pas fait attention à ce que l'eau se soit coupée, et je sursaute violemment quand je sens ses mains sur mes épaules, avant d'entendre sa voix à mon oreille.

C'est surtout que j'ai été surpris de votre... approche. Je ne vous avais pas entendu approcher. Vous savez être discret quand vous voulez.

Il ronronne à mes oreilles, et commence à faire courir ses doigts sur mes muscles. Il est en train de me faire quoi là? Il pense vraiment qu'il va se passer quelque chose là maintenant, sur le tapis de la suite? Je reste immobile, attendant de savoir précisément ce qu'il a en tête, avant de sentir que ses mains restent sagement là où elles se trouvent. Et entament un massage qui s'avère des plus agréables. Petit à petit je me détends, je me laisse faire, et je soupire doucement, laissant ma tête basculer en avant et mes muscles se relâcher. Pour ça aussi il est bon l'enfoiré.

Eh bien... c'est une... un peu plus à droite...ouais là parfait. Pour une voiture. Hmmm ça fait du bien. Une marque allemande, et le but est de refléter l'élégance et le raffinement de la marque, tout en gardant un côté impertinent pour séduire une clientèle plus jeune et casser l'image de... de vieux riche... pour se tourner...vers les cadres et les jeunes...branchés...

Je me tais quelques minutes, sentant avec plaisir mes muscles dans mon dos se dénouer et se détendre les uns après les autres avant de reprendre la parole.

Du coup je pensais... je pensais jouer sur le côté fun... jeu... la voiture qui change de celle de papa... dans... dans cette optique... La vache vous avez appris où à faire ça?

Je le laisse faire encore un peu, avant d'oser demander son avis. Après tout, il est le seul que j'ai sous la main non?

Et... vous en pensez quoi? De ma façon de tourner la campagne? Je... j'ai encore... un peu plus fort là oui... J'ai pas encore de script mais... au moins dans l'idée.

Curieusement, il me répond, et sa réponse est franchement pertinente. Encore une fois, je me dis que s'il a aussi bien réussi, c'est qu'il a de la ressource, et qu'il est loin d'être con. Il s'installe ensuite dans le fauteuil en face du mien près du feu, et on commence à discuter de cette campagne. Vraiment discuter, et pas la version écouter poliment mais n'en avoir rien à foutre. Le genre de discussion que je pouvais avoir avec Tasha, à l'époque, soit en rentrant du boulot, autour d'un martini glacé, ou après s'être sauvagement envoyés en l'air, elle sa tête dans le creux de mon épaule et ma main sur sa hanche nue. Sauf que là c'est mon faux fiancé, gay, escort, mais qui a le mérite de se donner du mal pour faire illusion. J'ai même l'impression qu'il s'intéresse vraiment à ce que je lui raconte. Que ça a l'air de lui plaire, de discuter avec moi. J'en oublie presque le temps qui passe, et je sursaute en entendant le groom circuler dans le couloir pour nous prévenir que le dîner allait être servi dans une demi-heure. Je me relève et m'avance vers la penderie, tirant une des housses.

Eh bien, j'ai pas vu le temps filer. Je vais réfléchir à certaines de vos idées, elles sont vraiment intéressantes. Et... ça sera encore plus crédible si on me lance sur le sujet ce soir et que je pourrai dire que c'est vous qui me les avez soufflées...

Je lui souris, ôtant ma tenue décontractée que je laisse sur un fauteuil avant de passer ma chemise, mon pantalon, mes boutons de manchette et mon noeud papillon. Du coin de l'oeil je l'observe, et je dois reconnaître qu'il présente vraiment bien. Qu'il ne fera vraiment pas tache au milieu des autres. Un poisson dans l'eau. Et j'ai l'impression qu'il est bien assez intelligent pour survivre et riposter à ce qu'on pourrait lui dire, aux remarques qu'on pourrait lui faire.

Une fois prêt je lui fais signe de me suivre, ouvrant la porte et le laissant passer avant de la refermer. Une fois la chambre fermée, on avance de quelques pas avant que je ne me tourne vers lui.

Au fait... est-ce que... est-ce que c'est mieux qu'on arrive... bras dessus bras dessous, ou en se tenant la main ou juste... que je vous mette une main dans le bas de votre dos? Je... je ne sais pas...

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Dim 13 Sep - 23:33

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Un sourire m'échappe alors qu'au milieu de ses soupirs, et des légers bruits de contentement qui lui traverse ses lèvres, il m'avoue que ça lui fait du bien. C'est ça… Détends-toi… Cesse de me considérer comme un simple escort que tu dois supporter parce que tu n'as pas le choix. Commence à me considérer comme un avantage, comme quelqu'un qui peut te servir et te faire en plus du bien. Je connais mon job et je sais qu'en tant que mec dans ce métier, faut être plus que de bonne compagnie. Les femmes le sont et généralement ne sont que des choses d'une nuit qui offrent aux clients ce qu'ils veulent… Moi… Je dois devenir indispensable, pour que mes clients reviennent et décident de me garder sous la main au cas où. Je n'ai pas tant de clients que ça, pas mal de femmes et quelques hommes qui au fil du temps, sont devenus mes clients les plus fidèles. Ceux qui m'appellent pour une soirée avec moi, simplement parce qu'ils ont besoin de se changer les idées. Ceux qui n'attendent de moi qu'une chose : que je sois délicieux avec eux, que je les écoute, que je les rassure et qu'une fois tout les deux dans une chambre hors de prix d'un hôtel de luxe je sois l'amant dont ils ont toujours rêvés. Le bon garçon qui se met à genoux et qui pendant qu'il les suce, gémit doucement quand il me flatte d'une caresse sur la joue en me disant que je suis un bon garçon, que je suis leur Steve. Puis après ils veulent que je reste pour la nuit, que je les écoute, que je vienne caresser leurs joues en souriant, ne cessant de répéter qu'ils sont mes client préférés, ceux que je suis le plus heureux de revoir. C'est ainsi que ça fonctionne, alors oui, dès que j'ai un nouveau client, je fais tout pour que celui ait envie de me revoir, qu'il se dise qu'il a envie de me revoir ou qu'il a de nouveau besoin de moi… Au point qu'au bout d'un moment, il devienne lui aussi un de mes réguliers. C'est grâce à cela que je vis… Je ne survis et ne gagne ma vie que grâce à mes clients. Certains le font grâce à des carrières florissantes, moi je le fais en vendant mon corps et mon temps. Donc oui, je souris en sentant qu'il se détend sous mes doigts, qu'il accepte de me dire que oui, je me débrouille bien et que cela lui plait, c'est un premier pas. Sa tête bascule légèrement en avant et je ne peux que m'amuser à le voir se laisser faire de la sorte. Pire qu'un chat… Je parie que si je poussais le vice et que je venais l'embrasser dans le cou, il pourrait ronronner. Mais c'est trop tôt. Bien trop tôt. Si je tente ça, il va me repousser et me tenir de nouveau à distance, pour le moment, je dois rester subtile et agréable. Ainsi je me contente de délasser chacun de ses muscles du bout de mes doigts écoutant gentiment son explications qu'il me donne sur son projet. Je hoche doucement de la tête, émettant un léger bruit pour lui faire comprendre que je l'écoute toujours, riant simplement quand il me demande où est-ce que j'ai bien pu apprendre à faire ça. Et pour seule réponse je me contente d'un simple :

"Secret professionnel. Si je vous dévoile tout le premier soir, ce ne serait pas marrant…"

Un léger silence se pose entre nous alors que je finis par sentir ses épaules se relâcher complètement. C'est ça… Je ne suis pas là pour te faire du mal ou pour te forcer à quoi que ce soit, souviens-toi que j'ai été engagé et payé pour faire absolument tout ce que tu veux. Tu n'as qu'a obéir et je m'exécute. Je hausse un sourcil quand il me demande mon avis. Je laisse une bonne secondes ou deux passer, le temps d'y réfléchir. Puis le sentant suffisamment détendu, je retire mes mains de ses épaules, lui répondant alors que je vais m'assoir dans le fauteuil face à lui.

"Je pense en effet que c'est une bonne idée après… Pourquoi ne pas tenter de faire passer ça en disant que les jeunes cadres ambitieux qui peuvent se payer ça ont déjà bien mieux réussis que les vieux qui les regarde comme si ils étaient des singes incapables d'avoir la moindre bonne idée…. Avec ça, ils pourront clamer partout qu'ils sont les rois du monde, non ?"

Un léger sourire m'échappe alors que je m'installe dans le fauteuil appréciant de le sentir aussi confortable. Je pose mon coude sur le bras de celui-ci et laisse ma tête reposer sur ma main, croisant élégamment les jambes tandis que nous commençons à discuter de ses idées, du projet. C'est aussi ça mon travail. D'être plus qu'un simple beau garçon prêt à se mettre à genoux pour quelques billets supplémentaires. On peut me parler, me demander mon avis… Je suis là pour qu'il passe du bon temps, pour qu'il apprécie ma compagnie, coucher avec moi… Ce n'est vraiment qu'un bonus qui me permettra d'avoir quelques dollars de plus. Ainsi, pendant de longues minutes que je ne vois pas vraiment passer, on discute. Et pour une fois je n'ai pas à me forcer à faire la conversation et franchement, c'est agréable de parler avec lui. Parce que pour une fois, je n'ai pas à subir le discours d'un homme qui ne cesse de me dire à quel point sa femme est une emmerdeuse et à quel point je suis un mec bien… Ou alors un qui m'explique que son boulot le rend dingue et que du coup, me retrouver dans une chambre d'hôtel hors de prix et me baiser toute la nuit c'est sa manière à lui de se détendre. Non avec lui… C'est agréable de discuter. Lui s'intéresse réellement à ce que je peux dire et je dois avouer que j'ai presque l'impression qu'il ne me prend pas pour un idiot, mais presque pour un être humain capable de réfléchir et d'aligner autre chose que des formules de politesse. Et pour être franc, je suis presque aussi surpris que lui lorsque j'entends le groom annoncer depuis le couloir que le dîner aura lieu dans un peu moins d'une demi-heure. Je croise son regard et lui souris avec douceur quand il se lève, allant déjà chercher son costume.

"De même, c'est fou comme le temps passe vite quand on s'amuse. Et en effet, je pense que si vous parlez d'idée que votre fiancé vous a glissé, ils penseront tous qu'effectivement, nous sommes un couple parfait…"

Je me lève à mon tour et passe à côté de lui pour récupérer un de mes costumes que j'enfile. Je passe d'abord une chemise blanche que je viens couvrir d'un veston bleu nuit et d'une veste de la même couleur. Je termine d'ajuster le tout et souris doucement à James qui devait très certainement m'observer et se dire que tout de même, je présente pas mal. Oh je sais. C'est pour ça que c'est toujours celui-ci que je porte la première fois que je dois sortir avec un client… Parce que ce costume me met d'une façon presque indécente en valeur. Je termine de boutonner ma veste et lui sourit quand une fois prêt je le suis, prenant une légère inspiration alors que la porte se ferme derrière moi. C'est parti… Showtime. C'est le moment de lui prouver que je vaux mon prix et qu'un pourboire est presque obligatoire. Nous faisons quelques pas avant qu'il ne se tourne vers moi, me posant une question qui m'arrache un léger rire.

"Ça dépends… Quand vous êtes avec une femme, comment faites-vous ? Mais si je puis me permettre… J'aime beaucoup qu'on me montre son affection de la sorte."

J'attrape délicatement sa main et vient la poser dans le bas de mon dos, lui adressant un sourire aussi tendre que rassurant. Ça va aller. Je sais ce que je fais. Suffit juste de me suivre et de me faire confiance et normalement, tout va bien se passer. J'avance avec lui et je souris à la demoiselle qui nous accueille à l'entrée de la salle, cherchant nos noms sur une liste pour ensuite nous annoncer notre table. Mon regard se perd sur les convives et je suis presque impressionné par le nombre qui est actuellement en train de nous observer, nous détailler du regard comme des vautours pourraient le faire face à une carcasse. Tous ne doivent pas être au courant, certains devaient s'attendre à ce qu'il vienne avec une femme ou seul… Mais un homme. Quelques murmures s'échangent au milieu du bruit des verres qui s'entrechoquent et c'est sous le poids de leur regard que je suis Buck jusqu'à notre table. Quatre hommes, bien plus âgés que James y sont déjà installés et tous nous regardent bien étrangement. Je leur glisse un léger sourire et un "bonjour" délicieux à souhait alors que je m'installe aux côtés de Buck que je sens légèrement tendu. Je hausse un sourcil et vient poser ma main sur sa cuisse, le rassurant comme n'importe quel fiancé parfait et amoureux pourrait le faire. Ok, je crois comprendre… Ce sont ses rivaux. Ceux qui eux aussi visent cette fameuse promotion. Des requins qui n'attendent qu'une chose : que James fasse une erreur pour le bouffer tout cru. L'un d'entre nous adresse un sourire qui fait courir sur mon échine un frisson des plus désagréables.

"Barnes… Tu nous avais pas dit que t'allais venir accompagné… Ta sublime ex-femme avait donc raison ? T'étais si pathétique après votre divorce que du coup t'es allé te jeter dans les bras d'un mec ? Ou t'avais juste envie de découvrir ce que ça faisait de faire la femme ?"

Mes doigts se crispent sur sa cuisse. Merveilleux on nous a mis à la table des connards. En même temps, vu le milieu, fallait s'attendre à ce que tout le monde joue à celui qui a la plus grosse… Et généralement, celui qui répond que son mec se débrouille pas mal à ce jeu à le droit, en plus de perdre, de se prendre une branlée générale. Je souris à l'homme alors qu'un autre reprend.

"Rumlow allons… C'est pas nouveau. Déjà quand il s'est marié à Romanoff on savait que c'était pas lui l'homme des deux… De toute façon, pour être à cette table ce soir, il a du faire la pute, pas vrai ? Alors avec qui t'as couché pour être là Barnes ?"

Un rire se partage autour de la table et je commence à me dire que si c'est toujours ainsi, l'ambiance doit vraiment être des plus agréable dans la boîte. Mais soit. Conservant notre sourire. Je me racle la gorge et me permets d'ajouter.

"Bonsoir, je pense que nous n'avons pas été présentés… Steve Rogers et vous devez êtres le club des connards divorcés et aigris qui ont dû laisser une sacrée somme à leur ex-femme qui sont partis avec des hommes un peu plus évolués que ça ?"

Silence et un grondement échappe à ce fameux Rumlow.

"Barnes tu ferais mieux d'apprendre à ton fiancé à ne pas parler sans autorisation."

Je hausse un sourcil et m'apprête à lui rentrer salement dedans avant que le plus âgé du groupe n'intervienne.

"Du calme les enfants… Enchanté Steve… J'aimerais vous dire que c'est un plaisir de vous rencontrer mais vous comprenez, c'est tout de même un peu étrange que ce cher James, homme à femmes, nous ramène subitement un jeune homme… Bucky Bitch engagé avec un homme dont personne n'a jamais entendu… ? Et il fait son coming-out le week-end où les Stark vont décider de nommer leur nouveau partenaire ? Quelle charmante et étrange coïncidence, n'est-ce pas ?"
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Mer 16 Sep - 18:09
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J'avais oublié à quel point ça pouvait être plaisant, de pouvoir discuter comme ça, avec quelqu'un, de mon boulot. De lui expliquer, demander son avis sans se demander si l'autre ne vas pas piquer notre idée, ou nous donner de mauvais conseils exprès pour qu'on se plante. Non. Juste quelqu'un qui s'avère intéressant et sans doute plus... profond que ce à quoi on pourrait s'attendre de prime abord. Ses conseils et ses remarques sont pertinentes et judicieuses, et bien vite je reprends le stylo que j'avais abandonné pendant le massage, pour noter nos réflexions, et on arrive bientôt à plusieurs pages de prises de notes. J'aimais faire ça avec Tasha, à l'époque, confronter nos idées, discuter de nos campagnes, à l'époque où on était encore heureux et amoureux, et pas des ennemis, des rivaux, des menaces, dans un certain sens.

Finalement, lorsque le groom toque à notre porte, c'est plusieurs pages qu'on a noircies, et je referme le calepin avec un sourire satisfait avant de le reposer sur la table basse située devant les deux fauteuils. On se prépare ensuite, passant nos costumes, et on sort hors de notre chambre. Sauf qu'une fois dehors, je suis obligé de lui demander conseil. Et je déteste ça. Pas parce que c'est lui ou qu'il est un escort, juste que... je déteste avoir l'impression que je ne gère pas tout. Que je ne maîtrise pas tout. Ca me rend dingue, et j'ai l'impression d'être minable. Heureusement, il répond gentiment à ma question, et pose ma main dans le bas de son dos, même si je me suis retenu de sursauter quand ses doigts se sont mis à chercher les miens.

Je note. Nous ferons cela.

On s'engouffre dans l'ascenseur, et je rajuste mécaniquement mon noeud de cravate, jetant un dernier regard à mon reflet pour vérifier que tout est parfait. Le costume est impeccable, comme mes cheveux et mon teint. Et même mon accessoire est des plus agréables à regarder. L'équipement du parfait combattant, dans son armure de parade. Parce que oui ce soir je vais parader. Ce soir je vais prouver que Bucky Bitch est un putain de gladiateur qui hésitera pas une seconde à foutre des roustes à de vieux lions pour arriver à ses fins. Mon coeur bat plus vite alors qu'on s'approche de la porte de la salle à manger, et j'arrête Steve avant qu'il ouvre la porte, croisant son regard.

Bon, c'est parti. Montrons-leur à quel point nous sommes heureux à un niveau indécent. Et ça serait pas mal de rire pendant qu'on entre, comme si je venais de dire la chose la plus drôle du monde. Non?

Il me sourit, et je pose ma main dans le bas de son dos alors qu'il ouvre les double portes, laissant échapper un rire amusé alors qu'il me couve du regard. Il est vraiment bon le con. Je lui rends un sourire magnifique, ajoutant je ne sais quelle banalité alors qu'on s'approche de la jeune fille qui est censée nous placer. Autour de nous je sens que le niveau sonore a baissé d'un ton, que des regards me transpercent. Mais je préfère ignorer tout ça, toute cette mascarade de sous-fifres jaloux qui n'ont pas mon talent, ni mon élégance. Pendant quelques précieuses secondes, seuls comptent Steve et la jeune fille qui nous indique notre table. Je la remercie d'un sourire et avance d'un pas décidé vers l'arène. A savoir tous les candidats au poste d'associé. Ma main est toujours dans le dos de Steve, et je continue à lui parler, grand sourire aux lèvres jusqu'à arriver près d'eux. Là, et là seulement, je les regarde, les désignant les uns après les autres d'un geste de la main.

Messieurs, je voici Steve. Maintenant que le secret a été ébruité, c'est donc officiellement que je vous présente mon charmant fiancé.

Si mon sourire est toujours mielleux, je n'en mène pas large intérieurement. Dès le premier soir je vais devoir jouer serré. Je sursaute à peine en sentant une main sur ma cuisse, et étrangement, mon sourire se fait plus sincère quand je croise celui de Steve. Un simple geste, anodin, mais qui bizarrement me réconforte. Et c'est avec une voix calme, assurée et désinvolte que je riposte à son attaque.

Rumlow, Rumlow Rumlow... Si aigri que tu ne saisisses pas la notion de tomber amoureux? Et si étroit d'esprit pour ne t'en tenir qu'à un sexe? Je te plains. Quant à faire la femme, il faudrait revoir tes cours d'anatomie très cher. Je ne peux pas faire la femme vu que je n'en suis pas une.

Je jette un coup d'oeil à Steve et attrape la bouteille de vin blanc qui trône dans un pot de grès glacé pour la tenir au frais. Je la penche vers lui pour qu'il puisse voir l'étiquette.

Steve, je te sers du vin? Tu vois, je t'avais dit qu'on aurait du vin du vignoble Stark. On voit que le patron a les moyens de se payer les meilleurs maîtres de chai parce que son vin est excellent...

Je reste impassible alors que je remplis nos verres, et repose sagement la bouteille avant de porter le verre à mes lèvres.

Johnson, j'ai couché avec la terre entière. Pourquoi? Parce que mon talent a fait avoir des vapeurs a des millions de personnes qui ont vu mes campagnes de pub et qui les ont tellement aimées qu'à chaque fois les chiffres de vente ont décollé en flèche. Si faire la pute, c'est toucher mes clients potentiels alors oui, je l'assume sans honte. Par contre toi... les chiffres de la campagne Armani ont enfin décollé? Parce que j'ai entendu que l'impact était plutôt catastrophique au bout de quelques semaines...

J'avale une gorgée de vin avant de soupirer doucement, et sursaute presque en entendant la réplique de Steve, me retenant de recracher mon vin à la gueule de tous ces culs-serrés. J'étouffe un léger rire, essuyant mes lèvres avec la serviette en coton immaculé, secouant lentement la tête. Bien envoyée celle-là. Vraiment. Et à la remarque de Rumlow je hausse un sourcil.

Rumlow, les gens sont certes manipulables, mais ils ont leur volonté propre. Et contrairement à toi, je n'ai pas besoin d'avoir ma moitié soumis et docile. Il dit et pense ce qu'il veut, je suis pas sa mère.

Curieusement, c'est Pierce qui calme le jeu, et enfin qui ne le calme que pour en rajouter une couche derrière dans les insinuations coupables. Et c'est avec un sourire magnifique que je pose ma main sur celle de Steve, posée sur la table. Jouant le jeu, il croise ses doigts avec les miens et me lance un sourire aussi tendre que convainquant. Putain il est bon. Même moi j'y croirais. Je reporte mon attention sur Pierce, répondant d'une voix douce.

Tout d'abord, je n'ai jamais aimé que les filles. J'ai eu quelques aventures avec des types à la fac, seulement, depuis... je n'ai pas trouvé d'homme qui attire mon attention et mon intérêt, jusqu'à Steve. Et si je n'ai jamais parlé de lui, si je ne l'ai jamais ramené depuis les quelques mois où on se fréquente, c'est tout simplement pour lui éviter l'accueil que vous lui avez réservé ce soir. Vous pouvez comprendre que je n'étais pas impatient de voir l'homme que j'aime se faire critiquer et insulter. Sauf que la nouvelle est venue aux oreilles de Pepper qui a tenu à ce que je lui présente Steve. C'est pour ça qu'il est là.

Nouveau regard échangé avec Steve. Et à son sourire, je sens que j'ai été convainquant. Que c'est plausible. Me désintéressant d'eux j'attrape la carte et la lui tends pour qu'on puisse y jeter un oeil tous les deux. J'exagère mon sourire alors que je parcours les lignes. Et heureusement, je me rappelle qu'il m'a dit être végétarien.

Quelque chose te plaît? Connaissant Pepper elle a dû prévoir quelque chose de végétarien. Tiens là... salade César au tofu... de la bouffe pour lapin mais ça pourrait te plaire non?

Et je ris doucement, avant de boire une nouvelle gorgée de vin, dans mon faux jeu de l'amoureux transi.

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Ven 2 Oct - 16:30

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Des milieux de requins, j'ai eu le plaisir d'en fréquenter quelques-uns, en étant soit le rencard d'une jeune sénatrice ou celui qu'un grand industriel… Alors j'en ai vu des regards envieux et dédaigneux, j'en ai entendu des chuchotements méprisants cachés sous des sourires de politesses et des ronds de jambes obséquieux. Je suis familier avec tout ça, et c'est aussi mon travail de supporter tout ça et de rester dans mon rôle de parfait rendez-vous ou ici, de parfait fiancé. Ainsi quand le comité des gros connards frustrés et jaloux commencent à me rentrer dedans, je me contente simplement de garder mon sang-froid, même si l'envie de leur en coller une me démange salement… Mais comme le dit si bien mon patron, c'est pas les rues de Brooklyn ici, je ne peux pas me permettre de frapper quelqu'un au moindre soucis. Ici je me dois d'être parfait. Alors je me contente d'une légère remarque avant de plonger le nez dans mon vin, écoutant les coyotes sortir à nouveau les crocs. J'hausse un sourcil à la remarque du dernier. Hm. Visiblement, ce n'est pas tant moi le problème, mais James. Tous autour de la table ont surtout du mal à le voir avec un homme…  Sa main vient chercher la mienne et c'est en lui glissant un sourire tendre que je mêle nos doigts dans un geste plus que naturel. Autant jouer le jeu à fond. Tout le monde pense que l'hétéro chasseur de jupon qu'il était, est incapable de s'être casé avec un homme… Mes doigts caressent tendrement les siens alors qu'il leurs réponds, m'arrachant de ce fait un autre sourire. Hm, vraiment pas mal, si on continue comme ça… Tout le monde va vouloir s'incruster à notre mariage. Je croise à nouveau son regard et resserre doucement ma prise sur ses doigts, lui jetant un de ses regards que l'on n'échange qu'avec sa moitié.  Et comme deux vrais tourtereaux qui sont trop occupés à roucouler, nous ignorons les fauves qui rongent déjà leurs freins. Oh je me doute bien qu'ils ne sont pas vraiment heureux de voir leur rival de toujours débarquer en charmante compagnie… Parce qu'ils savent que si je plais à cette fameuse Pepper, James a bien plus de chance d'obtenir le poste qu'ils convoitent tous… Juste parce que l'homme qu'ils doivent détester le plus a viré gay et ramène un charmant jeune homme. L'idée m'arrache un autre sourire. C'est ça les gars. Détestez-moi. Je me penche légèrement vers James quand il attrape le menu, roucoulant d'une façon qui en devient presque indécente à mon oreille. Je retiens un léger rire avant de simplement venir déposer un baiser sur sa joue, lui répondant un ton si mielleux qu'il en est presque écoeurant.

"Tu as finis oui ? Vilain bouffeur de viande rouge…. Mais oui, je pense que je vais partir sur la salade."

Je sens les regards assassins de ses collègues sur nous et honnêtement, ça m'amuse furieusement. Ça m'amuse au point que j'ai presque envie d'embrasser James à pleine bouche juste pour les entendre crisser un peu plus des dents. La jalousie est un si vilain défaut… Mais j'adore en être la cause. J'attends que James termine son vin et tendrement je viens lui voler un rapide baiser, goûtant l'alcool sur lèvres, pour lui glisser un léger sourire. Je peux presque les voir lever les yeux au ciel alors qu'un "pitié ils sont écoeurants en plus", est murmuré non loin de nous. Je conserve ma main dans la sienne et un sourire m'échappe. Parce que le reste de la soirée se déroule comme ça. Au loin j'observe la table des grands chefs et comprends que ce dîner n'est qu'un moyen de retarder le début des hostilités. Ils se tiennent loin pour que tout le monde rumine dans son coin. Pas de favoris, pas de combat. C'est pour ça qu'à mon avis, tout ceux qui ont une chance d'avoir le poste se trouvent à cette table et arrêtez-moi, mais je parie que l'air de rien, nous sommes observés. Autant par les grands patron que par l'ex-femme de James qui ne doit attendre qu'une chose : qu'il fasse une erreur. Et le pire dans tout ça, c'est qu'elle doit réellement croire que j'en serais la cause. Ma main vient doucement caresser la cuisse de James.  Ça n'arrivera pas, je n'ai peut-être rien à perdre à part un magnifique pourboire mais j'ai un défaut… Je déteste perdre. Heureusement, malgré l'ambiance à table, la soirée se déroule bien. La nourriture est excellente, le vin franchement pas désagréable à boire, et étrangement tout se passe mieux que je ne l'espérais avec James. J'avais peur qu'il panique ou qu'il ne soit pas du tout à l'aise mais non. Il joue parfaitement son rôle et même moi il arriverait à me tromper. Parce qu'à être là, avec lui, à ce repas, j'ai presque l'impression d'être avec l'une mes réguliers. Ceux qui ne font pas semblant, ceux qui sont simplement heureux d'être avec moi. La soirée se déroule tranquillement et après une annonce de Tony qui nous remercie d'être là et qui espère que ce week-end sera profitable pour tout le monde, la soirée prend fin et rapidement, tout le monde regagne sa chambre, se préparant pour la journée de demain. La main de James au creux de mes reins nous nous excusons auprès du reste des invités et c'est avec un sourire qu'on entre dans l'ascenseur. Les portes ont à peine le temps de se refermer que je sens sa main se retirer et un soupir m'échappe. Les numéros défilent sous nos yeux et je passe une main dans ma nuque faisant rouler mes épaules.

"Hmmm… Je donnerais tout pour une douche… Ne serait-ce que pour me débarrasser de l'impression que j'ai d'avoir dîné avec une bande de vieux coyotes… Sérieusement, je m'étonne toujours que mes clients arrivent à supporter ce genre de milieu… D'un certaine façon, je vous admire."

Je lui glisse un sourire alors que nous arrivons enfin à notre étage et que l'ascenseur nous laisse entrevoir notre couloir. Je marche à ses côtés et une fois la porte passé, je commence déjà à déboutonner ma veste, puis mon veston. Un sourire m'échappe alors que ma cravate siffle le long de mon col et qu'elle atterrit sur notre lit.

"Et je parie que ce serait indécent que je reparle de cette idée de finir la soirée au lit ? Non parce que… Si vous voulez tout savoir, je peux encore m'occuper de vous…"

Je me retourne vers lui, lui glissant un sourire plein de charme. Oh je sais que la réponse risque d'être non… Mais bon, on ne m'en voudra de vouloir gratter quelques billets de plus.
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Mar 6 Oct - 20:55
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Sérieusement, je pensais pas que ça serait aussi facile. Vraiment pas. Je pensais que je devrais me forcer, gamberger à tout va pour trouver quoi dire ou quoi faire. Et finalement ça m'amuse. Ca m'amuse parce que je vois ça comme un jeu. Parce qu'avec Steve, sans avoir vraiment eu besoin de se le dire, on s'amuse à faire ou dire des choses qui font grincer des dents les vieux coincés du cul qui siègent avec nous. On pourrait presque avoir une grille de bingo devant nous, et aura gagné celui qui aura fait lever le plus d'yeux au ciel et qui aura fait pousser le plus de soupirs. Alors bien sûr, au début ça m'a fait bizarre de prendre sa main, et de sentir ses longs doigts au lieu de ceux fins et délicats de Tasha, mais petit à petit, je n'assure pas ma couverture, je joue à être gay. Et ça m'amuse follement. Dieu qu'ils sont en train de se prendre une belle gifle de progressisme en pleine face, et c'est tellement agréable à regarder. Les pauvres.

L'entrée arrive, puis le plat, le fromage et enfin le dessert. Bon sang je n'imagine même pas combien un long week end comme ça doit coûter. Assurer trois repas quatre étoiles par jour pour une centaine de personnes, en plus du personnel d'entretien et autres. Les Stark sont vraiment les nouveaux Rockfeller, et j'avoue que de siéger à la droite de Dieu ne me déplairait pas. Loin de là. Tout au long du repas je jette de douces oeillades à Steve, surveillant de temps à autres la table royale, et à un moment, croisant le regard de Pepper, je lève mon verre de vin dans sa direction accompagné d'un de mes sourires les plus charmeurs. Allons chère Pepper, vois comme je forme un couple adorable avec ce joli garçon. A quel point lui et moi formons le couple gay parfait, le genre de voisins de palier dont toute fille rêve, qui a un appart délicieux, rempli d'objets d'art et chez qui elle peut aller se réfugier en cas de coup dur, installée sur leur canapé et un verre de Martini en main. C'est ça que je suis en train de te vendre trésor. Steve peut devenir ton nouveau meilleur ami, mais la seule condition pour laquelle tu vas pouvoir passer du temps avec lui et accomplir le rêve du meilleur ami gay, est de me donner la place que je convoite. Peu importe combien ça me coûte. Je serais même prêt à payer pour qu'il l'emmène déjeuner ou se faire une pédicure, si j'ai ce que je veux.

Finalement le dîner s'achève après un petit discours de Stark Junior qui nous remercie et nous souhaite bonne nuit. Je repose la serviette que j'avais laissée sur mes genoux sur la table, et me relève, faisant vaguement mes adieux au reste de la tablée avant de quitter la salle à manger, ma main dans le bas du dos de Steve sans même avoir à y réfléchir trop longtemps. Et c'est seulement une fois dans l'ascenseur que j'ôte le masque. Tout comme lui, qui soupire avant de me parler d'une douche. J'ai un léger rire en me tournant vers lui.

Bienvenue dans mon monde très cher. Mais je comprends tout à fait, ces vieux cons montrent les dents parce qu'ils se sentent menacés. Je suis plus jeune, plus talentueux qu'eux, et ils n'aiment pas ça. Et puis... pour eux être gay est une tare alors... c'est aussi pour ça que je veux gagner, juste pour les faire chier... Enfin, j'imagine que dans votre monde tout ne doit pas être rose non plus. Est-ce qu'il y a une rivalité entre vous d'ailleurs? Est-ce que ça arrive que vous vous disputiez des clients?

Je suis sincèrement curieux, vu que j'ai toujours eu les échos du côté féminin, et jamais de celui des hommes. Et puis, si déjà je le paie et je passe le week end avec lui, c'est un peu normal que je veuille me renseigner non? Vu que je l'ai sous la main... Je sors la clé de la chambre et repousse doucement la porte du pied une fois qu'on est entrés tous les deux. Du coin de l'oeil je le vois déjà faire valser sa cravate, et je ne tarde pas à faire de même, abandonnant mes chaussures près de la porte, et suspendant mon costume sur un cintre de la penderie. Sauf que j'ai à moitié la tête dans l'armoire que je l'entends me parler et j'étouffe un léger rire. Pour avoir de l'aplomb, il en a!

Eh bien, étant donné que notre comédie s'arrête une fois la porte de la chambre fermée, je vous conseille plutôt de profiter d'un week end tranquille où vous n'avez qu'à apprécier domaine, la bouffe et les activités, sans vous préoccuper de vous déshabiller. D'ailleurs, en parlant d'activités, voyons à quelle sauce nous serons mangés demain...

Je m'approche de la console de l'entrée et j'attrape le petit dépliant imprimé spécialement pour l'occasion. Demain matin, match de polo pour ceux qui le souhaitent, les autres ont quartier libre.

Bon, Tony et son père sont mordus de polo donc je me dois d'apparaître aux matchs... Prions pour que je ne sois pas trop rouillé. Mais faites vous plaisir, il y a un sauna et un hammam au sous-sol je crois bien. Et connaissant les Stark, surtout Tony, et à quel point il aime sa chère Pepper, il aura peut-être fait venir des masseurs et autres pour la bichonner. Je vous laisse regarder.

Je lui tends la plaquette et file dans la salle de bains pour me brosser les dents et me mettre en pyjama, ressortant quelques minutes après.

Voilà, la douche est toute à vous. Et moi je file me coucher, la journée sera longue et intense, et il faut que je sois en forme. J'ai un poste à gagner moi...

Je lui souris, me laissant retomber dans le grand lit avant de me glisser sous les couvertures moelleuses. La vie de milliardaire a du bon... Je ferme les yeux, entendant l'eau qui coule au loin, et quand je les rouvre, il fait jour et je... je suis...dans les bras de Steve. Je... eh bien...hmmm heureusement il dort à poings fermés et je me contorsionne pour m'extirper de ses bras de colosse sans le réveiller, avant d'enfiler ma tenue de polo. Heureusement que je fais toujours la même taille et le même poids qu'il y a dix ans, parce que ça m'aurait fait chier de me racheter une panoplie complète juste pour ce week end. Je lace mes bottes, glisse ma bombe sous le bras et laisse juste un petit mot derrière moi sur le meuble près de la porte.

"Steve, le polo m'appelle. Comme vous dormiez profondément je ne vous ai pas réveillé. Profitez de votre matinée de liberté pendant que je vais conquérir le coeur de Stark à coups de maillet. Bucky".

Je redescends dans la salle à manger et je vois que les quelques courageux déjà là sont tous vêtus de tenus d'équitation assorties à la mienne. Tous les prétendants au trône, et les aspirants aux bonnes grâces de Stark. Dont Rumlow, qui ne se gêne pas pour me tendre une pique.

Eh bien Barnes, c'est déjà la guerre froide que tu descendes seul?
- C'est tout le contraire très cher... C'était tellement torride que j'ai préféré le laisser se remettre de ses émotions. Dans un sens tu me rassures, j'ai bien eu peur qu'on nous entende dans tout l'étage. Il doit vraiment y avoir une bonne isolation ici...


Et avec un sourire délicieux je m'éloigne, le laissant rager et pâlir en même temps. Dieu que c'est drôle. Je m'installe à une table, seul, attrapant le journal pour savourer la tranquillité matinale et grignotant quelques viennoiseries quand une voix roucoule à mes oreilles.

Bonjour trésor.
- Tasha très chère, au cas où tu l'aurais oublié, nous ne sommes plus mariés.
- Un détail Bucky, un détail. Alors avec ton fiancé?
- Nous sommes on ne peut plus heureux. Et comme je tiens à toi, tu vas être la première à apprendre la nouvelle : on va adopter un petit chinois.
- Ta répartie légendaire. Enfin, je suis venue te dire que ma petite surprise a fait grande impression. D'après Maria, Tony et Pepper sont tombés dans le panneau, et Pepper, je cite, vous a trouvés adorables. Tu marques des points.
- Eh bien, même si je ne pensais pas te le dire une fois devant le fait accompli mais... merci. On dirait bien que je prends la tête, si on peut dire.
- J'y compte bien. J'ai mes propres intérêts dans cette histoire.
- Je sais, je sais. Tu te joins à moi?
- Avec plaisir.


Elle aussi est en tenue d'équitation. Dieu du ciel ce que j'ai pu détester les premières leçons que j'ai dû prendre, à vingt piges passées... mais j'avais vite compris que si je voulais me faire une place, je devrais jouer selon leurs codes, et leurs règles. Ils jouent au polo? Hors de question que je reste sur le banc de touche parce que les seuls chevaux que j'ai vu quand j'étais gosse, c'était des playmobils. Alors deux fois par semaine pendant un an je suis allé me faire chier pour des leçons particulières, et personne n'en a jamais rien su. A mon premier match, j'étais très loin d'être le meilleur, mais j'étais un joueur correct, et c'était tout ce que j'espérais. J'achève mon petit déjeuner et je file en direction des écuries.

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Ven 23 Oct - 14:34

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Un monde de requins assoiffés de sang. Voilà ce qu'ils sont. Ils seraient prêt à empiler les cadavres pour arriver au sommet. Roi du monde avec du sang plein les mains. Ce genre de personnes sont dévorés par l'ambition et pour eux les amis n'existent pas. Oh je serais bien mal placé pour dire que je travaille dans un milieu où la concurrence n'existe pas. Le monde des travailleurs du sexe est peut-être aussi dur que celui des requins de Wall Street ou des avocats de l'Upper. Bien sûr que c'est dur… Bien sûr qu'on hésite pas à te mettre plus bas que terre, à te dire que t'es juste bon à sucer des types dans des ruelles crasseuses. Et quand on ne tente pas de te remettre dans la rue où tu faisais le trottoir avec le ventre creux et un sale goût dans la bouche… On te vole tes clients. Alors quand tu es une femme… Tu t'en fous… Tu peux toujours trouver un autre connard qui acceptera de te payer pour que tu lui tienne chaud pour la soirée… Mais quand tu es un homme… Tes clients tu ne peux pas te permettre de les perdre. Sinon c'est une partie de ce qui te fais vivre qui disparait… Et des clients comme Buck qui débarquent de nul part… Ça n'arrive jamais. Et maintenant que je le tiens… Je compte bien en faire un de mes réguliers… Dans l'ascenseur je défais quelque peu ma cravate alors que je me contente d'une réponse des plus vagues, considérant que je ne suis pas celui qui devrait s'ouvrir à l'autre. Je suis celui qui devrait devenir son confident, qui devrait l'écouter et lui donner l'impression que je suis la personne dont il avait besoin.

"Le monde n'a rien d'un endroit merveilleux. Le job de tes rêves n'existe pas et il faut te faire à l'idée que tout les milieux sont remplis de coyotes prêt à te sauter à la gorge."

Nous remontons le couloir jusqu'à notre chambre et une fois que la porte est fermée derrière nous, je retire ma cravate, la laissant retomber sur le lit. Mes doigts déboutonnent ma veste puis le col de ma chemise alors que d'un sourire délicieux je lui propose de m'occuper de lui pour la nuit. Et c'est sans surprise que me parvient un rire, puis un refus. Mais pas un de ceux qui est violent ou dégoûté… Non un peu amusant à écouter. Parce qu'à mon oreille il ressemble presque à un "tu sais, ce n'est pas prévu que je te cède mais si tu continues à te faire aussi charmant… Peut-être qu'un jour je te demanderais d'entrouvrir les lèvres pour ma queue." Un sourire ourle mes lèvres alors qu'il commence à parcourir des yeux la plaquette d'information qui traîne dans notre chambre, m'apprenant que demain, c'est polo. Le sport de riche par excellence. Le sport dans lequel je ne brille pas. Monter à cheval, je peux le faire… J'ai appris avec un de mes clients… Mais le polo. Hors de question. Mais je dois avouer que l'idée d'une bonne séance de spa… Ça je peux le faire. J'attrape la plaquette du bout des doigts et le laisse disparaitre sous la douche, écoutant l'eau couler alors que je termine de me déshabiller, rangeant mes affaires dans mon coin d'armoire. Quelques minutes plus tard il finit par quitter la salle de bain et je ris doucement à ses mots.

"Bien sûr… Je serais discret. Je vous rejoindrais quand j'aurais terminé. Bonne nuit James. Et avec moi à vos côtés… Vous allez le remporter ce poste."

Un autre sourire de ma part et je file sous la douche, délassant le moindre de mes muscles sous l'eau chaude avant de me préparer pour la nuit. Dix minutes plus tard je ressors, les cheveux disciplinés, la peau hydraté et simplement vêtu d'un boxer. Et je dois avouer que je suis impressionné de le voir déjà au lit, en train de dormir. Eh bien… Il ne plaisantait pas quand il disait qu'il fallait qu'il soit en forme pour demain. Je souris et viens me glisser sous les draps à ses côtés, m'allongeant sans le toucher ou le prendre dans mes bras. Je ferme les yeux et m'endors bien rapidement, me disant que c'est peut-être bien la première fois qu'un client me loue pour une nuit sans coucher avec moi.

Quand je me réveille le lendemain, je suis surpris de trouver le lit complètement vide. Pas de James. Juste moi. Je me frotte les yeux et soupire en voyant l'heure, m'étirant longuement. Bien… J'ai encore le temps de prendre un petit déjeuner avant d'aller profiter des soins du spa. Je quitte le lit et fronce les sourcils en voyant le petit mot qu'il a laissé à mon attention. Je souris en le lisant avant d'aller prendre une douche. J'enfile un polo et un jean avant de descendre prendre un petit-déjeuner léger. Personne ne me remarque vraiment et c'est assis à une table que je mange quelques fruits en lisant les nouvelles du jour. Une fois rassasié je remonte dans ma chambre et prends un peignoir, sursautant presque quand j'entends quelqu'un m'interpeller alors que je verrouille la porte.

"Steve ! Bonjour… Je pensais que vous seriez avec James au polo…"

Je me retourne et découvre face à moi la fameuse Pepper Potts aka Miss futur Madame Stark. Une grande blonde au sourire délicieux et à la peau pâle mouchetée de quelques taches de rousseur. Une serviette au bras et son peignoir sur les épaules elle m'observe, laissant son regard parcourir sur ma personne. Je lui glisse un sourire alors que j'use de ma voix la plus suave pour lui répondre.

"Eh bien… Je ne suis pas très polo… Je pensais plutôt aller me prélasser au spa, profiter du sauna ou du hanmam   et terminer sur un bon massage…
- Oh… J'allais justement au spa, pourquoi ne pas y aller tout les deux ? Ça me permettra de discuter un peu avec le charmant fiancé de James dont tout le monde parle…
- Tout le monde… Oh n'exagérez rien…
- Je vous assure Steve ! Hier soir vous avez fait grande impression… Alors dîtes-moi tout… Racontez-moi comment vous vous êtes rencontrés avec James."

Nous descendons tout les deux jusqu'au spa et je lui raconte le joli mensonge que nous avons préparés avec James. Je lui parle du fait que je travaillais comme serveur dans un café et que James était un de mes réguliers, que je le voyais passer tout les jours pour demander son frappucinno et qu'à force de me laisser de généreux pourboires… J'ai finis par lui proposer de venir boire un café avec moi. Puis je lui parle de notre premier baiser, des rendez-vous et du reste… Et je ne peux retenir un sourire quand elle a des petits moments de "han…" Je la tiens. Je la tiens tellement qu'au moment de se changer, elle reste avec moi, eh bien… Je passe ma serviette autour de mes hanches et entre avec elle dans le hammam, continuant de la charmer dans mon numéro du parfait fiancé et meilleur ami gay. Nous passons la matinée tout les deux et une fois le massage terminée, alors que nous sommes sur le point de nous quitter, sa main se pose sur mon bras et un sourire lui échappe.

"Oh Steve… Je vous vois ce midi ? Histoire qu'on continue cette discussion ? J'ai encore bien des choses à vous raconter, surtout à propos de Pierce… Vous pourrez venir à notre table avec James…
- Vraiment ? C'est trop d'honneur allons… Vous allez faire des jaloux…"

Un rire lui échappe.

"C'est peut-être ce que je veux Steve ! Oh et tu sais quoi ? Arrêtons de nous vouvoyer… C'est plus sympa ainsi !
- D'accord… D'accord…"

C'est à mon tour de rire alors qu'elle regarde sa montre, sa main toujours sur mon bras.

"Oh je dois filer ! Tony a dû finir son match depuis un moment ! Bref, je te vois ce midi Steve !
- Avec plaisir Pepper."

Dernier sourire de sa part et elle file, me laissant avec un sourire aux lèvres. C'était simple. Bien trop simple. Je pousse la porte de ma chambre et suis presque surpris quand je vois que James est déjà dans la chambre, changé et prêt à aller manger. Je lui glisser un sourire charmeur alors que je dépose le peignoir sur le lit.

"Bonjour James… Je vois que le polo vous réussit bien… J'espère que vous avez gagné…"

Je l'écoute alors que je me change, riant quelque peu quand il m'explique qu'il ne s'est pas gêné pour massacrer Rumlow et Pierce. Pas étonnant, quand on a la rage de vaincre comme lui… Je pense qu'on adore prouver à tout le monde qu'on est le meilleur dans tout les domaines. Je termine de boutonner ma chemise avant de reprendre.

"En parlant de bonne nouvelle… J'en ai une… Une qui devrait vous ravir…."

Mon sourire se fait plus charmeur alors que je m'approche en roulant presque des hanches, venant m'assoir sur ses genoux. Je passe un bras autour de ses épaules, l'autre jouant avec sa cravate.

"Devinez qui a réussis à nous obtenir une place à la table des rois ce midi ?"
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Dim 25 Oct - 18:03
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Clint! Clint bouge ton cul et fais-moi une passe!

D'un mouvement des hanches je fais pivoter mon cheval, pour me placer correctement face à la balle qui s'approche. D'un geste souple je recule mon bras, puis la balle avec le maillet. Par chance le coup, même s'il n'est pas trop fort, arrive à sortir de la mêlée.

Sam va-y!

Il hoche la tête, quelques mètres devant moi, et donc plus près du but. Un peu hésitant, il arrive pourtant à pousser la balle jusqu'au but, et l'arbitre siffle une fois que le point nous a été accordé. Des applaudissements retentissent depuis les tribunes où une dizaine de personnes courageuses sont venues nous applaudir sans jouer. A leur place, si je n'avais pas été obligé de me coller les fesses sur une selle pour me faire bien voir, j'aurais paressé au lit et j'aurais profité du hammam mais bon. On sonne ensuite la fin de la dernière chukka, signe que le match est terminé. Je lève mon poing en l'air en guise de victoire, avant de descendre de cheval pour prendre mes camarades dans mes bras. Deuxième du tournoi, nous! On s'en sort vraiment pas mal! On rit comme des débiles, redevenant comme des collégiens quelques minutes, avant de décréter qu'on mérite de boire un petit quelque chose pour se remettre. On laisse le personnel des écuries récupérer les chevaux, mais je donne quand même la pomme que j'avais prise au déjeuner à ma monture, histoire de la remercier pour son boulot. On m'en a donné un sympa, facile à manoeuvrer, et qui la plupart du temps filait tout seul vers la balle. Un coup de bol, qui mérite un petit bonus. Je souris en voyant la commissure de ses lèvres se couvrir d'écume blanche, et balancer la tête de satisfaction. Une dernière caresse sur l'encolure et je retrouve les autres pour aller au bar. Comme il est tôt je prends juste un jus de tomate, avant de constater qu'il est déjà onze heures. Merde, le déjeuner commence dans même pas une heure et je sens encore le canasson à plein nez.

Je termine mon verre, tape sur l'épaule de mes coéquipiers et remonte jusqu'à ma chambre, ma bombe sous le bras et ma cravache dans ma botte. Quand je pousse la porte, je ne vois personne. Steve doit être en vadrouille, et dans un sens, tant mieux. Lui au moins a pu passer une bonne matinée. Enfin... la mienne ne s'est pas si mal terminée vu qu'on a eu une jolie petite médaille que Tony nous a passée autour du cou, alors que lui et son père ont gagné la coupe. Mais bon, une ce sont les patrons, de deux ils ont leur propre écurie de poneys de polo. Et surtout, personne va s'amuser à battre le patron, surtout quand on sait à quel point Tony est mauvais perdant. Deuxièmes c'est parfait. Je laisse mes bottes devant la porte pour qu'on les cire, enfourne ma bombe dans son sac, rangeant le tout dans le placard, et je me deshabille enfin pour prendre une longue douche chaude. Une fois propre, je passe un jean sombre et une chemise blanche avec une cravate très simple. Décontracté mais pas trop. Je suis en train de passer mes boutons de manchette que j'entends Steve entrer, et je lui souris.

Alors cette matinée à se faire bichonner?

J'ai à peine fini ma phrase qu'il a déjà fait tomber son peignoir et qu'il déambule dans la chambre, follement à l'aise. La vache. Je m'estime joli garçon, mais lui... c'est du photoshop ambulant. Avec un corps pareil, il aurait pu faire mannequin, il aurait gagné certainement plus... avec moins d'emmerdes. Mon regard glisse sur lui une seconde pendant qu'il se change et je m'assieds sur le bout du lit, attendant qu'il soit prêt pour descendre à la salle à manger.

Eh bien oui! A ma grande surprise notre équipe, avec Sam, Clint et Peter avons fini deuxièmes du tournoi. Donc plutôt bonne. Et vous?

A peine sa chemise boutonnée il s'approche de moi, et je fronce les sourcils une seconde avant de le voir s'asseoir sur mes genoux. Eh bien je t'en prie, fais comme chez toi. C'est particulièrement étrange, et... destabilisant. Je n'ai jamais eu d'homme sur mes genoux comme ça auparavant. Surtout un qui est plus grand et plus costaud que moi. Je reste un peu figé, ne sachant pas trop quoi faire de mes mains et c'est alors qu'il m'annonce qu'il nous a eu une invitation pour la table Stark à midi. Soudainement ma main se pose sur sa hanche et l'autre sur sa cuisse, avant d'éclater de rire, ravi.

Non, c'est vrai? Tu es sérieux? Je suis impressionné, vraiment!

Je reste con une seconde, avant de rire à nouveau.

Putain... wow. Tu... tu peux être sûr que là, tu as gagné un extra...

Je jette un oeil à ma montre et mes yeux s'agrandissent un peu. Il est vraiment l'heure qu'on descende. Je repousse doucement Steve avant de me relever.

Eh bien trésor il est temps d'y aller. Il ne faudrait pas arriver en retard alors qu'on est à la table d'honneur. C'est d'un mauvais goût terrible...

Je passe ma main dans le bas de son dos alors qu'on sort de la chambre et que je récupère nos cartes magnétiques, lui en tendant une. Et alors qu'on s'achemine vers l'ascenseur, je ne peux retenir ma question.

Tu veux bien m'expliquer comment tu es arrivé à accomplir ce prodige? Te faire inviter? Je meurs d'impatience d'en savoir plus...

Je souris en l'écoutant alors que l'ascenseur nous descend, secouant un peu la tête. J'avais vu juste, et Tasha aussi. C'était bien par Pepper qu'il fallait attaquer, et on dirait qu'il s'y est pris à merveille. Un vrai publicitaire, il a créé une demande, et l'offre, c'est lui. Il a donné envie à Pepper d'avoir un meilleur ami gay : lui. Et en ça, je suis impressionné. On arrive bientôt dans la salle à manger, et j'ai un grand sourire quand je passe devant notre ancienne table alors qu'on se dirige vers celle des Stark.

Bon appétit!

Je tire la chaise de Steve, me remettant dans mon rôle de fiancé parfait, et m'installe à côté de lui, souriant à Pepper.

Ma chère, encore merci de nous avoir invités à nous joindre à vous. Steve n'a pas arrêté de me dire à quel point il avait passé une matinée délicieuse en votre compagnie...

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Jeu 17 Déc - 15:16

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Du bout des doigts je joue avec sa cravate, ronronnant doucement pour lui, sagement assis sur ses genoux. Le temps d'une seconde, je sens à quel point il a du mal avec, à quel point le simple fait d'avoir un homme aussi proche de lui le laisse avec un malaise que je peine à comprendre. Il n'a pas l'air d'un de ses idiots qui se sent obligé d'être désagréable et limite homophobe juste pour rassurer et assoir sa virilité et masculinité étrange fragile. Non, il semble être suffisamment ouvert pour même accepter de jouer la comédie avec moi, me tenant la main, caressant ma cuisse ou m'embrassant quand il le faut… Alors cette gêne quand nous sommes tout les deux, je dois avouer avoir du mal à la saisir. Parce qu'à chaque fois, je ne cesse de me dire que si j'étais une femme, il serait plus qu'heureux de m'avoir contre lui et je pense qu'il serait heureux de me caresser la hanche ou le creux des reins. Mais tant pis. Il me paye… Alors si il refuse de me toucher… Je me dis juste que j'ai pris deux trois choses de trop dans mes valises. Sauf qu'au moment où je commence à lui dire que grâce à ma petite excursion au spa avec Pepper, nous avons notre petite place à la table des rois. Là je sens ses mains sur mes hanches et ma cuisse et le sourire qui m'offre me donne presque envie de déposer un baiser sur ses lèvres. Un rire lui échappe et l'air de rien, je laisse mes doigts caresser son épaule.

"Eh oui… C'est pour ça que je coûte aussi cher."


J'ai un sourire alors qu'il rit à nouveau, me susurrant une petite chose qui fait glisser un léger frisson de plaisir le long de mon échine. Un extra. Rien que pour moi, sans avoir eu même besoin de le sucer. Eh bien… Je commence à me dire que j'ai trouvé le client parfait. Le gars me donne des pourboires simplement parce que j'arrive à faire ami-ami avec la fiancée de son patron… Alors si j'arrive à le mettre dans mon lit, j'aurais de quoi payer mon loyer en avance pour peut-être deux mois… Bon j'exagère, mais dans l'idée… Il va se ruiner pour ma personne. Après un rapide coup d'oeil à sa montre, mon "fiancé" me repousse doucement, me disant qu'il serait mal vu qu'on arrive en retard. J'ai un léger sourire alors que je me relève, lissant les pans de ma chemise et de mon veston, appréciant étrangement quand sa main se glisse dans le bas de mon dos, m'enjoignant à quitter la chambre. Mes doigts effleurent les siens tandis que je récupère la carte magnétique qui termine dans la poche de me veste, le sentant ressasser une question qui lui brûle la langue. Et c'est seulement une fois que l'ascenseur est appelé qu'il me demande enfin ce qui le travaille tant. J'hausse vaguement une épaule, attendant que les portes s'ouvrent dans un tintement familier. Je fais un pas et je me décide à lui répondre.

"Comment ? Oh, j'ai le droit d'utiliser la carte du secret professionnel ? Non ? Bon… Disons qu'avec ce genre de femme, le coup du "je suis le parfait fiancé gay de l'homme le plus séduisant de cette entreprise." Et voilà que… Elle est tombée sous mon charme… Après je n'ai eu qu'à lui dire que j'étais végétarien, que j'adorais moi aussi aller à tel ou à tel restaurant et voilà qu'elle me racontait tout ses petits secrets. En un claquement de doigts, je suis devenu son meilleur nouvel ami gay…"

C'était presque trop simple et je parie que là, tout les rivaux de James vont me voir être si proche de Pepper, qu'ils vont en pâlir de jalousie, parce que eux… N'auront personne pour séduire la femme du patron. Personne pour la faire rire. Y'aura que moi, et ils devront m'observer détruire leurs chances d'avoir cette place qu'ils désirent tous. L'ascenseur s'immobilise et quand les portes s'ouvrent, nous reprenons notre rôle de couple parfait. Sa main vient chercher le creux de mes reins, et quand nous passons la porte de la salle de réception, je sens les regards revenir s'accrocher sur nous. J'ai un sourire, un baiser que je dépose sur sa tempe tandis que je lui murmure à quel point je le trouve beau. Nous passons devant notre ancienne table et je ne peux que sourire à ces hommes jaloux qui avalent de travers leurs boissons face à l'insolence de James. Je me délecte de les voir fulminer et remercie mon fiancé qui a la délicatesse de tirer ma chaise pour que je m'y installe. Pepper nous regarde avec des étoiles dans les yeux et je ne peux m'empêcher de sourire. Oh oui nous sommes adorables, mignons, parfaits et tout ce que tu veux… James s'installe à mes côtés et je pose doucement sa main sur sa cuisse, que je caresse tendrement, ayant un ronronnement.

"Hm, c'est vrai…"


Je viens déposer un rapide baiser sur ses lèvres, lui glissant un dernier regard avant de me tourner vers Pepper qui couine déjà, les joues toutes roses.

"Han, Steve… Je suis sûr que James exagère… Enfin, je dis ça mais je n'ai pas arrêté de bassiner Tony à propos de notre matinée… Mais du coup ! Maintenant qu'on va avoir le repas pour nous, il faut qu'on discute de ce nouveau bar à smoothie. Alors, il est vraiment si fabuleux que ça ?"


Et à partir de ce moment-là, je ne m'occupe que d'elle. Pendant que les autres discutent affaires, des prochaines campagnes et que James donne allègrement son avis sur tel ou tel travail, je suis là avec Pepper à discuter de la dernière collection d'un jeune créateur de Brooklyn ou d'un endroit qu'on a envie d'aller essayer… Bref, le temps d'un repas j'ai l'impression d'être une vraie femme d'entrepreneur qui a bien trop d'argent et de temps pour elle. On rit, on discute et par moment, je ne peux m'empêcher de jeter quelques regards, me délectant de cette jalousie que je perçois chez ses rivaux. Par instant je laisse ma main se poser sur la sienne, ou nos doigts s'entrelacer. Et on joue chacun de notre côté, jusqu'à la fin du repas où Tony propose à Buck de venir boire un petit quelque chose avec lui, histoire de discuter d'une futur campagne… Je lui glisse un sourire, venant déposer un autre baiser sur ses lèvres.

"D'accord mon amour…  On se retrouve près du lac ? J'y serais avec Pepper, on va se baigner un peu histoire de faire quelques brasses…"


Il disparait et après cela, je repasse rapidement dans chambre, le temps de me changer et une fois que j'ai une serviette sous le bras et mes lunettes de soleil sur le nez, je retrouve Pepper avec qui je vais profiter du soleil de l'eau. Et une heure plus tard, quand James se décide à nous rejoindre, je ne peux m'empêcher de lui offrir un magnifique sourire, le laissant admirer l'eau qui ruisselle sur ma peau.

"Alors… Ce fut intéressant ?"

Je me relève, quittant ma serviette pour venir lui voler un long baiser.
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Lun 28 Déc - 22:57
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Je n'en reviens pas. Vraiment. En quelques heures à peine, il est arrivé à obtenir plus que ce que des mois de fayotage intensif et de boulot acharné n'ont pas permis d'avoir : la table royale. La dynastie Stark, à la table légèrement surélevée par rapport aux autres, histoire de monter leur supériorité par rapport à la plèbe et aussi de prouver que par rapport à eux, on est tous leurs employés. Même si Tony et Howard sont de bons patrons, qui savent reconnaitre l'audace et le talent, et qui croient aussi au fait qu'on peut obtenir ce qu'on veut en travaillant dur. D'autres patrons m'auraient fait attendre des mois, des années avant d'oser me confier une campagne pour une grande marque nationale, puis internationale, mais eux non. Enfin, au début ils m'ont cantonné aux projets sans importance, jusqu'au moment où j'ai eu vent d'une campagne pour Bulgari qui devait bientôt être confiée. J'ai soudoyé la secrétaire pour qu'elle me fasse une photocopie du dossier, et j'ai bossé dessus, dans mon coin, sans prévenir personne. Et j'y suis allé au culot. J'ai arrangé un rendez-vous avec Tony avec sa secrétaire et je me suis pointé, mes planches sous le bras, en donnant mes idées pour la campagne. Pendant de longues minutes, il a regardé ça sans rien dire, et je suis resté là, planté comme un con, en me disant qu'il devait hésiter entre me hurler de faire mes cartons ou de me balancer par la fenêtre du 85e étage. Et puis il a souri avant de rire.

Barnes, c'est ce qui s'appelle avoir des couilles. Je pense que c'est un peu trop original vu nos clients mais... j'aime vos idées et la façon de voir les choses. Je vais penser à vous si j'ai un projet que j'estime dans vos cordes.

Et voilà. Il m'a laissé ma chance. Depuis, j'ai pas arrêté de me défoncer pour qu'il ait jamais rien à redire. C'est arrivé qu'il aime pas, mais à chaque fois, c'était quand même fouillé et réfléchi. Et j'ai commencé à jouer dans la cour des grands. Maintenant je suis en compétition pour devenir un des associés sénior et... je serai le plus jeune à avoir obtenu ce titre si jamais je l'ai. Non. QUAND je l'aurai. Merde. Je suis Bucky Bitch, Bucky Fuckin' Barnes aux dents aussi longues qu'elle rayent le parquet, et je laisserai personne, personne me voler ce qui doit être à moi. Hors de question. S'il faut que je fasse vomir tout le monde à cause d'une overdose de niaiserie, je leur tendrai des mouchoirs et des pastilles à la menthe, mais comptez pas sur moi pour m'arrêter une seule seconde...

Je félicite Steve pour son excellent boulot, ma main posée sur sa cuisse alors que je ris, follement content à l'idée de voir les faces de vautours totalement écoeurés de me voir siéger à la droite de Dieu, et surtout d'admirer Steve qui caquète amoureusement avec Pepper, celle qu'ils ont négligée. Tous les hommes ont un point faible, et Tony, c'est Pepper. Si j'entre dans ses bonnes grâces je suis le vainqueur et jackpot. Bientôt, bientôt... Je vérifie mon noeud de cravate avant de sortir de la chambre et on entre dans l'ascenseur. C'est seulement à l'intérieur qu'il m'explique sa stratégie et je me mets à rire.

C'était parfait. Vraiment. Je ne savais même pas que Pepper était végératienne, mais ça ne m'étonne pas. Bien joué en tout cas... bien joué... Il faut croire que la sale blague de mon ex femme va être ce qui va m'amener à la victoire... Je noierai son bureau sous les roses quand j'aurai le poste... Elle l'aura mérité.

On arrive dans le hall puis dans la salle à manger, et comme prévu les vieux pruneaux s'étouffent presque en nous voyant passer comme des princes devant leur table, pour nous diriger vers les maîtres de ces lieux. Regardez. Regardez comme on est dans l'air du temps. Regardez comme on est beaux, comme on est jeunes, comme on est les princes de cette ville. Retournez à vos costumes italiens à deux boutons et à pli cassé totalement démodés et laissez nous prendre les rênes. Vous êtes juste bons pour le placard, ou pour vous occuper des produits destinés à des gens de votre âge. Je sens leurs regards qui nous suivent alors que je dévore Steve du regard, riant à son compliment en le poussant gentiment de l'épaule.

Ca suffit de me faire du gringue devant tout le monde oui?

Mais intérieurement j'ai juste envie de lui glisser de continuer, encore, juste pour les voir s'étouffer avec leurs idées trop étroites et leurs mentalités d'un autre temps. Avec leurs espoirs aussi. Parce que ce sera moi, l'élu. Je tire la chaise de Steve à peine arrivé et Pepper nous regarde comme si on était des animaux en peluche. Si ça peut te faire plaisir trésor, je veux bien mettre un déguisement de panda ou de koala. Aucun problème si j'ai mon poste à la clé. Et je manque de lever les yeux au ciel quand Steve se lance dans ce qui semble être le débat du siècle sur un bar à smoothie, genre... le truc le plus important du monde, pour lui, à ce moment précis. Et il est tellement bon que j'y crois. Je crois que ce foutu bar à smoothies est d'une importance capitale pour lui, tout comme le croit Pepper!

Un bar à smoothies? Il faudrait que tu m'y emmènes darling. Après avoir fait notre jogging ça pourrait être parfait! Figurez-vous que l'autre jour il m'a trainé dans je sais quel restau végétarien... tu sais darling... celui est pas loin de la 88e il me semble. Il m'a fait prendre un truc avec du quinoa. Moi. Au début je savais même pas ce que c'était du quinoa, je pensais que c'était une peuplade d'Amérique du Sud. Oui il s'est bien fichu de moi quand je lui ai raconté ça... Je disais donc... ouais c'était pas mal. Vraiment pas mal. Ca remplace pas un steak mais... j'en remangerai sans souci...

Petit sourire en coin et regard à Steve pour lui faire comprendre ''Rentre dans mon jeu" mais j'aurais pas eu besoin de le faire. Il rebondit, en rajoute et précise, et à l'entendre, on y a vraiment été et c'est limite s'il pourrait lui montrer des photos sur son smartphone. Il aurait vraiment dû faire acteur. Sincèrement. Pepper papillonne en répétant qu'elle nous trouve tellement adorables et je laisse Steve faire la conversation pendant que de l'autre côté Tony et Howard parlent boutique. Je prête bien plus d'attention à leur conversation, observant mon faux fiancé qui joue parfaitement son rôle tout en gardant distraitement sa main sur la mienne posée sur la nappe blanche, l'air de rien. C'est bien. C'est très bien. On discute campagnes, clients et autres, et j'arrive à faire rire les grands patrons, tout en remarquant des regards émus de Tony envers Pepper qui s'amuse follement. Parfait. Merveilleux.

Le repas se déroule simplement, et je crois presque entendre un mélange de choeurs d'anges et de bruit de tiroir caisse quand on me propose de rester boire encore un petit verre, laissant nos moitiés s'amuser follement. Putain c'est bon. C'est très bon ça. Je hoche la tête, retenant un sourire carnassier et souris à Steve qui s'est penché vers moi, l'embrassant rapidement.

Bien sûr, va t'amuser. Je vais pas t'embêter avec les conversations de boulot. File, et profite! On se retrouve tout à l'heure...

Je le regarde filer, feignant que chaque séparation avec lui est un déchirement avant de reporter mon attention sur les deux géants de la pub Stark. Le whisky est à se damner, le cigare cubain qu'ils m'offrent tout autant. Bon sang c'est agréable d'être aussi riche. Bientôt... bientôt... On discute agréablement, ils me demandent mes idées sur une nouvelle campagne qu'ils viennent d'accepter sans en avoir désigné de publicitaire attitré. Vite, très vite je donne quelques idées, imagine un concept, et ça leur plait. Ils sourient. Echangent des regards entendus. Allez. Dites que vous m'aimez. Dites que vous me trouvez tellement bon que vous me filez un bonus pour que mon précieux cerveau soit à vous et tout à vous... finalement, le whisky et le cigare terminé on se sépare, et je remonte pour passer un maillot de bain et des tennis, piochant dans la montagne de draps de bain dans la salle de bains, avant de mettre mes lunettes de soleil de créateur sur le nez. Parfait.

Je sors, les retrouvant sans peine, et il me fait littéralement le coup du calendrier Pirelli, édition mâle, avec son physique parfait trempé et ruisselant d'eau. La vache, on l'aurait lâché dans le pôle des secrétaires il y aurait eu autant de filles tombées dans les pommes que de filles mortes pour s'être entretuées histoire d'être la première, ou la seule à l'approcher. Je souris et lui rend son baiser, posant ma main sur sa joue.

Discussions de boulot, mais on a eu quelques idées intéressantes sur un nouveau projet. Et vous deux, ça tente de rendre vos divins bronzages encore plus parfaits?

Je m'allonge près de lui, fermant les yeux et basculant la tête en arrière avant de somnoler un peu. Finalement le cri de quelqu'un qu'on jette à l'eau contre son gré me réveille et je m'étire, souriant à Steve.

Eh regarde, il y a des pédalos par là. Tu voudrais qu'on en prenne un pour aller se promener sur le lac?

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Dim 21 Fév - 16:48

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Alors que l'eau ruisselle sur ma peau, glissant et caressant les courbes de mes muscles soigneusement dessinés, et que je vois la silhouette de mon cher fiancé s'approcher, je ne peux m'empêcher de me dire que j'en fais peut-être trop. À me pavaner de la sorte, presque à rouler des hanches et des épaules pour lui que j'ai normalement déjà séduit. Un sourire se glisse sur mes lèvres alors que je viens lui voler un long baiser, sentant ma peau frissonner quand sa main se pose sur ma joue. Je mordille doucement sa lippe avant de me reculer, lui offrant un sourire alors que je l'écoute, laissant mes deux mains se poser sur ses hanches que je caresse distraitement.

"Hm… Tant mieux alors…"

Je pourrais lui demander si la discussion a tournée en sa faveur et si de ses charmes il a séduit ses patrons, mais avec Pepper non loin de nous, je préfère attendre un moment avant de voir si grâce à ma petite intervention, il est désormais dans les petits papiers de ses patrons. Non à la place j'ai un léger rire, venant prendre sa main pour l'entraîner vers nos deux serviettes de plage.

"Va surtout falloir travailler le tien mon amour, si tu continues à prendre du retard ainsi, tu vas finir par ressembler à un cachet d'aspirine…"

J'hausse un sourcil par dessus mes lunettes hors de prix, le laissant installer sa serviette alors que je m'allonge à nouveau, étalant un peu de crème sur ma peau. Et une fois qu'il est à mes côtés, je me permets de venir chercher sa main, continuant de papoter avec Pepper qui reprend son grand débat à propos d'une marque de cosmétique bio et vegan qu'elle a découvert il y a peu de temps et alors que nous parlons produits de beauté et test sur les animaux, voilà que je sens James s'assoupir, chose qui m'arrache un sourire et qui arrache un couinement à Pepper quand elle me voit glisser une main dans ses cheveux que je caresse tendrement. Je pourrais ne pas avoir ce genre d'attentions avec lui, mais en plus de gagner un peu plus le coeur de Pepper, ça m'amuse un peu… D'être protecteur et faussement tendre envers un homme qui a les dents aussi longues… Il ne doit pas être le genre à aimer que ses escortes soient tendres avec lui mais plus à simplement obéir et faire ce qu'il veut. Les femmes doivent être soumises pour lui… Mes doigts caressent une dernière fois ses cheveux avant que je ne me retourne sur le ventre, reprenant ma discussion avec Pepper.

Je n'entends que le bruit de l'eau après que je ne sais trop qui ait été jeté dans l'eau contre sa volonté, sentant plus James qui se réveille d'un coup, s'étirant comme un chat sous mon regard amusé. Je remonte mes lunettes sur mon crâne et lui offre un magnifique sourire, venant doucement caresser sa joue.

"Une balade en amoureux sur le lac ? Je prends…"

Je nous excuse auprès de Pepper qui nous regarde avec un sourire niais alors que nous abandonnons là nos deux serviettes pour un des pédalos. Je m'y installe à ses côtés et alors que nous nous éloignons de la rive, je ne peux retenir un léger sourire et une fois que nous sommes suffisamment isolés, je me permets de me tourner vers lui, lui posant la question qui me brûle les lèvres depuis son retour.

"Je sais que je connais déjà la réponse à cette question… Mais je veux juste être sûr… Vous avez réussis à bien vous faire voir des deux Starks ?"

Et quand il me dit que oui, je ne peux retenir un rire, pensant que tout ça… Il me le doit pas mal. Sans moi à ses côtés, peut-être qu'il n'aurait jamais eu le chance de décrocher une opportunité de ce genre aussi rapidement… Tout ce qui lui manquait en faite, c'était quelqu'un pour séduire le coeur de ses employeurs… Je me tourne vers lui, osant un sourire plus charmeur.

"C'est une bonne chose… Encore un peu et ils vous mangeront dans la main James…"

Je me penche vers et quand je sens une certaine hésitation de sa part, je me contente de murmurer contre ses lèvres.

"Allons, un jeune couple comme nous qui ne nous embrassons pas alors que nous avons quelques minutes à nous… ?"

Il semble céder et je viens doucement effleurer ses lèvres pour un baiser que j'approfondis lentement. D'abord il n'y a que nos lèvres qui s'effleurent, puis mes dents qui viennent les effleurer et doucement, je permets de glisser ma langue entre ses lèvres, venant chercher la sienne. Ma main vient se poser sur sa joue, la caressant doucement pendant ce baiser qu'il finit par rompre. Je souris doucement contre ses lèvres avant de me reculer, remettant mes lunettes de soleil sur mon nez.
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Ven 29 Avr - 20:13
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Bon sang je les plains. Je les plains tant. C'est vrai que pour eux ça doit être dur, de voir qu'un gamin comme moi a déjà tout. Alors bien sûr eux ont déjà une villa dans les Hamptons est des comptes en banque aux Caïmans à plus de six chiffres, mais j'ai quelque chose qu'ils n'ont pas. Enfin qu'ils n'ont plus. La jeunesse. J'ai eu tout ce qu'ils espéraient, et qu'ils ont reçu, beaucoup plus tôt. Je roule en Aston Martin alors qu'eux roulaient encore en vulgaire berline allemande, et leurs appartements n'avaient pas une aussi belle vue que le mien. Leurs costumes venaient de chez Hugo Boss ou Burberry, fort bien, mais les miens sont faits sur mesure par un tailleur anglais et son carnet de commandes est plein trois mois à l'avance. Je sens leurs regards jaloux à en crever alors que je déambule le long de la piscine, roulant des hanches pour retrouver mon faux fiancé que je paie à prix d'or. Ils me détestent parce que je profite maintenant de ce qu'ils n'ont eu qu'après la crise de la quarantaine, quand leur besoin de se croire toujours désirable malgré leur bedaine engrossée de restaurants quatre étoiles et de whiskys de cuvées spéciales les a poussés à se taper leur secrétaire, au risque de voir leurs précieux mariages au contrat prénuptial terriblement désavantageux voler en éclat, et voir leur merveilleuse fortune fondre de moitié au profit de leur ex femme trahie qui s'est mise à se taper son prof de golf.

Contrairement à eux j'ai tout maintenant et je ne compte aucunement me priver. J'avais été suffisamment prévoyant, même amoureux. Le coeur a ses raisons que le porte monnaie ignore. Et j'ai pu sagement sauver mes petites économies au moment du divorce. D'ailleurs, contrairement à eux je m'entretiens. J'ai ma propre salle de sport et je l'utilise au moins trois heures par semaine. Eux sont obligés de payer une fille pour la faire s'asseoir sur leurs genoux. Ou ils doivent mettre bien en évidence leur montre suisse ou le porte clef de leur Ferrari pour qu'une étincelle d'intérêt s'éveille dans leur regard. Moi? Je peux lever qui je veux en jean et en simple tshirt. Je sais ce que je vaux. Je sais me vendre mieux que personne, et je finis toujours, toujours, par avoir ce que je veux.

Enfin, là, je me ferais presque éclipser par Steve qui, si je n'ai pas à me plaindre, a vraiment une plastique de rêve. Je leur fais avoir des vapeurs? Il les incendie. Et si en temps normal j'aurais peut-être été jaloux, là j'en suis que plus satisfait, parce qu'il est ma valeur ajoutée. Deux bellâtres pour le prix d'un. Un vrai couple de magazine, s'il était vrai et si je connaissais au moins son vrai nom. Enfin on s'en fout. Il fait juste ce pourquoi je le paie : faire envie. Les faire me jalouser en voyant le type avec qui je vais me "marier". On joue donc au couple parfait avec Pepper, et c'est sans aucune honte que je m'abandonne à une petite sieste, trop assommé par leurs histoires de produits vegan ou bio où je ne sais quelle connerie de hiptser. Et quand je me réveille, je continue à assurer le show, lui proposant un tour en pédalo. Il se relève et je souris en sentant ses doigts sur ma joue, sentant déjà Pepper fondre de mignonnitude en nous voyant nous tripoter de la sorte, nous comparant déjà à je ne sais quelle peluche mignonne qui vit dans un monde rose et pailleté. Si c'est ça que tu veux très chère, il n'y a qu'à demander.

On s'éloigne main dans la main et on grimpe sur un pédalo avant de commencer à nous éloigner du rivage. Je tourne la tête vers lui, l'observant à travers mes verres fumés quand je l'entends, et j'ai un léger rire.

Vous avez complètement séduit Pepper et elle vous mange dans la main. De mon côté, vous avez bien deviné, les Stark commencent à vraiment m'avoir à la bonne. Je gagne pas mal de points. Je suis le seul qu'ils ont invité à rester pour un verre après le déjeuner... c'est un sacré bon signe. Continuez comme ça et on aura chacun ce que nous voulons...

Je lui souris alors qu'il se penche vers moi et j'hésite une seconde avant de lui rendre son baiser. Les autres nous observent sans doute, surtout Pepper, et je prends mon temps, ma langue caressant la sienne. Et étrangement plus le baiser se prolonge plus c'est agréable. Je n'ai même plus envie que ça s'arrête, au contraire. Puis finalement je me recule avant de lui sourire.

Et pourquoi pas nous installer là... c'est tranquille...

Je lui désigne un grand saule pleureur près de leau, qui forme comme une sorte d'alcôve. Je nous dirige là, et une fois près de la terre je saute sur la rive et tire le pédalo un peu sur la terre ferme, avant de m'asseoir sur l'herbe. Buck s'installe à côté de moi et sans trop réfléchir je reviens prendre ses lèvres, juste parce que j'en ai envie. Et notre baiser finit vite par s'enflammer.

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Sam 29 Oct - 20:00

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L'eau se reflète dans les verres de nos lunettes et avec un sourire aux lèvres, je continue de pédaler en sa compagnie, parfaitement conscient du spectacle que je, ou plutôt nous offrons au reste des invités et surtout à Pepper, qui une fois suffisamment bronzée à son goût pour la journée ira rejoindre son cher Tony à qui elle dira que James et moi formons un couple tout à fait délicieux. Elle lui glissera l'air de rien et sans vraiment le vouloir, l'idée que James a une relation stable et plus que saine avec un homme adorable qui le rend heureux et donc plus page à s'épanouir dans son boulot. En fait, en ne cessant de parler de nous et de ô combien elle aime passer du temps avec moi, elle va influencer Tony dans son choix et si au final, il finit par choisir James, ça va clairement m'aider à décrocher un pourboire plus que juteux. Et soyons honnête, si je fais ça ce n'est pas pour lui faire plaisir mais plus pour toucher à la fin de ce week-end un putain d'extra qui va me permettre de boucler le mois sans trop m'inquiéter. Du coin de l'oeil, je contemple mon client et m'amuse presque de voir ses lèvres entrouvertes rester toutes offertes à moi, comme si il regrettait déjà cette instant où l'un contre l'autre, nos langues se trouvaient en une douce caresse. Je souris peut-être un peu, me tournant un peu plus vers lui, avec l'envie de lui demander si effectivement, mes baisers lui manquant déjà mais l'impatience lui donne le courage de m'empêcher d'en placer une. Lui aussi a un sourire avant de me proposer de continuer tout ça, caché du regard des autres. D'un hochement de tête, j'accepte et pédale avec lui, jusqu'à ce saule qui déjà du bout de ses branches vient caresser nos épaules. Je l'aide à monter le pédalo sur la terre et en un roulement de hanche délicat, peut-être un poil provocateur, je viens m'assoir à ses côtés dans l'herbe tendre. Je croise son regard un instant, sans oser rien dire, de peur de briser ce moment étrange que nous partageons. Bien sûr il ne reste pour moi que mon client mais je sens que lui se prend au jeu et commence à apprécier de m'avoir comme fiancé. D'un mouvement délicat de la tête, je me penche vers lui quand il semble initier ce baiser dont il rêve tant, laissant nos lèvres à nouveau se rencontrer tandis que d'une main, je viens tendrement caresser sa joue. Les yeux clos, je le laisse décider de la danse que nous mènerons, entrouvrant les lèvres pour sa langue quand il le désire, caressant la sienne quand il l'exige. Avec lenteur, je laisse mes mains se perdre sur son être, se posant d'abord sur sa joue et son épaule, avant de délicatement glisser vers son torse et sa nuque. Sous le bout de mes doigts je le sens frissonner et à mon tour, comme électrisé par sa propre envie, je me sens m'enflammer, osant me coller tout contre lui tout en approfondissant ce baiser que je ne romps qu'une fois le souffle court. Et là, alors que nos lèvres ne demandent qu'à se retrouver, j'ai presque envie de murmurer toutes les interrogations qui tentent de me détourner de ce besoin que j'ai de l'embrasser à nouveau. J'entrouvre un peu plus les lèvres, prends une grande inspiration et… L'attire simplement à moi pour qu'il reprenne cette échange passionné que nous avions. Après tout, je me fous de savoir pourquoi ou comment. Je me fous de la raison qui le pousse et qui l'a poussé à m'attirer ici pour m'embrasser. Je me fous de ses motivations et de ce qu'il a pu dire par le passé. Tout ce qui compte en cet instant, c'est qu'il me veuille, qu'il me désire et qu'il le fasse savoir. Mes deux mains encadrent désormais son visage et sans vraiment avoir besoin d'y réfléchir à deux fois, je m'allonge dans l'herbe et l'entraîne avec moi, le faisant s'allonger sur ma personne. Un frisson délicieux se promène alors sur ma peau quand nos deux corps se rencontrent enfin. Un soupir de plaisir m'échappe et envieux, je remonte déjà une jambe le long de sa hanche, pressant mon bassin contre le sien alors que mes mains quittent sa mâchoire pour son dos musclé. Du bout des doigts, j'apprends la courbe de son échine tandis que nos deux coeurs battent l'un contre l'autre et que nos lèvres ne cessent de se quitter pour mieux se trouver. Rapidement, je me perds dans ce début d'étreinte et autorise mes mains à terminer dans le creux de ses reins tandis que le souffle court, je viens lui voler un autre baiser, ne cherchant plus à comprendre ce qu'il veut réellement. Tout ce qui compte désormais, c'est de le satisfaire et si ce qu'il veut est cet instant intime que nous partageons alors soit… Je suis sien après tout et vu la fortune qu'il dépense pour mes services, il a tout les droits d'exiger ce qu'il veut de moi. J'oublie le monde qui gravite autour de nous et les yeux clos, je ne pense plus qu'à satisfaire le moindre de ses désirs.
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Lun 16 Jan - 11:52
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When karma is a bitch, but Tasha is bitchier
Steve ✧ Bucky
Il est impressionnant, quand je le regarde. Je ne sais pas s'il est gay ou pas, s'il se tape un mec ou une nana dans sa ''vraie'' vie, mais en tout cas il sait foutrement bien faire illusion. Surtout qu'à l'entendre bavarder de trucs tellement chiants avec Pepper avec assurance et surtout...expertise, je me demande s'il feuillette pas des magazines de nana juste pour se tenir au courant de ce genre de conneries. C'est vrai ça, est-ce qu'il achète ce genre de torchons et fait gentiment ses devoirs, à savoir étudier les collections et savoir quelles sont les dernières tendances? A se faire des fiches et à marcher dans son appart en les relisant à haute voix et en se posant des questions? Mieux, à se faire des interros entre escorts, se montrant des escarpins en photo, ou un manteau, et l'autre doit retrouver la marque? Bonne question... peut-être que je la lui poserai, à un moment plus... opportun, et surtout un moment où aucune paire d'oreilles ne pourra surprendre ce qu'on dit, et découvrir le pot aux roses, ruinant ainsi toute ma carrière. Est-ce qu'il y a des organismes de formation d'escorts? Putain maintenant mon esprit de commercial est lancé et je suis sûr qu'il y a un marché à créer et surtout à prendre. Pourquoi pas un appartement discret, sans plaque, connu juste du bouche à oreilles où les escorts pourraient avoir des formations, avoir des gens qui les briefent, leur apprennent des trucs, le tout dans la discrétion et la confidentialité la plus totale? Des cours d'étiquette, apprendre à marcher, à parler, avoir des informations sur l'actualité, l'économie, tout pour pouvoir briller en société et devenir des escorts de haut vol, la crème de la crème... Il va falloir que je me note ça... et dans mon esprit un nouveau dossier se crée, rouge, un titre apparaît et toutes les idées que je viens d'avoir s'y inscrivent avant d'être refermé, et soigneusement rangé, pour plus tard.

Une bonne chose de faite. Je peux alors me concentrer sur Steve, et je lui propose une balade en pédalo, une pour jouer la carte du ''Regardez comme j'aime tout faire avec lui et on trouve notre bonheur dans les petites choses simples'' mais aussi pour être assez loin et que personne ne nous entende. On parle boutique, et stratégie, et mine de rien j'apprécie que derrière son apparence romantique et chaleureuse se cache quelqu'un d'aussi manipulateur et prévoyant que moi. Je sais jouer avec l'esprit des gens pour leur faire croire que ce que je leur balance au visage est exactement ce dont ils ont envie, mieux encore, besoin, et qu'ils aient du mal à réaliser qu'ils ont pu vivre toute leur vie sans. Lui joue avec les sentiments en plus des désirs, et j'admire le fait qu'il sache quoi dire, quoi faire en face de quelqu'un pour l'emmener exactement là où il veut, le pousser à faire ce qu'il veut. On est tous les deux très bons dans ce qu'on fait, et mine de rien, je suis assez content d'être tombé sur lui même si c'est... un mec. Il connaît son job, il sait quoi faire pour avoir ce que moi je veux, et donc lui aussi, par ricochet, et il vaut mieux ça, même s'il a une paire de couilles et une bite que j'imagine assez impressionnantes pour l'avoir hissé à ce niveau de réputation dans le milieu, qu'une gourde jolie certes, mais qui se serait contentée de glousser et d'avoir autant de culture et de répartie qu'un escargot passé sous un pneu de mon Aston... Il est manipulateur et déterminé,et ça me plait...

On pédale paresseusement sur l'eau, observant les autres qui s'amusent et rient en se jetant à la braille et s'éclaboussant, jusqu'à ce que je propose de nous isoler un peu. J'ai besoin de souffler un peu, et de pouvoir baisser le masque sans qu'on le voie, de ne pas maintenir l'illusion quelques minutes. Et étrangement, pour me retrouver seul avec lui... même si j'ai encore un peu de mal à me l'avouer. On se glisse sous les branches, découvrant une tente de verdure à l'abri des regards, et curieusement plus calme. On descend sur la terre ferme, remontant le pédalo sur l'herbe avant de se laisser retomber sur le gazon en soupirant. Et je l'observe, remontant mes lunettes de soleil hors de prix sur mon crâne. Je détaille les traits de son visage, ses lèvres, son torse parfaitement dessiné et délicatement doré et sans trop y réfléchir, je me penche vers lui. Il complète le chemin à parcourir, et nos lèvres se rencontrent, légèrement, doucement d'abord, comme si elles faisaient connaissance, avant d'intensifier ce baiser, comme si elles se plaisaient. Sa main se pose sur ma joue, et je suis surpris par ce geste tendre. Bizarrement je m'étonne encore qu'entre deux mecs ça puisse être autrement que...musclé, ou viril. Je ferme les yeux, et me laisse porter. Après tout je fais rien de mal. Après tout on doit faire illusion. Après tout...je le force pas...

Mon souffle se fait plus profond alors que le baiser se prolonge, plus envieux, plus intense. Bientôt je sens ses mains sur mes épaules, puis mon torse, et je frissonne, sentant l'envie me mordre les reins de plus en plus fort. Je m'y attendais pas, je pensais pas un jour avoir envie de lui, et encore plus avoir envie d'un mec mais...mais ouais, en sentant ses mains, ses lèvres sur les miennes, j'ai envie. J'ai envie de lui, et ça me fait bizarre. Moi Bucky Bitch, amateur de demoiselles avec tout leur équipement standard, me voilà qui commence à être dur pour un Apollon que je paie. Je ne sais pas trop qui se rapproche le plus de l'autre mais je sens bientôt son torse brûlant contre le mien, sa peau chaude et douce se coller à la mienne. Et tout s'arrête. Frustré qu'on me prive de quelque chose que je veux je rouvre les yeux pour croiser son regard, mes lèvres tout contre les siennes, sentant son haleine chaude et mentholée contre ma peau. Pourquoi? Qu'est-ce qui se passe? On était bien, là, merde, alors... Alors j'ai même pas le temps d'ouvrir la bouche qu'il revient la prendre et si sur le coup je n'étais pas occupé, j'aurais souri tout en venant m'allonger sur lui, glissant mes jambes de chaque côté des siennes, et posant une main sur l'herbe à côté de sa tête sans quitter ses lèvres. Bordel... je le veux. Je le veux, là tout de suite. Maintenant. Je veux satisfaire mon désir qui me fait déjà être dur alors que je commence à rouler des hanches contre lui alors que ses mains se posent sur mes reins. Putain... je... je me fige une seconde quand je sens son érection contre ma jambe, mais étrangement, ça me pose pas tant de problème. Je veux juste...baiser. Le baiser lui. Là. Maintenant. Je reviens prendre ses lèvres, mordillant son menton et sa gorge alors que je me presse toujours contre ses hanches, frottant mon membre dressé contre le sien et commençant à soupirer.

Au bout de longues minutes de baisers et de caresses, ma main glisse sur son ventre, et effleure son membre avant de commencer à le caresser, timidement d'abord, puis plus fermement quand je sens que ça lui plait, que ça lui fait effet. Je murmure alors contre ses lèvres.

Tu me veux? Je te fais envie? Dis moi...

© Starseed
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