Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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The end has a start

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Date d'inscription : 03/04/2014
Mer 5 Aoû - 20:19

An end has a start


Steve & Elisa


- Liz, va me faire un café...
- Tony, je vous l'ai déjà dit. Je suis pas votre larbin. Stagiaire ouais, disciple si vous voulez, mais pas larbin.
- Chercher le café peut ouvrir de grandes portes tu sais. C'est une compétence que tu pourras inscrire dans ton CV.
- Vraiment? Sous la colonne MIT, je vais rajouter "A servi le café du grand Tony Stark"?
- Avec cette ligne, on fera des guerres pour t'avoir Liz...
- Bon... vous prenez quoi?
- Voilà une fille comme je les aime!
- Faites-gaffe où je balance cette remarque sexiste à Pepper.
- Double latte machiato trésor.
- Je suis pas votre trésor...
- Tu as raison sucre d'orge...


Je soupire en quittant le labo et descend jusqu'à la cuisine commune. Heureusement, la richesse a ça de bien que Tony se paie quelqu'un qui est là en permanence pour préparer ce qu'on demande. Dans la limite du raisonnable, je crois pas qu'il y ait du homard ou du caviar à part dans son frigo personnel, dans son appartement. Mais pour le reste, sandwiches, œufs brouillés, pizzas et autres, Martha est l'ange gardien qui veille sur nos estomacs. Par chance, elle m'a à la bonne, et un grand sourire apparaît sur son visage quand elle me voit.

- Salut Martha!
- Bonjour mon petit chat. Alors le grand patron te laisse prendre une pause?
- Tu parles, il m'envoie lui prendre un café.
- Je vois. Comme d'habitude?
- Ouais.
- Et toi tu prends quelque chose?
- Tu peux me faire un tchai latte?
- Bien sûr. C'est parti. Grignote un cookie le temps que ce soit prêt.
- Martha t'es merveilleuse.
- Je sais je sais. J'espère juste qu'un jour Tony s'en rende compte et érige une statue à ma gloire. Ou au moins une plaque commémorative dans la cuisine.
- Qui sait, qui sait!


Elle me tend les deux tasses et je prends un petit plateau pour tout amener, glissant mon cookie encore tiède dans une serviette en papier. Deux minutes plus tard, la voix de Jarvis résonne.

- Mademoiselle Norrell.

Tony se tourne vers moi, l'air surpris.

- Mais où est-ce que tu as disparue? Y'a deux minutes je t'ai parlé et t'étais plus là.
- Je suis allée vous chercher votre café.
- Ah oui, très juste. Merci sucre d'orge...


Je soupire, le laissant prendre sa tasse avant de m'installer dans un coin du labo et observer le nouveau prototype qu'il est en train de construire. Lui est agenouillé, des lunettes de soudeur sur le visage et un un fer à souder dans une main.

- J'ai peur que l'énergie du Tesseract soit trop aléatoire. C'est pas comme du quartz, là c'est... capricieux. Et si l'énergie baissait brutalement alors qu'on essaie d'ouvrir un portail? Ça pourrait changer les coordonnées de l'endroit où il va s'ouvrir. Ou même l'époque.
- Je sais. Il faut que je trouve un moyen de stabiliser tout ça. Peut-être en utilisant du quartz tiens, comme conducteur. Ou un système de stockage, comme une sorte de barrage hydraulique, mais pour ce truc. Avec une manière de délivrer un flux constant, ou de pouvoir nous-même décider si on en demande plus, ou moins.
- Un système de batteries alors? Qu'on chargerait avec l'énergie du Tesseract?
- Possible, mais il faut encore déterminer quel matériaux utiliser. On parle de portails temporels et dimensionnels. Pas de recharger son portable...


Je hoche la tête. Stark est un génie, un pur génie, et c'est un honneur qu'il m'ait choisie pour ces trois mois de stage. Il a ça de génial qu'il en a rien à foutre des idées préconçues et des présupposés, et c'est ce qui fait qu'il soit aussi doué, et que ses inventions soit aussi novatrices. Il ose là où les autres réfléchissent. Et j'ai la chance d'assister à ça, même si en dehors, il peut être gonflant, arrogant et prétentieux. La rançon de la gloire. Heureusement, il m'aime bien, et ça l'amuse d'avoir en face de lui quelqu'un qui a du répondant. Je l'ai vu plus d'une fois sourire quand je lui envoyais une répartie bien sentie. Ca doit le changer que tout le monde fasse sans cesse des courbettes autour de lui, ou roucoule pour avoir ses bonnes grâces.

- Sucre d'orge, viens m'aider.

Je repose ma tasse et mon cookie à moitié mangé pour me rapprocher de lui.

- Entre dans la machine et maintient le système de connexion baissé le temps que je fasse mes soudures. Je suis trop grand pour passer là-dessous.
- D'accord.

J'inspire et me mets à genoux, avant de ramper dans le prototype de sa machine. Une version réduite pour les tests en labo. Et par malchance je suis la seule assez petite pour pouvoir y entrer. Je fais ce qu'il me dit et j'entends le grésillement du fer qui s'élève pas loin, tout comme l'odeur de métal chaud et de plastique brulé. Je reste immobile, pensant pas vraiment à grand chose, à moitié roulée en boule entre la structure de métal et les panneaux conducteurs. Le bruit cesse, je vois les pieds de Tony s'éloigner vers l'établi avant de revenir. Je l'entends faire son petit hmmm comme à chaque fois qu'il réfléchit, examinant quelque chose. Avant d'entendre un juron, et le bruit de porcelaine qui se brise.

- Merde ça s'est renversé sur les branchements.
- Tony?

Je commence à entendre grésiller de nouveau, mais pas le fer à souder. Là c'est le bruit d'un circuit électrique qu'on a mouillé.

- Tony? Tony qu'est-ce qui se passe?
- Rien rien je... merde!


Une à une les LED s'allument, et les moteurs se mettent à vrombir. Les panneaux commencent à tourner, me bloquant à l'intérieur.

- Tony coupez ça! Elle s'allume!
- Jarvis? Jarvis coupe le courant du labo.
- C'est impossible monsieur. Il y a une faille qui doit être réparée avant que je puisse répondre à cette demande.
- Tony!
- Oui Liz, attends!


Je me recroqueville de plus en plus pour pas me faire heurter par ces trucs qui tournent de plus en plus vite autour de moi, serrant mes bras autour de ma tête. Un bruit sourd commence à résonner, et le bras qui actionne le Tesseract se met en place. Oh non. Oh non. Pour la première fois de ma vie je déteste qu'une invention de Tony fonctionne. Pourquoi il a fallu que ce soit maintenant? Avec moi?

- Tony sortez-moi de là! Je vous en prie!
- Je fais ce que je peux!


Le bruit de la machine étouffe tout ce qui se passe autour de moi, et je reste juste là, les yeux fermés. Avant qu'un sifflement retentisse. Et rien pendant deux secondes. Avant la chute. J'ai à peine le temps de réaliser ce qui se passe que je retombe sur le bitume. Bitume. Comment? Oh mon dieu elle a vraiment marché. Elle a vraiment marché, cette foutue machine! Stark j'ai envie de te tuer et de t'embrasser. Mais pour l'instant j'ai surtout mal. J'ai pas l'impression d'avoir quelque chose de cassé mais... je suis tombée lourdement. Je grogne en tentant de me redresser, et commence doucement en me rasseyant simplement sur le sol, la tête qui tourne. C'est une ruelle, avec des poubelles, de vieilles affiches à moitié déchirées, et j'entends le flot des voitures pas loin. Au moins je suis pas tombée à l'époque des dinosaures. Avec de la chance je suis encore à NY. Peut-être même pas loin de la tour Stark. Je vais sauter dans un taxi, faire payer la course à Tony et l'engueuler copieusement en lui disant qu'il y aurait plus jamais de café dans l'atelier. Je m'appuie sur le mur pour me mettre sur mes pieds quand j'entends une voix derrière moi me demander si je vais bien. Et en me tournant, mes yeux s'agrandissent. Vu sa tenue, je suis clairement plus à notre époque. Mais dans les années 40. Oh non faites que ce soit pas vrai...

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Jeu 13 Aoû - 15:20
 
The end has a startIt don’t mean a thing if I give you my heart, if you tear it apart
Cela faisait plusieurs jours que son fils, Steve, se plaignait de douleurs au dos, de migraines et même si elle ne cessait de lui dire que cela avait peut-être un lien avec le fait qu'il travaille une grande partie de la nuit, sans faire de pause, Sarah était tout de même passé dans une pharmacie à la sortie de son travail, histoire de lui prendre un peu d'aspirine et quelques onguents. Elle avait beau lui dire qu'il fallait qu'il se ménage avec sa santé fragile, il n'écoutait jamais rien, à son grand désespoir. Steve est têtu et par moment invivable, dans son envie de prouver au monde que malgré sa carrure de bâton de sucette et sa santé fragile, il vaut bien dix hommes. Par moment elle se dit qu'il va se tuer, à force de se jeter dans des batailles dont il ressort souvent salement amoché. Et même si elle n'hésite pas à longuement le réprimander, lui dire qu'il n'est qu'un inconscient doublé d'un crétin… Elle le comprend. Elle comprend son besoin de prouver qu'il n'est pas une chose fragile, qu'il n'est pas une petite chose qui se doit d'être protégée. Elle comprend qu'il tente de prouver aux yeux du monde qu'il est capable d'être comme les autres, de faire aussi bien qu'eux. Un soupir las lui échappe à cette simple idée. Elle donnerait tout pour qu'il soit comme tout les jeunes hommes de son âge, qu'il soit un peu plus comme son meilleur ami Bucky. Que son seul soucis soit de savoir si il pourra sortir samedi prochain pour aller boire, et non pas payer le loyer ou croiser les doigts pour ne pas attraper le premier rhume qui passera par là. Par moment Sarah ne souhaiterait qu'une chose… Que Steve ne soit pas autant comme elle, qu'il ressemble plus à son défunt père. Qu'il soit grand, fort et en bonne santé. Autant de chose qui lui sont interdites. Un autre soupir traverse ses lèvres. Dans le fond, elle espère simplement qu'il sera moins malade qu'elle, qu'il aura le droit à une vie à peu près normale, avec une femme, des enfants et tout ce qui va avec. Mais pour cela il faudrait qu'il passe ses trente ans.

Elle sursaute presque en entendant du bruit dans la ruelle qu'elle s'apprêtait à passer. Sarah s'immobilise et tente de se rassurer, se disant que ça ne doit être un qu'un chat qui fouille dans une poubelle, rien de plus. D'instinct ses doigts se referment sur le paquet de médicament qu'elle destine à Steve alors qu'un léger frisson descend le long de son échine. Peut-être qu'elle ferait mieux de simplement rentrer, de tourner les talons et de rentrer retrouver Steve. Mais quelque chose la force à rester. Quelque chose la fait rester devant cette allée… Jusqu'à ce qu'entre les bennes et l'obscurité de cette fin de journée, en émerge une jeune demoiselle au teint pâle. Petite, tremblante et dont les yeux viennent accrocher le regard de Sarah avant de se perdre sur sa robe des plus simples. La jeune femme ne peut que froncer les sourcils en voyant la tenue de la petite rousse. Un pantalon troué, et quelque chose qui n'est pas un chemisier et encore moins une robe. Le temps d'un instant, il est vrai qu'elle pense simplement à tourner les talons, puis en croisant son regard et ses tâches de rousseurs, l'inconnue lui rappelle vaguement Steve quand il était encore un enfant… Lui qui avait ses mêmes tâches, ce même regard de chaton perdu, et qu'il a toujours quand il ne se cache pas derrière son image de crétin arrogant. Il lui faut moins d'une seconde pour changer d'avis. Voyant que l'inconnue chancelle un peu, elle s'approche d'elle, venant poser une main sur son épaule pour la forcer à lever les yeux vers elle.

"Oh mon dieu… Vous allez bien ? Tout va bien ? Regardez-moi, qu'est-ce qui vous est arrivée ?"

Rapidement ses réflexes d'infirmière reviennent rapidement et elle est là tenir la jeune femme, ne cessant de l'inonder de questions.

"Vous avez un nom ? Vous avez mal quelque part ? Vous voulez que je vous ramène chez vous ? Dîtes-moi…"

Élisa. C'est ce qu'elle arrive à lui arracher, du moins de cohérent… Le reste n'a pas grand sens. Quand elle lui demande si elle peut la raccompagner quelque part… Cela ressemble plus à des babillages qu'autre chose, un brouillard. Peut-être qu'elle saisit le nom d'un certain Stark ou Tony… Mais pas pour l'instant ce n'est pas d'une grande utilité. Sarah finit par la calmer d'un sourire, la rassurant du mieux qu'elle peut.

"Écoutez… Venez jusque chez moi… Je vous ferais un thé, je m'occuperais de vous et là vous pourrez clairement m'expliquer ce qui s'est passé, d'accord ? Allez, venez…"

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Sam 15 Aoû - 10:42

An end has a start


Steve & Elisa


Ok alors là j'ai l'impression de sortir d'une mauvaise cuite. La cuite sale qui fait mal aux tempes, qui te laisse à peine tenir droit et qui te laisse à peine percevoir le monde autour de toi correctement. Sauf que là, j'ai rien bu, et c'est juste ma chute qui m'a mise dans cet état. J'essaie de reprendre mes esprits, de respirer calmement et profondément pour me calmer. Allez Liz, ça va passer. Je commence à peine à pouvoir tenir debout presque toute seule, et j'ai seulement besoin d'une main contre le mur pour tenir. Respire. Respire calmement. Le mal de crâne va passer... et avec de la chance t'as pas de traumatisme... C'est à ce moment-là que j'entends une voix. Une voix de femme. Pepper? Maria? Darcy? Je vous en prie faites que ce soit l'une d'entre elles. Ou mieux, Natasha. Oui, Tony a trouvé le moyen de m'envoyer l'une d'entre elles, voilà. C'est bon, c'est fini, je vais rentrer.

Je relève lentement la tête et lutte pour ouvrir les yeux. Il me faut deux ou trois secondes pour distinguer la silhouette face à moi, et angoisser parce que je ne reconnais pas celle qui s'approche. Petit à petit ma vision se précise et quelque chose cloche. On dirait... qu'est-ce qui va pas? Quelque chose cloche avec elle, avant de comprendre ce qui va pas. Sa tenue. Sa robe, son manteau... ses cheveux... sa coiffure... On se croirait dans une une de ces photos pendant la seconde guerre. Merde. Oh merde... Et si le portail m'avait bien déposée à New-York mais... pas à la même époque? Et si j'étais vraiment retombée dans les années 40? Pitié faites que non... surtout que l'histoire a jamais été une de mes matières préférées... La femme continue de s'approcher, et me parle doucement. Je comprends enfin ce qu'elle me dit, et sursaute un peu quand elle pose sa main sur mon épaule. Mon regard parcourt son visage. Une femme d'une quarantaine d'années, aux cheveux clairs et aux yeux bleus. Elle est très jolie et a l'air douce...

Je... je suis tombée et je me suis cogné la tête... Je...

Je titube encore un peu quand j'essaie de me détacher du mur et je sens sa prise sur moi qui devient plus forte. Elle est costaud mine de rien. Je relève les yeux vers elle, m'agrippant à son autre main.

Je m'appelle Elisa et je... je viens de... de très loin. J'ai mal à la tête... Il faut que je trouve Tony... Tony Stark...

Tony va te chercher, il va trouver un moyen. C'est Tony fucking'Stark, il va trouver. A l'heure qu'il est il doit être mort de peur pour moi, et il a dû rameuter tout le labo pour l'aider à trouver une solution. Mais oui. C'est ça. C'est ça Liz. Il va revenir. Il va revenir te chercher. Et si tu allais voir Howard, pour tout lui expliquer? C'est aussi un scientifique, aussi un génie, alors peut-être qu'il trouvera la solution pour te ramener? Non... impossible. Je ne peux pas faire ça. Si je change quoi que ce soit je risque de changer le futur. Et j'ai un sacré souvenir de la nouvelle de Bradbury pour me faire passer l'envie. Non... il faut juste... que je reste là. Que j'attende. Tony trouvera un moyen. C'est un type bien sous ses airs de connard... Il me laissera jamais moisir ici... Et s'il faisait rien? S'il me laissait là? Non... non Liz tu arrêtes et tu te calmes. Vraiment. La femme à côté de moi continue de me parler, et j'arrive à comprendre qu'elle me propose de m'emmener chez elle pour me soigner un peu.

Je...je veux bien... vous êtes gentille... merci...

Je me raccroche à son bras et je me laisse guider. Heureusement son appartement est seulement quelques rues plus loin. Sur le chemin, j'ai l'impression de me retrouver dans un film. Tout est... tout est d'époque. Enfin non stupide, c'est pas que tout est d'époque, tu ES à cette époque. Mais c'est... c'est dingue. Absolument dingue. Et je vois surtout les gens qui me regardent bizarrement. C'est sûr qu'un tshirt Slayer, une chemise à carreaux et un jean déchiré, complétés par des DrMarteens... ça fait pas vraiment couleur locale... Je tangue un peu dans les escaliers mais on arrive finalement à l'intérieur, et là aussi tout est... digne d'un bouquin. Les napperons en dentelle, le canapé à fleurs, la radio qui trône sur la commode, les meubles bien cirés... J'ôte poliment mes chaussures et me laisse guider jusqu'au canapé, la tête encore lourde. Je ferme les yeux quelques minutes et j'entends le cliquetis de la céramique quand elle pose une tasse de thé près de moi. J'ouvre les yeux et lui souris timidement, ramenant la tasse à mes lèvres en tremblant un peu, avant de la reposer.

Elle essaie ensuite de me poser des questions, sur d'où je viens, ce qui m'amène ici, pourquoi je suis habillée aussi bizarrement, mais je me contente de lui dire que j'ai mal à la tête et que je ne me souviens plus de grand chose. Finalement, elle décrète que le mieux c'est que je dorme et elle me recouvre gentiment d'une couverture. Je me fais pas prier pour me laisser partir, et j'espère me réveiller dans le labo, avec Tony mort d'inquiétude à côté de moi qui me promet de me garder dans sa boite et de financer au moins dix doctorats.

J'ouvre les yeux et sursaute, avant de porter la main à ma tête. Le mouvement brusque m'a donné l'impression que mon cerveau a cogné dans ma boite crânienne et ça fait un mal de chien. Malgré l'obscurité j'arrive à voir un homme face à moi. Un jeune homme d'à peu près mon âge, du genre maigrichon, qui me scrute comme si j'étais une aberration de la nature.

Euh... vous êtes qui? Vous fichez quoi chez moi?

Je lutte pour me redresser, gémissant légèrement en sentant mes muscles hurler.

S...Sarah m'a ramenée ici... Je... je suis tombée et je me suis fait mal... Elle m'a dit que je pouvais... me reposer ici... Je... Mais je vais y aller...

Je tente de me redresser mais mes jambes me lâchent et j'arrive tout juste à me rasseoir sur le canapé, avec la tête qui tourne.

(c) AMIANTE

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Mer 19 Aoû - 13:19
 
The end has a startIt don’t mean a thing if I give you my heart, if you tear it apart
"Sérieusement Rogers, ta mère va me tuer, je lui avais promis."

Un sourire de sale gosse se dessine lentement sur mes lèvres. Les mains dans les poches de ma veste un poil trop grande pour moi, je marche aux côtés de Buck, reniflant de temps à autre pour vérifier que je ne saigne plus du nez. Je l'écoute soupirer à mes côtés alors qu'il passe sa veste sur son autre épaule, glissant une main dans sa nuque.

"Je lui avais promis que cette fois-ci, tu rentrerais sain et sauf… Non mais c'est officiel Rogers, tu vas causer ma perte… Et commence pas à rire par pitié."

Un léger rire m'échappe alors que je tente tant bien que mal de discipliner mes cheveux. Puis j'essuie une dernière goutte de sang au coin de mon nez avant de lever les yeux vers Buck. Ouais, je sais que je suis impossible et qu'il passe plus de temps à venir me tirer de situations pas possible qu'à réellement aller boire un coup ou profiter d'un bal. Combien de fois a-t-il du me tirer d'une bagarre derrière le cinéma du quartier ou dans une allée un peu sombre ? Honnêtement je ne compte plus. Il croise mon regard et sourit à son tour. Depuis qu'on est gamins c'est comme ça entre nous, alors pourquoi ça changerait ? Parce qu'on a la vingtaine passé, et qu'au lieu de prouver au reste du monde qu'on sait se battre, on devrait s'occuper de se trouver une jolie fille et un bon boulot ? Peut-être. On éclate de rire tout les deux avant qu'il ne vienne glisser une cigarette entre ses lèvres et l'allume, laissant une première volute de tabac s'échapper de ses lèvres. Au bout de quelques minutes on finit par arriver en bas de chez moi, il termine sa cigarette et l'écrase par terre avant de lever les yeux vers le cinquième étage.

"Bon… T'as de la chance, je parie que ta mère pionce… Bon, eh samedi soir… Y'a une soirée au pub du coin, tu vois lequel ? Bon, je me disais, on y va tout les deux et on va faire swinguer quelques demoiselles, t'en penses quoi ?
- Ah… Je sais pas Buck… J'ai un peu de boulot et mes illustrations avancent pas des masses…
- Steve soit pas chien ! A part ce soir, ça faisait peut-être trois semaines qu'on était par sortis tout les deux, allez ça me manque de ne plus te voir autant qu'avant…
- Buck… J'ai du boulot…
- Parce que tu penses que je n'en ai pas, moi ?
- Ce n'est pas ce que j'ai dis…
- Alors viens ! Juste une soirée ! C'est pas la mort !"

Je pousse un soupir. La vérité c'est que je n'aime pas aller à ce genre de soirées avec lui, parce que je déteste être à ses côtés et devoir subir les pimbêches qui viennent roucouler avec lui et qui ne m'adressent que de simples regards méprisants au possible. Je hais qu'elle me regarde entre deux oeillades de veau enamourés qu'elles réservent à Buck, comme si j'étais juste… Repoussant. Je hais ça. Je hais qu'elles me regardent toutes comme si j'étais un moins que rien, un pauvre garçon qu'aucune fille ne voudra ne serait-ce qu'embrasser. Dans ses moments-là j'ai simplement envie de claquer la porte ou de leur lâcher froidement que de toute façon, une fois que Buck aura réussit à obtenir une place dans leur lit, il se tira et s'en trouvera une autre. Mais à chaque fois, je me contente de plonger le nez dans mon verre de bière et de me dire que ça finira par prendre fin.Je passe une main dans ma nuque avant de céder. Après tout… C'est juste pour une soirée et ça ne me ferait pas de mal de quitter un peu l'appartement. Je lui glisse un léger sourire.

"D'accord. Je te retrouverais au pub, et attention à toi, si je te trouve avec déjà quatre demoiselles aux bras, je rentre chez moi."

Il lève les yeux au ciel avant de rire.

"Allons vieux frère, si j'en ai quatre c'est juste parce que trois d'entre elles ne soient que pour toi.
- Buck…
- Mais si… Eh, Steve… Je suis sûr que t'en trouvera une un jour… Tu sais t'es…
- Ouais. Bonne nuit Buck."

Je pince les lèvres avant de tourner les talons, passant la porte d'entrée de l'immeuble. Je commence à monter les escaliers, le coeur lourd. Il ne comprend pas. Il ne sait pas ce que c'est que d'être moi. D'être le fragile et gringalet Steve Rogers. D'être son ami. Quand je suis avec lui, je vois bien que tout le monde n'a d'yeux que pour lui, et comment lui en vouloir ? Buck a tout pour lui : le sourire parfait, le physique parfait… Buck est tout ce que j'aimerais être. Je grimpe les étages et sens ma respiration se faire plus compliqué. Au troisième étage je fais une pause et m'assoit sur les marches, prenant ma tête entre mes mains. Sérieusement… J'aimerais parfois qu'avec m'man on déménage juste deux étages plus bas, ce serait tellement plus simple pour nous… Mais non, elle veut garder cette appartement, parce que c'est celui qu'elle louait avec père… Je réussis à me calmer et pousse un soupir avant de recommencer à grimper, et pousse lentement la porte de l'appartement. Et heureusement Maman est au lit. Je referme la porte dans faire le moindre bruit avant de me débarrasser de ma veste et de mes chaussures. Sur la pointe des pieds je rejoins la salle de bain et m'occupe de me débarbouiller, grimaçant en constant que certes, je ne saigne plus du nez, mais j'ai déjà un bleu qui commence à se former sur ma pommette gauche.Ouais, Maman va me tuer demain. Parce que demain ça aura une couleur bleu immonde et que c'est la première chose qu'elle va voir… Je soupire, l'entendant déjà me dire que je ne suis pas possible comme garçon et que franchement, elle faisait confiance à James sur ce coup-là… Je me brosse rapidement les dents et prends les médicaments contre le mal de dos avant d'aller m'installer à ma table à dessin. Je passe devant le canapé et jette un regard à la personne qui s'y trouve, m'asseyant sur ma chaise. J'allume ma lampe de bureau et commence à mouiller mon pinceau quand je réalise.

Y'a quelqu'un sur notre canapé.

Je me retourne, mon pinceau toujours en main et observe la personne qui pionce bien sagement sur le canapé. Une fille. Avec un jean déchiré, des chaussures de militaires et… Pas de chemisier, ni même de robe. Oh mon dieu, c'est quoi ça… Oh dites-moi que… Que c'est pas une… Oh si s'en est une… Je me racle la gorge. D'un coup l'inconnue ouvre les yeux et porte une main à sa tête et quand son regard croise le mien, je lui demande avec le plus grand calme qu'il m'est possible d'avoir ce soir.

"Euh… Vous êtes qui ? Vous fichez quoi chez moi ?"

Elle tente de se redresser et je n'essaye même pas de l'aider. Je repose simplement mon pinceau sur la table, fixant toujours cette étrange inconnue. Elle commence à me raconter que ma mère l'a ramené ici après une mauvaise chute. Je lève rapidement les yeux au ciel avant de soupirer. Classique. Dès que ma mère voit quelqu'un un tant soit peu dans le besoin, faut qu'elle se sente obligé de ramener n'importe qui chez nous. Je hausse un sourcil quand je vois sa tentative de se relever se terminer par un retour sur le canapé. Je me mords doucement la lèvre avant de reprendre.

"Écoutez si c'est ma mère qui vous a ramené ici, je pense que vous devriez rester ici au moins pour la nuit. Vous avez pas l'air bien et… Je pense qu'elle me tuerait si je vous laissais partir. Donc.. Rallongez-vous et reposez-vous. On verra demain si vous êtes en état de rentrer chez vous…"

Je l'observe se rallonger avant de simplement me retourner et me pencher à nouveau sur mon illustration, n'arrivant pas réellement à me concentrer en sachant que ma mère a encore ramené quelqu'un à la maison. Faut qu'elle arrête ça. Un jour… Ça va nous attirer des ennuis et on peut pas vraiment se permettre ça. Au fil des heures je commence à piquer du nez sur mon dessin, jusqu'à simplement me dire que je vais faire une pause, histoire de reposer mes yeux. Je repousse la feuille, pose mon bras sur la table et y pose ma joue. Juste cinq minutes… Je ferme les yeux et quand je les rouvre, c'est parce que je sens une main sur mon épaule.

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Mer 19 Aoû - 14:40

An end has a start


Steve & Elisa


Il me faut quelques instants après avoir entendu la voix pour me rappeler où je suis. Parce que les meubles lourds en bois sombre, et les motifs à fleurs, c'est pas vraiment le style de la maison. Ni chez moi, ni dans mon appartement à la tour Stark, ni même chez mes parents. Et le rappel bien violent de ma situation désespérée : je suis coincée en 1940, à Brooklyn, à cause de la machine de Tony Stark. Et je suis sur le canapé d'une parfaite inconnue qui m'a ramassée comme un récupère un chaton près d'une poubelle. Les seules choses que je sais sur elle, à part qu'elle est d'une gentillesse rare et qu'elle s'appelle Sarah Rogers, c'est qu'elle est infirmière.

Sauf que c'est pas elle qui est en face de moi. Cette fois c'est un homme, et il a l'air aussi étonné de me voir que l'inverse. Quand mes yeux arrivent à faire le point, je vois qu'il a à peu près mon âge, et qu'il lui ressemble. Sûrement son fils... Il a un joli visage, et de beaux yeux bleus... plutôt mignon, même s'il est vraiment pas épais. Et à la différence de sa mère, il a l'air moins enchanté de me voir là. Ca se sent à sa façon de se tenir, et à ses sourcils froncés. Je me redresse lentement, et tente de me relever, sauf que ma tête tourne encore, et j'ai du mal à rester simplement debout. Au final j'abdique, et lève juste les yeux vers lui, une main posée sur ma tempe.

Je mentirai en disant que je suis pas soulagée qu'il me dise de rester. Parce qu'en y pensant, je sais foutrement pas où aller. Je connais personne, absolument personne, parce que même mes amis, même mes parents sont pas nés. Bordel c'est un truc de dingue. Un vrai truc de dingue. Et Tony Stark, je le jure sur ma vie, tu me revaudra ça. Pourquoi t'as pas envoyé le débile t'aider pour tes soudures? Ca aurait été moins grave. Mais non, on va envoyer la petite Liz juste après qu'elle t'ait fait le café. Et s'il me cherchait pas? Et s'il pensait que j'étais morte? Non. Liz arrête. C'est un sale con mais il te cherchera. Enfin, j'espère.

Merci... Promis je vais pas vous embêter trop longtemps. Dès que j'irai mieux je... je m'en irai et j'essaierai de... trouver un endroit où rester... Au...au fait je m'appelle Elisa... Et vous... vous êtes... le fils de Sarah? Vous lui ressemblez... vous avez ses yeux...

Je grimace un peu, ma tête me faisant de nouveau mal et je vire mes docs, puis me rallonge doucement sur le canapé. Qui est pas trop horrible pour l'époque. Je remonte la couverture sur moi et me recroqueville, posant la tête sur le coussin en point de croix avant de fermer les yeux. Pendant quelques minutes j'entends encore le bruit du crayon sur le papier, et du pinceau dans le verre d'eau. Et c'est finalement ce qui m'aide à m'endormir.

Quand j'ouvre les yeux, il fait nuit noire. La seule source de lumière vient du bureau. Je me redresse, et je constate en soupirant que j'ai beaucoup moins mal qu'avant. Alors je dis pas que je serais prête à courir le marathon, déjà qu'en temps normal j'en serais tout simplement incapable, mais au moins j'ai les idées claires. Je m'aide du canapé pour me redresser et encore une fois, je tiens sur mes pattes. C'est pas glorieux mais ça tient. Je jette un oeil au bureau et je vois le jeune homme de tout à l'heure, Steve, qui s'est endormi sur son travail. En regardant l'horloge je vois qu'il est trois heures du matin. J'avance jusqu'à la cuisine sur la pointe des pieds et je galère une fois ou deux à allumer le feu avec les allumettes. Heureusement que ma grand-mère en avait une comme ça et qu'elle m'avait montré comment s'en servir. Je me permets de fouiller pour trouver une casserole et je la remplis d'eau avant de la poser sur le feu. J'extirpe aussi deux tasses, et je trouve un paquet de thé.

Je passe la tête par la porte pour voir si je l'ai pas réveillé, mais non, sa tignasse blonde dépasse toujours de ses bras croisés, et son dos maigre est penché vers l'avant. Je remplis ensuite les deux tasses en essayant de pas me brûler. Je viens ensuite près de lui et pose la tasse sur le bureau, gardant la mienne dans la main. Pendant une seconde j'observe sur quoi il travaillait. Alors comme ça il est artiste... Ce qu'il fait est magnifique... Je laisse mon regard se promener sur tout ce qui est épinglé sur le mur, ou étalé devant lui, avant de poser ma main sur son épaule.

Steve... Steve vous... vous êtes endormi. Il est trois heures du matin...

Je le sens sursauter une première fois en ouvrant les yeux, et sursauter une deuxième en me reconnaissant.

Je...je vous ai fait un thé... Je me suis réveillée et ça allait un peu mieux alors... Je... vos dessins sont vraiment beaux... Vous êtes doué... Moi à part pour les sciences... je suis douée pour rien...

Je lui accorde un petit sourire d'excuse alors que je porte la tasse à mes lèvres.

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Ven 21 Aoû - 14:27
 
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Je sursaute en ouvrant les yeux. Mince, mince… Je… Je dormais pas. Je rouvre les yeux et croise ceux de l'inconnue qui me regarde avec un air presque aussi tendre que celui que ma mère peut avoir quand elle me trouve dans cette situation. Je cligne plusieurs fois des yeux, alors que mon esprit tente d'assimiler ce qu'elle me dit. Trois heures du matin. Non… Ça ne peut pas être possible, j'avais dis que je fermais les yeux juste cinq minutes, le temps de reposer mes yeux… Je me frotte les yeux et me relève lentement, grognant en sentant une vive douleur dans mon cou. Merveilleux, en plus d'avoir mal au dos, je vais récolter une crampe dans la nuque. C'est la dernière fois que je pique du nez sur ma table à dessin. Je m'étire rapidement avant de la regarder, quelque peu perplexe. Qu'est-ce qu'elle fait ? Elle devrait pas être en train de se reposer sur le canapé ? Visiblement non puisqu'elle me regarde avec une tasse de thé à la main. Non mais je t'en prie hein, fais comme chez toi après tout… Je hausse un sourcil à ses mots avant de rougir contre mon gré à son compliment. Je détourne rapidement le regard et préfère me concentrer sur la tasse de thé fumante. Mes doigts viennent chercher la tasse et je la rapproche quelque peu, haussant vaguement une épaule.

"Dîtes plutôt que ça vous plait, ce serait plus honnête."

Je trempe mes lèvres dans mon thé. Je supporte pas l'idée qu'elle puisse dire ça simplement pour bien se faire voir. Je sais que je suis loin d'être mauvais, peut en témoigner autant Buck que mes profs à l'école d'art, mais là, je ne sais pas, je ne saurais dire si elle est sérieuse ou si elle fait ça simplement pour s'assurer ma confiance ou ma sympathie. Je sirote une gorgée de thé et l'observe. Elle est vraiment, vraiment étrange. Et pas dans le bon sens. Y'a un truc qui me gêne avec elle. Je ne saurais pas dire quoi… Mais quelque chose me semble hyper bizarre avec elle. Et ça ne se résume pas qu'à ses vêtements, même sa façon de parler ou son accent étrange me laissent perplexe.

"Les sciences ? Vous êtes infirmière vous aussi ? En fait… Je vais sembler peut-être un peu désagréable à trois heures du matin mais… Vous êtes qui ?"

Je bois une autre gorgée de thé avant de reprendre, l'air plus grave.

"Non parce que, je veux bien admettre que ma mère t'aies ramené à la maison sans trop te poser de questions, si t'étais dans le besoin, elle n'allait pas te refuser de l'aide… Mais maintenant que t'as l'air d'aller mieux et que tu fais du thé pour tenter de prouver que t'es reconnaissante, je serais pas contre le fait que tu m'expliques qui tu es. Genre… Ton prénom pour commencer et… D'où tu viens, et ce que tu fais dans la vie pour porter un pantalon qui est dans cet état ?"

Je trempe à nouveau mes lèvres dans ma tasse. Je lui rajouterais bien quelque chose qui ressemble vaguement à un "non pas que je suis méfiant ou quoi, mais bon, je te connais pas, tu dors sur notre canapé, j'ai quand même le droit de savoir deux, trois petites choses…"  Seulement au moment où la jeune femme s'apprête à me répondre, j'entends ma mère tousser au loin. Je tourne la tête vers sa chambre et pince les lèvres. Son rhume ne s'arrange pas… J'espère qu'elle a penser à prendre quelque chose pour elle… Ou qu'elle est passé voir le médecin, ça fait presque un mois qu'elle est dans cet état là… Et je commence à avoir peur que ça tourne mal. Nouvelle quinte de toux de sa part. Je n'aime vraiment pas ça… Ça aurait dû s'arranger depuis. Je pousse un soupir avant de me lever.

"Excuse-moi, je reviens… Et crois pas que j'oublie mes questions… T'as intérêt à y répondre à mon retour, je suis du genre têtu."

Je fais un crochet par la salle de bain, y cherche son sirop pour la toux que je vais déposer sur sa table de chevet. Je lui jette un dernier regard inquiet avant de refermer la porte de sa chambre derrière moi. Ça m'inquiète vraiment de la voir ainsi… Et même si je sais qu'elle passe plus de temps à s'inquiéter pour moi que de se préoccuper de son état… Mais pour une fois que ce n'est pas moi qui ait la crève… Je reviens m'assoir en face de l'inconnue et lui fais signe de reprendre.

"Pardon… Je t'écoute…"

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Dim 23 Aoû - 19:09

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Steve & Elisa


Il est chou comme ça, vautré sur son bureau. Heureusement pour lui qu'il ne bave pas, sinon il l'aurait été beaucoup moins... Je vois son dos qui s'arrondit à chaque respiration, et son visage calme. J'ai presque envie de le laisser dormir, mais je sais bien dans quel état il se réveillera. Je compte plus les fois où je me suis endormie comme une merde sur mes cours ou sur des pages d'équations différentielles... Alors par sympathie pour son dos et ses cervicales je le réveille, mais à peine il a ouvert les yeux qu'il me fusille du regard. Oui mec, je sais que c'est jamais agréable de se faire réveiller, mais tu aurais préféré que je te laisse baver sur tes feuilles? Et d'un coup on dirait que ça l'énerve de pas pouvoir me lancer une critique qu'il avait sur le bout de la langue quand il voit que je lui ai préparé une tasse. Il la prend, et bougonne, rejetant au passage mes compliments.

Non, c'est vraiment et sérieusement très beau... Je le pense sincèrement...

Il replonge son regard sur la tasse. On dirait qu'il est en même temps mal à l'aise, et en même temps sur la défensive. C'est bizarre. En tout cas pour ça, il ressemble pas à sa mère, qui m'a accueillie presque comme si je faisais partie de la famille. Le genre de cousine qu'on n'a pas vue depuis longtemps. J'essaie quand même de faire la conversation, et je ris doucement quand il me demande si par sciences, ça sous-entend que je suis infirmière comme sa mère.

Oh non pas du tout!

Et je me rappelle de nouveau que je suis coincée en 1940 et que l'égalité des sexes était vraiment pas d'actu. Donc on va pas avouer que je suis dans une des plus prestigieuses écoles d'ingénerie du pays et que je suis douée dans des notions de maths et de physique qu'on ignorait encore à cette époque. Va pas falloir que je me trahisse. Que je fasse une bourde. Pour l'époque, les filles c'était principalement des gentilles employées, des secrétaires, des fleuristes ou des serveuses, et dès qu'elles étaient mariées, c'était maison, marmots, dodo.

C'est que... j'étudie les maths et la physique à l'université. C'est... normal pour les filles de faire ça de là d'où je viens...

Ouais, espérons que ça passera. Et finalement non, ça passe pas. Il est du genre fouineur alors que les seules questions que me posait sa mère étaient le nombre de doigts qu'elle agitait devant mon visage et de quelle couleur était le mur derrière elle. Encore une fois, il joue la carte du sceptique, du méfiant, et me scrute de haut en bas avant d'être sur la défensive. Que sa mère est trop gentille mais que lui tombera pas dans le panneau, ce genre de choses... Mais tu crois quoi garçon? Que je vais voler les quelques bricoles que vous avez ici et que je vais me tirer aux Bahamas? Non, je suis bloquée dans une époque qui est pas la mienne et je connais pas âme qui vive ici. Mes grands parents viennent du Wyoming et du Connecticut, alors pas de risques de croiser quelqu'un de ma famille. Et comme ça changer le cours de l'histoire comme dans Retour vers le futur. Sauf que je peux pas lui dire ça, sinon il me prendrait totalement pour une folle.

Comme je l'ai dit je m'appelle Elisa. Je viens... de loin. Par un malheureux hasard je suis coincée ici et je ne peux pas retourner chez moi jusqu'à ce qu'on vienne me chercher. Donc il faut que... j'essaie de me débrouiller. Et j'essaie pas de me montrer reconnaissante, je le suis. Ta mère m'a aidée sans rien me demander et ça compte beaucoup. C'est quelqu'un de bien, vraiment. Par rapport à mon pantalon, comme tu dis, ça se porte comme ça de là où je viens. Sauf que maintenant que je suis bloquée ici je... je vais m'habiller comme tout le monde...

Notre discussion est interrompue par un bruit de toux qui s'élève de la chambre de Sarah, et Steve me fait signe de me taire une seconde, avant de s'excuser et se glisser dans la chambre de sa mère. Pendant quelques instants je le vois tomber le masque du chien de garde, et c'est juste de l'inquiétude à la place. Un fils inquiet pour sa mère malade. Je hoche juste la tête pour lui faire comprendre que j'ai saisi le message, et j'attends qu'il revienne.

Elle va mieux? Ca fait longtemps qu'elle est malade?

Sauf que j'ai bien compris qu'il est du genre pitbull, et qu'il lâchera pas le morceau tant que je lui donnerai pas un os à ronger. Alors je prends une seconde pour essayer de tourner quelque chose de plausible dans ma tête avant de me lancer.

Bon, comme je te l'ai dit je m'appelle Elisa. Je suis étudiante. Je viens de... Nouvelle Zélande et je... je me suis retrouvée à New York sans l'avoir vraiment cherché. Je suis... seule ici, sans connaître personne, avec juste les vêtements que j'ai sur moi, et ce que j'ai dans les poches. C'est à dire pas grand chose. Maintenant j'espère que mes amis et ma famille vont se mettre à ma recherche et... me retrouver. Sauf que je ne sais pas combien de temps ça va me prendre, ni même s'ils vont me retrouver un jour...

Et je soupire, baissant les yeux sur mon thé avant d'en boire une gorgée, un noeud à l'estomac et la voix un peu coupée...

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Sam 29 Aoû - 15:02
 
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J'ignore sa question quand elle me demande si ma mère va mieux. En quoi ça la regarde ? Bien sûr que non elle ne va pas mieux. C'est de pire en pire. Ça fait un mois qu'elle traîne cette toux, un mois qu'elle est malade et elle a beau prendre de quoi se soigner, ça ne s'arrange pas. Avant il lui fallait peut-être quelques jours, peut-être une semaine pour se remettre d'un léger rhume et maintenant… Un mois et sa toux ne disparait pas. Pire, j'ai l'impression qu'elle s'aggrave. Et le pire c'est qu'à chaque fois que je tente de lui en parler, elle se contente d'un sourire et d'un "ne t'en fait pas mon chéri", glissant ses doigts dans mes cheveux pour les ébouriffer. Et je ne supporte pas ça, parce que dans ses moments-là, j'ai l'impression qu'elle fait exprès de me traiter comme un gamin pour me forcer à ne pas m'inquiéter. Sauf qu'elle sait que ça me rend dingue, et pourtant, ça ne l'empêche pas de le faire, à tel point que je suis persuadé que demain matin, si je mets le sujet sur la table, elle va l'esquiver de cette façon. Et à cause de la présence de cette Elisa… Je suis sûr de ne pas pouvoir en parler avec elle. Mes doigts se referment sur la tasse chaude et j'écoute avec le plus d'attention que possible ce que l'inconnue a à me raconter. Et je dois avouer que je ne peux que hausser un sourcil, très fortement perplexe. Parce qu'à l'entendre, j'ai l'impression qu'elle me prend pour un con. Un gros, gros con, et je n'apprécie pas ça. Je serre les dents, hochant doucement la tête. Sérieusement, elle compte faire croire ça à qui ? Elle est coincé en ville, personne ne sait où elle est, elle vient d'un pays lointain et dans son pays, on autorise les filles à porter… Les trucs qu'elle ose porter et appeler vêtements. Genre dans son pays, on accepte que les filles s'habillent n'importe comment et ressemble tout juste à des filles de très mauvais genre. Et cerise sur le gâteau, elle attend juste qu'on essaye de la retrouver, comme si elle était un simple chien perdu. Je repose ma tasse, venant pincer l'arrête de mon nez du bout des doigts.

"Je… Je ne sais pas si tu es réellement en train de penser que je vais te croire."

Je pousse un soupir, relevant les yeux vers elle. Pas à moi jeune fille. Des mensonges j'en ai raconté et étrangement à force d'en débiter, je commence à être capable de les sentir à des kilomètres, et ce qu'elle vient de me conter là, c'est peut-être le plus mauvais que j'ai pu entendre depuis un bon moment. Sérieusement, ça se sent à des kilomètres qu'elle a inventé ça sur le tas pour répondre à mes questions et tenter d'endormir ma confiance, sauf que là… Je suis encore plus méfiant qu'avant.

"Tu essayes réellement de me faire avaler que tu n'es qu'un chiot perdu qui attends que ses proches, qui vienne de Nouvelle-Zélande eux aussi te retrouvent, comme ça ? Par magie ? Un peu gros tu trouves pas, Élisa ? Oh mais attends, ce n'est peut-être même pas ton vrai prénom. Et est-ce que j'ai envie de le connaître ? Ouais, mais je ne suis pas idiot, je sais que tu préféras t'en tenir à ton mensonge ridicule. Et tu sais quoi ? Tu veux jouer à ça avec moi ? D'accord. Mais sache que j'y crois pas une seconde. Alors tu peux peut-être tromper ma mère, mais moi. Alors tant qu'elle se sera mise en tête que tu peux rester ici, je te supporterais, mais si je me rends compte que tu peux nous attirer des ennuis ou que t'es gênante, j'hésiterais pas à révéler ce que tu es réellement. Alors profite bien de ton thé et du canapé pour ce soir."

Je lui glisse un sourire et repousse ma tasse vers elle, me relevant sans un mot, laissant mon travaille là où il en était. Et sans rien dire de plus, je vais simplement rejoindre ma chambre, me déshabillant pour enfiler mon pyjama. Je me frotte le visage des mains, faisant un simple crochet par la salle de bain pour me brosser les dents et prendre mes médicaments avant d'aller me foutre au lit, ne cessant de penser à celle qui se fait appeler Élisa et qui emprunte notre canapé.

Je tourne et tourne entre les draps alors que je tente d'échapper autant au soleil qui filtre entre mes rideaux et ma mère qui toque doucement à la porte de ma chambre. Non, non encore un peu. C'est trop tôt. Sa voix me parvient et comme à son habitude, elle est douce, tendre, comme si je restais son petit garçon qu'elle réveille pour aller à l'école… Sauf que j'ai vingt-et-un ans. Plus huit. Je remonte les draps sur mon nez et grogne doucement. Un rire lui échappe.

"Allez chaton… Je sais que tu n'as pas beaucoup dormis cette nuit, mais je ne peux décemment pas te laisser dormir toute la journée, il est déjà huit heure et demie. Debout… J'ai préparé du chocolat chaud…"

Elle sait que j'aime ça. Pire que j'adore en boire le matin. Parce que ça ne me rends pas trop malade contrairement au café. Je tente de résister et cède quand elle vient s'assoir au bord de mon lit, glissant une main dans mes cheveux.

"M'man… J'ai plus huit ans….

- Hmmm a te voir ainsi chaton, si… Allez. Va au moins prendre une douche.
- D'accord, d'accord…."

Je pousse un soupir résigné, repoussant les draps alors qu'elle croise mon regard, caressant doucement ma joue, je la laisse faire, me doutant bien qu'elle fait ça pour se rassurer, comme pour vérifier l'air de rien que je ne suis pas fiévreux. Ni malade. Je lui glisse un sourire alors qu'elle se relève, quittant ma chambre. Je m'étire avec plaisir avant d'attraper de quoi me changer. Je file droit à la salle de bain et me prépare, ressortant avec chemise et pantalon, une bretelle mise tandis que je l'autre pend contre ma hanche. Je baille et perds le peu de sourire que j'avais quand je croise le regard d'Élisa. Oh. C'est vrai qu'elle est là. Encore là. Je pince les lèvres et l'ignore, venant m'installer à la table du petit-déjeuner, attrapant ma tasse dans laquelle je trempe mes lèvres, me brûlant à moitié la langue. Chose qui fait rire ma mère.

"Doucement… Il va pas s'envoler… Tu es pressé ou quoi ?"

Je ferme les yeux et avale, secouant quelque peu les épaules.

"Non mais… Je pensais pas qu'il serait aussi chaud… Bon sang… Et non aujourd'hui je n'ai rien de prévu… Enfin sauf si tu veux que je m'occupe d'aller te chercher quelque chose ?
- Non, non chaton, occupe-toi de tes illustrations, tu dois les rendre quand d'ailleurs ?
- Avant la fin de la semaine. L'une est bientôt terminé et l'autre, j'ai encore peut-être un ou deux jours de travail dessus. Mais je vais être dans les temps.
- Bien, alors travaille dessus. Bon, je vous laisse, je dois aller travailler. A ce soir."

Elle se penche et vient m'embrasser sur la joue, m'arrachant un autre "m'man !" indigné. Et quand la porte se claque et que je me retrouve en tête à tête avec Élisa, je lui glisse un sourire des plus désagréables.

"Le canapé était confortable ? Ou ceux de la Nouvelle-Zélande te manquent déjà ?"

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Mar 1 Sep - 16:32

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Steve & Elisa


Je suis plantée là, dans une salon de 1940, tentant de vendre un gros baratin au fils de la nana qui a eu la gentillesse de me recueillir. Et bien évidemment, ça prend pas. Je sais que c'est gros, vraiment gros, mais j'ai rien trouvé de mieux après avoir voyagé dans l'espace-temps et m'être salement cogné la tête au point de voir des étoiles. Note à moi-même, regarder plus d'épisodes de DrWho pour avoir de la ressource en matière d'excuses et de faux alibis. Ou même avoir un calepin avec des scénario-types. Toujours utile. Enfin bref, là est pas la question. Si Sarah m'avait acceptée de bon coeur, sans rien me demander, Steve me fait passer un interrogatoire digne de la GESTAPO. Et je sais pas quoi dire qui pourrait le satisfaire, et le faire me lâcher la grappe. Et je finis par soupirer, alors qu'il me fait sa petite leçon de boy scout.

Crois mon histoire si tu veux, mais si y'a bien quelque chose que tu peux pas remettre en question c'est le fait que j'ai pas envie de vous attirer d'ennuis. Ni à toi ni à ta mère. Elle est beaucoup trop gentille et douce pour ça...

Je le vois repousser son crayon, son pinceau et mon thé, l'air de dire qu'il était toxique et que par tous les saints il risquait de s'intoxiquer en y portant les lèvres, et allait mourir sur l'instant. Sérieusement garçon, t'as quel âge? Tu m'as vue? J'ai vraiment l'air d'une criminelle recherchée par Interpol et la CIA? Hein? Regarde-moi! J'ai l'air de vouloir faire du mal à qui que ce soit? J'hallucine presque... et je le suis du regard alors qu'il ferme la porte de sa chambre sans un bruit. Je me retrouve seule, entendant juste de temps en temps la toux de Sarah et Steve qui crache son dentifrice. Sauf que là, j'ai plus sommeil. J'ai dormi plusieurs heures et je suis pas fatiguée pour un sou... alors je m'installe sur le canapé avec un livre, le temps de finir mon thé, et je bouquine jusqu'à ce que j'entende Sarah se lever.

- Bonjour trésor? Alors, comment tu vas?
- Bien bien Sarah, merci...
- Ta tête va mieux? Combien j'ai de doigts?
- Trois. Et ça va beaucoup mieux, grâce à vous.


Elle me sourit, satisfaite, avant de jeter un oeil au salon, et remarque la tasse de thé de Steve, toujours sur son bureau.

- Ah, je vois que tu as rencontré mon fils.
- Steve? Oui je...je l'ai vu.
- Hmmm, à ce que je vois il a encore dû faire sa tête de cochon... Désolée mais... depuis que son père est mort, il s'est élu lui-même homme de la maison et il est très protecteur. Mais quand on apprend à le connaître, c'est un garçon adorable.
- J'en doute pas... J'espère juste... que ça durera pas.
- Mais non, ou sinon je lui botterai les fesses et ça lui remettra les idées en place.


Je ris doucement, et quand elle s'approche de l'évier pour faire la vaisselle, je l'arrête.

- Laissez... je vais m'en occuper. C'est la moindre des choses. Ca me fait plaisir...
- D'accord... tu es gentille...


Je l'aide à préparer le petit déjeuner et elle m'emmène dans sa chambre, ouvrant un coffre près de son lit.

- Tiens, regarde. C'étaient mes robes quand j'étais jeune fille. Enfin, jusqu'à ce que je tombe enceinte. Même si Steve était un petit bébé... j'ai plus retrouvé ma silhouette d'antan.
- Eh vous rigolez, vous êtes très belle!
- Allons trésor, tu me flattes!


Elle se met à rire et me tend deux robes avant qu'elle ne me laisse pour aller réveiller Steve, qui doit se préparer pour aller bosser. Pendant ce temps je me change, balance mes fringues dégueu par terre et enfile un soutien-gorge et ce qui semble être une petite culotte de l'époque. C'est quoi ces antiquités. Et putain c'est tout sauf confortable! On dirait que j'ai des cônes à la place des seins. Mais j'ai pas le choix. Je peux pas porter les mêmes sous-vêtements tous les jours... Je passe ensuite une de ses robes, et je souris quand je vois qu'elle me va. On dirait presque que je suis déguisée. Enfin, comme ça au moins, j'attirerai pas l'attention... Je pousse la porte de sa chambre et croise le regard de Steve, qui me fusille alors que je m'approche de la table. Et je me dis que le karma a du bon quand il se brûle avec son chocolat, quelques secondes plus tard, et je me mords la langue pour pas me marrer. Je les laisse discuter avant que Sarah n'annonce qu'il est l'heure qu'elle parte bosser. Et j'ai tout juste le temps de lui dire au-revoir avant que la porte se ferme. Et que je me retrouve coincée avec son crétin de fils. Qui rate pas l'occasion pour me lancer une pique.

Non mais c'est le silence qui me manque. Surtout celui quand t'ouvres pas la bouche.

Je commence à débarrasser la vaisselle du petit déjeuner et apporte le tout à la cuisine, commençant à la laver après avoir allumé la radio. Pendant le reste de la journée je me démène pour nettoyer l'appart de mon mieux. Mais la vache, c'est pire que l'âge de pierre. Pas d'aspirateur, pas de lave vaisselle, des produits pas franchement transcendants... Enfin, on fait avec, l'essentiel est de soulager Sarah pour qu'elle s'occupe de rien en rentrant en début d'après-midi. Je fais même un gateau qui l'attend sur la table de la cuisine. Et tout ce temps-là, il a pas bougé de sa table à dessin, a levé les yeux au ciel quand je lui ai demandé de se pousser pour que je balaie, et m'a à peine remerciée quand je lui ai déposé un sandwich sur le coin de son bureau...

Et je suis contente quand Sarah rentre enfin, et que je la vois me sourire, reconnaissante en remarquant que tout est rangé et astiqué, la vaisselle faite et le linge plié. Et même repassé. Enfin repassé du mieux que j'ai pu avec l'engin préhistorique qui était utilisé.

- Oh trésor il fallait pas...
- Sarah, j'allais pas rester ici à me tourner les pouces. C'est la moindre des choses...
- Bon du coup... j'ai rien à faire. Tu proposes quoi jeune fille?
- Vos cheveux... Comment vous arrivez à faire tenir ça?
- Oh c'est facile je vais te montrer.


Et Steve nous lance un regard noir et dépité quand il nous entend toutes les deux devant la coiffeuse, en train de rire en bataillant avec des épingles à chignon.

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Lun 19 Oct - 14:55
 
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Je me contente de d'hausser les épaules et de tremper à nouveau mes lèvres dans le chocolat encore trop chaud. Je fronce les sourcils alors que je me brûle la langue pour la seconde fois en moins de dix minutes. Intérieurement je commence à insulter l'univers entier alors qu'elle termine son petit-déjeuner, commençant déjà à ranger et faire la vaisselle. Un haussement de sourcil m'échappe et alors que je dépose mes affaires sur le bord de l'évier, je la laisse dans la cuisine, allant me remettre devant ma table à dessin. Je me retrousse les manches et effleure du bout des doigts la gouache sèche depuis un long moment, souriant en voyant que les nuances et les couches de peintures sont d'une subtilité ravissante. J'attrape mes tubes de gouaches et alors que j'entends la radio commencer à crachoter derrière moi, je me remets au travail, espérant que cette journée me permettra enfin de terminer cette illustration. Je mouille mon pinceau et reprends ma palette, terminant d'ajouter les ombres et autres reflets sur les éléments du décors, soupirant lourdement quand Élisa me demande de me pousser pour passer le balai ou quand elle vient déposer un sandwich sur le coin de la table. Sandwich que d'ailleurs je regarde du coin de l'oeil depuis, me refusant de le manger alors que mon estomac grogne. Non, non… Pas question. Elle essaye juste de m'acheter. Je plisse le nez et me remets au travail, ne m'arrêtant que le temps de m'étirer ou pour une tasse de thé. Ainsi la journée se passe et alors que je travaille dans un silence presque religieux, elle s'occupe de nettoyer l'appartement de fond en comble, et si au début cela m'agaçait de l'entendre s'agiter tout autour de moi, j'ai finis par simplement l'ignorer, ne me concentrant que sur mon travail. Ce qui fait que lorsque ma mère rentre, je les écoute à peine, complètement absorbé par mes retouches. Et alors que je souris face au résultat final, voilà que des rires me parviennent. Je me retourne et découvre alors ma mère et Élisa en train de se coiffer, riant face aux mèches rebelles de l'étrangère qui refusent de rester dans son chignon. Je lève les yeux au ciel et pousse un soupir. Non là c'est trop. Je vais laver mes pinceaux avant de me débarrasser de la peinture que j'ai sur les doigts, attrapant ma veste une fois que j'ai les mains sèches. Mes doigts ont à peine le temps de se refermer sur la poignée de la porte que ma mère me demande où je vais. Un soupir m'échappe alors que je force un sourire.

"Je vais voir Buck. La peinture doit sécher et de toute façon, j'irais la rendre demain. Je rentre pas trop tard… Promis."

Et sur ce je passe la porte, les laissant toutes les deux alors que je marmonne entre mes dents en descendant les escaliers. J'aime pas la savoir là. Pas parce que j'aimerais être seul.. Mais juste parce que je ne la sens pas. Entre son mensonge d'hier soir et ses vêtements bizarres… Je ne sais pas… J'ai l'impression qu'elle nous cache quelque chose, pire qu'elle nous prend pour des crétins. Je termine de descendre les différents étages et frissonne face au fond de l'air relativement frais. Je grommelle une fois de plus alors que je remonte la rue, arrivant finalement en bas de chez Buck. Je me racle la gorge avant de l'appeler, heureux de constater que la fenêtre de sa chambre est légèrement entrouverte.

"Hey Buck !"

Je n'ai pas à trop hausser la voix pour le voir se pencher, m'adressant un sourire lumineux quand il croise mon regard.

"Eh… Stevie ! Qu'est-ce tu fais là vieux frère ? On est pas encore samedi… Je te manquais déjà ?
- Peut-être bien…
- T'sais quoi ? Pourquoi tu montrerais pas jusqu'ici, m'man serait ravie de te voir…
- Tu voudrais pas plutôt qu'on aille se boire un verre au pub ?"

Je le vois froncer les sourcils et pincer les lèvres, comme si il hésitait. Chose qui ne lui ressemble pas. Il sait que quand j'ai envie de lui parler d'un truc un peu important, je préfère qu'on ne le fasse pas chez lui… Avec trois frangins et une mère poule comme la sienne, les murs ont des oreilles et ils captent le moindre murmure.

"Ce soir ? Mec… Ma mère va me tuer si elle sait que je sors encore pour boire…
- Allez, soit pas chien…
- Bon, bon… J'arrive. Le temps d'attraper ma veste. Bouge pas et évite de choper la mort."

J'ai un sourire alors qu'il disparait pour ne me rejoindre que quelques minutes plus tard, une cigarette déjà roulé entre les lèvres alors qu'il cherche un paquet d'allumettes dans ses poches. Il finit par l'allumer d'un geste souple et alors qu'une légère volute s'échappe d'entre ses lèvres, nous commençons à nous diriger vers le pub le plus proche.

"Alors… C'quoi le problème ce coup-ci ? Encore une angoisse de la page blanche ?
- Pire. Une fille qui squatte notre appartement."

Je l'entends s'étouffer avant de me regarder comme si je venais de lui annoncer que j'étais la réincarnation de la Vierge.

"Attends, quoi ? Une fille ? Chez vous ? Sur ton canapé ? Tu te fous de moi là ?
- Non… Non… Sérieusement j'aimerais mais…
- Elle est comment ? Le genre belle plante exotique ou le genre qui nous fait de l'oeil au pub ?"

Je soupire alors qu'on passe la porte de l'établissement. C'est tout Bucky ça. Je lui parle d'une fille et lui en est déjà à me demander comment elle est, si elle est jolie et tout… Incapable d'être concentré quand il n'y a ne serait-ce que l'ombre d'un jupon à l'horizon.

"C'est mon genre de fille ?"

Je pince les lèvres et fixe le bois sombre du comptoir.

"Buck, n'importe quelle fille est ton genre….
- Non mais tu vois ce que je veux dire… Elle est jolie ?"

Je ne dis rien. Jolie… Pour le peu que j'en ai vu… Ouais elle l'est. Et si elle ne squattait pas mon canapé et qu'elle ne se foutait pas de moi, peut-être que je la regarderais de loin en me disant que je donnerais tout pour une danse avec elle. Je pousse un soupir alors que Buck nous commande deux pintes. Et quand mes doigts se referment sur le verre glacé, je commence à lui parler de cette fameuse Élisa, de ses vêtements, de ses origines et des mensonges qu'elle a pu me raconter. Buck semble autant boire mes paroles que sa mousseuse, hochant par moment la tête pour me faire signe qu'il veut que je continue. Et quand nos deux pintes sont vides, un sourire lui échappe.

"Eh bien mon Stevie… Elle t'a tapé dans l'oeil."

Je croise son regard et fronce les sourcils, sentant mes joues se rosir légèrement.

"Buck. Raconte pas n'importe quoi. Je la supporte pas. C'est une idiote qui veut profiter de la gentillesse de ma mère. Elle ne me plait pas."

Un rire lui échappe alors qu'il se roule une autre cigarette. Sa langue claque contre ses dents alors que son sourire s'élargit.

"T-t-t-t-t, pas à moi Stevie… Je te connais… T'es peut-être un génie pour plein de choses, mais pour les filles, t'es toujours un gamin. Une fille te plait et au lieu de te faire sympa avec elle, tu vas te comporter comme un crétin… Et là, vu la façon dont tu te comportes avec… Je me dis qu'elle doit être un sacré morceau… J'espère qu'elle sera toujours sur ton canapé samedi… Et que j'aurais le plaisir de la rencontrer."

Cette idée même m'insupporte. Elle m'insupporte parce que je n'ai pas envie de le voir sortir son numéro avec elle.  Tout comme je ne le supporte pas le voir roucouler avec n'importe quelle pimbêche dont il aurait capté le regard dans un pub. Je repousse mon verre et sors de quoi payer, levant les yeux vers lui.

"Rien à avoir… C'est juste… Qu'elle est étrange. J'arrive pas à la cerner et j'ai l'impression qu'elle nous cache quelque chose…
- Hmm, hmm… Dis plutôt que tu rêverais de voir ce qui se cache sous sa robe…"

Un rire lui échappe alors qu'on quitte le bar et que je me renfrogne, ne cessant de l'écouter me dire à quel point je dois en être dingue de cette fille. Au point que lorsqu'on arrive devant chez lui, j'ai même le droit à une légère tape dans l'épaule et un "elle te plait, alors la laisse pas filer avec un autre." Je lui dis de filer avant que je ne le morde et un soupir m'échappe quand je le vois disparaitre dans le hall. Je réajuste ma veste et rentre, ne cessant de repenser à ce que Buck m'a dit. Elle me plaire ? Jamais de la vie. Il est juste con. C'est surtout à lui qu'elle va plaire. Et il va sûrement lui plaire. Buck plait a toute les filles… Je n'en connais pas une qui ne voudrait pas être à son bras, à capter un sourire qu'il n'aurait que pour elle… L'idée m'arrache un claquement de langue réprobateur alors que je remonte les marches jusqu'à l'appartement. Je pousse la porte et malgré l'heure, je suis surpris de voir que ma mère est encore debout, buvant un thé avec Élisa qui est toujours dans une de ses robes et qui désormais est coiffé presque comme ma mère, et pour honnête, je serais malhonnête en disant que ça ne lui va pas. Je détourne le regard et accroche ma veste.

"Buck va bien ?
- Comme d'habitude…
- Tu veux une tasse ? Pour te réchauffer ?
- Non… Je vais aller prendre une douche et ensuite j'irais me coucher, j'ai bossé toute la journée et j'en peux plus…
- Tout va bien mon coeur ?"

Je croise son regard et lui offre un léger sourire, tentant de la rassurer. Je ne suis pas malade… Juste fatigué. Je ne dis rien de plus et file dans la salle de bain, me glissant sous une bonne douche chaude avant d'enfiler un pyjama et de me réfugier dans ma chambre, me roulant dans mes draps alors que le bruit de la rue me berce lentement. Je ferme les yeux, ne cessant de me remémorer les paroles de Buck. Alors le lendemain quand je rouvre les yeux… Je tire la gueule parce que je refuse que Buck puisse avoir raison. Elle ne me plait pas… Elle est juste… Je ne sais pas. Juste la fille qui squatte notre appartement.

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Mar 20 Oct - 14:22

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Steve & Elisa


Sérieusement, c'est quoi son problème? Si j'avais une tête de taulard, que je m'appelais Tyson, un mètre quatre-vingt et cent-cinquante kilos, je comprendrais qu'il se méfie mais là. Là... J'arrive quand même à accomplir l'exploit d'avoir quasiment la même taille que lui, légèrement plus petite. Sérieusement. Et à ce que j'ai vu, même s'ils sont adorables, ce ne sont sûrement pas les gens les plus riches du coin, alors aucun inquiétude par rapport à leur fortune. Je suis juste paumée. Totalement. Et j'ai juste besoin d'un toit... N'empêche, mes bonnes intentions fondent comme neige au soleil alors qu'il grimace en voyant le sandwich que je lui ai préparé. Pendant une seconde ma main me démange sérieusement de lui mettre le nez dedans, sauf que je ne peux pas. Je feins l'indifférence alors que je termine de briquer tout l'appartement, et savoure le sourire de Sarah comme récompense. Avant qu'elle ne m'initie aux joies de la coiffure made in années 40. Sarah a l'air moins fatiguée, et on dirait qu'elle s'amuse comme moi en voyant que mes premières tentatives échouent lamentablement, et que l'architecture compliquée s'effondre majestueusement sur mon crâne.

Puis Sarah arrête de rire et par la porte ouverte je vois Steve sur le point de partir. En bonne mère poule viennent les questions classiques du ""tu vas où? avec qui? tu rentres quand?". Et une fois le test passé elle le laisse filer. Je me retrouve alors seule avec elle. On termine notre session coiffure après ma réussite, qu'on fête autour d'une tasse de thé. Pas le truc le plus dingue que j'ai fait dans mon existence mais bon. Et petit à petit elle se livre un peu. Elle me demande d'abord de parler de moi, et elle enchaîne ensuite sur Steve, sur son mari décédé pendant la première guerre, et me raconte ensuite des anecdotes sur Steve quand il était petit. C'est drôle, mais jusqu'à présent, je ne me suis jamais vraiment sentie proche de quelqu'un de plus âgé. Même pas de mes parents. Là elle ne me prend pas de haut, ne me voit pas comme une gamine mais presque comme une...amie. Alors oui je la connais depuis hier mais... aussi étrange que ça puisse paraître, on dirait que c'est le chemin que ça prend. Si ça se trouve ça ne doit pas être facile pour elle d'avoir des amies de son âge? Je n'en sais rien... le fonctionnement de cette époque est sacrément flou alors... je parle un peu de moi, aussi. Et c'est en préparant le dîner, et que je lui avoue que je suis incapable de cuisiner, qu'elle me demande, curieuse.

Mais ta mère ne t'a pas appris à cuisiner? Tu sais coudre au moins?
- Non plus... On va dire que mes parents étaient... très pris par leur travail alors... non je n'ai pas vraiment... eu le temps d'apprendre tout ça.
- Oh, tu avais sans doute une gouvernante pour s'occuper de tout ça. Eh bien jeune fille ça doit te changer de vivre ici si tu viens d'une bonne famille.
- P...pas du tout. Et non j'avais pas de gouvernante. Enfin si, vraiment petite, mais à partir de dix ans je restais seule à la maison. Et vous êtes si gentille, je me sens presque mieux ici qu'à la maison. Ne vous inquiétez pas pour moi, dites-moi juste comment je peux vous aider, ici.
- Tu sais faire une fricassée de boeuf?
- Pas du tout.
- Eh bien commençons par là.


Elle me sourit et me fait passer un tablier avant de faire de même, et m'explique patiemment comment préparer ce truc que j'ai jamais mangé de ma vie. Et petit à petit ça commence à sentir vraiment bon. Elle me dit qu'on peut se refaire un thé pendant que ça mijote, et on retourne remplir nos tasses au salon. Steve rentre peu après, affichant encore un visage aussi sympa qu'un bouledogue qui a une rage de dents et grommelle qu'il va aller se doucher puis se coucher.

On te laisse une portion de dîner au four, si jamais tu as faim plus tard mon coeur...

Une fois qu'il a disparu elle se penche vers moi et a un petit geste de la main.

Laisse-le ronchonner. Il s'y fera. Et peut-être que quand il aura fini de faire sa tête de cochon vous pourrez sortir tous les deux. Ca lui fera du bien d'avoir une amie fille, il ne voit quasiment que Buck.
- On verra. Même si pour l'instant il est bien parti pour bouder jusqu'à Noël.
- S'il continue j'irai lui tirer les oreilles. Privilège de mère.


On rit toutes les deux avant de se mettre à table, et on papote tranquillement autour du dîner, qui est franchement bon, tout en écoutant la radio. Je me mets ensuite en chemise de nuit, et me glisse sous les couvertures. Les jours suivants passent assez rapidement. Je m'occupe de toutes les tâches ménagères, pour aider Sarah au maximum, commençant petit à m'habituer au quartier. Je vais même faire les courses seule. Et j'hallucine quand je vois tout ce qu'on peut avoir avec un dollar. Pourtant, j'ai toujours cette boule à la gorge en pensant à mon époque. Est-ce que Tony sait que je suis vivante? Est-ce qu'il est en train de me chercher? Est-ce que je rentrerai un jour à la maison? A mon époque? Mais à chaque fois que ça me prend j'essaie de me calmer, en me disant que le mieux, c'est d'attendre, et de ne pas m'éloigner de là où on m'a trouvé, juste au cas où.

Sauf que plus les jours passent, plus l'espoir diminue. Tout le monde doit penser que je suis morte. Que j'ai été désintégrée ou je ne sais quoi. Qu'il reste rien de moi. Que pour le monde entier, je serai morte au cours d'une expérience de Tony Stark. Peut-être qu'il va donner une bourse à mon nom, en l'honneur de mon dévouement à la science... Bref arrête. Maintenant tu es ici, et tu t'y fais. Et finalement le fameux samedi arrive, jour où son pote Bucky doit arriver pour aller le chercher. J'ai une robe de Sarah sur le dos, les cheveux bien coiffés, vu que maintenant j'ai la technique, et des chaussures qu'on est allées acheter toutes les deux. Je parle pas des dessous, parce qu'autant j'ai l'impression d'être Dita Von Tesse pour le porte-jarretelles, autant pour la culotte et le soutien-gorge, c'est tout sauf sexy. Enfin, je compte pas montrer ça à qui que ce soit ce soir. Ni avant un bout de temps.

Je suis au salon en train d'apprendre à coudre un bouton quand on toque à la porte. Steve va ouvrir et le fameux Bucky se présente. Pour un beau gosse, c'est un foutu beau gosse. Grand, brun, les yeux bleu/vert, le sourire étincelant, les épaules carrées... J'avoue qu'on le remarque. Sauf qu'à peine arrivé, j'ai un grand sourire, non pas parce qu'il est super drôle, mais à cause de ses techniques de drague à peine lourdes.

Voilà donc la fameuse Elisa. Enchanté. Steve n'a pas arrêté de me parler de toi.
- Ah bon? Eh bien tu en as de la chance, parce qu'il ne m'a pas adressé un mot de la semaine, ou presque.
- C'est impardonnable. Sarah, content de te voir.
- Moi aussi Bucky.


Il dépose un baiser sur ma joue, avant de faire de même pour Sarah. Il s'assied ensuite sur le fauteuil face à moi, le bras sur le dossier, les jambes croisées. La parfaite posture du mec sûr de lui à en crever.

Les garçons, et si vous emmeniez Elisa avec vous ce soir? La pauvre ne connaît personne et ça lui fera du bien de sortir.
- Non mais Sarah je ne veux pas les déranger ou...


Sauf que je remarque Steve qui fusille Buck du regard, le genre qui dit "Accepte et je te tue''. Et pour ça, juste pour ça, j'ai envie de le faire chier. Je dépose ma couture sur la table et accorde un grand sourire à Buck.

C'est vrai que j'aimerais beaucoup sortir un peu. Vous me laisseriez venir avec vous?
- Mais certainement! On ne peut rien refuser à une jeune fille aussi charmante. Ca sera un plaisir...


Eh doucement mon grand, t'es joli garçon oui, mais il faut pas croire que je vais te tomber dans les bras en deux battements de cil. Je connais bien les mecs comme lui, et je sais que c'est juste la chasse qui les intéresse. Une fois qu'ils ont obtenu ce qu'ils veulent ils disparaissent sans laisser leur numéro. Qu'il ne pense pas m'avoir, j'en ai vu des bien plus subtils à l'oeuvre et je me suis pas laissée prendre. Il tape dans ses mains en se redressant.

Et si on y allait?
- Avec plaisir Bucky!


Il attrape le manteau que m'a prêté Sarah et m'aide à l'enfiler. Steve fulmine à côté de nous et je glisse exprès mon bras sous celui de Buck.

Alors, dis-moi où des garçons comme vous aiment sortir à Brooklyn?

Sur le pas de la porte, je me tourne pour souhaiter une bonne soirée à Sarah, avant de descendre les escaliers au bras de Buck, Steve nous suivant, l'air furieux comme jamais. Eh bien voilà, t'avais qu'à mieux me traiter et c'est à ton bras que j'aurais pu être.

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Ven 20 Nov - 16:36
 
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Les jours passent et finalement, je commence à me faire à l'idée qu'elle habite bien ici. Alors je n'irais pas jusqu'à dire que j'apprécie sa présence ou quoi… Juste… Que je me fais à l'idée qu'elle passe ses journées avec moi, allant faire les courses ou s'occupant comme elle le peut pendant que je travaille sans relâche sur mes illustrations. Parce que suite aux deux que j'ai rendu pour le journal, les gars étaient tellement impressionnés qu'ils m'ont foutu sur un autre projet. Deux illustrations de plus pour des bouquins et la prochaine couverture du magazine. Et ouais, si sur le moment je disais que j'étais capable de gérer trois projets de front, là je passe un peu mes nuits à ça. Ainsi les journées se suivent et quand je ne pense pas à elle… Je me permets quelques moments pour la regarder de loin, ne cessant de repenser aux mots de Buck. Je fronce les sourcils en fixant son dos pendant qu'elle s'occupe de ranger les courses. Non elle ne me plait pas… C'juste… Juste que je ne sais pas. Y'a un truc de bizarre… Alors ouais, elle est gentille et pour le moment tout ce passe bien… Mais je ne sais pas. Je détourne rapidement le regard quand elle se retourne, prétendant travailler. Et je me maudis pour ça, parce que j'ai la foutue impression de donner raison à Buck en me comportant de la sorte.

Et c'est presque sans trop m'en rendre compte qu'on arrive à samedi. C'est donc passablement fatigué que je termine de me préparer, souriant légèrement alors que j'entends Buck toquer à la porte. Je quitte la salle de bain et lui ouvre, perdant immédiatement le peu de bonne humeur quand je vois que son regard ne se porte pas sur moi, mais sur Elisa qui coud dans le salon aux côtés de ma mère. Non. T'avais promis bon sang. Je m'efface pour le laisser entrer, grinçant des dents au moindre de ses mots. J'adore Buck, vraiment, mais il sait que je ne supporte pas de le voir roucouler alors que je suis là… Surtout quand dans ces moments-là… Il m'abandonne et m'oublie complètement. Je baisse les yeux, serrant les poings. Je le hais. Je le hais quand il fait ça… Quand il ose se pavaner devant mes yeux, ne me rappelant un peu plus que personne ne voudra jamais me regarder comme on le regarde lui. Que je serais toujours le numéro deux. Le pauvre petit Steve qu'on ne regarde pas. Dont ne veux pas. Il s'installe et échange quelques mots avec ma mère et Élisa. Je le fusille du regard alors qu'il hésite à l'inviter. Non. Tu fais ça… Vieux frère ou pas, je te jure que je me vengerais. Seulement c'est elle qui vient se jeter dans ses bras. Chose qui ne m'étonne plus. Elles le veulent toutes. Il a un sourire qui me donne envie de le gifler alors qu'elle se lève, le laissant l'aider en parfait gentleman qu'il prétend être. Et moi ça me tue. Ça me tue de voir qu'au fond elle est comme toute les autres, une idiote qui tombe sous son charme. Je sens mes épaules se tendre quand elle glisse son bras sous celui de Buck. Je jure mentalement avant de baisser les yeux, autant en colère que déçu. Parce qu'une fois de plus… Je vais servir de cinquième roue du carrosse. Je vais devoir les regarder roucouler tout les deux toute la soirée, le nez dans ma bière et seul. Seul parce qu'il n'y aura personne qui me sourira ou qui viendra me demander ce que je pense de telle ou telle chose… Nan, une fois de plus, on ne verra que Buck. Parce que lui est beau, lui est charmant… Moi… Moi je ne suis que son porte maigrichon et à peine mignon. Je descends les escaliers derrière eux, les mains dans les poches alors que Buck continue de ronronner pour elle.

"Oh nous avons nos petites habitudes avec Steve, un pub sympa qui est dans le quartier… De la bonne musique, de la bonne bière… Bref tout ce dont on peut rêver… Pas vrai Stevie ?"

Je croise son regard et me contente de serrer les dents. Va mourir James Barnes. Tu sais que je déteste ça… Alors pourquoi me faire ça ? Pourquoi me forcer une fois de plus à t'observer enchaîner les conquêtes quand nous aurions pu passer une bonne soirée tout les deux ? Je reste silencieux alors que j'écoute Buck lui sortir son numéro de charme, retenant la porte du pub que je manque de prendre dans le nez. Non mais c'est vrai… Oubliez-moi. Je m'installe à leur côtés, laissant Buck commander pour nous trois.

"Et rappelle-moi d'où tu viens… ?"

Il est pas possible. Là, actuellement, je le hais. Je le déteste à faire ce numéro alors que je suis là. Je le déteste pour avoir inviter Élisa ce soir. Je lui en veux. Je lui ai parlé d'elle, il sait ce que pense de cette fille, de ce que je ressens… Et voilà qu'il se permet de me faire ça. De faire de moi l'idiot qui doit contempler ce jeu ridicule. De supporter tout ça. Je trempe mes lèvres dans ma bière et plisse le nez. Pas à cause de l'amertume de celle-ci, mais du regard qu'elle a. Elle semble… Satisfaite de me voir ainsi, de voir que dans cette situation… Je suis furieux, voir jaloux. Je détourne le regard et fixe le comptoir, sentant mon coeur se serrer. Qu'est-ce que j'attendais après tout… Elle est comme les autres. Elle ne veut et ne peut que voir Bucky… Que suis-je moi ? Un sale con. Une chose qu'on ne regarde pas, qu'on ne considère même pas. Elle est une idiote comme les autres. Une qui ne veut que se perdre dans les bras de Bucky. Je déglutis difficilement, serrant les dents alors que je commence à fouiller dans mes poches, cherchant de quoi payer mon verre. Une boule se forme dans ma gorge et quand j'arrive à trouver la monnaie, je la pose sur le comptoir, buvant une dernière longue gorgée avant de filer sans un mot. Je pousse la porte, autant furieux que… Blessé. Blessé parce que… Parce que je ne pensais pas que Buck m'infligerait une telle chose… Blessé parce que comme un idiot, je pensais qu'elle ne me ferait pas ça. Mais peut-être que je l'ai mérité non ? Pour ne pas avoir été comme lui ait avec elle ? Elle aurait peut-être aimé que je sois le garçon parfait qui exauce le moindre de ses désirs et qui courbe l'échine face à elle. Je fourre mes mains dans mes poches, rentrant aussi vite que mon corps malade me le permet. Je termine de grimper les marches et quand je pousse la porte de l'appartement, c'est simplement pour croiser le regard étonné de ma mère.

"Steve… ? Mais je croyais que tu passais la soirée avec James et Élisa."

Je raccroche ma veste et fais non de la tête.

"Il y a eu un problème ? Ou c'est encore toi qui a fait ta mauvaise tête."

Un soupir m'échappe alors que je hausse les épaules.

"Non, j'avais juste pas le coeur à ça. Sans compter que je n'avais pas envie de gâcher leur soirée en amoureux."

Elle entrouvre les lèvres et avant qu'elle ne prononce le moindre mot, je me contente d'ajouter.

"De toute façon ce n'est rien… Je vais travailler un peu dans ma chambre et ensuite j'irais me coucher, je ne me sens pas bien."

Je n'ose croiser son regard, ne voulant pas y voir de la tristesse ou de l'inquiétude. Je défais mon col et ma cravate avant d'attraper mon bloc de dessin et mes crayons, allant m'installer dans ma chambre. Je referme la porte et tire le fauteuil jusqu'à la fenêtre, commençant à faire des croquis, fulminant en m'imaginant qu'actuellement, elle doit lui accorder une danse, ou même un baiser.

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Mar 24 Nov - 21:50

An end has a start


Steve & Elisa


Jusqu'à présent, les années 40 c'était rien d'autre que les pages du bouquin d'histoire, ou les images pin-up qui sont revenues à la mode ces dernières années. Mais... c'est loin, et tellement décalé de notre époque qu'on pourrait presque croire à un parc d'attractions. Où on viendrait voir comment faisaient les gens à cette époque. Comment ils se débrouillaient pour faire des trucs qui sont tellement naturels pour nous, alors qu'à l'époque... Vivre sans télé. Sans frigo. Sans aspirateur. Sans ordi portable et surtout sans internet... Alors ils avaient d'autres loisirs, c'est sûr, mais je remarque que par moments ils devaient sacrément se faire chier. Enfin pour l'instant ça va encore, même si le temps est long une fois que les corvées sont terminées et le moment où Sarah rentre. Je me promène un peu, j'explore le quartier, je lis, je fais les courses. J'essaie d'en savoir un peu plus sur cette période, surtout si... si je dois y rester, maintenant. Mais une fois qu'elle est rentrée elle m'apprend plein de choses. A l'époque, j'aurais balancé une fringue abimée à la poubelle, où je l'aurais laissé pour en faire des torchons, ici on l'aurait soigneusement reprisé, et continué à le porter. Les gens se lassent beaucoup moins. Ils jettent aussi beaucoup moins. Tout est important parce que la dépression est pas si loin que ça, et je sens bien que Sarah et Steve ne roulent pas sur l'or. Alors je fais attention, j'essaie de les aider au maximum, pour "payer'' ce que je leur coûte. La première semaine j'ai tout briqué, je commence à savoir à faire la cuisine, autre que des ramens ou de la pizza. A faire moi-même une partie des produits d'entretien. A suspendre le linge sur le toit parce qu'il n'y a pas de sèche-linge et autres... Ca change. Ca change beaucoup. Et point de vue bouffe... Alors les aliments sont meilleurs, le Nutella, les Oreo, et autres conneries, ça existe pas. Et je découvre donc les joies de me faire une plâtrée de cookies quand j'ai une envie de sucre, et je me contente pas d'ouvrir un paquet dans mon placard. Après tout j'ai le temps, chantonnant avec la radio en fond et Steve qui dessine silencieusement à son bureau, grognant parfois que la musique est trop fort.

Je le cerne pas. Il met tellement d'énergie à me montrer qu'il m'apprécie pas. Qu'il se méfie de moi que ça en est presque ridicule par moments. Vraiment. Je veux dire... Je prouve pas assez que... que je fais tout pour les aider? Pour gêner le moins possible? Enfin... Le week-end arrive enfin et il est l'heure de découvrir le fameux Bucky Barnes. Beau garçon c'est une évidence, mais à peine il a ouvert la bouche j'ai vite compris qu'il y aura rien. Nada. Pas l'ombre d'une chance. Le mec a un égo qui dépasse l'Everest, et ses tentatives de dragues sont aussi lourdes que prévisibles. Derrière mon sourire charmant je me pose des questions : alors c'est lui? Sérieusement? Lui le vrai, le seul, l'unique Bucky Barnes selon Steve? Celui qui tombe toutes les filles? Le plus beau du quartier? Eh ben... oui en photo il est clairement beau gosse, mais il restera juste en photo. Je veux pas d'un mec qui est un chasseur. Je serai qu'une conquête de plus et ça m'intéresse pas. Il pue l'arrogance autant que le parfum... Et je suis prête à le remettre gentiment en place et à lui faire comprendre qu'on peut être le plus beau mec en ville, si on est con comme un verre à dents on risque pas d'attraper grand chose à part un coup d'une nuit. Vu ce que je sais sur lui, c'est ce qui se passe. Sauf que pendant une seconde je croise le regard de Steve. Je sens sa colère contenue et... sa jalousie. Alors c'est ça. Notre petit Steve est jaloux de son pote. Sûrement parce qu'il est du genre beau gosse qui doit faire tomber toutes les filles. Eh ben tu sais quoi mon mignon? Pour toutes les petites vacheries, pour les phrases monosyllabiques, pour mes tentatives de se rapprocher envoyées aux orties, eh beh je vais jouer la bécasse qui lui tombe dans les bras. Juste parce que je sens que ça te fait tellement chier...

Je joue la comédie de la grue, totalement charmée par le play boy et le laisse m'emmener, Steve sur nos talons, jusqu'au bar. Je fais semblant de m'intéresser aux platitudes dignes de l'électrocardiogramme d'un escargot passé sous une roue de camion qu'il me débite, papillonnant des cils. Au bout d'un moment, je me dis que j'en fais tellement des caisses qu'il va finir par remarquer que je me fous de lui, remarquer que c'est pas un poil vrai. Mais non. Il a l'air charmé, tellement habituée d'avoir encore une potiche pendue à son cou, l'entendant sans vraiment l'écouter. Il pourrait leur débiter l'annuaire qu'elles seraient tout autant en pâmoison. Peut-être qu'ils aiment les cruches, dans les années 40...

Et en même temps Steve nous suit toujours, et je me retiens de lui jeter trop de coups d'oeil pour pas éclater de rire. Il est tellement mauvais pour cacher ce qu'il pense c'est incroyable. Je m'installe près de lui, tentant quand même d'adoucir un peu la pénitence de Steve en lui souriant et en lui laissant une place à égale distance de Buck et de moi, et pas lui donner l'impression d'être exclu. Je sais ce que ça fait et c'est jamais agréable... Mais le moindre truc semble être un crime de guerre et il reste dans son coin à bouder. Parfait. Il a pas vingt et un ans, il en a cinq et il a pas eu sa glace. Merveilleux... Je commande une bière à mon tour et l'écoute distraitement.

Je... je viens de la Nouvelle Zélande... Wellington...

Je me laisse plutôt porter par la musique, tentant de reconnaître le morceau qui passe. Je l'ai déjà entendu... mais où? Ca me dit quelque chose... Peut-être chez ma grand-mère à Long Island? Pas impossible... Glenn Miller? Ouais ou Benny Goodman... Je sais qu'elle adore ça. Enfin elle adorait... Merde mais en fait... Là, maintenant elle... elle devrait avoir mon âge en fait. Dans l'idée. Merde mais ça voudrait dire que je pourrais la croiser. La voir. Tomber sur elle. Wow dans un sens je mourrais d'envie de la voir, de voir à quoi elle ressemble maintenant. En voyant les photos, elle était tellement jolie... Mais non, hors de question. On voit ce que ça donne dans Retour vers le futur... Paradoxe temporel et tout le bordel. Dommage...

Je sursaute et sors de mes pensées quand Bucky met sa main sur la mienne, et je lui souris en m'excusant. Il me propose de danser et je hoche doucement la tête. La vache, je sais pas comment danser ici moi. J'en ai pas la moindre idée... Je le lui dis et heureusement il et heureusement il ne joue pas trop au con. Au contraire.

Ne t'en fais pas, c'est facile. Tu as juste à me suivre et à me laisser te guider...
D'accord...


Je le laisse placer mes mains et il commence à nous faire bouger doucement. Ok... comme ça ça va. Petit à petit. Ouais là ça va. C'est bon. Mon esprit scientifique essaie de comprendre comment ça fonctionne, et j'arrive à saisir le principe. Et sur le coup oui, c'est agréable. Danser à deux, comme ça, de cette manière. C'est... c'est chouette. J'avais jamais testé avant mais j'aimerais bien recommencer. Peut-être avec quelqu'un d'autre... Parce que lui est un beau garçon mais... rien de plus. Alors qu'avec... quelqu'un...enfin voilà,ça doit être chouette. On se tourne, et du coin de l'oeil je vois que Steve est plus là. Merde. Il est parti. Je me mords la lèvre. Je suis peut-être allé un peu trop loin...

Bucky, Steve est parti.
- Oh c'est pas grave. C'est pas quelqu'un qui aime beaucoup sortir.
- Oui enfin on l'a un peu laissé en plan là.
- Rien qu'une chanson...
- C'est peut-être pas très correct...
- Oh Elisa... et maintenant qu'on est tous les deux, on pourrait continuer à danser.Et puis... si jamais... On pourra toujours faire autre chose...


Je lève les yeux au ciel et c'est là que je sens... sa main descendre un peu trop le long de mes hanches jusqu'au creux de mes reins. Et plus bas. Presque par réflexe je lui assène une gifle et quitte ses bras, revenant prendre mon manteau. Quelques secondes plus tard, je remonte les marches montant à l'appartement, assez en pétard. Au final j'ai réussi à blesser Steve, et je me suis fait très lourdement draguer par quelqu'un qui m'intéresse pas. Super. J'ôte mon manteau, mes chaussures et fais chauffer deux tasses d'eau dans la cuisine. Il y a encore de la lumière sous la porte et je toque avant de pousser lentement la porte.

Steve tu... Je me suis dit que tu aurais peut-être envie d'un thé... Je... t'en ai fait un...

Je m'approche timidement, mes pieds nus sur la moquette et pose la tasse sur son bureau.

Tu... T'es parti d'un coup je t'ai même pas vu sortir...

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Mar 15 Déc - 21:28
 
The end has a startIt don’t mean a thing if I give you my heart, if you tear it apart
La mine sèche de mon crayon crisse presque durement sur le papier de mon carnet, alors que perdu dans mes pensées, je regarde à peine ce que je tente de dessiner. Je pensais au début être capable de me changer les idées en me concentrant sur un croquis du bâtiment en face de chez nous, mais bien vite, mes pensées ne revenait qu'à eux deux. À Buck qui doit être en train de lui offrir la nuit de sa vie et à elle, qui doit être autant pendu à ses lèvres qu'à son cou. Mes doigts se serrent un peu plus autour de mon crayon tandis que ma mâchoire se verrouille à cette simple idée. À l'idée qu'il va l'embrasser, qu'il va lui susurrer des mots d'amour et qu'elle… Qu'elle soit sous charme. Qu'elle ose tomber dans ses bras. Tout ça me rend étrangement dingue, me fait serrer les dents… Ça me dévore presque les entrailles et me mets étrangement en colère. Putain Steve. Arrête. Arrête de lui faire ce plaisir. Elle aimait te voir râler et rager… Elle l'a fait juste pour te faire du mal. Comme les autres. Comme toutes celles qui avant, m'avaient refoulées d'un sourire désagréable et de quelques mots tout aussi charmants à l'oreille. Comme les autres elle ne veut que d'un homme que Bucky. Comme les autres elle est affreusement idiote et simplement intéressé par pas grand chose au final. Je pensais qu'elle était un peu différente… Juste un peu. Oh et puis tant pis. Oublie-la. De toute façon, actuellement, elle doit être dans les bras de Bucky. Ils doivent danser, s'embrasser, s'enlacer… Je pousse un soupir et abandonne mon crayon entre les pages de mon carnet, laissant simplement mon regard se perdre dans le paysage nocturne de la ville. Je ne devrais pas me mettre dans de tels états pour elle, elle ne le mérite clairement pas. Après tout, elle n'est qu'une conquête de plus de Buck, une idiote qui se pense être la septième merveille du monde parce que lui, Bucky Barnes a posé son regard sur elle. Un autre soupir m'échappe et je ferme les yeux, écoutant simplement les battements de mon coeur. Elisa n'est rien. Juste une idiote qui dort sur notre canapé et qu'on garde à la maison parce que nous sommes des gens bien, qui aidons ceux dans le besoin. Rien de plus. Et je ne serais rien de plus que le fils de Sarah, le garçon relativement désagréable et chétif avec qui elle doit passer ses journées. Un avorton. Une demi-portion. J'ai un léger frisson. Juste Steve Rogers.

J'entends la porte s'ouvrir et se refermer mais je ne quitte pas mon fauteuil, rouvrant simplement les yeux pour regarder les lumières me parvenant de l'appartement d'en-face. Ça remue derrière les murs. J'entends des pas sur le plancher, l'eau qui coule dans l'évier, la bouilloire qui siffle, la vaisselle qui s'entrechoque. Le temps d'une seconde je me dis que c'est peut-être ma mère, mais quand j'entends les pas s'approcher… Je me dis que c'est elle. Qui vient enfoncer le clou une dernière fois. Qui vient me prouver qu'elle a laissé son rouge à lèvre sur celles de Bucky. Qu'elle porte son eau de Cologne sur la peau. Elle toque deus fois et je me contente de referme le carnet. J'ai pas envie de la voir. Pas envie de croiser son regard. Ma mâchoire me fait presque mal. Mes doigts crispés aussi. J'ai jamais demandé à être dans un tel corps, à être aussi faible. J'ai jamais demandé tout ça. Alors oui je montre les dents sans cesse, peut-être parce que c'est simplement plus simple de maintenir tout le reste hors de portée plutôt que de se faire rejeter. La porte s'entrouvre et bientôt je la sens s'approcher. Je me retourne légèrement, lui offrant un regard noir comme l'enfer tandis qu'elle me parle d'une tasse de thé.

"Oh comme c'est aimable."


Je pourrais me faire agréable, je pourrais… Mais quand je vois la tasse terminer sur mon bureau, je retiens un soupir. Elle essaye simplement de se racheter, peut-être qu'elle s'en veut. Ou alors… C'est juste pour tenter de bien se faire voir. Mon carnet termine sur le bord de ma fenêtre tandis que je me tourne vers elle.

"Oh, je pensais pas que tu le remarquerais. Vu comme tu étais subjugué par Bucky ou par le fait que tu adorais me voir tirer la gueule. Franchement, je pensais que nous n'aurions cette discussion que demain vois-tu. Mais visiblement, je me suis trompé. Tu es capable de regarder quelqu'un d'autre que lui. Félicitations."

Ma mère serait là, je pense que j'en prendrais une. Mais tant pis. J'ai vu ses regards, son sourire… J'ai vu que cela lui plaisait. Alors je ne dis pas que j'ai été parfait envers elle… Mais peut-être aurais-je apprécié que juste une fois… Buck ne soit pas le centre de l'attention. Que juste une fois… Ça ne soit pas Buck, sa cavalière et moi qui tient la chandelle. Non pour une fois j'aurais aimé que ce soit… Autrement. Autre chose. J'aurais aimé ne pas être dans son ombre. Juste une fois. Juste une putain de fois.

"Mais merci pour le thé."


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Mer 16 Déc - 20:07

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Steve & Elisa


Eh ben voilà. Tu peux être fière. A vouloir en rendre un jaloux, au final tu viens de gâcher ta soirée. Parce que tu as succombé aux sourires ravageurs du fameux Bucky, même si tu savais pertinemment ce qui se cachait derrière, et aussi pour avoir fâché Steve. Alors oui il s'est comporté comme un sale con, oui il m'a pas adressé une parole sympa depuis que je suis arrivée, mais... mais j'ai vu dans ces yeux ce que j'ai détesté vivre plusieurs fois. Etre mis de côté. Pourtant, je doute. Est-ce que c'est juste le fait que Buck s'intéressait pas à lui, trop occupé à me faire de la drague de bas étage? Ou... ou si ça l'a autant fait chier c'est qu'il était... jaloux? Non. Non impossible. Si je lui plaisais un tant soit peu, il m'aurait pas tenu ce discours. Si je lui avais plu un tant soit peu, il serait sûrement venu me parler...enfin...il aurait essayé d'être gentil. Comme tous les types normaux en fait. Et là, alors que je marche seule dans la rue glacée et vide, je me rappelle ce que m'avait dit Sarah... que Steve... enfin qu'il avait jamais eu de petite copine. Ok là j'ai juste envie de me gifler et en même temps... bordel j'en sais rien. Je sais pas s'il était juste désagréable parce que ça le fait chier que je sois là, ou parce que...parce qu'il y a quelque chose d'autre. Je déteste quand il y a autant de trucs qui se bousculent dans ma tête.

Je gamberge tout en montant les escaliers jusqu'à l'appartement, et sors les clefs de ma poche. Une fois à l'intérieur, j'enlève mes chaussures et mon manteau, avant de regarder la porte de Steve. Il y a encore de la lumière en-dessous. Tant mieux. Je regarde la pendule de la cuisine et me rends compte que je suis même pas sortie une heure. Une heure, c'est tout ce qu'il a fallu pour me rendre compte que Buck était sûrement sympa en tant que pote, mais sacrément lourd avec les filles. Et pour faire du mal à Steve. Mouais. Je fais chauffer de l'eau pour deux tasses, prépare son thé préféré et entre dans sa chambre sur la pointe des pieds. Je lui parle, et si le regard pouvait tuer, je serais morte. Réduite en purée. Vraiment. Mais je l'ai cherché. Je pose la tasse sur son bureau et commence à briser la glace. Enfin à essayer. Et la réponse attend pas. Il est furieux. Le genre de colère froide.

Je...

Je soupire et baisse les yeux.

J'aurais pas dû jouer à ce jeu là. Je suis désolée. Et oui j'ai fait ça pour t'emmerder parce que j'en avais marre que les seuls mots que tu me décroches soient des vacheries. Oui c'était agréable quelqu'un qui essaie juste de me parler, d'essayer de me connaître un peu, d'être gentil plutôt que de me voir comme la onzième plaie d'Egypte. Mais c'était avant que je me rende compte que c'était un gros lourd qui avait qu'une chose en tête. Et sa joue s'en souviendra... J'ai eu tort mais...j'avais...juste envie de passer une soirée normale avec quelqu'un d'autre que ta mère, ou quelqu'un qui me parle pas mieux qu'à un chien... Je suis seule moi ici, je connais personne! Je... bref...

Je sens la poignée de porte derrière moi et je l'ouvre, haussant juste les épaules quand il me remercie pour le thé, et filant le plus vite possible pour pas qu'il voie que je suis sur le point de pleurer. Je veux pas lui faire ce plaisir. Non. Il serait bien trop content. C'est seulement dans la cuisine que je me laisse aller, essayant de sangloter le plus silencieusement possible, assise dans le noir à table. J'en ai marre. J'en ai marre d'être là, dans cette époque de merde où les nanas sont juste vues comme des lave-vaisselle qui parlent et des usines à gosses. J'en ai marre que tout soit si compliqué. Je veux rentrer chez moi, je veux retrouver mes potes, je veux retrouver Jane et Tony, qu'ils me retrouvent, qu'ils me ramènent. Je me sens tellement seule ici. A part Sarah, je parle à personne et ça commence à me peser salement. Et heureusement que je l'ai parce que sans ça...

Je laisse tout sortir, pendant une bonne heure, et quand je vais dans la salle de bains, je vois que la lumière de Steve est éteinte, et que Sarah dort profondément. C'est bien, elle en a besoin. Je me douche rapidement, enfile un pyjama et me glisse sous les couvertures du canapé, fatiguée. Le lendemain et pendant les jours qui suivent, c'est la même routine. Sarah veille toujours sur moi avec l'attention et l'amour d'une mère poule, mais Steve... Steve c'est pareil. M'ignorer autant que possible, monosyllabes quand il a pas le choix, et des piques quand il s'ennuie... J'ai juste envie de lui hurler de changer de disque et de choisir une autre cible...

Sauf qu'un soir, je les vois dans la cuisine, la porte presque fermée, et qui discutent à voix basse. J'aime pas écouter aux portes, mais depuis le canapé j'entends le sujet de leur discussion. L'argent. Steve lui dit que je coûte trop, et qu'à cause de moi le budget bouffe a augmenté, alors qu'ils sont déjà trop justes. Ils en sont même à se demander comment ils vont finir le mois. Merde. Je pensais pas que c'était à ce point là. J'avais bien vu que les placards étaient pas très remplis, mais je me disais juste que c'était parce qu'ils avaient pas de frigo et qu'ils achetaient juste de quoi manger pour un ou deux jours à la fois... Je me sens mal. Je me sens mal parce que Sarah m'a accueillie à bras ouverts, sans rien me demander, et qu'à cause de moi ils sont dans le rouge. Non. Non c'est hors de question. Elle a été tellement gentille avec moi... Je me mords la lèvre et réfléchis, avant de me rappeler que j'ai de l'argent dans mon jean. Pas beaucoup, mais juste la monnaie sur un billet de cinquante que j'avais retiré ce matin-là, et que j'avais cassé pour prendre un café sur le chemin de la tour Stark. Je retourne vers le sac qui héberge mes vieilles fringues et mes doc, et je ramasse la quarantaine de dollars qui s'y trouve. J'y avais même pas pensé avant... Quelle grue.

Je reviens à la cuisine et pousse la porte.

Je... désolée mais je... enfin j'ai entendu. Sarah je sais pas comment te remercier pour tout ce que tu fais, et je supporte pas l'idée qu'à cause de moi tu aies des soucis. Du coup je... enfin j'avais ça sur moi quand je suis arrivée ici. C'est... c'est pas grand chose mais je te demande d'accepter. S'il te plait. Je veux aider moi-aussi. Et comme... comme on dirait que je vais rester...dès demain je... je vais chercher un travail...

Je pose mes billets et les quelques pièces sur la table de la cuisine avant de relever les yeux vers elle.

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Sam 6 Aoû - 13:24
 
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Elle fuit et je ne tente pas de la retenir. La porte s'ouvre et les yeux déjà pleins de larmes, elle file, cherchant sûrement à conserver un peu de sa dignité. Pour ma part je perds mon sourire et fixe la tasse de thé fumante, me disant simplement qu'elle a après tout récolé ce qu'elle a semé. Qu'elle s'en veuille d'avoir joué ce jeu-là avec moi n'excuse pas tout et si l'idée qu'elle ait pu gifler Buck m'amuse très légèrement, je n'arrive pas à avaler le mépris que j'ai pour elle en cet instant. Certes elle ne peut pas savoir mais…. Je suis blessé. Blessé qu'elle se soit amusée à simplement m'humilier en se servant de mon meilleur ami et qu'en plus elle ose me dire qu'elle est celle qui en souffre. Ouais je ne suis pas tendre avec elle… Mais jamais je ne lui ai rappelé qu'elle n'était pas assez bien pour qui que ce soit et qu'elle vieillirait sûrement seule. Un soupir glisse d'entre mes lèvres et je refuse d'attraper la tasse, glissant simplement une main dans mes cheveux. Je lui en veux… Je lui en veux d'avoir été comme toutes les autres, de n'être qu'une fille mesquine et sans coeur qui ne cherche que la compagnie d'hommes comme Buck… De jeunes hommes capables de la faire danser toute la nuit et de la prendre dans leurs bras… Pas d'un gamin comme moi qui a les poignets tout juste bons pour peindre. Je lui en veux de m'avoir jeté au visage de la plus cruelle des manières que je ne serais jamais rien d'autre qu'une crevette malade incapable de contenter la moindre fille… Un simple avorton qu'on ne pourrait que délaisser pour son meilleur ami, le beau Bucky Barnes. Sans un regard pour la tasse de thé qui refroidit sans moi, je me change et quitte mes vêtements pour simplement enfiler mon pyjama et me glisser dans mon lit, m'enroulant dans mes draps pour m'empêcher d'avoir ne serait-ce qu'une larme à l'idée qu'effectivement, même les pauvres filles qui vivent sur notre canapé n'auront pour moi que mépris et condescendance. Un frisson secoue mes épaules et je crois qu'alors que je sombre dans un sommeil profond, je sens une larme rouler sur ma joue.

Et dès le lendemain, après avoir sous ses yeux vidé la tasse de thé dans l'évier, je reprends ma routine, ignorant simplement Elisa quand je le peux, refusant le thé qu'elle me fait ou les sandwichs. Sans me soucier d'elle, je retourne voir Buck et lui rit au nez quand il me dit que la belle est une sauvageonne sans manières, buvant avec lui une bière qui ne m'aide pourtant pas à lui pardonner son comportement de la dernière fois. Il me dit de cesser de le prendre mal et je me contente simplement de lui dire qu'il faudrait que juste une fois il se mette à ma place. Ça mis à part, je continue de travailler sur mes illustrations et si j'arrive à me faire payer convenablement pour mon travail, la réalité des choses vient rapidement se rappeler à moi et un soir, alors que nous sommes en plein milieu du mois, l'argent manque déjà. La porte presque close, face à ma mère qui est assise derrière la table de la cuisine, je tente de garder mon calme.

"M'man… Il reste encore presque deux semaines à faire et malgré l'argent qu'on gagne… On ne va pas être capable d'aller faire les courses… Et si jamais l'un de nous deux tombe malade… On pourra même pas payer le médecin…
- Je sais Steve, mais on va s'arranger, on va trouver… Je vais prendre un service de plus et…
- Non, M'man, c'est pas la solution et tu le sais…
- Steve nous en avons déjà parlé et tu sais que c'est hors de question.
- Et pourquoi ?! C'est à cause d'elle que nous devons acheter deux fois plus ! Cette fille est une tique ! Elle vit chez nous et si elle s'occupe de faire le ménage, elle mange tout de même !
- Steven Rogers un mot de plus et je te jure que…"

J'entends la porte grincer et nous sommes deux à nous tourner vers elle. Immédiatement, je fronce les sourcils et plisse le nez de dégoût, pas franchement heureux de voir la tique de notre existence débarquer en cet instant pour sûrement se faire pleurer et avoir le droit à un sourire de ma mère. Je croise mes bras sur ma poitrine et détourne le regard, préférant le poser sur ma mère qui déjà sourit pour Elisa qui se sent obligé de jouer une fois de plus le pauvre chaton sous la pluie. Je grince des dents en me rendant compte qu'elle ne m'adresse pas un mot, se contentant de remercier ma mère qui est vient top bonne pour elle et d'ensuite poser sur la table une somme d'argent qui me fait étouffer un blasphème. Sarah porte à ses une main et après une seconde de battement, nous sommes deux à la regarder comme si elle venait d'une autre dimension, par contre, je suis le seul à briser le silence.

"Chercher du travail ? Alors que visiblement t'arrives à voler autant d'argent pour nous le jeter au visage comme si on faisait la charité ?"

Ma mère frappe la table du plat de la main et pour la première fois depuis bien longtemps, je la vois être furieuse contre moi.

"Steven Rogers, tu sors de cette cuisine. Maintenant !
- Quoi ?! Tu te rends compte de la somme qu'elle vient de sortir de sa poche ?!  C'est ce que nous dépensons en trois mois ! Trois ! Elle n'a pas pu l'avoir de manière légale ! Ni même en travaillant ! Elle a dû…"

Je suis coupé dans mon élan par une gifle que je ne pensais pas recevoir. Abasourdi je regarde ma mère qui désormais face à moi me fait signe de sortir.

"Je pensais avoir élevé quelqu'un de bien… Mais tu arrives à me décevoir Steve."


Mon regard fait des allers-retours entre ma mère et Elisa avant que je ne baisse les yeux, marmonnant simplement.

"C'est juste… C'est beaucoup d'argent sorti de nulle part, et je serais bien curieux de savoir comment une fille de Nouvelle-Zélande se retrouve avec autant d'argent sans avoir travaillé depuis son arrivée."

Je lève les yeux vers elle et lui fait sentir dans mon silence toute la colère et la méfiance que son geste a ravivé en ma personne. Je sais que tu nous mens et que tu ne veux pas tout nous dire… Mais patience, je finirais par trouver ce que tu n'oses pas nous dire.

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Sam 3 Sep - 20:32

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Steve & Elisa

La situation est franchement tendue. Jusqu'à ce soir, en surprenant leur discussion, j'aurais jamais imaginé qu'ils puissent être autant dans la dèche. Alors oui je suis pas idiote, et j'ai bien vu que Sarah et Steve faisaient ce qu'ils pouvaient pour joindre les deux bouts, et qu'ils pouvaient pas faire des folies, mais de là à apprendre qu'on est au milieu du mois et qu'ils sont déjà à sec... Avant ce soir j'avais pas réalisé que je leur pesais autant, enfin, que je pesais tellement à leurs finances. Du coup c'est sans vraiment réfléchir que je lui ramène l'argent qui me restait, en imaginant pas qu'ils en avaient tellement besoin. Je leur ramène mon butin, ma poignée de dollars et de pièces qui trainaient dans ma poche depuis plusieurs jours sans que j'y pense vraiment. Je pousse la porte et entre timidement, déposant l'argent sur la table devant moi.

Il y a un lourd silence et je flippe parce que je ne sais pas ce qu'ils pense, lui comme elle. Ils sont juste là à regarder les billets froissés et je respire seulement quand je sens la main de Sarah qui vient prendre la mienne. Elle me regarde et me lance un sourire lumineux dont elle a le secret, un de ceux que ma mère m'a trop rarement donnés. En même temps, je lui promets aussi de trouver un boulot rapidement, histoire de les aider. Et dans un sens, lui annoncer ça... ça me file un coup parce que ça veut dire... ça veut dire que je vais devoir m'installer. Que mes espoirs de rentrer diminuent et que...que je vais devoir apprendre à faire ma vie ici. M'organiser, me poser, et tirer un trait sur ma vie d'avant. Ca me fait mal mais...il faut être lucide, ça a l'air mal barré de retourner à mon époque, à ma vie...

C'est la réflexion de Steve qui me sort de mes réflexions et je lève les yeux vers lui alors que je crache que j'ai volé cet argent.

Mais...mais non! Je l'avais sur moi quand j'ai atterri ici, j'étais passée à la banque retirer de l'argent en allant travailler pour pouvoir me prendre un café sur le chemin et...voilà. C'était resté dans ma poche et je n'y avais plus pensé. Je suis pas une voleuse!

Je sursaute en entendant un bruit sourd et je remarque que Sarah a tapé sur la table du plat de la main, faisant tinter les pièces et les verres. Et là ça part en vrille. Alors que je voulais simplement donner un coup de main et apporter ma contribution, ça dégénère en une sale dispute entre eux. Et Steve, qui m'a pas décroché un mot depuis des jours, a l'air de rattraper tout d'un coup. Et je m'en veux quand Sarah balance à son fils qu'il la déçoit. Moi qui voulais les aider, voilà que j'ai déclenché une putain de guerre entre eux. Bravo Elisa. Bravo. Décidément, j'ai l'impression de faire que des conneries, surtout quand je vois la gifle qu'elle lui décroche. Je sais plus où me mettre et j'aimerais disparaître dans un trou, surtout quand je croise le regard de Steve. Si le regard pouvait tuer, je serais déjà morte, là, sur le carrelage de la cuisine. Alors je me contente d'embrasser Sarah sur la joue en lui souhaitant bonne nuit, murmurer simplement "Bonne nuit Steve" avant de filer comme une souris, retrouvant la salle de bains, les mains tremblantes.

Pendant les deux jours qui suivent, je ne croise pas Steve. Enfin, disons que, comme une sorte de commun accord, on s'arrange pour pas se croiser. Lui parce qu'il m'en veut encore pour le coup de l'argent, ou Bucky, ou les deux. Moi... moi je m'en veux aussi, et je suis tiraillée entre l'envie de lui parler, parce que quelque chose me dit qu'il a un bon côté qui demande qu'à sortir, qu'il a l'air d'être quelqu'un de gentil, rien qu'à voir la façon dont il veille sur sa mère et dont il s'occupe d'elle, et la trouille de m'en prendre de nouveau plein la truffe. Alors, je m'occupe de mes corvées, rapidement, et occupe le gros de mes journées à errer en ville, tentant ma chance à chaque fois qu'une petite pancarte ''On cherche..." décore la vitrine. Et enfin, le deuxième jour, en fin de matinée, alleluia! Une librairie recherche une vendeuse, et grâce à la robe de Sarah et à ses conseils de coiffure, ils me prennent à l'essai. Je commence demain.

je rentre à la maison, toute contente, et en profite pour faire des cadeaux à Sarah et à Steve, avec une partie de l'argent que Sarah a voulu que je garde. Pour elle, un rouge à lèvres et des peignes à cheveux, et pour lui, une boite de belles aquarelles. je rentre avec mes surprises sous le bras et une fois rentrée, j'ôte mon manteau et ôte mes chaussures. Sarah n'est pas encore rentrée alors je tente ma chance avec Steve. J'inspire un grand coup, mon paquet dans la main, et toque à sa porte. Je prends son grognement pour un oui et entre.

Salut Steve... Je...j'ai trouvé du travail. Je commence demain, dans une librairie. Alors pour fêter ça je... je t'ai fait un petit cadeau. J'ai vu que ta boite était presque vide alors...voilà...

Je le dépose sur le coin de son bureau, un peu angoissée quant à sa réaction.

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Mar 6 Sep - 21:24
 
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La gifle est une humiliation que je n'arrive pas à avaler. Une punition que je pensais pas mériter et qui m'est donnée sous le regard de celle que je déteste tant, cette fille qui pour moi nous ment sans cesse et joue un bien mauvais numéro de pauvre petit chaton perdu pour s'attirer la sympathie de ma mère… Numéro qu'elle ose encore nous servir pour remporter une fois de plus cet échange. Furieux je l'observe déposer un baiser sur la joue de ma mère comme si elle était sa fille avant de filer la mine basse comme si elle était celle qui avait dû subir cette gifle. Les dents serrées, j'attends qu'elle quitte la pièce pour qu'enfin je montre à quel point cette claque m'a ébranlé. Ma vue se brouille et la mine basse, je murmure les vrais raisons de cette jalousie qui me pousse à me montrer odieux envers Elisa.

"Ça y est ? Tu as enfin la fille dont tu as toujours voulu et qui en plus n'est pas souffreteuse ?
- Steve ?! Qu'est-ce que… ?
- Ce n'est pas la peine, j'ai vu et je vois que tu préfères passer du temps avec elle. Je vois qu'avec elle t'as ce que je peux pas te donner. Je vais me coucher. Je ne me sens pas bien de toute façon. Bonne nuit M'man."

Sans avoir à croiser son regarder, je sais que j'ai brisé son coeur. Sans avoir l'entendre, je sais qu'elle pleure. Je tourne les talons et passe à mon tour la porte de la cuisine, passant devant la salle de bain sans m'arrêter pour m'enfermer dans ma chambre. Je m'adosse à la porte que je viens juste de verrouiller et autant furieux que blessé, je décide de simplement me déshabiller pour aller me coucher, espérant trouver un sommeil qui ne vient pas. Toute la nuit durant, je ne fais que me tourner et me retourner dans mes bras, ayant l'impression que ceux-ci sont une masse tentaculaire et étouffante qui m'interdit de trouver le moindre repos. Que j'ai les yeux ouverts ou clos, je n'arrive pas à sombrer, ne cessant de ressasser ce qui vient de se passer. La gifle de ma mère fait écho aux mots d'Elisa et à son regard de chien battu qui me file la nausée. Je repousse les draps pour essayer de me rafraîchir, le regrettant au moment-même où je commence à trembler. J'entame presque une danse avec mes draps, m'enroulant dedans pour mieux les repousser par la suite, tandis que dans mon esprit se livre un combat presque chaotique. Il y a l'humiliation que m'a fait subir ma mère, le comportement d'Elisa et la jalousie que je lui porte. L'incident avec Bucky s'y glisse et devient presque la pointe de sel qui ravive la plaie qui était déjà à vif. Je ne veux plus qu'elle habite avec nous, je veux qu'elle parte, qu'elle retrouve sa famille et qu'elle nous laisse reprendre notre quotidien, certes imparfait, mais regretté… J'aurais aimé que jamais elle n'entre dans nos vies… Mais c'est trop tard. Je dois faire avec et l'idée m'en donne presque de la fièvre. Je commence à avoir chaud, et c'est en claquant des dents que je commence à me dire que la nuit va être terriblement longue. Le sommeil me fuit encore quelques heures avant que je ne finisse par sombrer dans un sommeil qui n'est pas aussi réparateur que je le souhaitais. C'est même pire que ça, quand j'ouvre les yeux le lendemain, en plus de sentir que je ne suis pas reposé, je sens que je tombe malade. En plus des légères courbatures qui me font doucement grimacer quand je quitte mon lit, je sens ma tête être plus lourde que d'habitude. Un soupir glisse d'entre mes lèvres et d'un pas lourd, je passe difficilement la porte de ma chambre, allant dans la salle de bain pour prendre une douche et espérer laver les restes de cette mauvaise nuit de ma peau. Sous l'eau chaude je me glisse et ferme les yeux, laissant celle-ci couler sur mon corps et emporter dans le siphon, sueur et angoisses qui me tenaient éveillés hier soir. De longues minutes passent quand ma toilette est terminée et que je suis enroulé dans un épais peignoir, je ne peux qu'admettre que j'entame une longue journée rien qu'en voyant mon reflet dans le miroir. J'ai une sale tête et m'man va sûrement se douter que je ne vais pas aller bien dans les jours à venir. La connaissant, elle va s'inquiéter, vouloir me mettre au lit avec quelques médicaments et même faire venir le médecin… Tant de choses qu'on ne pas s'offrir. Je force un sourire et pousse un long soupir avant d'aller m'habiller, passant la journée à fuir la moindre compagnie, prétextant un besoin de travailler au calme pour cacher le fait que je tombe malade. En une journée je commence à avoir des courbatures tenaces et douloureuses qui m'empêchent presque de travailler. Le lendemain, j'ai mal au crâne et j'ai le nez pris. Là encore j'évite tout le monde en disant vouloir travailler dans ma chambre pour ne déranger personne et heureusement, Elisa comme ma mère pensent que c'est parce que je suis encore contrarié par ce qui s'est passé il y a deux jours. Chose qui m'arrange. Ça me donne une excuse pour passer la journée assis dans mon fauteuil, enroulé dans une couverture avec mon carnet de croquis sur les genoux pour dessiner, histoire de m'occuper. Je somnole peut-être un peu dans la journée mais quand j'entends ses pas dans l'appartement, je suis bien conscient, à simplement dessiner ce que ma fenêtre me laisse entrevoir de la rue. La mine de mon crayon glisse sans accroc sur la feuille et n'interrompt sa course que lorsqu'elle toque à ma porte, m'arrachant un léger grognement. Elle franchit la porte et alors que mes doigts frêles se referment autour de mon crayon, je frissonne doucement en apprenant qu'elle a trouvé un travail. Très légèrement je tourne la tête vers elle et fronce simplement les sourcils quand je la vois déposer sur le coin de mon bureau une petite boîte d'aquarelle. Ma première envie est de lui demander si j'ai l'air si misérable que ça pour qu'elle en vienne à me faire la charité… La seconde est celle qui est crée par la vision d'une autre boîte, presque similaire qui m'avait été offerte par ma mère lors de mon seizième anniversaire… "Pour que tu puisses faire des merveilles et éblouir le monde entier" avait-elle inscrit sur la petite carte qui reposait à côté de mon cadeau. Toujours enroulé dans ma couverture, je semble me détendre et presque m'adoucir tandis que je me lève, non peine, venant chercher du bout de mes doigts la petite palette d'aquarelle neuve. Délicatement je l'ouvre et l'ombre d'un sourire se glisse sur mes lèvres pâles quand du regard, je caresse les petits carrés de couleurs. Je porte une main à mes lèvres et réprime un début de toux, relevant ensuite les yeux vers elle, pour me rendre compte que je n'ai pas envie de l'envoyer paître, mais plus de la remercier. Je referme doucement la boîte, et presque gêné, à la limite du rougissement, je desserre les lèvres.

"C'est gentil… T'étais pas obligé de dépenser ton argent pour moi… Surtout pas après t'avoir traité de voleuse."

C'est ma façon à moi de la remercier. Le lui dire directement me semble encore trop dur et lui sourire… Ça ne peut être que faiblement. Mais c'est un début. La rancoeur et la jalousie sont encore là mais la douceur que je peux avoir pour certains revient. Cette envie de faire le bien, d'aider et de faire sourire… Cette part de moi qui fait que Bucky me regarde comme si j'étais son frère. Je baisse les yeux et contemple un peu plus la boîte souriant faiblement tandis que je recommence à trembler. Je retourne m'assoir dans mon fauteuil et pousse un léger soupire, gardant l'aquarelle sur mes genoux, avec mon carnet. Et là, je reste silencieux, un peu gêne, un peu mal à l'aise, ne sachant pas vraiment quoi lui dire en cet instant. M'excuser serait peut-être une bonne chose… Mais un trop plein de fierté et de méfiance m'en empêchent.

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Jeu 8 Sep - 17:21

An end has a start


Steve & Elisa

C'est étrange de me dire que ma vie est ici, ou en tout cas, qu'il faut que je m'habitue à cette nouvelle vie. Celle des années 40, avant la guerre. Jusqu'à présent, j'avais vécu les deux premières semaines comme une sorte de parenthèse, où tout était seulement en sursis. Chaque minute, je m'attendais à voir un portail digne de StarGate s'ouvrir au beau milieu du salon, et découvrir Tony, penché vers moi, en train de m'appeler et me dire de le suivre pour me ramener à la maison. Ma maison. Mais Tony ne vient toujours pas, et je suis coincé. Je dois faire plus que simplement survivre en comptant les jours, installée sur le canapé de la bien trop gentille Sarah, et à subir les grognements de Steve. Surtout que seule, pendant que Steve travaille et que Sarah est à l'hôpital, j'arrête pas de penser à eux. Est-ce que le temps s'écoule de la même manière là-bas et ici? Est-ce qu'ils me cherchent? Est-ce que je leur manque, à tous? Ou...est-ce qu'ils se sont rendus compte que je suis toujours en vie, mais ailleurs? Parfois j'ai juste une boule au ventre en me disant qu'ils me croient sûrement morte, et que personne ne me cherchera jamais. Que personne ne s'inquiète de savoir si je peux encore vivre quelque part, même loin, dans une autre époque, mais je suis toujours en vie. Si ça se trouve Tony a juste pensé que j'avais été désintégrée, comme une mouche dans un micro ondes, sans imaginer une seule seconde que... que je suis là, et bien là, juste...perdue.

Jusqu'à présent je trainais les pieds, m'imaginant que ça allait aller, qu'on allait me tirer de là, mais à chaque jour qui passait je sentais juste mon espoir qui fondait comme neige au soleil. Ca pouvait plus durer. Soit ils m'avaient oubliée, soit ils me pensaient morte, ou autres, mais le fait était que... la discussion entre Steve et Sarah m'avait réveillée. Je devais me bouger, et tirer un trait sur le fait qu'un jour, je rentre chez moi. C'était dur à avaler, ça me faisait mal mais...j'avais pas le choix. Même si on venait me chercher, ça pourrait prendre dix jours comme dix ans et je n'allais pas passer ce temps enfermée dans un appartement de Brooklyn a dormir sur un canapé et à faire le ménage. Et finalement, en deux jours j'ai réussi à trouver un job. Les joies d'une période où, après la crise économique, les gens commençaient enfin à retrouver des emplois. Alors c'est clair, il a fallu que je mente. Je ne pouvais pas balancer que j'avais fait des études en physique et en mécanique des fluides alors que j'étais une fille d'à peine plus de vingt ans. Juste inconcevable pour la mentalité étriquée de l'époque, où le summum de l'éducation pour une femme c'était d'être secrétaire ou institutrice. C'est dur pour une fille du 21e siècle, qui a eu droit aux mêmes privilèges que les mecs, qui a pu étudier au MIT grâce à une bourse et qui a été acceptée comme stagiaire dans l'équipe du grand Tony Stark, de se voir réduite à faire le café. J'ai dû me mentir et me vendre comme une bonne fille qui ne fume pas, qui ne boit pas, et qui bien sûr ne fait rien de gênant. Putain mais on dirait que ça leur fait peur de donner leur liberté aux nanas, comme s'il fallait les brider de peur qu'un truc horrible arrive, du genre qu'elles puissent avoir des idées, les garces. Enfin, je ressors de là, fière de moi, fière d'avoir eu un job que j'aurais sûrement pas voulu pendant mes études, gagnant beaucoup plus en filant des cours particuliers à des prépa ou en assistant certains profs.

Enfin, sûre de mon nouveau job j'ai envie de fêter ça, j'ai envie de remercier Sarah, surtout, et aussi Steve pour m'avoir acceptée. Surtout qu'en l'entendant hurler l'autre jour j'ai aussi compris ce qui le dérangeait tellement dans le fait que je sois là. Il se méfiait, ouais, mais... il en voulait à Sarah d'être aussi proche de moi. Pourquoi, j'en sais rien, mais je me dis que finalement, ça a peut-être été plus dur que ce qu'il a montré de me laisser rester, surtout que lui a pas eu vraiment le choix. C'est pour ça que je leur fais un petit cadeau chacun, et je prends une bouteille de vin, petite folie, pour aller avec le dîner. Je rentre, déposant les quelques paquets avant d'aller voir Steve, et de lui tendre la boite d'aquarelles que je lui ai prise. Pendant qu'il la contemple de longues secondes sans rien dire je l'observe, et je vois très vite que ça va pas fort. Ses joues sont rouges comme son nez et ses yeux brillent alors qu'il est entouré dans sa couverture comme un sushi. Et dire qu'ici ils connaissent pas... c'est tellement triste... Enfin, pour la première fois depuis que je suis là je le vois sourire. Tout doucement, une ébauche de sourire, une idée, mais sourire quand même, et je soupire en voyant qu'il ne me hurle pas dessus, ou ne m'insulte pas. Il a l'air content... et...rougit? Non je dois me planter...quoique. Tout d'un coup je découvre l'autre Steve, le Steve gentil avec sa mère, doux et attentionné que j'ai toujours vu de loin. Et j'avoue qu'à le voir comme ça avec moi... c'est... touchant, et chouette. J'ai envie de le connaître plus, ce Steve là...

Pourtant mon sourcil se relève quand je l'entends tousser et je m'approche d'un pas, avant de sourire en l'entendant. Il me remercie pas directement, et est pas super expansif mais... c'est déjà un grand pas par rapport à la situation jusqu'à maintenant...

On...on en parle plus. Je me doute que ça a pas dû être facile de me voir débarquer mais... je suis pas ton ennemie Steve. Et je suis contente que ça te plaise... J'ai aussi prévu des petites choses pour ta mère, elle les mérite tellement...

Il retourne s'asseoir et à son teint pâle en plus du reste, je vois qu'il est vraiment mal en point. Ses mains tremblent alors qu'elles tiennent la boite d'aquarelle et son calepin. Je soupire et m'approche, venant effleurer son front du bout des doigts.

Steve, t'es brûlant. Allez tu files te mettre au chaud!

Sans trop le laisser protester j'attrape la peinture et le carnet, que je pose sur son bureau, et je lui prends le bras pour l'entraîner jusqu'à son lit, où je le force à s'allonger.

Tu tiens à peine debout... tu dois te reposer! Et pas de protestation!

Je souris, m'asseyant sur le lit près de lui, et je pose ma main sur son bras.

T'aurais bien besoin d'une bonne soupe et d'un thé... Si...je te prépare ça, tu me promets que tu videras pas ça dans l'évier?

Je le regarde, sincère pour la question. Toutes ces fois où je lui ai préparé de quoi manger ou boire pour l'aider et qu'il a balancé ça aux ordures sous mes yeux pour me faire chier m'a fait mal, et j'ai pas tellement envie qu'il recommence...

(c) AMIANTE

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