Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Moonage Daydream

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Jeu 30 Juil - 21:05
Moonage Daydream
Contexte et explications Δ Au cas où

OKAY TIME POUR UN CONTEXTE QUI EXPLIQUE TOUT.

Bon sans surprise on est dans le futur. Genre, bien, bien des siècles en avant. L'idée c'est que les hommes ont finis par un jour trouver et entrer en contact avec d'autres espèces. Et là ils se sont rendus compte qu'en plus de ne pas être seuls, ils étaient en gros la petite espèce bien sympathique quelque peu écarté d'une Alliance assez puissante.

- Alliance : Disons qu'elle est dirigé par un conseil composé d'un membre de chaque espèce qui la compose. En clair y'a du monde qui siège. C'est un peu qui définissent les règles et qui veillent à ce que personne ne les transgresse. Pour cela ils ont leur propre flotte et leur propre armée. Normalement, c'est un peu la puissance neutre de la galaxie, ce sont eux qui s'occupent de régler certains conflits ou de veiller à ce que des guerres n'éclatent pas ou quoi. Ils sont des espèces de gardiens, en gros.

- Les humains : En gros quand ils sont entrés en contact avec l'Alliance et tout le reste, tout le monde les a un peu pris pour des cons sous-développés. Genre ils sont bien mignons mais ça reste un peu des singes. Leur technologie était pas si avancé que ça, sans compter que les autres espèces les considéraient bien trop impulsif et belliqueux pour obtenir leur place dans l'Alliance. Cela a pris des années avant qu'ils ne soient acceptés, et malgré cela, il reste aujourd'hui une certaine discrimination contre les humains. Beaucoup les considère comme des idiots incapable de s'adapter. C'est pourquoi généralement, soit ils restent entre eux, soit ils doivent accepter d'être méprisés et d'avoir à sans cesse prouver qu'ils sont capable de faire aussi bien que les autres.

- La langue : Bien sûr personne ne parle le même langage, chaque espèce a son dialecte et même au sein d'une même population, y'a toujours des variantes en fonction du quadrant ou de la planète dont ils viennent. Pour palier à ce problème, l'Alliance a crée un langue universel. Un dialecte que tout le monde peut comprendre et parler. Langage que tout le monde doit apprendre et maîtriser. Ainsi, tout les être que l'on peut recentrer parlent au moins de langues : celle de leur espèce et le langage universel. Il faut donc prendre en compte qu'à un moment tout à dû être traduire, y comprit les noms, prénoms ou autre. Ce qui entraîne parfois des déformations de langage. C'est pas rare qu'on écorche un prénom ou quoi.

- Système économique : Chaque planète vit avec sa propre monnaie, bien qu'il existe une devise commune. Ce qui complique quelque peu les transactions. En effet il faut à chaque fois repasser par la devise communie pour boucler un achat ou une vente. Sans compter que certaines devises sont dévalués donc c'est vraiment, vraiment compliqué par moment. Donc le mieux, histoire de ne pas avoir d'emmerdes, c'est de n'accepter que la devise commune.

- La technologie : Bon c'est là que c'est un poil plus technique. Ce serait un truc à la Final Fantasy XII. L'idée c'est que toute leur machines fonctionnent à l'aide cristaux qui sont récupérés sur des planète minières. Ils sont extraits et utilisés pour produire de l'énergie qui sert à alimenter autant les villes que les vaisseaux ou autres machines. Bon il existe d'autres moyens de produire de l'énergie, mais tout le monde les juges moins efficaces et plus polluants. Les cristaux ont l'avantage d'être une énergie relativement propre, du moins une fois qu'ils ont été extraits.

- Autre : Des hybrides ça existe hein, mais bon, faut que les parents soient d'espèces assez proche. Après certains mélanges sont mal vu, donc bon… Y'a un système de recensement, et les employeurs doivent régulièrement faire parvenir à l'autorité la plus proche quelle genre d'espèces bossent pour eux. Après, y'a toujours les classiques dans cette société : des bars plus ou moins fréquentables avec des alcools plus ou moins buvables, y'a des pirates de l'espace parce que oh c'est cool; des bordels (ou d'ailleurs les espèces exotiques sont convoités et où les shifters sont plus que recherchés.), bref, c'est joyeux. Après y'a des coins de la galaxie qui craignent plus que d'autres. Faut faire gaffe à où on traîne.

Bon et là, j'entre dans les explications pour l'espèce de Steve. En gros. Ce sont des shapeshifters. Ils peuvent changer de formes à volonté, en reproduisant et en imitant les caractéristiques des autres espèces. Bien sûr avant d'être capable d'imiter quoi que ce soit, il faut qu'il ait vu et compris ce qu'ils veulent assimiler. Exemple : il veut devenir un humain, il ne peut pas le faire sans avoir au moins rencontré un humain. Il faut qu'il sache à quoi l'humain ressemble et comment il fonctionne (Température corporelle, système et autre, apparence…) Bref tant de choses qu'il a besoin d'apprendre avant d'être capable de le reproduire. Après, ils peuvent toujours ne prendre que ce qui les intéressent. Ainsi les shifters peuvent récupérer les caractéristiques qui les intéressent. Ils changent de forme à volonté et à observer, c'est étrange. On le voit littéralement devenir autre chose que ce soit la peau qui change simplement de texture ou de couleur, on peut voir ses os changer de place ou quoi… Certains trouvent ça particulièrement immonde. Chose qui se comprend sans mal. Bref. Chose à savoir, ils ont une forme d'origine. Seulement ils n'aiment pas la dévoiler, donc je tais ça pour le moment. À la naissance ils n'ont pas de sexe définit, c'est un peu eux qui au fil des années finissent par choisir celui qui leur plait le plus. Ils peuvent parfaitement se reproduire avec d'autres espèces, mais ne peuvent avoir de descendance avec eux. Que dire de plus ? Espérance de vie : assez longue. C'est jamais hyper précis. Disons qu'ils vivent plus longtemps qu'un être humain. Après je crois que c'est tout… Le reste sera expliqué en jeu je pense… C'est plus simple.
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Jeu 30 Juil - 21:07
Moonage Daydream
Make me baby, make me know you really care Δ Bowie

C'est vraiment le désespoir pour que je finisse par atterrir là. Une ancienne colonie humaine… J'ai rien contre eux hein, mais c'est juste… Juste que j'y connais rien en humains moi, et l'idée de passer les prochaines années de mon existence sur cette station qui sert de passage vers le quadrant suivant… Ça me laisse quelque peu anxieux. Certes, la nature même de mon espèce c'est de s'adapter, de copier… D'assimiler, puis eh, si ça trouve les humains sont moins terribles qu'il n'y parait. J'angoisse voilà tout… J'angoisse à l'idée de quitter la planète sur laquelle je vis depuis des années, simplement pour m'envoler vers une station de passage… Un ancien siège de l'autorité humaine qui aujourd'hui sert de refuge à ceux qui n'ont plus d'endroits où aller, ou alors qui sont des humains nostalgiques de leur âge d'or… Allez savoir.

C'est donc enroulé dans de lourdes étoffes grises que je déambule au milieu de cette foule d'immigrés, foule que j'observe avec des yeux pleins de curiosité et d'envie. Tant de personnes et d'être que j'ai envie d'aller toucher, simplement pour savoir quelle texture ont leurs écailles ou leur peau, d'aller questionner sur la couleur de leurs yeux ou sur la taille de leur dents… Tant de personne que j'ai envie d'aborder pour tenter d'en savoir plus sur ce qu'ils sont… Mais je sais que je dois rester discret, que je dois me contenter de les observer de loin. Peu de gens apprécient de croiser des gens comme moi, parce qu'on les effraie… À être capable de les imiter à la perfection. Je remonte un peu plus mon écharpe sur mon nez, ne laissant apparaitre que mes deux immenses yeux sombres. Il a fallut que je sois discret. Alors j'ai opté pour une forme vaguement humanoïde. Un léger mètre soixante, une peau quelque peu bleuté et tâché d'arabesques qui partent de mes tempes  et descendent le long de mes épaules se séparant au niveau de mon coeur pour se poursuivre jusqu'à mes mains et mes pieds. J'aime bien cette espèce. Suffisamment discrète pour que personne ne la remarque mais intéressante comme il le faut. Deux coeurs pour fonctionner et une résistance au froid qui est appréciable lors des voyages… Mais ce qui me plait le plus chez eux… C'est la sensibilité de leur peau. Le moindre changement climatique… Le moindre contact… Ça me rappelle les sensations que je peux avoir quand je suis sous ma vraie forme.

Pendant de longues minutes, je ne fais que me laisser porter par la foule qui navigue au milieu des quais d'embarquements et des hangars qui me laissent entrevoir des vaisseaux bien plus grands que celui dans lequel j'ai débarqué. Des vaisseaux dont le moteur ronronne doucement, dégageant ses vibrations qui résonnent jusqu'au creux de mes os. J'en observe les rouages, les dorures qui les composent pendant de longues minutes avant de simplement laisser mes pas me porter loin de cette agitation. Et alors que je quitte les quais de décollage, voilà que je pénètre dans l'antre des ferrailleurs, garagiste et autres revendeurs. Ici tout le monde tente de me vendre des pièces détachés ou même des astronef d'occasions, m'assurant que je ne trouverais pas mieux ailleurs, et quand on ne tente pas de me revendre du palladium, on tente de m'attirer dans un bouge où l'odeur du Scrabs grillé fait doucement gronder mon estomac et où l'alcool de sureau du désert semble couler à flot. Le genre d'endroit que j'aimerais fréquenter avec le plus grand des plaisirs si j'avais ne serait que quelques crédits à dépenser. Hélas, n'ayant rien, je dois me contenter de décliner les offres que les serveuses, délicieuses tentatrices à la peau rouge et aux yeux de chats, viennent ronronner à mes oreilles. Des offres alléchantes que je refuse, m'échappant de leurs caresses et autres offres. Mon estomac recommence à gronder. L'argent va devenir un problème. Tout ce qui me restait de crédit et autres devises a été engloutis par ce voyage… Par cette fuite impromptue. Et alors que je suis perdu dans mes pensées… Un léger éclat m'interpelle. Une légère vibration qui fait courir sur ma peau fine un léger frisson. Je lève les yeux et lit difficilement l'enseigne écrit à la fois en langage commun et dans un dialecte qui m'échappe. Un garage. Mais celui-ci semble différent, peut-être parce qu'il permet aux curieux d'observer les machines sur lesquelles le patron travaille… Et alors que je m'approche de sa devanture, je remarque qu'une annonce défile sur un écran. Il cherche quelqu'un pour l'aider. Quelqu'un pour travailler à ses côtés. Ça semble trop beau pour être vrai… Et pourtant, quelque chose en moi me souffle de m'engouffrer dans l'atelier, chose que je fais sans hésiter. Je lève les yeux vers les lourds vaisseaux qui attendent d'être remis en état, effleurant du bout des doigts le métal si froid que ma peau semble vibrer à ce simple contact. Quelque chose en moi frissonne. Fasciné je m'enfonce un peu plus dans l'atelier, osant de temps à autre me pencher dans la mécanique mise à nue…  Il y'a une légère vibration, quelque chose qui ronronne avec douceur… Un cristal. Je le perçois, à luire faiblement d'une lumière violette au milieu d'un amas de capteurs juste bon à récolter l'énergie qu'il dégage. Je me mets sur la pointe des pieds et me penche au-dessus du moteur, regardant avec des yeux ronds d'envie le cristal. J'ai envie de le toucher. De comprendre ce qui ne va pas avec. Alors je tends une main, effleurant doucement le cristal, vibre doucement contre ma peau.

"Qu'est-ce qui se passe avec toi ? Tu n'as pas l'air brisé pourtant ? Et… De ce que je vois…"

Mon regard se perd rapidement sur le reste de la mécanique. Non ça a l'air bon… Enfin pour oeil d'apprenti garagiste… Ça se tient.

"Tout le reste fonctionne… "

Je fais la moue, continuant d'effleurer doucement du bout des doigts le cristal, sans réellement faire attention au bruit derrière moi.
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Mer 12 Aoû - 12:03
Moonage Daydream


Putain de bordel de merde de foutue transmission de sa mère!

Je donne deux coups de clef à molette sur le morceau de moteur qui se fait un plaisir de m'emmerder royalement, avant de me reculer. Fait chier. Ce truc me résiste depuis deux heures malgré tous mes efforts et ça me gonfle prodigieusement. Oh et puis merde je fais une pause. Je l'ai mérité. Je passe mon bras métallique en option "main", et redescend de la plate-forme hydraulique avant de filer vers le placard réfrigéré dans mon bureau. Enfin bureau... une table encombrée de toutes sortes de choses perdue au milieu d'un autre encombrement de choses. Je tire une bouteille de jus de steg, et fais rouler la bouteille fraîche sur mon front et sur ma nuque avant de la déboucher et boire quelques gorgées du liquide bleu fluorescent. La vache ça fait du bien... C'est l'avantage d'être son propre patron, on peut s'arrêter quand on veut.

Je me laisse retomber dans le fauteuil et observe mon garage. Mon garage. Il y a une bonne quarantaine d'années mes parents ont quitté la Terre en espérant que les nouvelles colonies pour humains qu'ils venaient de créer allait nous offrir de meilleures conditions de vie, à ma soeur et à moi. Qu'on fuirait la pollution, les guerres religieuses et autres. Là-bas, on avait besoin de tout le monde. Là-bas tout le monde aurait sa place. Tous les corps de métier étaient les bienvenus et tous avaient de quoi faire, de quoi vivre et à manger dans leur gamelles. Et quand mes parents ont eu assez de crédits internationaux pour prendre leur retraite, ils se sont acheté un beau vaisseau de voyage et passent leur temps à voyager de galaxie en galaxie et m'envoient des photos. Ou alors ils m'appellent. D'ailleurs j'ai bien ri la fois où on était en conférence vidéo, ils me montraient le marécage palombien où ils avaient garé leur vaisseau, et qu'un des singes violets qui peuplaient l'endroit a piqué son terminal de communication. J'ai eu envie de vomir, baladé de branche en branche avant que l'image ne s'éteigne. Moi, j'ai repris le garage, après avoir passé des années à apprendre sur le tas, à réparer à peu près tous les types de vaisseaux et tous les types de pannes... Mon royaume un peu bordélique et plein d'huile de vidange...

Mon regard continue de se promener sur ce foutu vaisseau. Je comprends pas. Je comprends pas. L'écran diagnostic m'a dit qu'il y avait un problème avant le cristal d'alimentation, mais j'arrive pas à trouver lequel. Et pourtant... En général je reste rarement bloqué face à un problème technique. Soit j'arrive à le réparer vraiment, soit j'arrive à faire tenir le truc assez longtemps pour que le client soit trop loin quand ça déconne à nouveau. Mais dans ces cas-là je balance toujours que j'ai pas pu faire de miracles et que la réparation est que temporaire. Je veux pas m'attirer d'emmerdes et la réputation, c'est quand même important...

C'est là que je vois une petite silhouette se glisser à l'intérieur. Il porte un capuchon et son manteau de voyage en tissu grossier lui retombe jusqu'aux pieds. S'il était venu en vaisseau, il serait entré avec, et passé par la grande double porte de l'atelier, pas celle qui est utilisée pour les petits engins... De là où je suis il ne peut pas me voir, alors je continue à l'observer. Gare à toi si tu penses voler le moindre truc. Sinon j'applique la vieille coutume de certains terriers : couper un membre. Ca calme et ça sert de leçon, sauf pour les espèces qui se régénèrent. Mais là, il sera toujours temps de sortir le lance-flammes. Le visiteur furette l'air de rien, avant de se hisser jusqu'aux capots ouverts du moteur sur lequel je bosse. Mais quand il met les mains dedans, ma voix rauque s'élève dans le hangar vide.

Si tu veux pas perdre une patte je te conseille de dégager de là...

Je m'approche, et observe la petite silhouette qui se tourne vers moi en tremblotant et j'arrive enfin à déterminer d'où il vient. Un Trask. Je hausse un sourcil : ça fait longtemps que j'en ai plus vu, et ça pullule pas par ici. Il a l'air minuscule, enveloppé dans toutes ses couvertures et son manteau, et je vois seulement deux immenses yeux noirs entourés d'une peau grise avec ces dessins si particuliers.

Tu fous quoi ici? Si tu penses pouvoir te barrer en emmenant quoi que ce soit c'est mort. Oublie rapido l'idée.

(c) AMIANTE
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Ven 21 Aoû - 20:40
Moonage Daydream
Make me baby, make me know you really care Δ Bowie

Du bout des doigts j'effleure le cristal qui vibre sous ma peau fine. Une part de moi a envie de rester ainsi pendant des heures, à simplement profiter de cette énergie qu'il produit. Quelque chose qui ressemble presque à un ronronnement m'échappe à cette simple idée. Parce que j'adorais faire ça, mais je n'ai jamais trouvé de cristal assez grand pour ça… Alors à la place, je me contente de faire ça, de caresser du bout des doigts ce petit éclat. Jusqu'au moment où une voix résonne derrière moi, une voix qui me met en garde. Je sursaute et retire mes mains du capot. Oh non, non, non… Je tiens trop à mes pattes pour qu'il me prenne pour un voleur. Je lève mes mains au-dessus de ma tête et me retourne lentement vers ce qui doit être le propriétaire du garage. J'écarquille quelque peu les yeux quand je croise son regard. Un humain… Un vrai humain. Le premier que je croise. Il est grand et pas franchement heureux de me voir fouiller dans son garage. Seulement à force de l'observer, une certaine excitation se mêle à ma peur… C'est mon premier humain… J'ai envie de venir toucher sa peau, de glisser mes doigts dans ses cheveux et de lui poser bien des questions. Combien de coeurs ? Et… Oh est-ce que .. ? Oui. Il a une prothèse mécanique. Oh j'ai encore plus envie de toucher. J'ai envie de laisser mes doigts courir sur les plaques métalliques, les sentir se mouvoir… Mais avant tout cela, rassurons l'humain avant qu'il ne se décide à pratiquer une coutume barbare.

"Je… Je vole rien, promis ! Je suis entré parce que j'ai vu l'annonce et comme je n'ai vu personne, je me suis permis de faire rapidement le tour du propriétaire… Et quand j'ai vu le cristal qui brillait… Je me suis approché… Oh pas parce que je voulais le voler hein… Juste parce qu'il émet pas mal d'énergie et je… Enfin… Je me demandais pourquoi une telle perte d'énergie ? Surtout que le reste des capteurs à l'air bien et… Enfin ! Mon intention n'était pas de te voler !"

Je continue de lui montrer mes mains, laissant le tissu retomber au creux de mes coudes. Non la dernière chose que je voudrais, c'est qu'à peine arrivé sur la station, un humain me prenne pour un voleur et se décide à me punir de la façon qu'il lui plaise. Je m'éloigne un peu du vaisseau et reprends.

"En fait, je viens juste parce que… La place d'assistant m'intéresse, j'ai déjà travaillé dans un garage et je me débrouille pas trop mal… Et…"

Et mon regard dérive à nouveau sur son bras dont je vois les plaques se mouvoir au moindre mouvement de sa part, le tout dans un sifflement des plus agréables à l'oreille. Mes pupilles se dilatent quelque peu alors que je bafouille quelques mots dans un langage bien différent de celui qu'il doit entendre d'habitude. Mes deux mains s'approchent de son bras gauche et du bout des doigts, je commence à effleurer le métal qui est étrangement froid, délicieusement froid même. Quelque chose de l'ordre du ronronnement m'échappe alors que mes doigts remontent le long de son bras, traçant le contour de chaque plaques de métal.

"Et tout les humains ont ça ? Ou c'est toi qui te l'est fait poser ? Oh attends, peut-être que vous n'êtes pas capable de régénérer vos blessures ? Et tu peux faire quoi avec ? C'est un modèle qui fonctionne avec un cristal ou il est carrément lié à ton corps ? Tu le contrôles comment ?"

Tant de questions qui traversent mes lèvres alors que sur la peau de mon bras gauche, des motifs fort semblables à ceux de son bras se dessinent sous ses yeux. Et fasciné, j'en oublie presque que cet humain menaçait de m'amputer. Non tout ce qui compte pour l'instant c'est de comprendre la mécanique de son bras, et si il ne m'arrête pas rapidement, je vais être là, à le toucher et à me changer devant lui… Chose que je devrais éviter à tout prix. La dernière fois que j'ai eu le malheur de faire ça, mon interlocuteur à voulu me capturer pour me vendre au premier bordel désireux d'acquérir un shifter. Et je sais que je devrais être plus prudent, mais c'est plus fort que moi… Au pire, si il tente de m'attraper… Je double de taille et je sors les crocs…
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Mer 26 Aoû - 21:33
Moonage Daydream


C'est déjà pas facile de tenir son garage, mais si en plus je dois faire face à des pique-assiette là, ça va pas du tout. Pas de raison que je me crève le cul du matin au soir tous les jours pour qu'un autre en profite. Ca non. Ma clé à mollette en main je m'approche, et j'observe la petite silhouette enroulée dans une cape grise, qui se tourne vers moi en levant les mains. Bien. Recule de là. Je reconnais enfin un Trask. Dites-donc, il vient pas de la planète d'à côté. Je renifle un peu et le suis du regard quand il s'éloigne de la carlingue.

Voilà, c'est bien.

Je hausse un sourcil et renifle un peu en l'écoutant, avant de me racler la gorge.

Ecoute mon grand, je te trouve la tête bien profondément enfoncée dans le moteur hein? Si tu cherchais du travail, la meilleure des choses à faire est de trouver le patron. Pas de faire son boulot à sa place.

Une fois qu'il s'est assez éloigné j'abaisse ma main qui tient la grosse clef à molette et le scrute. Ce qu'il me dit est intéressant. Je hoche lentement la tête. Eh ben... on dirait qu'il est pas aussi ignorant qu'il semble être. Et qu'il connaît son domaine. Enfin, il peut simplement faire illusion. Pour l'instant il vient juste d'éviter un bon coup sur la tête pour commencer, parce qu'il m'aura pris pour un con, et un coup de pied au cul pour lui montrer la sortie. Là il a droit à quelques minutes de mon attention, ce qui est déjà pas mal. Et j'ai un léger sourire quand il me dit qu'il a déjà bossé dans un garage.

D'accord alors... pour régler ce problème de cristal et de perte d'énergie, tu t'y prendrais comment? Et t'as bossé dans quel garage? A quel endroit? Hein?

Parce que bon, c'est facile de me servir le couplet du "Oui oui je connais, j'ai passé des mois à travailler sur tous les vaisseaux, je gère les propulsions nucléaires, à hydrogène et même ceux au krezor les plus récents. Oui oui j'ai déjà vu toutes les sortes de pannes, oui oui je sais faire tous les types de soudure". On m'a déjà fait le coup et maintenant je suis du genre méfiant. Ce trou est mon gagne-pain, et hors de question qu'un mécano du dimanche me fasse perdre des clients. C'est sérieux ici, et j'ai pas de place pour les médiocres.

Eh ben on va te mettre à l'épreuve. T'en dis quoi? Je te laisse mes outils et à toi de trouver la panne. T'arrives à le réparer, je t'engage. T'en penses quoi? Honnête non?

Sauf que, s'il avait la trouille au début, on dirait que là il s'en fout complètement. La seule chose qui a l'air de l'intéresser c'est mon bras, qu'il fixe comme s'il était fait de pur cristal d'énergie. Il commence même à piailler dans son langage. Quand il approche la main, mon premier réflexe c'est de le reculer, avant de le laisser me toucher. Après tout, je peux le retourner d'un revers de la main, et il a une bonne tête de moins que moi. Ses doigts courent sur mon bras en métal, et soupire en entendant ses questions.

Oh, le vrai boulot c'est le vaisseau là! C'est ça que tu dois réparer! Moi on s'en fout!

Mais on dirait que j'arriverai à rien tant qu'il aura pas eu ses réponses. Alors je soupire.

Je l'ai perdu ici. Le dispositif d'amarrage d'un vaisseau sur lequel je bossais a pété. Il m'est tombé dessus. J'ai survécu mais mon bras s'est retrouvé en bouillie alors on l'a coupé. Et on m'a mis ça. Mine de rien c'est pratique pour le boulot. Je peux y mettre un tournevis, une clef à mollette, un clef à pistons et autres... Et non on peut pas régénérer nos blessures. Pour le reste ça te regarde pas. Voilà, c'est bon t'es content? Allez. Au boulot!

Mes yeux s'agrandissent quand je vois le bras du Trask changer. Il... bordel de merde il change! En une seconde c'est comme si c'était recouvert de plaques de métal. Comme... comme mon bras. Comment c'est possible? C'est...c'est...d'un coup je lui attrape le poignet avec ma main valide, et je l'attire vers moi. C'est vraiment devenu du métal. En une seconde. Merde, la seule explication c'est que...

Putain t'es un shifter. Un vrai shifter! La vache j'en avais jamais vu avant!

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Ven 28 Aoû - 19:34
Moonage Daydream
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Je ne pense pas au fait que je ne devrais pas changer devant lui, non pour l'instant tout ce qui compte, ce sont les plaques de métal qui bougent sous mes doigts. C'est merveilleux… C'est tellement bien… On m'avait déjà parlé de ce genre de prothèses, mais pour être honnête, je n'avais jamais eu le plaisir d'en observer une de si près et encore moins de la toucher. Je ronronne presque alors que j'apprends la texture du métal froid et que j'observe les déplacements des plaques, remarquant qu'elles correspondent aux mouvements que ses muscles devraient produire si il avait encore son bras. C'est autant fascinant que merveilleux. De partant de son avant-bras, je laisse mes mains passer sur son poignet, la paume de sa main, ses doigts, avant de remonter sur son bras, pour terminer sur son épaule. Je sens ma peau se faire plus froide tandis que de légères marques plus sombres se dessinent sur mon bras gauches, devenant ensuite les mêmes plaques de métal que les siennes. En l'espace de quelques secondes, je me retrouve avec un bras qui ressemble sensiblement au sien. Même si contrairement à lui, il ne produit pas l'étrange ronronnement que le sien émet. Je hoche doucement la tête alors que je l'écoute, laissant mes doigts se promener sur son bras.

"Hmm c'est vrai que pour travailler sur des vaisseaux ça doit être super pratique…"

Mes doigts quittent enfin sa prothèse alors que je relève les yeux, observant un peu plus son visage. Faut que je me retienne, mais j'ai envie de caresser sa peau, juste pour voir quel texture elle a, puis glisser mes doigts dans ses cheveux, et voir ce que ça fait de les caresser, de les sentir entre mes doigts. Alors à la place je plonge mes pupilles sombre dans les siennes, lui adressant un léger sourire qui dévoile légèrement mes petites quenottes pointues. Et alors que je m'apprête à lui dire que ce serait avec plaisir que je lui ferais une démonstration de mes capacités de garagiste, voilà que son regard change. Il semble surprit et quand sa main de chair se pose sur mon  bras gauche, j'ai un mouvement de recul. Et mon angoisse ne fait que s'accroître quand les premiers mots traversent ses lèvres. Il sait ce que je suis désormais. Et il semble… Autant surprit qu'impressionné, voir même fasciné… Comme tout les êtres qui viennent à comprendre ma vraie nature. Tous ont ce même regard, cette même expression… Avant d'avoir des réactions aussi diverses que variés. Souvent la première chose que les gens veulent c'est que je change devant eux… D'autres me demandent quelles espèces je peux imiter… Et ensuite… Tous viennent à se demander ce qu'ils pourraient tirer de ma personne. Certains même commencent déjà à se dire qu'ils pourraient me vendre pour une sacrée fortune au premier bordel. Et à croiser son regard, j'ai peur qu'il se pose déjà cette question, surtout qu'il y en a non loin d'ici. Je cesse de respirer et commence à reculer, tentant de me défaire de sa poigne.

"Non… Non…"

Je pourrais tenter de le convaincre que non, je ne suis pas un shifter mais c'est trop tard, il m'a vu changer. Il sait que je ne suis pas un Trask, mais un shifter. Un léger tremblement court sur ma peau tandis que je cherche mes mots. Le plus simple c'est peut-être simplement de lui expliquer que je lui serais plus utile autrement. Le menacer serait peut-être la pire des choses à faire. Je viens à peine d'arriver sur cette station et je dois avouer que je ne supporterais pas d'être obligé de m'exiler à nouveau. L'incident de Novela Prime ne doit pas se reproduire. Je ne peux pas me le permettre.

"Je… Euh oui, je suis un shifter… Mais tu ne voulais pas que je te montre mes aptitudes de garagiste avant qu'on commence à parler de mon espèce ?"

Je lui glisse un léger sourire, faisant en sorte que ma peau retrouve sa teinte grise d'avant, laissant les plaques et le métal disparaitre sous ses yeux.

"Et pour répondre à ta question de toute à l'heure… Je travaillais dans un garage sur Novela Prime. J'ai tout appris sur le tas, et même si c'était pas toujours aisé, ma nature de shifter aide pas mal. J'ai aucun soucis pour soulever des charges importantes ou pour me glisser dans des cockpits un peu trop serrés. Quand au cristal… De ce que j'ai vu… Je ne sais pas… Tout à l'air de fonctionner… Sauf le cristal qui relâche bien trop d'énergie… Mais si tu me lâches… Je pourrais être plus précis."
© GASMASK
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Mer 2 Sep - 17:30
Moonage Daydream


J'en reviens pas de ce qui est en train de se passer. Sous mes yeux, je vois son bras fin et gris, avec les fameux dessins noirs, changer. Comme quand je fais mes mélanges de peinture pour les carrosseries, une couleur se mélange à une autre, et là, du gris mat, il passe au métal. Au métal de mon bras. Encore plus dingue, ça a pas juste la couleur et l'aspect du métal. Ca en est. Mes doigts restants sentent le froid de l'alliage qu'on a utilisé, sentent les plaques qui s'emboitent sans accroc, leur dureté. Putain de bordel de merde. Alors c'est ça. C'est ça les shifter. Alors ouais, bien sûr, j'ai entendu des histoires, à propos des shifter. On dit des choses. Evidemment. Mais en avoir un là en face, c'est clairement autre chose.

Quand je lui fais la remarque, son visage passe de l'expression d'abruti heureux qu'il avait en me regardant, à la panique. Sa bouche s'entr'ouvre, et il recule, essayant de se dégager de ma main. Je le lâche, et lève un peu les bras, l'air de dire "Relax, je vais pas t'arracher la tête à coups de clef à mollette". Enfin, pour le moment.

Wow wow gamin, on se détend. J'ai des clients qui viennent d'un peu partout alors j'ai l'habitude de l'exotisme. Même si j'avoue que t'es le premier que je vois de ta foutue espèce.

Je jette un oeil autour de moi pour être sûr qu'il y a personne, et je me gratte la nuque avec la clef à mollette, avant de le regarder à nouveau.

Faut faire gaffe à pas faire une démo de tes talents dans le coin. C'est recherché, les shifters. Ca se revend des dizaines de cristaux à ce qu'il paraît, surtout sur Almedia. Alors si tu veux pas finir dans une cage, faut essayer de contenir tes... -je fais des cercles dans sa direction avec ma clef- transformations. Parce que sinon autant que jte colle un girophare sur le crâne et une sirène dans les fesses.

Il panique encore un peu mais a l'air moins flippé. Tant mieux. On bosse jamais bien quand on a peur de se faire taper sur les doigts.

Je repose ma clef sur l'établi, qui retombe dans un bruit sourd, avant d'écouter son histoire. Je le laisse causer, je l'interrompt pas, hochant juste la tête pour lui montrer que je capte tout. Novela Prime. Intéressant. Je connais un mec qui me revend des pièces là-bas, je pourrais ptet lui demander de poser quelques questions, et de me tenir au courant de ce qu'il aura trouvé sur le gringalet enroulé dans ses couvertures. Je crache la résine de Zek que j'étais en train de mâcher dans le fut à ordures, et désigne le vaisseau du menton.

Intéressant, pour le cristal. C'est une bonne piste. Maintenant... à voir si c'est la bonne.

Je m'approche de la porte et me plante entre mon visiteur et la sortie, histoire qu'il ait pas l'idée de me fausser compagnie avec le fameux cristal, et moi à me ruiner en crédits galactiques pour rembourser mon client. Non non non Buck il est pas né de la dernière pluie, et je vais pas prendre de risques. De ma main valide, je désigne l'établi, encombré d'outils et de pièces en vrac.

Bon, tu peux utiliser tout ce que tu veux. Je m'en fous de comment tu te démerdes, du moment que ça marche, que ça tient, et que c'est propre. Maintenant je vais voir comment tu bosses. Et après... on rediscutera du fait de bosser ici. On est bons?

Je hoche la tête et le suit du regard alors qu'il commence à farfouiller parmi les outils, les inspecte, et cherche son bonheur.

Si y'a un truc précis que tu cherches et que tu trouves pas, demande. J'ai encore des trucs derrière dans la réserve. Des pièces, et des outils aussi.

Je prends un nouveau morceau de résine et tire une vieille chaise que je mets devant la porte, m'y laissant retomber, croisant les jambes. Mon regard le quitte pas. Après tout, je veux pas seulement savoir s'il sait bosser, mais voir comment il bosse. Je veux pas d'un de ces excités qui salope le boulot pour avoir fini plus vite. Non non. Parce qu'après, c'est sur moi que les clients gueulent. Ca me rappelle le coup du Silmarien que j'avais pris à l'essai et que j'avais surpris à pioncer dans un cockpit, à l'aise. Limite le mec, il se croyait chez lui. Je peux garantir qu'il a pas fait long feu, et que cinq minutes plus tard il était foutu dehors.

Alors gamin, ça se passe?

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Novela Prime, un mois auparavant.

Assis dans cette étrange cellule, je regarde le Serxc qui passe le champ de protection, venant s'installer face à moi, laissant ses griffes racler la table qui se tient entre nous. D'instinct, je tente de prendre son apparence, de laisser ma peau pour l'instant sombre et translucide de s'estomper pour laisser place à des écailles semblables aux siennes… Seulement à peine j'essaye, je sens une longue décharge secouer mon échine, faisant frissonner ma peau qui reste obstinément sombre. Je hais cette technologie. Je remue doucement sur ma chaise, laissant mes pupilles uniformément blanches le fixer. Un sourire se dessine sur ses lèvres reptiliennes, dévoilant des crocs immenses et légèrement bouffés par le tarte. Je plisse le nez en découvrant le son de sa voix. Un mélange surprenant de sifflements et de mots, qui fait vibrer ma peau d'une façon des plus désagréables.

"Tu aimes ? C'est un peu notre fierté sur Novela Prime… D'avoir conçus  ce genre de merveilles pour les gens de ton espèce…"

Quelque chose qui ressemble à un rire lui échappe alors que je reste parfaitement immobile. Que pourrais-je faire d'autre de toute façon ? Je ne peux pas changer et je suis coincé dans la forme que j'avais juste que là… Un étrange mélange de Trask et d'autres espèces. Je serre les poings, restant muet alors que le lieutenant continue de faire crisser ses ongles sur la table.

"C'est rare qu'on en croise par ici, d'habitude, vous êtes le genre à vous cacher dans des coins plus déserts de la galaxie… D'habitude vous n'êtes pas le genre à apprécier vous mélanger aux autres espèces… Alors j'en déduis que t'es encore jeune pour un shifter, que tu voyages un peu histoire de découvrir le monde et ses merveilles… Seulement comme tout les jeunes shifters… Tu fais pas gaffe. Vraiment pas gaffe… Et si ton patron au garage prenait soin de toi au début… Quand il a remarqué que tu lui attirais plus d'emmerdes qu'autre chose… Il t'a vendu. Je me trompe ?"

Je pince les lèvres, me refusant de lui répondre. Parce que je sais que Zee n'aurait jamais fait ça. Il m'aurait pas vendu. Surtout pas un collectionneur qui aurait adoré me foutre en cage comme un simple animal. Selon Zee, je lui étais utile, bien plus que n'importe quel autre apprenti qu'il aurait pu récupérer… Jamais il aurait pu me faire ça simplement pour un cristal ou deux… Un soupir lui échappe alors qu'il reprend.

"Je sais pas si tu te rends compte de la situation dans laquelle tu es… Déjà, tu n'as, bien évidemment, aucun papier à ton nom, rien. Ensuite, t'as travaillé pendant des années dans un garage sans que personne ne sache ce que t'es, te faisant passer pour un Trask… Tu disparais pendant une semaine et quand on te trouve… C'est dans les ruines de ce qui était la demeure d'un collectionneur et ce dans le corps d'une espèce qui est banni ici… Tu peux comprendre qu'on est pas vraiment enthousiastes à l'idée de te savoir en liberté."

Je baisse les yeux, me recroquevillant doucement sur la chaise.

"Je ne savais pas… Je ne savais vraiment pas…
- C'est ça le soucis avec les gens de votre espèce. Vous savez rien. Vous savez foutrement rien et y'a toujours un moment où vous foutez la merde sur la planète d'autres espèces. C'est ça votre problème. Vous vous dites des génies de l'adaptions mais si vous êtes capable de mimer l'apparence des autres, pour le reste… Vous êtes incapables de vous intégrer… Et c'est peut-être pour ça que votre espèce tend à disparaitre, l'air de rien…"

Quelque chose de l'ordre du feulement m'échappe alors que je tente une fois de plus de changer d'apparence, me retrouvant coupé dans mon élan par une violente décharge électrique. Le Serxc ne bouge pas, se contentant simplement de tapoter de ses griffes la table.

"Grogne autant que tu veux, j'y peux rien, ce sont les faits mon grand… Vous disparaissez. Lentement, très lentement, mais c'est le cas… C'était plus simple pour vous quand les sociétés étaient moins complexes, moins denses… Maintenant… Vous êtes obligés de vous réfugier dans des coins perdus…"

Il fait une légère pause avant de reprendre.

"Bon, cessons de tourner autour du pot… Je vais pas te mentir, t'as pas trop le choix. Résident illégal, travail au noir sans compter l'utilisation d'une espèce bannie… Normalement, on devrait te faire faire un aller simple pour la prison d'Alpha Centauris. Parce que sérieusement… Te changer en Krosian ? Je comprends que t'aie pas voulu terminer ta vie dans une cage… Mais là, c'était pas la meilleure des idées… Mais tu sais quoi ? On est pas complètement chiens. Le trafic d'espèce est illégal donc bon… On va se contenter d'un truc plus léger. Bonne nouvelle pour toi, tu vas pouvoir rester loin d'Alpha Centauris… Mauvaise nouvelle… T'es bannis du quadrant. Et ce à vie."

J'écarquille les yeux, entrouvrant quelque peu les lèvres. Banni. À vie. Banni du quadrant dans le quel je suis né, dans lequel j'ai grandis pendant cinquante ans… Je… Banni. J'arrive pas à me faire l'idée, comme si mon esprit refusait d'assimiler l'idée que je dois partir et ne jamais revenir. Pendant de longues minutes je reste silencieux, la tête baissé, sous le regard du Serxc. Il finit par pousser un soupir, se relevant en ne rajoutant que quelques mots avant de quitter la cellule.

"Tu passes la nuit et demain à la première heure, on te foutra dans le premier cargo qui quittera le quadrant."

Le champ d'énergie se referme derrière lui alors que je peine encore à assimiler ce qui vient de se passer.

*
Je sais. Je sais que je devrais faire attention… Mais c'est plus fort que moi… Pour nous c'est tellement naturel que de changer… C'est comme respirer… On le fait sans penser, on le fait parce c'est notre nature profonde… C'est ce qui nous fait vivre, qui nous donne l'impression d'exister… Alors oui, je sais que c'est dangereux, je sais que je devrais faire plus attention, mais c'est comme si je demandais à l'humain face à moi de cesser de respirer deux secondes parce que ça me dérange. Ses doigts lâchent mon poignet et je fais un pas en arrière, massant doucement ma peau. Je suis donc le premier qu'il voit. Intéressant… Je suis le premier qu'il voit et je le trouve assez calme, les seules questions qu'il me pose c'est sur ce que je faisais avant et pas sur ce que je suis actuellement. Normalement, les premières questions qu'on me pose, c'est sûr mes changements, sur la façon dont ça fonctionne, quelles espèces je peux imiter… Mais non. Lui il veut savoir d'où je tiens mes connaissances de mécano. Alors je lui réponds presque honnêtement, me contentant de lui dire que j'ai bossé pour un garage sur Novela Prime, le reste après tout… Il n'a pas vraiment besoin de le savoir. Sa clé retombe sur l'établis avec un bruit qui me fait sursauter alors qu'il se retourne, me désignant le vaisseau du menton. Je souris doucement quand il me dit que la théorie du cristal lui plait, mieux que j'ai plus qu'à lui prouver que c'est la bonne. Je l'observe s'installer entre moi et la porte et je jure me retenir de lui dire la moindre chose. Méfiants les humains comme espèce… J'ai beau lui avoir dis que je n'étais pas un voleur… Il continue de garder un oeil sur moi, s'attendant presque à ce que je me tire avec le cristal dans ma poche. Ou alors, c'est parce qu'il n'aime pas les Trasks. Ce qui entre nous, n'est pas impossible. De sa main il me désigne l'établis, me disant que je peux prendre ce que je veux pour lui prouver que je sais ce que je fais et qu'une fois que j'aurais terminé ça, on reparlera de m'embaucher. Un sourire se dessine sur mes lèvres.

"On est bons."

Après tout, ça me semble honnête comme proposition, je m'approche de l'établis et commence à attraper ce qui m'intéresse. Un capteur d'énergie, un cutter plasma… Oh une clé de dérivation et de quoi dé-serrer des écrous. La base. Je retourne jusqu'au vaisseau et me penche vers la mécanique mise à nue. Bon. On va commencer par estimer les pertes du cristal. Je branche le capteur, fronçant rapidement les sourcils quand je vois les données que la machine me file. Un sifflement m'échappe… Ok… Ok… Il doit être fendu. Mais pour le voir… Va me falloir changer de pupilles… Je change de vision, laissant mes yeux gris s'éclaircirent quelque peu et lentement, je passe à une vision thermique. Et ce que je vois me rassure pas plus que ça. Wow. C'est presque un miracle que le gars ait réussit à ramener son vaisseau jusqu'ici. Une longue fissure traverse le cristal en son milieu, expliquant de ce fait la perte colossale d'énergie. Bon. Je retire le capteur et commence à farfouiller dans le reste de la mécanique, cherchant désespérément le capteur principal. Ok. Il est en état de marche… Mais là… Il doit pas récupérer grand chose. Tout se barre un peu n'importe où, et n'étant pas tailleurs, je m'aventurais pas à retailler le cristal moi-même… Non le mieux… C'est de faire fonctionner les capteurs annexes. Eux pourront peut-être récupérer l'énergie perdue ? Seulement ça forcerait le système annexe à être toujours opérationnel… Alors le jour où le pilote en aura réellement besoin… Ou alors… Je commence à rassembler tout les capteurs, les reliant entre eux de façon à ce que tous alimentent le capteur principal. Je retire le cristal de son socle le temps d'injecter un peu de résine dans la brèche de celui-ci. Ok… Ça diminue un peu la perte… On va essayer comme ça… Je replace le cristal et sourit quelque peu quand il m'appelle "gamin."

"Je ne veux pas être désagréable… Mais de nous deux, je ne pense pas être le plus jeune. Même si… Pour être franc, je n'ai aucune idée de l'espérance de vie moyenne d'un humain… Enfin, pour l'instant je tente une dérivation pour récupérer le plus d'énergie possible et j'avais le raison, le cristal est fendu. Sûrement parce qu'il doit dater… Je vais tenter un truc… Mais normalement, si je ne me trompe pas…"

Je vérifie que le cristal est bien placé, et d'un bond assez souple, je me hisse jusqu'au cockpit. Je m'installe à la place du pilote et pose mes deux mains sur la console tactile fronçant les sourcils quand je vois que l'ordinateur de bord se refuse à moi. Ok. C'est à reconnaissance digitale. Merveilleux. On va passer sur un truc neutre alors. Je rends les paumes de mes mains complètement lisse et tente à nouveau, souriant doucement quand je vois l'ordinateur s'allumer, me saluant d'une voix presque agréable.

"Bonjour. Je peux avoir le rapport des systèmes ?
- Rapport système en cours. Calcul des pertes. Système annexe prêt. Tout est opérationnel.
- Parfait. C'est tout ce que je voulais entendre. Je peux avoir un rapport sur l'état du cristal ?
- Rapport en cours."

Je laisse l'ordinateur tourner quelque secondes avant de voir un message s'afficher sous mes yeux.

"Le cristal est endommagé mais la perte semble avoir été jugulé. Le moteur ne pourra plus tourner à son rendement optimal et maximal mais il peut tourner sans que cela soit un danger.
- Merveilleux. Démarre je te prie.
- Très bien."

J'entends le moteur commencer à ronronner alors que bien des chiffres commencent à s'afficher sous mes yeux, m'indiquant le taux de rendement, le taux d'énergie récupéré et perdu, les tours moteurs et franchement, rien de ce que je vois ne m'affole. Tout semble normal. Le seul bémol c'est que le vaisseau ne pourra plus avoir son rendement d'avant, mais vu l'épave que c'est, c'est un miracle en soit qu'il démarre encore. Je laisse le moteur ronronner quelques minutes avant de reprendre la parole.

"Ordinateur, coupe tout je te prie. J'ai vue ce que j'avais avoir.
- Fort bien."

Tout s'éteint autour de moi et je retire mes mains du tableau de bord, ressortant du cockpit avec un sourire aux lèvres, me rapprochant de l'humain.

"Alors ? Bon, ça tiendra pas aussi longtemps que la Fédération mais suffisamment longtemps pour qu'il se trouve un autre cristal pour alimenter tout ça… Mais en attendant, il peut se permettre une croisière ou deux…"

Je croise son regard, laissant mon sourire se faire plus éclatant.

"On reparle de cette idée de m'embaucher ou tu penses toujours que je tente de te voler ?"
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Mar 15 Sep - 15:59
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Perso, je suis pas vraiment emballé à l'idée qu'un Shifter traine dans mon garage. Cette race là, c'est souvent des nids à emmerdes et j'ai déjà entendu quelques catastrophes qu'ils ont causés, alors savoir qu'il est ici... Et si des mecs de la milice se pointaient et découvraient la vérité sur lui? Et si un client refusait qu'il soit servi par un Shifter? Alors ouais bien sûr qu'il peut se transformer, justement, mais on dirait qu'il a pas vraiment de limites à son pouvoir. Qu'il fait un peu ça sans y réfléchir, sans contrôle. Et ça j'aime pas. J'aime pas que pour l'avoir, des types vont peut-être débarquer ici, jouer les cow-boys de la galaxie et foutre en l'air mon gagne pain, me laissant juste avec mes yeux pour pleurer et des dettes. Pourtant, j'ai besoin de monde, et les bons mécanos courent pas la galaxie. Bon allez, regarde déjà comment il bosse et on verra. S'il se démerde comme un pied, c'est avec le tien qu'il se retrouvera foutu dehors en deux deux.

Je mâche ma résine sans le quitter des yeux. Je suis un peu trop loin pour voir en détail ce qu'il fait mais au moins il fait quelque chose, et rien de stupide. Ou d'inutile. Je le lâche pas quand il se recule et branche le capteur sur le cristal. Bien, j'aurais fait ça aussi. Il farfouille ensuite sur l'établi pour trouver de la résine. Bien. Pour l'instant c'est pas mal mais ça résout pas le problème. La résine va ptet limiter la perte, mais y'en a encore, et beaucoup trop. Je dis rien, le laisse faire. Pour l'instant y'a rien de dangereux, alors pas de raison que je le bouscule.

Pour l'instant t'as tout bon. Mais là je suis curieux de voir comment tu vas t'y prendre avec la perte d'énergie. La résine c'était bien, mais ça va pas tout régler...

Il recule du moteur et grimpe dans le cockpit. De là où je suis je vois juste sa silhouette qui s'est installée sur le siège du pilote, et j'attends. Il s'agite, tripote quelques trucs et j'entends d'abord des cliquetis et des sifflements qui viennent du moteur. Au bruit, on dirait les capteurs annexes. Bien, il les a lancés en complément des principaux. Pas mal. Et je souris quand j'entends le moteur s'allumer, et ronronner doucement comme un chat au coin d'un feu. Eh beh... pas mal. Le moteur s'éteint de nouveau et le cockpit s'ouvre, avant que le Shifter sorte et retombe sur le sol dans un léger bruit. Tous les changements que j'ai vus sur lui ont disparu, et on dirait un vulgaire Trask, enfin, un Trask comme un autre quoi.

On dirait qu'il sait qu'il a bien bossé parce qu'il a un sourire de sale gosse trop content sur le visage, pendant qu'il s'approche.

T'engager ça se pourrait bien. Ca se bouscule pas et j'ai besoin de monde. Pas mal de vaisseaux au long-cours transitent par ici et je suis un des seuls garages dans le coin. Donc pour l'instant ouais, t'embaucher pourrait être une bonne idée. T'as l'air de connaître ton affaire.

Je me relève, et crache ce qui reste de résine dans une des poubelles pas loin, avant de pointer de nouveau ma clef à molette vers lui.

Par contre pour l'instant, je te fais pas encore confiance. Rien me dit que tu tentes pas de faire ton gentil apprenti, pour au final me faire une entourloupe. Donc les premiers temps, on va dire que j'vais garder un oeil, si tu vois de quoi je parle...

Je me tais une seconde, histoire que ça sonne important, avant de faire un signe de tête pour lui dire de me suivre.

Viens par là. J'vais te montrer où tu vas crécher.

Je pousse la porte qui mène à l'arrière, dans ce qui me sert de bureau, de réserve, et d'entrepôt, et montre l'escalier en métal qui grimpe.

Là-haut.

Je monte d'un pas lourd et une fois qu'on est arrivés je lui ouvre la première porte. Une chambre pas trop petite, un lit une place, une cuisinière, une table, deux chaises et une commode.

C'est pas le grand luxe mais y'a pas de rats et de cafards. Fais le tour, regarde.

Je recule d'un pas pour le laisser entrer et le regarde alors qu'il musarde dans la pièce.

C'est ta chambre à toi. Je peux te filer la clef si tu veux. T'y mets ce que tu veux du moment que c'est pas crade et que t'attires pas des saloperies. Tu peux te faire ta bouffe ou on peut manger tous les deux, c'est toi qui vois. Moi ma piaule elle est à l'autre bout du couloir. Entre, t'as la salle de bains, on se la partage. T'es nourri et logé, et cent crédits la semaine. Ca te va?

J'attends sa réponse, et une fois qu'il me dit qu'il est d'accord, je le regarde dans les yeux, et lève mon bras métallique vers lui.

Et... pas d'emmerdes hein. Pas de conneries de shifter. Personne doit savoir ce que t'es. Je m'en fous que tu sois l'impératrice de la galaxie, mais j'ai pas envie que mon business prenne l'eau parce qu'on en a après toi. C'est clair? On est d'accord?

Je reste planté là, attendant qu'il me réponde.

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Jeu 17 Sep - 19:38
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Je conserve mon sourire à ses mots. Eh, j'ai l'impression d'avoir enfin réussit à faire quelque chose qui arrive enfin à lui arracher autre chose que des questions qui puent une méfiance propre à toutes les espèces qui se méfient de la mienne. Mais me plaindre ne serait pas honnête de ma part, parce que contrairement à bien d'autres… Lui accepte de me laisser une chance et reconnaît, certes à mi-mots, que je suis la main d'oeuvre la plus qualifié qu'il a sous la main. Je retiens un léger rire alors que son compliment m'arrache un frisson de satisfaction. Je sens mes pupilles sombre se dilater et presque instinctivement je sens ma peau changer d'aspect, la membrane se fait peut-être plus fine, plus clair, et les arabesques plus foncées. Tout ça ne dure qu'une poignée de secondes avant que tout ne revienne comme avant. Je me contente de hocher la tête, me disant que ça y est… Je vais peut-être enfin retrouver un vrai boulot, qui me permettra de m'installer quelque part.  Seulement voilà qu'il recommence à se méfier. Il pointe à nouveau sa clef vers moi, faisant disparaitre par ce geste, le sourire qui s'était installé sur mes lèvres. Je penche la tête sur le côté et pince les lèvres.

"Je vois, merci."

Mon ton se fait presque plus désagréable alors que je soutiens son regard. Méfiants les humains, terriblement méfiants. Ou alors c'est juste lui qui a un problèmes avec les shifters… Allez savoir. Une seconde de silence s'installe entre nous et je sens qu'il tente de me faire comprendre, qu'ici c'est lui le chef. Un demi-sourire m'échappe. C'est dingue ce besoin de prouver que c'est lui le dominant… Depuis que j'ai foutu un pied ici, c'est comme si il passait son temps à me faire comprendre qu'il est le mâle dominant. Certaines espèces ont tendance à le faire tout le temps… Mais généralement c'est plus avec des rivaux ou des femelles… Mais là n'étant ni l'objet de ses désirs, ni un autre humain, je dois avouer que j'ai du mal à saisir ce besoin de me prouver qu'il est le mâle alpha… Ou alors… C'est juste moi qui n'y comprend rien aux humains. D'un coup il me fait signe de le suivre et c'est presque sur la pointe des pieds que je le fais. Nous passons la porte de derrière et c'est presque surpris que je découvre un mélange étrange entre un bureau, un entrepôt et une réserve. L'organisation me laisse perplexe alors que le chaos m'appelle presque. Quelque chose en moi me pousse à vouloir aller fureter de ci et de là simplement pour voir ce que je pourrais y découvrir. Seulement ses pas sur l'escaliers en métal me ramènent à moi et après un dernier regard à son bureau, je grimpe les marches à mon tour, presque impatient de découvrir l'endroit où je vais avoir le droit de nicher. Zee à l'époque me laissant dormir dans le garage, au milieu des vaisseaux et du matériel. Je n'avais qu'à prendre la forme d'un espèce de gros molosse de Viridian et je passais mes nuits roulé en boule dans au pied du comptoir. Mais là… On dirait qu'il va me louer une chambre, comme si… Comme si j'étais une espèce qui en avait besoin. Je veux dire… Nous shifters, nous pouvons dormir presque n'importe où, il nous suffit juste de trouver la bonne forme… Alors généralement… Les autres espèces ne s'embêtent pas à penser à notre confort. Il s'immobilise et ouvre la première porte, me dévoilant une chambre complètement meublée. J'écarquille les yeux et commence à en faire le tour, laissant mes doigts effleurer autant les chaises que le lit. C'est presque trop. J'ai même un lit, avec des draps dont le tissu est agréable au toucher et le matelas…. Juste comme il faut. Ça me semble irréel. Et ça l'est encore plus quand il m'explique qu'on peut manger tout les deux, qu'on partage la douche et que pour rien… Je suis ici chez moi, dans ma chambre. Alors si ça me va ?

"C'est parfait pour moi… Je… T'auras pas de soucis avec moi, généralement, à part des plumes ou des poils qui risquent de traîner… Je suis discret, mais ouais… Je prends."

Et là pour être franc, je m'attends à ce qu'il m'adresse un sourire, qu'il me dise que je suis le bienvenue ici et qu'il me donne peut-être un claque dans le dos, mais non. A la place il me pointe du doigt et commence limite à me réprimander alors que je viens simplement de lui dire que oui, je veux bien prendre la chambre. Je fronce les sourcils, n'appréciant pas réellement ce qu'il est en train de sous-entendre. Je serre les dents et sens un autre frisson dévaler mon échine. Je réprime mon envie de changer pour quelque chose de plus gros et impressionnant, me disant que ce serait justement la seule chose à ne pas faire, alors à la place, je me contente de lui répondre d'une voix froide.

"Connerie de shifter ? Pardon ? Je crois que j'ai mal entendu. Sais-tu au moins ce que c'est d'en être un ? Non. Je ne contrôle pas mes transformations, ça se fait d'instinct d'accord ? Est-ce que tu es capable de contrôler la fréquence des battements de ton coeur ou de ta respiration ? Il ne me semble pas. Et bien c'est pareil pour moi. Tu es juste en train de me demander de réprimer ce que je suis, et je suis sûr que si on te demandait de ne pas être un humain et de cacher ta nature, tu ferais comme tout les membres de ton espèce et tu crierais à l'injustice. Pour une espèce qu'on considère comme inférieur et à peine évolué, je pensais que je n'entendrais pas ce genre de réflexion de ta part."

Je pousse un soupir, reprenant sans vraiment lui laisser le temps d'en placer une.

"Mais je comprends, nous sommes réputés pour être instable et causer des soucis. Est-ce que c'est de notre faute ? Pas toujours. Alors d'accord, j'accepte de dissimuler ma nature, surtout avec le bordel qui est à deux pas du garage… Mais… J'aimerais bien, pour une fois, ne pas être vu comme une source d'ennuie potentielle, mais comme un simple employé. Je garderais la même apparence face aux clients, et je ne changerais que pour travailler ou ici. Maintenant suffit juste de trouver la bonne apparence."

Je retrousse les tissus jusqu'à mes coudes, laissant ma peau désormais exposée reprendre sa vraie forme. D'un gris plutôt neutre, elle vire à un noir profond dont les motifs bleu presque luminescent laissent entrevoir le réseaux des mes nerfs et autres capteurs sensoriels. Je m'approche, les mains tendues vers lui.

"Ce sera rapide."

Mes doigts se posent sur sa joue, et je frissonne à ce simple contact, appréciant déjà la texture de sa peau. Douce mais rendu rêche par sa barbe. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres alors que fasciné, mon regard croise le sien. C'est encore mieux que ce que j'avais pu imaginer. C'est tellement… Tellement différent de tout ce que j'ai pu assimiler comme espèce. Ici ni plumes, ni écailles, ni fourrures… Juste sa peau. Un autre frisson dévale mon échine avant qu'il ne me repousse un peu sèchement. Sans trop comprendre je le fixe, les lèvres légèrement entrouvertes.

"Je… Je tente juste d'apprendre à être un humain… Et pour ça j'ai besoin de te toucher, de comprendre…"
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Mar 29 Sep - 20:01
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Sur tous les employés possibles, sur tous les péons possibles de toute la galaxie, et celles encore plus loin, sur toutes les races existantes, il a fallu que le seul qui se démerde un tant soit peu avec une clef à laser et un tournevis sonique soit un foutu shifter. Ils sont rares, et l'histoire de l'Alliance est pleine d'anecdotes qui implique un shifter. Où qu'ils passent, ils foutent le bordel, et j'ai même entendu dire qu'à cause d'eux, une planète ou deux auraient pété, ou que des villes auraient été salement détruites. Maintenant, j'en ai un comme ça ici, à la maison, sous mon toit, dans mon garage.

En attendant, faute de mieux, je lui fais visiter, lui montre la chambre où il va crécher, et lui explique quelques petits trucs. Je le surveille quand il s'y promène, touchant les meubles, s'asseyant sur le lit avec un sourire idiot aux lèvres. C'est qu'un lit hein, et de loin pas le meilleur que tu pourras trouver. On dirait qu'il vient d'atterrir sur Patagonia, la planète qui ressemble au paradis. Il y fait toujours chaud et beau, il y a des plages, et les arbres ont des fruits tout le temps. Enfin, c'est ce qu'on me disait quand j'étais gosse. Je peux me planter... Bref, une fois que je lui ai montré sa piaule, il me dit qu'il accepte notre petite affaire, et je le mets en garde. Sauf que voilà la petite crapule qui montre presque les dents.

Wow wow wow, alors là tu vas te calmer tout de suite! Pour commencer, garçon, je me fous royalement de comment ça fonctionne pour toi. L'espèce inférieure comme tu dis, c'est elle qui te fournit un toit, un lit, et un boulot. Ensuite, on est ici chez moi. C'est mon père qui a ouvert ce foutu garage, et c'est la seule chose que j'ai. Alors non, j'ai pas envie que, parce que t'auras attiré l'attention sur toi, je perde la chose grâce à quoi je bouffe, ok? Si je perds ça, j'ai plus rien et je peux juste espérer trouver un poste de mécano ailleurs, ou me mettre au bord d'une route galactique et mendier des crédits! C'est clair?

Bon, j'y suis allé un peu fort, et je sens qu'il essaie de s'excuser un peu. Je grogne, avant de soupirer.

Ouais. Chez moi tu seras tranquille. Je suis pas le genre de mec à te revendre pour des crédits. J'aime pas qu'on traite les autres en esclaves. Ca vaut pour les humains comme les shifters ou n'importe qui. Donc ouais, si tu fais gaffe à tes transformations, moi je m'en fous de comment tu les gères. Juste, que personne doit savoir ce que t'es ok? C'est le mieux pour toi, comme pour moi.

Sauf que quand il me dit qu'il doit trouver la bonne apparence, il tend les mains vers moi et les pose sur mes joues. Le premier truc qui me frappe c'est le froid. Il a la peau gelée ce con! Et ensuite c'est... c'est bizarre. Comme quand je touche mon tournevis sonique sauf que ça vient...de lui. De ses bras. De ses mains.

Qu'est-ce qui?

Et là, sous mes yeux, je vois sa fausse peau de Trask se changer. Elle devient rose, comme la mienne, avec des poils, et petit à petit tout son corps se transforme pour être "humain''. Oh bordel c'est une chose de le savoir, une autre de le voir sous ses yeux. Et plus il se transforme, plus les espèces de vibrations sont fortes et c'est franchement pas agréable. Alors je le repousse et recule.

On arrête là, je suis pas une limace de laboratoire hein!

C'est là qu'il me balance qu'il faut qu'il me touche pour arriver à se transformer correctement. Je le regarde, pas vraiment emballé, avant de hausser un sourcil.

T'entends quoi par toucher? Parce que si t'espères savoir ce qu'il y a sous mon pantalon tu rêves garçon. Le haut à la rigueur, les jambes... ça passe, mais le reste... niet. Ok? Pas question que tu mettes tes pattes sur mes bijoux de famille.

Je serre les dents, mais je pige vite que j'ai pas le choix. S'il doit passer inaperçu, faut qu'il soit crédible. Alors je déboutonne ma combinaison, et la laisse retomber sur mes hanches, virant aussi mon marcel taché de plasma de moteur.

Tu fais ça vite. Après on ira manger.

Je sens ses pattes qui se posent de nouveau sur moi et je ferme les yeux, la chair de poule quand sa peau glacée me touche. Et se promène sur mon torse, mon cou, mes épaules. Sauf que quand il s'approche du caleçon je lui mets une petite tape sur la main.

Fini. Là-dessous c'est privé. Et secret.

Non mais sérieusement, j'y tiens moi. Qui sait ce qu'il va faire une fois qu'il aura les pattes dedans. Et comment je ferais, moi, s'il me les bouffe? Ou me les coupe? J'aurais l'air bien con devant les demoiselles. Je remets mon marcel et reboutonne ma combinaison avant de lui dire de me suivre d'un mouvement du menton.

Viens. J'ai la dalle.

Je vais fermer le garage pour la nuit avant de remonter l'escalier en métal d'un pas lourd. Une fois en haut j'ouvre une conserve et la vide dans une casserole que je mets sur le feu. Je jette un oeil à l'étiquette.

Raviolis. Tu connais? C'est bon. C'est au squark.

Je touille pendant que ça chauffe, et lui dis de sortir les couverts avant de demander.

Au fait t'as des affaires? Des trucs à ramener ici?


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Mes doigts courent sur sa peau que j'apprécie déjà. Un léger sourire m'échappe et lentement, alors que je découvre la texture de celle-ci, que je frissonne en sentant la rugosité de sa barbe naissante sous mes doigts, je commence lentement à changer. Ma peau membraneuse et sombre vire doucement à quelque chose qui ressemble à la sienne. Puis doucement, ce sont mes pupilles qui prennent la couleur des siennes, le contour de mes yeux, le tracé de ma mâchoire… Jusqu'au moment où il me repousse sèchement, me disant qu'il n'est pas un sujet d'expérimentation. À moitié transformé je le regarde, lui expliquant doucement que pour comprendre ce qu'est un être humain… J'ai besoin d'en toucher un. Pour être capable de l'imiter parfaitement. Seulement je vois bien qu'il est loin d'être extatique à l'idée de se faire tripoter par un shifter, c'est même tout le contraire. Il hausse un sourcil, toujours aussi méfiant. Je penche la tête sur le côté à ses mots, comprenant mieux ce qui le tracasse. J'ai tendance à oublier que toute les espèces ne sont pas particulière tactiles. Les Trasks par exemple, ont tout un système de code en société où il est bien vu de venir caresser la joue de son interlocuteur ou lui prendre la main. Chez eux c'est une façon de prouver que l'autre à bien toute votre attention et que vous ne l'ennuyez pas… Alors qu'au contraire les Serxcs ne se touchent quasiment pas, considérant que ceci serait une violation de l'autre. Donc peut-être que les humains ont le même genre de réserve quant au fait de se laisser tripoter par les autres. Je baisse légèrement les yeux, quelque peu désolé de l'avoir éventuellement froissé avant de retenir un rire quand je vois que la seule chose qui le travaille réellement, c'est que je pose mes mains sur ses "bijoux de familles." C'est à mon tour d'hausser un sourcil. Je vois… Je me force à ne pas sourire quand je croise à nouveau son regard, lui répondant d'un ton légèrement amusé.

"J'entends par là que j'ai besoin de te toucher, que ce soit ta peau, tes cheveux, tes bras… Histoire que j'apprenne ce que tu es… Mais je te rassure, je ne fais pas ça pour mettre les mains sur tes parties, j'ai beau être curieux, je n'en ai pas besoin pour prétendre être humain, vu que de toute façon… J'aurais une combinaison comme la tienne, non ? Donc, tant que j'ai le reste, pas besoin d'aller voir là-dessous."

Je lui glisse un sourire rassurant, attendant de voir ce qu'il va en dire. Et pour mon plus grand plaisir, voilà qu'il commence à défaire sa combinaison, retirant même son vêtement tachés de plasma. Un frisson d'excitation parcourt ma peau mi-humaine mi-Trask alors qu'il me dit que j'ai intérêt à faire vite. Je hoche doucement de la tête et reprends mon exploration. Je repose mes mains sur ses joues et les vibrations reprennent alors que je termine de caresser sa barbe, puis sa mâchoire, remontant ensuite pour glisser mes doigts dans ses cheveux. Un léger fredonnement de plaisir m'échappe alors que je me perds dans sa chevelure. Je comprends pourquoi il les garde longs… C'est tellement, tellement agréable… Je pourrais rester à faire ça pendant des heures. Quelques mèches apparaissent sous ma capuche, tombant doucement devant mes yeux alors que je descends sur sa nuque, son cou, frémissant en sentant son coeur battre furieusement dans sa poitrine. Un soupir m'échappe et je descends sur ses épaules, ses clavicules que je dessine du bout des doigts, puis son torse… Je ferme les yeux, emporté par cette sensation presque grisante qui me plonge presque dans une transe silencieuse. Mes mains se perdent sur sa peau, traçant la courbe de chaque muscles, apprenant du bout des doigts le moindre affleurement osseux, le moindre creux dans son anatomie. Mes mains se perdent dans son dos, puis son bras avant que je ne revienne sur son ventre. La peau est plus fine ici, plus douce… La chair plus tendre. Pas un os pour protéger cette région. Tout semble plus sensible ici aussi… Sa peau frissonne face aux vibrations que mon corps produit. Un autre soupir m'échappe alors que j'arrive à son nombril, que j'effleure du bout des doigts, puis à la fine ligne de poil qui descend sous son caleçon. Mes doigts en suivent le tracé et quand j'arrive à l'élastique de son sous-vêtement, voilà qu'il me ramène à moi d'une tape sur la main. Je sursaute presque et rouvre les yeux, croisant son regard alors qu'il m'annonce que c'est terminé. Déçu, je me recule pour m'enrouler à nouveau dans mon tas de vêtements, ajustant encore ma nouvelle apparence d'humain. Je le regarde se rhabiller et le suis sans un mot alors qu'il m'annonce simplement le fait qu'il meurt de faim. Je redescends les escaliers avec lui et alors qu'il referme le garage pour la nuit, je croise mon regard dans une des vitres de son bureau. Je m'arrête et fais glisser ma capuche pour me voir et… Un rire m'échappe. Pas parce que je me trouve ridicule ou quoi… Mais simplement parce que… C'est toujours excitant, plaisant d'avoir une nouvelle forme… De pouvoir se voir sous les traits d'une autre espèce. Du bout des doigts je dessine mes lèvres pleines, avant de m'amuser avec mes mèches de cheveux que j'éclaircis quelque peu, puis mes yeux… Du brun que Buck avait, je décide de les colorer d'un bleu clair… Buck revient et je remonte avec lui, le suivant jusqu'à la cuisine de sa chambre, m'installant dans un coin alors qu'il ouvre une boîte de nourriture qu'il verse dans une casserole.

"Squark je connais… Raviolis… ? Est-ce que c'est le genre de truc qu'on fait à la vapeur là ? Sur Novela Prime j'en mangeais au Scrabs bouillis… C'était bon."

En tout cas le plat commence à chauffer et une douce odeur réveille mon estomac qui commence doucement à gronder. Je le laisse touiller en paix et alors que je sors les couverts pour mettre la table, voilà qu'il me demande si j'ai des affaires à faire rapatrier. Je reste silencieux une bonne seconde avant d'hausser les épaules.

"Non… J'ai… J'ai plus rien. J'ai dû tout laisser sur Novela Prime. J'avais pas les moyens de tout emmener avec moi."

Ce qui est un mensonge. Quand Zee m'a vendu, il en a profité pour conserver mes affaires. Et chez ce collectionneur d'espèces rare… Je n'avais pas le droit de posséder quoi que ce soit. Je devais juste rester sous ma vraie forme pour qu'il puisse m'observer à sa guise. Donc tout ce que j'avais, je l'ai perdu. Je pince les lèvres avant de soupirer, terminant de mettre la table.

"Donc non… T'auras pas de soucis avec mon emménagement… Eh j'y pense d'ailleurs… J'aurais le droit à un combinaison ? Comme la tienne ? Parce que pour les vêtements… J'ai que ce que j'ai sur le dos."

Je me rends alors compte que je suis vraiment venu sans rien. Il va vraiment me prendre pour un vagabond. Ça va pas vraiment l'aider à ne plus se méfier de moi. Je lui adresse un sourire quand il me dit que c'est chaud et m'installe à table. Je regarde les fameux raviolis qui baignent dans une sauce écarlate dont l'odeur me fait déjà saliver. J'attends qu'il s'installe face à moi avant d'attaquer, croquant avec envie dans l'un des raviolis. Et bien rapidement je commence à manger, sous son regard scrutateur. C'est presque en silence qu'on partage ce premier repas. Les gens sont toujours comme ça… Zee aussi n'était pas chaud d'avoir un shifter dans les pattes, mais bon Zee était un Sercx, et eux, à part les gens de leur propre espèce, ils n'aiment pas grand monde. Une fois terminé et la vaisselle nettoyé, je lui souhaite bonne nuit avant de retrouver ma tanière. Je pousse la porte et me débarrasse de mes vêtements les disposant en tas sur un des meubles. Je contemple mon corps d'humain une dernière fois avant de prendre l'apparence d'un félins de Centauria, une créature aux longues oreilles et à la fourrure de la même couleur que mes vêtements. Je grimpe sur le meuble et m'enroule dans le tas de tissu, fermant les yeux bien rapidement, complètement épuisé par le voyage.

Le lendemain quand j'ouvre les yeux c'est grâce à Buck qui toque à ma porte, m'annonçant qu'il est l'heure de se mettre au boulot. Je m'étire, étouffant un bâillement avant de sauter en bas du meuble. Après une autre session d'étirement je reprends mon apparence d'humain. Je m'enroule rapidement dans mes vêtements et souris en ouvrant la porte, y découvrant une combinaison, des bottes et un marcel semblable au sien. Je ramène tout ça dans ma chambre. Je me change rapidement et découvre alors que je suis bien, mais alors bien trop petit pour la remplir. Ok… Si y'à que ça… Je change pour paraitre plus grand, plus épais, perdant à regret ce côté frêle qui m'est si cher. J'arrive enfin à remplir la combinaison et la referme avant de quitter ma chambre, rejoignant Buck au garage. Je lui glisse un sourire alors que je me rends compte que désormais… C'est lui qui doit légèrement lever les yeux vers moi.

"Bonjour patron… C'est quoi le programme du jour ?"
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Lun 9 Nov - 10:50
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J'ai vu pas mal de créatures. Vraiment. Y'a un temps où j'ai pas mal baroudé dans les galaxies, et surtout, au garage, je vois pas mal de créatures venant de pas mal de planètes différentes. Les griffes, les crocs, les plumes, les poils, ça me fait pas peur. A part les Tessariens, eux ils sont vraiment flippants. Mais bref. Non là ce que j'ai sous les yeux, c'est juste... c'est juste dingue. Parce que petit à petit je le vois se transformer en humain. Comme moi. Un humain, vrai de vrai. Sa peau perd le côté lisse et un peu brillant de Trask, sa couleur grise aussi et sous mes yeux je le vois devenir rose. Enfin pas rose comme un cochon, mais rose... peau. La mienne. Et comme une vague, le reste change aussi. Les bras fins se remplument un peu, puis ça remonte au cou, et au visage. Merde, ses joues se creusent un peu, je vois des cheveux qui commencent à sortir de son crâne en quelques secondes qui lui arrivent jusqu'aux... épaules! C'est juste dingue. C'est comme si... comme dans ces films, où des créatures se transforment, mais c'est des effets spéciaux. Là... là c'est vrai, c'est réel, et c'est sous mes yeux. Quand il a enfin terminé, il est devenu un petit blondinet adorable, aux yeux bleus, à la peau pâle et aux cheveux longs. J'aurais jamais pensé qu'il deviendrait comme ça quand il m'avait dit qu'il allait devenir un humain.

Les vibrations s'arrêtent enfin une fois qu'il a ôté ses mains et je me sens mieux. Soulagé que ça s'arrête, parce que c'était vraiment pas agréable. Et j'aime pas me faire palper de la sorte, merde, je suis pas sur un marché aux esclaves ou au bétail. Histoire de passer à autre chose je lui dis qu'on va aller dîner, et je l'emmène à l'étage, là où on va habiter. J'ai encore un peu de mal à me faire à ça aussi. Vivre avec un shifter qui se transforme en ''ça'' tous les jours... Enfin, je suis bon pour m'adapter, alors ça aussi, je ferai avec. Sauf que je sursaute un peu en voyant que ses cheveux sont devenus bleus. Putain... Je soupire et m'occupe du dîner pour la peine, pour pas trop penser à tout ça.

Ouais, c'est genre la chair de squark que tu mets dans de la pâte. Tu fais cuire ça dedans. C'est bon, c'est pas trop cher et ça cale bien. Mets la table, les couverts sont là. Ouais dans le tiroir.

Il obéit sagement, pendant que la bouffe chauffe sur le cuiseur à fusion. Bientôt la sauce fait des bulles et je hoche la tête.

Si tu as besoin de trucs je peux te les ramener quand je vais en ville pour faire une course. Enfin c'est si ça te gêne d'être au milieu de tout le monde. Sinon quand c'est ton jour de congé, ou après le boulot le soir, tu fais ce que tu veux. T'as le droit de sortir hein. Tu vis ici mais t'es pas prisonnier.

Je joue un peu avec mes raviolis du bout de ma fourchette, hochant la tête quand il me dit qu'il est parti en trombe et qu'il a rien sous la main ici, même pas de quoi s'habiller à part les frusques qu'il a sur le dos.

Ouais ouais, je te filerai une combinaison et des pompes. Faut être équipé si tu bosses sur les vaisseaux. T'es jamais à l'abri d'une décharge de cristal ou du plasma chaud qui peut te gicler à la gueule. Jte poserai ça devant la porte après. Et la bouffe, ça te va?

On papote un peu, mais vite fait, avant de débarrasser la table, et faire la vaisselle ensemble. Il lave. Je sèche et j'essuie. Ca va vite comme ça. Et puis je lui dis bonne nuit et je me traine dans la salle de bains pour aller prendre une douche avant de m'écrouler sur mon lit. Je dors comme un sac jusqu'à ce que le réveille clignote et bippe. Je grogne et sors des couvertures, avant de m'habiller d'une combi propre. Et  là je me rappelle du nouveau et des fringues que je dois lui filer. Je détache une combi propre, des sous vetements, un tshirt, et pose le tout devant la porte avant d'aller faire le café. Je tapote sur ma tablette pour écouter les news de la galaxie, finissant ma tasse avant de taper contre sa porte.

Eh le nouveau! Au boulot!

En attendant qu'il soit prêt je descends et ouvre le garage, allumant le néon qui clignote, et mets de la musique. Du bon vieux rock terrien. Je commence à mettre le nez dans le capot du vaisseau sur lequel on a bossé la veille, histoire de voir si tout est bon, et j'entends des pas lourds descendre l'escalier en métal. La vache pour un gringalet il fait quand même vachement de bruit. Je serre un dernier boulon avant de me tourner, et je fais tomber ma clé à pistons quand je le vois face à moi. Putain. Bordel. Là où y'avait avant son visage je vois un torse de colosse et je dois lever les yeux pour croiser les siens. Merde, c'est une vraie armoire. Un shifter, normal. Je soupire, moins flippé, et hausse les épaules.

Bon ben comme ça tu soulèveras plus lourd. Juste... la prochaine fois que tu te transformes comme ça. Tu me préviens. Je vais pas passer mes journées à sursauter comme une pucelle ok? J'ai mieux à faire.

Je lui souris en peu en l'entendant m'appeler patron.

Patron j'aime bien ouais. Ouais. Euh... Tu peux vérifier que les circuits de l'autre vaisseau là-bas, le moche, sont pas grillés. J'ai juste jeté un coup d'oeil quand il l'a ramené mais j'ai pas encore eu le temps de voir ça bien. Tu t'en occupes alors?

Je hoche la tête quand je le vois se mettre sagement au boulot. Bien. Ca c'est un employé comme je les aime. Pas chiant. Bosseur. Pas compliqué. La matinée s'avance et d'un coup, alors que je suis derrière pour chercher des pièces, j'entends gueuler dans le garage. Merde, qu'est-ce qui se passe? Je prends ma clé à pistons en main et m'approche, passant la tête.

Euh... c'est quoi le souci là?

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Jeu 12 Nov - 10:24
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Je me force vraiment  à ne pas rire quand je le vois sursauter et lâcher sa clé à piston. Pas habitué l'humain… Je suis donc vraiment son premier shifter. Enfin, il s'y fera… Comme tout le monde. J'ai un sourire alors qu'il croise mon regard bleu, reprenant vite contenance. Il hausse les épaules me disant qu'au moins, je pourrais soulever sans soucis le moindre truc. Et je lui dévoile l'intégralité de ma dentition quand il ronchonne quelque peu, me disant que lorsque je change de forme, je ferais mieux de le prévenir, histoire de ne pas le prendre en traître à chaque fois. Quelque chose de l'ordre d'un rire m'échappe.

"Promis patron… Je te glisserais une note à chaque transformation."

Même si je me contenterais de ne le prévenir que lorsque je changerais radicalement de forme. Genre que je décide qu'être humain c'est chiant et que je préférais devenir une Viridianne, ouais là je le préviendrais. Si c'est juste un changement de couleur de cheveux ou quoi… Je pense qu'il ne m'en tiendra pas rigueur… Surtout que pour le moment… J'aime bien le bleu pour les cheveux… C'est sympa. Je l'écoute me parler d'un vaisseau que je cherche du regard, m'expliquant que je dois fouiller dans ses circuits pour vérifier que ce n'est pas juste une vieille coquille vide. Je pose mes mains sur mes hanches et lui glisse un sourire délicieux.

"J'm'en occupe patron… "

J'ai un dernier sourire avant de filer, m'approchant du vieux vaisseau dont la coque sombre à la peinture éraflée m'arrache un léger rire. Vieux modèle. Le genre qui doit fonctionner avec deux cristaux différents et avec une de ses antiquités de noyaux à plasma. Mes doigts courent doucement sur la coque de cette merveille d'un autre temps alors que je viens me glisser à l'intérieur, plissant le nez face à l'odeur de renfermé et de résidus de plasma qui règne dans le cockpit. Je me glisse derrière le panneau de contrôle et commence à tenter de le lancer la bête, en vain. L'ordinateur refuse de répondre et je pousse un soupir. Bon… Eh bien je crois que je n'ai pas le choix. Je ressors, ouvrant une des plaques menant aux circuits d'alimentation pour découvrir mon pire cauchemar : les circuits à plasma. Si nous sommes passés aux cristaux, c'est pour une bonne raison : parce que le plasma c'est certes très puissant, mais ça a un défaut, une fois utilisé, il faut s'en débarrasser. Et comme ça crée pas mal de déchets joyeusement toxiques… C'est vrai que les cristaux ont apparus comme une putain de délivrance. Enfin bref… Je commence à mettre les mains dans les circuits, pas franchement heureux de découvrir que c'est surtout un bordel sans nom… Parce que l'engin est si ancien que ceci n'est pas sa première réparation. Y'a déjà eu des raccords hasardeux sur certains tuyaux d'alimentation et la batterie qui elle aussi n'est pas d'origine. Je fais claquer ma langue contre mes dents, recouvrant la peau de mes avant-bras d'une épaisse couche de carbone alors que je me plonge dans la mécanique complexe et ancienne de cette antiquité de l'espace.

Presque une heure plus tard, je me recule, essayant mes mains sur un torchon, poussant un long soupir. Ok. Je crois que tout est bon… De toute façon, je ne peux pas franchement faire mieux. Ce truc est une épave. Si ce n'est pas la batterie qui va lâcher, c'est le reste. Les circuits sont morts, encrassés et bons à jeter. Le plasma c'est à moitié solidifié… Et je ne parle même pas du reste. Je m'éloigne du vaisseau, laissant le carbone s'effacer de ma peau toute fraîche d'humain. Buck semble absent alors quand l'imposant Sercx passe la porte du garage, c'est évidemment vers moi qu'il se tourne. Et au travers des ses yeux reptiliens, je sens déjà qu'il est en train de se dire que deux humains pour s'occuper de son vaisseau… Je le regarde s'approcher, posant le torchon sur l'établis derrière moi, lui glissant un sourire.

"Bonjour… Je peux vous aider ?"


Il dévoile légèrement ses crocs attaqué par la résine alors qu'il me dévisage, se sentant obligé de gonfler la poitrine pour me faire comprendre qu'il est le dominant ici, l'espère supérieur. Classique. Zee faisait pareil. Je lève doucement le menton et fais de même, croisant mes bras sur ma poitrine.

"J'ai laissé mon vaisseau il y a quelques jours… Problème avec les circuits.
- Ouais… Ce serait pas celui-ci ?"

Je désigne du menton le tas de boue contre lequel je me suis énervé pendant une bonne heure. Ses dents grincent doucement alors qu'il repose son regard dorée sur moi.

"C'est celui-ci… Alors ?
- Alors les circuits sont morts. Le plasma c'est solidifié dans la plus part des tuyaux et… Et le reste… C'est une catastrophe… Sincèrement… On pourrait tout vous changer mais vu l'ancienneté de votre vaisseau… Les pièces vont être onéreuses… Et la réparation va prendre du temps…"

Je hausse les épaules avant de reprendre.

"Après c'est à vous de voir… Ça dépends de l'argent que vous voulez dépenser… Mais si vous voulez la solution la moins couteuse… Le mieux c'est de changer de vaisseau."

Quelque chose de l'ordre du rire lui échappe, enfin si faire claquer ses dents et se racler la gorge peut être considéré comme un rire…

"Comme c'est étonnant… J'aurais dû m'en douter.
- Je crois que j'ai du mal à comprendre.
- On m'a prévenu qu'il ne fallait pas faire confiance à des humains pour s'occuper de ce genre de choses… C'est trop vous demander…"

Sa langue se glisse entre ses crocs alors que j'ai l'impression de lire un sourire sur ses babines retroussées. Je serre les dents, n'appréciant pas ce qu'il sous-entends.

"Je vais faire comme si j'avais mal entendu. Humain ou pas, je suis qualifié. Et ce vaisseau est dans un sale état. C'est une épave… Ce truc va tomber en ruine et j'ai passé une heure à chercher si il y avait quelque chose à sauver et vous savez quoi ?! Y'a rien à sauver ! Et ça mon expertise n'a rien à voir avec mon espèce !
- Écoute primate à peine développé, je ne vais pas faire un scandale parce que je suis dans une de vos stations… Mais j'ai toujours le droit de déclarer que ton jugement est mauvais parce que tu ne sais pas de quoi tu parles. J'aurais dû me tourner vers de vrais personnes pour ce genre de choses… La faute est mienne… J'ai voulu faire confiance à des singes… Rends-moi mon vaisseau."

Une vibration court sur ma peau et je suis à deux doigts de me changer pour une créature plus imposante et bien plus désagréable à regarder. Avec des crocs qui feraient aisément la taille de son crâne que je fracturais avec grand plaisir. Je serre les poings, prenant une grande inspiration.

"Une fois qu'on aura parlé du payement de mon analyse et que vous aurez vu le patron.
- Je ne crois pas… Humain."

Je gronde, pas franchement heureux qu'il continue d'insister sur le fait que mon apparence d'humain pour juger de mes capacités.

"Un mot de plus sur mon humanité et…
- Et quoi ?"

Je m'apprête à lui hurler dessus quand Buck passe la tête par l'atelier, demandant ce qui se passe. Je me tourne vers lui, prêt à lui répondre quand notre client me coupe l'herbe sous le pied.

"Disons que j'ai un problème avec le diagnostique de votre… Associé.
- Disons que Monsieur pense que mon état d'être humain m'empêche d'être un bon mécano."

Le Sercx serre les dents et je lui montre les miennes, les sentant déjà se faire de moins en moins humaines.
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Ven 11 Déc - 20:42
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C’est quelque chose qui m’a toujours calmé, réparer les choses. Déjà gamin mon père me laissait trainer dans le garage, et il m’expliquait comment faire des petites choses. Il me donnait des écrous à dévisser, des pièces à nettoyer et moi j’étais tout content. J’avais l’impression de réparer la machine la plus compliquée de la galaxie alors que je nettoyais juste quelques boulons rouillés avec un pistolet à laser. J’ai de bons souvenirs ici, et c’est aussi pour ça que j’ai décidé de reprendre le garage, quand mes parents ont pris leur retraite. Pourtant, après l’école, j’avais pas envie de continuer mes études. C’était pas pour moi. Alors je suis allé apprendre mon métier ailleurs, sur une autre planète histoire de voir du pays. Mais je pouvais pas me dire qu’ils allaient vendre ce foutu garage alors j’ai même pas hésité. Quand ils sont partis, je suis revenu. J’imaginais pas quelqu’un d’autre ici. C’était… à moi en fait.

Je suis le nez dans le moteur d’une merveille dernier cri, à faire le changement de fusibles des dix années lumière. Bon sang les choses ont bien évolué depuis dix ou vingt ans. Et rien que dans mon garage je vois plusieurs modèles qui sont côt à côté et qui sont tellement différents point de vue technologie que c’est impressionnant. Celui sur lequel bosse Steve est tellement vieux, une vraie boite de conserve avec un moteur. Alors que celui-là a un capteur de puissance de ses cristaux, un calculateur d’utilisation de leur énergie, un système de chauffage par bronsium épuré, et à l’arrière ils ont même un mini-jardin de la taille d’une malle, dans lequel on trouve quelques arbres et des légumes, qui peut aussi servir de réserve à oxygène en cas de panne des pompes de filtration d’air. La carrosserie est en alliage dernier cri en météorite de la planète Rzong doublé en acier feuilleté. Une vraie Rolls. Les cristaux sont à peine utilisés et on entend à peine le bruit du moteur quand il s'allume. J'imagine même pas combien a dû coûter cette merveille, mais beaucoup. Une foutue flopée de crédits ou un bon sac de cristaux...

Je fais donc la réparation et annonce à Steve que je fais rapidement faire un tour avec ce bijou pour tester si tout va bien. Et aussi pour me faire plaisir, bien évidemment. Mais ça je le dirai pas. Je le pousse un peu, pendant une vingtaine de minutes, faisant une boucle autour de la rocade spatiale avant de revenir le poser en douceur. Une merveille, mais quelque chose cloche. Je le gare près du vaisseau sur lequel bosse mon nouvel employé, en ouvre le capot et l'examine avec attention. Hmmm un joint du circuit de refroidissement qui a pété. Rien de bien grave. Je passe derrière et commence à explorer mes stocks. Le modèle est tellement récent que j'ai pas la pièce exacte. Faut que je trouve quelque chose qui puisse coller, dans le lot. Et je dois m'y prendre à trois fois, à faire des allers et retours parce que ce que j'ai trouvé se glisse pas dans l'emplacement. Je me remets à chercher quand Steve gueule dans le garage et que je le rejoins. Le Sercx proprio de la boite de conserve antique est là, et pas du genre content. J'essuie la poussière et le plasma sur un torchon à ma ceinture et m'approche.

Steve, c'est bon. Allez-y je vous écoute.

Je serre les dents en entendant la remarque de Steve. Combien de fois je l'ai pas déjà entendue, celle-là. Parce que je suis un humain je suis minable. Moins que rien. Et autres saloperies. Je bombe le torse et essaie de me faire un poil plus grand que ce que je suis. Juste pour pas paraître minuscule. Et j'essaie aussi de le calmer. Hors de question qu'il se transforme devant le client et qu'il saborde la réputation du garage. Ou que la rumeur que j'aie un shifter sous mon toit se propage et que j'ai tous les cow boy chasseurs de prime au cul parce qu'ils voudront le revendre au plus offrant.

Ok, Steve explique moi comment t'as bossé sur ce vaisseau.

Je l'écoute m'expliquer, et à ce qu'il me dit, il a bien bossé. A sa place, j'aurais fait pareil. Il a l'air de vraiment connaître son job, et il se démerde bien, pour quelqu'un de sa race. Enfin il est le premier de sa race que je rencontre alors...

Bougez pas.

Je viens prendre mon écran holographique et l'allume, faisant défiler les reproductions de chaque vaisseau quand il arrive dans mon garage, juste pour éviter ce genre de situation. J'arrive sur le vaisseau en question et pose la projection juste à côté du capot ouvert.

Bon, vous voyez bien qu'avant et après c'est la nuit et le jour. Mon gars a tout nettoyé, là et là. Voyez.

Pendant presque cinq minutes je lui prouve par A+B à ce gros con que son foutu vaisseau est un tas de boue qui tient juste par miracle, ou qui intéresserait ptet un collectionneur, c'est tout. Photos à l'appui, je lui montre qu'on aurait pas pu faire autrement, et qu'il a passé du temps sous le capot à tenter de bricoler ce qui pouvait l'être.

Donc voilà, maintenant vous voyez qu'on a fait ce qu'on a dû faire. Sinon vous pourriez à peine repartir. Aller jusqu'à la prochaine bretelle d'autoroute, sans plus. Je vous raconte pas du flan, je dis ce qui est vrai. Alors?

Heureusement la colère du Serx se calme et il me paie finalement les crédits qu'il me doit avant de se barrer en ronchonnant. Ouais ben casse-toi si tu veux, je t'emmerde. Je regarde le vaisseau décoller avant de me tourner vers Steve.

Bon boulot sur le tas de boue, mais par contre il va falloir que tu fasses salement gaffe. Je t'ai vu commencer à changer quand tu t'es engueulé avec lui et les règles étaient claires!

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Dim 17 Jan - 2:33
Moonage Daydream
Make me baby, make me know you really care Δ Bowie

Lentement, je sens ma mâchoire se déformer et ma dentition se redéfinir. Mes canines relativement pointues le deviennent un peu plus et le reste de mes dents ne fait que suivre le changement que je n'arrive pas à contenir.  Comment le pourrais-je ? Celui-ci est trop naturel, trop instinctif, je change au fil de mesureurs et de mes envies… Je n'ai pas à y penser, ni même à réfléchir, je ressens et mon corps s'adapte. Ma nature de shifter ne se contrôle et c'est ce que l'humain ne semble pas comprendre. Il ne semble pas vouloir le fait que oui, je ne contrôle pas. Il ne se rend pas compte que me demander de ne pas me changer, c'est comme lui demander de cesser de respirer… Mais aucune espèce ne nous comprends, personne ne veut admettre que c'est naturel chez nous. Tous pensent que nous pouvons contrôler et décider de ne plus changer… Mais c'est compliqué, de réfréner sa propre nature, de s'interdire d'être ce que nous sommes… Les vieux shifters y arrivent… Mais moi, je suis encore jeune… J'apprends encore et là, face à ce Sercx, je ne peux retenir les crocs qui font leur apparition. Et alors qu'un grondement menace de s'échapper d'entre mes lèvres, voilà que Buck s'approche, venant se placer entre nous. Mon regard dérive sur lui et je remarque son besoin de gonfler la poitrine, comme pour se prouver dominant face à deux espèces qui le dominent du point de vue de la taille. Et si le Sercx continue de montrer les crocs, lui faisant comprendre avec sa subtilité d'espèce reptilienne qu'il est le patron, je m'écrase pour ma part, cessant de montrer les dents. À la place je baisse les yeux et réponds simplement à sa question, d'une voix qui transpire peut-être un peu trop la culpabilité qui fait lentement son chemin en moi.

"Quand j'ai vu que c'était des problèmes de circuits et bien… Je suis allé mettre les pattes dans le moteur, simplement pour découvrir que les cristaux étaient complètements noyés dans le plasma qui s'était solidifié dans tout le système… Fallait pas s'étonner si ça démarrait pas… Donc j'ai commencé à décrasser les tuyaux, à faire passer le plasma dans un système de dérivation qui n'allait pas trop endommager et demander aux cristaux de fournir le double en énergie mais même avec ça, l'ordinateur et le moteur refusaient de démarrer proprement… Donc comme je le disais au client… On peut lui changer les pièces unes à une et lui "reconstruire" un vaisseau, mais ça lui reviendrait bien moi cher d'en acheter un autre… Et c'est là qu'il a commencé à sous-entendre que je faisais mal mon boulot simplement parce que j'étais un humain…"

Je glisse un regard au Sercx avant de me concentrer à nouveau sur Buck. Je sais que je n'aurais pas dû… Que c'était contre les règles mais… Je n'ai pas fais exprès. Il me considère un instant avant de s'excuser ne revenant que quelques instants plus tard avec un écran holographique. Et pendant bien cinq minutes, Buck ne fait que défendre mon travail, prouvant sans cesse, à l'aide de photos ou de schémas, qu'effectivement, j'ai réussis à colmater les fuites dans ce tas de boue et qu'il devrait me remercier plutôt que de m'insulter mais le Sercx continue de ne rien vouloir, prétendant que n'importe qui d'autre aurait réussit à mieux faire mon boulot que moi. Et sans cesse, il ne cesse de remettre en cause notre travail, et le mien, à cause de notre espèce. Putain. Si tu savais ce que j'étais réellement, crois-moi, tu ne chanterais pas la même chanson. Les bras croisés sur ma poitrine, je fixe tout ça, la mâchoire serrée, m'imaginant déjà prendre l'apparence d'un Sercx juste pour lui faire ravaler ses mots. Et finalement, après de longues minutes de négociation, le client finit par céder et accepte enfin de nous payer, avant de filer. Je pousse un soupir, me massant les tempes avant de me retrouver en tête-à-tête avec Buck. Tout penaud je baisse les yeux face à lui, sentant déjà mes crocs se rétracter. Et si je souris quelque peu quand il me félicite pour mon boulot, je dois avouer que je n'en mène pas large quand il me réprimande à propos des règles que j'ai déjà transgressé… Je passe ma langue ses lèvres avant d'arriver à prononcer la moindre chose qui ressemble à des excuses.

"Je sais… Je sais… J'ai promis que je ferais attention et… J'ai essayé mais tu sais, ce n'est pas aisé pour nous. Mais, je ferais des efforts promis ! Me vire juste pas ! Je fais du bon boulot et je suis l'employé parfait… ! Je t'assure… Je… Me vite pas… Je t'en prie… Je viens d'arriver et j'ai besoin de ce boulot et en plus… T'es sympa et t'essayes pas de me vendre pour des crédits…"

Presque paniqué, je croise son regard pour simplement m'entendre dire que je ferais mieux de me calmer. Parce qu'il ne va pas me virer. Ni même me dire de prendre la porte. C'est un avertissement me dit-il. Il veut pas que son gagne-pain coule à cause d'un shifter et encore une fois, il est pas fana du trafic d'espèce alors je crains rien si je l'écoute. Je me détends quelque peu et un sourire se glisse sur mes lèvres tandis que je lui offre un sourire radieux et lui effectue un salut militaire.

"Promis patron ! À partir de maintenant je suis l'employé modèle ! T'auras plus à te plaindre de quoi que ce soit ! T'auras juste à me dire quoi faire et j'obéis ! Et plus de transformations intempestives."


Je crois déceler un sourire chez lui avant qu'il ne me dise d'aller m'occuper d'un autre vaisseau pendant qu'il s'occupe d'un truc. J'ai un hochement de tête avant de filer bosser bien sagement, ne pensant qu'à une chose : me faire bien voir par Buck.

*

"Je peux vous aider ?"

Je termine d'avaler mon beignet de confiture de légumes aquatiques quand je vois une Hex délicieuse, comme toutes celles de son espèce passer la porte du garage. Mon regard ne peut s'empêcher de dessiner ses courbes parfaites et comme à chaque fois, je me perds dans la contemplation de leur peau au vert si unique. Ses longs cheveux noirs cascadent jusqu'à ses hanches et son unique oeil sombre se pose sur moi, m'arrachant de ce fait un sourire qu'elle me rend. Je m'essuie le coin des lèvres en m'approchant, ne pouvant décrocher mon regard de ses hanches qui roulent avec une aisance presque indécente. Les Hex ont ce pouvoir… D'être terriblement séduisantes, d'être hypnotiques au point que je doute qu'une seule espèce dans la galaxie soit capable de leurs résister. Nous nous retrouvons l'un face à l'autre et d'une voix délicieuse, elle vient ronronner à mon oreille.

"J'espère… J'ai un soucis avec mon module de déplacement… Il est tombé en panne pas loin de votre garage… Y'a moyen que vous m'aidiez ?
- Bien sûr… Il est tombé en panne où ?
- Deux portes de chez vous."

Je me lève et passe la tête par la porte du garage, observant son module au loin. Il a pas l'air énorme… Je pourrais le pousser sans soucis jusqu'au garage. Je me tourne vers elle, lui disant de ne pas bouger avant d'aller pousser son module. Chose qui me prend peut-être… Bien dix minutes. Mais j'y arrive. Je m'étire une fois celui-ci dans le garage et après un rapide tour au comptoir, je lui attrape un écran holographique, lui faisant un rapide devis.

"Consultez-le pendant que je regarde ce qui ne va pas avec votre module."


Elle saisit l'écran, sans vraiment le regarder pour simplement venir se glisser derrière moi, me regardant travailler. Et étrangement mal à l'aise, alors que j'ai les mains dans les circuits du véhicule, je tente de déterminer le soucis, lui faisant vaguement la conversation.  Le cristal semble en parfait état et le reste… Tout semble parfaitement branché…

"C'est étrange… Tout semble fonctionner… Quoi que… Ah… La résistance. Forcément….
- C'est grave… ?"

Elle a une moue avant de poser sa tête sur mon épaule, effleurant doucement mes bras du bout des doigts.

"Oh non… Juste une pièce à changer…"


Elle a un sourire et vient déposer un baiser sur ma joue, se reculant avec un sourire quand elle voit Buck nous rejoindre. Les doigts dans la mécanique je m'occupe de changer la pièce, le laissant avec la plantureuse alien qui semble le trouver bien plus à son goût. Sûrement parce que lui… Est un vrai humain et croyez-le ou non, mais elles sont capables de faire la différence entre un vrai et un hybride et je suis sûr qu'à son goût, j'ai le sale goût de l'hybridation. J'écoute celle-ci roucouler pour lui, lui sortant son plus beau numéro de charme alors qu'amusé, je m'occupe de lui faire ses réparations.
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Mer 9 Mar - 18:35
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Eh ben voilà. Je l'ai embauché depuis la veille, et voilà que je dois déjà m'en mêler. Sérieusement... J'ai pas que ça à foutre merde. Je suis garagiste, pas nounou. Et encore, heureusement que j'ai entendu tout ça à temps, et que j'ai pointé mes fesses pile quand il fallait pour pas qu'il se transforme en je sais quoi, risquant de transformer le client en pâtée pour beignets, ou pire, de coller le bordel dans le garage. Aussi, avant que le Sercx ne remarque que ma nouvelle recrue est un shifter, et qu'il rameute la moitié de la galaxie, voire la galaxie voisine. Oh non, trop de risques. Trop peu de profit. Hors de question.

Je fais reculer un peu Steve, pour m'interposer, et je préfère encore que l'alien gueule sur moi, parce qu'au moins je suis le patron, et je fais ce que je veux. Je peux lui dire que je l'emmerde, et c'est vrai, j'assume tout seul. Et ça aura plus de poids. Alors je dis au petit de s'expliquer, et plus je l'entends, plus je me dis qu'il a l'air d'être un bon mécano. Je le défends, mais l'autre est remonté comme la ceinture d'astéroïdes de Spasmotica. Alors, rien vaut des preuves, comme on disait dans les vieilles émissions terriennes avec des enquêtes policières. Bon c'était primitif, je sais, mais...quand même. C'était drôle. Et tout était tellement compliqué. Maintenant on lit simplement dans l'esprit des gens et on sait tout de suite si le type est coupable ou non. On va plus s'emmerder avec des labos, des tests et autres. Enfin bref. Je sors l'écran holographique et passe cinq bonnes minutes à expliquer à cet étron galactique qu'on pouvait pas faire mieux, humain, Sercx ou limace spatiale. Steve reste sagement de côté pendant que je lâche pas l'autre tant que j'ai pas reçu mes crédits, et enfin, miracle, ce con les lâche. Il passe sa main sur le transmetteur et ils sont crédités sur mon compte. Bien. Enfin. Maintenant fous le camp. Je suis pas fâché de le voir partir.

Reste Steve. Il est encore là, près de moi, les yeux baissés, comme un gamin qui a cassé le transmetteur familial. Je lui fais la leçon en lui disant quand même qu'il avait bien bossé, mais qu'il allait devoir faire gaffe. Pour moi mais aussi pour lui. C'est vrai quoi. Je veux pas de bordel dans mon garage, et je pense que lui veut aussi rester tranquille ici. Sauf que plus il parle plus il a l'air de flipper, et je l'arrête en posant ma main sur son épaule.

Eh! Eh Steve! Tu te calmes ok? Tu te calmes et tu respires! Moi je vais pas tenter de te refourguer, j'aime pas ça. Mais je peux pas jurer qu'il t'arrivera rien ici si tu continues à te transformer dès que ça va pas. Va falloir faire gaffe, pour moi mais aussi pour toi! Je sais que tu veux bosser, et t'as l'air de t'y connaître, mais fous pas tout en l'air parce que t'auras eu du mal à te tenir tranquille. Ok? Doucement.

Je lui tapote l'épaule et je me marre quand il sourit enfin et qu'il me fait le salut militaire.

Ouais ouais... c'est ce qu'on dit! Je déconne. Fais juste attention Steve. D'accord? Et si tu sens que ça monte appelle-moi, viens me chercher ou passe derrière le temps que tu te calmes. Ok?

Il a l'air tout content et je l'envoie s'occuper d'une nouvelle réparation pendant que je vais vérifier les stocks de pièces et de matériel.

*_*

Quelques jours ont passé et Steve bosse bien. Il sait ce qu'il fait et je peux le laisser gérer tout seul les réparations sans avoir besoin de m'en mêler ou repasser derrière. C'est bien, et les clients sont contents. D'ailleurs, en parlant de clients... voilà qu'une ravissante Hex est en train de ronronner contre mon petit Steve. On dirait un gamin qui tombe sur son premier porno holographique... Ils m'ont pas vu arriver, et ça me fait marrer de le voir essayer d'être sérieux et de bien faire son boulot alors que la belle lui tourne autour. Il mériterait presque une augmentation... Je décide d'arriver, et je la vois se tourner et me lancer un sourire charmeur quand j'approche.

Bonsoir mademoiselle... On s'occupe de vous?

La petite Hex me dit que oui, que mon ouvrier est adorable et très gentil, bla bla bla... Sauf qu'elle commence salement à me faire du charme, trouvant n'importe quelle occasion pour me toucher de ses doigts fins. Et c'est foutrement pas désagréable, vraiment pas... On commence à discuter de tout et de rien, avant que je comprenne où elle veut en venir. J'appelle Steve et je retiens mon sourire.

Steve? Je vais juste voir avec la demoiselle pour une pièce derrière. On revient bientôt...

Je lui montre le chemin de la réserve, et rapidement on finit par gémir de concert contre une étagère remplie de matériel, ses douces jambes enroulées autour de ma taille alors que j'ai mon visage entre ses seins. Il ne aaut pas trop longtemps pour faire ce qu'on avait envie de faire, et on ressort peu après. Je referme le dernier bouton de mon bleu de travail avec un grand sourire aux lèvres.

Alors, tu as changé la pièce? Parfait.

Puis j'aide la très jolie demoiselle à remonter dans le cockpit.

La maison vous offre la résistance très chère... Bonne route et revenez me voir avec plaisir...

Un sourire charmeur et je la regarde s'envoler, avant de me griller une clope. Je croise le regard de Steve et hausse les épaules.

Quoi? C'est une Hex. Personne peut résister à une Hex...

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Dim 3 Juil - 19:23
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La belle plante roule des hanches pour James et alors que j'ai les doigts dans la mécanique à cristaux liquides et complexe de la demoiselle, je les observe roucouler tout les deux du coin de l'oeil, me disant avec une pointe d'amusement que les humains ne sont pas du genre compliqués en ce qui concerne leurs partenaires. Enfin, disons plutôt que peu d'espèces résistent aux charmes des Hex. Même moi je ne peux m'empêcher de la reluquer alors que j'effectue le changement de pièce, ne levant les yeux du moteur que lorsque  James attire mon attention, me disant qu'il file avec la cliente dans la réserve. J'hausse un sourcil, mettant peut-être une seconde de trop à comprendre avant de retenir un sourire.

"Pas de soucis, patron. Je m'occupe de ça…."

Vous allez vous occuper d'elle, ai-je presque envie de rajouter alors que déjà ils s'éloignent, me laissant seul avec son module de navigation. Je pousse un soupir et retire la résistance complètement foutue, la posant sur ma boîte à outils avant de m'occuper de la remplacer. Et alors que je vérifie le reste du système, voilà que j'entends du bruit venant de la réserve. Je fronce les sourcils et perçoit quelques gémissements qui me font jurer dans ma langue natale. Il est pas sérieux… Il…. Okay… C'est peut-être un truc d'humain… Ils sont peut-être du genre à avoir envie de se reproduire régulièrement, ou alors il a des chaleurs. Va savoir. Chez nous c'est tellement compliqué… Rien que la recherche d'un partenaire est compliquée alors entamer des relations sexuelles… Ça peut presque prendre des années. Alors ouais, quand je vois que pour l'humain qui est accessoirement mon patron, c'est aussi simple… J'avoue être jaloux, ou plutôt envieux. J'avoue trouver ça injuste que son espèce à lui, déjà fortement implantée dans la galaxie n'ait pas de problèmes à assurer sa pérennité, là où mon espèce s'éteint lentement et sûrement. Eux peuvent avoir une descendance avec n'importe quel partenaire…. Alors que moi ? Oh bien sûr, je peux m'amuser et folâtrer dans les bras de n'importe qui, mais si je veux avoir une descendance… Je dois trouver un autre shapeshifter… Et ça, c'est loin d'être chose aisé. Perdu dans mes pensées je ne les entends pas vraiment revenir et c'est bien parce que James me demande si j'ai terminé que je le regarde et réalise qu'ils sont là tout les deux, à m'observer avec un sourire qui trahit leur étreinte dans la réserve. Je me relève, passant une rapide main dans mes cheveux alors que je bredouille.

"Oui, patron, j'en ai aussi profité pour vérifier que le reste de la mécanique était en état et c'est tout bon. La monture de la demoiselle est avancée."

J'ai un sourire délicieux mais c'est à peine si elle me regarde. Ouais, je ne dois pas être assez humain à son goût. Et comment lui en vouloir. Si j'ai l'air humain, les arabesques bleutées sur ma peau trahissent le côté hybride que j'expose aux yeux des clients. J'attrape un torchon pour m'essuyer les mains et c'est à ma grande surprise que je vois la belle partir sans payer et le tout sous le regard enamouré de mon patron. Je vois le vaisseau partir et je reste con quand il hausse simplement les épaules, une cigarette au coin des lèvres, me disant que c'est une Hex comme si ça excusait tout. Le temps d'une seconde je pense à me mettre en colère et lui rappeler que pendant qu'il la fourrait dans un coin du garage, je travaillais mais à la place je me contente de jeter négligemment le torchon sur mon épaule.

"Je sais bien, patron… Mais si je puis me permettre, t'as rien d'une Hex, et moi j'espère être payé à la fin du mois pour le bon boulot que je fais."

J'ai un léger sourire alors que je m'éloigne, retournant m'occuper des autres vaisseaux qui attendent sagement qu'on s'occupe d'eux. Heureusement James ne prend pas mal ma réflexion et à vrai dire, notre cohabitation se passe plutôt bien. La journée on bosse et il semble satisfait de ce que je fais, tandis que le soir on mange tout les deux et ensuite, c'est chambre à part. Et si il n'est pas désagréable à côtoyer, je n'irais pas non plus jusqu'à dire qu'il est franchement bavard… Disons qu'il est sympa et qu'il pose les questions essentielles, quant au reste, j'ai bien vite compris qu'il n'a pas trop envie d'en parler avec moi… Sûrement parce que je ne suis que son employé et non un ami ou même un amant. Pour l'instant, je ne dois être que le shifter qui bosse pour lui. Est-ce que j'ai envie de devenir plus ? Peut-être. Surtout que depuis la rencontre avec la Hex, j'avoue être curieux d'un truc… Ou plutôt, j'avoue être curieux à propos de leur méthode de reproduction. Si j'ai une bonne idée de la façon dont ça se passe entre les autres espèce, j'avoue être parfaitement ignorant quant à la façon dont les humains font ça. Alors c'est peut-être pour ça qu'un soir, après le boulot, alors qu'il me dit de me charger de commencer à faire chauffer de quoi manger pour deux, pendant qu'il se charge de fermer le garage pour la nuit, je décide de tenter le coup avec lui. Je lui glisse un sourire avant de grimper jusqu'à sa chambre, allumant de quoi faire chauffer du ragoût de Skark, je décide de changer d'apparence pour lui. Je fais tomber mon bleu de travail par terre et abandonne ma carrure masculine pour des courbes bien plus féminines. Lentement ma taille devient plus fine et mes cheveux jusque là blond deviennent d'un bleu profond alors que je deviens une jeune Hex plantureuse et plus que délicieuse. Je m'étire et glisse une main dans ma chevelure qui cascade jusqu'à la naissance de mes fesses, m'observant une dernière fois, alors que je m'installe sur la table, complètement nu, m'offrant à sa vue alors qu'il passe la porte. Pour lui j'ai un sourire et je sors légèrement la poitrine me mordant la lèvre, m'amusant presque de le voir aussi surpris de me trouver ainsi sur sa table. Je ris légèrement et quitte mon perchoir, m'approchant de lui en roulant des hanches, venant déjà poser mes deux mains sur son torse.

"Eh bien ne fait pas cette tête… Je croyais que tu aimais les femelles de ce genre…"

Nos regards se croisent un instant et déjà, je viens mordiller le lobe de son oreille alors que je caresse son torse au travers de son bleu de travail.
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Mar 30 Mai - 16:10
Moonage Daydream


Je reviens dans le garage, l’esprit beaucoup plus léger, et pas que ça d’ailleurs… Et ça valait le fric que j’ai perdu en lui facturant pas cette petite réparation. Je suis pas con, je sais bien qu’elle m’a fait du rentre dedans pour que j’oublie un peu, voire totalement la facture et je ne regrette pas. Passer un doux moment en compagnie d’une Hex, les créatures les plus sensuelles et les plus torrides de la galaxie, ça se refuse pas ! Je suis pas un prêtre de Skibo moi ! Et puis c’est aussi ça l’avantage d’être son propre patron, on peut faire des entorses à son propre règlement, on a qu’à s’en prendre à soi-même. Et puis merde quoi ! Je croise assez de clients ronchons, dégueus ou tout simplement intéressants pour de temps en temps m’autoriser une petite douceur… et après le départ de la jolie créature j’entends la réaction de Steve qui me fait rire, et aussi lui faire claquer mon chiffon sur ses fesses bleutées.

Eh, occupe toi de tes tentacules garçon ! T’en fais pas pour ta paie, on s’est mis d’accord et je suis pas du genre à arnaquer mes employés. Tu bosses bien, t’es sérieux et tu t’y connais, y’a pas de raison que je te file pas un extra à l’occasion…

On retourne au boulot, et au final pour les semaines qui suivent ça se passe plutôt bien. C’est un colocataire tranquille qui lance pas du porn holographique à pas d’heure de la nuit, qui ramène pas je sais quelle créature comme les Zorgs, de vraies saloperies ça, et il fait même sa vaisselle et son linge. Enfin il met ses bleus sales dans la machine à cristaux et ses assiettes sales dans le laveur à induction. Mieux qu’une partie des employés que j’ai eus. Même le week end il reste sagement au garage à part quelques petites promenades, mais on est loin des fêtes dantesques de Zion 34. Il en est presque mignon à jouer les garçons très sages. Boy Scout spatial…

Chaque soir on discute tous les deux, et j’avoue que je l’aime bien. Il est pas du genre à me tenir la jambe pendant des plombes pour me raconter des trucs dont je n’ai rien à foutre. On parle tant qu’on est dans la même pièce, du boulot quand on est au garage, d’un peu tout quand on est dans la cuisine, on regarde parfois un film en réalité augmentée quand on a envie et qu’on a pas fini trop tard. C’est simple, sans soucis et c’est très bien comme ça.

Sauf qu’un soir, alors que je termine l’assemblage d’un système de refroidissement je jette un œil à l’heure et sors la tête de sous la grosse carcasse de métal.

Steve ? T’as terminé ? Tu peux déjà monter préparer le dîner pendant que je termine ici. J’en ai pas pour longtemps.

Le hoverboard se glisse à nouveau sous le vaisseau dans un soupir électronique et je replonge le museau dans les courroies et les pistons. Quelques tours de tournevis sonique, de temporisateur et de chiffon pour nettoyer, voilà que c’est terminé. Content de moi je sors de là-dessous, range rapidement mes outils et baisse le rideau de fer du garage avant de couper les lumières et monter à l’étage. Sauf qu’une fois là haut, quand j’ouvre la porte de la cuisine je tombe nez à nez avec une Hex. Je hausse un sourcil, surtout qu’elle est complètement nue, et j’ai brusquement aussi chaud que pendant une tempête solaire.

Mademoiselle je… cette partie du garage est privée. En plus on… on est fermés pour ce soir. Il va falloir revenir demain…

En plus elle est langoureusement assise sur la table, et on dirait un de ces films avec lesquels j’ai connu mes premiers émois d’ado y’a quelques années. Presque trop beau pour être vrai. J’essaie de pas trop laisser trainer mes yeux, et suis prêt à l’attraper par le bras pour la faire sortir quand elle descend enfin de la table et viens vers moi, posant ses mains sur mon torse. Ok alors il se passe quoi là ? Qu’est-ce qui arrive ? C’est beaucoup trop beau pour être vrai. Est-ce que je me suis intoxiqué avec les vapeurs du vaisseau ? Je me suis pris un coup sur la tête ? J’en sais rien et c’est perturbant. Pourtant…tout s’éclaire quand elle ouvre la bouche et que la voix de mon petit Steve en sort. Pas vraiment masculine mais assez quand même pour que ça tranche avec ce corps de demoiselle. Je soupire, le repoussant doucement.

C’est quoi cette blague Steve ? Tu te crois drôle ?

Il revient et commence à mordiller le lobe de mon oreille, me faisant avoir encore plus chaud. Je sais que c’est Steve, sa voix me le dit et pourtant son corps contre le mien est bien celui d’une demoiselle Hex… Je déglutis et recule d’un pas. J’aime pas ça. C’est le début des emmerdes. On couche pas avec ses employés. Parce que ouais à son regard et ses manières, il me fait pas une blague, il est sérieux… Il…veut vraiment coucher avec moi. J’attrape ses poignets fins et le force à me regarder.

Steve, tu cherches quoi en faisant ça ? J’suis ton patron… et ça risque de foutre sacrément le bordel…

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