Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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anipassion.com
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(S)ex List

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Date d'inscription : 03/04/2014
Jeu 30 Juil - 0:17
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J'en reviens pas. J'en reviens pas d'être là, d'attendre en bas de l'immeuble où habite ma soeur chérie pour jouer les taxis. Pourquoi? Parce que cette soirée est sacrément spéciale. Parce que ma Tasha d'amour va enterrer sa vie de jeune fille, et c'est moi qui suis en charge des opérations. Alors bien sûr qu'elle se doutait de quelque chose, mais quand même. La seule consigne que je lui ai donnée, c'est de m'attendre à 15h chez elle, et de se tenir prête.

Je lui envoie un texto pour la prévenir que je suis là, et quelques minutes plus tard je la vois pousser la porte d'entrée et se glisser sur le siège passager près de moi. Je me penche pour l'embrasser, espérant qu'elle ne va pas vouloir fouiller ma besace qui est sur la banquette arrière, parce que c'est là que j'ai tout mon planning pour le reste de la journée.

Hey ma belle! Prête pour un petit tour? Je te kidnappe jusqu'à demain, et Tom est prévenu! Alors c'est parti.
- Tu veux toujours rien me dire?
- Non Tash. Rien. Rien de rien. Motus et bouche cousue. D'ailleurs... Bouge pas...


J'attrape le masque de nuit que j'avais posé sur le tableau de bord, et le lui glisse sur les yeux pour que la surprise soit complète. Si elle reconnaît le chemin, elle trouvera beaucoup trop vite où je l'emmène. Je démarre ensuite, et me glisse dans le trafic. Une dizaine de minutes plus tard, je me gare et ôte le bandeau de ses yeux. Elle pousse un cri de surprise quand elle voit ses cinq meilleures copines attendre devant un spa dont elle m'avait parlé mais qu'elle n'avait pas les moyens de se payer.

Etape une, c'est ici!

Elle se jette à mon cou avant d'aller rejoindre les filles, et je prends mes affaires, la retenant juste avant qu'elle ne s'engouffre à l'intérieur.

- Ecoute Tash, les filles sont au courant et m'ont aidé à tout préparer. Donc si jamais tu veux que je te laisse seul avec elle, y'a aucun souci hein. J'ai pas envie que ton frangin gay s'incruste dans ton enterrement de vie de jeune fille.
- Mais tu arrêtes? Je veux que tu sois là, avec moi. Hors de question que tu te barres. Et puis les filles t'adorent! Allez, viens.

Je capitule, et lui tends le maillot de bain acheté par nos soins pour l'occasion, avant de rentrer avec elle. Et pendant trois bonnes heures on se fait bichonner et traiter comme des coqs en pâte. Piscine chauffée aux huiles essentielles, hammam, massage... J'avoue qu'au début je ne voulais pas entrer dans l'eau avec elles, parce que me montrer sans ma prothèse est pas vraiment un truc que j'apprécie plus que tout au monde, et finalement elles arrivent à me convaincre. C'est vrai qu'elles me connaissent toutes depuis une dizaine d'années maintenant, et elles m'ont toujours vu comme ça... Et puis, c'est pas comme si je voulais leur plaire... physiquement s'entend...

Alors, même si je suis pas méga à l'aise, je les suis, et puis finalement, j'apprécie. Ca aurait été con de se priver du massage aux pierres chaudes ou de la balnéo simplemet parce que mon moignon me complexe. Pendant trois heures on papote de tout et de rien, et je rigole doucement en me retrouvant dans ce poulailler agité. Mon dieu les mecs imaginent même pas comme les filles, entre elles, n'ont aucun problème à parler de leurs casseroles, de ce qui a marché ou pas, que ce soit au boulot, ou au lit. Au point que parfois je me sens mal d'entendre des trucs aussi persos... Mais bon, heureusement elles ne me cuisinent pas trop pour tout connaître de ma vie, en restant juste à un ''Et toi Buck? T'as personne en ce moment? Personne en vue?".

Après un barbotage intensif, et un peu cassé par la musique lounge et les odeurs d'encens, on se replie tous vers le centre où j'ai réservé une table dans un des meilleurs restaurants de la ville. Trois mois à l'avance. On parle encore de tout et de rien autour de délicieuse cuisine française et de verre de vin à tomber, avant de gagner la dernière étape du périple. Sortir en boite. Là c'est clairement moins mon domaine. En général j'aime pas le monde, et j'aime pas le bruit. Mais pour ce soir je fais exception. On enterre pas la vie de jeune fille de sa soeur tous les soirs non? Alors je commande une bouteille de champagne, qu'on nous apporte à la table que j'ai réservée, et on commence à faire la fête. Au bout de plusieurs coupes je commence à être bien joyeux, ma main sur la taille de Tash, la faisant danser en riant comme un idiot, et elle pas mieux que moi. C'est là que je vois Marc.

Marc bosse à la compta de ma maison d'édition, et j'en reviens pas de le voir là. Lui d'habitude si coincé, j'imaginais pas le voir dans ce club. Comme quoi! Il est plutôt sympa et pas moche, même s'il est un peu trop ringard et chiant comme la pluie par moments. J'abandonne Tasha après l'avoir embrassée sur la joue et je traverse la foule jusqu'à lui, pour le saluer. Sauf que sans comprendre, dix minutes plus tard j'ai sa langue dans ma gorge alors qu'il me plaque contre le mur de l'entrée du club, attendant le taxi.

J'ouvre les yeux et grogne alors que la lumière percute douloureusement mes yeux. Oh merde... Sauf que quand je veux me retourner, je sens quelque chose. Quelque chose contre moi. Oh non. Non. Me dites pas que... Oh si. Marc. Merde. J'aurais pas dû. J'aurais vraiment pas dû... Jamais mélanger le boulot et le plaisir... Putain de merde... putain de putain de merde... Plus léger qu'un ninja, enfin compte tenu de la gueule de bois que je me tape et des quelques heures de sommeil que je suis arrivé à voler, j'arrive à m'extraire hors du lit. Et je découvre avec soulagement que, même si j'ai encore ma chemise sur le dos, à moitié ôtée certes, et une chaussette, j'ai eu la présence d'esprit de me protéger, comme en témoigne l'emballage de capote et ladite capote qui trainent près du lit. Dégueu, mais vu les circonstances, je préfère ça à devoir attendre les résultats d'un test du SIDA.

Je me glisse dans la salle de bains sur la pointe des pieds et soupire de bonheur sous la douche, me retenant de pas mettre la radio et encore moins de brailler dessus. Une aspirine et un brossage de dents plus tard, ça va déjà beaucoup mieux. Et quand je sors, Marc est toujours endormi comme un bienheureux. Ok... la vache mais comment le foutre dehors maintenant? J'attrape un caleçon et un tshirt que j'enfile, et passe à la cuisine pour faire du café quand j'entends toquer à la porte. Oh mon dieu, qui que tu sois, sois béni étranger!

J'entends grogner dans ma chambre et je lance simplement un "Bouge pas Marc j'y vais!" avant d'ouvrir la porte avec un grand sourire. Et là je vois mon voisin d'en face, un beau gosse de première qui collectionne les filles comme moi les vinyles et le thé, planté en face de moi.

Bonjour... Stan c'est ça? Je... va-y entre...

Je lui jette un regard plein de reconnaissance avant de me pousser pour le laisser entrer.

Qu'est-ce que je peux faire pour toi?

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Lun 3 Aoû - 13:00
Regarde-moi dans les yeux. Regarde-moi. On s’en branle, c’est pas important. Moi je te trouve magnifique. Depuis la première fois que je t’ai vu d’ailleurs, je ne m’en suis toujours pas remis. Et puis comment je ferais sans toi moi? Et puis comment l’univers il ferait sans toi? Ca ne pourra jamais fonctionner. C’est impossible. Alors faut pas pleurer! Faut pas pleurer. Parce que ça va aller je te le promets, ça va aller parce qu’on est de ceux qui guérissent, de ceux qui résistent, de ceux qui croient aux miracles. Pas de ceux qui disent que lorsque les tables bougent, c’est que quelqu’un les pousse du pied. Mais un jour tout ça on n’y pensera même plus. On aura tout oublié, comme si ça n’avait pas existé...En attendant passe tes bras autour de mon cou si tu veux. Pendant que je te répète ces phrases qui nous donnaient de l’élan
Tu te souviens?.. Tu te souviens?
Anna, Amanda… ? Non il me semble que c'est Nancy. Ou alors Jessica. Bonne question. Tout ce dont je me souviens, c'était qu'on était au bar tout les deux et que j'ai proposé qu'on termine ça chez moi… Et pas vingt minutes plus tard, on était contre la porte de mon appartement, ma langue dans sa gorge, une main sous sa robe et elle tentait déjà de me débarrasser de mon t-shirt. A tel point que c'est un putain de miracle que j'ai réussis à ouvrir la porte, sinon je pense sincèrement qu'on aurait fait ça dans le couloir… Et c'est pas que j'ai honte de mon physique ou quoi, mais j'aurais eu un peu de mal à expliquer à mon voisin, qu'est un type charmant bien qu'un peu trop dans la lune, pourquoi on était en train de copuler non loin de sa porte. Bref. Une fois que j'ai réussis à déverrouiller la porte, moi et je ne sais toujours pas quel est son prénom, avions finis à moitié sur mon lit, à faire voler nos fringues dans la pièce. Et c'est ce matin que je découvre la gueule de mon appartement. Ouais. Il me semble bien que c'est sa culotte qui traîne sur ma guitare là-bas. L'idée aurait pu me plaire hier soir, mais là à froid, ça m'arrache une légère grimace… Puis mes yeux tombent sur le reste de nos vêtements qui parsèment le sol de la chambre, la capote usagée qui traîne sur la table de nuit et enfin, la belle endormie qui me fait son plus numéro de koala en refusant de se servir de son oreiller, préférant venir me baver sur l'épaule. Et après, je vous jure qu'elles commencent à espérer que vous serez le bon… Bah oui, comme si on pouvait trouver l'homme de sa vie après trois verres de téquila et une baise entre deux portes.  Seulement faut pas rêver ma grande, cette nuit c'est tout ce que j'avais à t'offrir, alors autant qu'elle me remercie de ne pas lui avoir filer une saloperie et qu'elle se fasse à l'idée que le prochain sera peut-être le prince charmant. Mon regard dérive sur mon réveil et je pousse un soupir en voyant l'heure. Putain de bordel de merde. Faut que j'aille bosser au bar dans pas moins d'une heure. Et merde. Je me frotte rapidement les yeux et j'arrive par miracle à me glisser hors de mon lit. Je sens que le plus dur ça ne va pas être de me glisser sous la douche, mais de foutre l'autre hors de mon lit puis de ma vie. Et même si les autres jours, je me contente simplement de disparaitre en laissant un mot, ce matin je ne peux pas. Parce que j'ai pas le temps d'attendre qu'elle se lasse. Je m'étire et traverse mon appartement à poil, allant me jeter sous une bonne douche chaude histoire de me réveiller. Ok. Me faut un plan. Faut que je trouve un moyen de la virer de là, sans pour non plus passer pour le plus grand des connards au réveil. J'enfile rapidement un jean et un t-shirt d'un vieux groupe de métal. Comment faire ? Je pourrais lui dire que j'ai un rendez-vous chez le dentiste… Genre hyper, hyper urgent ? M'ouais, ça pourrait passer si elle avait dix-sept ans… Mais malheureusement, je pense que je ne suis pas le premier gars a essayer de la foutre dehors. Perdu dans mes réflexions, je jure sursauter quand j'entends le matelas grincer.

Oh merde. Merde. Ok. C'est le bon moment pour se barrer. J'attrape rapidement mes clés, enfile une paire de tongs et je quitte mon appartement comme le dernier des voleurs. Oh glorieux Rogers, vraiment glorieux. Putain j'espère jusqu'elle ne m'a pas entendu et encore moins vu. Le coeur battant je commence à taper à la porte de mon voisin d'en-face. Qui si je me souviens bien est illustrateur. Ouais. Je crois même que son prénom est James… Enfin. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors qu'il ouvre. C'est bien lui. Le brun avec les cheveux longs et sa prothèse, sur laquelle mes yeux se posent presque d'office. Je ne reviens croiser son regard que lorsqu'il me salut. Stan ? Wow. Euh, juste non. Mon sourire reste tandis que je le corrige.

"Steve en fait… Bonjour…"

Certains pourraient se vexer, moi je contente de me dire qu'après tout, à part s'être croisé dans les escaliers on ne sait jamais vraiment parlés. Seulement le regard qu'il m'adresse me faut hausser un sourcil. Je rêve ou j'ai l'impression de bien tomber… ? Non, il doit juste être vraiment, vraiment sympa tôt le matin. Sans demander mon reste j'entre dans son appartement, je commence à débiter mon mensonge.

"C'est vraiment pas de chance… James, non ? Mais je me suis enfermé dans mon appartement et tout est dedans : mon téléphone, mes clés… Bref je viens voir si je ne peux pas par hasard emprunter ton portable histoire que je puisse appeler quelqu'un…"

Il referme la porte derrière moi et je ne peux que sourire en voyant sa déco'. Wow. Il tente de transformer son appartement en serre ou c'est juste qu'il aimerait vivre dans un jardin ? Mes yeux passent des plantes vertes au porte-encens avant de finir sur sa table à dessin, où bien des pinceaux et autres pots de peintures y traînent. Artiste. J'suis vraiment pas mauvais au fond…  Je glisse les mains dans mes poches avant de me retourner vers lui, sans quitter mon sourire… Jusqu'au moment où je vois un mec, à peine bien habillé sortir de la chambre, portant encore les traces de l'oreiller sur la joue. Oh.

"Bonjour… J'espère que je ne dérange pas… Non parce que sinon… Je vais embêter quelqu'un d'autre..."

Dis-je alors que je me tourne vers James.

©Pando
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Lun 3 Aoû - 16:23
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Pourquoi j'ai fait ça. Sérieusement, pourquoi? Parce que je me sentais seul? Parce que j'avais envie qu'on me désire? Qu'on me trouve beau? Sûrement... Sauf que l'alcool a fait que je me souviens même plus de la nuit qui vient de se terminer... et que je me sens sale en plus de me sentir con. Comme si au final j'en avais même pas profité. Surtout que là il est encore dans mon lit, et qu'il va falloir que je m'explique sur le fait qu'il devra s'en aller, et me laisser tranquille. Parce que Marc, aussi gentil qu'il puisse être, est vraiment pas le genre de personne qu'il me faut. Je pense à tout ça alors que l'eau chaude dissipe ma migraine, sans me donner l'impression d'être propre pour autant. Je suis pas le genre de mec qui aime les coups d'une nuit... Et je vais devoir me débarrasser de l'un d'entre eux. Est-ce que je vais y arriver? J'en sais rien... Vraiment rien.

Je me traine à la cuisine, en caleçon et t-shirt large, après avoir rapidement relevé mes cheveux en queue de cheval. Je gamberge encore sur la meilleure solution pour pas avoir à sortir un mensonge trop gros, et ne pas avoir à le blesser. J'ai peur que d'une chose, c'est qu'il s'imagine que ce qu'on a partagé cette nuit débouche sur... quelque chose de sérieux. Rien qu'à l'idée de savoir que je pourrais le blesser, ça me fait mal... Je pense à tout ça en préparant la cafetière, et c'est à ce moment-là qu'on toque à la porte. Faites que ce soit un moyen de m'en tirer. Je vous en prie... Je trottine, disant à Marc de rester dans ma chambre, avant d'aller ouvrir, me retrouvant nez à nez avec le beau gosse d'en face.

J'ai jamais été autant content d'ouvrir à un voisin, et je l'invite chaleureusement à rentrer. Tout pour que je ne me retrouve pas seul avec Marc. Et c'est là que je me rends compte que j'ai écorché son prénom.

Pardon, excuse moi. Steve. Je me rappelais que ça commençait par S...

Je le guide jusqu'à la cuisine et je souris en voyant ses yeux ronds quand il remarque la déco. C'est sûr que mon appart est pas vraiment celui de monsieur tout le monde, et c'est ça qui me plait. J'ai mes vinyles, mes plantes, mon chat, mes perruches.. c'est mon antre et ma tanière. J'ai acheté cet appart dès que mon premier livre a été publié, et j'en suis tombé amoureux dès que je l'ai vu. Même si je me suis endetté sur trente ans pour l'avoir. Tant pis. Je me vois pas habiter, et dessiner ailleurs. Et pendant qu'on s'installe je l'écoute me raconter son histoire en hochant la tête.

Ah merde, c'est con ce qui t'arrive. En tout cas bien sûr, je te laisse passer un coup de fil. Attends une seconde je vais chercher mon portable.

C'est là que je tombe quasiment nez à nez avec Marc, qui s'est réveillé. Merde. Je suis vraiment mal à l'aise. Mais vraiment. Je me mords la lèvre et me force à sourire.

Salut Marc. Je te présente Steve, mon voisin d'en face. Il s'est enfermé dehors. Pendant que je l'aide à régler tout ça t'as qu'à prendre une douche, et pendant ce temps je m'occupe de faire du café. T'en dis quoi? La salle de bains est là...

Soulagement quand je le vois tanguer dans la bonne direction, et j'attrape mon portable qui était resté dans mon sac avant de le lui tendre et de me laisser retomber sur une des chaises en bois de la cuisine, me frottant doucement les cheveux.

Oh non... non. Au contraire. On va dire que... qu'il était pas prévu... Enfin c'était pas prévu qu'il finisse ici alors... T'arrives juste à temps. Ca me laisse le temps... d'essayer de trouver une façon de le faire partir sans le blesser... J'ai un peu trop bu et je regrette de l'avoir ramené...

La cafetière bippe et je me redresse pour m'en servir une tasse, en proposant à mon invité matinal.

Je t'en sers une tasse? T'en fais pas j'en ai fait assez...

Une fois servis je reviens m'asseoir, avec un petit sourire d'excuse.

Pardon de raconter ma vie. Je t'en prie, appelle qui tu veux, y'a aucun problème...

Et je jette un coup d'oeil nerveux en direction de la salle de bains, où l'eau s'est mise à couler.

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Lun 10 Aoû - 12:36
Regarde-moi dans les yeux. Regarde-moi. On s’en branle, c’est pas important. Moi je te trouve magnifique. Depuis la première fois que je t’ai vu d’ailleurs, je ne m’en suis toujours pas remis. Et puis comment je ferais sans toi moi? Et puis comment l’univers il ferait sans toi? Ca ne pourra jamais fonctionner. C’est impossible. Alors faut pas pleurer! Faut pas pleurer. Parce que ça va aller je te le promets, ça va aller parce qu’on est de ceux qui guérissent, de ceux qui résistent, de ceux qui croient aux miracles. Pas de ceux qui disent que lorsque les tables bougent, c’est que quelqu’un les pousse du pied. Mais un jour tout ça on n’y pensera même plus. On aura tout oublié, comme si ça n’avait pas existé...En attendant passe tes bras autour de mon cou si tu veux. Pendant que je te répète ces phrases qui nous donnaient de l’élan
Tu te souviens?.. Tu te souviens?
Dieu merci il me laisse rentrer sans poser plus de questions que ça. Pire, il est même presque trop heureux de m'aider, au point qu'il est déjà en train de me dire qu'il va me chercher son téléphone. Faut qu'il arrête, sinon je vais me sentir presque con de lui mentir de la sorte. Je devrais avoir honte de profiter d'un si gentil garçon simplement pour me débarrasser d'un coup d'un soir qui ne veut pas quitter mon lit. Les mains dans les poches, je détaille du regard son appartement, et je ne peux m'empêcher de sourire face à la végétation qui semble avoir repris ses droits par ici. Sérieusement, on se croirait dans la demeure d'un elfe, ou d'une princesse. Sérieux, il manque plus que les oiseaux qui tapotent aux carreaux et les animaux qui font le ménage. Allez, j'exagère un peu. Juste un peu. Et quel est ma surprise quand je vois débarquer le prince charmant, à peine habillé, tanguant joyeusement entre deux pièces, le regard encore collé. Eh bien, eh bien… Un léger sourire m'échappe alors que je me tourner vers mon alibi du matin, lui demandant si je ne dérange pas. Et chose encore plus amusante, voilà qu'il me présente au bel endormi, à qui je tendrais bien la main si il était un poil plus frais. À la place je me contente d'un simple hochement de tête accompagné d'un sourire, retenant un sourire quand je le vois tituber jusqu'à la dîtes salle de bain.

"La vache, pas vraiment frais ton pote… T'es sûr qu'il a pas besoin d'aide ?"

J'attrape son téléphone et le fait tourner entre mes doigts alors qu'il me raconte sa soirée et le pourquoi du comment. Wow. Je devrais normalement l'arrêter en lui disant que ça ne me regarde pas tant que ça… Mais d'un autre côté… Si il se sent de tout me raconter, autant qu'il le fasse. Et franchement, j'ai bien fais. Alors comme ça, Marc est loin d'être un régulier, juste un coup d'un soir qu'il regrette et dont il ne sait pas vraiment quoi en faire. Amusant. Amusant de voir qu'on est dans la même situation, comme si le destin avait voulu qu'on se tombe dessus.

"Oh je vois le genre, j'arrive donc pile au bon moment… Première fois que tu fais ça ou… ? Non parce qu'au pire, je suis un expert dans ce genre de trucs… Je peux te filer les classiques."

Non parce que… À force de mettre dehors la moitié des femmes de New-York, je commence à savoir ce qui marche et ce qui ne marche pas. Sa cafetière sonne et je souris doucement quand il me propose une tasse. Eh bien, si il est charmant comme ça avec son voisin de palier, j'imagine aisément pourquoi le cher Marc ne veut pas tellement se tirer de son appartement. Y'a pas meilleur moyen de garder quelqu'un avec soit le lendemain que de lui servir le café et le petit-déj'. J'ai eu l'erreur de faire ça une fois… Et il m'a fallut presque des mois pour me débarrasser de la fille. Parce que je n'arrivais pas à croiser son regard sans repenser à son sourire quand je lui avais fais le petit-déj', quand j'avais vu les photos d'elle gamine ou avec ses amis qui étaient accrochés à côté de son lit… Ouais, je pouvais pas. Je pouvais pas briser son coeur après avoir osé jouer le prince charmant, enfin du moins le mec bien. Parce que j'en suis pas un. Je ne suis pas le genre… Et étrangement, je préfère les décevoir après une nuit qu'après une vie. Je préfère qu'elle me déteste sur le moment, en se disant qu'elles ont eu le malheur de passer une nuit avec moi plutôt que de se faire des espoirs et se dire que je suis peut-être le bon. Parce que je le suis pas. Je suis le genre de mec avec qui tu as une histoire d'une nuit avant de justement rencontrer le bon.

"Oh avec plaisir, j'ai pas eu la chance d'en boire ce matin et mon corps entier me réclame ma dose de caféine."

Il me sert une tasse et je dois avouer ne pas être déçu, eh pour un hippie je dois avouer que son café est pas dégueulasse. Je m'attendais à ce qu'il soit un espèce de végétarien à tendance je-ne-bois-que-du-thé-tu-comprends-le-café-c'est-mauvais-pour-le-karma, mais je dois avouer qu'il monte dans mon estime. J'en sirote une gorgée avant de le rassurer d'un haussement d'épaule.

"Je t'en prie, c'est rien."

Un autre sourire se dessine sur mes lèvres et je dois avouer me sentir un peu con quand il me dit que je peux passer mon coup de fil sans gêne. Ouais, seulement le malaise est là. J'ai personne à appeler, je dois juste attendre que 'je ne me souviens toujours pas de son prénom", se décide à quitter autant mon lit que mon appartement…  Je passe ma langue sur mes lèvres alors que je me retiens de rire. Je me vois mal lui expliquer la situation… Quoi que bon, vu que lui ne s'est pas gêné de le faire… Autant être honnête.

"J'ai une confession à faire… En fait, je ne me suis pas vraiment enfermé dehors..."

Je tire les clés de mon appartement de ma poche et lui glisse un sourire d'excuse avant de reprendre.

"Disons que j'ai moi-même quelqu'un chez moi à qui je ne me sens pas d'avouer que certes on a passés une super nuit au lit tout les deux mais qu'il vaut mieux qu'on en reste ici… Du coup… Il est possible que j'ai toqué chez toi pour trouver refuge le tant que la belle fasse ses valises…"


Je prends le temps d'une seconde de silence avant de reprendre.

"Je suis désolé, j'aurais dû être honnête depuis le début… Je crois que tu me foutrais dehors en me disant que je suis un gros con, je pense que je te comprendrais et que je te dirais qu'effectivement j'en suis un."

Ouais. Honnêtement à sa place… Je pense que c'est ce que je ferais. Plus ou moins.
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Mer 12 Aoû - 11:52
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C'est la première fois que je ramène un coup d'une nuit à la maison, et c'est surtout la première fois que je dois me débarrasser de quelqu'un. Je crois que j'ai rarement été aussi mal à l'aise de ma vie quand je me retrouve à Marc, que je présente à mon voisin, Steve. Heureusement qu'il est là, et qu'il est arrivé à me sauver de cette situation un poil embarrassante, pour pas dire clairement honteuse. Surtout que je me sens pas fier, mais alors pas du tout fier d'avoir fait ça. Parce que ça me ressemble pas, parce que j'aime pas l'idée d'un coup d'un soir. Et encore, c'est rien par rapport à l'explication qui va devoir suivre. J'aimerais pouvoir accélérer le temps et me retrouver après la fameuse explication, même si elle s'est mal passée, mais au moins ça serait fait...

Sauf que pour l'instant il est là et bien là, et je l'aiguille gentiment vers la salle de bains, dans l'espoir de gagner encore de précieuses minutes avant de devoir lui parler entre quatre yeux. Pendant ce temps je guide Steve à la cuisine, et prépare le café quand j'entends Mim trottiner jusqu'à la cuisine. Mon chat à trois pattes que Tasha a ramassé au bord de la route un soir en rentrant du boulot, trempé et à moitié mort de faim. Elle grimpe sur mes genoux dès que je me suis installé face à Steve.

Ca va aller... La nuit a juste été... courte.

Et quand je lui explique un peu ce qui m'arrive, je suis surpris de voir qu'il est pas en train de se foutre de moi ou me critiquer. Au contraire, il se propose même de me filer des tuyaux pour... arranger la situation, si on peut le dire comme ça. Je souris timidement, caressant Mim de ma main valide.

Ouais c'est la première fois... et je... comment ça les classiques? Tu veux dire... des coups d'une nuit et savoir comment les faire partir?

Je reprends Mim et la rassieds sur mes genoux alors qu'elle tentait de jouer avec la cuillère dans ma tasse et elle s'installe en boule en ronronnant comme une locomotive. C'est vrai que la vie est simple pour un chat : manger ou pas la mouche? Me faire ou pas les griffes sur le canapé? Dormir sur le lit ou le tapis? J'aimerais que mon monde se résume à des problèmes comme ça... Enfin bon... Je lui tends mon portable et le laisse passer son coup de fil, sauf que je le vois jouer avec, un peu nerveux, avant de tout balancer. Et me dire qu'il s'est pas vraiment enfermé hors de son appartement. Je hausse un sourcil, attendant qu'il s'explique un peu plus. Et c'est là qu'il sort ses clefs, et je hoche lentement la tête en l'écoutant.

Oh... oh d'accord je vois... Je...

Je baisse les yeux une seconde sur Mim qui ronronne toujours, les yeux fermés, avant de les relever vers lui, un sourire timide aux lèvres.

Ca serait un peu gonflé de ma part de penser que t'es un gros con alors que... ben que je suis en train de faire la même chose. De tenter de trouver un moyen de... le faire partir. Ca serait un peu l'hôpital qui se fout de la charité quand même...en fait. Sauf que moi je me demande comment faire alors que toi visiblement... tu l'as déjà fait...

J'arrête les caresses une seconde le temps de porter la tasse à mes lèvres, même si le monstre rouvre ses yeux jaunes et me fixe l'air de dire "Je ne t'ai pas autorisé à t'arrêter, vulgaire humain". Et à peine quelques gorgées de café bues, j'enfouis à nouveau ma main dans sa fourrure et le monstre s'apaise. Sauf que l'eau s'arrête et j'entends la porte de la salle de bains qui s'ouvre. Puis Marc passe la porte, un peu plus frais qu'auparavant. Je me force à sourire en le regardant avant de me tourner à nouveau vers Steve, le suppliant du regard de m'aider à me tirer de là.

Prends du café si t'en veux...

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Dim 23 Aoû - 17:07
Regarde-moi dans les yeux. Regarde-moi. On s’en branle, c’est pas important. Moi je te trouve magnifique. Depuis la première fois que je t’ai vu d’ailleurs, je ne m’en suis toujours pas remis. Et puis comment je ferais sans toi moi? Et puis comment l’univers il ferait sans toi? Ca ne pourra jamais fonctionner. C’est impossible. Alors faut pas pleurer! Faut pas pleurer. Parce que ça va aller je te le promets, ça va aller parce qu’on est de ceux qui guérissent, de ceux qui résistent, de ceux qui croient aux miracles. Pas de ceux qui disent que lorsque les tables bougent, c’est que quelqu’un les pousse du pied. Mais un jour tout ça on n’y pensera même plus. On aura tout oublié, comme si ça n’avait pas existé...En attendant passe tes bras autour de mon cou si tu veux. Pendant que je te répète ces phrases qui nous donnaient de l’élan
Tu te souviens?.. Tu te souviens?
Je joue quelques secondes avec mes clés avant de les glisser à nouveau dans ma poche, et serre quelque peu les lèvres quand il baisse les yeux, se concentrant sur le chat qui ronronne sur ses genoux. Franchement, je m'attends à ce qu'il me demande gentiment de quitter son appartement et de le laisser avec son problème du matin qui prend encore sa douche. Je passe rapidement ma langue sur mes lèvres et je jure pousser un léger soupir quand ses yeux croisent à nouveau les miens, m'adressant un léger sourire. Et je souris à mon tour quand il ajoute que bon, nous sommes au final dans la même situation. Oui, sauf que j'ai l'impression que tu es le seul à qui ça pose problème. Pire, on dirait qu'il s'en veut déjà, à tel point qu'il n'ose pas dire à ce fameux Marc que c'était une qu'erreur d'un soir. J'ai presque envie de lui dire qu'il vaut mieux froisser l'égo d'un homme que de se retrouver à devoir subir un autre rendez-vous avec quelqu'un qu'on ne veut pas revoir. Je trempe à nouveau mes lèvres dans mon café avant de reprendre d'une voix douce.

"Dis comme ça… J'avoue que ça ferait mauvais genre… Mais eh, encore une fois… Si t'as besoin de quelques tuyaux… Ce serait avec plaisir."

Seulement j'ai à peine le temps de lui proposer ça que j'entends l'eau se couper et la porte s'ouvrir, dont en sort le fameux Marc, qui si maintenant avec quelques fringues sur le dos et une bonne douche semble bien plus frais, a toujours un air de "c'est bien la dernière fois que je fais un truc du genre." Je lui glisse un sourire alors qu'il s'approche, retenant un rire quand je croise à nouveau le regard de James. Ok, j'ai compris mon grand, t'as besoin d'un petit coup de pouce. Laisse-moi faire… Je lui glisse un clin d'oeil avant de me racler la gorge, la tasse non loin de mes lèvres.

"Au fait James… J'espère que t'as pas oublié mais ce matin, y'a le chauffagiste qui passe et je compte pour toi pour m'accompagner. D'ailleurs…"

Je lève les yeux vers l'horloge qui se trouve dans la cuisine avant de revenir vers mon interlocuteur.

"… Il doit arriver dans… Pas trop longtemps, donc faudrait pas traîner…"

Je me lève et je vais poser ma tasse dans l'évier, m'y adossant alors que je vois Marc se servir sa première tasse de café. Allez, maintenant, je n'ai plus qu'à espérer que James me suive dans mon plan. Et heureusement, il comprend assez vite, juste ce qu'il faut pour embrayer et gentiment faire comprendre à Marc qu'il doit filer et que bon, faudrait que lui aussi dégage. En gros hein, parce que dans les faits, il est vachement délicat avec les sentiments de son coup du soir. Je hausse un sourcil en les écoutant et ne peut retenir un sourire quand je vois le jeune homme se rhabiller et saluer Buck avant de nous laisser seuls dans l'appartement.

"Bon eh bien… Ça au moins c'est fait… Pas la peine de me dire merci, la première leçon est gratuite et oui le coup c'est peut-être le classique le plus classique. Bref… Le plaisir était pour moi… Et merci pour le café et l'hospitalité, c'est vraiment hyper sympa de ta part…"

Et là normalement c'est le moment où je me tire, le seul soucis ? La puce de lit qui ne semble pas vouloir quitter mon appartement. Je sais que je pourrais me contenter de rentrer chez moi et de lui dire de bouger son cul de chez moi et d'accessoirement virer sa culotte de ma guitare mais j'ai comme un réputation à garder, et si je ne veux pas que tout le quartier soit au courant qu'en plus d'être un coureur de jupons, je suis un gros con, faut que j'y aille avec relativement de délicatesse. Et puis, l'idée de demander un coup de main à James me traverse l'idée. Non, je ne pourrais pas faire ça… Ce serait presque salaud de ma part.
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Mar 25 Aoû - 17:27
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Tout va bien Buck, tout est normal. Ton voisin, qui cherche à se débarrasser de la fille qu'il a ramenée pour la nuit, discute avec toi autour d'un café, pendant que le mec que toi, tu as ramené pour la nuit est en train de prendre sa douche. Un brin surréaliste, non? Et pourtant, tellement embarrassant. Sérieusement, j'ai honte. J'aime pas abuser des gens, profiter d'eux. Je déteste l'idée de faire souffrir quelqu'un, et j'ai vraiment peur d'avoir donné de faux espoirs à Marc. Enfin... jusqu'à présent, il a pas vraiment dit ce qu'il voulait, si c'était juste pour une nuit ou...s'il avait autre chose en tête. La meilleure solution ça serait simplement un ''C'était sympa, on se recroise à la maison d'édition!", et ouais, ça serait vraiment parfait. Que pour chacun de nous, c'était juste un moment sympa, le temps d'une nuit, et c'est tout. Le problème c'est que je ne sais pas du tout ce que pense Marc... Roh Buck arrête, t'as pas quatorze ans merde. Alors prends une décision, et tu t'y tiens. Ou...au moins tu fais quelque chose. Ou essayer de faire quelque chose. Ou...

Perdu dans mes pensées, je relève les yeux vers lui quand je l'entends me proposer de m'aider à me débarrasser des intrus de mon appart, comme si c'étaient des cours de macramé ou de poterie. J'en ai presque envie de sourire, même si je gamberge encore à propos de cette histoire.

A vrai dire j'aimerais juste en avoir un de tuyau, et pas un semestre entier... La situation... va pas se reproduire avant un sacré bout de temps.

Et je me fige quand j'entends la porte s'ouvrir. Ca y est. Maintenant j'ai plus le choix, il va falloir faire quelque chose. Pitié non. J'inspire profondément et je lui propose de gagner du temps, tentative pathétique pour gagner au moins quelques secondes avant les questions fatidiques. Je termine ma tasse, Mim toujours sur mes genoux, et lance piteusement un regard à Steve, le genre de regard suppliant qui veut dire "Sauve-moi". Les deux secondes qui suivent sont les plus longues de mon existence, alors que j'entends derrière-moi Marc se servir une tasse. Et enfin Steve ouvre la bouche. Je reste comme un con pendant une seconde, avant de percuter. Mais de quoi il parle. La chaudière va très bien d'ailleurs j'ai eu de l'eau chaude tout à l'heure et puis oh. OH. Ok je suis le dernier des cons et lui est un génie. Un vrai génie. Pour un peu je l'embrasserais.

Oui... oui tu fais bien de me le rappeler, j'avais complètement oublié ce détail. Merde.

Je me tourne ensuite vers Marc, un air vraiment désolé sur le visage.

Je te dirais bien d'attendre mais je... je sais vraiment pas pour combien de temps on va en avoir. Tout dépendra si c'est la visite de routine ou la grosse révision. Et comme je bosse à la maison, c'est vrai que je m'étais proposé de m'occuper de ça à la dernière réunion des résidents, comme...Steve parce qu'on était...on était les deux seuls qui étions dispos ce matin. Désolé, vraiment...
- T'en fais pas y'a pas de souci. On s'appelle?
- Ouais, et je dois de toute façon repasser à la boite après-demain. On s'y croisera peut-être. Rentre bien Marc.
- Salut Buck.


Il me sourit gentiment et dépose un baiser sur mon front avant d'attraper son blouson et de récupérer sa deuxième chaussure qui doit traîner quelque part dans l'appart. Puis j'entends enfin la porte qui se ferme. Je me laisse retomber en avant, soupirant bruyamment.

Mec c'était du génie. C'était vraiment simple, et en même temps super bien trouvé. Je t'assure, pendant un moment je me suis vraiment demandé si cette histoire de chaudière était pas vraie et que j'avais vraiment oublié de le noter quelque part... Désolé si j'ai mis du temps à rentrer dedans... mais je... ce que j'ai rajouté ça... se tenait? Je me suis pas grillé tout seul?

Je le regarde mettre sa tasse dans l'évier et je vide la mienne, soulagé. Vraiment soulagé. Ca s'est passé en douceur, et j'aurais tout le temps d'arrondir les angles plus tard, par mail ou par texto. Mais là, aujourd'hui... je me sentais pas de faire ça. Non.

Merci encore sérieusement. Tu m'as bien aidé sur ce coup-là... Mais je... je te mets pas dehors hein. Je veux dire, maintenant qu'il est parti, rien ne presse.

Je ris doucement quand il parle de leçons gratuites avant de secouer la tête. Et je désigne la direction de son appart d'un petit geste du menton.

A moins que tu veuilles que je... enfin que je t'aide à... à faire pareil? Je veux dire, à t'aider à faire partir la fille qui est chez toi? Comme... un retour de faveur? Si jamais, t'as qu'un mot à dire et je trouverai bien quelque chose.

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Mar 22 Sep - 15:52
Regarde-moi dans les yeux. Regarde-moi. On s’en branle, c’est pas important. Moi je te trouve magnifique. Depuis la première fois que je t’ai vu d’ailleurs, je ne m’en suis toujours pas remis. Et puis comment je ferais sans toi moi? Et puis comment l’univers il ferait sans toi? Ca ne pourra jamais fonctionner. C’est impossible. Alors faut pas pleurer! Faut pas pleurer. Parce que ça va aller je te le promets, ça va aller parce qu’on est de ceux qui guérissent, de ceux qui résistent, de ceux qui croient aux miracles. Pas de ceux qui disent que lorsque les tables bougent, c’est que quelqu’un les pousse du pied. Mais un jour tout ça on n’y pensera même plus. On aura tout oublié, comme si ça n’avait pas existé...En attendant passe tes bras autour de mon cou si tu veux. Pendant que je te répète ces phrases qui nous donnaient de l’élan
Tu te souviens?.. Tu te souviens?
Du génie. Non peut-être pas mais franchement, il peut le répéter autant qu'il le veut, ça fait toujours plaisir à entendre. Même si bon, comme dit, le coup de la chaudière, c'est peut-être un classique… A tel point que c'est peut-être même devenu un cliché. Va savoir. Enfin…. Tant que ça a suffit à faire partir son coup d'un soir sans qu'une crise éclate, je ne vais pas me plaindre… Peut-être qu'à force, je suis vraiment devenu bon à ça : à foutre les gens hors de mon appartement après une soirée de baise intensive. Ouais je sais, classe au possible Rogers. Mais bon, vaut mieux ça que de se prendre la tête tout les matins avec quelqu'un qui veut absolument que vous remettiez ça ad vitam eternam. La vie est trop courte pour que je me case à pas trente ans. Je me trouverais quelqu'un quand j'en aurais marre des coups d'un soir et pour le moment, je demande que ça, donc… On va attendre avant de se passer une laisse autour du cou. J'ai un simple sourire quand il m'avoue que je ne suis plus obligé de quitter son appartement, que je peux rester pour une autre tasse de café, soit-disant parce que rien ne presse. Enfin… Si. Faut que je me pointe au boulot dans une petite demi-heure… Donc si. Faut que je me bouge et même si je ne serais pas contre une autre tasse de café, il me faut encore me débarrasser de la belle aux bois dormant qui squatte mon lit. Je passe une main sur mon menton mal rasé, souriant un peu plus quand il me demande si il peut faire quoi que ce soit pour me rendre la pareil. J'hausse un sourcil, presque surpris par sa proposition. Eh ben, eh ben… On veut déjà mettre en pratique mes super techniques ? Mon premier réflexe est de lui dire que non, je vais me débrouiller… Seulement j'ai l'intelligence de la fermer et d'y réfléchir une seconde de plus. Jouant toujours avec mes clés je lui glisse un sourire presque charmeur.

"Tu pourrais… Mais je ne suis pas sûr que le coup de la chaudière marche avec elle… Elle est du genre à insister."

Ouais. Pas farouche pour un sous et du genre à obtenir ce qu'elle veut. C'est peut-être ce qui m'avait plu chez elle hier soir entre deux verres de whisky. Qu'elle me regarde jouer avec un regard qui hurlait son envie de me coincer entre deux coins de portes. Qu'on commence d'ailleurs gentiment à se grimper dessus avant qu'on ne termine ça dans mon appartement. Alors bon, même si je ne la connais pas personnellement, je me doute que le coup du dépanneur ne fonctionnera pas des masses. Va falloir la surprendre et lui filer l'envie de se barrer sans demander son reste. Et pour être franc, je suis presque curieux de voir de quelle façon il va s'y prendre. J'hésite peut-être une seconde de plus avant de lui jeter mes clés, toujours aussi souriant.

"Tu me sauverais la vie si tu arrivais à la faire quitter mon lit, et pour être franc, je suis curieux de voir comment tu vas t'y prendre, donc… Je t'en prie, éblouis-moi. Et si jamais je serais pas loin."
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Mer 23 Sep - 16:01
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Je respire un peu mieux maintenant que Marc est parti. C'est un gentil garçon, vraiment, mais je ressens rien pour lui à part qu'il est gentil et mignon. Rien de plus. Pas de quoi vouloir me lancer dans quelque chose, et encore moins quelque chose de sérieux. Quand on est vraiment attiré par quelqu'un ça se sent, et on le sait. Lui... rien. Alors il va falloir que je lui explique ça calmement, autour d'un café, dans un jour ou deux. Je lui dirai que je ne suis pas prêt, ou je ne sais quoi, qui est pas forcément faux, et je lui répèterai que c'est quelqu'un de bien, ce qui est vrai. Je lui souhaiterai de trouver quelqu'un avec qui ça pourra marcher, et ça je le pense vraiment. Tasha me dit toujours que je suis trop romantique et c'est vrai. Mais après tout, est-ce que c'est mal de vouloir attendre de trouver LA bonne personne? Et de pas vouloir se caser avec le premier qui se présente, et avec qui ça se passe plutôt bien? De tomber sur LA personne avec qui la vie sera meilleure, et plus la même s'il en sort? Enfin, elle peut parler, elle a Clint, qu'elle épouse la semaine prochaine...

En attendant, je ris doucement aux explications de Steve, faisant tourner ma tasse dans ma main, l'écoutant me raconter qu'il en est pas à son coup d'essai, d'où son talent presque indécent pour l'art de l'esquive. Et je suis tenaillé entre deux choses : admirer sa façon de toujours s'en sortir, ou le cataloguer comme connard qui utilise les filles. Enfin, dans un sens, je pense pas qu'il leur promette quoi que ce soit, vu le profil. Si elles espèrent des trucs alors qu'il ne leur a rien promis, est-ce que ça fait de lui un fautif? Bref, c'est pas le moment. Le moment est surtout à savourer le calme retrouvé, et la tranquillité. Maintenant que mon café est terminé, je vais rester un peu avec Steve, jusqu'à ce qu'il décide de s'en aller. Ensuite je me ferai à manger, et j'irai me mettre à mes planches. Peut-être qu'après je ferai une petite sieste avant de m'y remettre. Et je serai bien. Très bien même.

Sauf que là Steve me fait comprendre que la situation est plutôt urgente, et que sa belle au bois dormant squatteuse a pas encore reçu le baiser de son prince charmant, qui lui permettrait de se tirer de là. Baiser que visiblement, il veut pas lui donner. Alors je propose la seule chose qui me vient à l'esprit là, maintenant tout de suite, la moindre des choses étant donné ce qu'il a fait pour moi. L'aider. L'aider à se débarrasser de cette fille, même si une partie de moi apprécie pas trop l'idée. Et j'entends presque la voix de ma jumelle qui me fait le coup de l'ange posé sur mon épaule "Attention Buck, c'est pas très sympa. Je croyais que t'étais un mec bien...". Allez, ça suffit.

D'accord. Attends, il faut que je m'habille mais je m'en occupe.

Je prends Mim que je pose sur le sol, et file dans ma chambre enfiler un jean et un tshirt, avant de glisser mes pieds dans mes baskets.

Tu me suis ou tu restes ici?

Je souris, attrape les clefs, et ma besace dans l'entrée. Je prends aussi mon carton à dessin que je glisse sous mon bras et me tourne une dernière fois vers lui.

Cale ma porte pour que je me retrouve pas comme un con dehors... Bon eh ben c'est parti!

Je commence à cogiter même si j'ai un début de piste. Steve est quelques pas derrière moi, et ça me fait bizarre de me retrouver face à sa porte, et pas la mienne, d'avoir son jeu de clefs dans la main, et pas le mien. Je teste les clefs avant de l'entendre me dire laquelle est la bonne, et je finis par ouvrir la porte. Une fois dedans, je me retiens de m'arrêter pour examiner un peu l'intérieur, vu que... c'est pas censé m'être étranger, et je commence à me débarrasser de toutes mes affaires en faisant le plus de bruit possible. Carton à dessin, besace, veste sur le porte manteau, le tout en appelant Steve une fois ou deux. J'avance dans le salon vide. Elle est vraiment pas réveillée la bougresse. Elle doit avoir des gênes de loir. Je trouve la chambre, et commence mon numéro.

Oh le connard. Oh l'espèce d'enfoiré de merde. Oh putain je vais le tuer. Je vais le tuer!

Mon ton monte et elle ouvre enfin les yeux, me regardant sans comprendre. Au moment où elle va se mettre à hurler, se cachant à moitié sous les draps, j'en rajoute un peu.

Vous foutez quoi ici? Hein? Ca vous fait quoi de coucher avec un homme marié qui trompe son mec? Hein?

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Sam 14 Nov - 18:43
Regarde-moi dans les yeux. Regarde-moi. On s’en branle, c’est pas important. Moi je te trouve magnifique. Depuis la première fois que je t’ai vu d’ailleurs, je ne m’en suis toujours pas remis. Et puis comment je ferais sans toi moi? Et puis comment l’univers il ferait sans toi? Ca ne pourra jamais fonctionner. C’est impossible. Alors faut pas pleurer! Faut pas pleurer. Parce que ça va aller je te le promets, ça va aller parce qu’on est de ceux qui guérissent, de ceux qui résistent, de ceux qui croient aux miracles. Pas de ceux qui disent que lorsque les tables bougent, c’est que quelqu’un les pousse du pied. Mais un jour tout ça on n’y pensera même plus. On aura tout oublié, comme si ça n’avait pas existé...En attendant passe tes bras autour de mon cou si tu veux. Pendant que je te répète ces phrases qui nous donnaient de l’élan
Tu te souviens?.. Tu te souviens?
Franchement, la journée est pas si mauvaise que ce que je pensais. Alors ouais, je dois toujours débarquer au boulot dans une bonne demi-heure alors que je n'ai pas pris de douche et que j'ai toujours je ne sais pas trop qui dans mon lit qui doit baver sur un de mes oreillers en se disant qu'elle aura peut-être le droit à un deuxième round à l'occasion, mais franchement à part ça… Tout va bien. Mon charmant voisin semble d'humeur à faire sa B.A du jour et ça m'arrange. Alors oui, je l'ai certes aidé à se débarrasser de… Euh… C'était quoi son nom à lui… ? Matt ? Marc ? Aucune idée. Bref de toute façon j'ai l'impression que c'est pas un bon jour pour le prénom alors bon, et puis n'étant plus là, il ne va pas pouvoir se plaindre en disant que j'écorche son prénom de bon matin. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors qu'il m'annonce qu'il m'aidera avec plaisir une fois qu'il sera habillé. Eh ben, pas si bon garçon exemplaire que je le pensais… Mais je ne vais pas me plaindre. Loin de là. Je me contente de hocher de la tête alors qu'il disparait dans sa chambre, me laissant le plaisir de visiter un peu plus correctement son appartement sous le regard suspicieux  de son chat. Les mains dans les poches, je fais le tour de sa cuisine bien plus ordonnée que la mienne, puis je me promène au milieu de son salon qui ressemble plus à une annexe de Central Park qu'à un endroit où l'on peut se poser pour regarder un match, m'approchant de son bureau pour voir sur quoi il travaille. Et je ne peux retenir un sourire en voyant son illustration en cours, le genre qu'on pourrait voir dans des bouquins pour les gosses… Le genre d'illustration innocentes, douces avec des couleurs pastels fortes agréables à l'oeil. Le genre que même d'un oeil d'adulte lambda je ne peux qu'apprécier. Et alors que je furète pour voir si je ne peux pas tomber sur d'autres travaux de sa part, voilà qu'il quitte sa chambre, enfilant ses baskets.

"Je te suis… Pour rien au monde je ne voudrais rater ça…"

Je lui glisse un sourire délicieux alors qu'il attrape mes clés, sa besace et son carton à dessin. Et si pendant une bonne seconde, je me demande ce qu'il branle avant de comprendre. Oh, je vois. Le coup du colocataire qui rentre. Nice. Il aurait été une femme, il aurait pu jouer la carte de la petite amie trompée ou quoi, mais le coloc' c'est parfait aussi. C'est même fantastique. J'attrape un pot de fleur avant de le suivre.

"Je suis sur le coup. Et puis au pire, tu pourras toujours squatter mon appartement en attendant le concierge…"

J'ai un sourire alors que je cale la porte à l'aide du pot, restant derrière lui alors que je le vois galérer avec mon trousseau de clés.

"Tu voudras peut-être essayer celle qui a de la peinture rouge dessus…"

La clé finit par se glisser dans la serrure et je le laisse entrer dans mon appartement joyeusement bordélique, retenant la porte derrière lui. Je le laisse faire son petit numéro, souriant de plus en plus quand je le regarde disparaitre dans ma chambre, commençant à hurler son petit numéro. Et dieu qu'il est bon. Alors certes, en plus de me faire passer pour un sale con infidèle, il me fait passer pour un sale con infidèle gay… Mais eh, tant que ça m'aide à me débarrasser de ma Belle aux bois dormant…  Sans compter que bon, techniquement, ce n'est pas si erroné que ça… Je suis un sale con, bon fidèle en soit et… Ouais… Gay… Un peu. Eh me regardez pas comme ça… Je suis curieux comme garçon. Et ouais… J'ai déjà eu des expériences avec des mecs et j'ai même un régulier si jamais j'en ai marre d'enchaîner les filles. Enfin… Passons. La main sur la poignée de la porte, je l'écoute, souriant quand j'entends les hurlements de la fille au travers des cris d'indignement de James. Je compte jusqu'à cinq avant de claquer la porte derrière moi, retenant de justesse un "Honey ? Je suis à la maison…" À la place je me contente de filer droit vers ma chambre, retenant un rire alors que la demoiselle se rhabille à la hâte. Et quand elle croise mon regard, j'en rajoute une couche.

"Oh mon dieu… James ! Mais… Qu'est-ce que… ?

Il se tourne vers moi et commence à m'insulter de tout les noms.

"Honey… Je te jure que ce n'est pas ce que tu crois ! Je… Je ne sais pas comment elle a débarqué là ! Et puis tu sais bien que de toute façon… C'pas mon truc les filles !"

On continue de s'engueuler et pendant de ce temps-là, la belle récupère sa culotte sur ma guitare et quitte l'appartement sans demander son reste. Alors quand j'entends la porte se refermer, je me tais quelques secondes avant d'éclater de dire, posant ma main sur son épaule.

"Oh putain… C'était parfait… Sérieux, le coup du mari trompé… Un classique… Sérieux t'as assuré. Vraiment."

Je me recule et pousse un soupir, lui glissant un autre sourire.

"Merci… Vraiment et… Tu sais quoi ? Si jamais t'as besoin de quoi que ce soit… Un jour, à l'occasion… T'sais où venir… Bon par contre, pas aujourd'hui, parce que je dois aller bosser dans pas moins d'une demi-heure et je n'ai pas pris de douche… Mais si jamais t'as le moindre soucis… Ma porte t'es ouverte… Okay ?"
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Mar 8 Déc - 17:23
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Ok je devrais avoir honte. Je devrais avoir honte parce que je suis impatient comme un gamin un matin de Noël de me pointer chez lui et essayer de faire dégager la fille qui squatte chez lui. Ouais... je devrais pas me réjouir à l'idée de monter un bateau à une pauvre fille mais... mais c'est tellement drôle. De raconter des conneries, de se lâcher, et de faire en sorte que l'autre y croie. Alors je sais bien que Tasha serait la première à m'en coller une derrière les oreilles pour oser avoir cette idée et surtout pour la mettre en pratique avec un tel sourire de sale gosse. Mais par chance pour moi... Tasha...elle est pas là. Autant que je m'amuse! Et puis bon je suis le premier à savoir qu'un coup d'une nuit finit rarement en truc sérieux...

Et je me prépare en quelques minutes, laissant tomber ma prothèse qui de toute façon me gêne pour ce que j'ai à faire, et sors avec lui dans le couloir. Je commence déjà à réfléchir à ce que je vais dire et faire une fois dedans, tout en luttant un peu avec les clefs. A une main c'est pas facile. Je regarde par-dessus mon épaule en souriant, avant de poser le carton une seconde, le temps de déverrouiller la porte. Et enfin elle cède et s'ouvre sans bruit. Eh beh on est pas du tout dans la même ambiance que chez moi. A la maison c'est un peu bordélique, mais il y a surtout mes affaires de peinture, des plantes et autres. Là la déco est plus minimaliste. Une guitare. Un vieux canapé en cuir, quelques bouquins, un maillot de foot sous verre au mur... un ou deux posters de vieux films d'horreurs et de comics. Une vraie tanière d'ado en fait. Mais bref, pas le temps de s'arrêter à ça. Je fais le maximum de bruit possible et entre avec la délicatesse d'un éléphant dans sa chambre.

Une silhouette de fille est encore sous les draps, une jambe à moitié dehors et des fringues un peu partout sur le parquet. Bon eh bien... c'est parti. Je commence à monter de plus en plus fort, jusqu'à réveiller la fille, qui remonte les draps sur elle en hurlant. Et je tends la main vers elle.

Oh ça va hein, je suis gay, j'en ai rien à foutre de voir une paire de seins. Sérieusement. Mais ce bâtard qui vous a ramenée ici, lui, il a le malheur d'être bi. Oh ma parole si je le chope. Mais si je le chope...

Je fais mine de fulminer, me tournant pour la laisser à moitié s'habiller quand j'entends la porte claquer une nouvelle fois. Timing parfait. Je tourne la tête et je me retiens de pas rire en voyant la mine de Steve. Il joue hyper bien son rôle. Vraiment l'air con et surpris de celui qui s'est fait prendre la main dans le sac.

Quoi James? Et me sors pas de ''Oh mon dieu, parce que c'est pas dieu qui l'a fait tomber dans notre lit, elle! Espèce de salaud. T'as pas honte? Une nuit, je suis en déplacement pour UNE NUIT et tu ramènes déjà une connasse -sans vous offenser- dans NOTRE lit! Mais t'es le dernier des porcs! Sérieux un vrai babouin priapique!

Je me force à ne pas me marrer, et je l'entends derrière moi qui glisse hors du lit et qui commence à ramasser ses fringues, les enfilant tant bien que mal.

Tu devrais avoir honte. Sérieusement! Oser me faire ça à moi! Et le couplet du ''Non mais mon amour on traversera ça ensemble et tu seras toujours beau à mes yeux!'' quand j'ai perdu mon bras, conneries! Je te dégoûte c'est ça? T'as plus envie de moi et t'as pas eu les couilles de me le dire? Par respect pour toi même, assume au lieu de me dire que tu sais pas comment elle est venue là. Pas à moi!

Et lui aussi rentre dans mon jeu à la perfection, même s'il se retient autant que moi. Je jette un regard autour de moi et j'attrape un vieux mug qui traînait dans un coin, et je l'interroge du regard pour savoir si je peux le lancer. Quand il me fait ''oui'' de la tête, je le jette contre le mur, et la tasse s'écrase en plusieurs morceaux, ce qui a le don de faire se dépêcher encore plus notre belle endormie. Dix secondes plus tard la porte claque et on se regarde. Le silence flotte quelques secondes avant qu'on commence à éclater de rire. Et ça part en gigantesque fou rire au point qu'on se raccroche l'un à l'autre pour pas tomber, les larmes aux yeux et le ventre qui fait mal. La vache ça fait du bien... On se calme petit à petit et je me redresse, le souffle court.

Pardon pour le mug. Mais ça faisait tellement plus crédible! Je t'en rachèterai un autre!

J'essuie mes larmes et hoche la tête.

Ouais ouais bien sûr, je vais pas te déranger plus longtemps, surtout si tu bosses. Bon ben... c'était...étrange mais cool. Et tu... toi aussi, si t'as un souci ou si tu veux juste venir boire un café, tu hésites pas. Je bosse à la maison la plupart du temps donc t'as pas mal de chances de me trouver chez moi... Alors, bon courage pour le boulot et à bientôt, voisin!

Je ris encore un peu alors que je reprends mon carton à dessin et que je referme la porte derrière moi, avant de retourner dans mon antre. Une fois sur place je me change, histoire de me mettre en bas de jogging et shirt ample, et je lâche les perruches pour qu'elles volent un peu dans le salon pendant que je dessine. On évite de peu les perruches à la broche quand j'en vois une des deux qui a commencé à se baigner dans le pot à eau, juste à côté d'une planche fraîchement terminée alors que je reviens de la cuisine avec une tasse de thé. La journée se passe tranquillement, et Tasha vient le soir dîner à la maison, comme d'habitude. Oui elle m'en colle une derrière les oreilles, mais elle se marre aussi quand je lui raconte ce que j'ai fait, et on termine en regardant une de nos séries préférées.

Deux jours passent, et je remonte chez moi d'un pas lourd. J'ai pas allumé les lumières parce que j'en ai pas besoin, je vois bien dans le noir, et surtout, j'ai pas envie qu'on me croise avec les yeux rouges. J'ai réussi à tenir jusqu'à ce que la porte d'entrée de l'immeuble se soit refermée sur moi et je monte lentement les marches, reniflant comme un gamin. Là c'est plus fort que moi... faut juste... que ça sorte. Une fois en haut je lutte avec ma serrure alors que je chuine toujours un peu, et je sursaute quand j'entends la porte de Steve s'ouvrir. Merde.

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Mar 22 Mar - 17:18
Regarde-moi dans les yeux. Regarde-moi. On s’en branle, c’est pas important. Moi je te trouve magnifique. Depuis la première fois que je t’ai vu d’ailleurs, je ne m’en suis toujours pas remis. Et puis comment je ferais sans toi moi? Et puis comment l’univers il ferait sans toi? Ca ne pourra jamais fonctionner. C’est impossible. Alors faut pas pleurer! Faut pas pleurer. Parce que ça va aller je te le promets, ça va aller parce qu’on est de ceux qui guérissent, de ceux qui résistent, de ceux qui croient aux miracles. Pas de ceux qui disent que lorsque les tables bougent, c’est que quelqu’un les pousse du pied. Mais un jour tout ça on n’y pensera même plus. On aura tout oublié, comme si ça n’avait pas existé...En attendant passe tes bras autour de mon cou si tu veux. Pendant que je te répète ces phrases qui nous donnaient de l’élan
Tu te souviens?.. Tu te souviens?
"J'hésiterais pas… Et sérieux, merci James…."

Je lui offre un dernier sourire avant de le regarder reprendre son carton à dessin et quitter mon appartement, quittant de ce fait ma garçonnière et mon quotidien d'ado attardé un peu crasseux. Je pousse un soupir, passe une main dans mes cheveux et je me dis qu'il faudra qu'un jour je m'occupe de ranger tout ça. De mettre un peu d'ordre dans mon existence et de cesser de continuer à vivre comme l'étudiant que je ne suis plus… Mais je laisse ça à mon moi du futur. Lui verra comment payer mes factures, comment faire avec mes différents jobs et surtout, lui s'occupera de voir ce que je vais faire à l'avenir. Pour aujourd'hui, je vais continue de faire comme d'habitude. Je vais m'habiller, aller au boulot, servir des cafés toute la journée à des inconnus et ce soir, j'irais jouer je sais pas trop où avec mon groupe, histoire de tenter d'amasser un peu d'argent et pourquoi pas, de se faire connaitre. Je m'étire une dernière fois et file sous la douche, attrapant ensuite mon uniforme de serveur parfait, quittant ensuite mon appartement pour une longue journée de boulot.

Deux jours passent, et je dois avouer que c'est pas mieux. Je hais mon moi du passé qui a décrété que les factures et le taff seraient mes problèmes et pas les siens. J'enchaîne les heures supplémentaires pour quelques pourboires un peu misérable, passant trop peu de temps avec les autres membres du groupes à répéter ou à jouer dans des petits bars. Sans compter qu'en plus, ce n'est pas comme si j'avais pu me réfugier et me consoler dans les bras d'une charmante demoiselle… Nope. Depuis deux jours… Rien. Bon, j'ai peut-être réussis à choper le numéro d'une fille… Mais mes chances de la revoir se sont un peu envolées quand son mec a débarqué et m'en a collé une en me disant que je ferais mieux de rester bien loin de sa Chrisie chérie… Ouais ben mon gars… Ta petite dulcinée, y'a pas cinq minutes elle ronronnait tout contre moi en m'avouant qu'elle s'est jamais tapée un musicien et qu'elle serait vachement curieuse de savoir si j'ai les doigts aussi agiles avec une femme qu'avec les cordes de ma guitare… Donc bon, c'est pas à moi que tu devrais en coller une mais elle à qui tu devrais mettre une laisse. Mais soit, j'ai laissé passé, me disant que je valais mieux que ça. Qu'il se débrouille. Ça avait fait marrer les autres sur le moment, mais là, devant ma glace ça me fait par rire. Parce que j'ai encore le coin de la lèvre légèrement enflée et surtout j'ai la tête de quelqu'un qui dort peut-être pas assez. Enfin… Allez, ce soir je décide que je repousse une fois de plus mes soucis à demain, me disant qu'un verre ou deux avec des potes ça me fera pas de mal. Au contraire. Je pourrais juste descendre des bières et prétendre que tout va bien, que la vie n'est pas si mal et que bon, on est pas les derniers, on va se démerder. Le groupe finira par avoir un certain succès et peut-être qu'un jour, je n'aurais plus à passer mes journées comme serveur dans un café. Va savoir. Je pousse un soupir avant de quitter la salle de bain, enfilant une chemise par-dessus mon t-shirt, complétant ma tenue de mes converses un peu usées. Allez… Au pire, histoire de bien conclure la soirée… Je me soulève une nana. Juste histoire de bien finir la nuit. J'attrape mes clés et commence à jouer avec, sifflotant un air en claquant la porte. Un sourire se dessine sur mes lèvres quand j'aperçois la silhouette de mon voisin de palier, James, sourire qui s'efface quand je crois l'entendre renifler. Oh…

"Hey James… !"

J'essaye de garder mon ton enjoué mais je me rends compte qu'il ne doit pas avoir le coeur à ça. Je pince les lèvres, n'arrivant pas à simplement lui souhaiter une bonne soirée avant de filer. Peut-être at-t-il envie que je fasse ça ? Que je fasse comme si je n'avais rien vu et que je le laisse ? Ouais, peut-être que je devrais faire ça… Mais je suis pas ce genre. Je glisse mes clés dans ma poche et m'approche, l'air de rien.

"Quelque chose va pas ? Ou alors t'as juste attrapé un mauvais rhume et t'as besoin d'un mouchoir… Non parce que j'ai un coin de chemise à te prêter si c'est le cas…"
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Dim 10 Avr - 21:58
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Je me fige, les clefs dans la serrure, quand j'entends la porte de Steve qui se ferme, et surtout, sa voix chaude qui appelle mon prénom à travers le couloir. Pendant une seconde, ça me fait plaisir qu'il s'en soit souvenu, avant de me mordre la lèvre. Non. Non je veux pas qu'on me voie comme ça. Je suis ridicule et pathétique, alors pas besoin d'en rajouter une couche. Je... je veux pas qu'il se moque de moi, surtout à cause de la raison débile pour laquelle je chiale comme un gosse...

Quelques heures plus tôt, j'étais avec Tasha, dans un pâtissier spécialisé dans les gateaux de mariage. Le royaume de la rose en pâte d'amandes, de la pièce montée, et des sculptures en pâte à sucre et autres. Tout New York se précipite chez lui, et Tasha, évidemment, voulait ce qu'il y avait de mieux donc... nous voilà en route. Après avoir écumé quelques boutiques, on arrive à l'heure convenue pour les ''essayages", parce que je ne vois pas trop comment appeler ça. La phase de test? Parce que oui, il faut prendre rendez-vous pour goûter des gateaux de mariage... Enfin nous voilà sagement installés dans une boutique qui ressemble à celle d'un joaillier, avec les pièces montées exposées sous vitrines comme des rivières de diamants. Une nana impeccable nous tend le petit livret qui contient les différents gateaux que le génie propose, et je dois dire que certains mélanges ont l'air plutôt sympa. Voire très sympa. Framboise/Litchi/Pistache. Pêche/violette/pralin. Entre autres. Donc, avec Tasha on analyse soigneusement la liste, et on sélectionne. On vire pistache parce que tante Rhéba est allergique. On vire abricot parce que maman déteste ça... Finalement on retient quatre "modèles" et alors qu'une serveuse en tablier immaculé dépose une assiette devant chacun d'entre nous, contenant une petite part de chacune des merveilles, la porte de la boutique s'ouvre. Je ne relève pas le nez de mon assiette, savourant chaque gâteau et souhaitant silencieusement que chacun se transforme en humain pour que je puisse l'emmener à Végas et l'épouser, quand Tasha me pousse du coude. Je grogne, léchant ma fourchette, quand elle se penche un peu vers moi.

Bouge pas. Mais c'est Pietro qui vient d'entrer.
Non.
Si si... Et il est devenu carrément mignon.
Je...
Avant de faire quoi que ce soit, essuie-toi la bouche, on dirait que t'as taillé une pipe à un chariot de desserts.
Va te faire.
Merci. Moi aussi je t'aime. Voilà, comme ça t'es adorable.


J'attrape la tasse de thé qu'on nous a gentiment offerte pour accompagner les desserts et j'en bois une longue gorgée, le coeur battant et les mains tremblantes. Merde. malgré tout ce temps... J'inspire à fond et tourne la tête, avant de feindre l'étonnement. Je lance d'abord l'appel de sécurité, son simple prénom. S'il ne veut pas me parler, il peut toujours faire comme s'il n'avait rien entendu. Son regard parcourt la salle et nos regards se croisent. La vache... il...il est devenu clairement beau. Il était mignon avant mais là... là... il est juste...wow. Il a les cheveux plus courts et teints en gris, ce qui, curieusement, lui va vraiment bien. Il a aussi perdu pas mal de poids. La métamorphose est juste... spectaculaire. Il me sourit, et s'approche de moi.

Bucky!

Je me lève et vais le rejoindre. Il est accompagné d'un petit brun mignon qui me sourit aussi. Une fois face à lui je me sens con, parce que je ne sais pas quoi faire. Pietro décide pour moi et dépose un baiser sur ma joue, chaste, avant de se reculer.

Alors Buck, qu'est-ce que tu fais ici? Tu te prépares pour ton grand moment?
Oh non, je suis là avec Tasha, c'est elle qui se marie!
J'ai un léger rire.
Ah d'accord. Eh bien moi c'est comme pour Tasha. La cérémonie est dans deux mois. Et d'ailleurs, l'heureux élu est juste là. Je te présente Peter. Peter Parker, mon fiancé.
Salut Peter. Toutes mes félicitations à tous les deux!
Ca m'a fait plaisir de te voir Bucky! Bonne continuation à toi!


La vendeuse impeccable les accapare et après un dernier sourire chacun s'occupe de ses affaires. Je me laisse retomber sur le chaise, aussi lourd que si j'avais mangé une brique. Le poids dans l'estomac est le même. Enfin j'imagine.

Eh Buck, t'es tout pâle.
Je... Il va se marier.
Oui je sais. Mais c'est pas grave.
Si... parce que c'est lui qui... qui a fait le con et lui il va se marier...alors que moi...
Chut. Vraiment Yasha. Du calme. C'est de l'histoire ancienne tout ça! Ca remonte à quoi, cinq, six ans?
Oui.
Bon. Il a joué au con. Tu es parti. Tu as bien fait. Maintenant il a le droit d'avoir continué sa vie. Et il a eu la chance de trouver quelqu'un. Ca veut pas dire que tu trouveras personne de ton côté.
Je sais Tasha. Je sais...


On avait fini le test et j'avais menti en disant que je me sentais mal pour pouvoir rentrer. Elle voulait encore qu'on aille je sais où faire je sais quoi... mais non. Pas la force. Pas après ça. Pas après lui. J'ai sauté dans le métro, j'ai marché, je me suis retenu jusqu'au moment d'arriver dans le hall. Et là je laisse tout sortir parce que je pensais être seul... Ce qui était pas vrai. J'entends les pas de Steve qui se rapprochent de moi et j'ose même pas me tourner et croiser son regard tellement je me sens idiot. Pourtant j'ai un sourire entre mes larmes quand j'entends ce qu'il me dit. Rien l'oblige à faire ça et pourtant... Je me tourne enfin, levant timidement les yeux vers lui.

Je...t'es bête. Et garde ta chemise propre... C'est juste que... j'ai croisé un ex tout à l'heure. Il va se marier. C'est juste que... faut juste que je digère la nouvelle...

je baisse les yeux, me mordant la lèvre.

Tu dois trouver ça stupide... Allez va je t'embête pas plus longtemps. T'as du boulot! Ca va aller t'en fais pas. Un bon bain, une série, et au lit... Et toi, bon courage pour le boulot!

©clever love.
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