Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Snake Eyes

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Date d'inscription : 03/04/2014
Mer 16 Aoû - 20:11
     

Bucky ♦ Steve

Snake Eyes
A
lors ça serait vrai? Tout ce que j'ai espéré, attendu, rêvé depuis des années? Il aura fallu tout ça, l'exil, la trahison, la douleur et les larmes, la haine et la colère, la mort de tout espoir pour qu'enfin j'entende ces mots. C'est bête quand on y pense. Des mots. Une succession de lettres qui prises une par une ne veulent rien dire, ne signifient rien et ne portent aucun message. Pire encore, un ensemble de sons, de voyelles, de consonnes, quelques mouvements de la langue, une simple activité des muscles et de l'air qui fait du bruit quand il passe dans la gorge. Ca. Juste ça, juste quelques sons, et pourtant ça peut dire tellement. Ca veut dire tellement. Ces quelques lettres que j'ai tellement eu envie d'entendre depuis des années, et qui me donnent l'impression d'avoir mordu dans l'éternité et d'avoir trouvé que son goût était bien amer. Ces quelques sons qui me font miroiter tout ça, tout ce que j'ai vécu, tout ce que j'ai souffert pour lui, les rancoeurs que j'ai enterrées bien profondément en moi, parce que j'avais peur qu'il fuie si je lui en parlais, parce que j'avais peur qu'il me trouve ridicule à lui déclarer mon amour alors que pour lui tout ça, tout ce qu'on n'avait n'était et ne sera jamais qu'un jeu, son lot de conquêtes, les jours sans nouvelles... miroiter que tout ça valait le coup, que tout ça s'est pas fait pour rien, que j'ai pas serré les dents pour me retrouver au final seul comme un con et avoir perdu toutes ces années à l'attendre. Qu'aux yeux de je sais pas quel dieu j'ai prouvé ma valeur et que j'ai mérité, moi aussi, de goûter avec lui à tout ce que j'ai toujours voulu, à avoir droit à ce que je veux depuis tellement longtemps... Avec ces quelques mots il ouvre un champ de possible, et libère mon coeur du deuil qu'il avait déjà commencé à faire. Le deuil de lui. Le deuil de nous deux et de ce que j'aurais tellement aimé construire avec lui, si seulement il m'avait aimé. Et là... là apprendre par sa bouche presque bleue, à travers sa gorge pâle et faible, sortant d'un corps vautré sur le carrelage en ayant à peine la force d'exister, je revis, et dans ces quelques mots, qu'il me répète encore, puis encore à ma demande, ma main dans ses cheveux sales et mon corps maintenant près de lui, je retrouve la force de continuer.

Tout ça, bloqué ici avec lui, ça m'apparaît presque comme... comme une dernière étape avant que ce soit bien, avant que ce soit comme ça aurait dû être depuis qu'on était ados, et qu'on a fui le feu d'artifice pour notre première fois, seuls dans la piscine, avec nos mains mouillées et notre peau au goût de chlore. Cette nuit là avait été parfaite, et j'avais vraiment cru, jusqu'au plus profond de mes tripes, que quelque chose de nouveau commençait. Que c'était la suite logique de ce qu'on avait toujours connu, et que j'avais espérée depuis des mois, tellement heureux de voir que c'était pareil pour lui. Ca aurait dû continuer comme ça et pas partir en vrille comme ce qui s'est vraiment passé. Mais c'est fini. Tout ça c'est fini. Je suis encore prêt à encaisser ça, à serrer les dents, à nettoyer du vomi et à écouter ses hurlements de junkie en manque si ça peut me permettre de l'avoir à moi et rien qu'à moi. Sans les autres. Sans les larmes. Sans les disparitions. Lui et moi dans une vie normale, bien qu'il soit le fils du président, et moi celui du chef de la Navy, que je sois encore en plein dans mes études et lui en pause indéterminée. Ca, ses mots... ça me redonne la force de déplacer des montagnes et d'affronter un ouragan, si c'est pour rester près de lui et qu'on soit ensemble...

Comprenant que je lui en demande trop vu son état, je viens doucement glisser un bras sous ses genoux, l'autre dans son dos et je le soulève sans souci. Il est bien trop maigre, et ça aussi c'est un des buts de cet exil forcé : le débarrasser de toutes les merdes qu'il prend, mais aussi lui redonner figure humaine, retrouver le Buck insouciant et sale gosse que j'ai connu lors de nos premières rencontres. Je veux sentir sous mes mains ses muscles et plus ses os...et je ne veux plus embrasser ses joues creusées. Alors je l'emmène sans rien ajouter, me contentant de le garder contre moi alors qu'on retourne au salon, puis qu'on grimpe à l'étage par le petit escalier en bois. Tout au long du chemin je lui répète que ça va aller, que les choses vont aller mieux, que je l'aime aussi et que je vais m'occuper de lui. Que tout les mauvais moments sont terminés, et que bientôt on serait bien... juste nous... et qu'on serait heureux. Et cette fois j'y crois. J'y crois vraiment.

Une fois en haut je pousse du pied la porte de la salle de bains et l'assieds sur le rebord de la baignoire, allumant l'eau chaude et mettant le bouchon. Puis je me penche doucement vers lui, posant ma main sur sa joue.

Allez, je vais t'aider à te deshabiller et tu vas prendre un bon bain. Ensuite tu dormiras un peu et je resterai près de toi. D'accord?

Je souris, content de m'occuper de ça, d'être là pour lui, virant rapidement ses quelques fringues qui atterrissent en tas sur le parquet usé par les ans,et l'aide à s'allonger doucement. Je recule et attrape le bain moussant, dont j'en verse une bonne partie dans l'eau chaude qui remplit petit à petit le bac, recouvrant les pieds, puis les mollets de Buck sous une mousse rose qui sent la framboise. Son regard de ciel d'été se pose sur moi, un regard suppliant même si ses mâchoires restent serrées, et je souris en coin.

Il a l'air vraiment cool ton bain... Ca te dirait que je m'incruste? J'ai jamais le temps à Annapolis...

C'est faux mais il a juste l'air d'avoir envie d'une présence, la mienne surtout, enfin j'espère, et je vire rapidement mes fringues avant de venir me glisser dans l'eau avec lui. Je m'allonge dans la grande baignoire, et je le fais s'allonger sur moi, ma main autour de sa taille et lui faisant poser la tête contre mon épaule.

Voilà... T'es bien comme ça? Tu es bien installé? L'eau est pas trop chaude?

Un simple soupir et ses yeux clos, tout comme le fait qu'il se blottisse contre moi comme un chaton contre sa mère répond assez à mes questions. Alors je commence à lui parler de ma vie à l'académie, de mes entraînements, de mes profs... Je sais qu'il ne se souviendra de pas grand chose, et qu'il n'écoute peut-être même pas mais au moins ça l'aise et il en a besoin...


GleekOut!
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Date d'inscription : 26/11/2014
Dim 31 Déc - 0:42

Snake Eyes
I know you cannot possibly love me. I’m a tangible thing, already broken. But we all want to believe that we can be fixed, and maybe you’ll want to help me with that part.

Je me sens glisser. Sur le carrelage de la cuisine, je me sens partir et disparaitre une fois de plus, comme si à nouveau j'avais dans les veines un poison mortel, une panacée qui ne guérit que de la vie qui peut encore nous habiter. Allongé au sol, le coeur brisé, les joues baignées de larmes salées, je me sens mourir une troisième fois. Le froid contre ma peau je ne sens même plus alors que glisse loin de ma personne ce qui faisait encore la fabrique même de mon être. Au loin tout file et disparait, se faisant cendres qui dans le vent se font emporter, réduisant ce que j'étais à un simple souvenir dont Steve sera le dernier détenteur. Du Buck, ou du James, que j'ai été un jour, il n'y a plus rien, et alors que l'espoir termine de se mourir en mon coeur, je réalise qu'enfin je suis mort et que bientôt tout va s'arrêter. Et si à une époque, j'aurais pu craindre cette fatalité, aujourd'hui je l'accueille avec un certain plaisir, me disant qu'au moins, le temps des sanglots et des regrets va prendre fin. Alors que Steve s'approche et que le temps se suspend, mettant ainsi en pause autant les battements de mon coeur que ma respiration sifflante et haletante, je ferme les yeux et accepte cette mort qui dans l'ombre de mon bien-aimé se glisse. Pour elle, qui dans les pas de Steve se trouve, je me fais silencieux et docile, laissant ainsi Steve me soulever et m'arracher au carrelage froid de la salle de bain. Pour elle, que je sais si proche et dotée des intentions que lui cache sous une fausse sollicitude et affection, je me fais doux comme l'enfant que je n'ai peut-être jamais cessé d'être, posant ainsi simplement ma tête contre le torse de Steve, afin de mieux entendre, pour la dernière fois peut-être, les battements de son coeur, qui ont toujours été à mes oreilles, la plus douce des déclarations d'amour. Contre mes tympans, j'entendre presque les froissements de mon muscle cardiaque, et alors qu'il grimpe les escaliers, je me fais presque sourds aux mots qui glissent d'entre ses lèvres, préférant me fier aux mots de son corps plutôt que ceux que sa raison peut tenter de me susurrer pour mieux endormir ma méfiance et ainsi terminer de briser ce qui peut l'être encore chez moi. Contre Steve, je ne suis plus qu'une coquille vide qu'il porte jusqu'à la salle de bain et qu'il abandonne sur le rebord de la baignoire le temps de faire couler une eau qui me semble brûlante et qui m'arrache un frisson qui fait trembler mes épaules. Je relève le museau vers lui quand il parle de me déshabiller, et sans résister, je me laisse faire, laissant les vêtements glisser le long de ma silhouette maigrelette, me contentant de croiser les bras à cause du froid qui semble d'un coup mordre ma peau. Je baisse alors les yeux, ne voulant pas voir ce qui pourrait apparaitre dans ses yeux à la vue de ma carcasse décharnée, préférant fixer le parquet usé. Je sais qu'en cet instant, il doit plus penser à ce que ce serait de déposer des fleurs sur ma tombe plutôt que de songer à saisir entre ses lèvres le pétale exsangue qu'est ma bouche en ce moment, et qu'au lieu de penser à cette beauté qui fut un jour un trait de caractère qu'il pouvait apprécier, il doit sûrement épouser l'idée qu'il n'y a plus rien de beau chez moi à aimer, que tout est bon à être détruit et refaçonné pour le regard d'un autre qui pourra apprécier les êtres qui ont été brisés puis reconstruit à la va-vite. De tout ça, je sais qu'il se persuade alors qu'en un geste tendre, il m'allonge dans la baignoire, me recouvrant ensuite d'une eau puis d'une mousse parfumée, surement par envie de masquer l'infamie qu'est devenue ce corps que j'ose encore lui dévoiler en cet instant. Alors en silence, je pose mes prunelles dans les siennes, cherchant un semblant d'espoir dans ses rétines, et peut-être aussi, la possibilité qu'il reste encore un peu avec moi, qu'il m'offre ce qui bientôt me sera interdit. Le temps d'une seconde, j'hésite à tendre la main vers lui et à murmurer en une plainte douloureuse et pathétique ô combien j'ai besoin qu'il soit à moi, mais heureusement, mon silence lui suffit et après un sourire qui fait naitre en mon coeur une pointe de douceur, le voilà qui me rejoint dans l'eau chaude et qui m'attire à lui, me permettant ainsi de me blottir contre lui et de profiter, pour la dernière fois peut-être, de la chaleur de son corps. Alors, les yeux fermés, je parcours son être du bout des doigts, essayant en vain de retenir la moindre parcelle de sa personne, pour mieux m'en souvenir quand il ne sera plus là. De la texture de sa peau à la façon dont il respire, je cherche à tout inscrire dans ma mémoire défaillante, espérant que le manque et la fatigue ne viennent pas tordre l'image de lui que je me crée. Tout contre lui, je n'ai qu'un soupir, puis un silence, long et mutique, qui se fait la parfaite réponse à cette vie qu'il me conte, à cette existence qui est la sienne et qui me semble bien heureuse uniquement parce que je n'en fais pas parti. Elle me semble bien car elle est rythmée par mon absence. Il est heureux quand je ne suis pas là. Il fait des choses quand je ne suis pas à ses côtés, à prouver une fois de plus que je ne suis qu'un poids dont il devrait se débarrasser, une collection de problèmes qui ne font qu'empoisonner sa vie. Voilà ce que je réalise au fil de ses mots, qui au lieu de se faire une douce histoire qui devrait m'arracher un sourire, ne sont que des éclats de verre qui sans pitié se plantent dans mon myocarde et réveille une douleur que je ne pensais pas être encore capable de se faire si vivide. Au niveau de ma joue, sur son torse, se pose ma main, et le temps d'un instant je ne fais qu'apprécier la manière dont son pectoral épouse si parfaitement la courbe de ma paume avant d'être capable de lui murmurer ce qui pèse depuis bien trop longtemps sur ma conscience.

"J'aurais aimé voir ça." Délicatement, presque, je bats des cils alors que je me recroqueville un peu plus contre lui, entremêlant un peu plus nos jambes. "Ca aurait dû être comme ça entre nous." Depuis ce jour mon amour, depuis cette nuit, depuis cet instant dans la piscine, depuis ce baiser timide et cette première fois maladroite, tout aurait dû avoir cette saveur, cette douceur. Tu aurais dû me garder contre toi et moi, si bien dans tes bras, je n'aurais jamais dû connaitre la douleur qui est désormais la mienne. Contre toi, j'aurais pu être vivant, immortel presque. Avec toi, j'aurais pu éviter tout ce qui nous a mené à ce que nous sommes désormais. Si les choses avaient été différentes, mon Steve, j'aurais pu continuer à être ton Bucky et nous aurions été heureux. "Mais c'est trop tard… Tout est trop tard… Je t'aime mais c'est trop tard…" Les yeux toujours clos, je recommence à pleurer contre lui, n'exprimant aucun sanglots pour mieux verser de silencieuses larmes qui suffisent à elles seules à transcrire toute la peine qui sans peine termine de détruire ce Buck qu'il aurait pu à une époque aimer. "C'est trop tard… Beaucoup trop tard… Il n'est plus là et bientôt… Tu ne le seras pas non plus. Parce que tu ne peux pas m'aimer… Pas autant que je t'aime… C'est impossible." Je renifle bruyamment. "J'aurais préféré ne jamais m'éveiller Steve. Juste pour t'épargner de me voir comme ça… Je ne voulais pas te blesser plus que nécessaire… Je voulais que tu sois heureux… Et tu ne l'es jamais quand je suis là. Je suis la source de tout tes malheurs. Tu avais raison… Je suis toxique Steve…"


crackle bones
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