Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Snake Eyes

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Ven 3 Juil - 22:45

Snake Eyes
I know you cannot possibly love me. I’m a tangible thing, already broken. But we all want to believe that we can be fixed, and maybe you’ll want to help me with that part.

Quatre mois. La dernière fois qu'il était avec moi, dans cette chambre, c'était il y a quatre mois. Entre deux sessions d'examens, il avait accepté de quitter ses livres et de venir me rejoindre, pour passer ne serait-ce qu'une semaine avec moi. Parce que c'est tout ce qu'il m'offre tout les quatre mois. Une simple semaine. Je pourrais descendre le voir à Annapolis tout les week-end, mais il refuse. Soit-disant parce que je l'empêcherais de travailler.  Soit-disant parce que ce ne serait pas bon pour nous deux que je mette les pieds dans sa précieuse académie militaire. La vérité c'est qu'il a peur que je gâche tout, qu'une fois de plus je foute le bordel au milieu de son existence si parfaite, si merveilleuse. Une certaine amertume me reste sur la langue à cette simple idée alors que je tire une fois de plus sur ma cigarette, soufflant une légère volute de fumée. A chaque fois c'est pareil, j'attends avec impatience la fin de ses quatre mois parce que je sais que je vais à nouveau avoir le droit de le voir, de le toucher, de l'embrasser, et en même temps j'angoisse. Parce que je sais que ça ne va pas être rose, parce que je sais qu'on va s'engueuler à propos des même choses que la dernières fois avant de se réconcilier dans une partie de jambe en l'air qui en fera pâlir le mec qui fera la plante verte devant ma porte. Parce que c'est comme ça qu'on fonctionne avec Steve. Enfin, du moins… Depuis qu'on a commencé à coucher ensemble. Avant… Avant je ne me souviens même plus à quoi ça ressemblait. Enfin du moins, je préfère nier en avoir des souvenirs. Je préfère me dire que c'est bien plus simple maintenant. Parce que je sais à peu près à quoi m'attendre. Je sais qu'on va s'amuser tout les deux, avant qu'il ne me reprenne sur une de mes nombreuses habitudes, que je me braque, qu'on s'engueule… Et c'est là que le sexe de réconciliation aura lieu. Brutal, impatient et furieux. La tendresse viendra après, quand on se sera répété autant de fois que nécessaire qu'on tient bien trop à l'autre. Et étrangement ça me va. Parce qu'au moins, à sa manière étrange, c'est stable, régulier. Je sais que ce sera comme ça. Et ça me plait. Qu'il vienne pour moi. Rien que moi. Que je sois la seule raison qui lui donne envie de se taper deux heures de routes. J'aime être le centre de son attention, d'être celui qui tient une place importante dans sa vie… D'être quelqu'un d'important et d'exceptionnel à ses yeux. Ma cendre s'écrase sur la table, souillant une de mes partitions alors que je laisse mon regard se perdre dans le vide.

Pendant de longues minutes je ne bouge pas avant de pousser un soupir, revenant à moi. Ça va aller. Comme d'habitude. Tu sais ce qu'il aime faire et ce qu'il n'aime pas faire. Tu peux pas t'être planté en réservant ce restaurant. Il va adorer. Et revoir Natasha ? Ça va lui faire plaisir. Parce qu'il l'aime presque autant que toi. La seule différence, c'est que lui ne se la tape pas de temps à autre quand il n'a rien de mieux, ou quand il en a simplement envie. Lui n'est pas comme ça. Et même si c'était le cas, je ne voudrais pas le savoir. Parce que je ne veux pas l'imaginer avec quelqu'un d'autre que moi. Je sais que c'est terriblement égoïste, mais j'aimerais qu'il ne soit qu'à moi. Tout le temps. Je passe ma langue sur mes lèvres avant de pousser un soupir, cachant mon visage dans mes mains. Allons, ça ne sera jamais le cas. Steve ne pourra jamais n'être qu'à moi. Parce qu'un jour il en aura marre, un jour il voudra plus, il voudra quelque chose que je ne pourrais pas lui donner. Et à ce moment… Faudra que je le retienne. Sinon lui aussi me laissera. Un tremblement agite ma personne alors que je sens l'angoisse me serrer la gorge. Du calme… Du calme. T'as ce qu'il faut dans le sang pour tenir jusqu'au dîner. Après t'auras qu'à t'éclipser rapidement aux toilettes et ce sera bon. Il ne me remarquera rien. Absolument rien. Tu resteras son Buck à ses yeux. Ou tout du moins, il continuera à s'en convaincre. Car je sais qu'il ne croit pas une seconde au moindre de mes mensonges. Steve n'y a jamais cru. Mais à chaque fois, il fait un effort.

"Monsieur ?"

La voix désagréable de Rumlow me parvient à travers la porte. Instinctivement je serre les dents alors que je laisse un léger silence s'installer. Mon ton se fait désagréable alors que je lui réponds.

"Oui ?
- Votre invité est là, Monsieur."

J'entends à travers la porte que ça lui fait mal de me cracher cette simple formule de politesse. C'est comme si il devait croquer dans un putain de citron. Oh mais mon grand, la vie c'est comme ça avec moi. C'est doux si on aime les citrons. Sinon, c'est juste un enfer sans nom.

"Qu'est-ce que tu attends pour le faire entrer alors ? Qu'il se mette à neiger ?"

Je lève les yeux au ciel alors que la porte s'ouvre et un immense sourire se dessine sur mes lèvres quand je croise ce regard dans lequel j'aime tant me perdre. Puis ce sourire se fait plus insolent quand je vois qu'il porte toujours son uniforme de l'armée. Et dieu sait qu'il sait que je ne peux absolument pas lui résister quand il porte ça. C'est comme si l'uniforme me criait sexe. Je hausse un sourcil.

"T'es vraiment le pire. Le pire des connards que la Terre ait jamais porté."

Je passe ma langue sur mes lèvres alors que je le reluque ouvertement, laissant mon regard courir sur cette uniforme que j'ai furieusement envie de défaire.
crackle bones
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Bucky ♦ Steve

Snake Eyes
M
a berline s'arrête sur le parking des visiteurs, après avoir passé les contrôles de sécurité habituels, et je m'approche de l'entrée de service, un peu cachée, différente de celle pour les visiteurs et celle pour les officiels. Je suis un habitué après tout, et je fais partie des meubles. Je traine mes basques ici depuis que j'ai six ans après tout. Je me présente devant les deux gardes qui font le pied de grue à la petite porte, et écarte les mains pour la fouille au corps réglementaire. Mon sac passe aux rayons X, et un agent vérifie rapidement ma tablette avant d'avoir l'autorisation de pénétrer dans la partie privée de la Maison Blanche.

Bonjour agent Davies.
Bonjour monsieur Rogers.
Alors, comment va-t-il aujourd'hui?
Il est sorti tard hier soir et a dormi jusque tard dans la journée. Mais il est réveillé.
Parfait, merci.


Pour la majorité des personnes dans le monde, la Maison Blanche est le siège du pouvoir. La demeure du président des Etats-Unis. Pour moi, c'est avant tout l'endroit où habite mon meilleur ami. Mon Buck, le fils du président. Lui que j'ai connu alors que je devais avoir cinq ou six ans, pendant un de ces repas assommants auquel mon père, l'amiral de la flotte, le chef de toute la Navy était convié. Et immédiatement on est devenus inséparables, même si ça a pas toujours été facile de nous voir avec les agendas hypra remplis de nos deux familles. On a grandi ensemble, à survivre dans ce monde de dingue que sont les hautes sphères de la politique américaine. Et encore j'ai eu de la chance. Même très pris, mes parents ont toujours su prendre du temps pour moi. Pas comme ceux de Buck, qui le trimballaient comme un paquet de linge sale ou qui le confiaient aux gardes du corps. Et là, je profite d'une semaine de permission entre mes deux semestres pour aller passer du temps avec lui.

Je souris comme un idiot alors que l'agent me conduit jusqu'à sa porte, précaution totalement inutile parce que je connais cette immense bâtisse comme ma poche et je saurai m'y repérer les yeux fermés. Il me laisse face à Rumlow, le  chef de l'escouade affectée à la sécurité de Buck, un connard fini que j'ai jamais pu encadrer, froid comme la Sibérie.

- Agent Rumlow.
- Rogers.


Rien de plus avec lui. Il pivote et toque à la porte pour le prévenir que je suis là, avant que la voix de Buck, cassante comme du papier de verre, qui lui ordonne de me laisser entrer. La porte s'ouvre. Nouveau commentaire avant que la porte se referme derrière moi en un soupir. Et je vois. Ce sale petit con et prétentieux pour qui faire la une des tabloïds est un sport national. L'enfant chéri de l'Amérique. L'amour de ma vie. Et personne ne le sait à part ma mère, qui a vite vu clair dans mon jeu, à lui lancer des regards enamourés depuis que j'ai l'âge de comprendre ce concept. Et là, pour une semaine, je vais pouvoir profiter de lui, passer du temps avec lui, juste tous les deux, à rattraper les quatre derniers mois qu'on a passés sans se voir. A cause du scandale qu'il a fait la première et dernière fois qu'il est venu me rendre visite à l'académie. Et je me sens fondre en voyant le sourire radieux qu'il m'accorde quand il me voit enfin. Le genre de sourire qu'il n'accorde qu'à moi. Un vrai sourire. Pas un sourire de couverture de magazine. Ou un de ces sourires qu'il décroche quand il a repéré sa proie et qu'il va passer à l'attaque.

Je laisse retomber mon sac sur le sol et ris doucement en l'entendant m'accueillir.

Moi aussi je suis content de te voir, petit con!

Et je l'attire contre moi pour l'embrasser avec passion, maintenant qu'on est juste tous les deux, sans risquer que quelqu'un nous surprenne. Pendant de longues secondes je quitte pas ses lèvres avant de murmurer, mon front contre le sien.

Tu m'as tellement manqué... J'étais dingue...

Je reviens prendre ses lèvres avant de sourire comme un con, mon coeur emballé dans ma poitrine.

Alors, dis-moi ce que t'as prévu pour les quelques jours que je vais passer avec toi...


GleekOut!
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Dim 5 Juil - 14:09

Snake Eyes
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Son rire fait courir un léger frisson sur ma peau, alors que subitement, je me sens… Mieux. Comme si un poids venait de se retirer de ma poitrine, comme si d'un coup je revenais à la vie. Il a ce pouvoir merveilleux de me faire revenir parmi les vivants d'un simple sourire. Quand il est là, j'ai l'impression d'exister, de ne pas être une simple ombre qui pourrait menacer de disparaitre, une chose sans importance que l'on pourrait effacer d'un simple revers de la main, une illusion qu'il suffit d'ignorer pour la voir s'envoler. Son sac retombe au sol alors qu'il s'approche, m'assurant qu'il est heureux de me revoir. Je me permets un rire. Mon Steve. Mon seul et unique. La seule personne que j'ai envie de voir dans ce monde, la seule personne que j'ai peur de décevoir, que j'ai peur de voir partir, s'éloigner de moi. A chaque fois, j'aimerais lui dire de rester ou de m'emmener avec moi… Mais à chaque je n'ose pas, connaissant sa réponse. Je sais qu'il ne veut pas. Qu'il ne veut pas avoir à me supporter tout le temps. Parce que personne ne peut. Médicaments ou pas, drogue ou pas… Une semaine c'est tout ce qu'il peut supporter. Après comme tout les autres, il est fatigué, il a besoin de s'éloigner pour que je lui manque à nouveau.

"Sale con…"

Un sourire se glisse sur mes lèvres alors qu'il vient m'embrasser, ses bras m'enlaçant sans le moindre mal. Une de mes mains vient se perdre dans sa nuque alors que pendant de longues minutes, nous n'échangeons que de longs baisers passionnés. Parce qu'ici on sait que l'on a pas à se cacher du reste du monde, que l'on peut ouvertement se rouler des galoches sans à craindre qu'on se fasse attraper par un connard de journaliste ou même par mes parents. Ici… Tout les deux, on est en sécurité. Loin du reste du monde. Loin de tout. Tout ce qu'on a c'est l'autre. Rapidement mes mains quittent sa nuque, préférant se perdre sur son uniforme que j'ai furieusement envie de défaire. Puis lentement il se recule, venant poser son front contre le mien.

"Oh je sais… Mais tu sais qu'on pourrait se voir plus souvent si tu me laissais venir jusqu'à Annapolis…"

Je ronronne presque ça contre ses lèvres, les mordillants doucement alors que mes doigts tracent des cercles sur le tissu de son uniforme. Je sais ce qu'il va me répondre. Que ce n'est pas possible, que suite à ma dernière visite, il n'est pas question que je remette les pieds là-bas. Ses lèvres reviennent se poser sur les miennes et l'envie de simplement le pousser contre le mur et de me mettre à genoux. De défaire sa ceinture et de lui offrir ce que nous n'avons pas eu pendant quatre mois… Oh même si de temps à autres il me demande de lui envoyer quelques photos de moi à poil… Je sais que ça n'a pas dû lui suffire. Et je sais que c'est généralement la première chose qu'on fait lorsqu'on se retrouve. Se sauter dessus. Alors quand ses lèvres quittent les miennes pour me demander ce qu'on fait, je soupire doucement, presque tenté de lui dire qu'on s'en fout, qu'on pourra toujours en parler après le sexe. Mais je vois à son regard que je ferais mieux de répondre. Je dépose un rapide baiser sur ses lèvres.

"Hmm… J'avais dans l'idée qu'on ne quitterait pas cette chambre et qu'on copulerait pendant une semaine entière…"

Un rire m'échappe quand je vois sa tête.

"Je plaisante, je plaisante… Pour ce soir je nous ai réservé un restaurant… Tu te souviens le japonais qui te faisais de l'oeil ? J'ai réussis à nous avoir une table. Et ensuite… On a une petite soirée chez Tasha… Et le reste… On verra demain. On a que dix minutes avant d'y aller… Va falloir te changer rapidement Stevie… Sinon on va être en retard…"

Je croise à nouveau son regard, un sourire terriblement insolent sur les lèvres. Lentement je commence à défaire  le col de son uniforme, le poussant jusqu'au lit. Dix minutes, c'est juste suffisant pour ce que j'ai envie de faire. Et même si on est en retard ? Quelle importance ? J'ai besoin de lui, de le sentir contre moi. Maintenant. Je n'ai pas envie d'attendre ou quoi, j'ai besoin de lui. Au point que cela en est presque douloureux. Je termine de défaire le haut de son uniforme, appréciant de retrouver sous mes doigts cette peau qui est capable de me faire perdre tout bon sens. Mes lèvres se perdent dans son cou alors que je marque sa peau de mes dents soupirant contre sa peau délicieusement tiède. Steve a toujours réussis à me mettre dans cet état là, dans cet état de presque manque qui m'effraie tant. L'embrasser, le toucher, goûter sa peau sur ma langue, c'est presque comme une drogue. Mon corps entier le réclame. Mon coeur aussi. Tout mon être ne demande qu'à être dans ses bras, à l'entendre me dire qu'il est là pour moi, qu'il me tient, à sentir ses lèvres sur les miennes, ses doigts se perdre sur ma peau. J'ai besoin de sentir tout ça. Juste pour me rassurer, pour me dire qu'en effet, je ne le dégoûte pas, que lui tient vraiment à moi, qu'il sera toujours là. Il n'y a que dans ses bras que je me sens, que je me sens en sécurité… Alors oui, j'ai besoin de le sentir frissonner sous mes doigts, avoir envie de moi. C'est même mieux si il a terriblement envie de moi.

Seulement alors que je sens que je commence à peine à le mettre d'humeur à me sauter, voilà que quelqu'un toque à la porte. Un grondement agacé m'échappe alors que j'embrasse Steve à pleine bouche, mes doigts depuis longtemps perdus sur son torse. Je tente de l'ignorer, ne quittant pas les lèvres de Steve alors qu'on frappe une seconde fois à la porte.

"Allez vous faire foutre.
- Monsieur… La voiture est prête, nous vous attendons.
- Qu'est-ce que t'as pas compris dans le "Va te faire foutre ?"
- Vous risquez juste d'être en retard dans votre planning, Monsieur.
- Rien à foutre. Laisse-moi maintenant, je te sonnerais quand j'aurais besoin d'un casse-couille professionnel."

Je sais que je vais regretter ses mots. Qu'il me les fera payer d'une façon ou d'une autre. Mais tant pis, tant que je suis avec Steve… Je suis en sécurité. Rien ne peut m'arriver.
crackle bones
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Dim 5 Juil - 21:50
     

Bucky ♦ Steve

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'ai du mal à arrêter de l'embrasser, à le laisser quitter mes bras. C'est à peine si je le laisse reprendre son souffle entre deux baisers fiévreux. Enfin. Enfin je te retrouve. Enfin tu es là, à l'endroit que je ne voudrais jamais que tu quittes, mes bras. Quatre mois. Quatre mois sans te voir, quatre mois sans t'embrasser, quatre mois sans simplement entendre ton rire ou voir ton regard. Maintenant tu es à moi, maintenant je te lâche plus. Buck. Mon Buck. Mon crétin arrogant et superficiel qui ne pense qu'à sortir et à faire la fête. Et le type adorable qu'il sait être quand il est avec moi, loin des regards, loin des flashs des paparazzis et de la foule. J'ai toujours été surpris à quel point il y avait deux Buck. Celui qu'il montrait au monde, et celui qu'il ne gardait que pour moi. Et c'est lui que je tiens contre moi. J'aimerais. J'aimerais tellement le voir plus mais c'est impossible. Parce que la première fois qu'il est venu me voir, alors que j'étais heureux comme un gosse un matin de Noël, à l'idée de passer le week end avec lui, de lui montrer la ville et tout... Mais quelques heures à peine après son arrivée, tout est parti en vrille. Il était défoncé, et j'ai eu la mauvaise idée de l'emmener dans un bar, pensant qu'il tiendrait quand même la route. Sauf qu'il a bu, en plus. Et qu'il a cherché des emmerdes à un mec. Enfin, ça a fini en baston générale, et moi j'ai eu un avertissement de conduite alors que j'y étais pour rien. C'est pour ça que je veux pas qu'il revienne me voir, au point que ça me torture, mais c'est une bombe à retardement par moments, et je peux pas me permettre de ruiner tous mes espoirs de carrière parce qu'il aura décidé de faire des conneries pour passer le temps. C'est dur, très dur, mais c'est comme ça.

Alors je me rattrape, je me rattrape dès que je peux faire les deux heures de route qui m'amènent jusqu'à Washington, jusqu'à lui. Et je fais le plein. Le plein de son odeur, de son rire, ses vannes de merde, et... de moments tous les deux. Je me retiens de soupirer quand il remet sur le tapis le fait qu'il me manquerait moins s'il pouvait venir me voir, et je continue à lui sourire, un peu plus tristement, tout en lui caressant la joue.

Près de toi je peux pas bosser... Et... rappelle-toi la dernière fois... J'ai juste pas envie que ça se reproduise, je risque trop gros.

Je l'embrasse à nouveau, reprenant ses lèvres encore et encore avant de m'interrompre pour lui demander ce qu'il avait prévu pour nous dans les jours à venir. J'éclate de rire quand il m'annonce le plus sérieusement du monde qu'une semaine de sexe est au programme, avant de montrer qu'il se fout de moi en me parlant d'un restau et d'une fête. Je hoche rapidement la tête. Il ne sait pas que... même si entre nous c'est spécial, j'ai jamais eu quelqu'un d'autre que lui. Il a été mon premier. Mon seul. Alors que lui s'est envoyé en l'air avec une bonne partie de Washington. Et il ne s'en cache pas. Pour lui la vie est un verger et il cueille celui ou celle qui lui fait envie. Et il m'en parle, même, sans se poser de questions, comme s'il me parlait de la pluie et du beau temps, sans se douter une seconde qu'à chaque fois mon coeur se brise un peu. Parce que moi je l'aime. Je l'aime comme un con, et malgré le fait que je pourrais le détester pour bien des trucs, je l'ai dans la peau. C'est mon meilleur ami. Mon Buck. Lui qui me voit comme son meilleur ami avec qui il passe du bon temps, et c'est tout. Mais j'ai jamais rien dit. Parce que je sais qu'il est pas du genre à se poser, qu'il est pas du genre... fidèle. Alors je préfère prendre ce qu'il me donne, avoir cette place spéciale mais pas unique. Savoir qu'il couche à gauche et à droite alors qu'on s'est rien promis, plutôt que d'être "avec" et d'apprendre qu'il m'a trompé. Là j'y survivrai pas.

Oh tu me bichonnes dis-donc! Et ça fait un bail que j'ai pas vu Tasha la belle...

J'ai à peine le temps de finir ma phrase qu'il me jette le regard d'un gosse qui se retrouve face à un paquet de bonbons, surtout que je sais qu'il adore, mais adore vraiment cet emballage. Mon uniforme. Qui étrangement lui fait un effet de dingue. Et je vais pas m'en plaindre. Mon souffle s'accélère quand ses doigts fins viennent déboutonner le col, et encore plus quand il me fait lentement reculer jusqu'à son immense lit à baldaquin. Et mon coeur s'emballe quand il y grimpe à son tour et qu'il rampe sur moi, ôtant ma chemise et venant caresser mon torse. Dieu qu'il se met à faire chaud tout d'un coup ici... Et le sentir simplement contre moi après tout ce temps me rend fou. Buck... trois ans qu'on a sauté le pas, qu'on est devenus plus que des meilleurs amis, et ça continue de me faire autant d'effet. Je murmure doucement son prénom alors que mes doigts glissent sous son tshirt de créateur en l'attirant plus près. Beaucoup plus près.

Sauf qu'on est interrompus par des coups frappés à la porte, et Buck répond avec sa hargne habituelle envers ses gardes du corps. Je grimace un peu quand j'entends la façon dont il lui parle, et j'attrape son menton entre mon pouce et mon index.

Buck... il fait juste son boulot... Relax...

Je lui souris, venant lui mordiller le lobe de l'oreille avant de me redresser.

On fera ça quand on rentre t'en fais pas. Et je te tiendrai éveillé touuute la nuit. Je te ferai gémir, je te ferai crier, je te ferai supplier, et je te laisserai tranquille seulement quand le soleil se lèvera... Allez laisse-moi me changer!

Je le repousse doucement, m'amusant de son air de sale gosse contrarié, alors que je m'avance vers mon sac et que j'en sors un jean et une chemise. Jean qui est assez large pour cacher l'effet qu'il a provoqué chez moi en me sautant dessus. Je passe rapidement la main dans mes cheveux pour me recoiffer avant de me tourner vers lui.

Je suis prêt. On y va?

Et je viens lui voler un dernier baiser avant qu'on sorte et qu'on se dirige vers la limousine.


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Lun 6 Juil - 20:55

Snake Eyes
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Je fronce les sourcils quand je le sens attraper mon menton entre son pouce et mon index, le forçant à le regarder. Ses mots me font grincer des dents alors que je me dégage d'un mouvement de tête. Me regarde pas comme ça. Je sais que tu ne supportes pas mon comportement avec eux, mais tu ne sais pas ce que c'est d'être enfermé toute la journée dans cette putain de pièce, avec interdiction de sortir et eux pour gardiens, crois-moi… Tu ne serais pas tendre avec eux. Seulement je déteste lire cette espèce de désapprobation dans son regard, comme si il était déçu de me voir ainsi. Bah quoi Stevie ? T'as du mal à réaliser que je suis réellement comme ça ? Que je ne suis pas que charme et sourires ? J'aimerais l'être pour toi, pour ne pas te voir disparaître comme les autres, mais je n'y peux rien, je suis ainsi. Désagréable, arrogant, insolent… Je crache presque ma réponse entre mes dents alors que je continue de me perdre dans ses deux grands yeux bleus.

"Non. Ils prennent un malin plaisir à me pourrir la vie. Lui comme les autres."

Il tente un sourire qui me calme et je fonds en sentant qu'il vient mordiller le lobe de mon oreille. Sauf que je n'ai pas le temps de revenir poser mes mains sur son corps qu'il se redresse, me faisant gentiment comprendre que pour la baise, va falloir attendre. Je ronchonne contre ses lèvres alors qu'il me promet qu'une fois qu'on reviendra de la fête chez Tasha, il me tiendra éveillé toute la nuit, à me faire crier, gémir, hurler jusqu'au lever du soleil. Je hausse un sourcil, pas franchement convaincu. Mes doigts continuent de se perdre sur les boutons de son uniforme déjà bien défait.

"Tu sais… Je pourrais t'aider à te changer… Suffirait que tu me laisses faire…"

Un sourire insolent se dessine sur mes lèvres alors que le bout de mes doigts effleurent rapidement sa peau. Allez. Je sais que t'en as envie. Je le sens, je le vois. Autant dans tes yeux que dans ton pantalon. Tu me veux Steve. Alors pourquoi ? Tu veux qu'on savoure ça ? Qu'on attende le bon moment ? Je ne nous savais pas si romantique, peut-être parce que ce n'est pas notre genre. Enfin, peut-être… Mais d'une façon bien étrange. Nos étreintes ont beau être parfois un peu sauvage, tout reste tendre au final, autant que ça peut l'être entre nous. Vaincu je me laisse repousser docilement alors qu'il se glisse hors du lit, s'approchant de son sac dont il tire un jean et une chemise. Je hausse un sourcil alors que je m'allonge sur le lit, tirant mon téléphone de ma poche.

"T'as sérieusement intérêt à te rattraper cette nuit…"

Sans même lever les yeux vers lui, je commence à taper sur l'écran tactile de smartphone alors qu'il se change face à moi sans la moindre pudeur. Après tout… C'est pas comme si on c'était pas vu un bon millier de fois à poil. Alors juste en caleçon… A  part me confirmer qu'il a la trique… Un sourire se dessine sur mes lèvres.

Étonnant mais on risque d'être à l'heure ce soir, mets la vodka au frais chérie.

Moins d'une minute après que j'ai envoyé ce message à Tasha, voilà que je le sens vibrer entre mes doigts et je ne peux retenir un sourire.

Quoi ? Vous avez réussis à faire ça plus vite que d'habitude ou vous êtes devenus subitement chastes ?
La vérité ? J'attends qu'on soit chez toi, juste pour le sauter dans ta chambre.
Je te parie un restau', que tu tiendras pas.

Tenu.
Alors je dirais… Vendredi prochain, dans le restaurant italien le plus cher que tu connaisses.

Je quitte des yeux mon téléphone au moment où il m'annonce qu'il est prêt. Je hausse un sourcil, ne me gênant pas plus que ça pour pour le reluquer. Ouais. Uniforme ou pas… J'ai toujours autant envie de lui. Je passe ma langue sur mes lèvres alors que je quitte le lit, venant me planter face à lui. Dieu du ciel Steve… J'ai furieusement envie de la retirer avec les dents, de le plaquer contre le mur et de laisser mes lèvres se perdre dans son cou. Juste pour sentir le goût de sa peau sur ma langue. Je plante mon regard dans le sien alors qu'un sourire carnassier se dessine sur mes lèvres.

"Eh bien, eh bien…"

Ma main se glisse entre ses jambes, effleurant doucement la bosse qu'il tente de cacher dans son jean quelque peu large. Pas à moi Roger. Lentement je commence à le caresser au travers de son pantalon, mes lèvres effleurant les siennes, alors que je ronronne contre celles-ci.

"C'est qu'on a la trique Rogers… T'es sûr que tu veux pas que je m'occupe de ça maintenant ? Ça t'ouvrira l'appétit j'en suis sûr. Je pourrais te sucer rapidement… On a encore dix minutes après tout…"

Mon regard se perd dans le sien, avant qu'il ne vienne simplement déposer un baiser sur mes lèvres. Oh non. Pas comme ça mon grand. Je me recule avec un sourire avant de sortir, sentant sur nos pas Rumlow, Barton et Wilson. Et ça m'agace. Parce que j'aimerais que pour une fois, aucun des trois ne soient là. Que pour une fois je ne puisqu'être avec Steve. Mais c'est trop demandé. Sans un regard ou un remerciement pour les trois agents, je m'engouffre dans la limousine, laissant Steve me rejoindre. J'attends qu'on ait démarré pour revenir me glisser contre lui, revenant mordiller son oreille et son cou alors que mes mains caressent son torse au travers de sa chemise.

"Alors… Si on reprenait ce qu'on était en train de faire ? On a quelques minutes de trajet à faire… Et tu sais que je ne suis pas du genre à être patient. Ce soir me semble bien trop loin."

Je viens doucement mordre ses lèvres alors que mes doigts descendent jusqu'à sa ceinture que je défais rapidement. Mes doigts se glissent et le caresse au travers de son caleçon, alors que mes lèvres viennent chercher ardemment les siennes. Allez… Avoue-le… Supplie-moi, cède-moi.
crackle bones
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Mar 7 Juil - 14:49
     

Bucky ♦ Steve

Snake Eyes
D
is-toi que ça doit autant les faire chier de jouer les babysitter de service pour toi que toi de les avoir aux basques. Non?

Je souris en voyant son regard de sale gosse à deux doigts de bouder alors que je calme son attaque aussi rapide que torride. Roh Buck... si tu savais. J'ai connu que toi, toi et aucun autre, et tu arrives encore et encore à me mettre dans des états pas possibles. Dingue de toi sans pouvoir te l'avouer, parce que j'ai trop peur que tu te moques de moi. Que tu te mettes à te marrer en disant que je suis une princesse Disney, ou je sais quelle autre connerie dont t'es capable. T'imagines pas à quel point je t'ai dans la peau... et comme c'est dur de te résister... Avec la volonté d'un moine tibétain je repousse ses avances alors que tout mon corps me hurle de déchirer se tshirt qui est de trop, et descends de son immense lit pour aller me changer, pendant que lui pianote sur son portable dernier cri. Je lui jette un coup d'oeil en refermant ma boucle de ceinture.

Tasha?

Tasha... la belle, l'incendiaire Tasha. La fille unique de l'ambassadeur russe aux Etats-Unis. Une des plus belles filles que je connaisse, drôle, piquante, danseuse classique formée au Bolchoï dont le nom commence à se faire connaître autant dans les tabloïds pour y apparaître bien souvent au bras de Buck, que dans le monde de l'art. Ca doit bien faire dix ans qu'on la connaît... Et je suis content à l'idée de pouvoir partager un peu de temps avec elle. Je souris en coin quand je lui annonce que je suis prêt et que je le vois lever les yeux vers moi et que son regard devienne carnassier. Trois ans et à chaque fois je lui fais autant d'effet que lui m'en procure. C'est quasi animal sans que je puisse me l'expliquer. Il collectionne les coups d'une nuit, et encore pour lui, une nuit et on pourrait déjà parler de relation longue, mais c'est entre mes bras qu'il revient. Encore et encore. Je le suis du regard quand il s'approche de moi, et que, sans aucune gêne, il vient glisser sa main entre mes jambes, appuyant doucement sur ma trique. Je soupire, gardant mon regard dans le sien.

Tu serais terriblement vexé si t'arrêtais de me faire de l'effet, tu le sais bien...

Je l'embrasse, mordillant ses lèvres, mes mains glissant sur ses fesses alors que je soupire à nouveau en entendant sa proposition. Même ça, rien qu'à me susurrer des saloperies il me rend dingue. Et de profonds frissons dévalent ma colonne.

Ah nan... j'ai envie de prendre le temps... de te faire tout un tas de trucs que t'adores... En dix minutes on a à peine le temps de se galocher proprement...

Je le repousse doucement, autant parce qu'on nous attend que parce que je risque vraiment de pas résister, et dans ce cas-là je le laisse plus sortir avant demain matin. Il vaut mieux filer maintenant que c'est encore possible... Un dernier baiser et j'inspire profondément avant d'ouvrir, et sourire à notre comité d'accueil. D'ailleurs, deux des trois sont inconnus au bataillon.

Nouveaux hein? Steve Rogers...

Je leur serre poliment la main avant de lancer un sourire en coin à Buck qui fulmine littéralement. Et ça m'amuse tellement de le voir comme ça, énervé parce que je lui ai pas cédé. Mais ça en sera encore meilleur plus tard... On n'échange pas un mot jusqu'à arriver à la limousine et la portière a à peine le temps de se refermer qu'il revient déjà me sauter dessus. J'avoue que ça m'excite autant que ça m'amuse, de sentir ses doigts me caresser, s'installant déjà sur mes genoux. Bon sang... Je ferme les yeux quelques secondes, soupirant en sentant ses lèvres et ses dents contre mon oreille alors que mon pantalon se tend à nouveau. Je résiste quelques secondes, déglutissant lentement, avant d'abandonner.

T'es diabolique Buck. Un foutu démon... Je te préviens que ça va être rapide et sauvage...

Je l'attrape par les cuisses pour l'installer à cheval sur mes genoux, et mes mains viennent virer ce tshirt vraiment trop envahissant avant de se poser sur ses hanches. Je me penche pour embrasser lentement son torse, pendant que mes mains caressent sa peau, glissant des hanches à ses reins.

J'espère que t'as ce qu'il faut...

Après tout, c'est de loin pas le lieu le plus inhabituel où on s'est envoyés en l'air. On est passés par le bureau ovale pendant un orage où il y avait une panne de courant. Sans compter des ambassades. Mais un de nos plus beaux exploits reste quand même Air Force One... alors que nos parents étaient à l'intérieur, en plein vol. Mon dieu faites que ma mère ne l'apprenne jamais... Et je me perds dans mes caresses, à le toucher, l'embrasser, venant mordiller ses tétons alors que je le sens commencer à bouger contre moi. Tout contre moi...


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Mer 8 Juil - 10:02

Snake Eyes
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C'est triste à dire, et encore plus à avouer, mais le voir céder à la moindre de mes avances, c'est tout ce que j'ai. C'est bien la seule chose dans ce monde qui me rassure, qui m'assure que je suis d'une certaine façon, encore désirable. Je sais que je me perds dans les bras de bien des amants, sans être vraiment regardant sur leur âge, leurs prénoms ou ce qu'ils peuvent faire dans la vie. Je les enchaîne en m'imaginant par moments. qu'ils sont Steve, à me dire quand certains me prennent un peu trop sèchement que non Steve ferait attention à moi que lui déposerait de tendre baisers sur mes lèvres pour contrebalancer la violence de ses coups de reins. Que lui ne me surnommerait pas salope alors qu'il me prend comme la dernière des traînées. Que lui ne gémirait pas en russe à mon oreille. Je me perds dans leurs bras pour tromper son absence, parce que je suis faible et que je sais qu'un jour, je devrais accepter le fait que tout ceci aura une fin. Qu'il ne supportera plus ma présence. Ou alors la vrai raison derrière cela c'est que j'essaye juste de faire taire quelque chose en moi ? Sûrement. Ma mère m'a une fois demandé pourquoi je buvais autant, m'assurant que ce n'était pas bon pour les nombreux régimes qu'elle me fait suivre. La seule réponse qui avait traversé mes lèvres c'était qu'il y avait en moi des choses que j'avais besoin de tuer. Des choses que je devais faire taire.

Alors sur ses genoux, je commence à le caresser, à laisser mes lèvres se perdre sur sa gorge que, ne pouvant que sourire quand je le sens être de nouveau à l'étroit dans son caleçon. Il ne peut pas me résister. Personne ne peut. Chose qu'il se permet de me faire remarquer alors qu'il me cède enfin. Un démon. C'est peut-être bien ce que je suis. Un monstre qui salit et corrompt tout ce qu'il touche. Une créature qui ne devrait même pas avoir le droit de le toucher, ou de l'approcher. Si tu savais Steve, si tu savais… Je devrais arrêter d'être égoïste, je devrais arrêter de vouloir te garder avec moi… Je sais que je suis nocif pour toi, que je suis une apocalypse à retardement qui un jour va détruire ta vie. Seulement je ne peux pas supporter de le voir me quitter, l'idée même me rend malade. Il est la seule raison pour laquelle je suis encore ici. La seule.

"C'est tout ce que je demandais…. On s'en branle de la tendresse."


Il attrape mes cuisses alors qu'il m'installe sur ses hanches, me débarrassant de mon T-shirt qui atterrit sur le sol de la limousine. Un sourire se glisse sur mes lèvres alors qu'il commence à embrasser mon torse, laissant ses mains dévaler le long de mon corps, atterrissant sur mes hanches pour mon plus grand plaisir. Doucement je me cambre, laissant mes mains se perdre entre ses cuisses, baissant furieusement son caleçon et son pantalon. Je pourrais prendre le temps de le déshabiller proprement, mais nous n'avons pas le temps pour ça. Je soupire doucement avant d'avoir un rire quand il me demande si j'ai ce qu'il faut.

"Toujours, toujours…"

Un léger gémissement m'échappe alors qu'il vient mordiller autant ma peau et mes tétons, ses mains embrasant littéralement ma peau. Bon sang Steve… Tu vas me tuer, tu vas juste me tuer… Lentement je commence à onduler des hanches contre lui, pressant mon bassin contre le sien. Un soupir de frustration m'échappe alors que ses mains viennent lentement défaire les boutons de mon jean, découvrant avec surprise que je ne porte pas le moindre sous-vêtements. Un sourire m'échappe tandis que je roule des hanches contre sa main qui me prodigue déjà des caresses bien fiévreuses.

"Steve… Steve…"

Je murmure son prénom, revenant chercher ses lèvres, les mordillants alors que j'ouvre un peu sèchement sa chemise et que mes doigts viennent maltraiter sa peau. Mes soupirs se font plus important alors qu'il continue de me mettre au supplice. Je viens griffer sa nuque entamant déjà un mouvement indécent, venant mordiller son oreille. Puis au bout de quelques longues secondes, je finis par me débarrasser de mon pantalon, suffisamment du moins pour qu'on puisse s'envoyer en l'air. Ses mains viennent sur mes fesses pour me rapprocher de lui et un soupir m'échappe. J'en ai déjà marre d'attendre. Je veux simplement le sentir en moi, sentir son corps se presser contre le mien et alors que nos ébats se feront violent et impatient, je veux qu'il m'embrasse comme si j'étais le seul. Le seul qui compte. D'un geste impatient je viens chercher une capote que je glisse entre ses doigts. Allez, allez… Je ne quitte pas ses lèvres alors qu'il l'enfile lentement, soupirant d'impatience, gémissant lentement contre ses lèvres tandis que d'un lent coup de reins il me prend. Mon dos se cambre délicieusement alors que sans attendre il commence à bouger contre moi, m'arrachant de longs soupirs qui rapidement deviennent de longs gémissements.

*

"Encore… Attendez…. Faite… Le tour du quartier une… Une fois de plus…"


Un autre gémissement m'échappe alors que Steve mord mon cou. Putain… Pas si fort. Pas si fort… Je tente de me faire taire le moindre de mes gémissements alors que ce salaud continue inlassablement de bouger en moi. Mes ongles griffent ses épaules et je ne peux que gémir entre mes dents son prénom.

"Oh mon dieu, oh mon dieu… Steve…"

Je gémis cela entre mes dents alors que ses mains à lui se referment un peu plus sur mes hanches qu'il maltraite, déposant sur ma peau de tendre baisers, soupirant gravement mon prénom. Et quelques minutes plus tard, je finis par venir tout contre lui.

*

"Tu vois qu'on avait le temps avant le restaurant."

Je lui adresse un sourire alors que je renfile mon T-shirt, posant un rapide baiser sur ses lèvres. Je le laisse se rhabiller alors que je me penche vers la cabine du conducteur, tapant sur la vitre sans teint qui nous sépare.

"Eh. On a faim. Déposez-nous au restaurant. On a une réservation je vous rappelle."

J'attrape mon téléphone et envoie un rapide message à Tasha, lui indiquant que je passerais la prendre vendredi prochain vers sept heures. Je pousse un soupir alors que je jette un rapide regard à Steve, venant l'embrasser à nouveau. Je caresse distraitement sa joue, non sans un sourire. Ça me rassure du coup. Que tu sois toujours là, que tu me rendes un sourire d'une tendresse que je ne peux voir que chez toi. Tu es le seul à me regarder ainsi et quand je croise ton regard, j'ai parfois l'impression d'être la personne la plus importante de cet univers. Et il est bien le seul à me donner cette impression. Il est le seul à me regarder ainsi. Le seul pour qui je suis important. Je passe ma langue sur mes lèvres alors que la voiture s'immobilise. Je viens lui voler un dernier baiser avant de sortir. Une fois dans le restaurant, je laisse le serveur nous guider jusqu'à la table que j'ai réservé avant de venir lentement murmurer à son oreille.

"Installe-toi et commande de quoi boire, je dois passer au toilettes… Je te retrouve rapidement."
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Jeu 9 Juil - 23:01
     

Bucky ♦ Steve

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J
e l'aime. Je l'aime ce con. J'aime son côté tête brûlée, qui aime faire des conneries et qui me fait un peu sortir hors de sentiers tirés au cordeau de l'académie. Avec lui, c'est ici, maintenant, sans réfléchir. Dans le bon comme dans le mauvais. C'est lui qui a toujours des idées de dingue dans des endroits et des situations plus improbables les unes que les autres. Comme mettre le feu à la perruque du secrétaire d'état à l'armement, ou s'arranger pour que la robe bien trop serrée de la gestionnaire du Guggenheim prenne un peu de libertés. Et ça allait aussi dans ce domaine-là, où c'est toujours lui qui lançait les réjouissances dans les pires endroits, alors que moi j'aurais même pas pensé à ça. Air Force One. La piscine. Je sais pas combien d'ambassades et de bâtiments officiels, pendant je sais pas combien de galas et d'évènements mondains. Il m'a toujours fait rire. Même si ces dernières années ses délires étaient bien trop souvent teintés de tout un éventail de dopes, et que virait parfois au malsain ou au dangereux. Là, c'est juste ce qu'il faut d'excitant et d'aventureux après une semaine d'entraînements et de cours. Le retrouver lui, dans une limousine qui roule au beau milieu des rues de Washington.

Et après l'avoir laissé mariner, l'avoir repoussé dans sa chambre, je cède. Je cède à son regard implorant, à ses mains sur ma peau, à son souffle à mon oreille et aux promesse qu'il m'y susurre. Mon Buck. Mon seul et unique. Mon amour. Et la morsure du désir me griffe les reins. J'aime quand il me supplie. J'aime quand il m'allume, parce que dans ces moments-là j'ai l'impression d'être le seul, l'unique. Mais ça, échanger nos souffles, cueillir nos gémissements, se toucher, s'embrasser, n'est jamais qu'une parenthèse de quelques heures, ou de quelques jours si notre emploi du temps le permet. Qu'une fois parti, il fera la même chose, lancera les mêmes regards, suppliera de la même manière celui ou celle sur qui il aura jeté son dévolu. Et il les aura. Parce qu'il obtient toujours ce qu'il veut. Je prends juste ce qu'il veut me donner... alors qu'il se doute pas une seconde de tout ce qu'il représente pour moi.

Nos couches de vêtements tombent les unes après les autres, d'abord son tshirt, qui libère son torse que je caresse avec envie, sans le quitter du regard. T'es beau petit con. T'es beau et tu le sais. Tu sais que t'es l'enfant chéri de l'Amérique, son grand garçon dont le beau sourire fait oublier les dernières unes des magazines people, celui qui est sur les murs de la chambre de milliers de midinettes en chaleur et de gars qui glissent leur main dans leur pantalon en le regardant épinglé au mur. Tout le monde se l'arrache, et pour l'instant c'est moi qu'il veut. Je le vole aux paparazzis, aux foules, aux obligations. Là, il est à moi. Je pose mes mains sur ses fesses alors qu'il commence à rouler des hanches contre moi, mes lèvres se perdant sur sa peau chaude, mais à mesure que les secondes passent, je remarque que ses côtes ressortent un peu plus que la dernière fois. Que les os de son bassin sont encore plus pointus. Avec son rythme de vie, s'il continue comme ça, il va vraiment finir par y passer... Et je commence à être de plus en plus inquiet pour lui, entre ses conneries, son style de vie, et surtout, son état de santé...

Enfin il sera toujours temps de lui en toucher un mot, mais pas maintenant. Non. Pas maintenant. Je ne veux pas tout ruiner à avoir une énième engueulade qui plomberait la soirée, où il me traiterait de vieux, de boy scout, et me cracherait d'aller me faire foutre et de trouver un autre boy scout pour coucher avec si j'étais pas content d'être avec lui. Non, j'ai vraiment pas envie de ça ce soir. Petit à petit son bassin glisse de plus en plus près du mien, contre le mien même, et ma respiration se fait plus lourde, et mon jean plus serré. La vache... mes mains font sauter les boutons de son jean, et je hausse un sourcil en constatant qu'il...y a rien en-dessous. Du Buck tout craché. Je souris en faisant glisser le tissu, avant de venir prendre ses lèvres.

C'est tellement la crise que vous deviez faire des coupes dans le budget sous-vêtements? La vache...

Et je ris comme un con avant de poser ma main entre ses jambes, et commencer à me caresser. Une seconde plus tard il a déjà fermé les yeux et il soupire sous mes doigts. Avant qu'il ouvre ma chemise, prenant à peine le temps d'ouvrir les boutons. Et on expliquera comment que je promène chemise ouverte et torse poil? L'époque des boys band imberbes et révolue... Buck est maintenant totalement nu, et moi en jean. Il recommence à bouger, avec un mouvement de hanches pour lequel on peut remercier ses cours de poney quand il était petit, et des soupirs plus profonds s'échappent de mes lèvres alors que le nombre de couches s'amenuise. Quelques secondes plus tard, à peine, et je me retrouve aussi avec mon jean sur les chevilles, tout comme mon boxer, avant que son corps brûlant se colle au mien sans plus aucune barrière.

Tu me rends dingue chaton... vraiment dingue...

Sans quitter mes genoux, sans même desserrer l'étreinte de ses cuisses contre mes hanches, il se penche et attrape une capote que je fais glisser lentement sur mon entrejambe. Ca a pris à peine deux secondes, mais à son regard, on dirait que je l'ai fait attendre un siècle. Et à peine je suis prêt qu'il mordille, soupire contre mes lèvres. Oui. Oui tu vas être à moi... J'attrape ses hanches et le place correctement. Avant de le prendre en un lent et profond mouvement, retenant mon souffle jusqu'à être entièrement en lui, les dents serrées. Impatient et gourmand, voilà ce qu'il est. A peine en lui, il recommence à rouler des hanches, à bouger contre moi, me laissant dépassé par la rapidité et l'intensité de ce qui se passe. Les baises de retrouvailles sont toujours nos plus sauvages...

Je le garde contre moi, une main sur sa hanche, l'autre dans sa nuque, et je souris contre la peau de son cou quand il gémit au chauffeur de faire encore une fois le tour du pâté de maison. J'aime le mettre à genoux comme ça, lui faire presque oublier comment il s'appelle. C'est l'avantage d'être de vieux amants... on sait exactement ce que l'autre aime, et comment aller au but vite et bien. A peine une poignée de minutes plus tard, je l'entends gémir de plaisir et venir contre moi, me faisant venir à mon tour. La vache. C'était juste...c'était juste dingue. Mes bras se  referment sur lui, le gardant contre moi, moi en lui, pendant quelques secondes. Je reprends mon souffle petit à petit alors que ma main le recoiffe gentiment, avant de l'embrasser doucement.

Ca aussi..ça m'avait manqué... Reste contre moi...

Et je le berce quelques secondes avant de le lâcher à regrets. Et comme à chaque fois, il a toujours cette phase où il reste contre moi comme si sa vie en dépendait, avant de reprendre le masque du "je suis Bucky et rien ne m'atteint". J'attrape une serviette en tissu près du seau à champagne pour essuyer mon ventre, avant de remontrer boxer et jean, et de reboutonner la chemise.

Hmm je ne pense pas que trois fois le tour du pâté de maison colle avec le ''on avait le temps''. On doit avoir un bon quart d'heure de retard si c'est pas plus... Et puis... c'est toi qui me voulait, c'est pas de leur faute hein...

Je n'aime pas quand il est chiant envers ses gardes du corps. Le surveiller H24 doit clairement pas être une partie de plaisir, alors autant que les choses se passent bien entre lui et eux. Mais ça, on dirait que c'est quelque chose qu'il arrive pas à intégrer. Il est toujours avec eux comme un roquet contre le facteur... Enfin bon, espérons que ça se passera mieux avec les nouveaux. Je me souviens même plus de leurs noms d'ailleurs... Je rentre ma chemise dans mon pantalon alors que la voiture s'arrête, et j'embrasse Buck avant que la porte s'ouvre, et qu'on retourne dans l'univers où on ne peut pas s'afficher en public... Je remercie le chauffeur avant de le suivre à l'extérieur, et on rentre dans le cadre feutré et élégant du restau. Ca s'annonce plutôt bien. Sauf qu'au moment où on nous amène à notre table, il me dit qu'il file aux toilettes. Je pose ma main sur son épaule pendant qu'il est tout près.

Buck... dis-moi juste que c'est pas pour t'enfiler une de tes saloperies...

Sauf qu'il m'assure que non avec un sourire de celui à qui on donnerait le bon dieu sans confession, et je le laisse partir. Je suis sûr qu'il est parti prendre quelque chose... mais je suis pas sa mère, ni son père; et malgré notre amitié, j'ai aucun pouvoir sur lui. Je me laisse retomber en soupirant sur le siège en bois noir laqué et incrusté de nacre avant de m'essuyer les mains avec la serviette chaude au jasmin qu'on m'apporte. Et je me plonge dans la carte en attendant qu'il revienne.


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Ven 10 Juil - 13:53

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I know you cannot possibly love me. I’m a tangible thing, already broken. But we all want to believe that we can be fixed, and maybe you’ll want to help me with that part.

Sa main se pose sur mon épaule pour me retenir et je comprends que ça ne va pas être aussi simple que je le pensais. Parce que ç ne l'est jamais avec lui. Je croise son regard alors que j'ose lui sortir mon sourire le plus faux. Le genre que je réserve pour mes parents, pour les journalistes ou pour les ambassadeurs et autres sénateurs que je rencontre lors de ses soirées interminables auxquelles je dois participer. Et honnêtement ça me tue, ça me tue parce que Steve est le seul avec lequel je suis honnête, le seul à qui je n'inflige pas ça. Le seul qui sait ce qui se cache derrière cette image du fils chéri de l'Amérique. Et pourtant… Pourquoi je suis là, à croiser son regard, à le soutenir alors qu'un sourire bien trop éclatant pour être honnête orne mes lèvres. Il sait pourquoi je m'éclipse, Steve est loin d'être con ou aveugle. Il sait que je suis rarement sobre et que j'ai toujours quelque chose dans le sang. Mais il ne comprend pas. Il pense que je ne fais ça que pour m'amuser, que pour rendre mon existence plus passionnante, plus palpitante. Je ne sais pas si il a conscient que je ne fais ça que pour tuer une partie de la réalité, tuer une partie de mon être. Si il savait. Si il savait que dans tout ça je ne cherche qu'une destruction pur et dur. Presque irraisonnée. Une simple envie de détruire quelque chose qui nous dégoûte. C'est ça qui me pousse à ça. Quand à ce que je veux tuer… La réponse me semble évidente. Un léger rire terriblement forcé s'échappe d'entre mes lèvres alors que je fais un pas de plus vers les toilettes laissant sa main glisser le long de mon épaule. Ne me touche pas Steve. Pas quand je suis comme ça. Pas quand je suis aussi pathétique.

"Steve, du calme… Je vais simplement me laver les mains et me rafraîchir. Je te retrouve dans moins de cinq minutes."

Un autre sourire se glisse sur mes lèvres. Un autre sourire qui pue un mensonge évident. Et je ne me fais pas d'illusions, je sais qu'au moment où je reviendrais vers lui, nous allons avoir la discussion. Celle qui nous amène forcément à nous engueuler. Et je sais comment ça va finir. Je vais lui dire qu'il peut aussi aller se trouver quelqu'un d'autre à baiser si il n'apprécie pas ma manière de faire… Puis je vais voir dans ses yeux que je l'ai blésé une fois de plus, je vais m'en vouloir et de là… Je vais lui promettre des choses que je ne ferais pas. Je lui dirais que je suis terriblement désolé, que je m'en veux, que je suis vraiment le dernier des connards et que promis, demain je serais raisonnable, demain j'arrêterais. Puis on se réconciliera… Et dans la nuit je ferais en sorte qu'il oublie cela alors qu'il m'embrasse, qu'il me garde dans ses bras… L'ironie dans tout ça, c'est que le lendemain rien n'aura changé et lui n'aura rien oublié. Mais c'est comme ça qu'on fonctionne, depuis des années. Alors je sais que ça ne tiendra pas encore pendant des siècles… Mais je me suis fait à cette idée. À celle qu'un jour il en aura marre de ma personne, qu'il sera lassé de mon comportement, de mes excentricités… De mes problèmes. Et ce jour-là, j'aurais beau le retenir, le supplier de ne pas me quitter, lui dire que je l'aime plus que tout au monde et qu'il est le seul qui compte à mes yeux, je sais qu'il m'annoncera qu'on ne peut aimer une personne comme moi, qu'on ne peut pas s'attacher à un être aussi révulsant que moi. Je pousse un soupir alors que je remonte la salle, trouvant mon chemin entre les différentes tables, ignorant les conversations qui me parviennent. Je sens sur mes pas un des deux nouveaux et je ne peux que lui jeter un regard froid quand je pousse la porte des toilettes, lui faisant silencieusement comprendre que je n'ai besoin de personne. Je le vois se poster non loin de la porte avant de m'engouffrer dans la pièce. Je croise rapidement mon regard dans le miroir avant de tirer de la poche intérieur de ma veste, une petite boîte ronde en métal. Je dois faire vite pour qu'il ne s'inquiète pas ou pour qu'il ne débarque pas furieux. J'attrape un cachet que je glisse sous ma langue avant de dissimuler le reste dans ma veste. Je l'avale, croisant mon regard dans le miroir immense des toilettes. J'ai honte. J'ouvre les robinets et laisse l'eau glisser entre mes doigts. Je me lave rapidement les mains avant de quitter les toilettes, sentant mon coeur doucement s'affoler alors que je passe devant le nouveau, haussant un sourcil.

"C'quoi votre nom déjà ?
- Barton, Monsieur.
- Ouais… Donc l'autre ça doit être Wilson. Je vais vous avoir sur le dos pour la soirée ?
- J'en ai bien peur, Monsieur."

Un léger sourire m'échappe. M'ouais. Tu m'as l'air moins désagréable que les autres. J'ai un reniflement dédaigneux tandis que je m'esquive, retournant retrouver Steve. Je baisse quelque peu les yeux quand je le vois aussi concerné par la menu, les sourcils froncés. Il se fait du soucis pour moi. Il s'inquiète. Parce qu'il n'aime pas que je prenne tout ça. Il aimerait que je sois clean, que je sois aussi parfait que lui. Mais que voudrait-il ? Que je ne me cache par pour m'enfiler ma coke ou ce genre de choses ? Il aimerait que je le fasse devant lui ? Non. Mieux vaut pas. Tant que je ne le fais pas devant lui, je peux continuer de prétendre qu'il ne sait pas. Et lui ne peut m'engueuler ouvertement. Drôle d'arrangement je sais, mais c'est ce qui nous permets de ne pas exploser en plein vol. Je lui glisse un sourire plus sincère alors que je tire ma chaise et m'installe face à lui, attrapant la serviette chaude pour me laver une fois de plus les mains. Je hausse un sourcil en constatant que nous n'avons rien à boire.

"Tu sais t'aurais pu commander de quoi boire en m'attendant hein, t'es pas obligé de te déshydrater parce que je ne suis pas là…."

Autre sourire de ma part et je sens à sa réaction qu'il n'est plus de bonne humeur. Je fais légèrement la moue, mes doigts tapotant nerveusement sur le menu que je n'ai pas franchement envie de consulter. Déjà parce que je n'ai pas faim et secondement, parce que vu la soirée qu'a prévu Natasha, je ne me sens pas vraiment d'avoir quoi que ce soit dans l'estomac. Je fais signe au serveur, lui demandant un verre pour Steve, un whisky pour moi et une bouteille d'eau, avant de revenir plonger mon regard dans ses deux grands yeux bleus qui semblent me juger avec la plus grande froideur du monde.

"Qu'est-ce qu'il y a Steve ? Qu'est-ce qui se passe pour que tu tires la gueule ainsi ? J'ai réussis à nous trouver une super table dans le restaurant de ton choix et en plus on est tout les deux… Je… Si c'est à cause de mon passage au toilettes. Je t'assure que j'avais juste besoin de me rafraîchir après ce qu'on a fait dans la limousine."

Je m'en veux de devoir sortir cette carte avec lui. D'oser insister et insister jusqu'à ce qu'il fasse semblant d'avaler mon mensonge. Je pousse un soupir alors que le serveur arrive avec nos verres, qu'il dépose devant nous. Mes doigts se referment autour de mon whisky, dans lequel je trempe mes lèvres.
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Sam 11 Juil - 18:17
     

Bucky ♦ Steve

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t voilà. C'est fini. Ca n'aura duré que le temps d'une étreinte sur la banquette d'une des limousines présidentielles, que ce laps de temps où je l'ai vu lui, j'ai vu le vrai Bucky qui se raccrochait à moi comme un naufragé à sa planche de bois, qui m'embrassait comme s'il n'y avait que moi, que nous deux, et que c'était la dernière fois qu'on se voyait. Pendant quelques minutes, je me suis senti l'homme le plus important du monde parce qu'il me regardait comme tel, entre deux gémissements, ses ongles enfoncés dans mes épaules. Et maintenant tu as remis ton masque de petit con qui veut prouver à tous que tout va bien alors que rien ne va, et qu'il me ment à moi comme il ment aux autres. Depuis des années. Depuis des années je le vois se détruire, s'enfiler toutes ses saloperies, alors qu'il a tout. Il cherche quoi? A pimenter ses soirées? A s'échapper de sa routine? Je sais que sa vie est loin d'être facile, mais d'autres vivent pire sans avoir besoin... de ça. De cocaïne. De l'alcool. Des ecsta.

Je déteste qu'il me mente. Je déteste qu'il me mente tout en sachant pertinemment que je le crois pas. Qu'il ait pas les tripes de simplement avouer "Ouais t'as raison... J'en ai besoin" mais non, il préfère me laisser là et me prendre pour un con devant tout le monde.

Pour te laver les mains, mon chat, y'a les serviettes chaudes...

Mais la bataille est perdue d'avance, alors je me laisse retomber sur le siège dans un soupir. Et je jette un coup d'oeil distrait à la carte. C'est vrai qu'il y a pas mal de trucs qui me font envie... Et mon regard passe sans arrêt des lignes écrites à la salle, pour voir si Buck revient enfin. Ca me tue qu'il mente là-dessus. Et surtout, qu'il me manque à moi. Moi son meilleur ami. Moi dont il ne veut pas quitter les bras quand on est juste tous les deux... Surtout que ça fait des années et des années que je lui dis de faire gaffe, de lui demander, de supplier d'arrêter. Pour lui, pour sa famille, pour sa carrière, pour moi. Mais rien. A chaque fois il promet, et à chaque fois il replonge. Même après tout ce temps. Même pour moi.

Je ne lève pas les yeux quand il revient s'asseoir, baissant la carte seulement en entendant sa réflexion sur les boissons.

Tu as été absent à peine deux minutes, le serveur n'est même pas encore passé à notre table... Bien rafraîchi?

Une fois Buck installé, le serveur arrive et je commande une Kirin,, ainsi que des okonomiyaki et des beignets de poulpe et laisse Buck prendre un whisky. Avant de comprendre que son dîner se résumera à ça. Je suis un peu déçu quand je lui en fais la remarque.

C'est tout? Tu manges rien? J'aurais pensé que... qu'on partagerait un dîner et pas...que tu me regarderais manger en buvant ton whisky...

Et d'un coup je vois que ma réflexion ne lui a pas plu. Comme une huitre, il se ferme, partant déjà sur la défensive. Je soupire, et à cet instant le serveur nous dépose nos verres, versant ma bière dans un verre haut avant de le remercier et d'en boire une gorgée. Je laisse le serveur s'éloigner, retrouvant le cadre feutré de notre coin de salle avant de parler enfin.

Buck... J'étais content de partager un dîner avec toi, et là je me retrouve seul comme un con à manger... Oui c'est un peu décevant... Surtout que si tu n'as pas faim, c'est à cause de ce que tu as pris dans les chiottes... Pourquoi tu te fais ça hein? J'aime pas te voir prendre ça tu le sais...

Je lui lance un petit sourire triste, pour lui montrer que je m'inquiète pour lui et que je suis pas bêtement en train de lui faire la morale. Je baisse ensuite les yeux sur la mousse de ma bière.

Tu sais que je m'inquiète...



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Dim 12 Juil - 17:24

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Je pince les lèvres quand il commence. Non Steve, non. Pas maintenant. Avant ton départ si tu veux, mais pas le premier soir. Avant qu'on se quitte si tu veux on peut avoir cette discussion, comme ça on aura quatre mois pour pardonner l'autre. Mon sourire disparait quand il me fait remarquer, quelque peu déçu, qu'il pensait qu'on allait être deux à manger. Steve. On s'en branle. On est tout les deux au restaurant et tu viens m'emmerder avec ça ?Il devrait savoir que je ne mange pas immensément. Déjà parce que j'ai très peu d'appétit et surtout… Parce qu'une orgie de sashimis n'entre pas dans mon régime particulier. Je serre les dents et les poings, détournant le regard. Je ne peux pas manger Steve, tu sais bien. Je me mords la lèvre. Ce n'est pas que je n'en ai pas envie, c'est juste que je ne peux pas. Je ne peux pas m'en avaler un plateau si c'est pour ensuite entendre ma mère me regarder et m'annoncer que j'ai encore pris du poids. Chose qu'elle fait depuis que je suis gamin, à me taper sur les doigts à chaque fois que je tente de manger un truc qu'elle considère mauvais pour ma ligne : que ce soit un pauvre cookie ou un bon steak saignant. Alors non. Je ne veux pas manger, parce que je veux éviter ses réflexions et ses jugements.

Le serveur arrive avec nos verres et j'attrape mon whisky que je commence à siroter. Je sais que tu étais heureux d'avoir ce dîner avec moi, tout comme je l'étais, mais on s'en fout que je mange ou pas. L'important c'est qu'on est tout les deux. Et franchement, je pourrais me contenter d'un sourire et d'un haussement d'épaule si notre conversation se serait terminé ici. Mais il insiste, il continue, osant me soutenir que mon manque d'appétit vient de se que j'ai potentiellement pris dans les toilettes. Et là c'est officiel, je tire la gueule. J'avale mon whisky avant de reposer sèchement le verre sur la table. Fallait la fermer Steve. Fallait continuer de prétendre qu'on passait la soirée parfaite tout les deux. Je passe ma langue sur mes lèvres en l'entendant oser me jouer la carte du "je m'inquiète simplement pour toi", avec son petit sourire triste. Me fait pas ça Steve. Tu sais que… Je me sens comme le pire être humain de la terre quand je te vois avec ce sourire. Et mon sentiment de culpabilité ne fait que s'accroître quand il trouve un certain intérêt à la mousse de sa bière. Un soupir d'agacement m'échappe.

"Steve… Me fait pas ça. J'ai pas envie d'avoir cette conversation avec toi, pas maintenant. Non mieux, même jamais. On s'en fout que je mange ou pas, l'important c'est que toi ça te plaise et qu'on soit tout les deux et pas à un gala ou a un repas avec ma mère. Je voulais juste que tu passes une bonne soirée et toi t'es déjà là à me dire que t'es déçu. Eh bien si c'est ça… La prochaine fois je ne prendrais pas la peine de faire une réservation…"

Autre gorgée de whisky alors que je tente de laver le goût amer que j'ai sur la langue. Je sais que je devrais avoir honte de lui parler ainsi. Il est la seule personne qui m'apprécie et qui accepte de me supporter depuis ses années. Je sais que je devrais mieux le traiter, être agréable et le remercier pour tout ce qu'il fait. Mais non, je suis un connard ingrat jusqu'au bout. Faut que je lui dise d'aller se faire foutre. Et le pire dans tout ça, c'est qu'à peine terminé, je regrette déjà ce que je viens dire. Je pousse un soupir. Et au lieu de m'excuser, j'ajoute.

"Quant à mon appétit, c'est gentil de t'en inquiéter Steve, mais je n'ai pas faim, c'est tout. Et ça n'a rien avoir avec ce que tu penses que j'ai pris y'a pas cinq minutes. Je vais bien, d'accord ? Alors c'est gentil de t'inquiéter pour moi Steve, vraiment, j'apprécie, mais je vais bien. Et je sais m'occuper de moi. Donc contente-toi de manger plutôt que de te faire du soucis pour rien."

Je détourne le regard, refusant de croiser son regard maintenant. Parce que j'ai honte de ce que je viens lui dire. Honte de me comporter ainsi avec lui. Je suis désolé Steve, c'est ce que je devrais lui dire… Mais fait est que je veux couper court à cette conversation, et je sais que si j'arrive à le froisser ne serait-ce qu'un peu, il n'en parlera plus de la soirée. Ça me tue de devoir lui faire mal, juste pour qu'on ne s'engueule pas. Même si j'ai l'impression qu'on va finir par s'engueuler. Je passe une main sur mon visage, sentant une soudaine fatigue et lassitude me tomber dessus.

"Steve… Je… Je suis désolé. Je voulais pas… Excuse-moi. C'est juste que je comprends que tu t'inquiètes pour moi et je sais que tu détestes me voir prendre des trucs mais… Eh, au moins je ne le fais pas devant toi, c'est déjà ça, non ? Et puis au pire… Je mangerais chez Tasha si il n'y a que ça."
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Mer 15 Juil - 20:00
     

Bucky ♦ Steve

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Et voilà. Le Buck dans toute sa splendeur, à peine j'ai ouvert la bouche que j'ai déjà déchaîné l'apocalypse. Comme un chat qu'on caresse, et qui ronronne jusqu'au moment où il va brutalement vous mordre. Buck, c'est comme ça. Adorable, charmeur et charmant, drôle... Et tout ça jusqu'au moment où on dira le mot de trop, où on fera la chose qui ne lui plaira pas. Alors il deviendra cinglant, cynique, parfois-même méchant. Et j'en ai un exemple sous les yeux, là. La phrase de trop. Le sujet à ne jamais aborder. Même si je m'y aventure de temps en temps, parce que je m'inquiète. Parce que parmi toutes les personnes qui l'entourent je suis la seule personne qu'il écoute à peu près. Et encore, c'est seulement quand il veut. Et à chaque fois toutes mes tentatives se heurtent à un échec. Cuisant. Et rien de ce que je peux dire ne semble le faire changer d'avis. J'en peux plus. J'en peux plus de le voir comme ça, de le voir se détruire à petit feu. Alors que je l'aime comme un fou.

Je serre les dents quand je laisse passer l'orage au-dessus de ma tête, restant aussi impassible que possible. Avant que je ne jette ma serviette sur mon assiette et me penche légèrement vers lui.

Pardon. Pardon de m'inquiéter pour toi, espèce de petit crétin. Chaque jour je me demande si on va pas m'appeler parce que tu seras cloué sur un lit d'hôpital ou pire. Chaque appel inconnu me fout les jetons parce que j'ai peur pour toi. Peur qu'on m'annonce une sale nouvelle. Alors oui, oui ça me fait mal de te voir à prendre seulement un verre de whisky en guise de dîner. Oui ça me fait mal que tu me mentes. Parce que ça me fait mal que tu me réserves le même traitement qu'au premier crétin qui passe...

Ma voix se radoucit un peu même si je ne suis toujours pas calmé. Mais mon ton reste assez mesuré pour ne pas attirer l'attention.

Tu ne vas pas bien mais tu refuses de l'admettre. Je m'inquiète pour toi et ce que j'ai en retour c'est...ta méchanceté. Alors que la seule chose que je veux c'est que tu arrêtes de te faire du mal. Et t'as pas l'air de le comprendre...

On dirait que mon discours fait mouche. Il détourne le regard, hésite, et ouvre à nouveau la bouche après avoir s'être frotté le visage. Enfin il s'excuse. Enfin il se rend compte qu'il a dépassé les bornes. Je soupire doucement, buvant une gorgée de bière.

Buck... Je SAIS ce que tu fais. Alors le prendre devant moi ou dans mon dos ça changerait rien. Je préfèrerais juste que tu ne me mentes pas...

A cet instant le serveur s'approche et dépose mes plats devant moi. La galette grille encore doucement dans l'assiette alors qu'il me sert, et les beignets sentent divinement bon. Mon estomac se met à grogner violemment, me rappelant que ça fait plusieurs heures que je n'ai rien avalé. Je nous commande une bouteille de saké et laisse le serveur partir après lui avoir glissé qu'il dise à nos deux chaperons de pouvoir se commander ce qu'ils veulent. Si déjà ils sont là, autant que l'attente soit agréable... J'attrape les baguettes et saisis un beignet, avant d'en tendre un à Buck.

Tu veux pas en manger un? Pour moi? Allez...

Je souris en le voyant avaler quelque chose, même en se forçant un peu, avant de boire une gorgée de saké chaud. Et heureusement on dirait que la leçon lui a suffi. Il sourit enfin, souriant vraiment, et redevient le Bucky charmant et drôle. Le Bucky que j'aime. On se met à discuter de tout, de rien, de ce qui s'est passé pendant ces longues semaines sans lui. Tout a l'air de s'être envolé en quelques secondes à peine alors que mes plats se vident rapidement. On rit, on se raconte les nouvelles croustillantes, et bientôt la bouteille de saké est vide, comme les assiettes. Je fais signe au serveur de nous apporter l'addition, ainsi que celle de Clint et Sam, et je me relève, passant mon blouson et suivant Buck jusqu'à la limousine, et accompagnés des deux pingouins.

Alors prochain arrêt, Tasha? C'est ça?



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Sam 18 Juil - 14:39

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Si il savait. Si il savait à quel point il est important pour moi. Si il savait qu'il est bien plus que le premier crétin qui passe. Il est la seule personne qui compte à mes yeux, le seul que je ne supporte pas de faire souffrir. Je sais qu'il s'inquiète simplement pour moi et je suis parfaitement conscient qu'il aimerait que j'arrête. Mais je ne peux pas. J'ai besoin de ses moments de grâce et d'insouciance que m'offre toutes les drogues que je peux m'envoyer. J'ai besoin de ses moments où je peux tout oublier. Où je peux oublier qui je suis, ce que j'ai pu faire. C'est dans ses moments-là que je peux oublier tout ses moments où j'étais sans lui, où j'étais dans les bras d'autres, à m'imaginer que c'était lui qui me tenait tout contre lui. Je peux oublier les remarques de ma mère, l'indifférence de mes parents, Rumlow… Quand je prends ça, je peux fermer les yeux et prétendre que tout s'est arrêté. Qu'il n'y a plus rien. Pendant ce laps de temps, je peux prétendre être quelqu'un d'autre, je peux prétendre n'être personne… Je peux simplement me perdre et n'avoir à affronter la réalité que le lendemain au moment de la rechute.

Je vais bien. C'est ce que j'aimerais lui dire. Mais il a raison, je suis loin d'aller bien, et contrairement à ce qu'il pense, je suis bien au courant que ça ne va pas. Si ça allait nous ne serions pas là à discuter de ça. Si ça allait, je ne serais pas en train de tenter de noyer mon être dans un pauvre verre de whisky en te crachant au visage une méchanceté que tu ne mérite pas. Mais c'est comme ça que je suis. Tu le sais. Je suis charmant avec toi jusqu'au moment où je me décide à te mordre parce que tu as eu le malheur d'aborder le sujet qui me fait sortir les crocs. J'aimerais qu'il n'ait jamais à me voir ainsi… Et pourtant, il n'est pas rare les moments où il ne récolte que ça. Je m'en veux. Je m'en veux d'être comme ça avec la seule personne qui veut bien encore me supporter, qui ne c'est pas encore éloigné de moi, qui fait encore des efforts pour moi. Il y a bien longtemps qu'il aurait u m'envoyer chier, me disant que je ne suis qu'un gros con, un ingrat sans nom qui aime se plaindre et se faire plaindre. Il aurait pu. Mais non, il est toujours là. Avec moi. Je garde les yeux baissés, l'écoutant alors que le whisky me laisse un goût désagréable sur la langue. Je sais que tu t'inquiètes Steve, je sais que tu aimerais que je sois parfait à tes yeux… Mais je ne le suis pas. Alors arrête de me regarder comme si il y avait encore quelque chose à sauver chez moi. Je ne supporte plus de voir cette déception dans son regard, cette tristesse qui semble dire "Pourquoi tu ne veux pas changer pour moi ? Pourquoi tu ne veux pas redevenir ce que tu étais avant ?" Parce qu'avant ce n'était pas mieux Steve. Je n'étais pas plus sain à 13 ans. Je n'allais pas mieux à huit ans. Steve, j'ai toujours été ton désastre personnel. Une apocalypse que tu penses pouvoir sauver. Seulement il faudra qu'un jour il comprenne que… Que je finirais par lui faire du mal, ou pire lui causer du tort. Et ce jour-là, il verra que je n'ai rien du Buck qu'il pense voir au fond. Un jour il comprendra qu'on ne peut pas me sauver. Que c'est trop tard. Mais pour ça… Il faudrait que je lui parle de certaines choses. Mais pas ce soir. Pas maintenant.

Lentement je croise à nouveau son regard, mes doigts jouant nerveusement avec le verre presque vide. Il a raison sur un point, il sait ce que je fais. Il sait qu'actuellement, je suis loin d'être clean. Alors pourquoi tenter de prouver le contraire. Je passe ma langue sur mes lèvres.

"Steve. Je sais que tu t'inquiètes pour moi, mais crois-moi, pour notre bien à tout les deux, il vaut mieux que je continue de prendre ça dans les toilettes que devant toi. Parce que je ne veux pas que tu vois ça. Je n'ai pas envie que tu me vois faire ça."

Parce que j'ai peur que ça gâche ce que nous avons tout les deux. J'ai peur qu'en me voyant m'enfiler une ligne ou avaler une pilule… Tu ne me vois plus que comme un junkie, et non plus comme ton Buck. Que tu finisses par me trouver repoussant, que tu te rendes compte que je n'ai rien du fils chéri de l'Amérique. Que je suis loin d'être parfait. Je me recule quelque peu quand je vois le serveur s'approcher avec la commande de Steve, qui en profite pour demander un peu de saké. Un sourire se glisse sur mes lèvres. Je vois ce que t'es en train de faire Rogers. Je te connais. Je termine mon verre avec un sourire alors qu'il me tend un de ses beignets. J'en étais sûr. T'es pas croyable. J'hésite une seconde avant d'attraper le beignet du bout des doigts. Je le regretterais demain. Pour ce soir, faisons lui plaisir.

"Juste un alors. Faudrait pas que je te fasses sauter ton repas, parce que t'es grincheux quand t'as pas assez bouffé."

Je croque presque à contre coeur dans mon beignet, ayant l'impression de faire quelque chose de mal. C'est limite si je n'entends pas ma mère me dire que je ne devrais pas, que c'est mauvais pour moi, que ça va flinguer autant mon régime que ma ligne. Mais tant pis. Ce n'est pas pour lui faire plaisir que je mange. C'est juste pour voir un sourire sur les lèvres de Steve. Demain j'aurais le temps de culpabiliser à propos de se beignet. Je fais passer ça avec un verre de saké et étrangement, c'est tout ce dont avait besoin pour laisser de côté ce moment de tension. Après un simple verre de saké et un beignet, voilà qu'on redevient ce qu'on devrait tout le temps être. On recommence à rire, à discuter de tout et de rien, à se raconter ce que l'on a pu faire chacun de notre côté. Lui me parle de ses études, de ses manoeuvres… Et moi, je lui raconte mes dernières conneries avec Natasha, les galas, les dernières rumeurs sur qui se tape qui, sur la fille du Sénateur Wells qui a fait sa première expo de photo… Tant de choses, tant d'événements auxquels j'ai du participer sans lui à mes côtés. Ainsi le repas se termine relativement bien et je souris quand le serveur s'approche. Immédiatement je tends ma carte au serveur, ronronnant doucement à son attention.

"Je paye pour nous, pour les deux autres, vous ferez parvenir la note à la Maison Blanche…"


Autre sourire ravageur de ma part. C'est peut-être ce que je préfère dans le fait d'être le fils du Président. Pouvoir dire au restaurant d'envoyer la note là-bas. Au point qu'à une époque, j'abusais largement de ce privilège… Jusqu'à ce que mes parents interviennent et me disent qu'il était temps que j'apprenne la valeur de l'argent. Comment le pourrais-je ? Depuis que je suis gamin mon père fait de la politique, et ce n'est pas vraiment comme si ça payait mal… Alors quand on grandit dans une opulence presque indécente, posséder la valeur de l'argent est presque un miracle.

Une fois le restaurant payé, je sors avec Steve, les deux agents sur les talons, et c'est étrangement à l'aise que je m'installe dans la limousine. Je ne dis rien avant que la portière ne se referme sur nous. Un soupir m'échappe alors que je viens poser ma tête sur l'épaule de Steve.

"Yep. On la retrouve sur le campus, elle fait une immense soirée là-bas. Parait qu'ils ont une piscine et assez de de chambres pour loger une équipe de foot."

Je n'ajoute rien de plus, tirant mon téléphone de ma poche, pour y découvrir quelques photos de la part de Nat. Rien de bien important, juste elle qui se prend en photo avec des bouteilles, nous rajoutant des petits "On vous attend les garçons." J'ai un léger sourire avant de fermer les yeux, appréciant simplement d'être contre lui. Je sens son bras passer autour de mes épaules et je ne peux que sourire. C'est ça. Me lâche pas Steve. Garde-moi contre toi.

Lorsque la limousine s'arrête finalement, je ne peux que sourire en sentant les vibrations des basses jusqu'ici. Elle ne plaisantait pas la rouquine quand elle disait qu'elle déchaînait l'enfer ici ce soir. Je me tourne vers Steve et lui sourit, déposant un rapide baiser sur ses lèvres.

"J'espère que t'avais pas prévu de travailler demain… Parce qu'avec ce qu'on va faire ce soir… Va te falloir une journée pour récupérer."

Je ris doucement avant de mordiller sa lèvre et d'ouvrir la portière, me laissant submerger par la musique et les rires qui me submergent. Et là c'est comme si j'entrais dans un rôle. Celui de l'éternel fêtard, du Bucky qui ne passe pas une soirée chez lui mais qui préfère descendre des litres d'alcool en compagnie de la sulfureuse Romanoff. C'est généralement suite à ce genre de soirées qu'on se retrouve à la une des tabloïds, on l'on peut nous voir s'enlacer, descendre des shots de vodka et parfois s'embrasser. On est comme ça tout les deux… J'aime m'amuser et elle adore jouer avec moi. Je fends la foule, Steve et les deux bleus sur les talons. Comme un paon je me déplace au milieu de cette cours, ne pouvant m'empêcher de sourie en croisant certains regards. Je finis par retrouver ma rouquine sulfureuse au milieu de cette foule imbibée. Elle se retourne et m'adresse un sourire qui donnerait chaud à n'importe quel homme normalement constitué.

"Buck… Je commençais à croire que tu m'avais oublié à force de contempler Rogers.
- Y'avait du traffic et on a un peu traîné au restaurant."

Elle hausse un sourcil alors qu'elle s'approche de moi.

"C'est surtout toi qui m'en doit un….
- Ah oui ?
- Ronronne pas avec moi… La semaine prochaine. Un italien. Et t'as intérêt à te mettre sur ton trente-et-un.
- Bien sûr… Je ne pourrais jamais me permettre de ne pas être magnifique pour la plus belle danseuse de cette ville...
- Du monde tu veux dire...
- Pardon… La plus belle danseuse du monde.
- Je préfère ça."

Elle dépose un léger baiser au coin de mes lèvres avant de se tourner vers Steve, avec un sourire de gamine heureuse. C'est dingue. Il arrive à faire ça avec tout le monde. A son contact… C'est comme si tout le monde s'adoucissait, cessait de vouloir jouer un rôle et redevenait simplement ce qu'ils sont. Un pincement de jalousie me serre le coeur alors qu'elle l'enlace, ne cessant de lui dire à quel point elle est heureuse de le voir.

"Rogers… Tu devrais avoir honte. Tu passes voir ce sale con de Barnes tout le temps et tu ne viens même pas me voir, moi, ta russe d'amour ? Je devrais te garder tout pour moi…"

Elle a un rire avant de le prendre à nouveau dans ses bras, lui susurrant très certainement quelque chose comme "je suis heureuse de te revoir". Pour ma part je me tourne vers le bar et commence à me servir un bon verre de vodka, verre que je lève en direction de mes deux gardes du corps qui semblent perdus au milieu de cette foule d'étudiants bien trop joyeux pour être sobre. Je croise le regard de Barton et lui adresse un sourire arrogant à souhait. C'est ça. Regarde-moi bien. Dans cinq minutes tu vas me perdre. Je descends mon verre avant de me tourner vers Steve qui est désormais entourer de Natasha, Thor qui est lui aussi militaire et Bruce. Et je suis jaloux. Pas d'eux. Mais de lui. Parce que j'aimerais que les gens me regardent comme ils le regardent lui. Comme si il était la personne la plus parfaite de cet univers. Comme si il était le soleil. Je voudrais être comme lui, parfait… Je baisse les yeux avant d'attraper la bouteille de vodka et deux verres. Je m'approche, un sourire aux lèvres.

"Mes amours, serait-ce une offense si je vous arrachais Rogers le temps d'un verre ou deux ?
- Oh non, non, non. Tu nous le laisses. On le voit jamais nous. Et on te connait avec tes verres James. Vous allez picoler dans un coin et ensuite aller vous enfermer dans une chambre. Tu veux boire ? Eh bien on boit ensemble."

Je fais la moue alors que Natasha me prend la bouteille des mains et en descend une longue gorgée, se léchant lentement les lèvres pour y récupérer les dernières gouttes qui y subsistent. Elle veut jouer. Je lui adresse un sourire de sale gosse. J'entends déjà Thor se réjouir à cette idée alors que Bruce est déjà en train de faire un pas en arrière. Tu sais qu'il ne faut pas jouer avec moi Tasha. Tu le sais. J'attrape la bouteille et y bois une longue gorgée.

"C'est si gentiment demandé…"

Je viens croiser le regard de Steve, alors qu'un peu de vodka roule le long de mes lèvres, puis de mon menton avant de glisser le long de ma gorge.

Et à partir de là. C'est la débauche la plus complète.
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Sam 18 Juil - 22:39
     

Bucky ♦ Steve

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J
e suis à chaque fois impressionné de sa capacité à pouvoir m'énerver prodigieusement, à me donner envie de le gifler, de lui décrocher un poing magistral pour le faire voler par-dessus la table, à lui cracher à la gueule que ce n'est qu'un petit con arrogant et prétentieux. Et une seconde plus tard, il trouve la bonne phrase, la petite blague, le sourire en coin de petit garçon espiègle, et ma colère s'envole. Un petit quelque chose comme ça, trois fois rien, pour me laisser voir, même pour quelques minutes, que j'ai une place spéciale dans sa vie. Que je ne suis pas un de ces nombreux amants, ou amantes, un de ces coups d'un soir qu'il se tape entre deux portes, ou à l'arrière d'une limousine, Que je compte, même si c'est qu'un peu plus, un tout petit peu plus que la première nana qui passe et qui lui plaît, ou le premier mec qu'il trouve à son goût. Même si je ne me fais pas d'illusions.

D'ailleurs, je me demande parfois pourquoi on se voit encore. Pour moi, c'est simple, je l'aime. Je l'aime comme un gamin, comme celui qui, a dix-sept ans, a cueilli ses premiers soupirs lors de la soirée du 4 juillet, quand on est devenus des hommes tous les deux, ensemble, et que je l'ai tenu, encore tremblant, dans mes bras, pour le reste de la nuit, cachés dans une des chambres d'amis. Mais lui? Lui peut avoir tout ce qu'il veut. Tous ceux qu'il veut. Il a la position, la célébrité, l'esprit, la jeunesse, le talent, et la beauté. Il en use et en abuse, et pourtant je dois être un de ces seuls vrais amis, avec Tasha, l'explosive fille de l'ambassadeur russe à Washington, aux cheveux assortis au drapeau. Pourquoi est-ce qu'il revient toujours vers moi? Pourquoi est-ce qu'il peut me laisser des semaines sans me donner de nouvelles, sans même répondre à mes coups de fil ou à mes messages, et me sauter au cou comme si on lui avait annoncé ma mort et que je me trouvais miraculeusement devant lui. Pourquoi me donner l'impression d'être unique, et cinq minutes après, me balancer une répartie cinglante qui me fait serrer les dents. Pourquoi?

Heureusement, après un début un peu houleux au restaurant, il redevient Buck, mon Buck. Et j'oublie son caractère de merde, le fait qu'il se soit glissé dans les chiottes pour prendre je ne sais quelle saloperie, alors que je redeviens SON Steve, et qu'il redevient MON Buck. Il accepte le beignet de la réconciliation, avec son sourire de gamin qui capitule, et avale un peu de saké. Alors oui le laisser encore boire n'est pas la meilleure idée du monde, mais c'est Buck, il est plus têtu qu'un troupeau de mules, et au moins, je serai là pour l'arrêter quand je sentirai qu'il sera allé trop loin. Là, il accepte pour me faire plaisir. Un beignet, trois fois rien, mais ça me prouve que j'ai encore un ascendant, même minime sur lui. La petite parcelle d'importance que je me bats pour garder depuis toutes ces années. Parce que venant de quelqu'un d'autre, je crois que ce beignet, il lui aurait craché bien proprement au visage.

Eh mais tu arrêtes? Je suis pas grognon à propos de la bouffe! J'ai juste un corps qui me rappelle trois par jour qu'il faut que je mette du carburant dans la machine c'est tout! Non mais...

Le repas se termine calmement, et petit à petit on oublie rattrape le temps perdu. Notre petite bulle où on est tous les deux, biens, tranquille. Sans qu'il cherche à impressionner quelqu'un d'autre que moi, sans qu'il cherche à être regardé par quelqu'un d'autre. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et je sais qu'il attend avec impatience la soirée qui suit. Au moment où je sors ma carte, je vois Buck, dans un geste royal, qui dégaine sa carte et qui me fait signe de ranger la mienne. et qu'il m'invite, grand prince.

Merci mon chat! Tu me gâtes!

Une part de moi se dit qu'il fait aussi ça pour se faire pardonner de son petit coup d'éclat à notre arrivée au restau, mais je ne rajoute rien. Rien que le fait qu'il reconnaisse avoir fait une connerie me va, et qu'il tente de passer l'éponge encore plus. Enfin, une fois qu'il a quitté le restau je donne l'excuse de demander une carte de visite pour régler l'addition des deux gardes du corps, avant de sortir. Et à peine installés dans la luxueuse berline, il revient contre moi, comme un chat, et mes bras se referment autour de lui par réflexe. Buck, si tu savais comme j'aimerais que tu sois à moi et juste à moi. Que personne d'autre te regarde, que personne d'autre te touche. J'aimerais pouvoir t'aider, vraiment, te couper de toutes ces saloperies... mais je n'arriverais pas à te garder juste pour moi, je le sais... et ça me tue.

Enfin, on s'achemine vers cette fameuse soirée. Je suis pas le genre de garçon à rester sagement dans sa chambre tous les week ends, et on a eu certaines virées au bar entre cadets assez mémorables à Annapolis, mais... ce genre d'immenses fêtes avec des centaines de personnes bourrées et défoncées qui trouvent ça génial de faire les trucs les plus stupides du monde, le tout sur de la musique de merde, c'est pas mon truc. Je suis pas vraiment dans le même délire que tout le monde, et je me sens souvent décalé par rapport aux autres parce que je n'ai pas la même définition de "faire la fête". Je feins de sourire quand il me montre les textos de Tasha, posant avec des seaux de bouteilles, et glisse un "Ca a l'air cool ouais!". Si je râle et je dis que je préfèrerais rentrer et passer la nuit à être juste seul avec lui, à discuter, à l'embrasser et plus, il me traiterait de vieil emmerdeur et y serait allé seul... Je le connais.

La limousine s'arrête et les portes ne se sont même pas encore ouvertes que j'entends déjà la musique trop forte et des cris qui s'élèvent. Allons-y... La porte s'ouvre et c'est parti. Les regards se tournent sur nous, d'abord intrigués par les gardes du corps avant que des murmures hystériques passent d'une oreille à l'autre. Le fils du président est là. Avec un mec inconnu. Moi. Je suis totalement invisible, et à cet instant Buck retrouve le milieu qui lui fait le plus de mal : être sous les feux des projecteurs. Des filles se poussent du coude et le désignent, d'autres commencent déjà à minauder, et des mecs aussi d'ailleurs. Et enfin elle est là, la belle, l'incendiaire Romanoff. Belle, intelligente, terriblement talentueuse, elle est une des plus belles filles de l'hémisphère Nord. Et elle dévore Buck du regard à la seconde où elle s'aperçoit de sa présence. Tous les trois, on se connaît depuis des années, mais elle a toujours été plus proche de Buck. Ils se ressemblent beaucoup, et je sais que ces deux sales gosses prennent un malin plaisir à rendre les journalistes dingues en faisant semblant de jouer à "je t'aime-moi-non-plus" devant les objectifs. Le genre de jeu de gamin pourri gâté. Enfin ça ne m'empêche pas de l'adorer aussi, et je les laisse roucouler quelques secondes avant qu'elle ne se tourne enfin vers moi. Et je lui écarte mes bras, avant de la soulever et la faire tournoyer autour de moi en riant. Elle est légère comme une plume, et je sais qu'un soir, alors qu'on était un peu faits, elle m'avait demandé de lui faire un porté, sous le regard amusé de Buck. Et après un ou deux essais, elle avait décrété que j'étais plus costaud que la plupart de ses partenaires de danse masculins, et que je porterai sûrement mieux le collant qu'eux. Sale petite peste.

Et par vieille habitude, je lui réponds en russe, langue que mes parents m'avaient fait apprendre en me confiant à une nounou qui venait d'ex-URSS.

Mais tu es la seule et l'unique tornade rousse dans mon coeur et dans ma vie ma colombe. Comprends juste que ce soit lui que je suis allé voir en premier, et qu'à peine trois heures plus tard je te tiens dans mes bras. Viens à Annapolis quand tu veux, je te ferai visiter! Y'a pas grand chose à faire mais la ville est belle.

Et elle se jette à nouveau contre moi et je l'entoure dans mes bras, lui embrassant les cheveux.

Je suis là maintenant. Et tu m'as manqué...

J'ai à peine reposé mon petit rouge gorge que je cherche Buck du regard. Et à ma grande surprise, il est... au bar. Mais ma tornade ne me laisse pas me rejoindre, et envoie chercher Thor et Bruce. Thor est l'héritier d'une grande firme technologique suédoise, et il est ici pour étudier l'économie et le marketing à Wharton. Je ne me rappelle plus exactement comme j'ai rencontré ce colosse blond, mais il pousse un rugissement de viking quand il me croise, et me sers une accolade à déraciner un arbre. Je suis grand, mais lui est juste immense, et ses deux ans de service militaire l'ont taillé comme une vraie armoire à glace. Et je serre plus rapidement Bruce dans mes bras, un étudiant comme Tasha, petit prodige de la génétique qui a eu son doctorat à seize ans et qui est actuellement en train d'en préparer un deuxième ''pour le fun". Bien sûr. La conversation va bon train, on se raconte nos vies, quand je sens une main sur mon bras, et le ronronnement de Buck qui s'incruste. Je lui souris, posant mon regard sur lui, et ris doucement en l'entendant parler de m'enlever. Et je ris encore plus en les entendant me garder, lui interdisant de me kidnapper.

Eh, Buck, si tu voulais me garder pour toi tout seul, on aurait dû rester dans ta chambre! Pour ce soir il faut apprendre à partager!

Je lui vole un baiser rapide avant de rire de nouveau. Et je comprends vite ce qui se passe. L'alcool va se remettre à couler, alors que je suis un peu imbibé par le saké chaud. Tasha ramène une Belvédère et en boit une longue gorgée à la bouteille, avant que Buck n'attrape le goulot et l'imite. Et j'ai à peine le temps de voir que la bouteille atterrit dans la main du viking que mon regard se porte sur Buck. Il me regard en se léchant les lèvres et j'ai soudain très chaud en voyant quelques gouttes rouler le long de sa gorge. Je l'attire doucement à moi et fais lascivement courir ma langue sur sa peau, cueillant l'alcool alors que mes mains restent sur ses hanches. J'entends des rires et des encouragements alors que c'est à mon tour de boire. La vodka est glacée, au contraire du saké qui était quasiment brûlant et je fais exprès d'en laisser aussi couler le long de mon menton et mon cou, attendant que Buck saisisse la chance que je lui laisse. Miute après minute on fait descendre le niveau d'alcool, et petit à petit je me sens de plus en plus joyeux, et de plus en plus excité. Par lui. Par ce petit con qui me colle et qui m'aguiche, quittant à peine mes lèvres et faisant courir ses mains sur ma chemise humide. Et quand Tasha s'éclipse une seconde pour aller chercher une nouvelle bouteille, je susurre à l'oreille de Buck

Je te veux. Maintenant.

Et sans lui laisser le temps de réaliser, ou de me répondre, je l'attrape par la main et l'entraîne à travers la foule jusqu'aux escaliers. Et au bout de quelques marches, je le plaque contre le mur, glissant une main sous ton tshirt alors que je viens l'embrasser avec fièvre.



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Lun 20 Juil - 19:59

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C'est juste comme je le voulais. C'est ainsi que j'aime mes soirées. Bruyantes, brouillonnent, sauvages, alcoolisés… Avec cette idée que pour ce soir, rien n'est important. Que pour ce soir on est invincibles, que rien ne pourra nous arriver et que demain sera là pour qu'on regrette, pour qu'on se dise que finalement, ce n'était peut-être pas une si bonne idée que ça. Mais ce soir… Ce soir on ferme les yeux et on brûle ce qui nous reste de bon sens. La vodka me brûle la gorge tandis que je croise le regard de Steve, y voyant quelque chose qui me fait doucement frissonner. Quelque chose qui me fait plaisir, et dont j'ai besoin. De l'envie. Furieuse, comme celle que ne peut avoir qu'un amant qui vous désire plus que tout au monde, qui ne voit que vous au milieu de la plus dense des foules. Juste ce dont j'avais envie ce soir. C'est ça. Regarde-moi. Ne décroche pas ton regard du mien et ne sourit qu'à moi. Les quelques gouttes de vodka glacée continuent de rouler paresseusement sur ma peau, sous le regard presque fiévreux de Steve. Un sourire se dessine sur mes lèvres quand doucement il m'attire à lui, posant ses mains sur mes hanches. C'est ça. C'est juste ce que je voulais. Les yeux mi-clos je frémis d'impatience et n'arrive pas à retenir un long soupir quand sa langue vient lentement cueillir les gouttes de vodka, se perdant par la suite sur ma peau déjà chaude. Mes mains se posent sur ses épaules tandis qu'un long frisson dévale mon échine et vient se perdre dans le creux de mes reins. Il joue avec moi. Il joue et se délecte de me voir dans cet état. J'ignore les sifflements qui s'élèvent autour de nous, me collant un peu plus contre lui. On serait seuls… Je me recule doucement, croisant rapidement son regard avant de me perdre sur la courbe de ses lèvres. Je tente un sourire de sale gosse alors que je me recule, le laissant boire, préférant simplement me joindre aux encouragements. Je hausse un sourcil en voyant un peu de vodka imbiber ses lèvres, puis doucement rouler le long de cette gorge qu'il m'offre à l'aide de ce col de chemise négligemment ouvert. Sans hésiter je viens passer une main dans sa nuque, laissant ma langue et mes lèvres se perdre sur sa peau, léchant presque avidement l'alcool qui s'y trouve. Sous ma langue je sens son pouls battre furieusement alors que je remonte doucement vers l'os de sa mâchoire que je mordille doucement pour finir échouer sur ses lèvres que je viens prendre pour un long baiser. Que j'interromps rapidement, simplement pour lui glisser un sourire insolent. Non, je ne veux pas que tu me cèdes maintenant. Je veux que tu viennes me chercher. Je veux que tu joues avec moi et, qu'impatient, tu finisses simplement par m'attraper. Je ne veux pas t'entendre me dire que tu veux bien me céder… Non, je veux que tu me dises que tu me veux. Du plus profond de ton être. Parce que j'ai besoin de l'entendre. J'ai besoin de savoir que toi, contrairement aux autres, tu ne me cèdes pas parce qu'on ne me refuse rien, mais simplement parce que tu m'aimes. Et que tu n'aimes que moi. Que je suis le seul. J'ai envie de croiser ton regard et de n'y voir qu'une chose : un amour inconditionnel, presque immortel.

C'est terriblement égoïste. Affreusement même. Mais il n'y a que Steve. Je ne vois que lui. Les autres s'effacent lentement au fil des gorgées de vodka et bien rapidement, j'en oublie Natasha, Thor et Bruce. Je ne regarde lui. Mes mains se perdent sur son corps alors que je peine à garder l'esprit clair. J'arrive enfin au stade où je n'arrive plus à enchaîner deux pensées cohérentes, au stade délicieux où j'arrête de me poser la moindre question, où je me contente simplement de me laisser porter par mes pulsions, mes envies… Dans ces moments-là, j'ai l'impression d'être quelqu'un d'autre. J'ai l'impression d'être ce Buck que tout le monde ne peut qu'apprécier, celui qui sourit, rit et n'essaye pas de jouer un rôle. C'est quand j'arrête d'essayer d'être quelqu'un que j'ai l'impression que le monde accepte de m'accorder un moment de répit. Je bois et j'oublie. Je me défonce et j'oublie. Un moment où j'ai le droit de ne pas m'en faire, où j'ai le droit d'être imparfait parce qu'on ne me le demande pas. Demain je pourrais me dire que je suis pathétique, que je n'ai ma place nul part… Demain je pourrais être détestable. En attendant, j'ai le droit d'être dans ses bras, et de boire comme si j'espérais que la vodka puisse me réchauffer.

Seulement je porte la bouteille à mes lèvres et découvre cette dernière complètement vide. Un grognement m'échappe alors que je jette un regard à Natasha, une main toujours sur la hanche de Steve. Un rire m'échappe tandis que Steve continue de mordiller et d'embrasser ma gorge, m'arrachant quelques soupirs d'envie tandis que je me mordille les lèvres, incapable de prononcer le moindre mot. A tel point qu'elle m'arrache la bouteille des mains, me laissant aux bons soins de Steve tandis qu'elle s'éclipse, soit-disant pour aller nous chercher de quoi étancher notre soif et noyer notre foie. Ses lèvres remontent le long de ma gorge et ses dents se perdent sur le lobe de mon oreille. Un soupir presque bruyant m'échappe. Puis ses mots font frissonner ma peau, tant sa voix est chaude et pleine d'un désir que l'alcool rend sauvage.

Je te veux. Maintenant.


Mon regard croise le sien. C'est tout ce que je voulais entendre. Quelque part, au fond de ma personne largement imbibée, je me sens rassuré, réconforté. Sa main se referme sur la mienne et c'est sans la moindre résistance que je me laisse entraîner au travers de cette foule ivre qui tantôt semble ne voir que nous et qui maintenant serait presque prête à nous engloutir. Je peine à le suivre dans les escaliers, trébuchant sur chaque marches qu'il tente de me faire grimper.. Jusqu'au moment où il vient simplement me plaquer contre le mur, une main perdu sous mon t-shirt, ses lèvres venant furieusement prendre les miennes. Un soupir à la limite du gémissement m'échappe alors que mes bras viennent s'enrouler autour de son cou et que ma langue vient chercher la sienne avec envie. J'ai envie de lui, au point que j'en suis à rouler des hanches contre lui, lui faisant simplement sentir à quel point je suis à l'étroit dans mon jean. Bordel… Si il continue… Je serais prêt à ce qu'on le fasse simplement ici. Contre le mur et devant tout le monde. La musique couvrirait nos gémissements, personne ne s'occuperait réellement de ce qu'on est en train de faire… On pourrait être là, à baiser sur le canapé, le monde entier continuerait de tourner sans nous. Sauf que j'arrive à trouver la force de le repousser quelque peu, de lui faire comprendre d'un baiser fiévreux de me suivre. Je ris doucement avant de le traîner jusqu'à la chambre de Tasha. Je ferme la porte derrière nous, me reculant légèrement quand il tente de revenir m'embrasser, un sourire de sale gosse sur les lèvres. Je me débarrasse rapidement de mon t-shirt que j'envoie voler à travers la pièce avant de m'occuper de défaire rapidement mon jean. Je souris quand il revient finalement prendre mes lèvres, me poussant l'air de rien vers le lit alors que je m'occupe de le débarrasser de ses vêtements. Je finis par m'écrouler sur celui-ci, complètement à poil en riant. Rire qui se meurt quand je lève les yeux vers lui. Je déglutis difficilement quand je croise son regard et d'un coup, je me sens terriblement vulnérable. Le temps d'une seconde j'ai presque envie de me cacher, comme quand je vois Rumlow à sa place et qu'il me ronronne de sa voix désagréable qu'il va bien s'occuper de son "chaton". D'instinct j'écarte quelque peu les cuisses, le souffle court. C'est Steve, du calme. Lui ne pourra jamais me faire du mal. Lui ne sera jamais brutal, lui restera. Lui me gardera dans ses bras jusqu'à la fin… Lui ne m'abandonnera pas. Pas vrai ? Je lui glisse un sourire presque forcé alors que d'une voix pâteuse je tente :

"J'ai envie de toi Steve… Maintenant."
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Jeu 23 Juil - 18:03
     

Bucky ♦ Steve

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C
a fait du bien de retrouver tout le monde. Enfin, tout le monde n'est pas là, mais ma petite colombe rousse, Thor et Bruce sont là, et je suis content de les voir. Quatre mois, c'est long, et même si je leur parle souvent par texto ou par Skype. C'est un peu comme revenir à la maison. Avec moins de dinde et de repas de famille, et beaucoup plus de rires et l'alcool. Petit à petit j'oublie le monde qui grouille et s'agite autour de nous, pour simplement me concentrer sur nous, notre petit groupe mené par Tasha, et Bucky à côté de moi. La vodka se met à couler dans nos gorges, qui s'ajoute au saké, et je sens que je lâche les amarres. Après quatre mois à jouer les mormons quasiment tous les soirs, et à rester à Annapolis pour bosser comme un dingue, il faut que je relâche la pression. Et que je vive, tout simplement. Que je me rappelle que j'ai seulement vingt ans, et que j'ai le droit de faire des conneries. Alors... faisons des conneries...

La bouteille est bientôt vide, surtout quand on s'amuse, comme Buck et moi, à en faire déborder généreusement pour que l'autre vienne s'occuper de ce qui a débordé de nos lèvres. Je me lâche et je m'en fous, je bouge au rythme de la musique de merde qui résonne au loin, tout en sentant Buck contre moi, et mon monde se résume rapidement à lui. A son corps contre le mien. Au fait que j'ai chaud, très chaud. Lui. Il n'y a eu que lui depuis trois ans, que lui dans ma vie, dans mon lit et dans mon coeur. Je l'aime malgré ses conneries, malgré son caractère de merde, malgré son arrogance. Parce que je connais le Buck qui se cache derrière tout ça et qu'il ne montre qu'à moi. Et encore, pas tout le temps. Son Steve. Son régulier. Son favori. Et ça me fait mal d'espérer plus, parce que je sais qu'il ne me donnera jamais ça. Qu'il ne pourra jamais être qu'à moi et à moi seul. Je le connais... En tout cas pour ce soir, pour cette semaine, je le veux. Pour moi seul. Il dira ce qu'il voudra, mais je serai le seul à l'approcher. Le seul à tenir ses hanches et à glisser ma langue dans son cou. A sourire en sentant sa main qui s'agrippe à ma nuque et à sentir son soupir contre mon cou. Je sais... je sais... cette nuit tu es à moi...

Ici je peux me le permettre. Ici je peux l'embrasser. Me montrer avec lui. Thor, Tasha, Bruce, tous savent le jeu bizarre et tordu auquel on joue depuis qu'on a découvert le sexe. Comme du poker. Buck bluffe tout le temps. Rit, boit, fume, joue tout sur un coup de tête, perd en une seconde ce qu'il vient de gagner pour mieux tout retrouver plus tard. Moi je joue safe. Je monte seulement quand j'ai une bonne main. Je ne bluffe pas parce que je ne sais pas quoi faire. Ils savent tous ce que je ressens pour lui... à part lui. Et je me doute qu'un jour il l'apprenne. Il est pas vraiment doué pour les sentiments d'autrui, trop occupés avec les siens... Ici je sais qu'aucune photo de moi ne va être taguée sur Facebook parce que les gardes du corps veillent. Et que moi je suis l'anonyme. Celui qui roule une galoche au fils du président. A mon Buck...

Notre autre jeu préféré : se chercher. Faire monter la pression et la température, dans la pièce et surtout dans nos jeans. Jusqu'au moment où j'en peux plus. Où j'ai envie de lui à en avoir mal. Où je veux qu'il gémisse pour moi. Juste pour moi. Voler encore un de ces moments où il sera à moi et à personne d'autre. Aussi égoïste cela puisse être. Et espérer, même si c'est stupide, lui faire oublier tous les autres. Le faire plus crier que les autres. Le rendre plus dingue que les autres. L'aimer plus qu'aucun autre ne pourrait le faire, même si je ne serai jamais le seul et l'unique. Alors je lui murmure quatre mots. Quatre mots et son regard change, et il soupire à mon oreille. Là, il est tout à moi. Et je suis tout à lui. Je l'emmène, sans réaliser que les autres sont en train de rire gentiment, sachant très bien comment ça va finir. Et rien que de me dire que dans quelques minutes à peine je serai nu contre lui, en lui, et qu'il gémira mon prénom... Il me rend fou. Et à peine quelques marches montées que je dois m'arrêter. Pour l'embrasser. Comme pour me rappeler son odeur, le goût de ses lèvres, le toucher de sa peau. Seul la musique de merde me rappelle qu'on est pas seuls, parce que sinon je l'aurais pris, là. Juste là. Contre le mur. Je sens ses hanches se presser contre les miennes, sa langue qui ne quitte pas la mienne, avant de me repousser.

Il me faut une seconde pour ouvrir les yeux, et voir qu'il est en train de me fausser compagnie en riant. Espèce de sale gosse! Je ris, excité comme jamais alors que je le suis jusqu'à la chambre de Tasha, et m'échappant une fois qu'il a verrouillé la porte. Tu veux jouer... on va jouer... A peine tranquilles il se déshabille, son t-shirt, puis son jean venant atterrir sur le sol de la chambre de Tasha et il vient faire de même avec moi. Bientôt plus rien ne me sépare de lui et je suis complètement à poil, excité comme jamais. Je le repousse sur le lit où il se laisse tomber en riant, et commence à se reculer pour être totalement allongé dessus. Sauf que son regard change. En une seconde, c'est plus l'excitation que j'y lis mais... de la peur. Il me regarde comme s'il avait peur de moi, comme si j'allais lui faire du mal... et son encouragement sonne tellement faux à mes oreilles. J'ai été le premier, je connais toutes ses intonations par coeur, toutes. La suppliante, l'impatiente, l'excitée. Mais pas celle-là. Et malgré mon envie qui me mord les reins, je me laisse retomber sur le côté plutôt que sur lui alors que je me hisse sur le lit, et caresse doucement sa joue.

Buck? Qu'est-ce qui t'arrive?



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Ven 24 Juil - 8:48

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Sois un bon garçon. Sois gentil et ferme ta gueule. Sois ce que l'on veut que tu sois et arrête d'essayer d'être quelqu'un. Je sens qu'on me traîne, qu'on m'arrache au siège de la limousine. Je peine à mettre un pied devant l'autre, et un haut-le-coeur me saisit. Je me sens vomir, et je sens aussi qu'on me secoue, qu'on m'engueule une fois de plus, qu'on me dit que j'ai pas intérêt à régurgiter quoi que ce soit. Leur prise me font mal… Mal au point que j'aimerais me dégager, mais tout ce que j'arrive à esquisser c'est un grognement pathétique. Grognement qui leur arrache un rire moqueur. "Regarde dans quel état il s'est foutu ce soir… Bordel, pour des baby-sitters on est pas encore assez payés…" Un rire fuse à mes oreilles, un rire qui me file la nausée. Un goût amer envahit ma bouche alors que je me sens rendre tout ce que j'ai pu avaler dans la soirée. Puis je sombre.

Et quand je me réveille... Je sens des mains sur moi. Je tente de gigoter, de les repousser, gémissant faiblement. Me touchez pas. Me touchez pas. Je ne veux pas. Y'a que Steve qui peut me toucher, parce qu'il est le seul qui n'essaye pas de me faire de mal. Qui en a quelque chose à foutre de ma personne. Qui ne me regarde pas comme un être encombrant, comme un sale camé ou je ne sais trop quoi… Lui m'aime. Lui en a quelque chose à foutre de ma personne. Mon t-shirt atterrit sur le sol, tout comme mon jean quand il a finit de glisser le long de mes jambes. Puis une main tente d'attraper mon boxer. D'un geste rendu maladroit par l'alcool et la coke, j'arrive à attraper le poignet de Rumlow, croisant son regard. Un sourire se dessine sur ses lèvres avant qu'il ne repousse ma main. "Oh. Laisse-toi faire…  J'essaye juste de t'aider… Et si tu commences à me poser trop de problèmes… J'appelle le médecin… C'est ce que tu veux James ?" Je l'observe une seconde, complètement paniqué avant de lâcher son poignet. Un sourire lui échappe. "Bien. Sois un gentil garçon, fais ce que tu sais faire de mieux…" D'un geste sec il me retire mon boxer avant de me laisser ainsi, nu et vulnérable entre mes draps soigneusement fait. Et alors que je m'attends à ce qu'il me laisse décuver ainsi… Voilà qu'il reste. Que son regard se met à parcourir mon être, avec une lueur qui me file la nausée. Je sais ce qu'il veut. Et je ne veux pas. Pas ce soir. Ni même demain. Je sens mes yeux s'humidifier alors que je bafouille difficilement.

"J'ai été sage…"

J'ai le droit à un simple rire alors qu'il reste planté face à moi. Non bien sûr que non je ne l'ai pas été. Lui comme moi le savons. Et le problème c'est que là… Je ne peux pas me défendre, ni lui tenir tête. Je renifle doucement alors que son sourire fait courir des frissons d'angoisses sur ma peau. Non, non… Pitié. J'ai été sage… Je me suis laissé faire. Ses doigts s'affairent à déboucler sa ceinture tandis qu'il murmure doucement à mon attention.

"Et tu vas l'être pour ce qui va suivre, n'est-ce pas James ?"

Il pose un genoux sur le bord du lit, me forçant à écarter un peu plus les jambes. Un sanglot m'échappe.

"Tu vas être un bon garçon, chaton ? Pas vrai ? Non, non… Shhh… Ça va aller… Ça va aller…"

Ses mains commencent à courir sur mon corps. Je tente de me débattre mais sans le moindre soucis il arrive à me maîtriser. Mon souffle se fait plus court, rendu laborieux autant à cause de la panique que des larmes. Il me force à me retourner, et bien rapidement, je sens son souffle dans ma nuque, puis sa main dans mes cheveux qui me force à rester la joue contre l'oreiller. Un autre sanglot m'échappe alors que mes doigts labourent déjà les draps.

"Sois un bon garçon et tais-toi."

*
Le temps d'un instant je ne peux que repenser à ça. À Rumlow, à ses mains sur mon corps, à son souffle dans ma nuque et aux "chaton" qu'il ose souffler à mon oreille. Non. Dans ses moments-là je sais que je préfère penser à Steve, à me dire qu'entre ses bras, je suis en sécurité, que lui ne me fera jamais ça. Qu'il ne me forcera jamais à rien… Alors pourquoi est-ce maintenant que je panique ? Pourquoi est-ce en croisant son regard que je repense aux autres ? Ça devrait être l'inverse… Il doit être celui qui me fait oublier les autres, celui dont les caresses ne me font aucun mal, celui dont les baisers peuvent me faire tout oublier… Il est mon Steve, la seule personne en qui je peux avoir confiance, le seul qui sera toujours là… Alors pourquoi penser à ça maintenant ?  Pourquoi ? Je veux juste qu'il me prenne, qu'il efface toute marques des autres, qu'il me donne l'impression que je n'ai été qu'à lui. Alors quand je tente de lui mentir, en lui disant que j'ai juste envie de lui.. Je vois bien qu'il n'y croit pas une seule seconde. Quelque chose dans son regard change et au lieu de faire un effort pour y croire, il vient s'allonger à mes côtés et vient lentement caresser ma joue. Rien que ça… J'en frissonne. Je ferme les yeux un instant avant de les rouvrir, osant un sourire déjà plus crédible. C'est Steve. Il m'aime. Du moins il essaye de m'aimer. Lui ne me laissera jamais, lui revient toujours vers moi, malgré tout ce que je lui fais endurer, malgré tout mes défauts. A ses yeux je reste son Buck, je reste parfait à ma manière. Et j'ai besoin de lui, j'ai terriblement besoin de lui. J'ai besoin qu'il me prenne dans ses bras, qu'il m'embrasse, qu'il me regarde comme si j'étais réellement quelqu'un de bien… J'ai besoin qu'il m'aime, ou du moins qu'il fasse semblant de m'aimer. Je me perds dans ses yeux bleus qui m'ont toujours donnés l'impression d'être quelqu'un d'exceptionnel, quelqu'un qui vaille la peine qu'on se batte pour. J'aimerais être quelqu'un de mieux pour Steve… Quelqu'un qui le mérite. Lentement je me penche pour l'embrasser, effleurant doucement ses lèvres avant de susurrer avec envie contre celle-ci.

"Rien Steve… Rien. Je vais bien."

Parfaitement bien. Continue de lui mentir, Barnes. Continue de lui cacher les yeux pour qu'il ne découvre pas la vérité. Continue à entretenir son illusion de bonheur… Il n'y a que comme ça qu'on pourra être heureux… Uniquement si il continue de penser que tout va bien, que je vais bien. J'approfondis ce baiser, me glissant sur lui, mes mains entourant son visage.

"Je vais bien… J'ai juste envie de toi, Steve…"

Autre sourire de ma part avant que je ne revienne faire taire la moindre question, le moindre doute d'un baiser, laissant mes mains courir sur son corps que je désire tant. Fais-moi oublier le reste du monde, ne serait-ce que le temps d'un nuit. Fais-moi oublier Rumlow et les autre. Je veux t'entendre soupirer lentement mon prénom alors que tu poseras de tendres baisers sur ma peau. Je veux que tu me rappelle que tu me tiens, que tu ne me lâcheras jamais. Dis-moi que je suis tiens. Garde-moi tout contre toi. Je viens lui voler un autre baiser tend que lentement, j'ondule des hanches contre les siennes, soupirant doucement son prénom.

"J'ai envie de toi Steve… J'ai envie que tu me prennes… Maintenant."

Mes lèvres abandonnent les siennes et viennent se perdre dans son cou et mes mains, elles, viennent se perdre entre nos cuisses, caressant langoureusement le membre de Steve. Oublie tes doutes, oublie ton inquiétude Steve. Là je n'ai pas besoin que tu tentes de me comprendre, j'ai besoin que tu me rassures, que tu me donnes ce que les autres ne peuvent prétendre m'offrir. J'embrasse avec envie sa gorge, y laissant de belles marques, murmurant avec envie son prénom.

"Je t'en prie Steve… Je te veux…"

Je devrais avoir honte. Honte de lui faire ça, mais c'est ainsi. Même avec lui, je dois parfois jouer un rôle. Pour lui je dois être une pale copie du Buck qu'il aimerait que je sois. Parce que je ne peux pas être mieux… Même avec lui je dois être un bon garçon. Parce qu'il ne peut pas savoir la vérité. Il ne la supporterait pas.
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Sam 25 Juil - 22:36
     

Bucky ♦ Steve

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on coeur bat plus vite en voyant son regard paniqué. Qu'est-ce qui a pu arriver, pour qu'en une seconde il passe de mon Buck, excité comme un dingue, qui était prêt à m'arracher mes vêtements dans le couloir, à me supplier de le prendre, là, et ce gamin terrorisé qui me regarde avec de grands yeux ronds? Qu'est-ce que j'ai pu dire ou faire qui l'a... fait flipper à ce point? J'en ai aucune idée et ça me panique. Parce qu'autant oui, parfois on s'est dit des choses qui étaient pas toujours agréables, ou sympas, quand on était en colère, énervés, ou blessés. Mais... mais j'ai jamais lu de la peur dans ses yeux quand j'étais près de lui. Pas jusqu'à maintenant... Pourtant on était bien. On s'amusait bien. On avait... envie l'un de l'autre, et ça je l'ai bien senti. Alors pourquoi? Je me laisse retomber à côté de lui, caressant sa joue et tentant d'avoir une réponse, pour que je puisse au moins m'expliquer, me rattraper, m'excuser... Et je souris à mon tour quand je vois enfin sourire un peu plus sincère éclairer son visage creusé. Voilà... c'est mieux...

Il vient doucement m'embrasser, et même si je suis toujours en feu, je ne le presse pas. Ma langue caresse la sienne lentement, pendant que ma main vient se poser sur sa hanche. Sans savoir pourquoi, je sens qu'il a besoin de tendresse cette fois. Et pas de sauvagerie. J'ouvre à nouveau les yeux et croise son regard.

Tu es sûr? Tu es sûr que ça va?

Il murmure à mes oreilles, se presse un peu plus contre moi, sentant sa peau brûlante contre la mienne, son parfum milanais sur mesure mélangé à la vodka qui a séché sur sa peau, et l'odeur de tabac tiède. Buck. Mon envie remonte en flèche alors que je me laisse rouler sur le dos, pour qu'il vienne s'installer sur moi, sans quitter mes lèvres. Mes mains se posent à nouveau sur ses hanches, qu'elles accompagnent lentement. Et mon corps tout entier frissonne quand il se remet à me caresser, m'envoyant des frissons électriques à travers tout le corps. Espèce de démon. Mon démon. Mon démon qui sait exactement ce qui me plait, et comment me rendre dingue... T'as le don de m'avoir rendu accroc au point que je ne regarde personne d'autre, que je ne pense même pas à quelqu'un d'autre. Pas une seule seconde. Pourtant parfois, j'aimerais aussi faire comme lui, me lever un mec ou une nana, passer la nuit avec, juste pour prendre du bon temps, sans y réfléchir. Mais à peine mon regard se pose trop longuement sur quelqu'un que je pense déjà à sa réaction. A ce qu'il pourrait en penser. A ce que ça pourrait lui faire. Mal, bien évidemment. Et ça, rien que pour l'idée que ça pourrait le blesser, je peux pas. Il y a que lui. Lui et seulement lui.

Et c'est dans des moments comme ça que je me dis que... ça vaut le coup d'attendre, d'attendre un de ces moments où il me met pas de côté, un de ces moments où il m'oublie pas, et où au contraire je suis le centre de son univers. Où il y a que moi. Un petit aperçu du monde merveilleux où on serait tous les deux, juste tous les deux, et c'est tout. Où je pourrais lui suffire. Et c'est instant précis est un de ces moments. Alors j'en profite. Mon souffle se fait plus court alors qu'il commence à bouger contre moi, à rouler lentement son bassin, et sa voix redevenue suave le supplie de le prendre. La vache qu'est-ce que j'aime ça. Qu'est-ce que j'aime l'entendre dire ça. Comme si... j'étais le seul qui pouvait vraiment le... combler.

On a le temps mon chat... on a toute la nuit...

Pendant quelques minutes je continue simplement de faire rouler ses hanches sous mes mains, l'entendant soupirer de plus en plus profondément, avant de tendre la main vers le chevet de Tasha. J'ouvre le tiroir, y plonge ma main, pendant que l'autre est toujours sur la taille de Buck, et attrape la première capote qui me tombe sous la main. Je ris doucement quand je vois qu'elle est aromatisée à la fraise, et l'ouvre, avant de la mettre en place.

Sérieux j'aurais pas pensé qu'elle pouvait avoir ce genre de trucs... à la fraise, elle me déçoit!

Je reviens l'embrasser, et le guide contre moi en sentant ses lèvres contre ma gorge. Mes doigts se resserrent un peu plus sur sa peau, tentant de tenir encore un peu, mais je craque. Et j'abaisse lentement ses hanches, le laissant me prendre en lui en fermant les yeux, glissant une main sur son torse.

La vache Buck... Tu sais me rendre dingue. Tellement dingue... Je suis fou de toi petit démon...

Et une fois complètement en lui j'entame de lents et profonds coups de reins.


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Mar 28 Juil - 13:09

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Mon chat… Il sait que je déteste qu'il m'appelle comme ça, mais pour ce soir, je ne dis rien, à la place je me contente simplement d'esquisser un sourire. Il ne comprend pas… Nous n'avons que la nuit… Juste cette nuit où l'on peut prétendre que tout va bien, qu'on est tout les deux, dissimulés aux yeux du monde. Je ne t'ai que pour une nuit mon Steve. Avant que je ne doive retrouver ce monde dans lequel je dois évoluer sans toi… Et il est là le problème, nous n'avons qu'une nuit… Entre ses mains, mes hanches ondulent lentement contre lui alors que je caresse lentement son torse, perdant mon regard dans le sien. Ce soir je suis à toi, rien qu'à toi. Pour cette nuit, tu seras le seul, comme tu aurais toujours dû l'être… Ce soir je veux que tu me fasses oublier les autres. Je veux juste que tu me gardes contre toi, que tu murmures mon prénom…  Mes soupirs se font plus long au fil des secondes. J'ai envie de lui. J'ai désespérément besoin de lui. Je croise son regard, et entre deux lents coups de reins, je me rends compte que sans lui… Je ne serais rien. Je ne serais peut-être même plus là. Un soupir plus profond m'échappe tandis que mes hanches roulent doucement entre ses mains. C'est ça, ça devrait toujours être comme ça entre nous… Ça aurait toujours dû être ainsi. Juste lui et moi. Je me penche vers lui, venant chercher ses lèvres avec envie. C'est dingue… Dingue que nous n'ayons que quelques moments ainsi… Où l'on ne cherche pas à simplement à assouvir un manque, mais juste profiter l'un de l'autre… Et dans ses moment-là… J'ai l'impression d'être important à ses yeux. D'être plus que son pote Bucky qu'il se tape entre deux galas… Dans ses moments-là, j'ai l'impression d'être à nouveau le gamin de seize ans qu'il tenait entre ses bras au bord de la piscine. J'ai l'impression d'être à nouveau le gamin qu'il embrassait pour la première fois. Il n'y a que sous ses baisers, sous ses caresses que je n'ai plus l'impression d'être… Sale. Entre ses bras.. J'ai l'impression de redevenir quelqu'un. D'être plus qu'un paquet de linge sale qu'on se trimballe, qu'une chose que l'on garde enfermé dans une chambre et à qui on colle une myriade de garde du corps. Plus une marionnette que l'on habille à sa guise et qu'on présente aux caméras. Dans ses yeux je ne vois jamais d'attente, de déception ou de regrets… Non quand je croise son regard, je peux m'y perdre sans hésitation. Parce que je sais que dans ses bras, je ne crains rien. Je sais qu'il sera là. Peut-être pas jusqu'à la fin… Mais juste encore un peu. Il sera le temps qu'il me supportera… Et le jour où comme les autres il ne pourra plus se forcer à fermer les yeux sur mes défauts, sur mes fêlures… Je perdrais la seule personne pour qui je comptais ne serait-ce qu'un peu. Je ferme les yeux, penchant quelque peu la tête en arrière, soupirant doucement tandis que je m'abandonne à lui. Oublions-ça. Pour ce soir… Il est là. Ce soir il acceptera de me donner ce que je veux, il m'acceptera entre ses bras et il sera là pour faire taire toutes les angoisses qui hurlent au fond de mon coeur. Pour ce soir il voudra encore de moi, il me désira… Demain il pourra me détester autant qu'il le veut, demain il pourra me dire que je ne suis pas raisonnable, que je bois trop, que je peux parfois être un connard sans coeur. Demain nous pourrons reprendre notre jeu… Mais ce soir, entre ses bras, je veux revenir à cette soirée d'été. Juste le temps d'un instant. Je veux revenir à ce temps où tout était plus simple. Où même si j'étais déjà bourré d'anxiolytique… Je pouvais le regarder sans avoir honte. Parce que l'alcool n'était pas un problème, la drogue non plus… A l'époque, je le méritais encore…  Sous moi je le sens remuer mais je ne rouvre les yeux que lorsque je l'entends rire. Je hausse un sourcil, osant un léger sourire.

"Que veux-tu ? Au fond de son coeur elle est toujours une princesse…"

Je me retiens de justesse de lui glisser que je savais qu'elle en avait… Parce que ce sont ses préférés. Non. Pour ça aussi je dois te mentir Steve. Je sais que tu le prendrais mal si tu apprenais que j'ai couché avec elle. Une fois. Peut-être deux. Alors à la place je me contente de lui glisser une banalité de plus, le laissant l'enfiler avec une patience qui ne me ressemble pas. Puis lentement je me penche à nouveau vers lui, roulant inlassablement des hanches, mes lèvres se perdant dans sa gorge. Chose qui je sais le fait céder assez aisément. Et un sourire ne peut que m'échapper quand je sens ses mains se poser sur mes hanches, les faisant lentement s'abaisser. Je ferme les yeux, ne pouvant retenir un long soupir quand je le sens entrer en moi. Sa main se perd sur mon torse alors que je me cambre doucement, le souffle court. Un sourire m'échappe à ses mots. Je sais. Je sais que je te rends dingue… C'est pour cela que tu reviens vers moi, que tu restes avec moi. Sinon… Peut-être que tu aurais trouvé quelqu'un d'autre et qu'alors j'aurais dû te voir heureux avec quelqu'un d'autre que moi. Je reste sans bouger alors qu'il est enfin complètement en moi, croisant à nouveau son regard. J'aimerais être le seul et j'aimerais que tu sois le seul. J'aurais aimé que ce soir là, tu me dises que tu veux que je ne sois qu'à toi, que tu sois plus courageux que moi. Mais peut-être ne veux-tu pas plus ? Peut-être que ce que nous avons te convient ? Sûrement. Sinon depuis le temps… Tu me l'aurais dis. Son prénom m'échappe sous la forme d'un soupir quand il commence à lentement bouger, entamant de lents et profonds coups de reins qui font se tendre chaque muscles de mon corps d'un plaisir que je n'éprouve qu'avec lui. Mes mains se posent sur son torse et pour la deuxième fois de la journée, je m'abandonne à lui. Je murmure, soupire, gémit par moment son prénom, laissant mes mains se perdre sur sa peau, laissant mes hanches tenter de suivre son rythme… Mon Steve, mon amour… Me lâche pas. Jamais. Garde-moi contre toi. À jamais. Puis sans m'en rendre compte, voilà que cela m'échappe, entre deux soupirs, entre deux caresses, entre deux coups de reins.

"Me laisse pas Steve, jamais… Me laisse pas… Me laisse pas…"
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Sam 1 Aoû - 21:50
     

Bucky ♦ Steve

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"P
rincesse oui, mais elle est loin de pouvoir attirer une licorne..."

Et je le prends. Lentement. Tendrement. Parce que c'est Buck et parce que je l'aime. Parce que je pourrais pas lui faire de mal, même s'il le voulait. Parce que je pourrais pas le faire souffrir, au lit et en dehors, même s'il a pas les mêmes égards pour moi. Mais au lit, c'est quand même différent. Après notre première fois, planqués dans une chambre d'amis, douchés et propres, il y a eu cette discussion. Ces mots qui m'ont labouré le coeur alors que lui en avait strictement aucune idée. Qu'il voulait qu'on soit juste des amis, et qu'on ferait ça pour s'amuser, sans contrainte... Buck... Si tu savais comme tu m'as fait mal ce jour là. Comme... partager ça avec toi, te faire gémir, t'entendre murmurer mon nom, prendre ta première fois et t'offrir la mienne... penser que... qu'après ça, qu'on serait... Et non. On avait à peine repris notre souffle que tu me faisais déjà comprendre que je ne te suffirai pas. Que tu aurais besoin d'autres lèvres sur les tiennes, d'autres mains sur toi... Et ça m'a tué, un peu.

Et malgré ça je sais que c'est différent avec moi. Qu'il s'abandonne à moi plus qu'aux autres. Les seules fois où, après ses préliminaires dignes d'un mauvais porno, vu qu'il m'allume souvent comme une vraie trainée, il redevient fragile. Vulnérable. Et qu'à moi seul il fait toute confiance. Mes mains caressent son torse maigre et à peine dessiné, dessinant tous ses contours amoureusement alors que mon regard se perd sur son visage. Il est tellement beau... surtout là, les yeux fermés, son front penché en avant, les sourcils froncés, appréciant le plaisir que je lui donne. J'aimerais tellement être le seul. Qu'il y ait que moi. Rien que moi. A jamais...

Et je l'entends me murmurer de pas le laisser. En une seconde, il est à la fois mon amant, mais aussi un gosse apeuré qui a besoin qu'on le rassure. Mes mains se resserrent sur ses hanches alors que je le fais rouler pour être dessus, et je m'immobilise quelques instants, penché sur lui, venant prendre tendrement ses lèvres pendant que ma main le recoiffe doucement.

Je suis là Buck. Je suis là. Et tu sais que je te laisserai jamais. Jamais... T'es mon Buck... Je...

Je me mords les lèvres juste à temps pour retenir le "je t'aime" qui a failli m'échapper. Et heureusement, il a l'air trop loin pour avoir remarqué. Il répond simplement à mes baisers, se détendant peu à peu. Et j'attends d'être sûr qu'il va bien avant de me remettre à bouger, lentement, profondément en lui. Je sais qu'il aime que je sois comme ça. Que je l'étouffe presque dans mes bras. Que je le coupe du monde extérieur, et que l'univers se résume à nous deux, à nos souffles qui se mélangent et à nos gémissements. Bientôt, c'est la fin du deuxième round, et je me raidis contre lui, étouffant mes gémissements contre la peau humide de son cou, avant de me reculer un tout petit peu, et l'embrasser doucement.

Ca va? Ca t'a plu? T'es sûr que j'y suis pas allé trop fort?

Et quand je suis sûr qu'il va bien, je l'abandonne une seconde le temps de jeter la capote, avant de me glisser sous les couvertures avec lui. Je l'enferme dans mes bras, et le serre fort, comme à chaque fois, lui répétant pendant de longues minutes que je suis là, que je veille sur lui, et qu'il ne lui arrivera rien. Que je ne laisserai rien arriver. Pas à lui. Et petit à petit sa marche. Il ferme ses beaux yeux et je le rejoins rapidement après avoir éteint la lumière. J'aimerais tellement que tous les soirs ressemblent à celui-là. Notre chambre. Nous deux. Nous endormir l'un contre l'autre après avoir fait l'amour. Ca. Juste ça...

Le lendemain je sursaute en entendant gémir. Et je me redresse en sentant le lit vide près de moi. Mon regard parcourt la pièce baignée de lumière alors que je savoure les résultats des excès de la veille, à savoir un violent mal de crâne qui me vrille les tympans. Je calme une nausée avant que mes yeux s'habituent à voir clairement. Deux pingouins sont là, mais pas Buck.

Où il est? Où est Buck?

Je repousse les couvertures, m'en foutant totalement d'être à poil.

Buck?

Nouveau gémissement, la salle de bains. Je pousse la porte et mon coeur s'arrête. Cet enfoiré de Rumlow tient Buck par les cheveux, et mon amour est à moitié à genoux, se débattant comme il peut face à l'autre connard qui a allumé l'eau de la douche.

Vous le lâchez. Vous le lâchez tout de suite!



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Lun 3 Aoû - 12:58

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J'ai besoin de l'entendre. Terriblement besoin même. Je veux juste qu'il me le dise, qu'il me murmure qu'il sera toujours là, et tant pis si ce n'est qu'un mensonge, je serais heureux de l'entendre et d'y croire. Dis-moi simplement que tu ne m'abandonneras pas toi aussi, dis-moi simplement que je suis le seul et qu'il sera toujours là. Que si un jour je me sens glisser, il sera là pour me rattraper. Que le moment venu, je pourrais toujours venir me réfugier dans ses bras, je sais que lui sera heureux de m'avoir, qu'il fera tout pour moi… Au milieu de mes soupirs, de ses coups de reins et de mon coeur qui cogne furieusement dans ma poitrine, j'en viens à me rendre compte à quel point je ne le mérite pas, à quel point je suis le plus grand connard égoïste de cette ville. Je veux tout de lui alors que je ne lui donne jamais rien… J'aimerais qu'il soit tout le temps là pour moi alors que je passe parfois des semaines sans lui donner la moindre nouvelle. J'aimerais être le seul dans sa vie et pourtant je ne cesse de lui parler de mes dernières conquêtes… Combien de fois a-t-il dû me voir en couverture d'un tabloïd avec quelqu'un de différent au bras ? Je ne sais pas et franchement je ne veux pas savoir. Parce que je sais que je ne le mérite pas, je sais que je n'ai pas le droit de le réclamer et encore moins d'exiger de lui qu'il reste avec moi, qu'il s'occupe de moi… Et pourtant… Sous chacune de ses caresses, sous ses doigts qui tracent lentement les lignes de mon torse, je suis là à le supplier, à lui demander de ne jamais me laisser. Je suis là à gémir ce que je n'ose d'ordinaire pas même lui soupirer. Parce que même avec lui, je préfère jouer la carte de l'arrogance, je préfère lui montrer que tout va bien alors qu'au fond, je me sens presque mort. Mais c'est toujours comme ça… C'est pareil, à chaque fois… Au début j'essaye toujours de lui faire croire que je vais bien, pour ensuite entre ses bras lui montrer à quel point je suis apeuré, à quel point j'ai besoin qu'il me rassure et qu'il prenne soin de moi. Parce qu'il est le seul. Il n'y a que lui et il n'y aura que lui. Quand je suis avec les autres, je ne cesse de me dire "Steve ne me ferait pas ça, lui prendrait soin de moi…" Parce que lui tient à moi… Peut-être bien trop pour son propre bien.

Ses mains se referment sur mes hanches et sans trop m'en rendre compte, voilà que je me retrouve sous lui. Je rouvre les yeux et croise ses yeux bleus que j'aime tant. Voilà c'est ça… C'est ce que je veux… Fais-moi oublier le reste du monde. Laisse-moi me perdre dans ton regard et tes bras. Ce soir je ne suis qu'à toi. Je lui rends son baiser avec autant de tendresse, laissant une de mes mains se perdre dans sa nuque. C'est parfait ainsi… C'est comme ça que je veux être avec toi… Je ne veux pas que ce soit brutal, je veux juste que tu me rassures, que tu me protèges, que tu me fasses disparaitre. Enlace-moi, étouffe-moi, je m'en fous. Je veux juste ne voir que toi. Ses doigts se perdent dans mes cheveux qu'il tente d'ordonner et enfin, il me dit ce que j'avais besoin d'entendre. Qu'il est là. Qu'il ne me laissera jamais. Parce que je suis son Buck. Un sourire presque triste se dessine sur mes lèvres. Me laisse pas Steve. Ne me laisse jamais. Garde-moi… Garde-moi contre toi. Je réponds à chacun de ses baisers, sentant les muscles de mon corps se détendre les uns après les autres. Il n'y a que lui qui peut me faire ça, il n'y a qu'avec lui que je ne suis pas tendu, il est le seul à qui je peux faire confiance. Parce que je sais que lui n'osera jamais me faire souffrir. Lui ne me forcera à rien. Ni à prendre des médocs, ni à être un bon garçon, ni à être quelqu'un d'autre. Avec lui je peux me montrer vulnérable, il me protègera. Avec lenteur il recommence à bouger en moi et je ferme les yeux, posant mon front contre le siens. C'est ça. Juste comme ça. C'est comme ça que j'aime qu'on le fasse. Quand il me coupe la vue du monde, quand la seule chose que je peux voir et sentir, c'est lui. C'est quand tout ce que je peux voir sont ses yeux que je suis vraiment heureux. C'est quand tout ce qui traverse mes lèvres sont des gémissements que je suis bien. Le monde ne devrait que se résumer à lui. Ce serait tellement plus simple. Que je ne vois que lui. Qu'il soit tout mon univers. Je n'aurais qu'à faire attention de lui plaire à lui, je pourrais être pathétique dans ses bras, ce ne serait pas grave, il serait toujours là pour moi. Je commence lentement à gémir contre ses lèvres. Juste comme ça mon amour. Coupe-nous du reste du monde. Il n'y a que toi et moi. Fais-moi oublier le reste de l'univers, étouffe-moi comme si tu voulais me cacher à la vu des autres. Je suis à toi. Tout à toi. Nos respirations se font plus laborieuses et lentement mes gémissements redoublent. Ça devrait être ainsi tout le temps. Il ne devrait y avoir aucune violence dans nos ébats, juste ce besoin de sentir l'autre, de savoir qu'il est là… Je finis par venir, dans un long gémissement que je tente d'étouffer contre son épaule en vain et quelques secondes plus tard, Steve me rejoint. Mes doigts se perdent dans sa nuque alors que je rouvre les yeux, croisant son regard étrangement inquiet. Je lui rends avec douceur son baiser, souriant très légèrement.

"Je vais bien tant que tu ne me lâches pas Steve."

Mes doigts viennent doucement caresser sa joue alors que je viens chercher ses lèvres pour un autre baiser. Je sens qu'il s'inquiète et que comme d'habitude, il a peur que j'ai eu mal. Mon sourire s'efface et mes doigts viennent doucement tracer le contour de ses lèvres.

"Je vais bien Steve."

Finalement rassuré, il m'abandonne le temps de se débarrasser de la capote usagée, et même si il reste dans mon champ de vision, je me sens mal de la savoir ailleurs qu'avec moi. Je défais rapidement le lit, me glissant sous les draps. Je me roule presque dans ceux-ci avant de venir me glisser dans les bras de Steve. Je pose ma tête sur son épaule, appréciant de sentir ses bras se refermer autour de moi. C'est dingue, je n'ai jamais été très carré comme garçon, mais à une époque, j'étais celui qui pouvait prétendre veiller sur lui, et depuis nos seize ans… J'ai toujours eu l'impression que je pouvais disparaitre dans ses bras. Et j'aime ça. Parce que là… J'ai l'impression d'être à ma place. D'être désiré. Je caresse doucement sa peau et l'écoute me bercer de ses paroles que j'ai tant besoin d'entendre. Il veille sur moi, il est là pour moi… Il fera en sorte qu'il ne m'arrivera rien. Je ferme doucement les yeux, me sentant sombrer dans un profond sommeil… Si seulement Steve, si seulement tu pouvais me protéger.

Sagement niché au creux des bras de Steve, mon nez perdu dans son cou, je sens une main se glisser dans mes cheveux. Une main qui contrairement à celles de Steve, vient les tirer avec une impatience à peine contenue. Un gémissement de douleur m'échappe alors qu'on me tire littéralement hors du lit. Non, non ! Ne m'arrachez pas à lui, laissez-moi avec Steve ! C'est ce que j'aimerais hurler, mais tout ce dont je suis capable après cette nuit d'excès, c'est de gémir… Gémir pour Rumlow.

"Allez debout. T'as rendez-vous pour un brunch avec tes parents je te signale. Alors tu vas pas faire le difficile et tu vas aller prendre une douche et t'habiller."

Je me débats alors qu'il me tire du lit, me forçant à me tenir debout à ses côtés. Un frisson secoue mes épaules alors que je tente de marmonner un truc, qui ne me fait récolter qu'un autre mouvement sec de sa part. Il commence à me traîner sous la douche, rajoutant simplement.

"Et vous, occupez-vous de l'autre. Lui est pas invité mais faut quand même qu'on le ramène. Alors vous le levez et vous le foutez dans ses fringues."

J'ouvre difficilement les yeux et croise le regard d'un des deux agents. Putain me laissez pas avec lui, je vous en prie…  Me laissez pas avec lui… Pas alors que je suis comme ça. J'étouffe un autre gémissement quand il me jette dans la douche, me faisant rencontrer un peu sèchement le mur. Nauséeux, je me laisse glisser au sol, sous son regard méprisant. Oh je sais, je sais que tu me trouves pathétique.

"Regarde-toi… T'es dégueulasse."

Il attrape une poignée de cheveux et me force à basculer la tête en arrière. Mon regard croise le sien. Je sais que t'aimes ça connard. Je sais que ça te procure un plaisir fou que de m'humilier et là, me tenir à genoux dans une douche, complètement à poil… Ça pourrait presque te filer la trique. Un sourire lui échappe alors qu'il ouvre l'eau et je ne peux que gémir douloureusement en sentant l'eau froide cingler ma peau. Le souffle court, je tente d'atteindre les robinets d'eau.

"Stop… Stop… C'est froid… Trop froid…
- C'est pour ton bien chaton, ça va te filer un coup de fouet…"

Je commence à grelotter, cherchant toujours à me soustraire de son étreinte quand je vois Steve, tout aussi à poil que moi, qui commence à ordonner à Rumlow de me lâcher. Je sens les doigts de ce dernier serrer un peu plus mes cheveux alors qu'il ne bouge pas. Il n'aime pas ça. Il n'aime pas que quelqu'un vienne l'interrompre alors qu'il s'amuse tant que ça à m'humilier. Je vois sa mâchoire se serrer alors qu'il ordonne à Steve de le laisser faire son travaille.

"Steve…"

Je gémis doucement son prénom et immédiatement, je sens que son regard revient se poser sur moi. C'est ça. Regarde-moi. Sauve-moi.

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Mer 5 Aoû - 18:01
     

Bucky ♦ Steve

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J
e me suis toujours demandé pourquoi. Pourquoi, alors qu'il pouvait jouer le parfait connard arrogant et prétentieux devant tout le monde, sortir sa carte de fils chéri de l'Amérique, ou au contraire du sale gosse, celui qui reste jusqu'au bout de la nuit dans toutes les soirées branchées. Pourquoi, à peine on commence à faire l'amour, qu'il me supplie de rester près de lui. Qu'il me supplie de le prendre dans mes bras. De jamais le laisser. Et à chaque fois qu'il fait ça, tout ce que j'ai contre lui, tout ce qui m'a énervé dans les semaines précédentes s'efface, s'envole. Tout ce qui me donne envie de l'étrangler, lui hurler dessus, couper les ponts disparaît. Et reste juste mon putain d'amour pour lui, couplé à un instinct de Saint Bernard. Un besoin viscéral de le protéger. De veiller sur lui. D'être là. Peut-être une façon inconsciente de lui prouver que je suis mieux que tous ceux qui l'entourent. Ces parasites qui cherchent juste à être vus avec lui parce qu'il est cool. Parce que c'est le fils du président. Parce qu'ils vont avoir plein de Likes sur Facebook.

Quand on est tous les deux, c'est parfois sauvage, c'est parfois rapide, mais c'est toujours tendre. Passionné. A chaque fois qu'il murmure ça à mon oreille, je redeviens le gamin de seize ans qui faisait lentement glisser son maillot de bain trempé le long de ses jambes. Et à chaque fois, comme depuis ce soir là, j'ai les lèvres qui brûlent d'envie de lui dire que je l'aime, que je veux qu'il arrête ses conneries pour qu'on soit juste tous les deux, qu'il soit qu'à moi, et moi qu'à lui... Je crève d'envie qu'un jour, peut-être, on puisse être vraiment ensemble, même si ma raison se perche sur mon épaule et me tapote la tempe en me susurrant ''Arrête. Tu sais qu'il pourra jamais être qu'à toi. Il a trop besoin de savoir qu'il plait. Il a trop besoin d'être admiré et de séduire. Contente toi de ça, parce que sinon tu souffriras encore plus...'' Ferme-là, surtout que je sais que tu as raison. Salement raison...

Et après de longues minutes, on vient tous les deux et je viens le serrer contre moi, soupirant en fermant les yeux. Ma tête tourne encore mais je suis bien. Il est contre moi, tout contre moi, là où devrait être sa place, pour toujours. Et je reste quelques minutes à entendre son souffle ralentir avant de fermer les yeux. Je ne les rouvre qu'en entendant un gémissement, et une voix rauque, que je suis incapable de reconnaître, trop vaseux pour avoir l'esprit clair. La seule chose qui s'impose, c'est que je dois aider Buck. Il a mal et il a besoin de moi. Je tangue, manquant de repeindre le tapis de Natasha, avant d'apercevoir les deux nouveaux pingouins et les fusiller du regard, enfin, en espérant que ce soit bien eux que je regarde, l'air de dire ''Et vous laissez faire ça?", avant de pousser la porte de la salle de bains. Une vague de rage me submerge quand je vois Buck recroquevillé sur le sol, et cet enfoiré de Rumlow qui le maintient sous l'eau froide. En deux enjambées je suis face à lui, encore à poil. Je m'en fous, j'ai pas à rougir de mon physique.

Vous allez le lâcher. Tout de suite.

Je vois une expression tellement mauvaise dans son regard que je serre les mâchoires, et mon poing me démange salement. Il n'obéit pas, et je vois sa main serrer plus fort les cheveux de Buck, lui tirant un gémissement. J'attrape son poignet qui tient Buck avec une main, pendant que de l'autre je le pousse contre le carrelage de la salle de bains.

Vous allez le lâcher MAINTENANT. Sinon j'en toucherai un mot à qui de droit. Je vous rappelle que j'appelle le président par son prénom et que mon père est l'amiral en chef de toute la NAVY. Vous voulez que je leur raconte en détail comment vous traitez le fils unique du président? Dehors. DEHORS!

Il grommelle et tourne les talons à regrets, nous laissant enfin seuls dans la salle de bains. J'attrape Buck pour le relever et le tirer hors du jet d'eau froide, l'enveloppant d'un bras pendant que de l'autre j'actionne l'eau chaude. Il est glacé, et tremble contre moi. Ma main frotte son épaule alors que je le serre encore plus près.

Je suis là. Je suis là... Il te fera rien. C'est bon c'est terminé... c'est terminé... Je suis là... Je te tiens... Je te tiens...

Enfin l'eau chaude arrive, et une fois que je suis sûr de la température je l'entraîne avec moi sous l'eau, le gardant entre mes bras. Petit à petit je sens ses tremblements qui se calment, et j'embrasse ses cheveux trempés.

Il t'a déjà fait ça souvent ce salaud? Buck tu devrais en parler à ton père. Si tu le fais pas c'est moi qui en toucherai un mot...

J'attrape le premier gel douche qui me tombe sous la main, grimaçant quand je sens un truc à la noix de coco et à la vanille tout juste ecoeurant. Sérieusement... Mais bon pour l'instant on va pas faire les difficiles. J'en verse dans ma main et commence à savonner Buck, doucement, lentement, en embrassant ses épaules et ses cheveux, le rassurant du mieux que je peux. Je fais pareil rapidement, avant d'attraper un peignoir. Par chance il est blanc et pas rose... J'aide Buck à l'enfiler, et je me roule dans un drap de bain le temps d'enfiler mon jean. Je garde le drap de bain sur les épaules le temps de ramasser toutes nos affaires, et les garder sous le bras, sous le regard des deux nouveaux, toujours immobiles.

Vous avez vu ça et vous avez rien fait? Ca vous dérange pas de voir quelqu'un traité comme ça?

J'ai pas hurlé, je me suis juste planté face à eux et j'ai parlé d'une voix calme, avant d'aller chercher Buck. Il va déjà mieux, mais reste tout contre moi alors qu'on descend. On dirait qu'un cyclone est passé à travers la baraque. C'est juste l'apocalypse. Et quelques corps inconscients sont encore allongés un peu partout, parfois dans des positions très improbables. Mais personne est réveillé, ce qui nous permet de filer en douce sans qu'on nous remarque. Je guide Buck jusqu'à la limousine et le garde contre moi sur la banquette.

Ca va mieux? T'es sûr? Je suis là Buck...



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Mar 11 Aoû - 14:23

Snake Eyes
I know you cannot possibly love me. I’m a tangible thing, already broken. But we all want to believe that we can be fixed, and maybe you’ll want to help me with that part.

Ses doigts dans mes cheveux m'arrachent des gémissements. Pas le genre que Steve peut me faire avoir quand nous sommes tout les deux sous la douche… Non, le genre plus douloureux. J'ai envie qu'il me lâche. Qu'il me laisse enfin tranquille, mais ce connard y prend bien trop de plaisir, à me voir dans cet état. Sobre, faible et vulnérable. Tout les deux nous savons qu'actuellement, je ne tourne avec rien dans les veines. Que je suis dans un état sans nom, simplement parce que mon corps réclame avidement toutes ses substances qui ont finit par s'estomper. Je me hais dans cet état, parce que je suis faible, incapable de me protéger, pire, je suis obligé de me reposer encore une fois sur la capacité de Steve à venir me sauver. Et je me déteste pour ça, parce que je sais que je lui en demande déjà trop, bien trop. Sans compter que je hais me montrer si vulnérable, si faible à lui. Je préfère qu'il me regarde comme si je n'étais qu'un sale con de plus, un arrogant qui se pense plus fort que tout et qui prétend n'avoir besoin de personne… Et même si je sais que de toute façon, il n'arrivera jamais à y croire… J'aimerais par moment que ça se résume à ça. Ainsi, il n'aurait pas à me voir dans cet état, à découvrir que son Buck qui se prétend au-dessus de tout n'est en réalité qu'un gamin qui une fois sobre se laisse maîtriser de la sorte… Un gamin qui a besoin de son aide en permanence. L'eau glacée cingle ma peau et je ferme les yeux. Je ne veux pas que tu me voies ainsi. Jamais. Parce que je sais qu'après tu vas t'en vouloir, tu vas me dire que j'aurais dû t'en parler, que je devrais en parler… Et je te dirais que je voulais simplement te garder loin de ça, parce que tu ne mérites pas de savoir ce qui se cache sous le masque je porte même en sa présence… Il n'a pas besoin de tout savoir, je veux qu'il reste loin de ça… Qu'il reste dans l'ignorance… Car si il savait, peut-être qu'il serait dégoûté, peut-être qu'il aurait pitié… Peut-être qu'il arrêterait de me regarder comme il le fait maintenant. Peut-être qu'il ne voudrait plus de moi. Autant de possibilités que je ne veux pas voir se concrétiser. Non, pour notre bien-être à tout les deux, je préfère qu'il continue de penser que je suis juste un sale gosse de riche qui aime profiter et abuser. Je préfère qu'il me voit comme son Buck, et pas comme un être fracassé.

Puis sa voix me fait rouvrir les yeux. Un frisson de plus dévale mon échine à l'entendre. Parce qu'il sonne terriblement possessif, protecteur même. Comme si en cet instant, j'étais la seule chose qui comptait et actuellement, je le regarde comme si il l'était. Un autre gémissement m'échappe alors que les doigts de Rumlow serrent un peu plus mes cheveux. Il n'aime pas ça. Il n'aime pas Steve, il ne l'a jamais aimé. Parce que Steve a toujours été le seul à l'empêcher de me faire quoi que ce soit. Et aujourd'hui, il ne supporte pas d'être interrompu alors qu'il s'amuse à m'humilier. Mais voyant qu'il ne bouge pas, Steve s'avance et l'attrape par le poignet, le plaquant de ce fait contre le mur de la douche. Je sens sa prise se desserrer et c'est avec plaisir que je m'éloigne, me contentant de les observer, recroquevillé dans un coin de la douche, tremblant toujours comme un gamin. Pathétique Barnes, t'es pathétique. T'as besoin que Steve vienne te sauver, t'es obligé de lui montrer… Ça. Je sais ce qu'il va me dire… Que j'aurais dû lui en parler, que j'ai été stupide… Il me dira ce que mon père ou ma mère ont pu me dire… "C'est de ta faute, tu aurais dû nous le dire…" Seulement, je refuse d'entendre une telle chose. Je ne pourrais pas, j'y survivrais pas. Je regarde Rumlow nous quitter avec soulagement et c'est avec plaisir que je laisse Steve m'attraper et me prendre dans ses bras. Sa peau me semble brûlante et m'arrache de longs tremblements alors qu'il frotte mon épaule, me murmurant qu'il est là, qu'il me tient, qu'il ne me lâchera pas… Je ferme les yeux et me blottit un peu plus contre lui, cachant mon visage dans son cou. Je sais… Je sais… Je mérite pas tout ça, je te mérite pas, tellement pas. Lentement mes tremblements se calment et je me détends face à l'eau chaude qui me réchauffe. Mes bras se glissent autour de sa taille et je me laisse simplement faire. J'arrête de penser, de réfléchir, d'essayer de paraitre en forme ou quoi… Parce que je n'en ai pas la force, ni l'envie. Quand il me demande si ce qui s'est passé est normal et si mes parents sont au courant, je me contente de lui faire non de la tête, et quand il commence à me laver, je me laisse faire. C'est à peine si je réagis à ses baisers, à ses caresses… Je sais que d'habitude, j'en profiterais, je les lui rendrais, peut-être même que j'essayerais de le chauffer, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui je veux simplement le sentir près de moi, à me rassurer, j'ai juste… Besoin de lui. Besoin de savoir qu'il sera là, même dans ses moments où je ne suis plus qu'une loque, il est là, à me rassurer, à me dire que ça va aller. Je souris doucement en sentant ses doigts se glisser dans mes cheveux, puis sur ma peau. Ça devrait toujours être ainsi entre nous. Tendre, aimant… Comme la façon dont on a fait l'amour hier soir. Juste lui et moi… Je me laisse bercer par ses caresses, par ses mots et par l'odeur du gel douche qui d'ordinaire m'aurait forcé un commentaire désagréable, me retrouvant sans trop comment dans un peignoir blanc. Je regarde Steve ramasser nos affaires avant de le suivre docilement jusqu'à la limousine, enjambant ce qui ressemble aux invités de la soirée de Tasha. Je me glisse sans un mot sur la banquette et vient me blottir dans ses bras, somnolant presque conte lui. Jusqu'à l'entendre me demander si je vais mieux. Je pourrais lui dire que oui, mais ce serait mentir. Alors à la place, je reste silencieux quelques secondes, me contentant de laisser mes doigts tracer des cercles sur sa peau, jusqu'à finalement réussir à murmurer dans son cou.

"Tu sens la pina-colada… "

Je souris doucement avant de l'embrasser dans le cou, faisant ainsi taire la moindre question supplémentaire. Et quand je l'entends me demander une fois de plus si c'est le cas, je me contente de sourire doucement déposant un baiser au coin de ses lèvres.

"Je vais bien… J'ai juste…"

Besoin de reprendre quelque chose pour retrouver une vague apparence d'être humain ? Oui. La vérité c'est que j'ai besoin de m'enfiler un truc, juste histoire d'être capable de mettre un pas devant l'autre, d'être capable d'aligner deux pensées cohérentes. J'ai juste besoin de prendre quelque chose. N'importe quoi.

"J'ai juste du mal à me réveiller… Après une tasse de café, tout ira bien."

Je sens mon estomac se retourner à cette idée, parce que ce café, je vais devoir le boire en compagnie de mes parents. Et subitement, ça ne va plus. Parce que je sais comment ça va se passer, je sais ce qu'ils vont me dire. Ma mère va me regarder et me faire comprendre que je ferais mieux de rester au café, puis mon père va peut-être me réprimander à propos de mes sorties, des possibles échos qu'il en a eu… Ils me demanderont comment se passe la fac et je mentirais en disant que ça…. Puis viendra le moment d'aborder le sujet de Steve. Je sais que ma mère ne l'a jamais eu en sympathie et que mon père l'apprécie sans plus…  Et qu'est-ce que je dirais ? Qu'il va bien. Et que diront-ils ? Tant mieux. Une tasse de café et un silence pesant plus tard je m'éclipserais, disant que j'ai à faire, et sans même lever les yeux vers moi, sans un sourire ou un mot, ils me laisseront partir, retournant à leur vie si chargé à ne pas s'inquiéter de ce qui peu m'arriver. Toujours dans les bras de Steve je pousse un soupir alors que je sens la limousine s'immobiliser. Allez. C'est ma seule obligation de la journée. La seule, après je pourrais passer la journée avec Steve à ne rien faire avant de l'emmener voir le ballet de Tasha ce soir. Tout ce que j'ai à faire… C'est de supporter un repas avec mes parents. Un seul. Je me glisse hors de la limousine et remonte jusqu'à ma chambre, sous le regard à peine blasé des gardes du corps qui surveillent le bâtiment. Oh ils m'ont vu dans des états bien pires, alors me voir débarquer en peignoir tôt le matin… Ça devient presque normal pour eux. J'ouvre la porte de ma chambre avec un soupir avant de m'éclipser sans un mot dans la salle de bain. Je verrouille la porte derrière moi et m'adosse contre celle-ci. Ça va aller. Faut que ça aille. J'ai juste besoin de quoi les affronter. N'importe quoi tant que ça me permet de les supporter. Je me débarrasse du peignoir de Tasha et commence à fouiller dans mon armoire à pharmacie, attrapant ma boîte Valium dont je m'enfile deux cachets. Les deux mains posées sur les bords de l'évier, je ferme les yeux et soupire. Ça suffira le temps du repas. Après… Faudra que je fouille dans mes affaires… Que je retrouve ma veste. Et que je prenne ce qui faut sans que Steve le voit. Mais on verra ça après. Plus tard. Je relève doucement la tête et croise mon regard dans le miroir. Pour le moment le plus important, c'est que je retrouve vaguement figure humaine. Chose que j'arrive à faire après deux brossages de dents, une douche de plus et des vêtements sur le dos. C'est pas fantastique mais c'est mieux que rien. Je jette un rapide regard à Steve qui dort dans le lit et le laisse. J'aurais aimé qu'il vienne avec moi, mais je sais que je ne peux pas lui imposer ça. Pas après ce qui s'est passé cette nuit et encore moins après l'intervention de Rumlow. Mieux vaut qu'il reste dans la chambre, et qu'il oublie l'incident de ce matin. Je remonte les couloirs de la Maison Blanche, avec sur les talons l'agent Barton. Allez. Ça va bien se passer.

"Papa, maman… Bonjour."

Je tente un sourire alors que je les rejoins à la table du petit déjeuner, eux qui ont déjà le nez dans leurs cafés, à regarder ou à lire je ne sais trop quoi d'affreusement importants, et comme à leur habitude, je n'ai droit qu'à un silence de leur part. Mon demi-sourire se fige avant de complètement disparaitre quand je viens m'assoir en face de ma mère. Je me sers un peu de café et commence à le siroter sans rien dire, attendant simplement qu'ils se décident à s'intéresser à moi. Je commence à compter. Un, deux, trois… Une fois je suis arrivé à cinquante avant que l'un d'entre eux ne daignent m'adresser la parole, et pour me dire quoi ? Que pour ce mois-ci ils allaient bloquer mon compte. Alors devant ma tasse de café, j'attends simplement que les reproches pleuvent. Et c'est quand je tends ma main pour attraper un muffin que ma mère se décide à ouvrir les hostilités.

Et c'est exactement comme je l'avais prévu. Chiant, agaçant et fatiguant. Encore une fois, j'ai eu le droit aux reproches habituels, au "regarde dans quel état tu es, t'es au courant que dans deux jours se tient le grand gala ? Faut que tu sois en forme… Pas question qu'il y ait le moindre incident ce soir-là." J'avais avalé de travers. Un problème. C'est tout ce que je suis. Une emmerde de plus. Je remonte jusqu'à ma chambre, les dents serrés. Tout ce qui compte à leurs yeux c'est ce putain de gala. Gala où je vais devoir me montrer sous mon meilleur jour, où je vais devoir faire croire au monde entier que tout va bien, que James Barnes, le fils chéri de l'Amérique va bien. Que le sourire qu'il arbore est sincère. Qu'il va bien. Je pousse la porte de ma chambre et souris bien tristement en voyant Steve en train de dormir, le nez dans l'oreiller. Mon Steve. T'es peut-être la seule personne que j'ai envie de voir. La seule personne a qui j'ai envie de parler et de sourire. Je me débarrasse rapidement de mes chaussures, ne gardant que mon jean et mon t-shirt. Je viens me glisser contre lui, enlaçant sa taille avec douceur, déposant quelques baisers dans son cou, avant de remonter jusqu'à son oreille pour lui murmurer :

"Tu ne devais pas réviser, Rogers ? Me semble pourtant…"

Je souris doucement contre sa peau, recommençant à l'embrasser dans le cou, caressant doucement son ventre du bout des doigts.

"Je pourrais même t'aider, tu sais…. On aurait même pas besoin de quitter le lit…"
crackle bones
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Jeu 13 Aoû - 11:26
     

Bucky ♦ Steve

Snake Eyes
J
e me demandais toujours pourquoi Buck avait l'air d'avoir comme-passe temps préféré d'engueuler son service de sécurité, et de se montrer particulièrement abject avec lui, d'essayer de trouver les trucs les plus salauds à leur sortir en plein visage. Maintenant je comprends. Après, j'ai pas l'impression qu'ils soient tous comme ça, et les deux nouveaux, Sam et Clint ont l'air de mecs sympas et réglos. Le problème c'est Rumlow. Cet enfoiré qui se prend pour le patron et qui a l'air de prendre son pied seulement quand il joue aux petits chefs. C'est tellement facile de s'en prendre à un mec de vingt ans qui a que la peau sur les os, avec en plus une gueule de bois historique. Surtout que j'ai très bien vu son regard, l'espèce de petit sourire en coin en voyant Buck recroquevillé sous le jet d'eau froide. Tu jouis espèce de salaud. Tu prends ton pied. Est-ce que tu fais ça aussi avec des gamins? Sauf que là je me plante face à lui et le pousse contre le mur. Sérieusement je le dépassé d'une demi-tête en hauteur, et de quelques centimètres en largeur. J'ai pas peur de lui et j'ai vraiment rien à lui envier. Et autant avant je pouvais voir qu'il prenait son pied en entendant Buck gémir, autant là je lis une rage froide dans ses yeux quand je lui tiens tête et qu'il est obligé de le lâcher et de sortir. C'est ça barre-toi avant que je te refasse le portrait...

Dès que la porte s'est refermée, la colère fait place à la tristesse. Mon Buck, mon pauvre Buck tout tremblant et frigorifié... Je l'aide à se remettre sur ses pieds et le garde tout contre moi le temps de nous laver un minimum et l'aider à se réveiller. De mon côté, le rush d'adrénaline a fait le reste et j'ai l'esprit plutôt clair même s'il tangue un peu. Et une fois la douche terminée je l'enroule dans un peignoir, que je rendrai à Tasha plus tard, et je passe juste mon jean, glissant mes pieds nus dans mes chaussures, prenant le reste de nos affaires sous les bras avant de passer un bras autour des épaules de Buck et le guide jusqu'à la voiture. Tout du long je cherche Rumlow du regard et heureusement cet enfoiré a jugé bon de disparaître. Qu'il espère pas que cet incident va rester sous silence. Vraiment pas. Dès que j'en aurai l'occasion je vais sérieusement en parler à papa, ou George, ou je demanderai à papa d'en parler à George quand ils feront une partie de golf un de ces quatre.

Je souris tendrement quand il vient se glisser dans mes bras, sur la banquette de la limousine, et je le serre doucement, avant de lancer les hostilités. A savoir demander si ça allait. Dans un premier temps il contourne la question, préférant se musser dans mon cou, mais je peux pas lâcher l'affaire. Pas après ce que j'ai vu. Je lui redemande et il cède enfin, avec une petite voix de gamin.

Buck... c'est pas simplement une question de se réveiller... J'ai vu ce que Rumlow t'a fait... Je... je crois qu'il faudrait que t'en parles à tes parents. Ou au moins à Fury. Son job c'est te protéger, veiller sur ta sécurité, pas jouer au sheriff et décider de te punir s'il en a envie. Si tu veux... Je peux raconter ce que j'ai vu. Et je suis sûr que les nouveaux, Sam et Clint, pourraient en parler aussi. Ca a l'air d'être des mecs bien. Je peux t'aider Buck...

Parce que ça m'a juste tué de le voir comme ça, de voir qu'on te faisait du mal. Et même si y'a des fois où j'ai eu envie de t'en coller une ou deux bien placées, parce que ça me démange, quand il a fait le con encore une fois de plus, j'aurais jamais pu prendre du plaisir à le voir souffrir. Pas comme la lueur malsaine que j'ai vue dans le regard de Rumlow. D'ailleurs ce salaud est introuvable et tant mieux pour lui. J'imagine qu'il attend sagement sur le siège passager qu'on ait disparu avant d'oser sortir. Bonne idée. Je le guide jusqu'à sa chambre sauf qu'il me laisse même pas le temps de le suivre dans la salle de bains qu'il a déjà refermé la porte et qu'il l'a verrouillée.

Buck... Tu vas me faire le coup de la vierge effarouchée? J'aimerais bien me brosser les dents!

Mais la porte reste obstinément fermée. Alors je hausse les épaules, vire ce jean dégueulasse, et enfile juste un bas de pyjama et un tshirt large avant de m'écrouler dans son immense lit moelleux. Je rouvre les yeux un peu plus tard et je suis seul dans la pièce. Buck doit encore être avec ses parents. J'ai une furieuse envie de fermer à nouveau les yeux mais j'ai un goût dégueulasse dans la bouche. Alors je me traine hors du lit et file me brosser les dents avant de m'écrouler à nouveau. Et ce qui me réveille c'est de sentir ses bras autour de ma taille, et ses lèvres qui viennent embrasser mon cou. Je souris, frissonnant doucement alors qu'il se colle un peu plus contre moi.

Je devrais, mais il s'avère qu'un petit con a décidé de m'imbiber de vodka et me tenir éveillé jusqu'à pas d'heure... Si tu le croises, touche-lui en un mot tu veux?

Je souris, avant de me tourner pour lui faire face, et ma main vient lentement caresser sa joue.

Peut-être après... pour l'instant reste juste là, avec moi...

Je lui vole un baiser rapide avant de plonger mon regard dans le sien.

Alors, ça s'est bien passé avec tes parent? Pas trop pénibles?



GleekOut!
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Mar 18 Aoû - 21:24

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Je le sens remuer doucement face à mes baisers. Je sais que t'es réveillé Steve, je te sens frémir. Un sourire m'échappe. Je sais que tu aimes ça, quand on se contente simplement de se câliner, de s'embrasser… Comme si on était un couple normal, en fait comme si on était un couple. Chose que l'on est pas, et que je pense qu'on ne sera jamais. Comment Steve Rogers, l'homme si parfait qu'il en devient presque irréel, avait envie de s'encombrer de moi, Bucky Barnes, l'enfant chéri de l'Amérique qui est plus un désastre ambulant qu'autre chose. Un paquet d'emmerde qu'il faut accepter de supporter. Non. Même si pour l'instant il pense être capable de supporter tout cela, un jour il en aura marre. Un jour il fera comme tout le monde, il me dira d'aller bien me faire foutre et claquera la porte pour faire sa vie avec quelqu'un d'autre. Et ce jour-là… Je ne sais pas ce que je ferais. Me noyer dans des litres d'alcool ? Possible. Me défoncer avec tout ce qu'il est possible de prendre ? Probable. Aller me consoler dans les bras de je ne sais trop qui ? Sûrement. Quelle importance cela aura de toute façon ? Steve ne sera plus là pour admirer le désastre que je suis, il ne sera plus là pour tenter d'éponger mes conneries et m'attraper par la manche pour ramener à la maison en me disant que ça va aller. Non un jour, il cessera d'être là, un jour je me réveillerais avec la gueule de bois du siècle et lui ne sera pas là à mes côtés, à attendre bien sagement que je me réveille. Un jour je devrais apprendre à affronter mon quotidien en sachant qu'il ne reviendra pas au bout de quatre mois, qu'il ne m'enverra pas de messages pour me demander si je vais bien ou quoi… Un jour j'arrêterais d'avoir la chance de le tenir contre moi ainsi. Je ne pourrais plus glisser de légers baisers dans son cou, poser mes main sur son ventre et simplement apprécier de le sentir tout contre moi. A chaque fois, je me dis que ce seront peut-être les derniers moments que je pourrais partager avec lui… Mais ce matin, suite à ce déjeuner avec mes parents, je n'ai pas envie de penser à ça. Je souris doucement à sa remarque, glissant mes lèvres jusqu'à son oreille pour lui murmurer :

"Ah oui ? Toi ? Tu laisserais un sale con t'empêcher de réviser ? Ça te ressemble pas Rogers…"

Je souris doucement contre sa peau, frémissant quelque peu lorsqu'il se retourne et vient caresser ma joue. Je viens me blottir un peu plus contre lui, essayant de prolonger le rapide baiser qu'il dépose sur mes lèvres. Et à peine rouvre-t-il la bouche que mon sourire s'efface. Mes parents. Il fallait qu'on parle de ça, forcément. Je pousse un soupir avant de tenter un sourire.

"Honnêtement ?"

Je roule sur le dos et fixe le plafond. Je pourrais lui mentir, mais pour ce matin, j'ai épuisé ma capacité à faire semblant que tout va bien. Et puis c'est Steve, il est de toute façon capable de détecter à des kilomètres le moindre mensonge de ma part, alors autant être honnête.

"Tu les connais, à chaque fois que je reviens d'un entretien avec eux… J'ai envie de me descendre un demi-litre de whisky cul sec. Et crois-moi, si je ne suis pas en train de le faire actuellement c'est parce que tu es là."

Je me relève d'un coup, un sourire un peu triste aux lèvres. C'est vrai qu'il ne serait pas là, je pense que j'aurais déjà commencé à m'assommer pour la journée. Juste histoire de ne plus penser à ce stupide gala et à ce qu'ils veulent que soit : un parfait fils. Un bon garçon. Un frisson dévale mon échine. J'ai pas envie de repenser à ça, pas maintenant. Je m'étire un peu et adresse à Steve un sourire délicieusement fatigué.

"Bon, si tu veux commencer à réviser, fais toi plaisir, je te rejoins une fois que j'ai pris de quoi me mettre un coup de fouet. Parce que sinon, je ne tiendrais pas jusqu'à la représentation de ce soir…"

J'étouffe un bâillement alors que je me penche vers ma table de chevet, ouvrant le tiroir pour en tirer une boîte de médicaments. Je l'ouvre rapidement et glisse un cachet sous ma langue. Voilà avec ça… Je suis tranquille. Je pousse un soupir avant de revenir vers Steve, déposant un léger baiser sur ses lèvres.

"Bon… Tu devais pas te mettre au boulot, toi ?"

Je souris jusqu'à croiser son regard. Oh je sais que tu t'inquiètes. Je le vois dans tes yeux.

"Eh. T'as rien le droit de dire. Cette fois-ci je l'ai pris devant toi. Et c'est rien Steve… Juste un truc contre la fatigue…"

Je me donne presque envie de vomir à lui mentir de la sorte. Je viens doucement caresser sa joue, essayant de lui voler à nouveau un baiser, simplement pour lui faire oublier ce qu'il vient de voir. Ne pense pas à ça. Pense plutôt à moi, au fait qu'on est tout les deux. Je me déteste à toujours faire ça avec lui, à le chauffer simplement pour qu'il pense à autre chose. Peut-être qu'au fond, Rumlow à raison, peut-être que je suis juste une pute. Incapable de faire autre chose que de me faire sauter pour mon propre intérêt. Peut-être que Steve ne reste avec moi que pour le cul, et pas pour autre chose. Peut-être qu'il ne reste avec moi simplement parce qu'ainsi il peut dire qu'il se tape le fils du président. Non, non… Steve reste parce qu'il veut être avec moi. Parce qu'il tient à moi, parce qu'on se connaît peut-être depuis toujours. Mes lèvres caressent lentement les siennes alors que je sens que quelque chose coule de mon nez. Oh glamour d'avoir la goutte au nez en plein baiser… Je me recule, m'apprêtant à m'excuser auprès de Steve quand je comprends à son regard que ce n'est pas ça. Je porte mes doigts à mon nez et y découvre du sang. Merde, merde, merde. Je me relève d'un coup et suis pris d'un vertige alors que je titube jusqu'à la salle de bain. Je me penche au-dessus de l'évier, ne cessant de jurer.

"Merde, merde, merde…"
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