Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Halfway Home

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Date d'inscription : 03/04/2014
Lun 15 Juin - 19:54
Halfway Home × ft. Steve & Peggy
Le téléphone sonne à mon bureau, et je décroche, un peu surprise d'avoir un coup de fil.

- Oui Dorothy?
- Miss Carter? Un certain monsieur Stark pour vous.
- Howard? Vous pouvez me le passer, merci beaucoup ma chère.
- Bonne journée miss Carter.
- Bonne journée Dorothy.


Quelques cliquetis, puis la communication est rétablie, et une voix grave et chaude, reconnaissable entre mille s'élève, noyée dans les interférences.

- Howie?
- Oh Peg ma chère, vous n'allez pas croire...
- Howard, je vous arrête tout de suite. Si c'est pour me raconter encore vos dernières frasques avec les jumelles Rockfeller, ou vous tirer du poste de police pour attentat à ...
- Peg, écoutez-moi.
- Non mais Howard, soyez sérieux. Il serait temps que vous arrêtiez de...
- Peg.
- Cesser vos enfantillages, ou tout du moins...
- Peg.
- Non parce que vous ne vous rendez même pas compte de l'embarras dans...
- Peg vous allez la fermer bon sang!"


Je sursaute, observant le téléphone avec des yeux ronds. Jamais il ne s'est adressé à moi de cette manière, et j'avoue que ça me laisse sang voix. Et on dirait que c'est exactement ce qu'il attendait.

- Bien, je peux enfin en placer une. Peg vous êtes assise?
- Je...eh bien oui, pourquoi?
- On l'a trouvé.
- C...comment ça "on l'a trouvé"? Soyez plus clair...


Mon coeur s'est mis à tambouriner dans ma poitrine quand je pense savoir de quoi il s'agit. Mais... mais je ne peux pas... je ne veux pas m'emballer avant... avant d'être sûre. Avant de l'entendre de sa bouche.

- On a retrouvé son avion ma chère. Je vous appelle de l'Arctique.
- Et... et il est...


Idiot. Stupide oie anglaise. Après deux ans dans la glace, à quoi t'attendais-tu hein? Qu'il attende son équipe de sauvetage, un mug d'Earl Grey en main, feuilletant un journal de l'autre, et leur accordant un sourire alors qu'ils percent la glace, avant de leur lancer un ''Eh bien les gars, pas trop tôt! J'ai failli attendre!". Bien sûr qu'il est mort. Bien sûr... Je sens une part de moi qui s'effondre. Deux ans, deux ans à me raccrocher à cet espoir, cet espoir si mince, si ridiculement mince digne d'un stupide roman à l'eau de rose, où il aurait survécu par magie quelque part, et qu'il allait me revenir. Qu'il allait enfin pouvoir m'accorder cette danse qu'il m'a promise alors que la transmission radio se coupait. Deux ans à garder cet espoir, enfoui en moi, cet espoir qui m'a fait rester aux Etats-Unis, loin de ma patrie, pour être au courant de tout ce qui se passerait, en restant à travailler pour le SHIELD. Et maintenant je sais. Maintenant il est mort. Maintenant j'aurai enfin une tombe sur lequel le pleurer, et la certitude qu'il ne reviendra plus.

- Il est congelé. Mais vu la composition du serum, peut-être qu'il y a une chance de le ramener.
- Vraiment? Une...une vraie chance? Qu'il soit? Qu'il soit de retour? De retour parmi nous?
- Je vais tout faire pour ça Peg. Je vous le promets. Je vous donne des nouvelles dès que je rentre à NY.


La communication se coupe et je reste là. Perdue. Sonnée. Une phrase, quelques mots, mais qui, venant de la bouche d'Howard, représentent tellement. Ravivent le brasier dans ma poitrine à l'idée que peut-être, peut-être, on pourra le tirer de là. On pourra le ramener. Et qu'on puisse enfin se retrouver. Enfin. Je ne sais pas combien de temps je reste là, face à ma pile de dossiers, à contempler bêtement le téléphone redevenu silencieux. Et deux jours passent ainsi, dans l'hébétude la plus complète, ayant à peine conscience du temps qui passe, du jour qui succède à la nuit, du monde qui tourne autour de moi. Tout ce qui compte, tout ce qui importe, c'est le téléphone. Le téléphone que j'ai mis sur mon chevet, pour être sûre de ne pas rater un coup de fil pendant mon sommeil. De presque courir au moment où je sors de chez moi jusqu'au bureau, pour laisser le moins de chances possible à un appel d'être manqué. J'ose à peine prendre une douche, ou quitter la pièce, de peur de manquer une nouvelle. Bonne comme mauvaise. Chaque sonnerie me fait rater un battement, jusqu'au moment où j'ai enfin Howard au bout du fil.

- Peggy très chère?
- Oh Howard, j'ai enfin de vos nouvelles. Alors?
- On l'a ramené. Il est à NY. On le prépare doucement à se réveiller, au sein de mon laboratoire. Venez quand...
- A tout de suite Howard, merci.


J'invente je ne sais quelle excuse pour mon chef, pour disparaitre du bureau le plus vite possible. Je suis sûre qu'Howard a gardé sa trouvaille secrète, et que je suis la seule à être au courant. Je saute dans un taxi et me fais emmener jusqu'au siège de Stark Industries. La secrétaire m'emmène au sous-sol et Howard vient m'accueillir.

Peg vous voilà. Il est parfaitement décongelé et pour l'instant il est dans une sorte de coma. Son coeur bat Peggy. Il bat. Il est... il est vivant... Maintenant... la suite dépend de lui...

Il me conduit ensuite dans une chambre d'hôpital où je le vois. Lui. Installé dans un lit. Mes talons résonnent doucement sur le sol alors que je m'approche, encouragé par un petit signe de tête d'Howard, qui referme la porte sur moi. Mon coeur bat la chamade, et mes mains tremblent alors que je m'approche de lui. Et après avoir hésité une seconde, je pose lentement ma main sur sa joue, souriant entre mes larmes.

Enfin vous voilà capitaine. Ce n'est vraiment pas digne d'un gentleman de faire attendre une dame aussi longtemps...



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Sam 20 Juin - 15:38

Halfway Home
There’s a time. There will come a time. I promise.

Je me concentre sur sa voix. Une dernière fois. Car ça va l'être, pas vrai ? La dernière fois que je pourrais entendre sa voix, que je pourrais m'imaginer son visage alors que je fixe l'horizon au loin, tentant de repousser le bruit de l'appareil qui tente de m'avertir que je m'apprête à faire un dernier plongeon. Faut que je ne pense à rien d'autre qu'elle. À sa voix, ses cheveux bruns, ses yeux… Son sourire. Se focaliser sur autre chose que ce rappel cruel que… C'est la fin. Captain America ou pas, je m'en sortirais pas. Je le sens. Mais c'est ce que je dois faire. C'est ainsi. Alors je continue à lui parler, lui promettant qu'elle et moi, nous irons danser… Même si je sais que… Je ferme rapidement les yeux alors que je commence à compter les secondes avant l'impact.

"Je vous apprendrais Steve…. Soyez simplement là."

Quelques secondes. C'est tout ce qu'il me reste. Quelques secondes avant que sa voix ne disparaisse à jamais. Quelques secondes où je sens mon coeur sur le point d'éclater. Quelques secondes avant la fin. J'aimerais lui dire que oui, je le serais sans faute, car pour rien au monde je n'aimerais être celui qui l'abandonne, celui qui la déçois… Que je serais prêt à tout donner pour une simple danse, un simple regard de sa part… Que je regrette que ça se termine ainsi, que je sois suffisamment égoïste pour la garder avec moi en ligne lors de mes derniers instants. Je devrais lui dire adieu… La laisser partir… Mais comme le gamin apeuré que je suis actuellement, j'ai envie qu'elle reste, qu'elle soit là… Car je n'ai qu'elle. J'entrouvre quelque peu les lèvres, cherchant à lui dire que je serais là, sans faute… Mais c'est trop tard. La radio se brouille au moment même où le nez de l'appareil s'écrase dans la glace. Ma tête heurte violemment le siège, au point que tout ce que j'ai le temps d'apercevoir avant de sombrer, ce n'est qu'un éclair blanc.

Et la suite. Je ne sais pas. J'ai l'impression d'être bercé, comme si j'errais dans lentement dans des eaux sombres et glacés. Je sens que j'ai du mal à respirer, que mes poumons me brûlent, mais je ne peux rien y faire. Je n'ai plus la force de bouger ou même de me battre… Et tout ce que mon esprit arrive à articuler ce sont ses mots à elle. Soyez simplement là… Un peu plus d'eau s'infiltre dans mes poumons alors que je ne sens presque plus la morsure du froid. Je ferme les yeux. Désolé Peggy… Je crains que vous ne deviez trouver quelqu'un d'autre pour danser...

Au milieu du froid, du noir, du silence… Du bruit ce fait entendre. Un brouhaha qui réveille presque mon esprit. J'entends. Je ressens. À nouveau. Je reprends conscience de mon coeur qui bat, du monde autour de moi… C'est étrange. Je pensais. Je pensais que c'était terminé. Je sens qu'on me manipule, qu'on me retire mon uniforme… Et leurs mains sur ma peau me fait hurler. Seulement pas un son ne m'échappe rien. Je ne bouge même pas. Je tente de les comprendre mais tout ce que j'entends ce sont des bribes de conversations qui n'ont aucun sens… Juste des fragments de mots que mon esprit mets les uns derrière les autres pour tenter de combler le vide. Sauf que cela n'a aucun sens. Aucun. Alors ils continuent à me manipuler, m'examiner sans m'entendre hurler à chaque fois qu'ils touchent ma peau, qu'ils plantent une aiguille dans celle-ci… J'aimerais qu'ils arrêtent, qu'ils me laissent à mon inconscience. Une chaleur m'enveloppe et lentement, tout devient plus supportable… Avant de s'effacer à nouveau.

Cette fois, quand je reprends connaissance, c'est différent. Je n'ai plus froid, plus mal… Et il n'y a personne. Pas un bruit. Juste l'obscurité… Et un silence qui n'est dérangé que par une voix. La sienne. Du moins j'ai l'impression que c'est la sienne. C'est sa main qui est sur ma joue. C'est elle. Impossible. Où suis-je ? Comment peut-elle être avec moi ? Où suis-je ? Je veux me réveiller. Ou me rendormir. Je ne sais pas. Je veux savoir. Je veux comprendre. Je veux bouger. Voir. Sentir. Ou arrêter. Sa voix se meurt à nouveau alors que je ne sens plus sa main sur ma joue. Et pendant un long moment, je ne suis plus là.

Mais j'ai l'impression qu'elle revient. Plusieurs fois. Qu'elle recommence à poser sa main sur ma joue, qu'elle me raconte bien des choses… Et pendant des jours, je ne m'accroche qu'à sa voix. Elle est donc bien avec moi. Ma Peggy. Par moment ses doigts se perdent dans mes cheveux, à d'autres elle se contente simplement de caresser ma joue alors qu'elle semble veiller sur moi. Comme une mère qui veillerait sur son enfant malade. Comme une amante qui attend le retour de son amour. Et j'aimerais pouvoir revenir… Simplement ouvrir les yeux et croiser son regard… Mais rien n'y fait. Je suis là, sans être réellement en vie. Je suis prisonnier d'un état proche de la mort. Coincé dans mon propre corps. Comme si je n'arrivais pas à m'échapper de mon propre rêve. Et pourtant j'essaye. Mais je n'y arrive pas. J'oscille entre une vague conscience du monde qui m'entoure… Et une sombre inconscience. Et aujourd'hui… Alors qu'elle me lit quelque chose, je me sens glisser à nouveau. Demain peut-être. Demain...

Tout semble différent aujourd'hui… Je ne sais pas quel jour nous sommes, je ne sais pas depuis combien de temps j'erre dans cet état… Mais aujourd'hui, c'est différent. Aujourd'hui je l'entends distinctement, autant son accent particulier que le bruit du journal qu'elle tient entre ses mains. Je reprends conscience. Réellement. Au point que j'arrive à bouger… Légèrement mais tout de même. J'ai l'impression d'être rouillé… Comme si j'avais dormis pendant des jours et des jours sans pouvoir bouger… Je tente d'ouvrir un oeil et la lumière pourtant douce de la pièce m'agresse , comme si j'étais un aveugle qui recouvrait la vue. Ma respiration perd son rythme lent et calme, alors que je tente de bouger, de faire répondre le moindre de mes muscles. Debout. Debout. Je ne cesse de cligner des yeux alors que mes rétines me brûlent, se réhabituant difficilement à la lumière… Au point que je ne vois pour l'instant que des tâches de couleurs… Des tâches qui se précisent au fil des secondes. Des tâches qui me révèlent Peggy Carter à mon chevet. Je voudrais sourire. Je ne sais pas si j'y arrive. Je voudrais lui dire bien des choses. Mais je n'y parviens pas. Alors je me contente de l'observer, le souffle court.
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Sam 20 Juin - 20:53
Halfway Home × ft. Steve & Peggy
Steve. Steve en vie. Un miracle. Un pur miracle, dû à la science, aux prodiges conjugués d'Erskine et de Howie.... Mon dieu je me rappelle encore du jour où une nouvelle fournée de jeunes recrues a débarqué dans le camp d'entraînement. Et que je l'ai vu, lui. Un petit gringalet au milieu de ces solides gaillards. Plus petit que moi, et certainement plus léger. Et pourtant, le soir, au mess, c'est lui dont le docteur m'a parlé. C'est lui qui était son candidat idéal pour devenir ce fameux super soldat que l'Amérique attendait tant. Celui qui allait guider nos troupes pendant cette guerre, celui qui allait redonner espoir aux peuples opprimés. Le symbole de cette superpuissance qui allait pouvoir changer l'issue de la guerre. Et je me suis rangé à son avis dès que je l'ai vu à l'oeuvre. En quelques jours à peine, il a fait preuve de plus d'altruisme, de courage et de ténacité que tous les autres réunis. Et malgré les récriminations de Chester... j'ai rapidement succombé. Parce qu'il avait cette douceur et en même temps cette détermination dans son regard. Parce qu'il était...différent, des autres. Et si les choses, les circonstances avaient différentes, je crois bien que j'aurais pu... que quelque chose aurait pu se passer, avant même qu'il ne devienne cet Apollon digne des statues grecques. A part pour l'entrejambe, bien évidemment, car mes visites au département des antiquités du British Museum m'avaient surtout montré que malgré des corps admirables de proportions, ils n'étaient que peu pourvus par Dame Nature au niveau des parties intimes, et je souhaitais à notre prodige qu'il soit bien mieux doté qu'une statue de Michelange.

Le Steve que j'avais connu était toujours là. Et sa douceur comme son innocence étaient toujours visibles dans ses yeux bleus. Mais son apparence... avait tellement changé. Il me dépassait d'une tête, et devait bien être deux fois plus large que moi si ce n'est plus. Comme prévu, il est devenu ce qu'on attendait de lui. Comme prévu, il est devenu le héros que tout le monde attendait. Au point qu'il fasse le sacrifice ultime, pour nous protéger, tous. Me laissant moi, éplorée, dans ce monde dans le chaos qui commençait tout juste à panser ses plaies. La veuve de guerre qui n'avait pas été mariée. Moi qui pleurais un homme avec qui je n'avais échangé qu'un baiser. Et qui pendant deux ans avait attendu. Qu'il soit mort ou vivant, mais...l'information. Savoir si ce jeune gringalet ne devait rester qu'un beau souvenir, ou un espoir auquel je devais me raccrocher. Et ça, jusqu'au coup de fil d'Howard. Qui m'apprenait qu'on l'avait retrouvé. Et surtout, qu'il était vivant.

Et me voilà dans ce laboratoire aménagé en chambre d'hôpital, encombrée de machines étranges, sans doutes nées dans l'imaginaire débridé de Howard. Je n'ose m'approcher, avant de finalement venir près du lit. Ma gorge se noue en le voyant là, si paisible. Dieu qu'il a l'air grand, allongé là, dans ces draps blancs. Des larmes roulent lentement sur mes joues quand je reconnais ces traits que j'ai vus tant de fois depuis que nos chemins se sont croisés. Les entraînements. Sa transformations. Les missions pour lesquelles je l'épaulais d'un point de vue logistique. Les débriefings. La fois où il avait perdu son meilleur ami. Et la bataille finale contre Red Skull. Celle qui me l'a enlevé. Après ça je n'ai eu que les photos, les affiches, et le goût de ce trop bref baiser sur mes lèvres... Et maintenant il est là. En chair et en os. Sans même réfléchir ma main vient se poser sur son visage. Cet idiot endormi est toujours aussi beau... Et il semble enfin si calme, si tranquille... Comme s'il avait été délivré de tous les soucis qui l'accablaient avant...

Je rapproche ensuite la chaise, prends sa main dans la mienne, et parle. Pendant les trois ou quatre premiers jours, après le travail, je viens le voir, et je lui raconte tout ce qui s'est passé ces deux dernières années. Les différentes missions que le Shield a traitées. Comment évolue l'Amérique et l'Europe, la traque des Nazis, le procès de Nuremberg. Et puis les plus petites choses. La retraite de Chester, parti pêcher à la mouche dans le Vermont, les conquêtes d'Howard, ma routine à l'agence... Et quand je n'ai plus rien à lui raconter, la deuxième semaine, je lui lis le journal.

Trois jours passent, et il est toujours endormi. Je m'installe comme à mon habitude, après lui avoir déposé un baiser sur le front et lui avoir caressé la joue. Je lui jette un petit regard avant de sourire.

Juste au cas où vous auriez oublié la belle au bois dormant était une femme, et même si vous avez la même couleur de cheveux, vous n'allez pas me faire gober que vous êtes victime d'un enchantement. Il n'y avait pas de quenouille dans l'avion, j'ai demandé à Howard. Alors il serait temps de redevenir sérieux et de cesser les enfantillages vous ne trouvez pas, yankee?

Je le regarde avec tendresse, triste en même temps, avant de soupirer et de déplier les grandes feuilles fraîchement imprimées.

Alors alors... Truman veut intensifier sa ''doctrine" pour lutter contre l'expansion du communisme...

Je commence à lui lire l'article, , faisant un commentaire ou deux au passage avant de reposer les pages sur mes genoux le temps de saisir le verre d'eau. Sauf que, quand je pose mes yeux sur Steve je vois que les siens sont...ouverts. Vraiment ouverts. Et qu'il me regarde. Le verre tombe sur le sol, tout comme le journal alors que je me relève, totalement sonnée.

Steve... Steve c'est vous? Par Jésus et tous les saints vous avez réussi...

Je m'approche, et hésite, avant de prendre sa main.

Steve je suis là. Vous...vous êtes dans le laboratoire d'Howard, c'est lui qui vous a repêché dans les... dans les débris de l'avion. Vous... vous rappelez? Vous...savez qui je suis?

Mes mains tremblent alors que je contemple, les larmes aux yeux.


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Dim 21 Juin - 19:06

Halfway Home
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Le bruit du verre qui éclate à ses pieds me vrille les tympans. Doucement, c'est ce que j'aimerais lui dire… Doucement. Je croise son regard alors que mon souffle se fait déjà plus régulier et que je croise ce regard que je pensais ne jamais revoir. Elle est là… Avec moi, pour moi… Est-ce que ça m'étonne ? Un peu. Même si au fond, j'espérais qu'elle soit à mes côtés. Les feuilles du journal choient à leur tour au sol alors qu'elle commence à prendre la parole, se penchant un peu plus vers moi. Oui… C'est moi, je suis là… Ne l'avais-je pas promis ? Il me semble que si. Je déglutis difficilement alors qu'elle vient saisir ma main. Un frisson parcourt mon échine. Étrangement c'est presque… Douloureux… Comme si ma peau était hyper sensible… Ses doigts se referment sur les miens et je ne peux que croiser son regard, comme impuissant. Je fronce légèrement les sourcils alors qu'elle tente de me rassurer, me disant que je suis dans un laboratoire… Celui d'Howard. Puis elle me parle de l'avion, du crash…  Bien sûr que je m'en souviens… Et alors que je tente de lui dire que oui, c'est bien moi, que je vais bien et que je me souviens de tout… Je m'en rends subitement compte que je suis incapable de prononcer le moindre mot. D'entre mes lèvres entrouvertes ne s'échappe qu'un silence. Je serre quelque peu mes doigts alors que je la regarde, quelque peu paniqué. Rien. Pas un mot. J'ai beau faire tout les efforts du monde, pas un son ne m'échappe. Je pince les lèvres alors que je soutiens son regard, cherchant une réponse dans ses grands yeux…

Seulement je n'y trouve rien.

Parce qu'elle est aussi perdue que moi. J'ai beau l'entendre me dire de me calmer, j'ai presque l'impression qu'elle n'y croit pas plus que ça… Parce que comme moi, elle ne comprend pas. J'aimerais bouger, lui faire part de mon angoisse… Mais une fois de plus, je ne peux rien faire. Mon souffle s'affole au même rythme que mon coeur et les machines qui nous entoure. Et ce brouhaha me rend dingue. Parce que j'aimerais qu'il cesse. Je ferme les yeux alors que j'entends deux personnes entrer. Une qui se jette sur moi et qui commence à m'examiner et l'autre dont la voix m'est étrangement familière. Howard justement. Ma main s'échappe de celle de Peggy alors que mon esprit fatigué a du mal à assimiler ce qu'il lui dit. Du temps. Voilà ce qu'il me faut. Que je me calme. Que je réapprenne. Que c'est qu'une question de temps. Mais qu'elle se rassure… Je suis sain et sauf. Je rouvre les yeux et croise le regard d'Howard qui tente d'avoir mon attention.

"Steve ? Vous êtes là ?"

Silence.

"J'ai l'impression que oui… Bon… Si vous m'entendez… Clignez deux fois des yeux."

Je m'execute, ne pouvant que percevoir un certain soulagement dans son regard. Et alors qu'il se tourne vers Peggy, ne cessant de lui répéter que c'est merveilleux que je sois en vie, que je sois en si bon état, il se penche à nouveau vers moi, commençant à m'inonder de questions à propos de mon état, auxquels je réponds d'un battement de cils ou de deux. Et puis doucement il tente de me rassurer, me disant que ça va aller… Qu'ils vont m'aider à me rééduquer. Tout simplement. Me réapprendre à parler, marcher… Je détourne le regard et vient croiser celui de Peggy. Je suis désolé. Je… Je suis désolé mais on devra attendre, pour la danse, pour nos retrouvailles… Howard capte mon regard avant d'esquisser un sourire, nous disant qu'il repasserait un peu plus tard. Et une fois que nous sommes tout les deux, je suis heureux qu'elle revienne prendre ma main, heureux qu'elle recommence à me dire qu'elle n'en revient pas de me revoir…. Même si j'aimerais ne pas voir des larmes entacher ses yeux.
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Dim 21 Juin - 20:01
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Steve. Ses yeux. Ses magnifiques yeux bleus se sont ouverts et sont posés sur moi. Mon coeur s'arrête de battre et le journal comme le verre tombe sur le sol alors que je me relève pour me précipiter près de lui. C'est... c'est impossible. C'est miraculeux. Inespéré. Même si je l'ai espéré, souhaité, prié de toutes mes forces. Voilà que le prodige s'est accompli. Il est revenu. Il est revenu et il est là. Parmi nous. Pour moi. J'attrape sa main alors qu'un sourire radieux et ému s'affiche sur mon visage, et je commence à lui parler, à lui poser des questions. Sauf que son regard se teinte de panique lorsqu'il tente de parler, et qu'aucun son ne sort. Je le sens se crisper, se raidir, alors qu'il lutte pour laisser échapper ne serait-ce qu'une parole. Ma main serre la sienne plus fort alors que je tente de le calmer.

Steve, calmez-vous. Ce n'est rien, ce n'est rien... Vous avez été pris dans les glaces pendant deux ans alors c'est normal si tout... ne fonctionne pas immédiatement, si je puis me permettre... Je... Vous êtes réveillé et c'est tout ce qui compte...

Sans m'en rendre compte ma main est venue se poser sur sa joue, qu'elle caresse doucement, pour le rassurer un maximum.

Je suis là, je suis là. Je ne vous quitte pas... je vous le promets...

A cet instant la porte s'ouvre et un médecin s'engouffre dans la pièce, suivi par Howard. Et il me fait moins d'une seconde pour être mise de côté, lâchant la main de Steve à regrets même si mon regard reste plongé dans le sien. Je ne partirai pas. Pas maintenant. Pas maintenant que tu es réveillé. Hors de question. Plutôt mourir... Et Howard reste près de moi, à me rassurer, m'expliquer que tout ira bien. Il me quitte lui aussi pour examiner notre miraculé, et je soupire de soulagement quand je vois que Steve arrive à communiquer avec lui en battant des cils. Seigneur tout puissant, s'il ne peut pas encore parler, et à peine bouger, il semble avoir conservé toutes ses capacités mentales. Et pour le reste, ça ne sera qu'une question de temps, et de rééducation.

Ma main se pose sur mes lèvres alors que Howard et lui conversent, à leur manière, et une partie de mes inquiétudes s'envolent face aux pronostics plus que rassurants du scientifique. Le pire est bien passé. Le pire est bien derrière nous. Et maintenant il ne pourra qu'aller mieux. Enfin on va pouvoir rattraper le temps perdu. Et peut-être... peut-être qu'on pourra reprendre...là où on s'était arrêtés avant que cette maudite radio ne se coupe. Avant que l'avion ne s'écrase. Avant que toute notre vie ne bascule. La danse qu'on s'est promise. Et ce baiser fugace qu'on s'est échangés la dernière fois où je l'ai vu. S'en souvient-il? Il est bien trop tôt pour le lui demander. Et il a tant d'autres choses à réapprendre avant ça...

Enfin Howard et le médecin nous laissent à nouveau tous les deux, et je reviens prendre sa main, m'asseyant sur le bord du lit, près de lui.

Oh Steve c'est tellement merveilleux que vous me soyez revenu... J'ai tellement attendu pour qu'un jour ce miracle arrive et... et enfin il est là. Sous mes yeux. Vous voir vivant...

Ma main le recoiffe gentiment, avant de sourire entre mes larmes.

Et pour l'instant je me contenterai de faire la conversation. Vous savez très bien que je peux parler suffisamment pour deux... Howard va bien s'occuper de vous. Et...moi aussi. Ne comptez pas vous débarrasser de moi aussi facilement capitaine. Je vous veille depuis votre retour et je compte bien continuer à le faire dans les prochains temps. Après tout, vous me devez toujours une danse...

Et c'est ainsi que dans les semaines qui ont suivi, je viens le voir chaque jour à la sortie du bureau. Et chaque jour amène son lot de progrès. Ses mains arrivent à tenir des choses, puis à écrire, après avoir fait des lignes de calligraphie, ma main tenant d'abord la sienne, puis y arrivant tout seul. Il a aussi commencé à pouvoir bouger sa tête, puis à se tenir assis. Et bientôt il m'accueille assis dans son lit, avec un sourire aux lèvres, sa main serrant la mienne, et on peut discuter soit en utilisant les clignements de paupières, soit un carnet, qu'il pose sur ses genoux.

Aujourd'hui est un grand jour, sa première sortie en fauteuil. Ses muscles du dos ont repris assez de tonus pour lui permettre de se tenir assis, et Howard a suggéré qu'une promenade à l'extérieur ne pourrait que lui faire du bien. C'est donc habillé de son plus beau pyjama, et installé dans son nouveau bolide, qu'il m'accueille dans sa chambre, un grand sourire aux lèvres.

Eh bien capitaine, comme ça on a droit à une permission exceptionnelle? Que diriez-vous d'un petit tour dans les espaces verts entourant Stark Industries?

J'attrape la couverture que je pose sur ses genoux, avant de déposer un baiser sur son front, et effaçant rapidement la marque de rouge à lèvres que j'y ai laissée, avant de saisir les poignées du fauteuil et de le faire rouler dans les couloirs.

Je sais bien que ça change des motos ou des avions, mais pour ça aussi vous devez vous rhabituer à la vitesse progressivement...


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Dim 21 Juin - 22:17

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Ses doigts se glissent dans mes cheveux alors qu'elle continue de parler, tendrement, doucement, me rassurant comme une mère pourrait le faire, m'assurant qu'elle ne me quittera plus et qu'il m'en faudra plus pour me débarrasser d'elle. Et au fond, c'est tout ce que je voulais entendre. Qu'elle ne me quitterait plus, que nous aurons finalement cette danse. Si c'est juste le temps qui nous fait défaut pour l'instant… Nous le prendrons. Et si tu reviens tout les jours auprès de moi, j'arriverais à me faire à l'idée que je devrais passer mes journées sans toi. Je lui adresse un léger sourire avant de simplement croiser son regard, clignant une fois des paupières… Comme pour lui dire que oui, je compte bien honorer cette danse… Que je ne la quitterais plus.

Et c'est ce qu'elle fait pendant des semaines. Chaque jour elle vient pour moi, restant à mon chevet pour simplement observer les quelques progrès qui rythment chacune de mes journées. Elle est là quand j'arrive de nouveau à refermer mes doigts sur les siens, elle qui tente de s'émerveiller à chacun de mes progrès. Sous son regard j'ai l'impression d'être un enfant. Un gamin à qui l'on apprend à écrire, à s'assoir… À vivre. Un enfant qui ne peut communiquer que par des mots qu'il trace maladroitement sur un carnet… Un enfant qui regarde celle qu'il aime et qui ne peut lui avouer ce qu'il a sur le coeur. Qui ne peut retenir chacune de ses caresses. Qui ne peut que l'observer, lui sourire… et lui tendre la main pour lui faire signe de s'approcher. Au fil des jours j'arrive finalement à bouger, à me relever… Et bientôt, je l'accueille assis dans mon lit, le carnet sur les genoux, un simple mot tracé sur le papier.

Bientôt… Nous pourrons danser.

Je me souviens du sourire sur ses lèvres alors qu'elle était venu s'assoir à mes côtés, posant tendrement sa main sur la mienne. J'aurais aimé la retenir, entrelacer rapidement nos doigts et ne plus la laisser partir, mais voilà qu'elle m'avait fuit… Mais après tout… A part une danse, que nous étions nous réellement promis ? Pas grand chose. Nous n'avions échangé qu'un simple baiser ce jour-là…  Deux ans sont passés, et même si elle m'a attendue… Peut-être que le temps à émoussé ce qu'elle a pu éprouver un jour pour moi… Si tant qu'elle est éprouvé quoi que ce soit pour moi. Alors en attendant, je me contente de sa présence à mes côtés, et je profite de chaque instants que je passe avec elle. Comme si c'était le dernier.

Aujourd'hui est un grand jour. Assis sur mon lit, je regarde le médecin m'amener le fauteuil roulant avec un sourire. Ça y est. Je vais pouvoir sortir. Quitter cette chambre et profiter du soleil… Habillé d'un pyjama, le carnet sur les genoux, je regarde par la fenêtre avant de tourner la tête vers la porte quand j'entends ses talons dans le couloir. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je découvre sa silhouette sur le pas de la porte. Je n'arrive pas à me défaire de mon sourire alors que je baisse les yeux à sa remarque griffonnant rapidement un mot à son attention.

Il faut croire qu'Howard prend réellement à coeur mon bien-être.

Je lui tends le carnet avant de la laisser poser une couverture sur mes genoux, lui jetant un regard qui semble dire "vraiment ?", avant de me figer face au baiser qu'elle pose sur mon front. Je la regarde sans comprendre alors qu'elle efface le rouge à lèvre qu'elle a laissé sur ma peau. Et je dois avouer que je suis un peu déçu quand je me rends compte que ça ne se résume qu'à ça… Quelques gestes affectueux et tendre… Mais rien de plus. Je baisse rapidement les yeux avant de la laisser pousser mon fauteuil dans les différents couloirs, me contentant d'un léger haussement d'épaule à ses mots.

Une fois dehors, un léger sourire se dessine sur mes lèvres alors que je sens une légère brise caresser ma peau, et que le soleil vient lentement réchauffer celle-ci. Je prends une grande inspiration alors qu'elle vient m'installer non loin d'un arbre, dont le feuillage crée une légère ombre qui est loin d'être désagréable. Je hoche doucement la tête alors qu'elle me demande si ça me convient. C'est parfait même… Je ferme les yeux et profite de ce moment hors de cette chambre, croisant mes mains sur mes genoux. Pendant de longues secondes je n'écoute que le bruit du vent dans les feuilles, repensant à cette époque quand j'étais gamin, où je passais des après-midi dans le parc avec Buck… Allongés dans l'herbe parce que je n'étais pas capable de courir aussi loin que lui, mais lui s'en foutait, ça lui allait aussi de rester des heures ainsi et de regarder les nuages l'un contre l'autre, à se dire qu'un jour on serait astronautes ou je ne sais trop quoi… On échafaudait nos rêves de gosses en se promettant que quoi qu'il arrive, on serait là l'un pour l'autre… Jusqu'à la fin. Un goût amer me reste sur la langue alors que je repense à ça… Je rouvre doucement les yeux alors que je croise le regard de Peggy, avant de commencer à griffonner ce que j'ai sur le coeur.

C'est juste que

Non. Pas comme ça. Tu peux pas lui balancer ça de but en blanc. Elle va te prendre pour un crétin. Déjà que tu n'arrives toujours pas à parler malgré des semaines de rééducation… Elle va finir par penser que ton esprit n'a pas si bien supporté que ça le coma.

Je pensais juste

Toujours pas.

C'est idiot.

Mieux.

Je pensais juste que… J'adorais pouvoir m'allonger dans l'herbe… Comme quand j'étais gamin.

Je pousse un soupir alors que je commence à rayer cela, frissonnant presque alors qu'elle pose sa main sur mon bras, m'assurant que ça ne l'est pas. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Vraiment ? Je repose mon crayon sur mon carnet avant de venir saisir sa main, caressant doucement le dos de celle-ci alors que je plonge mon regard dans le sien. J'aimerais la remercier, lui dire que je ne sais pas ce que je ferais sans elle, mais une fois de plus les mots me manquent. Une fois de plus je suis incapable de lui dire ce que j'ai sur le coeur. Un soupir m'échappe. Je pourrais le lui faire comprendre autrement. Je lui adresse un timide sourire alors que je conserve sa main dans la mienne, osant enfin sauter le pas. Timidement je me penche vers elle, venant simplement poser mes lèvre sur les siennes.
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Lun 22 Juin - 7:34
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Steve. Mon Steve. Mon héros. Mon amour revenu d’entre les morts, revenu de la glace arctique, et qui est maintenant installé dans son lit, me tendant un carnet. La seule façon de communiquer, pour l’instant, à part les clignements de paupières. Et la vie reprend son cours, d’une certaine manière. Il fait à nouveau partie de mes journées, en allant le voir, et mon cœur se serre à chaque fois que je vois son grand sourire sur son visage alors que je pousse la porte et que j’entre dans la pièce.

Et cette seule récompense me suffit. Savoir qu’il ne m’a pas oubliée, savoir que je compte, à la façon dont il me regarde, à la façon dont il serre mes doigts dans sa main immense, à son sourire. Même si je ne sais pas s’il y a plus que cela. Deux ans, c’est long, et peut être que ce temps-là, ainsi que la fin de la guerre, lui auront fait changer d’avis. Réaliser qu’il pouvait avoir n’importe quelle fille dans le pays. Il ne se rend pas compte que des milliers de femmes ont une photo, une affiche de lui quelque part dans leur chambre, sur leur coiffeuse, dans leur portefeuille. Et que, à côté de cela, le seul fait d’être un membre des services secrets britanniques peut faire pâle figure. Peut-être ne resterons-nous qu’amis ?

Rien que d’y penser, ça me crève littéralement le cœur, mais je ne veux pas le forcer en quoi que ce soit, ou qu’il se sente obligé de « rester » avec moi par compassion, ou parce qu’il se sent redevable de toutes ces heures passées à simplement lui réapprendre à écrire ou à se brosser les dents. Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas qu’il se force à rester avec moi pour de mauvaises raisons.

Alors j’attends. Je profite de chaque minute à ses côtés, lui montrant que je tiens à lui, que je veille sur lui. Chaque petit progrès est une victoire immense, un pas de géant. Jusqu’à aujourd’hui, où nous pouvons sortir pour la première fois. Sur le chemin je bavarde, faisant la conversation quasiment seule. Comme chaque jour je lui raconte ce qui s’est passé au bureau, et dans le monde, lui parle des petites choses du quotidien… Et une fois dehors, je l’installe face à moi sous un arbre, lui dans son fauteuil, et moi sur un banc. Je le regarde savourer l’air frais et la caresse du vent. Tant de petites choses qui nous semblent si normales et qui pour lui, sont aussi à reconquérir. Et ça me permet aussi d’apprécier la ligne de sa mâchoire, la courbe de son nez, ses longs cils blonds… Deux années n’ont en rien entaché sa beauté. Et il ne s’imagine pas une seconde l’effet qu’il fait aux femmes autour de lui. Pour lui, il est toujours le petit bout d’homme qui m’avait impressionnée par son courage et sa ténacité, son intelligence et son altruisme au milieu de toutes ces brutes. Et je mentirai en disant que je n’ai pas eu envie de lui voler un baiser dans la voiture qui nous menait au laboratoire d’Erskine.

Je suis les lignes que trace sa main sur le carnet, souriant en le voyant reprendre et reprendre encore. Et je souris quand je lis enfin ce qui occupait ses pensées.

Mais ce n’est pas idiot…Voulez-vous que je vous aide à aller sur l’herbe? Je suis sûr que… personne ne nous verra. Et puis je suis une forte femme, j’arriverai bien à vous réinstaller sur ce fauteuil. Et si je n’y arrive pas, je vous laisserai là et peut-être que d’ici quelques semaines vous aurez bourgeonné ?

Je ris doucement, et glisse ma main dans la sienne. Ses doigts immenses caressent le dos de ma main alors qu’il plonge son regard dans le mien. Et comme une collégienne, je sens mon cœur qui tambourine dans ma poitrine. Moi seule ai droit à ces regards. Moi seule… et à chacun d’entre eux une petite voix à l’intérieur de moi me glisse qu’on ne regarde pas une simple amie de cette manière. Je vois ses lèvres qui tentent de former des mots, avant qu’il ne soupire quand aucun son ne sort. Je serre mes doigts plus fort.

Ne vous en faites pas… ça viendra… ça viendra j’en suis sûre…

Il relève les yeux vers moi et m’accorde un sourire timide, auquel je réponds. Sauf que, je le sens garder ma main dans la sienne, et se pencher lentement vers moi en fermant les yeux. Mon cœur rate un battement quand…quand je comprends ce qui se passe, et je ferme lentement les yeux, franchissant la distance qui reste entre nous. Ses lèvres sont aussi douces que la dernière fois, et ma main libre vient doucement caresser sa joue impeccablement rasée. Pendant de longues secondes rien ne trouble le silence, avant que je me recule, riant doucement.

J’ai cru…j’ai cru que tu avais oublié ou… que…ou que tu ne voulais plus…oh Steve je suis tellement soulagée. Et je… oh et puis pour l’amour du ciel on peut bien se tutoyer maintenant. Et… et en fait je n’ai même plus envie de parler…

Je reviens prendre ses lèvres, glissant une main dans sa nuque.


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Lun 22 Juin - 9:00

Halfway Home
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J'hésite. J'hésite. L'embrasser… Ne pas l'embrasser. Le voudrait-elle seulement ? Depuis mon réveil, et malgré ses gestes tendres… Rien ne me laisse supposer qu'elle aimerait vraiment que cela se reproduise. Peut-être qu'après deux années, elle a finit par passer à autre chose, par se faire une raison. Peut-être qu'elle aimera que nous ne restions que deux simples amis. Peut-être. Mon regard dans le sien je cherche la moindre confirmation de mes espoirs avant de me contenter de hocher la tête quand elle me rassure sur mon état. Oui, avec le temps, tout reviendra… Ma voix, ma mobilité… Je finirais par redevenir ce que j'étais. Seulement j'aimerais que ça ne dure pas des années… Car je n'imagine pas ce que c'est pour elle, de devoir me regarder, m'observer chaque jour à tente de réapprendre ce qui doit lui sembler si naturel… De devoir jouer l'infirmière à mes côtés et ce contenter de simples sourires et quelques mots griffonnés sur un carnet. J'aimerais pouvoir lui offrir plus...

Je continue de lentement caresser le dos de sa main alors que je me perds dans son regard me disant qu'au pire… Elle me dira simplement que ce n'est pas possible, que ça ne l'est plus. Que ce baiser il y'a deux ans… C'était exceptionnel. Je le comprendrais. J'hésite une seconde de plus avant d'oser me pencher vers elle, laissant mes lèvre effleurer les siennes à nouveau. Mon coeur s'affole dans ma poitrine alors que nos doigts s'entrelacent et que je sens sa main venir caresser ma joue avec tendresse. Dieu que je me sens crétin… Pire qu'un collégien qui ne sait pas quoi faire. J'ai l'impression d'être maladroit, de mal faire et j'ai peur que ce soit le cas.. Après tout… Ce n'est que mon deuxième baiser… Alors j'avoue que quand celui-ci prend fin… Je la regarde avec un soupçon d'angoisse, attendant de voir sa réaction. Et son rire m'arrache autant un sourire qu'un soupir de soulagement. Je lève à mon tour ma main et vient lentement caresser sa joue. Oublier ? Comment le pourrais-je ? Tu es la seule qui ne m'ait jamais regardé comme une faible chose… Même avant la transformation, même à ce moment-là, elle n'avait pas pitié de moi, elle me regardait comme Buck pouvait le faire : avec une certaine tendresse et un soupçon de "ne fait pas non plus quelque chose de stupide." J'avais l'impression d'être plus qu'un gamin chétif de Brooklyn. J'avais l'impression qu'elle ne s'arrêtait pas à mon apparence chétive… Et quand mon regard croisait le sien, je jurais y lire quelque chose de différent. De ne pas y voir le dégoût ou l'indifférence que je pouvais lire dans le regard des autres filles… Alors l'entendre me dire tout cela, ça me réchauffe le coeur. Un autre sourire m'échappe alors qu'elle me dit d'oublier le vouvoiement et même d'oublier tout le reste alors qu'elle vient chercher mes lèvres pour un nouveau baiser. Et à nouveau, pendant de longues secondes, j'en oublie tout le reste, ne me concentrant que sur ses lèvres qui teintent très certainement les miennes alors que ses doigts caressent ma nuque. Sans la moindre surprise, je la laisse presque me guider, ne sachant pas réellement quoi faire… Hésitant à poser mes mains où que ce soit, je continue de caresser sa joue alors que l'autre reste sagement sur mes genoux. Je sais que ça doit être maladroit à souhait pour elle, qu'il doit lui sembler bien hésitant par rapport à ceux qu'elle a eu… Mais en voyant que celui-ci continue, je me rassure en me disant que ce n'est qu'une chose de plus qu'elle devra m'apprendre. Rien de plus. Et alors que celui-ci se prolonge agréablement, je ne me rends pas vraiment compte que nous nous penchons de plus en plus… Au point que je finis par basculer dans l'herbe avec elle.

Me retrouvant au-dessus d'elle, appuyé sur les avant-bras, je la regarde le souffle court quelque peu inquiet de lui avoir fait le moindre mal. Et quand je l'entends éclater de rire, je ne peux que sourire de soulagement avant de rire à mon tour, venant m'allonger à ses côtés. Un autre sourire m'échappe alors que j'attrape mon carnet tombé non loin de là et que je griffonne rapidement dessus.

Eh bien voilà, mon voeu est exaucé nous voilà dans l'herbe… Avec un peu de chance, Howard viendra nous sauver avant qu'on ne bourgeonne.

Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je pose le carnet à mes côtés, venant saisir sa main, entrelaçant nos doigts alors que je ferme les yeux, me disant qu'étrangement… Je pourrais bien rester des années avec elle allongé dans l'herbe à ses côtés.
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Lun 22 Juin - 18:17
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J'ai de la peine à croire que ce qui est en train de se passer est réel, qu'il est enfin en train de poser ses lèvres sur les miennes. Et cette fois, pas pour un baiser d'adieu. Au contraire. C'est un baiser de retrouvailles, un baiser plein de promesses. Et là j'ai vraiment l'impression qu'on s'est retrouvés, qu'on reprend vraiment là où on s'était laissés, deux ans plus tôt, dans une voiture qui filait à toute allure en pleine Allemagne nazie. Il a survécu. Il est revenu. Et maintenant tout est possible. Surtout que je sais qu'il m'aime toujours. D'ailleurs, son acte de bravoure, être venu prendre mes lèvres, me touche. Mon héros. Surtout quand je sais que c'est son deuxième baiser. Et que les deux ont été pour moi. Je ne cacherai pas que ça me flatte terriblement. C'est moi qu'il a choisi. Moi Peggy Carter, la touche britannique perdue dans ce monde d'acier et de sang. La femme dans un monde d'hommes, et qui n'était pas une simple secrétaire. Pas comme maintenant...

Mais ses lèvres sur les miennes, ce timide baiser donné par ce colosse me font oublier le bureau, le café, les photocopies, tout. Seul lui compte. Ici et maintenant. Mes lèvres continuent de caresser les siennes, avant de les reprendre encore et encore, ma main se perdant doucement sa nuque alors que petit à petit je me rapproche de lui. Mon Steve. Mon héros de Brooklyn. La plus belle âme que j'aie pu voir jusqu'à présent. Sauf que d'un coup je me sens tomber et j'atterris sur l'herbe, Steve à moitié sur moi. Immédiatement je vois son regard inquiet se poser sur moi, et en même temps désolé de nous avoir fait tomber. Alors que j'éclate simplement de rire. Il y a de quoi après tout. Et mon fou rire s'intensifie alors que je me laisse aller sur l'herbe, redoublé par les petits sons étouffés qui arrivent à s'échapper de sa gorge et qui semble être un rire. On dirait presque un chat asthmatique. Le pauvre... et en même temps, il est revenu de si loin, et ce n'est que temporaire alors... J'en profite. Je ris sans me retenir, pour que toute l'inquiétude de ces dernières années, les réflexions misogynes, le mal du pays. Tout ça s'efface en un éclat de rire. Grâce à lui. Maintenant qu'il est là, tout ira bien. Je le sais...

Je me calme petit à petit et je souris en voyant ce qu'il a griffonné sur son carnet, avant de glisser mes doigts entre les siens quand il prend ma main, et de venir près de lui, posant ma tête contre son épaule. Le vent souffle doucement dans les branches, le temps est parfait, et la lumière joue à cache cache entre les feuilles et nous éclabousse. J'aimerais que le temps s'arrête. Qu'on puisse rester ainsi, lui et moi, pour toujours. Juste à nous tenir la main sous un arbre et à oublier tout le reste...

Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin. Au bout de quelques heures il est temps de rentrer et en combinant nos forces j'arrive à l'installer à nouveau dans son fauteuil, puis à le ramener dans sa chambre. Deux infirmières l'aident à se mettre au lit et il me lance un regard de chaton adorable qui me dit "Ne me quitte pas". Et bon sang je ne veux pas le quitter. Sauf que les ordres sont les ordres. Et je me fais mettre dehors après un dernier baiser, encore une fois sur les lèvres, et la promesse murmurée que je viendrai le lendemain.

Et comme je suis une femme de promesse j'arrive comme tous les jours à dix-sept heures trente, mon sac à main sous le bras, ainsi qu'un autre. Steve ne fait aucune réflexion, et comme tous les soirs je lui lis le journal, on discute, sauf que cette fois on ponctue le tout de nombreux baisers... Et qu'au moment où les infirmières me disent normalement qu'il est l'heure de partir, ce n'est pas un, mais deux plateaux repas qu'on rapporte. Je souris alors qu'il me regarde sans comprendre, m'installant près de lui.

Eh bien... disons que Howard ne peut rien me refuser... et j'ai obtenu la permission de... te tenir compagnie un peu plus longtemps. Jusqu'à demain si... si tu es d'accord...

Et je croise son regard, attendant sa réponse avec une légère inquiétude.


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Jeu 25 Juin - 20:25

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Ses doigts se mêlent au miens et c'est avec plaisir que je sens sa tête se poser sur mon épaule, à la manière d'une amante affectueuse. Enfin… Je pense. Je crois. Vu nos baisers, je pense qu'on en est là ? Non ? Oui ? J'en sais rien pour être franc. Et je me sens idiot à ne pas savoir, pire, j'ai l'impression d'être un gamin maladroit qui ne sait pas quoi faire. Je pourrais lui demander, mais j'ai bien trop honte. Parce que je me sens ridicule. Parfaitement ridicule même. J'ai vint-et-ans et je ne sais pas. Je veux dire… Elle était mon premier baiser… Elle est la seule qui ce soit jamais réellement intéressé à moi… Et je dois avouer que d'une certaine façon… Ça m'effraie. Parce que j'ai peur qu'elle trouve ça idiot, ridicule ou pathétique. Mais en cet instant, je préfère ne pas y penser, je préfère simplement profiter de sa présence à mes côtés, de la douceur du soleil sur ma peau et de la légère brise qui fait chanter le feuillage de l'arbre sous lequel nous nous trouvons.

Le temps de quelques heures j'oublie tout, ne profitant que de sa présence, occultant autan mon état que le reste du monde. Parce qu'au final, ce n'est pas important. Tout ce qui compte, c'est qu'elle soit là, avec moi, sous cet arbre. Après tout, le monde n'a plus besoin de moi, la guerre est terminé… J'ai tout mon temps, pour être avec elle, pour me remettre. Je n'ai plus à me soucier de quoi que ce soit… Tout s'est terminé sans moi. Et heureusement, elle est là… Elle. Mon seule point fixe dans l'univers. La seule chose qui me reste de cette époque… La seule personne que je voulais vraiment revoir si un jour je devais me réveiller. Et elle est là. Elle m'a attendue… Elle aurait pu refaire sa vie avec un autre, m'oublier, et pourtant elle est là, tout contre moi. Mon regard se pose sur elle et je n'ai qu'une envie : glisser mes doigts dans ses cheveux, caresser sa joue, l'embrasser à nouveau. Tant de choses que je n'ose faire. Parce que le temps manque, du moins pour cet après-midi. C'est à regret que je la vois se glisser hors de mes bras, m'annonçant qu'il faut qu'on le rentre. Mon coeur se serre alors que je hoche doucement la tête, la regardant se lever avant d'observer le fauteuil au loin. Je sais que toutes les bonnes choses ont une fin, mais je ne demande pas grand chose, juste de pouvoir rester avec elle. Ne serait-ce qu'une heure de plus. Doucement elle revient vers moi, poussant mon fauteuil et après quelques minutes, nous arrivons finalement à me remettre dans le fauteuil. Je lui griffonne un mot de remerciement avant de la laisser me ramener à l'intérieur, soupirant quelque peu quand je retrouve ma chambre. Et je ne fais que m'assombrir un peu plus en voyant les deux infirmières qui m'attendent pour m'aider à me remettre au lit. Je déteste ça. J'en ai marre d'être un assisté, un espèce de gamin qu'on doit aider pour tout… Que ce soit pour aller profiter d'un brin de soleil, ou simplement pour aller me coucher. J'aimerais être capable de faire tout ça par moi-même, de pouvoir parler et finalement tenir ma promesse, lui accordant cette danse qu'elle attend depuis bientôt deux ans.

Mon regard se pose dans le sien alors que je sens que c'est le moment où elle va me quitter. Ce moment où elle va m'adresser un dernier sourire avant de me promettre de revenir demain, me laissant seul. Je n'aurais plus sa voix pour combler mes silences, ni ses sourires pour réchauffer mon être. Je n'aurais que le souvenir de ses lèvres sur les miennes, traces éphémères d'un baiser que j'aurais aimé prolonger. Je la regarde partir, le coeur serré avant de pousser un soupir quand je me retrouve seul, attrapant mon carnet pour commencer à y croquer lentement la courbe de ses lèvres, la ligne de ses yeux, tentant de tuer le temps en re-transposant son visage dans mon carnet.

Et le lendemain, pile à l'heure, voilà que je la découvre sur le pas de la porte, son sac sous le bras et le journal en main. Immédiatement un immense sourire se dessine sur mes lèvres alors que je griffonne un rapide message sur mon carnet.

Je suis si heureux de te voir… Comme d'habitude.

Son rire emplit la pièce alors qu'elle passe une main dans ses cheveux, me saluant d'un léger baiser qu'elle fait voleter sur mes lèvres, avant de venir s'assoir à mes côtés, discutant tant bien que mal avec moi. Et je ne peux que lui écrire mes progrès, lui racontant que j'arrive presque à tenir debout, pas bien longtemps, mais suffisamment pour que les médecins m'annoncent que je vais peut-être réussir à marcher dans quelques semaines. Puis quand j'en viens à ne plus savoir quoi lui écrire, je la laisse faire la conversation pour deux, ponctuant tout cela de quelques baisers qu'elle vient déposer sur mes lèvres. Baisers que je prolonge tant que je peux alors que je la garde tout contre moi. J'ai pas envie de te lâcher. Jamais plus. Les heures s'égrènent et avec elle à mes côtés, le temps file et défile sous mes yeux sans que je m'en aperçoive… Et quand l'heure fatidique de son départ arrive, je resserre mes doigts autour de sa main, m'apprêtant déjà à devoir la laisser partir… Mais quelque chose obtient mon intérêt. Le fait que les infirmières apportent deux plateaux. Et non pas un. Je fronce les sourcils avant de croiser son regard. Elle… Passe la nuit avec moi ? Vraiment ? Je lui glisse un sourire avant de venir l'embrasser avec joie, prenant ses mains dans les miennes. Puis à nouveau, je lui griffonne ma réponse.

Bien sûr !  Je n'aime pas te voir partir tout les soirs, et si je le pouvais, je te garderais avec moi….


Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je croise son regard. Si c'était possible… Je ne la laisserais jamais me quitter. Je la garderais avec moi, simplement pour avoir la chance de l'observer, de glisser mes mains dans ses cheveux, mais je sais bien que ce n'est pas le genre de chose qu'on autorise entre deux personnes non fiancés ou mariés… Et pourtant, voilà qu'elle m'annonce qu'elle va rester avec moi, jusqu'à demain. Mes doigts serrent un peu plus ses mains alors que j'en oublie tout le reste. Et même pendant le repas, c'est à peine si je touche à mon plat, parce que je suis bien trop préoccupé à la regarder, à l'écouter et à penser qu'elle va rester avec moi. Alors quand vient l'heure d'aller se coucher… Je dois avouer que je me pose plus d'une fois la question, elle ne va pas tout de même… Dormir avec moi ? Non. La réponse me vient des infirmières qui viennent apporter un second lit, qu'elles mettent non loin du mien. Je me disais aussi. Je lui jette un regard de chat perdu alors qu'elle me quitte le temps de se changer, revenant dans un pyjama assez semblable au mien. J'ai un sourire alors que je baisse les yeux, ne les relevant que quand je la vois s'installer à mes côtés, glissant sa main dans la mienne alors qu'elle se penche, venant chercher mes lèvres pour un raison que je lui rends avec plaisir. Puis un murmure vient se perdre sur mes lèvres. Le sien. Je tente de la revenir, mais doucement elle glisse hors de mes bras. Je n'ai le temps de lui griffonner qu'un simple mot que je glisse entre ses doigts...

Bonne nuit Peggy.

Sagement nous nous glissons tout les deux sous les draps, chacun de notre côtés, et alors que je ferme les yeux, je me surprends à penser que j'aimerais la sentir tout contre moi. Juste histoire d'être sûr qu'elle soit vraiment là.
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Ven 26 Juin - 12:36
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Il s'en souvient. Il s'en souvient, et encore mieux, il m'aime encore. Enfin...je crois que c'est de l'amour. Rien n'a été dit. Rien n'a été expliqué, et seul un baiser est venu prouver ce que nous ressentions l'un pour l'autre. Avant d'avoir été interrompus. La radio qui d'un coup avait grésillé, et sa voix qui s'est évanouie dans le silence. Mon miracle. Mon miracle dans son sourire, dans ses yeux bleus qui me regardent, dans ses mains immenses qui serrent les miennes. Et même dans ces quelques mots griffonnés sur un calepin. La preuve que la mort ne peut pas prendre tout le monde. Qu'elle me l'a laissé.

Le temps passe trop vite après qu'il ait osé m'embrasser pour la première fois, et c'est je sors des laboratoires d'Howard avec la gorge serrée mais le sourire aux lèvres. Parce que tout est à construire. On s'aime, et on a tout le reste de notre vie devant nous... Et je compte bien profiter de chaque seconde. Par chance, les quelques faveurs que je demande se trouvent bien vite accordées. Et c'est aussi impatiente qu'une petite fille la veille de Noël que je vais me coucher. La journée du lendemain est d'une lenteur exaspérante. Je parcours des comptes-rendus d'intervention, fais ce qu'on me demande de faire, avant que ce soit enfin l'heure de filer. Et mes deux sacs dans les bras, je file directement chez Howard, où mon capitaine m'attend.

Rien que les quelques mots qu'il griffonne, et le sourire avec lequel il m'accueille valent toutes les déclarations du monde. Je dépose toutes mes affaires sur une chaise avant de l'embrasser, ébouriffant ses cheveux au passage, et m'asseyant près de lui. On commence à discuter, à notre manière, et mes yeux s'agrandissent de surprise alors que je noue mes bras autour de son cou à l'annonce de la bonne nouvelle.

Oh vraiment? Ca serait merveilleux Steve. Vraiment merveilleux!

Je reste contre lui et pose mon front contre le sien.

Mais même si la malchance veut que tu ne puisses plus marcher... Je resterai près de toi. Je te le promets. Et puis qu'est-ce qu'une paire de jambes tant que j'ai droit à ce sourire...

Je lui vole un autre baiser avant de nous mettre à la lecture du journal. Et bien vite, entre la lecture, les discussions et surtout, les baisers, l'heure tourne et c'est déjà le moment où je m'éclipse en temps normal. Et je souris intérieurement en voyant que Steve ne se doute de rien, et serre ma main plus fort, comme s'il ne voulait pas me laisser partir. Et le lance de petits regards inquiets. Avant que je lui révèle notre stratagème. Et ma gorge se noue en voyant son sourire si lumineux, me volant un baiser avant de griffonner quelques mots.

Mais tu me gardes avec toi... Alors bien sûr seul Howard est au courant... Je resterai toutes les fois où tu le voudras... Je ne veux plus être séparée de toi...

Je le quitte le temps de dîner, restant près de lui, et tout au long du repas je le vois me jeter de petits coups d'oeil ravis, et en même temps anxieux. Oh mon dieu je suis sûre qu'il s'imagine déjà que... oh le pauvre trésor... Il est bien trop tôt pour ça, même si je ne dis pas que j'en meurs d'envie. Il a besoin de temps, et je ne voudrais pas le tuer... Alors, une fois que les plateaux sont débarrassés, je m'éclipse jusqu'à la salle de bains pour prendre une douche et enfiler un pyjama, le plus chaste que j'aie. Je sors timidement, alors qu'il me voit sans maquillage pour la première fois et cheveux lâchés. Sauf que son sourire est encore là quand je me glisse contre lui pour un dernier baiser.

Bonne nuit Steve. Je serai là demain...

Je caresse ses cheveux avant de me glisser dans le lit en fer qu'on a fait apporter, et qui est placé contre celui de mon capitaine. Il éteint la lumière et il n'y a bientôt dans la chambre que le bruit de nos deux respirations. J'essaie de trouver ma place, de m'endormir, sauf que ça me rend folle de savoir qu'il est là, tout près, au point de sentir son souffle dans mes cheveux. Et puis tant pis. Je repousse les couvertures et sors du lit, avant de me rapprocher du sien.

Steve?

Un léger grognement m'informe qu'il est réveillé.

Finalement, dormir dans ce lit, c'est presque comme si j'étais restée chez moi. Je ne veux pas être aussi loin. Tu permets?

Je le sens qui se pousse et je viens le rejoindre, me blottissant contre lui, posant ma tête dans le creux de son épaule et ma main sur son torse.

C'est mieux tu ne trouves pas? Bonne nuit...

Je vole un nouveau baiser, puis un autre dans le cou, avant de fermer les yeux en soupirant.


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Mar 30 Juin - 14:42

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Moi non plus je ne peux pas te perdre. Moi aussi j'aimerais pouvoir te garder à mes côtés chaque nuits, plutôt que de devoir te regarder partir et me dire que peut-être demain tu ne pourras pas être là. Heureusement tu l'es toujours… Mais si jamais un jour tu devais ne pas pouvoir être là… J'en serais malheureux. Car elle est tout ce qui me reste. La seule personne qui sait ce que je suis, ce que j'étais… La seule que j'aime. Alors quand elle me dit que demain elle sera bien là, à mes côtés, c'est comme si quelque chose se calmait en moi. Comme si une angoisse se taisait enfin. Elle sera là. Elle le sera toujours. Parce qu'elle s'en fiche que pour l'instant je sois incapable de prononcer le moindre mot, que je n'arrive pas encore à marcher. Non pour elle, ça n'a aucune importance. Beaucoup à sa place seraient peut-être allés voir ailleurs, pensant que je n'en vaux pas la peine, que je ne vaux pas tout ce temps d'attente. Mais elle… Non. Peggy est là, à s'émerveiller du moindre progrès, à me regarder comme si c'était la plus belle chose du monde que de me voir à écrire seul, à être capable de tenir assis...

Son prénom perce le silence de la nuit, prononcé du bout des lèvres. Comme un murmure que ses lèvres que j'aime embrasser laisserait échapper par mégarde. Ou une demande. Je ne sais pas. Peut-être un étrange mélange des deux. Je rouvre les yeux et ente de croiser son regard dans l'obscurité, lui faisant comprendre que je l'ai bien entendu d'un simple soupir un peu rauque. Mon coeur se fige quand elle m'annonce que finalement dormir dans son propre lit… C'est comme si elle était restée chez elle… Et qu'elle préférait dormir avec moi. Non mais… C'est pas quelque chose de mal vu quand on est pas… Fiancés ? Me semble que si. Après je mentirais en disant que je n'aimerais pas l'avoir tout contre moi pour cette nuit, à pouvoir la tenir entre mes bras, à pouvoir laisser mes doigts se perdre dans ses cheveux… Mais est-ce raisonnable ? Est-ce correct ? Je ne sais pas. Je ne pense pas. Mais tant pis. Pour ce soir, sous le couvert de la nuit… On peut bien se permettre ça. Je me pousse histoire de lui faire un peu de place, frissonnant que je la vois se glisser sous mes draps, et frémissant quand elle vient se blottir contre moi, posant sa tête sur mon épaule. Mon souffle se fait plus court. Mon dieu, c'est la première fois que je tiens une femme… Contre moi, que je l'enlace… Bon je sais, c'est ridicule de penser cela alors que depuis deux jours avec Peggy, on peine à ne pas passer nos journées à s'embrasser… Alors être subitement si étonné de l'avoir dans mes bras. Pourquoi ? Parce que c'est la première fois que c'est dans un lit ? La nuit ? Peut-être. Je reste sans bouger alors qu'elle vient me prendre un dernier baiser, me demandant si c'est mieux. Et comme le dernier des crétins je ne peux qu'hocher la tête, de toute façon incapable de prononcer le moindre mot. Peggy dépose un dernier baiser au creux de mon cou avant de simplement se blottir dans mes bras. Rapidement son souffle se fait plus régulier et je comprends qu'elle s'est tout simplement assoupie tout contre moi. Je me détends, la sachant endormie avant d'ors laisser mes doigts se glisser dans sa chevelure, en une caresse qui me calme. Ainsi, pendant de longues minutes, je ne faire que l'observer dormir, écoutant sa respiration lente et calme, sentant les battements de son coeur contre mon torse, appréciant la douceur de ses cheveux dans lesquels mes doigts se perdent. Tant de choses qui m'occupent pour une partie de la nuit, avant qu'à mon tour, je ne sombre, la serrant toujours contre moi.

Le lendemain, je n'ouvre les yeux qu'en la sentant remuer contre moi, tentant de se glisser hors de mes bras. Je lui glisse un sourire avant de venir caresser maladroitement sa joue. Elle doit filer. Mon sourire se fige. Oh. C'est vrai. Elle a autre chose à faire que de s'occuper de moi… Elle a sa vie en dehors de moi. Je hoche gentiment la tête quand elle m'annonce qu'elle sera à nouveau là ce soir, déposant un rapide baiser sur mes lèvres. Oui. Ce soir… Je lui adresse un sourire presque triste alors que je tente de la retenir, pour finalement la regarde me quitter une fois de plus. Un soupir m'échappe alors qu'elle disparait, laissant place à une infirmière. Celle qui comme tout les matins va vérifier que je suis toujours en forme, qui va me demander si je ne suis toujours pas décidé à prononcer le moindre mot, puis qui va me conduire jusqu'à mon fauteuil, histoire que je puisse aller me nettoyer.  Une routine qu'on recommence encore et encore chaque jours depuis que je me réveillé ici. Je lui fais non de la tête alors qu'elle me demande si y'a du changement aujourd'hui et à son regard je comprends que tout le monde commence à se demander si je vais être un jour capable de prononcer le moindre mot à nouveau. La journée passe relativement vite et le soir quand elle vient me retrouver à l'hôpital, je suis déjà dehors, assis dans mon fauteuil, le nez dans mon carnet. Et quand elle approche, un sourire se dessine sur mes lèvres alors qu'en la voyant se pencher vers moi, je ne peux que venir lui ravir un baiser.

Deux semaines passent, et aujourd'hui… C'est un grand jour. Parce que c'est peut-être le dernier que je vais passer ici. Non pas que je sois complètement soigné, loin de là, je n'arrive toujours pas à prononcer le moindre mot ou son, mais désormais… Je suis capable de tenir debout, de faire quelques pas… Rien d'extraordinaire mais au moins, cette idée de l'emmener danser ne me semble plus si loin que ça… Face aux médecins je ne peux qu'afficher un immense sourire alors qu'ils restent quelque peu plus perplexes. Selon eux c'est merveilleux, mais ils restent inquiets face à mon mutisme. Certains murmurent même qu'il se pourrait que je ne reparle jamais, après tout, deux ans dans la glace… C'est déjà un miracle que je sois en vie. Alors que tous discutent de mon état, le bruit de ses talons dans le couloir me parviennent. Un sourire se dessine sur mes lèvres. J'attrape rapidement mon carnet et y rédige quelques mots avant d'attendre qu'elle passe la porte, impatient de découvrir sa réaction. Et quand elle entre, me regardant sans trop y croire je ne peux que lui montrer mon message, la couvant d'un regard tendre et amusé.

Il me semble que je te dois une danse depuis bien trop longtemps.
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Mer 1 Juil - 10:01
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Je le sens se tendre et se raidir alors que je viens me glisser contre lui, sous les draps. Et j'ai même l'impression qu'il retient son souffle. Bon sang Steve, du calme... Que croit-il? Que je suis une de ces amazones et que je vais lui voler son pucelage si durement gardé pendant la guerre, avec toutes ces demoiselles qui tournaient autour de lui comme des requins qui ont senti le sang? Ses bras viennent m'enserrer, sa main se perd dans mes cheveux et il ne recommence à respirer qu'une fois immobile contre lui. Voilà mon amour, tu as vu que je ne déchire pas tes vêtements et que je ne t'attache pas au lit... Et je savoure ça, enfin, le fait d'être tout contre lui, dans ses bras immenses, d'entendre son coeur qui bat si vite, et qui se calme petit à petit, et son souffle calme. En deux jours, on s'est touchés davantage que pendant toute la guerre, et on a tellement de temps à rattraper, tellement... Je suis bien dans ses bras, à l'abri, à ma place... Et je me sens vite partir dans le sommeil.

En ouvrant les yeux quand j'entends mon petit réveil sonner, je souris comme une idiote en remarquant que je suis toujours dans ses bras, à moitié enfouie sous les couvertures. Et je soupire de lassitude quand je me dis que ça ne peut pas durer. On m'attend au bureau et je ne peux pas me faire porter pâle sans que ça paraisse suspect. Enfin, le SHIELD sait très bien que le grand Captain est de retour, mais personne ne sait dans quel état. Et personne ne sait que je suis ici, encore moins dans ses bras, et que lui et moi... même si des rumeurs ont couru bon train pendant la guerre, et pendant les deux années qui ont suivi sa disparition... J'en ai soupé du "la petite amie du grand Captain", "la veuve de l'Amérique" ou je ne sais quelles autres fadaises. Je le regarde dormir, si paisible, pendant quelques minutes, avant de tenter de me dégager de ses bras de colosse. Manque de chance je l'ai réveillé, et il ouvre les yeux, m'accueillant avec un grand sourire. Je lui vole un rapide baiser.

Bonjour toi! J'aimerais rester avec toi mais je dois filer au SHIELD...

Un dernier baiser, une caresse sur la joue et je file dans la salle de bains, enfilant la tenue que j'ai ramenée avec moi. Je termine de relever mes cheveux en chignon alors que je sors, revenant près de lui avec un sourire.

Tu seras sage avec les infirmières hein? Je reviens te voir ce soir, c'est promis! Je t'aime Steve...

Dernier baiser et je m'extirpe de ses bras à regrets, attrapant mon sac à main mais laissant mon pyjama et mes autres affaires sur place. Et je sors de la chambre après un dernier regard à mon fier soldat installé sous ses couvertures. La journée passe rapidement, entre tâches ennuyeuses et fastidieuses, et ma seule consolation est de savoir que dans quelques heures à peine je serai à nouveau dans ses bras.

Deux semaines se passent ainsi. Je repasse à peine chez moi pour prendre de quoi me changer et quelques affaires, alors que tout mon temps hors du bureau, je le passe avec lui. On lit, on discute, à notre manière, on s'embrasse, et je l'aide aussi pour sa rééducation, faisant quelques exercices avec lui, avec des baisers en guise de récompense, ce qui le motive fortement, je dois l'avouer. Et le soir, après le dîner, je viens sagement me blottir contre lui et m'endors dans ses bras, sous son regard enamouré et protecteur. Ce soir, comme tous les soirs, je sors du métro à l'arrêt le plus proche du laboratoire et file jusqu'à la chambre de Steve, coincée entre deux laboratoires d'expériences. Je connaîtrai le chemin les yeux fermés. J'entends des voix au loin, mais ce que je vois en poussant la porte me stupéfie. Il... il est debout! Steve est debout! Mon sac à main retombe sur le sol alors que je le contemple, les yeux ronds. Oh mon dieu c'est...c'est juste... Il m'accorde ce petit sourire d'excuse timide avant de me désigner le carnet qu'il tient contre son torse d'un petit geste du menton. Et quand je lis les quelques mots qu'il a griffonnés, je ne peux pas me retenir et j'éclate en sanglots alors que je viens passer mes bras autour de son cou pour l'embrasser avec passion.

Oh par tous les saints tu l'as fait! Tu l'as fait et tu ne m'as rien dit! Petit cachottier!

Je ris entre mes larmes, toujours contre lui, avant de le regarder en souriant.

C'est une surprise magnifique Steve... magnifique...

Et je reviens enfouir mon visage dans le creux de son épaule, une des mes mains enfouie dans ses cheveux blonds.

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Sam 4 Juil - 18:44

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Son sac chute sur le sol alors qu'elle pose ses yeux sur moi. Un sourire timide se dessine sur mes lèvres alors qu'elle reste silencieuse, m'observant simplement. Je lui tends mon mot et je suis presque gêné de la voir fondre en larmes, mon sourire disparaît alors que je commence à vouloir tendre les bras vers elle pour la consoler. Jusqu'au moment où je comprends qu'elle n'est pas triste du fait d'avoir dû attendre cette danse pendant deux ans, d'avoir dû se faire à l'idée que je ne reviendrais peut-être jamais, que j'étais mort, mais que ses larmes ne sont que l'expression d'un puissant soulagement. Celui de voir que je suis plus qu'en vie, que je me remets doucement de cette hibernation forcée. Que je reviens en quelque sorte à la vie, pour elle. Mon sourire revient alors qu'elle se jette dans mes bras, ses lèvres se posant sur les miennes dans un baiser que je lui rends sans hésiter, oubliant les infirmières et les médecins qui nous entourent, parce qu'ils ne sont pas importants. Le temps de ce baiser, il n'y a qu'elle et moi, le monde autour de nous semble s'effacer alors que je l'enlace, la serrant tout contre moi. Quand elle se recule légèrement, je peux qu'esquisser un rire silencieux alors que je penche légèrement la tête sur le côté, haussant légèrement une épaule. Je lui susurrais bien que je ne cherchais qu'à lui faire une surprise, de lui offrir cette danse qu'elle attend depuis si longtemps. Un rire s'échappe d'entre ses lèvres que j'essuie doucement du revers de la main, lui rendant le sourire tendre qu'elle m'adresse. Oui c'est merveilleux. C'est ce que j'aimerais lui murmurer alors qu'elle revient dans mes bras, enfouissant son visage dans mon épaule. Une de mes mains vient se glisser dans ses cheveux, alors qu'elle ne cesse de me répéter à quel point c'est magnifique. Je dépose un baiser dans ses cheveux, la gardant ainsi pendant de longues minutes, caressant autant son dos que ses cheveux. J'attends qu'elle sèche ses larmes avant de me reculer, lui adressant un sourire. Tout va s'arranger à partir de maintenant. Je n'aurais plus à rester ici, je pourrais lui offrir tout ce que j'ai pu lui promettre. Les danses, les restaurants, d'autres moments que nous pourrons partager sans avoir à se soucier d'être à l'hôpital ou de ma rééducation.

Tant de choses que j'aimerais lui dire si j'étais simplement capable de prononcer le moindre mot. Mais rien. Pas un son ne s'échappe de ma gorge. Au point que les médecins commencent à me faire comprendre qu'il est possible que ça ne revienne jamais, que je reste dans cet état jusqu'à la fin de ma vie. Et étrangement, si l'idée me terrifiait au début, j'ai vite compris que pour elle ce n'était pas un problème, tant que j'étais en vie à ses côtés. Et puis… Faut voir les choses d'un bon côté, je suis sûr que je n'aurais plus le malheur de dire des conneries. L'idée m'arrache un sourire légèrement triste. N'y pensons pas. Cessons de nous faire du soucis pour ça. J'ai Peggy à mes côtés, je recommence à marcher… On s'inquiétera de ça plus tard. Je viens saisir sa main et lui propose du regard d'aller poursuivre cette conversation dans le parc, le temps d'une promenade. J'attrape mon carnet et lui propose mon bras qu'elle accepte avec plaisir alors que l'on commence à descendre le couloir tout les deux. Ma démarche n'est pas encore parfaite, mais au moins je n'ai plus besoin de béquilles pour me soutenir, il parait que ma souplesse reviendra à force de marcher et marcher… Je griffonne rapidement dans mon carnet que je lui tends avec un sourire.

Je suis si impatient de quitter cet endroit. De pouvoir reprendre ma vie, de… De pouvoir t'emmener danser, et d'aller au restaurant avec toi. On a tant de choses à faire, et… Maintenant que la guerre est terminée, nous avons tout notre temps.

*
Du temps. Je pensais qu'on en aurait à plus savoir quoi faire. Qu'au bout d'un moment, on finirait simplement par s'écrouler dans l'herbe en soupirant "Et maintenant ?" Qu'on aurait pu le regarder filer devant nos yeux, sa main dans la mienne à se dire qu'on finirait par trouver quelque chose et que même si ce n'était pas le cas, ce n'était pas si grave, parce qu'au moins, on ne serait plus séparés. Seulement, tout le temps que je pouvais passer avec elle, était toujours rongé par ma rééducation, par son travail au SHIELD… Puis par leur proposition.

Celle de les rejoindre.

Face aux deux agents, je tapote document du bout des doigts sur mon carnet. Ils voudraient que je rejoigne leur rang, que Captain America revienne à la vie et recommence à servir mon pays. Ils disent qu'ils pourraient m'aider à me remettre à niveau, à m'entraîner, à m'offrir des nouveaux papiers, une identité, me réintégrer progressivement dans ce monde que j'ai quitté pendant deux ans. Je me mords la langue. Je n'aime pas vraiment cette idée. Celle de tout reprendre. De recommencer. Les causes ont changés… Bien sûr que j'ai envie de servir mon pays, mais nous ne sommes plus en guerre. Je commence à griffonner sur mon carnet avant de leur tendre.

Honnêtement Messieurs, je ne sais pas si je vous serais d'une quelconque utilité. J'ai été entraîné pour être un soldat, pour affronter Hydra et gagner la guerre. Maintenant que c'est le cas, je ne vois pas en quoi je pourrais vous aider. Je ne suis ni un espion, ni un agent. Juste un soldat. Et en temps de paix, Captain America ne vous servira à rien.

Les deux hommes restent silencieux pendant quelques instants avant de reprendre, leurs tons et leurs attitudes me donnant l'impression qu'ils vont m'annoncer une bien mauvaise nouvelle.

"Captain Rogers, si vous nous permettez de vous appeler ainsi…"

Il attend que je hoche la tête d'approbation, chose que je fais le plus sérieusement du monde. L'homme reprend, non sans se racler la gorge.

"… La guerre a beau être terminé, ça ne veut pas dire pour autant que le monde est devenu un meilleur endroit pour vivre. Au contraire, ça reste un sacré nid de serpents et vos anciens ennemies continuent d'oeuvrer dans l'ombre, poursuivant les travaux d'HYDRA, espérant un jour que celle-ci renaisse de ses cendres. Pour eux… Vous êtes morts. Et maintenant, plus personne n'est là pour les en empêcher. Sauf nous. Et vous si vous acceptez de reprendre votre uniforme."

Je me mords la lèvre. La réponse est immédiate.

Encore une fois… Je ne suis pas là pour traquer des gens. Mon boulot c'était de servir mon pays.
- Justement Captain. Il y a deux ans vous avez accepté de rentrer dans ce programme pour que l'on fasse de vous un Super-Soldat. Un défenseur de sa patrie. Vous vous êtes engagé à servir ce pays jusqu'à la mort. Oseriez-vous jeter vos convictions sans hésiter, simplement parce que la guerre est terminée ? Ce pays a encore besoin de vous…."

Mon regard se perd dans le vague alors que je repense a ce que le Docteur Erknsine m'avait dit. Il voulait que je fasse ce qui est juste. Que je ne sois pas un bon soldat, mais un homme bon. Quelqu'un qui se bat pour ce qui est juste, pour son pays, pour ceux qu'il veut protéger. Pas une machine qui obéit bêtement aux ordres. Je passe ma langue sur mes lèvres.

"Le Shield a besoin de vous, pour protéger ce pays, pour l'aider à se guérir, à panser ses plaies et à l'empêcher de sombrer à nouveau dans une guerre. Et pour cela nous avons besoin de vous, pas seulement de votre uniforme, de votre bouclier, mais de vos valeurs."

Je n'aime pas tellement la corde qu'ils sont en train de tirer. Je vois ce qu'ils tentent de sous-entendre. Steve Rogers. L'homme parfait. Celui qui ne se bat que pour la liberté, la paix… Il ne peut pas être un lâche qui se terre dans une vie de civile. Ils veulent que je revienne. Parce que personne ne pourrait prendre le bouclier à ma place, personne ne pourrait être ce que je suis. Et si ils ont raisons… Si effectivement HYDRA recommence à se former dans l'ombre… Il faut que quelqu'un empêche ça. J'hésite. Pendant de longues minutes je ne dis rien avant de commencer à écrire quelque chose.

Je n'ai plus l'entraînement que j'avais….

L'homme m'interrompt d'un rire.

"Captain. Nous le savons. Nous savons aussi que vous venez à peine de terminer votre rééducation. Vous pensez bien que nous n'allons pas vous renvoyer sur le terrain ainsi… Vous serez ré-entraînez…"

Comment refuser une telle offre ? On ne peut pas. Pourtant quand je leur annonce que je veux bien intégrer le SHIELD pour les aider… J'ai la désagréable impression d'avoir vendu mon âme au Diable.

*
C'est si étrange de porter à nouveau cet uniforme. La dernière fois… C'était après la mort de Buck. Après l'avoir perdu lors de cette mission dans les montagnes enneigés… Je l'avais pour les derniers hommages qu'on lui a rendu… Alors c'est étrange de le porter à nouveau, pour un événement bien plus léger. Cette fameuse danse avec Peggy. Cette fameuse soirée que je lui ai promis il y a deux ans avant de me laisser engloutir par l'océan. Assis au comptoir, je l'attends sagement bien qu'un peu angoissé, observant la foule qui danse autour de moi, espérant ne pas tarder à voir son délicat visage. J'attends une bonne dizaine de minutes… Puis une autre avant de finalement la voir entrer, vêtu d'une robe qui fait sauter un battement à mon coeur. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors qu'au milieu de la foule, je ne vois qu'elle, resplendissante comme seule elle peut l'être. Je me lève et fends la masse qui nous sépare, apparaissant face à elle, un sourire ravageur aux lèvres. Bonsoir aimerais-je lui murmurer d'une voix chaude. Mais tout ce que je peux faire c'est lui offrir ma main alors que mon regard descend le long de sa robe.
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Mar 28 Juil - 10:35
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Une des premières pensées qui me traverse l'esprit quand je le vois debout, entouré de médecins, c'est : j'avais oublié à quel point il était grand. Deux ans sans l'avoir vu, puis des semaines à le voir simplement assis ou allongé avaient faussé mes perceptions et je me rappelle brusquement qu'il me dépasse d'une tête, et je dois lever les yeux vers lui. Mon colosse blond. Et je me retiens de rire entre les larmes qui commencent à rouler le long de mes joues quand je vois son mot, ces quelques lignes griffonnées sur ce carnet qui est devenu, en quelque sorte, un des éléments les plus importants de notre... relation. Une sorte de ménage à trois avec du papier et un crayon. Enfin, peu importe. C'est juste un progrès immense de le voir debout, enfin, moi qui avais peur qu'il reste pour toute sa vie paralysé, cloué dans un fauteuil roulant, sans espoir de pouvoir marcher à nouveau. Avoir tout sacrifié, avoir été guéri de presque tout ce dont il souffrait avant le serum pour au final être incapable d'utiliser ses jambes... Cela aurait été bien trop tragique. Ne reste que sa voix, mais après ce que je viens de voir, je me dis que rien ne l'empêchera de la retrouver, elle aussi.

Je me blottis contre lui, vraiment contre lui, savourant le fait de me sentir minuscule entre ses bras, de le sentir me serrer contre lui et d'embrasser mes cheveux. Voilà. Là c'est parfait. Vraiment parfait... Je ris doucement quand sa grande main vient essuyer mes larmes, avant de rester encore contre lui. Plus jamais... Plus jamais je ne veux te quitter... Plus jamais... Pendant un long moment on ne bouge pas, avant de me faire comprendre qu'il aimerait qu'on sorte. Bien sûr, je ne veux pas rester dans cette pièce plus longtemps, vu qu'il n'y en a plus besoin... Sa main attrape la mienne, et je le suis jusqu'au jardin, me retenant une fois ou deux de tendre la main vers lui pour le retenir quand je le vois vaciller un peu. Mais finalement, il se débrouille plutôt bien. On s'installe sur notre banc, et je souris en lisant son mot, relevant les yeux vers lui tout en lui serrant la main.

Bien sûr! Bien sûr on va faire tout ça. Tout ça et bien plus encore... Maintenant que je t'ai retrouvé je ne te lâche plus. Plus jamais. Tu seras au regret d'apprendre que tu m'auras sur le dos jusqu'à la fin de tes jours Steve Rogers...

Et dès que je le ramène à sa chambre je demande à Howie de lui trouver un appartement non loin du SHIELD, parce que je sais bien qu'ils voudront l'avoir à l'oeil. Et je complote pendant quelques jours, tentant d'arranger quelques visites, et l'achat de ses meubles pendant mes pauses déjeuner, traînant Howie avec moi, pour que mon soldat ne se doute de rien. Et un soir, je lui dis d'emmener ses affaires, le faisait s'engouffrer dans un taxi qui nous dépose en bas d'un petit immeuble de brique rouge. Et je lui fais fermer les yeux alors que je l'entraîne jusqu'au deuxième étage, que j'ouvre la porte, allume la lumière, avant de le faire entrer. Et seulement là je le laisse ouvrir les yeux sur sa petite garçonnière. Une chambre, un salon, une cuisine et une salle de bains, du parquet au sol et des moulures au plafond. Meublé simplement, pour lui laisser l'opportunité de l'aménager un peu plus à sa guise.

Te voilà chez toi... Enfin... si cet appartement te plait, bien évidemment...

Quelques jours plus tard c'est le grand soir. Notre fameuse danse. Bien sûr ça me manque de ne plus dormir dans ses bras, mais autant nous étions cachés dans le laboratoire de Howie, autant là, me voir entrer chez lui le soir et ne repartir que le matin, c'est beaucoup trop risqué, même si nous n'avons encore rien fait pour l'instant. Je suis déjà mal vue parce que je suis anglaise, en territoire américain, qu'on jalouse l'importance que j'ai jouée pendant la guerre, et les responsabilités qu'on m'avait confiées, alors n'allons pas rajouter de l'huile sur le feu... Je vérifie une dernière fois mon rouge à lèvres, glisse une dernière épingle dans mes cheveux et attrape mon sac avant d'éteindre la lumière et refermer l'appartement. Une dizaine de minutes plus tard j'arrive à destination. Mon dieu j'espère qu'il est là. Et qu'il m'a attendue. Mon coeur bat comme si c'était la première fois qu'un homme m'invitait à aller danser alors que le portier me laisse entrer, et je laisse mon manteau au vestiaire avant de m'avancer dans la salle. L'orchestre joue un swing endiablé, et la piste est remplie de danseurs qui tourbillonnent au rythme de la musique. Je reste plantée à l'entrée de la salle, le cherchant du regard, quand enfin je le vois. En uniforme. Magnifique.

Le sourire qu'il m'accorde vaut tous les mots d'amour, et je viens déposer un rapide baiser sur ses lèvres avant de glisser ma main dans la sienne, et l'entraîner sur la piste.

Tu vas voir, ce n'est pas compliqué...

Je prends son autre main, sur je pose sur le bas de mon dos.

Bien, maintenant suis-moi. Voilà, comme ça...

Et lentement je le guide, lui montrant les pas au rythme de la musique. Le destin nous l'a finalement accordée, notre danse...

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Lun 28 Sep - 11:41

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Alors que la musique résonne tout autour de moi, me coupant du reste du monde, en croisant son regard, je ne peux que repenser aux mots de Bucky. "Elle te dévore du regard vieux frère… Je suis sûr qu'elle rêverait d'avoir plus d'une danse avec toi…. Je connais les femmes Steve et celle-ci… Elle donnerait tout pour que tu te glisses entre ses cuisses." Sur le moment je m'étais contenté de lui dire qu'il ne savait pas de quoi il parlait, paroles qui m'avaient valut une grande tape dans le dos et un "On en reparlera quand elle t'aura volé ton innocence entre deux missions." J'avais eu un autre soupira agacé. Parce que je pensais que ça ne pourrait pas arriver. Parce que je pensais que même temps de guerre, je n'aurais pas l'occasion d'y goûter… Sans compter que… Je venais tout juste de bénéficier du sérum… J'avais encore du mal à admettre ce que j'étais devenu… Et même aujourd'hui… J'ai du mal à réaliser ce que je suis. J'ai encore du mal à saisir les limites de ce que je peux faire. Je n'ai besoin que d'une ou deux heures de sommeil par jour, je suis physiquement incapable d'être ivre et il s'avère que je suis même résistant à la plupart des médicaments et autres drogues que je pouvais prendre à l'époque où j'étais encore chétif et malade. Sans compter que… C'est à peine si je me fatigue. Je peux courir pendant des heures et être à peine essoufflé. Et si c'est par moment pratique ou fascinant… Ça m'effraie… Parce que je ne sais pas jusqu'à quel point cela s'applique. Au milieu des couples qui dansent, je ne regarde qu'elle, ne voit qu'elle… Mon sourire n'est que pour elle et il n'y a qu'elle. J'aimerais lui murmurer bien des choses mais rien ne vient. Juste un sourire qui j'espère vaut les mille mots d'amour que j'aimerais murmurer contre ses lèvres. Lentement elle vient déposer un rapide baiser sur mes lèvres, m'arrachant un léger frisson qui dévale le long de mon échine pour se perdre au creux de mes reins. Ses doigts viennent chercher les miens et c'est avec plaisir que je les mêle aux miens. Il y a tant de choses que j'aimerais lui dire. Mais peut-être est-ce une bonne chose que je ne puisse pas. Je la laisse me mener sur la piste de danse et un sourire se dessine sur mes lèvres quand elle m'annonce qu'elle va me montrer. Gardant sa main dans la mienne, je pose l'autre au creux de ses reins. Peut-être devrais-je lui dire que j'ai peut-être exagéré quand je disais ne pas savoir danser… Disons que je sais, disons qu'autant que ma mère que Bucky m'ont appris les bases. C'est juste que contrairement à eux deux… Je ne suis pas vraiment doué pour ça. Mais lentement, sûrement elle me guide, me faisant suivre son rythme. Et au fil des secondes, des minutes, tout se passe bien. On profite enfin de notre première danse tout les deux. La musique se fait plus endiablé tout comme notre danse. Le monde semble s'effacer alors que nous sommes incapable de nous quitter du regard. Je la fais virevolter entre mes bras et à chaque fois qu'elle revient dans mes bras, je l'étreins un peu plus fort, comme pour lui faire comprendre… Je ne sais pas… Mon envie de la garder à jamais à mes côtés. Comme si je tentais de lui faire comprendre que maintenant, je ne laisserais rien se mettre entre elle et moi. On a déjà perdus tant de temps… Maintenant j'ai simplement envie de profiter de cette danse, de la garder au sein de mes bras et laisser mon regard se perdre dans le sien. Ce soir je n'ai envie que de ça et franchement, je pense que je serais capable de passer le reste de mon existence ainsi… Tant que je l'aurais avec moi, je pense que le reste n'aurait plus trop grande importance. Buck serait là, il me traiterait de sale romantique. Peut-être mais est-ce donc si terrible que ça ?

Les musiques et les danses s'enchaîne et pendant une heure, peut-être même deux, nous dansons, rions, incapable de nous lâcher du regard ou de simplement laisser la main de l'autre s'éloigner. Nos doigts restent fermement entrelacés, comme si nous avions peur de nous perdre à nouveau. Sa robe virevolte une dernière fois alors qu'elle se retrouve tout contre mon torse à nouveau. Je baisse les yeux pour croiser son regard et lui adresse un sourire qui n'appartient qu'à elle. Pendant une seconde le temps semble se suspendre et je me penche simplement pour venir lui voler un rapide baiser. Mes lèvres rencontrent les siennes et le monde n'arrête pas de tourner, au contraire… Il nous laisse cette part d'intimité, il nous laisse ce moment. Tout le monde continue de danser, de rire, de chanter et de boire autour de nous, nous offrant quelques secondes pour un échanger un baiser. Je me recule et lui souris à nouveau, avec tant de mots sur le bout des lèvres que c'est presque douloureux de ne pas pouvoir lui dire simplement à quel point je l'aime. Alors à la place je me contente de caresser de ma main le creux de ses reins ou sa joue, espérant qu'elle comprenne.

Et j'ai l'impression que c'est le cas. Pendant tout le chemin pour la raccompagner à son appartement, sa main refuse de quitter la mienne. Son regard ne fait que chercher le mien et nous n'échangeons que des sourires… Même si… Même si une fois devant sa porte, je ne me sens pas de la laisser là. Je ne me sens pas capable de la laisser passer sa porte sans moi, et de devoir attendre pour la revoir. Alors face à elle, je me contente de croiser son regard et de repousser ce moment où je devrais la regarder s'éloigner de moi. Sauf que je ne veux pas. J'ai envie qu'elle me retienne, peu importe la raison. Retiens-moi, retiens-moi… Je ne cesse de me dire ça, comme une prière. Ne me laisse plus partir. Doucement elle lève la tête vers moi, une main sur mon épaule, ses lèvres viennent chercher les miennes et si pendant une seconde je me contente de lui rendre son baiser, bien rapidement je me laisse emporter dans notre étreinte. Tout se fait plus envieux, plus profond et bien rapidement, elle se retrouve adossé contre la porte, son souffle se mélangeant au mien. Je rouvre les yeux alors que je romps ce baiser fiévreux, mes mains encore posées sur ses hanches. Retiens-moi, c'est ce que j'aimerais lui chuchoter avant de venir lui voler un autre baiser. Seulement n'en étant pas capable, je me contente de revenir prendre ses lèvres dans un baiser passionné.
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Dim 4 Oct - 10:59
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Deux ans. Deux ans que j'ai attendu cette fameuse danse. Deux ans que les derniers mots qui ont franchi ses lèvres avant l'horrible silence, était sa promesse de revenir m'emmener danser. Et maintenant, après le premier miracle de l'avoir retrouvé, voilà le suivant : le fait qu'il puisse enfin m'accorder cette danse. Alors certes il n'a pas encore retrouvé la faculté de parler, mais on se débrouille, et son regard est tellement expressif que je n'ai pas besoin de mots pour le comprendre. Quoique, c'est à moi que les mots manquent quand il se plante face à moi, grand et fort, dans son uniforme rutilant, et avec son air de petit garçon timide. Mon Steve Rogers. Mon petit oisillon que j'avais rencontré à Fort Arthur, quand on l'avait envoyé faire ses classes, et que j'avais même douté qu'il survive à sa première journée. Avant qu'il m'éblouisse et que j'appuie sa candidature pour devenir le premier super soldat. J'étais là quand la chenille s'est transformée en papillon, et maintenant, ce papillon est tout à moi, dans ce club à l'atmosphère endiablée, pour célébrer nos retrouvailles comme ils se doit.

Il serre ma main dans la sienne et m'attire doucement contre lui, avant que je ne le guide doucement. Et petit à petit il se débrouille de mieux en mieux, est plus à l'aise, et arrive même à me faire faire quelques pirouettes, avant d'atterrir à nouveau dans ses bras. Pendant de longues heures, il n'y a que lui et moi. On oublie la foule, les autres, tout. Rien ne compte à part la musique, et nous deux, qui nous retrouvons enfin. Et je lis dans son regard à quel point je suis précieuse, à quel point il n'y a que moi... Jamais un homme ne m'a regardé comme ça, et je n'ai pas envie qu'il y en ait d'autres. Je le veux juste lui. Les danses s'enchaînent, on rit, je lui murmure des choses à l'oreille auxquelles il me répond par un sourire, un baiser ou un regard, et ça me va. Même comme ça c'est parfait. Mieux que tout ce que j'aurais pu imaginer. Parce qu'on est ensemble.

La soirée se clôture sur "Moonlight Serenade" de Glenn Miller et pendant de longues minutes je suis contre lui, ma tête contre son épaule alors qu'on bouge lentement au rythme de la musique, et quand la musique s'arrête, je me détache de lui à regrets pour applaudir l'orchestre, avant de le suivre pour chercher nos vestes. Je reste contre lui, ma main dans la sienne alors que le taxi nous ramène chez moi. Il monte jusque devant ma porte, et je le sens perdu. Il... il attend quelque chose, et je vois à son regard qu'il ne veut pas que je parte. Ca tombe bien mon amour, moi non plus je ne veux pas que tu partes. Je lui souris, me hissant sur la pointe des pieds avant de l'embrasser, chastement tout d'abord, puis de plus en plus fiévreusement. Et je suis surprise de sentir le Capitaine parfait me pousser doucement contre la porte sans quitter mes lèvres. Jusqu'à présent, chez Howie, tout avait été doux et gentil, et pour la première fois je le découvre comme ça, impatient, enflammé, et ça me plait terriblement. J'aime l'idée qu'il ait envie de moi, et de moi seule. Tout comme moi j'ai terriblement envie de lui. Ma main tâtonne pour ouvrir la porte et je le fais entrer après moi avant de refermer soigneusement.

Cette nuit tu restes ici... Je te veux tout à moi...

Je reviens contre lui, embrassant son cou alors que mes mains se posent sur son torse. Pendant de longues secondes je vais très doucement, avant de remonter pour faire tomber sa veste sur le sol, effleurant sa chemise. Je sens que son souffle se fait de plus en plus court, et ses doigts se crispent davantage sur mes hanches. C'est là que je me rappelle que... que cette nuit, ce sera sa première fois. Et que... je serai la première avec qui... J'ai un léger sourire alors que je reviens murmurer à son oreille.

N'aie pas peur de me toucher... Je suis à toi... Et tu ne vas pas me faire mal...

Je reviens prendre ses lèvres, et frissonne légèrement en sentant tout l'effet que je lui fais alors qu'il est tout contre moi. Et c'est un gros effet. Mes doigts viennent ensuite ouvrir les boutons de sa chemise un par un, avant de la guider pour qu'elle retombe elle aussi sur le sol. Puis je le fais lentement reculer vers mon lit.

Assieds-toi contre la tête de lit ... T'en fais pas, je vais te montrer...

Je laisse mes chaussures sur le sol et le rejoins, m'installant doucement sur lui alors que le matelas grince, et je viens lentement l'embrasser, mes mains sur son torse.

Si quelque chose ne te plait pas, arrête-moi en faisant ça, d'accord?

Je prends sa main et la pose sur ma hanche, lui montrant le geste, avant de sourire et de reprendre ses lèvres, me mettant à bouger très lentement sur lui.

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Mer 23 Déc - 14:39

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Mes lèvres quittent à nouveau les siennes et les mots me manquent autant que mon souffle. Rien ne vient, juste un silence permanent qui s'échappe d'entre mes lèvres, que je veux simplement unir à nouveau aux siennes. Je veux simplement qu'on nous accorde ce que que l'on a tenté de nous voler. Je ne veux pas attendre… Je la veux juste elle. Cette idée m'arrache presque un frisson. Ce besoin de la tenir dans mes bras, de l'embrasser… Cette envie de vouloir plus… Peut-être ai-je toujours été ainsi ? A vouloir avidement ce qu'on me refusait. Sauf qu'elle s'est différent… Elle est unique. Elle est la seule à m'avoir toujours regardé autrement, à avoir vu quelque chose en moi.  Et sérum ou pas, je me dis que peut-être, même à l'époque, elle aurait accepté une danse avec moi, ou même un baiser. Mais ce soir, toutes ces questions n'ont plus aucune importance. Tout ce qui compte c'est son regard dans lequel je me perds, ses lèvres que j'ai envie de reprendre et sa voix qui vient caresser ma peau. Elle me veut tout à elle. Ses doigts font jouer la poignée et en une fraction de seconde je me retrouve dans son appartement, le dos contre la porte. Ses lèvres viennent se poser dans mon cou et je prends une grande inspiration. C'est la première fois… La première fois qu'on pose ses lèvres sur ma gorge palpitante, la première fois que des mains se posent ainsi sur mon torse… Je prends une grande inspiration et mes mains sur ses hanches se crispent. Ma veste terminer au sol, et les yeux clos je tente de rester calme, alors que sous ses paumes, Peggy peut sentir mon coeur qui s'affole. Ses lèvres suivent le tracé de ma gorge palpitante et je ne rouvre les que lorsqu'elle me murmure que je ne dois pas avoir peur, que je peux la toucher… Qu'elle est à moi. Mon regard croise le sien avant qu'elle ne revienne chercher mes lèvres. Un de mes mains remonte dans son dos et presque instinctivement, je l'attire à moi, l'enlaçant, comme si je ne voulais que sentir son corps contre le mien. Sa silhouette semble presque parfaitement épouser la mienne et alors que ma langue caresse la sienne, je sens ma chemise lentement glisser le long de mes épaules, puis de mon dos, rejoignant finalement ma veste au sol. Je frissonne quand ses doigts fins se posent sur ma peau et rien qu'avec ça… Je me sens grisé. Et ce qui m'effraye le plus… C'est que je ne sais pas si c'est à cause du sérum ou si c'est normal. On m'avait prévenu que je pourrais… Avoir des sens plus fins que la moyenne, mais là… Là c'est puissant ce soir. Le simple fait de sentir ses doigts sur ma peau m'excite, m'enivre… Rien que de ça, je pourrais venir. C'est comme si à chacune de ses caresses, je sentais un léger courant électrique courir sur ma peau, se glisser dans mes veines et se répandre dans mon être. Notre baiser s'intensifie et quand elle le rompt, je reste le souffle court, les lèvres entrouvertes, à tenter de la retenir. Je ne veux pas qu'on s'arrête, même ne serait-ce que le temps de reprendre notre souffle. Je veux me perdre avec toi, ce soir. Ne me repousse pas, je t'en prie. Je surprends un sourire, une envie dans son regard et presque docilement, je me recule, allant m'assoir contre la tête de son lit.

Je recommence à respirer normalement et je souris quelque peu face à l'odeur de lessive de ses draps, puis face à sa démarche, à elle qui vient me rejoindre. Le matelas grince quelque peu quand elle vient s'assoir sur mes hanches, ses lèvres se posant sur les miennes alors que ses mains recommencent à caresser ma peau presque trop sensible. Doucement, j'entends mes plaques militaires tinter quand ses doigts les frôlent avant d'hocher de la tête quand elle me demande de l'arrêter si ça ne me plait pas. Sa main attrape la mienne et lentement, elle me montre un geste que je retiens à peine. Je lui fais confiance après tout… Je ne vois pas pourquoi j'aurais besoin de l'arrêter… C'est surtout moi qui ait peur de mal faire ou de simplement lui faire mal. Je ne veux pas gâcher cette première fois, je ne veux pas la décevoir ou quoi… Mes angoisses reviennent doucement alors que ses lèvres ne cessent de caresser les miennes, et que d'un mouvement de hanche très léger, elle me laisse le souffle court. Ma main reste sur sa hanche et lentement, j'accompagne son mouvement, me retrouvant à devoir rompre son baiser, pour poser mon front contre le sien. Les yeux clos j'apprécie ce plaisir presque douloureux qui me brûle le creux des reins. C'est fou comme… Comme j'ai envie d'elle. Chose que j'aimerais lui murmurer autant au creux de son oreille que contre sa peau délicieusement chaude. Je viens lui voler un autre baiser, laissant ma langue se glisser entre ses lèvres alors que presque audacieusement, je laisse mes mains se glisser sur son chemisier dont je défais un à un les boutons, dévoilant sa poitrine généreuse encore engoncée dans un soutien-gorge assez simple. Timidement je tente de le défaire et après quelques tentatives assez maladroite et un rire de sa part, elle finit par m'aider à le retirer, se dévoilant à moi. Mon regard commence à caresser la courbe de chacun de ses seins, et parce qu'elle attrape mes poignets, j'ose doucement les toucher. La peau fine est terriblement douce sous mes doigts et lentement je les découvre, les caresses, souriant quand elle cambre quelque peu le dos, gémissant à peine. Je lève les yeux vers elle, un léger sourire aux lèvres. Je me penche vers elle et lentement, alors que mes doigts caressent doucement ses seins, j'embrasse sa gorge, descendant ensuite sur ses clavicules. Jusqu'à ce que finalement, ce soit mes lèvres et ma langue qui timidement, se perdent sur ses seins.
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Mer 23 Déc - 22:56
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La nuit est à nous et rien qu'à nous. Cette nuit sera spéciale, parce qu'après, on aura partagé quelque chose qui ne se donne qu'une fois. C'est égoïste mais je veux être la première qui aura pris ses lèvres, qui aura caressé sa peau, qui aura cueilli ses gémissements sur ses lèvres. Parce qu'aucune autre avant moi ne s'est intéressée à lui. Ne s'est intéressée à qui il était. Alors oui maintenant il fait tourner les têtes et une partie des demoiselles du pays, et pas que des demoiselles d'ailleurs, rêve d'être dans ses bras, de l'embrasser... mais aucune d'elles ne lui aurait accordé un regard avant son passage dans la machine. Aucune à part moi. Et même si le conte du vilain petit canard me vient en tête, je souris en parcourant sa peau de mes lèvres. Parce que Steve n'a jamais été vilain. Il a juste été différent. Et toujours une belle personne, dans une enveloppe qui faisait la moitié de son corps actuel. Comme si l'expérience de Howard n'avait fait que rectifier une erreur de la nature, de lui rendre ce à quoi il aurait toujours dû avoir droit...

Et quelle enveloppe... Pendant les jours, les semaines où j'ai collaboré avec Chester sur le projet Rebirth, ainsi qu'avec Howard, je n'avais pas imaginé une seule seconde que la transformation puisse être si stupéfiante. Si...impressionnante. Bien sûr j'avais saisi le concept et le principe de cette machine, mais je n'aurais jamais pensé qu'elle puisse faire grandir, et élargir autant. Et plus stupéfiant encore...guérir. J'avais lu le dossier de Steve et j'avais pris connaissance de tout ce dont il souffrait. Et là, après ce miracle de la science, plus rien. Encore mieux, il était plus fort, plus endurant, plus... tout en fait. Et c'est ce que mes mains découvrent maintenant que toutes les couches de tissu qui me séparaient de lui sont sur le sol, près du lit. Bien sûr je l'avais déjà vu torse nu mais... mais là il est à moi. Sans médecins. Sans Stark. Sans Chester. Sans tous ces grands pontes du Pentagone et autres. Juste... lui et moi.

Je m'installe à cheval sur lui, recommençant à l'embrasser, le caresser, avec envie, avec passion. Et timidement ses mains commencent enfin à bouger. A me rendre ce que je lui donne. Pour la première fois. Dans un sens j'ai envie de le pousser, l'encourager, depuis le temps que j'attends ce moment et... et en même temps j'aimerais que ça ne s'arrête jamais. Mes hanches commencent à aller à la rencontre des siennes, mais j'ai à peine bougé que je le sens soupirer profondément. Eh bien mon amour, si tu en es déjà là maintenant, qu'est-ce que ça sera quand nous aurons vraiment commencé... Je reprends lentement, et retiens un sourire quand ses mains reprennent enfin leur exploration, alors que son souffle s'accélère contre ma peau. Bouton après bouton le haut de ma robe glisse le long de mes épaules et dévoile ma poitrine. Voilà Steve... découvre moi. Touche moi. Je suis à toi et toute à toi... Ses mains glissent dans mon dos et tentent de défaire mon soutien-gorge sans y parvenir. Je ris doucement avant de poser mes mains par-dessus les siennes et le guider.

Voilà, comme ça...

Et d'un coup je n'ai plus rien sur le haut du corps. Il ne bouge pas et pendant une seconde j'ai peur. Est-ce que je ne lui plais pas? Est-ce qu'il regrette cette horrible petite blonde qui lui avait sauté dessus pendant la guerre? Une autre fille qu'il trouverait plus jolie que moi? Mais je comprends vite que... que ma poitrine est la première qu'il voit en vrai... et il ressemble à un gamin un jour de Noël... surtout que j'ai eu de la chance de ce côté là... Mes mains prennent ses poignets, et je lui fais poser ses mains sur mes seins.

Si tu en as envie, n'hésite pas et fais-le...

Ses doigts hésitent, avant de timidement bouger. Je ferme les yeux, le laissant faire, et souris en sentant que petit à petit il s'affirme, hésite moins, appuie plus fort. Il est de plus en plus à l'aise, et je commence à soupirer sous ses caresses. Continue...continue comme ça... Je me cambre, m'offrant encore un peu plus à lui alors qu'il revient m'embrasser. J'ai le souffle court, mon coeur tambourine à toute allure et mes cuisses se resserrent un peu plus contre ses hanches. C'est une torture et c'est divin... Ma tête bascule en arrière alors qu'il commence à embrasser ma gorge et je soupire lourdement, accélérant les mouvements de mes hanches. Jusqu'au moment où ses lèvres remplacent ses doigts sur mes seins, et un premier gémissement plaintif, puis un autre s'échappent de mes lèvres, entrecoupés de murmures où figurent son prénom. Il est parfait. Timide et tendre. Pour l'instant...

Ma main erre dans ses cheveux pendant de longues minutes, abandonnée contre lui, et de plus en plus impatiente. Je le veux. Je le veux tellement... Je lui fais relever les yeux et je me soulève légèrement, posant mes mains sur sa boucle de ceinture que je défais rapidement. Et mes mains font glisser son pantalon tout comme son caleçon. Je le sens, dur, impatient et excité contre ma cuisse, avant de me rasseoir sur lui dans un long soupir. Son membre appuie contre ma petite culotte en satin alors que je reviens l'embrasser et je recommence à bouger lentement. Je le veux. Je le veux en moi. Mais pas encore. Je ne veux pas aller trop vite... Au lieu de ça je prends une de ses mains et la pose sur ma cuisse, la faisant remonter sous ma jupe jusqu'à mon porte-jarretelles...

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Mar 9 Aoû - 12:21

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J'aimerais tant dire contre sa peau. J'ai bien des choses à lui murmurer en cet instant mais rien. De ma gorge ne s'échappe que des soupirs envieux et des mes lèvres les attentions tendres d'un amant qui découvre pour la première fois celle qui a ravie son coeur. Sur ses seins à la courbe parfaite que j'apprécie de mes paumes, je dépose de timides baisers qui deviennent au fil du temps des caresses plus audacieuses. Et c'est contre cette peau diaphane et somptueuse que j'aimerais murmurer toute ma timidité. J'aimerais lui dire qu'elle est ma première et la seule que je veux. Elle est la femme que je veux serrer dans mes bras et avec qui je veux construire un futur maintenant que la guerre est terminée. Sa main erre dans mes cheveux et si les yeux clos, je tente de lui faire comprendre toute l'envie que je ne peux exprimer que par des baisers, j'admets m'abandonner tout à elle, la découvrant du bout des doigts comme seul un jeune homme encore innocent pourrait le faire. Et si jusqu'ici je craignais de passer à ses yeux pour un enfant qui ne mérite pas une nuit entre les bras d'une femme comme elle, je finis par accepter tout le désir et l'envie que je lis dans ses prunelles que je croise de temps en temps, et de simplement cesser de penser et de m'angoisser pour simplement découvrir et apprécier les courbes de son corps qui éveille en moi des envies que je pensais  m'être interdites. De mes paumes, j'apprends la douceur de sa peau et la façon dont celle-ci frissonne sous mes attentions de jeune homme timide. Audacieux je laisse mes lèvres se refermer sur l'un de ses mamelons, je sens ses doigts se glisser délicatement sous mon menton, me faisant de ce fait relever les yeux pour croiser son regard. "Qu'y-a-t-il ? Ai-je mal fait ?" Mes joues rosissent quand je la vois se relever et quitter mes cuisses pour ne laisser que ses doigts sur la boucle de ma ceinture qu'elle défait d'un mouvement bien élégant. Rapidement mon pantalon ainsi que mon caleçon se retrouvent à glisser le long de mes hanches, terminant au sol dans un froissement discret tandis que je rougis jusqu'à la racine des cheveux de me retrouver nu face à elle. Mes mains abandonnent sa peau et viennent se crisper sur les draps fins, là où je détourne le regard pour ne pas affronter la vision d'elle fixant mon membre fièrement dressé. Honteux, presque, je n'ose la regarder, mordant simplement ma lèvre inférieure quand elle revient s'assoir sur mes hanches, pressant contre mon érection son bassin et sa culotte en satin tandis qu'elle vient me réclamer un autre baiser impérieux qui me fait poser sur le creux de ses reins mes mains. Lentement elle recommence à rouler des hanches contre moi et si elle guide mes mains vers le haut de ses cuisses, sur ses porte-jarretelles. Le temps d'un instant je cesse de respirer, non pas parce que je ne sais pas commentées défaire, mais simplement parce que c'est elle qui me le demande. D'autres, avant que je ne devienne le Captain America de terrain, quand je n'étais qu'un singe savant à qui on mettait un joli costume, me demandaient souvent de l'aider à fermer leur costume ou attacher leurs bas… Et si déjà à l'époque je rougissais légèrement en bafouillant alors qu'elles gloussaient, là je suis pétrifié à l'idée d'enfin la déshabiller. Mes doigts semblent gourds et en l'espace d'un battement de coeur, j'ai l'impression de devenir un imbécile, un idiot à qui elle va devoir tout montrer. Le rougissement de mes joues semblent se propager jusqu'à ma gorge et le haut de mes pectoraux alors que d'un regard transpirant tout l'amour que je lui porte, je viens croiser le sien, souriant quelque peu tandis que mes doigts osent enfin se refermer sur ses porte-jarretelles que je défais là sans trop de soucis, libérant ainsi ses bas que je pourrais faire glisser le long de ses jambes. Mais non, je préfère remonter jusqu'à sa culotte de satin contre laquelle mon membre se presse, dur et impatient, laissant ensuite mes doigts se glisser sous la fine couche de lingerie que je vais lentement glisser le long de ses courbes généreuses. En un mouvement discret, de ses hanches qui se soulèvent, je la fais terminer au sol, rejoignant le tas de nos vêtements alors que sur sa peau je reviens poser mes mains et mes lèvres. J'embrasse à nouveau sa gorge là où elle reprend ses mouvements de hanches, m'arrachant de ce fait un premier soupir bien profond. Ce doux contact presque violent fait courir sur ma peau une myriade de sensations nouvelles et étourdissantes. Mes muscles se crispent et mon souffle se fait court. Nos regard se croisent et je viens l'embrasser à nouveau, osant me faire un peu plus audacieux dans mes attentions. Grisé par ses sensations que je découvre au fil de ses roulements de hanches, j'ose à mon tour bouger contre elle, me perdant dans cette étreinte un peu maladroite qui pourtant fait déjà s'échauffer tout mon être qui tremble de plaisir pour elle. Contre sa gorge je pose mes lèvres et soupire longuement, mes mains osant se perdre sur la courbe de ses fesses, accompagnant de ce fait ses mouvements. Mon coeur cesse de battre quand je la sens se replacer sur mes hanches et c'est une inspiration de panique que je prends quand je sens que c'est en elle que je me glisse, lentement. Un frisson court sur ma peau et angoissé, bien qu'excité, je reste sans bouger, croisant simplement son regard pour tenter d'y trouver de quoi me rassurer.
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