Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Tattoo You

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Date d'inscription : 26/11/2014
Sam 13 Fév - 19:28

Tattoo You
I look at you and my blood boils hot, I feel my temperature rise. I want it all give me what you got it is hunger in your eyes. I´m getting closer baby hear me breath. You know the way to give me what I need, just let me love you and you never leave.

Mon portable vibre deux fois dans ma poche alors que je suis en pleine séance avec une jeune femme à deux doigts de tourner de l'oeil. Et ne voulant pas vraiment saloper mon travail sur cette charmante demoiselle, ce n'est qu'une bonne heure et demi plus tard que j'ai le plaisir de lire la réponse de James. Enfin, les deux messages qu'il m'a laissé. Adossé au comptoir, je ris doucement, sous le regard amusé de Natasha.

"Tu as l'air d'avoir quinze ans Steve… Alors quoi ? Vous allez aller boire un milk-shake et ensuite échanger un premier baiser bien baveux ?

- T'as pas du boulot à faire plutôt que de te mêler de ce qui ne te regarde pas ?
- Ouh j'ai fais mouche… T'es vraiment en train de lui proposer un rencard, l'air de rien…
- N'importe quoi…
- Si, si… T'espères… Alors que tu sais parfaitement qu'il est pas gay… Ça te ressemble pas de t'accrocher autant…"

Je hausse simplement les épaules, envoyant un message à James pour lui dire qu'en effet, je l'attendrais au salon avec le sari, un peu de techno dégueulasse et une rose entre les dents, tandis que Tasha, s'approche l'air de rien se plantant face à moi. Je termine de taper mon message avant de croiser son regard.

"Quoi ?
- Rien. Je me demande juste quand est-ce que tu vas comprendre que tu perds ton temps.
- Putain mais… Je peux aussi décider de me faire de nouveaux amis, et ce n'est pas parce que je vais au restaurant avec un mec que j'ai forcément envie de me le faire !
- Oh wow ! Un restaurant quand même… T'as vraiment envie de faire copain-copain avec lui, Steve… Et je te connais… Tu as et tu auras envie de te le faire.
- Je vis avec Sam et je n'ai jamais couché avec. Pourquoi ça ne pourrait pas être la même chose avec James ?
- Parce que tu n'as pas grandis avec lui. Sam est comme ton frère… Tu ne pourrais pas. Mais lui… Pourquoi pas ? Je parie que tu meurs d'envie de faire sauter les boutons de sa chemise amoureusement repassée et de te le faire contre la première porte…
- T'es chiante sérieux… Il est peut-être juste sympa et j'ai peut-être juste envie de passer un peu de temps avec lui.
- Pas à moi Rogers. Tu le dévores du regard dès que possible. T'as juste envie de te le faire. Mais soit… Va au restaurant avec lui… Évite juste la bouffe trop épicée si tu veux vraiment te le faire après ça."

Je lève les yeux au ciel, et lui tourne le dos, prétextant silencieusement un besoin urgent de consulter le livre de rendez-vous. Ouais, peut-être ai-je envie de me le faire… Mais je ne suis pas con, il est pas gay et visiblement, encore à penser à son ex qui s'est tirée avec un autre… Donc non, je ne me fais pas d'illusion sur ce restau', je sais que ça va juste être une soirée sympa avec un mec qui a besoin d'un peu de compagnie et qui n'est pas méchant. Je joue avec le piercing de ma langue, le coinçant entre mes dents alors que je me laisse entraîner par mes pensées. Ouais j'ai envie de me le faire. Ouais j'adorais le faire gémir mon prénom et ouais, j'adorais lui arracher sa si jolie chemise. Mais c'est mort. Alors autant se faire à l'idée. Le restaurant, c'est juste pour éventuellement assoir les débuts d'une amitié bien sympa. La boule en métal claque entre mes dents et je me redresse alors qu'un autre client passe la porte de notre salon, demandant quelques renseignements que je lui donne avec le plus beau des sourires.

Et finalement, mardi arrive. Je termine avec un client et vêtu de ma plus belle tenue, je l'attends au comptoir, griffonnant deux trois idées dans mon carnet, ne cessant de faire tinter mon piercing contre mes dents. La porte s'ouvre et je ne peux que sourire en voyant mon cher avocat passer la porte, toujours aussi bien fringué. Mon crayon termine dans la reliure de mon carnet et avec un léger rire, je lui réponds.

"Salut… Toujours aussi ponctuel… Ouais, je suis prêt… Juste le temps de choper mon cuir et je suis à toi."

Je lui adresse un clin d'oeil avant d'attraper ma veste que j'enfile par-dessus mon t-shirt, le rejoignant non sans vérifier que j'ai bien tout ce dont j'ai besoin.

"Bonne soirée Steve ! Et oui, on fermera à ta place… C'est vrai qu'on adore ça !"

Je souris avant de me tourner vers Sam, qui passe la tête hors de son atelier, un sourire aux lèvres.

"Eh. Je pensais te ramener quelques grillades… Mais si tu me dis que tu n'as pas faim… C'rien hein, ça en fera plus pour James et moi…
- Avec une part de poulet à la citronnelle. Et nam au fromage.
- T'es un amour et je ne te mérite pas.
- Clairement pas."

Il me sourit à nouveau avant de me souhaiter une bonne soirée, me laissant avec James, à qui j'adresse un sourire étincelant.

"Allez, je meurs de faim et il nous faut facilement une bonne dizaine de minutes pour y aller…"

Je pousse la porte du salon et lui la tient avant de sentir enfin l'air frais de la nuit me caresser le visage. Un léger soupir m'échappe et après avoir fermé mon blouson, j'attrape mon paquet de cigarette pour en glisser une au bout de mes lèvres, l'allumant au passage. Je tire une première volute de tabac avant de lui faire signe de me suivre.

"Tu vas voir… Ce restaurant déchire juste… Tu ne voudras plus manger dans aucun indien de cette ville une fois que t'auras goûté le moindre plat qu'ils servent ici. C'est tenu par une famille… Ils sont super… Et franchement, c'est pas si cher que ça… Donc j'espère que t'es prêt à bouffer pour les deux prochains jours…."

Je ris doucement et recommence à fumer en silence, le guidant au milieu des rues de ce quartier que je connais trop bien. Nous passons devant un immeuble et je ne peux m'empêcher de laisser mon regard y courir, détaillant longuement la façade avec une légère inquiétude. Un frisson dévale mon échine et je détourne le regard, recommençant à lui parler de tout et de rien, à lui dire que tel magasin vend de super truc si il veut du mobilier de seconde main un peu rétro, ou que là il peut s'offrir des douceurs directement importées de Russie. J'entame ma seconde cigarette et finalement, nous arrivons face au restaurant en question. Je le laisse apprécier la devanture un peu vieillotte de celui-ci le temps de terminer ma cigarette et esquisse un dernier sourire.

"Alors ? Prêt ?"

Je pousse la porte et m'avance dans le restaurant, où quelques clients mangent déjà, souriant quand je croise le regard de la serveuse qui s'avance déjà vers moi, me disant qu'elle est contente de me revoir. Je discute rapidement avec elle et après notre petit bavardage, elle nous conduit à une des tables, à l'écart des autres et près d'une des grandes vitres de l'établissement. Je m'installe à table et après avoir commandé de quoi boire, je laisse James parcourir la carte.

"Je ne pourrais rien te recommander pour être honnête… Tout est délicieux… Donc fais-toi plaisir, sérieux."
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Mer 30 Mar - 20:18
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Quand tout commence avec un tatouage de girafe.



Je souris alors que je reçois son message, et je lui renvoie une connerie tout de suite derrière. C'est cool. C'est simple surtout. Avec lui je n'ai pas besoin de me poser des questions sur le pourquoi il est sympa avec moi. Avec lui j'ai pas à me demander s'il ne m'approche pas pour profiter des contacts de ma famille, des relations de mon père. De mon nom ou pire, de ma fortune. Pour lui je ne suis pas le fils du sénateur Barnes. Pour lui je ne suis pas le petit-fils du précédent sénateur Barnes, qui a fini juge à la Cour Suprême. Je suis juste Bucky, qui est un petit avocat un peu trop sage et qui gagne plutôt sa vie à Manhattan. C'est drôle... Je tire une dernière bouffée en contemplant la ville qui s'étend à mes pieds, en me disant qu'avant ma petite escapade à Brooklyn, je n'avais jamais quitté Manhattan ou l'Upper East Side que pour aller à notre maison des Hamptons, ou à l'aéroport. J'ai voyagé aux quatre coins de cette planète, en avion ou en bateau, mais je suis jamais allé à Brooklyn, ou à Harlem, alors que c'est à moins d'une heure en taxi... Du coup, peut-être que continuer de voir Steve me permettra d'explorer ces quartiers un peu comme on voyage dans un autre pays. Surtout qu'au moins j'aurai un super guide...

Je tire une dernière latte sur ma cigarette que j'envoie valser dans le vide, avant de rentrer avec un sourire. Il faut croire qu'il m'a trouvé assez cool et assez sympa pour avoir envie de me revoir. Juste pour moi. Et ça, ça fait plaisir. Vraiment. J'ai été déçu pas mal de fois, et entre ceux qui me tournent autour pour mon nom ou ma réputation, et ceux qui sont juste de parfaits crétins arrogants, prétentieux et totalement imbus d'eux-mêmes... Ma vie se résume pas mal à Clint, et heureusement que je l'ai! Je me remets au boulot un sourire aux lèvres, et les deux jours suivants filent à une vitesse folle. Entre les réunions à rallonge, les dossiers qui s'accumulent, mes passages à la salle de boxe avec Clint ou les déjeuners d'affaires... J'ai de la peine à voir le temps passer, et le jour J, j'esquive de justesse la pile de trucs que mon boss veut encore que je fasse pour lui. Comment? En rusant comme un vieux chacal. A savoir lui dire l'air de rien que ce soir j'ai un dîner avec mon père et ses amis du Sénat, mais que c'était pas grave parce que je n'avais qu'à l'appeler pour le prévenir que je serai en retard, et qu'il comprendrait. Et il y a cru. Alors, comme il ne voulait pas contrarier papa et ses amis du Sénat en les empêchant de manger leur foie gras venu tout droit de France à l'heure... Il faut bien profiter des avantages que ça peut apporter, de s'appeler Barnes non?

Je sors du bureau et je me rends compte qu'il est trop tard pour repasser à la maison me changer. J'aurais aimé prendre une douche mais j'aurais jamais le temps. Alors tant pis, même si je déteste ça. Je saute dans le premier taxi et on file vers Brooklyn. Par chance j'arrive juste à temps et entre dans le salon de tatouage. Je salue Natasha et Sam, et souris en les entendant se chamailler gentiment.


Je vais faire gaffe à ce qu'ils vous prenne des trucs, promis!

Et je ris avec lui alors qu'on sort du salon et qu'on retourne dans la rue. On s'allume une clope et je savoure une première longue bouffée avant de le suivre une fois qu'il s'est mis en route. On s'éloigne progressivement et je hoche la tête.

Eh ben je vais te dire ça! Après j'ai déjà eu la chance d'aller en Inde et à Londres... mais je suis curieux de goûter ce paradis du tandoori. S'ils livrent, ça deviendra ptet une de mes nouvelles cantines, que ce soit pour les jours où j'ai pas le temps de sortir chercher à manger au bureau, ou à la maison, les soirs où j'aurai la flemme de cuisiner!

Je souris en le regardant évoluer ici. On sent que c'est un gamin du quartier, qui a même pas besoin de se repérer pour savoir où il va, et qui serait capable de marcher les yeux fermés. Et puis il commence à me faire faire la visite, me parlant des magasins qu'on croise, de ce qu'on y trouve, des restaus ou des bars où il aime aller, ou au contraire, les bouges qu'il vaut mieux éviter, et j'ai parfois droit à quelques anecdotes croustillantes ou parfois glauques qui me font bien rire. J'admire sa facilité à raconter des trucs même peu glorieux, juste pour détendre l'atmosphère, sans faire attention à ce que je pourrais penser de lui suite à ça. Et bizarrement, je l'apprécie même encore plus. Parce qu'il s'en fout. On arrive enfin devant le restau, qui paie vraiment pas de mine, et je le suis à l'intérieur. Comme chez le libanais, il est connu comme le loup blanc et je le laisse discuter avant que la jeune femme nous installe. La déco est un peu kitsch, version Bollywood, mais il y a déjà du monde, ce qui est bon signe. Et ça sent divinement bon.

Une fois à notre table j'ôte mon manteau et m'assieds face à lui. Je prends une carte et lui souris avant de parcourir la carte. Pas immense mais ce qu'il y a écrit est sacrément tentant. Je regarde les plats et au bout de quelques minutes je me décide.

Une kingfisher, un biryani au poulet et du aloo masala s'il vous plait...

Je la remercie et en attendant nos plats j'hésite une seconde avant de me lancer.

Ah au fait Steve je... L'autre fois tu m'as dit que t'aimais bien le hockey. Mon boss a reçu des places d'un de ses clients, pour un match la semaine prochaine et il s'en fout. Alors quand il a demandé si quelqu'un les voulait j'ai pensé à toi. Du coup voilà.... Tu... tu peux emmener qui tu veux. D'après ce que j'ai compris elles sont bien placées... Donc euh... voilà...

J'ai un petit rire gêné alors que je lui tends la pochette en carton qui contient les deux billets hors de prix que j'ai dégoté, espérant qu'il me propose de l'accompagner.

 
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Mer 28 Déc - 13:41

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I look at you and my blood boils hot, I feel my temperature rise. I want it all give me what you got it is hunger in your eyes. I´m getting closer baby hear me breath. You know the way to give me what I need, just let me love you and you never leave.

Il est mignon le petit. Mignon, charmant et d'une candeur que j'ai envie de croquer à pleine dents. C'est un amour d'avocat qui porte désormais sur la peau mon talent et qui tout les matins s'éveillera avec une partie de moi. Car ce tatouage… C'est le putain de baiser que je viens de laisser éternellement sur son épaule. C'est la caresse de mes dents et de ma langue que je pourrais laisser à un amant. C'est mon talent, ma patte et une partie de moi qu'il porte sur la peau. Ce tatouage, c'est presque sensuel et le savoir là, sagement caché par cette chemise, qui doit coûter le prix de mon loyer facilement, ça me rends presque dingue. Ça me tue parce que ça doit être l'un de mes fantasmes numéro un que de me taper l'un de mes clients sur la chaise du salon alors que je viens à peine de lui poser un bandage. J'adorais avoir le droit de grimper sur ses hanches et de venir l'embrasser alors que mes mains gantées iraient se perdre sur sa peau brûlante avant d'aller soulever des interdits tandis que de mes lèvres, je laisserais d'autres marques sur sa peau. Voilà à quoi je pense, alors que nous sommes tout les deux au restaurant, lui à regarder la carte avec attention et moi, à l'observer par-dessus la mienne en me disant que malheureusement, les deux autres avaient raisons, et que si je suis là avec lui ce soir, c'est pas uniquement pour être sympa et me faire un nouveau pote, mais plus parce que j'ai une partie de moi qui s'éveille et frissonne de désir à la simple idée d'avoir le droit de faire de cet avocat bien propre sur lui, ma petite chose que je pourrais longuement faire gémir entre mes bras amoureusement tatoués.  Je passe ma langue percée bien rapidement sur mes lèvres, cherchant en ce geste à chasser l'envie qui fait longuement frémir ma peau de désir et bouillir mon sang d'envie tandis que lui se décide enfin pour les plats qu'il va découvrir en cette soirée, les commandants auprès du serveur qui bien discrètement est revenu pour nous. J'ai un sourire avant de me tourner vers celui-ci et de lui ronronner ma commande.

"Un poulet au curry pour moi, avec une assiette de nam et une bière."


Le serveur me sourit, récupère nos menus et me laisse enfin en tête-à-tête avec l'avocat bien trop beau pour son propre bien et au regard si doux que j'en viens souvent à me demander si il a choisi le bon métier. Alors certes, j'ai bien vite compris en l'entendant qu'il fait ça plus pour respecter l'espèce de tradition familiale que son père et son père avant lui sûrement, ont installés mais… À le voir ainsi, et surtout à l'entendre, il a rien de requin qui devrait nager parmi la meute, mais plus pour la bonne âme qui a choisi le seul endroit au monde où il va se faire briser par ceux qui ne pensent pas au bien commun mais aux richesses éphémères qu'ils vont pouvoir accumuler tout en écrasant les faibles dont ils tireront le nectar qu'ils boiront le jour de leur célébration d'empereur de la bonne pensée et de l'élite qui a réussi contrairement au reste du bas peuple qui ne sont au final que des fainéants tout juste bon à se plaindre. Ouais. C'est exactement ça. Il bosse pour ce genre de gars et le pire dans cette histoire, c'est qu'il me fait de la peine. Parce qu'il est le genre de mec qui mériterait de réussir et faire le bien autour de lui, pas de servir de larbin pour les crétins qui s'amusent à tuer la société dans l'espoir de gratter un peu plus de tunes qui leurs serviront à rien quand ils auront claqués. Mais va expliquer ça à quelqu'un. Va faire comprendre à l'élite qu'à l'habitude d'entretenir sa dégénérescence programmée à coup de champagne et de caviar. Va expliquer au un pour cent du un pour cent de la population qu'il faut qu'il abandonne tout pour le bien-être des autres. L'être humain pense pas à son voisin, mais à sa gueule, c'est ainsi, faut pas lui en vouloir, c'est dans sa nature. Y'a des exceptions, genre lui, genre moi… Mais c'est rare. On a tendance à disparaitre, la sélection naturelle faisant son oeuvre. Je passerais sûrement pas l'épreuve du temps, mais tant pis, c'est ainsi. J'ai appris à faire avec depuis le jour où ma propre mère, qui est une alcoolique au dernier degré, m'a foutue dehors en disant que j'étais qu'un désaxé fainéant qui finirait très certainement sa vie comme il l'a commencé, à savoir dans un putain de taudis, à hurler comme un damné. Mais bon. Le monde n'est pas juste, c'est ainsi. Les braves partent en premier et les connards ont le temps de se voir vieillir. Presque amer, je joue avec le piercing sur ma langue, ne posant mes prunelles dans celle de Buck qu'au moment où il entrouvre les lèvres pour attirer mon attention. Avec un faible sourire, je lui fais signe que je suis attentif et si au début je reste plutôt réservé, je redeviens un gamin quand il me parle de billets pour un marche de hockey.

"Quoi sérieux ?"

Il me tend les places, presque gêné et une fois que je les ai entre les mains, j'ai un sifflement en voyant le placement. Putain, il se fout pas de moi le gamin.

"Merde, mais c'est des super places putain… C'est les plus chères quasiment parce que t'es pas trop haut et t'es bien au centre de la patinoire, du coup t'as une super vue sur le match et…" Je prends une grande inspiration. "Et j'arrive pas à croire que ton patron en veuille pas, il sait pas ce qu'il rate…" Non il ne sait pas, mais moi, je sais ce que je vais faire de mon jeudi soir. Heureux comme jamais, j'ai un sourire immense alors que je lève les yeux vers lui, et que gêné, je peine à le remercier correctement. "C'est… C'est vraiment sympa de ta part de me filer deux places comme ça mais… C'est presque trop… Je… Je suis gêné que t'aies pensé à moi…" Je passe une main dans ma nuque tout en continuant de sourire et d'admirer les deux billets auxquels je m'accroche presque, comme si j'avais peur de les voir disparaitre. "Merci. Vraiment." Je souris à nouveau et lui en tends un avant d'ajouter. "Mais je ne peux pas y aller sans toi du coup. Tu vas être mon plus un, si ça te dérange pas… En plus il me semble que t'as jamais vu un match et sérieux, c'est pas un truc que tu peux éviter plus longtemps alors… Je n'y vais que si tu viens avec moi."
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Dim 12 Fév - 12:09
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Me voilà en expédition, en safari au coeur de Brooklyn, avec un mec qui assez d'encre sur la peau pour en remplir un flacon et assez de piercings pour que je me pose des questions sur comment il fait pour nager. Et pourtant, il est gentil comme tout. Déjà de m'avoir proposé de manger avec moi une première fois, et d'avoir remis le couvert ce soir. Rien ne l'obligeait à faire ça, et c'est ce qui me touche d'autant plus... Je n'ai rien demandé, je n'attends rien, je ne lui ai rien promis et j'ai déjà payé pour son tatouage alors... rien le devait le pousser à m'inviter. Et c'est cool. La petite touche d'exotisme dans mon quotidien, et le plaisir de passer une soirée avec quelqu'un qui n'en a pas après mon nom ou mon argent. Pour lui je suis juste un avocat blindé, ce qui est vrai, mais rien d'autre.

Et nous voilà à Bollywood, enveloppés d'odeurs de curry et de tikka massala alors que je parcours la carte, hésitant entre plusieurs plats avant d'en choisir deux ainsi qu'une bière, et le laissant commander à ma suite. Tout autour de nous il y a des gens du coin, des indiens, mais aussi d'autres nationalités. Un pot pourri sympa, des étudiants, un couple qui va sur la quarantaine, une famille avec deux gamins, un couple de retraités... On est loin des restaus feutrés et guindés du centre, où un serveur est planté derrière chaque table, comme en chasse, et se précipite dès que ton verre est à moitié plein ou que tu as mangé la moitié d'une boulette de pain. C'est détendu, chaleureux, et on se sent presque comme à la maison. La petite mamie demande des nouvelles de ses gamins à la serveuse, le chef plaisante depuis les cuisines avec un autre client... C'est reposant.

Une fois qu'il a commandé j'attends qu'on soit seuls pour sortir la pochette des billets qui me brûle les mains depuis que je suis sorti du bureau et qui me donne l'impression de peser une tonne dans ma poche. Putain. Je suis nerveux alors qu'en général ça m'arrive pas. Pas au boulot en tout cas, où j'arrive à toujours rester maître de moi. Putain je dois être pathétique. Non. Je SUIS pathétique, à tenter de partir à la chasse aux potes en les achetant à coups de billets de hockey hors de prix, et en mentant, en plus. Sur le coup j'ai juste envie de me barrer et le laisser là, me barrer et me faire à l'idée que dans ce monde, j'aurais qu'un seul pote, c'est Sam, et pour le reste je devrais me débrouiller avec un lot de "connaissances" intéressées, eux par moi et moi par eux, via ma famille ou mon boulot. Pourtant c'est pas ça que je veux. Pas ça. J'aimerais sortir tous les samedis à aller boire des coups, à faire la fête sans penser à ce qu'on dira de moi au boulot ou dans les journaux, faire des trucs normaux sans avoir une pensée derrière la tête, sur moi ou sur les gens qui sont avec moi. Ouais... je viens d'un monde où il est plus facile d'acheter un jugement à la cour Suprême ou faire sauter un amendement que de trouver des amis sincères et surtout désintéressés. Voilà pourquoi je suis nerveux. Parce que j'ai envie qu'il m'apprécie parce qu'il est super sympa et drôle. Et surtout, tellemetn différents des gens de mon monde...

Les secondes passent, longues, avant de voir un sourire immense sur son visage. Sur le coup j'ai l'impression qu'on ôte le poids du monde de mes épaules, surtout quand il me dit qu'il aimerait bien qu'on y aille ensemble. C'est con mais ça me fait super plaisir, l'idée de faire un truc sympa avec quelqu'un de nouveau, sans pression et sans avoir besoin de se montrer, ou avoir une autre idée derrière la tête. Juste passer un bon moment. Je finis même par avoir un léger rire, touché par le fait qu'il soit si emballé alors que ce sont que deux places de match. Oui c'est sûr pour lui ça doit représenter une somme énorme et je suis content de pouvoir lui offrir ça...

Eh c'est rien, t'es juste le seul que je connaisse qui soit fan de hockey! Donc voilà, comme on en parlait l'autre jour je me suis dit que ça pourrait t'intéresser. Et ouais, ça me ferait très plaisir de t'accompagner. T'as l'air de t'y connaître alors... la seule condition que je mets, c'est que je puisse t'embêter pour que tu me donnes des explications et que tu me briefes sur ce qui se passe, les règles et tout. Tu en dis quoi? On part là-dessus? Tu es mon commentateur sportif attitré et on passe une bonne soirée. On pourra même... se boire un verre avant ou après si ça te dit. Tu voudrais que je cherche?

Je souris au serveur et me pousse légèrement pour le laisser déposer nos bières avec les nans, et une fois parti j'attrape la bouteille bien fraîche et la tends vers Steve pour trinquer avec lui.


A mon premier match de hockey alors!

 
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