Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Tattoo You

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Mer 3 Juin - 18:42
Tattoo You
 
Quand tout commence avec un tatouage de girafe.



J'ouvre les yeux. Wow je pensais pas que le fait d'être simplement réveillé, et conscient, puisse être aussi douloureux. La simple lumière du jour me brûle et j'ai l'impression qu'on enfonce soigneusement, et sadiquement, des aiguilles dans mon crâne, en même temps qu'une tribu de papous s'éclate sur des tamtam endiablés, comme ceux que j'ai entendus quand j'ai accompagné papa au Zimbabwe pour un de ses voyages d'affaires quand j'étais ado. Je repousse les couvertures et pose les pieds sur le tapis moelleux en bas du lit. Oh bon sang, rien que de me redresser, c'est comme si mon cerveau cognait douloureusement dans ma boite crânienne. Je pensais même pas qu'il y avait des nerfs à certains endroits de mon corps que je découvre aujourd'hui. Aspirine. Il me faut une aspirine. Une merveilleuse, douce et apaisante aspirine. Je me traîne jusqu'à ma salle de bains, ouvrant l'armoire à pharmacie, et avale deux comprimés avant de m'asseoir quelques minutes sur le rebord de ma baignoire. Que les choses soient claires, jamais plus de tequila, jamais plus de soirée comme ça où je finis ivre. Terminé. A l'avenir, je m'arrête à temps, comme je fais d'habitude, et j'enfilerai la bouteille vide dans la gorge de celui qui me dira ''Mais lâche-toi pour une fois, et profite!''. Parce que c'est vrai que là, je profite tellement...

Je soupire, me frottant le visage. Une douche. Une bonne douche, ça me fera du bien. Et ensuite du thé. Beaucoup de thé. Un genmaïcha ou shinsha. Si j'ai la foi, peut-être un peu de sport ou... pour une fois, lézarder devant un film pour me remettre de tout ça. Et tenter d'oublier la pile de dossiers que j'avais emmenés avec moi pour le week-end, espérant m'avancer un peu pour la semaine à venir. Mon cher Buck, tu peux oublier les soirées à finir plus tôt dans les prochains jours... Mon dieu, j'ai même pas pris la peine de me déshabiller hier soir. Mes fringues sales retombent sur le carrelage de la salle de bains, et j'entre dans la cabine vitrée, tournant les robinets, et me glissant sous l'eau brûlante. Je soupire. Ca fait du bien... Petit à petit l'étau autour de mes tempes se desserre et je commence à supporter enfin la lumière du jour. Plus jamais. Clairement plus jamais... Allez, maintenant reste plus qu'à se brosser les dents et j'aurai enfin retrouvé figure humaine. Je pousse la porte, des volutes de vapeur envahissant la salle de bains alors que je m'approche du miroir, et je sursaute en voyant une forme sombre sous la buée. Qu'est-ce que? Je passe la main pour l'ôter et je remarque que la forme est...sur mon bras. Je baisse les yeux sur mon épaule. Qu'est-ce que c'est encore que ça? Je l'examine. Une girafe. Une foutue girafe, très moche. Non mais qui a encore laissé trainer un marqueur à côté de tous ces gosses... J'attrape un gant de toilette et je commence à me frotter l'épaule. Rien. Mais rien du tout. Rien n'a bougé. Et bizarrement, je commence à avoir peur. Très peur même. Non. Non me dites pas que... oh non. Un...un tatouage. J'ai été tellement bourré que je me suis fait...un tatouage.

Je commence à paniquer. Une soirée. Une seule soirée de beuverie et je suis allé jusqu'à me faire tatouer. Et le pire dans tout ça c'est que...c'est...laid. Très laid. J'ai jamais voulu me faire tatouer, mais si ça aurait été un joli motif, quelque chose de sympa, je l'aurais gardé. Sauf que ça... c'est juste hors de question. Je retourne dans l'entrée, titubant à moitié et cherchant mon portable. Clint. Il faut que je l'appelle. Lui doit savoir ce qui s'est passé hier soir. Ce con répond pas. Il doit encore être avec cette fameuse Natasha dont il parle sans arrêt et que personne a jamais vue. Si elle existe vraiment... Je laisse un message, le suppliant de me rappeler dès qu'il peut, et retourne dans la salle de bains contempler le désastre. Plus je le vois, plus ce truc est horriblement laid. Et ridicule. Et maintenant c'est sur mon épaule. A vie. Et petit à petit je sens aussi que ça commence à faire mal, comme si ça brûlait... Merveilleux... Si mes parents l'apprennent, ou mon patron, je suis mort. Raide mort.

J'attrape de la crème apaisante, en tartine cette horreur et l'enroule dans une bande, histoire de cacher ce crime contre l'humanité.

C'est seulement trois heures plus tard que Clint me rappelle enfin et m'explique tout. C'est bien ce que je croyais. Je vais me faire tuer, de toutes les façons possibles. Pourvu que ça ne s'ébruite pas. Pourvu que ça reste discret... Au moins le temps que je trouve une solution. Et il me file le nom d'un salon de tatouage, là où bosse cette fameuse Tasha, où ils pourraient m'arranger ça en le recouvrant avec quelque chose de correct. Et d'après lui, ils sont réglos, travaillent bien et sont en règle. Déjà un bon début... Mais en cherchant sur internet, j'apprends qu'il faut attendre entre deux et trois semaines avant que le premier soit cicatrisé, pour que je puisse enfin mettre quelque chose par dessus. Les trois semaines les plus longues de ma vie. Je suis dans une psychose permanente, persuadé que tout le monde va découvrir le pot aux roses. Mais heureusement, rien. Béni soit l'hiver, et ses chemises à manches longues, tout comme le fait que je garde mon veston en permanence sans que ça paraisse suspect.

Et enfin, quand le tatouage est bien cicatrisé, je prends le taxi en sortant du bureau, qui me dépose devant le salon. A Brooklyn. Quasiment un pays étranger pour quelqu'un de l'Upper comme moi... J'hésite une seconde, regardant leur devanture, avant d'oser pousser la porte. La première fois de ma vie que je suis dans un salon de tatouage... Je vois deux types et une nana, sûrement la fameuse Natasha, qui lèvent les yeux alors que je m'approche timidement.

Bonsoir! Je... on va dire que...suite à une soirée arrosée je me retrouve face à un problème et... Clint m'a envoyé ici pour essayer de me sauver... Il m'a dit de demander Steve... Est-ce qu'il est là?

 
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Mer 3 Juin - 19:36

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"Encore de sortie avec Clint ce soir ? Eh bien, eh bien… Fais-gaffe dans pas longtemps il va te déclarer sa flamme et vouloir t'épouser…
- T'es jaloux Rogers ? Non mais je comprends, à ta place je le serais, moi j'ai au moins quelqu'un qui accepte de passer plus d'une nuit avec moi."

Je pince les lèvres alors que Sam éclate de rire à mes côtés, osant dire que pour une fois, elle marque un point. Je pourrais rétorquer que ce n'est pas pareil… C'est moi qui décide de ne pas revoir les mecs, pas eux. À la place je me contente de lever les yeux au ciel avant de recommencer à griffonner sur mon croquis.

"Oh mais soit pas fâché hein, je suis sûr qu'un jour t'en trouveras un qui acceptera la salope en toi...
- Et qui sera à l'aise avec le fait de savoir que tout Brooklyn a dû te passer dessus…
- C'est bon, vous avez terminé ? Non parce que sérieusement les gars, va falloir vous recycler hein."

Je leur adresse un magnifique sourire avant de recommencer à bosser sur mon croquis tandis que les deux, s'occupent dans leur coin, Tasha en soupirant devant notre carnet de rendez-vous pas si plein que ça et Sam en me racontant qu'il serait pas contre un verre ce soir. Ouais. Sauf que je ne sais pas si ce mois-ci on va pouvoir se le permettre. On a pas eu masse de clients… Bon après, on est pas un immense salon de tatouage et malheureusement nos clients viennent plutôt grâce au bouche à oreille qu'autrement… C'est souvent machin qui a vu le tatouage de truc et du coup, il aimerait bien qu'on s'occupe de lui… C'est rarement pour autre chose. Nat ne cesse de dire que c'est une bonne chose, qu'à force, on finira par avoir du monde…. Avec Sam, je dois avouer qu'on serait pas contre l'avoir tout de suite cette clientèle, parce que si elle se fait "entretenir" par son nouveau mec… Nous c'est pas la même chanson. À vingt-cinq ans on est encore obligé de vivre tout les deux, dans un quatre pièces pas immense, comme deux étudiants… Et je dois avouer que je ne serais pas contre le fait que notre situation évolue un peu. Juste un peu. Non pas que je n'aime pas Sam hein… Mais bon… Enfin au moins on habite plus à trois là-dedans, donc c'est déjà ça.

Le nez dans mon croquis, je ne lève les yeux quand j'entends la porte d'entrée s'entrouvrir, me révélant le genre de client que je ne pensais jamais avoir. Le genre coincé dans un costume qui à vue d'oeil semble coûter bien plus cher que le loyer de mon appartement. J'arque un sourcil alors que je laisse mon regard courir sur sa personne. Le brun, plutôt grand, de mon âge je dirais est du genre "belle gueule, trop bon genre." Non je vous jure… Il a même pas besoin d'ouvrir la bouche que je me doute qu'il a pas l'habitude d'être dans ce genre d'endroits. Je parie qu'il va me dire que c'est sa première fois… Enfin… Je ne sais pas… Je vois pas ce qu'il viendrait foutre ici… Il a pas une tête à vouloir se faire tatouer. Mais laissons-le nous expliquer sa présence ici. Je croise les bras sur le comptoir avant de lui adresser un sourire éclatant.

"Bonsoir…"

Je ronronne presque, au point que j'ai le droit de sentir Natasha me pincer les hanches. Je lui glisse un regard avant de me concentrer sur notre client. Et je jure que je me retiens de dire quand j'entends les mots "soirée arrosée". Oh ce sont mes préférés ceux-là. Ceux qui viennent parce qu'ils ont fait une connerie un soir alors qu'ils ont clairement forcé sur l'alcool et que du coup… Il a besoin qu'on le sauve. Je passe ma langue sur mes lèvres avant de plonger mon regard dans le sien.

"Juste là… Alors c'est Clint qui vous envoie, hein ? Bon… Eh bien on va voir ce qu'on peut faire pour vous "sauver"… Si vous voulez bien me suivre…"

Je lui fais signe de m'accompagner dans l'atelier, se situant dans l'arrière boutique. Une fois la porte fermée, je lui glisse un regard en coin avant de tirer un tabouret jusqu'à la table de travail.

"Bon, on va commencer par un truc simple… Et si vous m'expliquiez votre problème ? Enfin… Vous allez même me le montrer et je vous dirais si je suis l'homme de la situation ou non. Donc là, c'est le moment où vous tombez la chemise."

Histoire que je puisse voir si ce qui se cache sous ce costume est aussi agréable à regarder que le reste…

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Ven 5 Juin - 18:07
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Quand tout commence avec un tatouage de girafe.



Tout d'abord Brooklyn, et ensuite un salon de tatouage. Tout pour me dépayser. Et ça aurait pu être intéressant si ça avait été pour une balade, un café à tester ou je ne sais quoi. Beaucoup moins quand c'est pour gommer un tatouage ridicule en forme de girafe... Même si heureusement, personne ne l'a vu, à part Clint. Une fois sur place je paie le taxi et pousse la porte. L'évidence s'impose d'elle-même : je suis dans un autre monde. Les murs sont couverts d'affiches de groupes de rock et de festivals, et les hauts-parleurs crachent du rock qui s'apparente fortement à du bruit. Je me sens comme un éléphant dans une magasin de porcelaine alors que je m'avance timidement vers le comptoir. Je détaille rapidement les trois personnages qui sont derrière le comptoir, penchés sur des carnets de croquis. Un black a l'air sympa, la fameuse Natasha, qui est tout juste incendiaire. Et un blond avec du crayon autour des yeux et des cheveux blonds, courts et en bataille, avec une barbe de quelques jours. Eux sont à leur place ici. Pas comme moi.

J'expose mon cas, avant de demander le fameux Steve dont Clint m'avait parlé, et qui était censé me sauver. Enfin, me sauver de la honte surtout. A ce moment je vois que le nommé Steve est le blond maquillé, qui m'offre un sourire ravageur une fois que j'ai fini de parler. Au moins il a le mérite de ne pas rire ouvertement de mon anecdote bien honteuse, et s'avère être finalement très chaleureux. Je ne suis pas très à l'aise alors qu'il me fait signe de passer derrière le comptoir pour le suivre dans un couloir, avant d'entrer dans une petite pièce. Il y a une table de tatouage, quelques machines et des dizaines de flacons d'encre de couleur sagement rangées. Tout a l'air impeccable, à ma grande, et agréable surprise. Bon, je risque pas d'attraper le typhus et le tétanos, c'est déjà ça. Je reste debout, attendant la suite des évènements alors qu'il ferme la porte et s'installe sur son tabouret. Et je me lance dans le récit de ma folle aventure, déposant mon manteau sur la table, puis commençant à déboutonner mon veston.

Eh bien...il y a environ... trois semaines... on est sortis boire un verre avec des collègues, pour fêter un gros contrat et... et pour une fois j'ai bu sans vraiment compter. Je me suis réveillé le lendemain... avec...un tatouage. Très moche. Sur l'épaule...

Je dépose le veston et commence à ouvrir les boutons de ma chemise, que je pose sagement sur une chaise tout près, restant en marcel blanc et me tourne pour qu'il puisse admirer la merveille.

Je me suis juste...réveillé avec ça. J'avais même pas de pansement ou quoi que ce soit... Alors dès le lendemain j'ai regardé sur internet pour savoir quoi faire. J'ai mis de la crème hydratante dessus deux fois par jour et j'ai couvert le tout avec une bande... J'espère... que c'était la bonne chose à faire...

Je l'observe alors qu'il enfile ses gants et commence à examiner ce chef-d'oeuvre digne de Picasso. Je le vois qui grimace un peu, et il a raison...

Donc voilà l'horreur... et c'est là où j'aurais besoin de vous... Vous pouvez faire quelque chose?

 
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Dim 7 Juin - 19:10

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Je dois avouer ne pouvoir m'empêcher de laisser courir un regard fort affamé sur sa personne. Généralement les mecs en costard c'est pas vraiment mon truc… Mais là… Wow. L'inconnu est plus que charmant à observer. Le genre qu'on aimerait bien croquer dans un coin quoi… Je passe lentement ma langue sur mes lèvres alors qu'il commence à défaire les boutons de son veston. Dommage qu'il soit un client sérieusement… Sinon, je pense que je serais déjà en plein numéro de charme, à lui faire des oeillades presque sales et à ronronner comme une salope… Alors à la place je lui tourne le dos le temps d'attraper une paire de gant, écoutant avec un léger sourire son histoire. Le coup du tatouage moche sur l'épaule après une soirée trop arrosée… Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un cliché, mais pas loin. C'est le genre d'histoire qu'on me raconte souvent et généralement, ce qui s'en suit, c'est un "eh, vous pourriez pas m'en débarrasser ?" Chose que je peux comprendre hein, personne n'aimerait garder à vie un truc bien affreux. Le seul truc que je comprends jamais dans ses histoires, c'est où est-ce qu'ils ont trouvés un gars assez taré pour tatouer un crétin ivre comme un polonais. La question me brûle la langue mais à la place je préfère me retourner, lui adressant un sourire aussi professionnel que possible… Qui se transforme en une rapide moue quand je vois l'ampleur des dégâts. Déjà. C'est moche. Genre vraiment. Et en plus… C'est ridicule. Je veux dire. Ok… Généralement dans ces cas-là, on est capable de se faire tatouer n'importe quoi… Mais là… Je dois avouer que je m'attendais à je ne sais pas, une fille à poil ou à une phrase à la con… Mais une girafe. Wow. Là c'est une première. Je lève les yeux vers lui en l'écoutant, osant un léger sourire.

"Très moche, c'est pas vraiment le terme que j'emploierais pour être franc… Bon ce qui me rassure c'est qu'au moins vous avez eu un bon réflexe… Ce qui fait que ça a bien cicatrisé…"

Je pince les lèvres alors que je commence à jouer avec mon piercing… Bon… Le truc est affreux, mais c'est largement rattrapable. Enfin largement… Façon de parler. Va falloir recouvrir tout ça. Donc faut trouver un truc qui va couvrir tout ça. Je passe lentement ma langue sur mes lèvres avant de lui adresser un sourire éclatant.

"Bon la bonne nouvelle c'est qu'on va pouvoir vous sauver tout ça… Dans l'idée, on va se contenter de recouvrir cette horreur avec une bonne couche d'encre et de broder un design par-dessus… Et vu que c'est Clint qui vous envoie… Vous devez avoir une idée de ce qu'on fait ici… Enfin, plutôt de ce que je fais. En fait, le seul truc maintenant c'est de savoir ce que vous voulez comme tatouage pour cacher celui-là… Pour vous donner une idée de ce que je fais… Je vous dirais que je suis l'auteur de ceux qu'arbore fièrement Clint… Mais attendez… Je vais vous chercher nos portfolios…."

Autre sourire de ma part et je l'abandonne le temps de repasser dans le hall, attrapant les trois lourds carnets qui traîne sur le comptoir avant de les rapporter dans l'atelier. Je le lui les tends avant de me rassoir sur le tabouret, le laissant les consulter en silence tandis que je me permets de recommencer à le mater ouvertement. Non franchement, je dois avouer… Il est plus qu'agréable à regarder. Maintenant que la chemise et le veston sont tombés… Dieu du ciel… Le marcel blanc me semble lui aussi presque de trop. Parce que sérieusement… Je laisserais bien mes doigts glisser là-dessous simplement pour voir si les courbes que m'offre le tissu sont vraiment aussi délicieuses que ça… J'arque un sourcil. Gosh Rogers… C'est un client. C'est pas le moment. Ou alors… T'attends de commencer à le tatouer et là tu récupères son numéro. Ouais… Ça pourrait être pas mal. Je lui glisse un sourire alors que je lui demande ce qu'il pense de tout ça.

"Alors… Maintenant que vous avez une plus ample idée de ce qu'on fait… Suffit de me dire… J'fais pas dans les motifs asiatiques par contre, généralement je bosse en noir mais si vous me faites confiance… J'ai peut-être une idée à vous soumettre… Ça cacherait aisément l'horreur sur votre bras. Faudra juste me dire sur quoi j'ai le droit de bosser… Genre tout le bras ou juste l'épaule…"
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Jeu 11 Juin - 8:49
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Quand tout commence avec un tatouage de girafe.



Bizarrement, même si je ne suis pas vraiment dans mon univers, j’arrive à me détendre petit à petit. Parce qu’il ne se moque pas ouvertement de moi, malgré ce truc absolument horrible qui est gravé dans mon épaule, et parce qu’il me dit que rien n’est perdu. Parce qu’un tatouage, certes, mais pas une girafe. Je hoche lentement la tête quand il me dit que j’ai bien fait en traitant cette horreur du mieux que j’ai pu.

Google est mon ami… Et heureusement il est de bon conseil…

Je souris, baissant les yeux vers lui alors qu’il est assis près de moi, ses doigts se promenant sur mon tatouage. Malgré sa dégaine de rock star, il a l’air vraiment professionnel quand il parle de son domaine, et ça me rassure. Au moins on ne risquera pas de m’amputer le bras…

J’ai beaucoup aimé ce que vous lui avez fait c’est sûr. Après, j’ai rien de précis en tête, à part que j’aime votre style… Je veux bien pour les portfolios merci…

Je tourne un peu en rond les quelques secondes où il me laisse seul, avant qu’il ne revienne avec trois énormes classeurs. Je souris, les yeux un peu agrandis de surprise, avant de m’asseoir sur la table de tatouage et de poser les classeurs à côté de moi.

Et ces classeurs-là c’est seulement vos tatouages ? Vous avez pas chômé !

J’en prends un sur mes genoux et je commence à feuilleter rapidement ce qui s’y trouve. J’élimine rapidement une partie des trucs, ce qui ne m’intéresse pas, ou qui ne me correspond pas, et je marque quelques-unes des photos avant de passer au suivant. Il y a tellement de trucs différents que j’ai du mal à me concentrer. Et petit à petit, l’idée commence à se faire dans mon cerveau embrumé que… que là je suis en train de choisir mon tatouage. MON tatouage. Le motif que je voudrais sur MON bras, pour remplacer cette horreur. Et ça me met la pression. Parce que je réalise qu’il faut que je sois sûr. Vraiment sûr, parce que je vais porter ça tous les jours sur ma peau pendant un long moment. Bon, ce qui me rassure un peu c’est de me dire que si jamais, je pourrais toujours me faire ôter ça au laser… Je me perds un peu, me pinçant les lèvres alors que les pages tournent et tournent encore, dévoilant encore des trucs super. Et c’est à cet instant-là qu’il me sauve en reprenant la parole. Je relève lentement les yeux vers lui et soupire.

Vraiment ? Comme dit j’aime beaucoup ce que vous faites mais y’a trop de choix… Alors si vous avez quelque chose en tête, surtout n’hésitez pas. Je suis curieux de voir à quoi vous avez pensé. Quant à la taille, c’est assez simple. Je…attendez.

Je dépose le classeur sur les autres et lève les bras pour ôter mon marcel. Je frissonne un peu, pas forcément à l’aise d’être à moitié nu devant un inconnu, avant de désigner le haut de mon épaule.

Par rapport à mon job, je peux pas avoir quelque chose qui puisse se voir… donc pas plus haut que ça, pour que même si j’ai le col de ma chemise ouvert, rien ne dépasse. Et au niveau du coude pour la partie basse. Pareil, que rien ne se voie si j’ai les manches retroussées… On va dire que les clients risquent de tirer un peu la gueule s’ils voient que leur avocat est tatoué. Enfin, les clients qui viennent dans le cabinet où je travaille…

Je lui souris timidement, passant la main nerveusement dans mes cheveux.

Alors, qu’est-ce que vous avez en tête ?

 
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Sam 13 Juin - 18:41

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Je le laisse feuilleter les différents classeurs alors que je m'autorise à regarder la courbe de ses bras. Gosh, ce marcel blanc est une bénédiction. Et même si j'ai envie de le lui retirer pour voir le reste, ce que j'ai sous les yeux est déjà bien, bien sympathique à regarder. Le simple fait de pouvoir observer les veines sur son avant-bras… Oh bon sang… Je regrette qu'il soit un client, et que cet endroit doive rester stérile. Sinon, je pense que je serais déjà sur ses genoux, à glisser mes mains sous son haut, simplement pour découvrir ce qu'il y a dessous… Ok, ok, ok, on va arrêter là. Sinon je vais commencer à me demander ce que ce serait de laisser mes lèvres se poser dans son cou… Non mais non. Rogers. Stop. T'es au boulot. Alors tu repousses l'idée de lui demander son numéro et tu te concentres sur son tatouage. Je croise son regard et je ne peux qu'avoir un sourire. J'adore quand un client me dit qu'il me fait confiance… Qu'il me dit que je si j'ai la moindre idée… Il est ouvert. Oh mec, je vais finir par t'apprécier. Je m'apprête à lui dire qu'en effet, j'ai une idée de design qui traîne depuis un moment, qu'il me coupe dans mon élan… Pour enfin retirer ce marcel.

Oh bordel. C'est Noël avant l'heure.

J'arque mon sourcil percé alors que je ne peux m'empêcher de laisser mon regard courir le long des muscles de son torse. Ok c'est officiel. Client ou pas, Natasha qui va me botter le cul ou pas… Je le croque celui-ci. Pas question qu'il me file entre les doigts sans que je sache ce quel goût il a… Mes yeux se posent sur son bras alors qu'il commence à me délimiter mon terrain de jeu. Nouveau haussement de sourcil de ma part. Un avocat tatoué ça fait mauvais genre ? Sérieusement ? On m'explique le rapport entre un tatouage et la capacité à bien défendre son client ? Non ? Bon… Je passe ma langue sur mes lèvres avant de lui rendre son sourire.

"Je vois… C'est dommage, j'avais dans l'idée de vous proposer une manchette, genre, comme ce que j'ai sur les bras, mais vu ce que vous dîtes… Je comprends… En plus bon, le but c'est juste de couvrir votre girafe… Mais… J'ai bien idée qui je pense va vous plaire… Bougez-pas, je vais vous chercher ça."

Je quitte mon tabouret le temps d'aller chercher mon croquis, que lui glisse entre les mains, lui expliquant rapidement le principe. Un peu anxieux j'attends sa réponse avant de lui glisser un sourire quand il me dit que ça lui plait. Parfait. Je pousse presque un soupir avant de commencer mes explications.

"Parfait alors… Bah ce que je vous propose c'est de commencer à faire le calque que je vais appliquer sur votre peau et ainsi je pourrais commencer le travail de ligne… Bon après je vous préviens, on va en avoir pour au moins deux ou trois séances… Entre le remplissage et les retouches… Donc si vous êtes partants, on peut commencer tout de suite."

J'attends qu'il me dise que c'est bon avant de lui décocher un autre sourire radieux, m'occupant de ce fameux calque. Une fois celui-ci fait, je l'applique sur sa peau avant de changer de gants, de la désinfecter et de préparer l'encre. Je m'installe à nouveau son mon tabouret, pistolet à tatouage en main alors que je lui jette un dernier regard.

"Je préfère vous prévenir… Ça va pas être agréable. Surtout quand je vais me rapprocher du haut de l'épaule et du creux du coude… Donc après… Y'a plusieurs écoles… Soit vous serrez les dents jusqu'à ce qu'on ait terminés, soit vous me racontez ce que vous voulez histoire de faire passer le temps. Et si ça peut vous rassurer… Ça ne me gêne pas du tout de vous entendre me raconter votre semaine ou quoi… Donc faut pas avoir peur…"

Dernier sourire de ma part alors que je me mets au boulot.
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Dim 14 Juin - 19:23
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Il a un grand sourire tout au long de notre petite discussion, et ça m'aide à me sentir un peu moins intimidé dans cet endroit. Il a l'air vraiment sympa, et est doué pour me mettre à l'aise. Bien qu'à mes yeux la situation, ce tatouage immonde, est plus que catastrophique. Je vois enfin une lueur au bout du tunnel. Un tatouage bien fait passera beaucoup mieux que cette...chose. Et le rebelle remplacera le crétin. Et ça fera aussi une occasion de moi pour les journaux de publier des ragots sur moi...

Je lui parle un peu plus de ce que je veux, de la taille que ça devrait avoir, et on discute du motif. Je le suis du regard après l'avoir remercié quand il file me chercher un dessin qu'il avait fait et qu'il n'avait encore jamais tatoué sur personne, jetant un rapidement un oeil à mon portable. Bon, on m'a laissé tranquille, c'est déjà ça. Je le glisse dans ma poche quand il revient, et je souris en voyant ce qui se trouve sur sa feuille de papier.

Oh oui j'aime beaucoup. Ecoutez je suis partant. Mais je pourrais avoir une idée de ce à quoi ça va ressembler avant que vous vous mettiez à tatouer vraiment?

Il me rassure en m'expliquant le principe du calque, et commence à faire courir ses feutres sur sa table à dessin pendant que je le regarde faire, fasciné. Bon sang moi qui ai toujours eu des notes catastrophiques en dessin, voir quelqu'un qui est aussi doué, et à l'aise, ça m'ébahit toujours. En quelques coups de couleur tout son dessin apparaît sur la feuille spéciale qu'il utilise, et au bout de quelques minutes à peine je le vois prendre sa feuille, et la plaquer sur ma peau avant de le mouiller avec une éponge. Le temps que ça pose, il change de gants, désinfecte son matériel et m'ôte le calque. Du coin de l'oeil je vois à peine le dessin, et il me désigne un miroir en face. Je m'avance, et me tourne, pour que mon épaule fasse face à la glace. Wow. Si on met de côté la girafe c'est juste... vraiment beau. Le genre de choses que je pourrais montrer sans honte. Quasiment une oeuvre d'art. Et les dernières réticences qui m'habitaient s'envolent, alors que je viens me rasseoir en face de lui.

Ok alors... on se lance. Je... je veux vraiment ça et ... je veux que ce soit vous qui le fassiez... mon sauveur!

Je l'écoute alors qu'il me donne les dernières instructions avant de commencer et j'inspire profondément. Et quand je sens la morsure de l'aiguille je ferme les yeux, fronçant les sourcils, et commence à parler presque sans m'en rendre compte.

Ma vie n'a rien d'extraordinaire... Je travaille pour un très gros cabinet qui s'occupe surtout des intérêts de grosses multinationales... Et je suis junior. En gros je suis payé pour être le larbin de...d'un avocat plus vieux avec plus d'expérience. Et... vous? Comment vous êtes-vous décidé à devenir tatoueur?


 
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Ven 19 Juin - 14:19

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Je commence à éponger le sang alors que j'encre le motif, laissant le ronron de la machine me bercer pendant quelques secondes avant que l'avocat se décide à l'ouvrir. Eh. Moi qui pensait qu'il allait se la jouer, je serre les dents et je tente de prouver que je suis un homme en disant que ça ne fait pas mal. Jusqu'au moment où ils manquent de tourner de l'oeil. Je jure que le dernier gars qui m'a fait ce numéro-là, j'ai arrêter et le faire s'allonger, en lui faisant boire de l'eau sucrée et en lui tapotant la joue pour être sûr qu'il me claque pas dans les pattes… Alors pas question qu'il me fasse ce coup-là, même si une séance de bouche-à-bouche avec sa personne ne me dérangerait pas plus que ça. Mais heureusement, il commence à me faire la conversation, commençant étrangement par un "ma vie n'est pas si extraordinaire que ça"… Réflexion qui me fait hausser un sourcil, quelque peu perplexe. Je vais me retenir d'être désagréable, mais vu la gueule de son costume, je pense qu'il ne doit pas avoir de mal à boucler ses fins de mois… Donc me dire qu'il a pas une vie extraordinaire… J'ai presque envie de dire : peut-être pas, mais déjà plus agréable que la moitié des habitants de ce quartier mon grand. Mais soit. Je me tais et me contente de jouer avec le piercing sur ma langue, continuant sagement à travailler sur son tatouage. Et je jure que je lève rapidement les yeux vers lui quand il me dit qu'il bosse dans un gros, gros cabinet d'avocat. Bah tu vois. J'en étais sûr. Le gars dit que sa vie n'a rien de palpitante et pourtant le mec doit avoir des primes qui me feraient tourner de l'oeil. Je suis sûr qu'avec ce qu'il touche tout les mois, il doit avoir de quoi la rendre extraordinaire sa vie, alors pourquoi me chanter ce couplet là ? Parce que l'argent ne fait pas le bonheur ? Va savoir. Pourtant je ne dis pas que je serais un peu plus joyeux en voyant que je n'ai pas à vivre de pâtes au beurre parce que la fin de mois est un peu compliqué…

"Si je comprends bien… Vous êtes genre… Le stagiaire hyper bien payé qui s'occupe de faire le café pour le patron ? Y'en a qui tuerait pour être un larbin de luxe."

Pas moi… Mais j'en connais qui vendraient leur âme pour ça. Personnellement, je ne pourrais pas. Bosser pour quelqu'un, obéir et tout… Très peu pour moi. J'aime travailler comme je l'entends et sans personne pour me dire comment faire mon boulot… C'est ça qui est plaisant dans le fait d'être tatoueur… J'ai mon style, je bosse comme je l'entends et voir le client heureux à la fin… C'est ce que je veux. Faire le café, les photocopies ou entendre un connard me dire quoi faire… Je dois avouer que ça me rendrais dingue. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors qu'il me demande pourquoi ce métier. Je passe ma langue sur mes lèvres alors que je me recule un peu, regardant ce que ça donne.

"C'est un peu compliqué… Disons que je me sentais pas vraiment à ma place au lycée, et que je me voyais franchement pas faire de longues études pour avoir un job qui me forcerait à passer des heures, enfermé dans un bureau avec un patron qui me dit quoi faire et comment… Donc c'est vrai que j'ai un peu lâché le lycée… Et comme j'étais un peu le genre artiste… Je me suis fais embauché comme apprentie tatoueur dans un salon à Brooklyn… J'ai un peu fais ça sur un coup de tête et j'ai eu de la chance que ce soit effectivement ma vocation…."

Je me souviens que ma mère avait salement gueulé, me disant que je n'avais aucun droit de lâcher l'école comme ça, simplement parce que je me prenais pour un artiste à la con ou quoi… L'engueulade que j'avais eu… Fils indigne qu'elle hurlait. C'est peut-être un peu à cause de ça que je me suis autant accroché aussi… Parce que je voulais lui prouver que j'avais raison, que c'était mon truc et que j'allais m'en sortir. Parce que je n'étais pas comme elle, moi je me bats pour ce que je veux. Je considère que tout ne te tombe pas tout cuit dans les mains et que si tu veux un truc, faut pas hésiter à y aller avec les dents.

"Ça va ? Vous supportez la douleur ? Si jamais… Hésitez pas à me le dire, j'aimerais pas vous voir vous évanouir sur la table…."

Mais par contre, si tu veux t'évanouir dans mon lit après une sale nuit de sexe et d'alcool….

"Et vous ? C'est quoi votre histoire ? Des parents qui vont ont poussés à ça ou vous vouliez juste défendre la veuve et l'orphelin ?"

Le ronron de la machine reprend alors que j'essuie un peu d'encre et de sang, continuant mon boulot d'encrage, recouvrant avec plaisir cette affreuse girafe.
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Sam 20 Juin - 16:51
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Je fronce un peu les sourcils quand je sens la morsure de l'aiguille sur ma peau. Et un peu plus quand ça se répète. Bon eh bien je suis parti sur un processus qui va durer un sacré bout de temps. Et maintenant, plus moyen de faire machine arrière. Alors sois courageux, comme quand tu t'es cassé la jambe pendant la finale de polo, où un coup de maillet t'avait explosé le tibia. T'as survécu à ça. Tu pourras survivre au reste. Et finalement je me mets à parler, écoutant ses conseils. Je parle de moi, de ma vie, de ce que je fais. Oh pas dans les détails hein, juste les grandes, les très grandes lignes. Il m'écoute sagement, hochant de temps en temps la tête alors que ses yeux restent rivés sur ma peau. Et ça m'étonne, d'arriver, avec un engin comme ça, à faire des trucs aussi magnifiques sur la peau. Comme les tatouages qu'il a aux bras, et que j'observe aussi. Des carpes, des chrysanthèmes... très beaux aussi, mais dans un autre style. C'est une vraie forme d'art, sur la peau humaine, c'est sûr, mais de l'art quand même... Des mecs comme lui, ou Sam ont plus de technique que certains artistes à la mode qui balancent deux pots de peinture sur une toile et qui empochent des sommes indécentes pour ça. Je souris un peu quand je l'entends commenter ce que je raconte.

C'est un peu ça. Un rite de passage. Quand on entre dans une firme, on souffre pendant quelques années avant d'avoir une liberté d'actions. Et si on se débrouille bien, on devient assez important pour avoir un larbin à son tour. La roue tourne... Et je sais que je suis un privilégié parmi les privilégiés. J'aurais honte de me plaindre, même si c'est pas facile tous les jours...

J'esquisse un sourire avant qu'une nouvelle décharge de douleur me fasse pincer les lèvres. Et après quelques secondes je relance la conversation sur lui, cette fois. Par rapport à moi, j'estime qu'on a déjà fait le tour. Et puis je suis curieux de savoir comment on choisit de devenir tatoueur. Surtout qu'il est le premier que je rencontre. Parce que même si j'ai entendu parler de Natasha avant Steve, c'est lui que j'ai vu en passant la porte et c'est aussi le premier du lot avec qui je discute. Avec son talent, il aurait pu tenter une école d'art, alors pourquoi graver des dessins dans la peau des gens? Je suis curieux de l'entendre. Et ça me permettra aussi de penser à autre chose qu'à la morsure de l'aiguille sur ma peau.

J'ai un sourire un peu amer en l'entendant décrire ce qui semblerait être, pour lui, la définition du pire emploi du monde. Qui colle exactement au mien. La journée dans un box, mes écouteurs sur les oreilles pour ne pas me laisser distraire par le bruit ambiant des discussions et des coups de téléphones de l'open space, après de longues années à étudier le droit, et être au service d'un avocat qui peut me demander ce qu'il veut.

Vous avez bien fait, vous êtes vraiment doué... Quand le tatouage sera terminé, et présentable, j'essaierai de vous faire un peu de pub. Vous le méritez...

Je souris un peu, même si avoir une douleur aussi lancinante est fatiguant. Et je soupire un peu quand il me demande pourquoi le droit. Longue histoire.

Oh... disons que dans ma famille on ne peut que se lancer dans quatre branches. La politique, comme mon père. La médecine, la finance comme ma petite soeur, ou le droit. Le reste n'a pas de valeur à leurs yeux. Alors après avoir eu mon diplôme, j'ai choisi celle des quatre qui me plaisait le plus. C'était droit... Par chance j'ai trouvé ça intéressant, et ça m'a plu. Même si au sein du cabinet, et surtout par rapport aux causes qu'ils défendent je... j'ai un peu l'impression de tourner en rond. De pas me sentir vraiment utile à ne travailler qu'avec des multinationales... On perd un peu de vue l'aspect humain. Enfin, je ne vais pas vous embêter avec ça...

Même si c'est vrai que c'est quelque chose auquel je pense souvent. Je laisse passer une seconde avant de l'arrêter.

On pourrait s'arrêter cinq minutes? Juste... le temps de plus avoir à sentir l'aiguille pendant un petit laps de temps. Si ça ne vous dérange pas...

Je lève les yeux vers lui et lui lance un petit sourire d'excuse.


 
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Dim 21 Juin - 9:21

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Je me retiens du moindre commentaire quand il me dit qu'effectivement, il n'a pas vraiment le droit de se plaindre. Tu m'étonnes mon grand. Y'en a qui tueraient pour être un larbin de luxe. N'avoir à faire que le café et les photocopies pour être grassement payés et vivre leurs petites vie de jeunes riches. Surtout que venir dire à un tatoueur de Brooklyn qui peine à boucler ses fins de mois qu'on est malheureux… J'en connais plus d'un qui se permettraient de te remettre bien sagement à ta place. Heureusement que j'ai un semblant de politesse. Mais ce qui m'amuse le plus là-dedans, c'est qu'il vient me dire que j'ai bien fais de choisir ce boulot, car à ses yeux, j'aurais dû talent. Un léger rire m'échappe alors qu'il m'annonce qu'une fois le tatouage terminé, il me ferait volontiers de la pub.

"Ce serait pas de refus… J'ai déjà Clint qui me fait un peu de pub en s'exhibant avec mes tatouages… Mais je dois avouer que si vous avez quelques amis ou collègues qui veulent se faire tatouer… Ce serait avec plaisir qu'on s'occuperait d'eux…"

Même si j'ai dans l'idée que ça doit pas être le genre de la maison… Mais bon. C'est l'intention qui compte, pas vrai ? C'est sympa à lui de me proposer ça… Alors je ne vais pas me plaindre. Un léger silence se pose entre nous alors que je continue mon travail d'encrage, lui demandant rapidement si il va bien avant d'enchaîner sur ce  qui l'a poussé à devenir un avocat. Et je dois avouer que sa réponse ne m'étonne presque pas. Je veux dire… Les parents qui décident d'un avenir brillant pour leurs enfants… Je pense que c'est presque un classique dans ce pays. Et je les comprends. Quand t'as du pognon, t'as envie que tes gamins fassent de belles études, qu'ils aient un job qui va leur permettre d'avoir une vie plus que confortable… Et c'est compliqué de les blâmer.  En tant que parents, t'as envie de voir ton gosse heureux, et pas à galérer au quotidien. Alors tant pis si ce n'est pas ce qu'il voulait faire de sa vie, les rêves c'est bien beau… Mais ça nourrit pas forcément son homme. Des conneries ouais. La vie est trop courte pour que tu perdes ton temps à faire un boulot qui te file la nausée, à faire des études qui te passionnent pas… Ma mère voulait pas que je devienne tatoueur. Je me souviens m'être fait salement engueulé… Elle m'avait dit de ne pas remettre les pieds à la maison, à tel point que j'avais créché chez Nat' quelques jours… Et est-ce que je regrette de m'être brouillé avec ma mère pour ça ? Non. Parce qu'aujourd'hui, je peux aller la voir et lui dire que je suis fier de ce que je fais… Enfin… Quand elle daigne m'écouter. Mais ça, c'est un autre problème. Je passe rapidement ma langue sur mes lèvres alors que je hoche lentement de la tête en l'écoutant. Et alors que je m'apprête à lui dire que ça ne me dérange pas de l'écouter parler, voilà qu'il m'avoue qu'il ne serait pas contre une petite pause. Je retire l'aiguille de sa peau et lève les yeux vers lui, lui rendant un léger sourire. Bon. Bah au moins t'es honnête… J'apprécie ça.

"Bien sûr… On va s'arrêter un peu… Mais pas trop, sinon tu vas jamais vouloir reprendre…. T'as la tête qui tourne ou ça va ? Parce que si tu veux, je peux aller te chercher un truc à boire…"

Je repose mon matos sur la petite table à côté de moi avant de retirer mes gants et de les jeter dans la poubelle. Je m'étire alors que je regarde ce que j'ai fais, pas fâché du résultat. Un autre sourire se dessine sur mes lèvres.

"Tu peux aller voir ce que ça donne si tu veux… Histoire de me dire si ça te plait toujours…"

Je l'observe faire avec un sourire, ne pouvant m'empêcher de recommencer à apprécier sa personne. Non franchement, pour un avocat, il est pas désagréable à regarder. Et si il était dans le genre que je peux me payer, peut-être que c'est lui que j'appellerais si je me faisais pincer pour quoi que ce soit. Mais bon… On peut toujours rêver.

"Donc dans l'idée t'as pas eu tant le choix que ça… Mais eh… Si ça te plait pas, qu'est-ce qui t'empêche de tout lâcher et d'ouvrir ton propre cabinet ? T'as pas des potes avec qui faire ça ?"
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Mar 23 Juin - 21:13
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Je souris timidement quand je l'entends me remercier pour mon offre de lui faire de la pub. Alors bon, c'est sûr, le tatouage qu'il me fait, c'est pas le genre de chose que je vais exhiber à tout le monde au boulot, mais si un jour la discussion vient sur le tapis, ou peut-être à la salle de boxe... C'est vrai que ça a marché pour Clint, vu que c'est lui qui m'a envoyé ici. Ce Steve est sympa, vraiment professionnel et sacrément doué alors pourquoi ne pas leur filer un coup de pouce? Je leur souhaite d'avoir des contacts pour que leur affaire tourne un peu mieux.

Je vous prendrai quelques cartes en sortant. Et si l'occasion se présente, j'hésiterai pas.

Je grimace un peu plus quand il accentue la pression de l'aiguille, et repense à ce qu'il a dit à propos de son job. Qu'il aurait jamais pu avoir un job qui me forcerait à passer des heures, enfermé dans un bureau avec un patron sur le dos. Dans un sens, c'est exactement ce que moi, je fais. Des journées qui dépassent souvent les 10h, avec plusieurs boss qui sont constamment sur le qui-vive et vraiment exigeants. Et si moi j'avais osé faire pareil? Et si j'avais osé dire merde à mon père, avoir étudié l'histoire et la littérature, et pas les procédures, les textes de lois et les amendements. J'arrive à peine à imaginer une vie différente de celle que je vis... parce que j'ai toujours été préparé à la mener, cette vie. C'est à ça qu'on m'a formé, qu'on m'a répété, qu'on m'a présenté comme la bonne chose à faire. Et la pression des parents qui fait qu'à l'époque, j'aurais même pas osé imaginer hors des chemins tout tracés... Mais la douleur me tire de ma rêverie, et c'est là où je lui demande de faire une pause, le souffle un peu court. Je lève les yeux vers lui quand il propose de me chercher quelque chose à boire, et je hoche la tête, me redressant pour m'asseoir sur la table de tatouage.

Je veux bien oui. De l'eau, du thé ou du café... peu importe, je suis pas difficile...

Je tique un peu, surpris qu'il me tutoie, mais finalement, c'est peut-être pas plus mal. C'est mon tatoueur, pas un médecin, un boss ou je ne sais quelle connerie, et au final, ça me semble presque plus normal que de se vouvoyer. Pour une fois que je peux arrêter de jouer au vieux con. Je le regarde inspecter les premières lignes qu'il a tracées et sourire. Bon c'est plutôt bon signe. Et il vaut mieux ça qu'il tire la gueule ou grimace.

Allons voir si la torture vaut le coup!

Je me relève, un peu chancelant, et me plante de nouveau face au miroir, examinant l'ébauche de dessin qui commence à apparaître sur ma peau, et sur cette foutue girafe. Je me tourne ensuite vers lui, un sourire aux lèvres.

C'est vraiment super. Je suis content que t'aies proposé ton dessin... je pense que ça va être magnifique une fois fini... T'as du talent...

Du coin de l'oeil je le vois changer de gants et refaire le plein d'encre avant de disparaître, et revenir avec une tasse de café qu'il me tend. Je la prends et sens la chaleur du liquide à travers la céramique, soufflant un peu dessus avant de tenter d'en boire une gorgée. Et je me retiens de tirer la gueule. C'est... vraiment du jus de chaussettes. Bon, après, j'ai aussi l'habitude du très bon café mais bon... je lui lance un sourire poli, tentant de ne rien montrer, et bois une nouvelle gorgée avant de me rasseoir devant lui, avant de plonger mon regard dans le sien quand il me parle de monter mon propre cabinet. Ah ça, je peux pas dire que j'y ai jamais pensé...

Le premier problème c'est qu'il y a déjà tellement de cabinets à New York... que c'est quasiment impossible que j'arrive à survivre face à une telle concurrence. Et puis... point de vue amis... on n'en a pas vraiment dans ce milieu. On a juste des personnes qu'on poignardera moins facilement que d'autres dans le dos c'est tout. Et pour s'associer, il faut être absolument sûr des autres... D'ailleurs, tu dois avoir une énorme confiance en tes deux potes pour avoir ouvert un salon avec eux. Tu...les connais d'où d'ailleurs? Si... c'est pas indiscret bien sûr. Si tu n'as pas envie de répondre, surtout ne te force pas...

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Mer 24 Juin - 16:54

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Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je le regarde se lever, le laissant apprécier mon boulot. Je retire mes gants et les fait s'échouer dans la poubelle non loin de là avant de refaire rapidement le plein d'encre. Alors quand il m'annonce que la torture vaut le coup, que c'est magnifique et qu'il trouve que j'ai du talent, je dois avouer que je me retiens de ronronner. Attention mon grand, moi tu commences à me dire que je suis merveilleux et deux minutes plus tard, je tente de te payer un verre et je ferais plus que te dévorer du regard. Je suis le genre à tenter de te serrer contre un coin de table et te dire clairement ce dont j'ai envie pour la nuit. Et en même temps, je t'en demanderais pas plus… Juste une nuit. Une nuit où je pourrais sentir ta peau contre la mienne, où mes doigts se perdront sur ton échine cambrée. Juste une nuit entre mes bras. Et même si ça doit se résumer à un coup tiré rapidement à l'arrière de ta voiture ou dans les toilettes d'un bar, je ne serais pas contre. Déjà parce que ce ne serait pas la première fois et ensuite… Parce que je ne suis pas sûr que tu sois le genre à vouloir te mettre en couple avec un mec comme moi… Mais je me perds là. J'hausse un sourcil, mon sourire s'élargissant alors que je me relève, passant une main dans ma nuque.

"Eh bien merci, tant mieux si ça te plait… Je vais te chercher du café, en attendant tu peux continuer à t'admirer…"

Un léger rire m'échappe alors que je m'éclipse, me retrouvant nez à nez avec Sam et Natasha qui discutent toujours au comptoir. Je leur adresse un sourire alors que je remplis une tasse de café. Et je sens que les deux me regardent comme si ils s'attendaient à ce que je dise quoi que ce soit. Je me contente d'hausser un sourcil et de leur adresser un sourire avant de retourner retrouver mon client, lui offrant un sourire éclatant alors que je lui tends la tasse. Et alors qu'il prend une gorgée du jus de chaussette qu'on ose boire et qu'on ose faire passer pour du café, je me réinstalle sur mon tabouret, faisant la conversation en lui demandant si l'idée de tout lâcher pour se lancer en solitaire dans ce monde là, lui a déjà traversé l'esprit. Et je dois avouer que sa réponse me fait hausser les sourcils.

"Non mais en fait… Tu bosses dans un nid de serpents ? Genre tu passes ta journée à te dire que ton voisin de bureau va tenter de te poignarder pour choper ta place ? Charmant."

Et après ma mère ose me dire que j'ai raté ma vie et que je fais un métier qui ne m'apportera rien… Aurait-elle préféré que je vive dans son monde à lui ? Étrangement je pense que oui. Simplement parce qu'elle n'aurait pas conscience de ce dont il est en train de me parler, de ce monde où tu passes ta journée à te demander si ton voisin va pas tenter de t'éjecter juste pour être sûr d'arriver le premier. Non vraiment, je pense que pour rien au monde je ne voudrais être à sa place. Rien. Pire. Je pense que d'une certaine façon, lui doit m'envier parce que je n'ai pas cette angoisse… Peut-être même qu'il m'envie parce que contrairement à lui, j'ai eu le choix… Mais sur ce coup-là, je m'avance peut-être. Je penche légèrement la tête sur le côté en entendant la suite de sa question. Sam et Tasha ? Oh longue histoire. Un léger soupir m'échappe alors que je m'adosse un peu plus à mon siège.

"Ça l'est pas, enfin un peu, mais ça ne me gêne pas d'en parler… Je crois que les connais depuis que je suis gamin… On était des terreurs dans le quartier. Tasha habitait à côté de chez moi et Sam au bout de la rue, donc ouais, on se connaît depuis qu'on est gamins. C'est assez marrant de voir qu'on a choisit de faire la même voie, mais on a fait notre apprentissage dans des salons de tatouages différents… C'est pour ça qu'on a pas vraiment le même style, mais bref… Une fois qu'on a terminés on s'est dit "eh pourquoi pas ouvrir notre propre établissement ? À trois ça ne peut que marcher…" Et voilà où on est aujourd'hui."

Ouais. Après, je ne vais pas dire qu'on a eu tort, parce que même si on râle en disant qu'on a pas assez de taff, on a quand même eu l'occasion de faire de beaux trucs et l'air de rien, on arrive toujours à boucler nos fins de mois. Donc autant ne pas se plaindre, au moins, on fait ce qu'on aime. Je reporte mon attention sur lui et lui adresse un immense sourire.

"Bon… Et si on s'y remettait ? Je vais au moins terminer la ligne aujourd'hui et on s'occupera du reste dans une prochaine séance…"

J'enfile une nouvelle paire de gant et récupère mon matos alors que je me retiens de rire en le voyant faire la moue quand il se remet sur le siège. Ouais je sais, le premier est toujours douloureux, mais bon, je vais y aller doucement et ça va aller. Je relance l'appareil et je continue de lui parler de tout et de rien pendant une bonne heure avant de cesser à nouveau, poussant un soupir en voyant le résultat.

"Va nous falloir une autre séance pour que je termine le remplissage… Mais pour aujourd'hui, je te laisse tranquille. On prendra rendez-vous dans une semaine ou deux et je m'occuperais de te terminer ça… Alors je te laisse regarder ça, je t'attends au comptoir pour qu'on parle prix, rendez-vous et autre…"

Je retire mes gants et lui adresse un dernier sourire avant de le laisser découvrir le résultat, allant retrouver les deux autres au comptoir.
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Sam 27 Juin - 12:19
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Je bosse dans un univers qui est loin d'être facile. C'est sûr. Un panier de crabes même. Et encore, dans ce panier de crabes j'ai un seul avantage, que je suis pas le seul à avoir : mon nom. Etre le fils du sénateur Barnes a ses avantages, comme le fait d'hésiter à deux fois avant de me faire un coup de pute, parce que ça pourrait avoir des conséquences plus importantes que de tenter d'arnaquer le premier venu... Mais malheureusement dans mon monde, je suis pas le seul à porter un nom connu...

Ouais c'est ça. La loi de la jungle en costumes hors de prix et en chaussures sur mesure. C'est l'idée... Et c'est pas la façon de bosser la plus agréable du monde je le reconnais...

Etre son propre patron. Se gérer soi-même. En avoir rien à faire du regard des autres, de ce qu'ils pourraient penser et dire. Mener sa propre barque. Un luxe. Un rêve, mais qui est pas accessible pour l'instant. J'ai les contacts mais pas les ressources. Et les amis de mon père ne prendraient jamais le risque de voir leurs intérêts représentés par un petit jeunôt de vingt-cinq ans. Ils s'arrachent les ténors du barreau, et je les comprends. Quand des millions, voire des milliards sont en jeu, on n'a pas droit à l'erreur. Mais peut-être qu'un jour... Je termine la tasse et reviens m'asseoir alors qu'il raconte son histoire, et celle de ses copains. J'aimerais connaître ça, pouvoir bosser en duo, avec quelqu'un en qui on a entière confiance. Malheureusement mon seul ami bosse dans un autre domaine... Mais l'idée de monter un cabinet de consultants où on pourrait combiner nos talents m'a déjà trotté dans la tête... Je bois une nouvelle gorgée du pseudo café et souris en l'écoutant.

Pas mal! Et vous êtes tous les trois sacrément doués! J'espère que votre affaire va se développer encore plus...

Je soupire à l'idée de recommencer la torture, reposant la tasse sur la table près de moi, avant de me rallonger.

Allez, c'est parti... Et il faudra attendre combien de temps avant la prochaine séance? Juste pour savoir quand et comment je devrai me libérer...

Je grimace un peu quand il rallume sa machine, et que je sens de nouveau la morsure de l'aiguille sur mon bras. C'est tout sauf agréable mais bon... il faut bien cacher cette horreur... et le dessin qu'il a choisi est vraiment magnifique. Allez, encore quelques heures et je pourrais me dire que c'est terminé, et que ça en valait la peine. L'heure passe rapidement, et on discute de tout et de rien. Il m'apprend qu'il est fan de hockey, entre autres, et je me dis que ça pourrait être sympa d'assister à un match, vu que j'en ai jamais vu. On parle aussi de Clint, comment je l'ai rencontré, et les quelques conneries qu'on a pu faire ensemble au pensionnat tous les deux, quand on était encore en Angleterre. Et quand lui est allé à Wharton et moi à Harvard et qu'on se retrouvait le week-end quand on rentrait tous les deux. De beaux souvenirs.

Il décrète enfin que le tatouage est terminé pour aujourd'hui, et me laisse me regarder dans la glace. Wow. Il est loin d'être fini et ça rend super bien. Je suis vraiment content... Il me l'emballe soigneusement avant d'enlever ses gants et de se redresser, pour m'accompagner au comptoir une fois que je me suis rhabillé. Je le suis et sors ma carte de crédit que je lui tends.

Ton prix sera le mien... Je suis tellement content que tu m'arranges cette horreur que... je regarde pas à la dépense... Si ça t'arrange je peux tout payer maintenant...

Je me retiens de sourire quand je les vois tous les trois regarder ma visa Infinite comme si c'était le saint Graal, et j'en profite pour glisser discrètement un billet de vingt dans la boite à pourboires sans que personne ne le remarque. Une fois ma carte passée, je me penche sur le carnet de rendez-vous, attrapant mon portable.

Vendredi prochain 17h ça t'irait? Je ne peux pas plus tôt, j'ai des rendez-vous toute la journée... C'est possible?

Une fois le rendez-vous pris j'enfile de nouveau mon manteau et sors après les avoir salués, partant en quête d'un taxi.


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Ven 3 Juil - 16:00

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Techniquement, on devrait pas tatouer un client plus de trois heures. Parce que généralement, c'est à ce moment là que les plus braves lâchent. Qu'ils commencent à avoir la nausée, une sale envie de vomir et tout le reste. Lui ne cherche pas à m'impressionner et à me prouver que de nous deux il est le brave de cette pièce. Chose qu'étrangement j'apprécie grandement. Je repose mon matos et me débarrasse de mes gants avant de commencer à bander son tatouage, lui donnant les conseils habituels pour qu'il ne flingue pas mon boulot et sa peau parce qu'il n'a pas fait gaffe.

"Tu l'exposes surtout pas au soleil, tu le laves avec un savon particulier et tu frottes pas trop fort… C'est une plaie. Faudrait pas abîmer la peau. Ensuite, tu penses à le garder hydrater, en passant la pommade que je vais te filer. C'est un truc qu'on trouve aisément en pharmacie, c'est genre pour aider la peau à cicatriser…"

Je termine son pansement avant de lui dire de repasser à côté avec moi, histoire qu'on parle de ce futur rendez-vous. Je glisse le stylos entre mes dents, le mâchouillant légèrement alors qu'entre mes doigts je fais tourner les pages de notre carnet de rendez-vous. Je l'entends s'approcher mais ne lève pas les yeux avant qu'il ne commence à parler du prix. Et je jure en lâcher le crayon que j'ai entre les lèvres quand je vois sa carte. Il a… Ok. Une Visa Infinite. Oh. Putain. De. Merde. J'y crois pas. Je savais que ça existait mais je pensais qu'à part le Président et peut-être Bruce Wayne, personne n'en avait. Je sens Tasha et Sam se pencher pour l'observer alors que je referme doucement mes doigts sur sa carte. Oh je crois que je vais m'évanouir. Sérieusement. Une Infinite. Entre mes doigts. Moi qui n'ai même pas le droit à une carte de crédit.

"Euh eh bien… Hum…"

Je balbutie avant de lui annoncer le prix, ajoutant rapidement.

"Je préfère que tu me payes quand ce sera terminé… Là je vais juste te prendre l'acompte de cinquante et le prix de la séance."

Je fais tourner la carte entre mes doigts alors que j'entre le prix sur la machine, faisant glisser la carte dans le lecteur, le coeur battant. C'est bon, va pas y avoir un "félicitations, enfin un client qui a de la thune sur sa carte pour vous payer", ou même des confettis, et pourtant je regarde l'écran avec une certaine fébrilité, ne retrouvant mon souffle que lorsque le message "vente accepté" s'affiche. Je recommence à respirer avant de lui glisser un sourire, lui rendant sa carte.

"Eh bien… Je dirais la semaine prochaine ? T'en dis quoi ? Vendredi ? 17h ? Bien sûr que c'est possible…"

Un léger sourire se dessine sur mes lèvres alors que je le vois tapoter ça rapidement sur son téléphone, ne levant les yeux vers nous que pour nous souhaiter une bonne soirée. Autre sourire de ma part alors que je ronronne presque mes salutations, accoudé au comptoir. C'est ça, à la semaine prochaine mon grand… Je passe ma langue sur mes lèvres à cette idée alors que Natasha s'assoit sur le comptoir.

"Il est bien trop bien pour toi Rogers. Aucune chance pour que tu arrives à mettre tes pattes d'incube là-dessus. En plus il est pas de ton bord.
- On parie ?
- Pas la peine, ça me ferait mal de te voler le peu d'argent que t'as."

*
"Je te dis qu'il ne va pas accepter.
- Je suis sûr que si. Je vais lui sortir mon plus beau sourire et...
- Steve. Même si tu le payais, y'a aucune putain de chance qu'il accepte.
- Non mais...
- Stop. J'en peux plus de cette discussion les gars. Ça fait une semaine et vous m'insupportez avec ça. Rogers ? T'as envie de te le faire ? Essaye. Mais je te préviens, si tu lui brises le cul et qu'il nous fait de la mauvaise pub, je jure que je vais faire de ta vie un enfer. Tasha ? Si t'es si sûr que ça qu'il va se prendre un râteau, laisse-le faire. On pourra se foutre de sa gueule pendant des mois grâce à ça."

Sam pousse un soupir alors qu'il termine sa phrase et qu'avec Tasha on le regarde comme si il venait de nous avouer qu'en réalité il était le Père Noel. Je tente de balbutier quelque chose alors que notre fameux avocat passe la porte, un léger sourire timide aux lèvres. Nos regards ne se posent sur lui que quand un timide "Bonsoir" travers ses lèvres. Immédiatement je reprends toute mon assurance et lui décoche un sourire éclatant.

"Bonsoir… Pile à l'heure…"

Je glisse un regard à Natasha. La chasse est ouverte ma grande.

"Si tu veux bien me suivre…."

Je lui fais signe de me suivre dans l'atelier, le laissant s'installer sur le fauteuil alors que mon sourire ne quitte pas mes lèvres.

"Alors… T'as pas eu de soucis avec le tatouage ? Pas de complications ou quoi ?"
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Lun 6 Juil - 7:38
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Je soupire de soulagement quand il m'annonce calmement que c'est fini pour aujourd'hui. Punaise, cette sensation répétitive et lancinante, cette douleur... Je sais que certains sont accroc à la morsure de l'aiguille, j'ai vu ça un soir sur un documentaire, une des rares fois où j'ai pu m'échouer devant la télé, mais... moi pas. Clairement pas. C'est juste un mauvais moment à passer pour arriver là où je veux, à savoir, cacher cette horreur. Et deux ou trois fois pendant la séance je me suis déjà demandé si j'allais pas ressortir une bouteille de Belvédère avant de venir ici... Enfin bon, je me redresse, me détendant enfin après avoir été crispé un bon bout de temps, et sursaute presque quand il m'annonce que ça fait trois heures que je suis là. Je pensais pas avoir enduré ça autant de temps!

Je le laisse m'envelopper le haut du bras comme on enroule du jambon dans du film plastique, et j'écoute sagement ses conseils en hochant la tête. Hydrater. Protéger. Laver. On dirait presque un slogan pour une pub. Je souris quand il me dit que c'est bon et je renfile mon marcel puis ma chemise, glissant les pans dans mon pantalon. Je le suis ensuite dans l'entrée et discute rapidement du prix et du prochain rendez-vous, rangeant la crème qu'il me donne dans ma poche avant de rire en les voyant face à ma carte de crédit. Et après leur avoir laissé un pourboire discrètement, je range mon portefeuille et disparais. Je reste pensif dans le taxi. C'était...inattendu comme expérience, et plus sympa que ce que j'aurais imaginé. Je ne rencontre pas souvent des gens de mon monde, et pourtant là je sais pas, c'était agréable de discuter de tout et de rien, et ils ont l'air gentils sous leurs bras tatoués et leurs piercings.

C'est ce qui me fait un peu moins grimacer à l'idée d'y retourner, une semaine après. En attendant j'applique sagement ses consignes, je mets de la crème dessus matin et soir, passe une éponge douce dessus, et cache soigneusement le tout sous un bandage sous ma chemise. Et c'est seulement petit à petit que je réalise que moi, James Buchanan Barnes, je suis tatoué. Mon père va devenir dingue s'il l'apprend, mais au moins ça sera avec quelque chose de joli, et pas une horreur. Et dire que pour lui les tatouages sont encore réservés qu'aux marins, aux taulards et aux rock star. Alors imaginer que son fils unique en arbore un magnifique sur l'épaule... Je souris un peu en m'imaginant sa réaction quand il me verra à la piscine cet été... ce qui me laisse encore quelques mois.

Et ça y est, on est déjà vendredi. J'ai presque failli rater la date, si mon portable ne m'avait pas rappelé la date. C'était une semaine de folie au boulot, un énorme procès impliquant une compagnie pétrolière, et on a tous été réquisitionnés pour aider à monter le dossier et à vérifier la moindre faille, me faisant souvent rentrer à presque minuit pour être de nouveau à huit heures au bureau le lendemain. Mais là enfin le week end s'annonce et je compte bien en profiter pour ne rien faire. Regarder quelques films, peut-être aller voir la dernière expo du MET et Don Giovanni qu'ils passent au Lincoln Center. Même si Clint sera sûrement trop occupé avec sa rouquine incendiaire pour m'accompagner... Souffler, tout simplement. Et continuer mon tatouage aussi. Je sors du taxi et pousse la porte du salon. Comme d'habitude ils sont tous les trois accoudés au comptoir et me regardent avec un grand sourire.

Bonsoir... Ca va tout le monde?

J'ai un petit sourire alors que Steve m'entraîne dans son atelier. Il ressemble encore à une rock star, avec son jean déchiré, son tshirt serré, et son crayon autour des yeux. Sans compter ses bracelets et ses bagues aux doigts. Et mine de rien je trouve que l'ensemble est plutôt cool, même si je m'imagine pas du tout habillé comme ça, à part peut-être pour une soirée déguisée. Presque par réflexe je commence à me deshabiller, ôtant manteau, veston, chemise et enfin marcel, avant de dérouler la bande qui protège son travail.

Je pense pas. J'ai fait attention à tout ce que tu as dit et la peau semble avoir bien cicatrisé. J'ai pris une aspirine en rentrant, quand ça a commencé à se réveiller un peu sinon ça va...

Je baisse les yeux sur le motif, avant de remarquer qu'il contemple la trace violette sur mes côtes. Je souris timidement en haussant les épaules.

Oh c'est rien. Clint est arrivé à percer ma garde à la boxe hier soir, et il a un crochet du droit assez ravageur...

Je garde mon sourire tout en m'installant sur la table, le laissant examiner mon tatouage et fermant les yeux, me préparant à la douleur qui va arriver.

Donc ça va tout se présente bien?

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Sam 11 Juil - 23:33

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Rien qu'à le revoir, j'ai un immense sourire et je ne peux m'empêcher de recommencer à le dévorer du regard. Bon sang. J'avais presque oublié à quel point il était à croquer, coincé dans son petit costume, avec ses airs de trop bon garçon. Son bonsoir m'arrache un espèce de ronronnement en réponse, chose qui énerve Natasha prodigieusement. Je le sens à sa façon de discrètement lever les yeux au ciel. Oh je sais ma grande, je sais mais je t'ai dis que j'allais me le croquer celui-ci et tu sais que j'ai tendance à obtenir ce que je veux. D'un sourire éclatant je l'invite à me suivre jusque dans l'atelier, le laissant se mettre à l'aise alors que je m'enquiert de l'état de son tatouage. Et pour être franc j'espère sincèrement qu'il a fait attention. Sinon je pense que je vais l'étriper. Parce que vu ce que la cliente précédente en a fait… Je crois que je ne suis pas en état de constater une deuxième qu'on massacre mon travail. Puis je le vois défaire son veston, puis sa chemise… Et je jure suivre ses doigts alors qu'ils défont lentement les boutons de ses fringues. Je me mords la lèvre quand j'aperçois à nouveau son marcel et voilà que c'est Noël une fois de plus quand il m'offre son torse. Bon sang de bordel de merde. L'envie de passer ma langue sur sa peau et de laisser mes dents mordiller ses tétons recommence à me travailler. Du calme Steve… C'est un client. Tu peux pas faire ici. Pas maintenant. Tu termines son tatouage et ensuite tu lui proposes d'aller boire un verre. Je l'écoute avec attention, plutôt heureux de ce que j'entends, jusqu'au moment où je vois l'immense bleu-violet sur ses côtes. La vache… Serait-il moins sage que je ne le pensais. Un sourcil haussé je croise son regard, ne comprenant son sourire timide que lorsqu'il commence à m'expliquer qu'il doit remercier Clint pour cette merveille. Un sifflement autant admiratif que légèrement inquiet m'échappe.

"Eh bien… Rappelle-moi de ne pas contrarier Clint…"


Ouais parce que personnellement, je n'aimerais pas me retrouver avec un bleu pareil, ça me rappellerait bien trop les raclés que je pouvais me prendre au lycée ou dans certaines emmerdes dans lesquelles je me fourrais histoire de tester ma chance. Et sans rien rajouter, je me penche sur son tatouage, découvrant avec plaisir qu'en effet, il a fait attention à mon travail. La peau a bien cicatrisé et l'encre n'a pas bavé… Non vraiment… Pour l'instant, le tatouage est superbe. Je lève les yeux vers lui alors que j'attrape mes gants que j'enfile.

"C'est parfait… On va pouvoir reprendre, tu te sens d'attaque pour trois heures ? Parce que si oui, on peut clairement le boucler aujourd'hui."

Je lui adresse un autre sourire éclatant, commençant à désinfecter sa peau. Allez. Je prépare mes encres, avant d'attraper mon matos, lui ajoutant un dernier sourire tandis que je reprends mon travail. Et chose étrange, les trois heures passent aussi rapidement que la dernière fois, si ce n'est plus. Parce qu'aujourd'hui, je le sens un peu plus détendu et surtout plus enclin à me faire la conversation. On discute de bien des choses, du salon en soit, du quartier, de ce que l'on aime ou non… Et c'est plutôt agréable, même carrément plaisant. Au point que j'en viens à lui parler de moi, sans trop m'en rendre compte. Je commence à lui parler de mes points de chutes favoris dans le quartier, en passant par le libanais chez qui j'adore aller manger des shawarmas, jusqu'au fief qu'est le Red. Pire j'en viens même à lui avouer que depuis gamin, j'adore le hockey. Au point que je tannais toujours ma mère pour qu'elle me traîne à un match… Tout ça pour l'entendre me gueuler dessus en me disant qu'elle n'avait ni l'argent, ni l'envie. Quant à demander ça à un des types qui acceptaient de la tringler de temps à autres… Plutôt mourir. Je passais mon temps à les éviter, à faire en sorte de ne pas être à la maison quand ils étaient là, allant soit me cacher chez Tasha, soit chez Sam. Le ronron de la machine semble presque s'effacer face à notre conversation et quand je termine les derniers détails sur son tatouage… Je suis presque surpris de me reculer. J'ai terminé. Réellement. Wow. Je repose mon matériel sur la table non loin de moi avant de faire une dernière vérification.

"Eh bien voilà… J'ai terminé… Si tu veux aller voir ça dans le miroir et me dire ce que t'en penses…"

C'est presque nerveux que je le vois s'avancer vers la glace. C'est con, depuis le début il semble super enthousiaste, donc je ne vois pas pourquoi il changerait d'avis… Mais bon. Je me mordille doucement la lèvre, soupirant de soulagement quand il m'avoue qu'il est bluffé par le résultat. Je retire mes gants avec un sourire, sentant mes épaules se détendre.

"Tant mieux si ça te plait… Bah écoute, te voilà enfin débarrassé de ta girafe… Je suis heureux que ça te plaise vraiment. De toute façon, je te reverrais dans deux semaines, histoire de vérifier que tout va bien et si il faut ou non faire des retouches…"

Ok, maintenant viens le moment délicat de lui demander si il ne serait pas contre un verre avec ma personne. Je finis de ranger l'atelier alors qu'il se rhabille bien sagement. Oh si ça ne tenait qu'à moi… Je lui dirais de rester à poil, puis se pourrait que je vienne tout contre lui et que je lui ronronne des choses bien sales… Ouais non stop. Commence pas le verre. C'est donc sans la moindre gêne et le plus naturellement que je lui demande ça.

"Dis, vu qu'on en parlait tout à l'heure, et que c'est pas loin… J'ai pas de clients après toi, ça te tenterait que je te fasse découvrir les merveilles que sont les shawarmas ? Et puis après, on pourrait aller se boire un verre… T'en dis quoi ?"
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Lun 13 Juil - 9:10
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Etrangement, je ne suis pas mal à l'aise à l'idée de me mettre torse nu devant lui, alors que d'habitude je ne suis pas vraiment du genre à m'exhiber. Vestige de mon éducation anglaise. Mais lui sait me faire me sentir bien,  même ma chemise et mon marcel sagement posés sur la chaise à côté de la table. Je ris doucement quand il découvre le bleu sur mes côtes et que je lui explique que Clint a fait des siennes.

Oh, j'ai rarement vu Clint se battre. Enfin y'en a une, particulièrement mémorable, où on était allés boire pour fêter nos résultats à nos partiels. J'étais revenu de Harvard et lui de Wharton pour l'occasion, et on avait éclusé tellement de whisky qu'il a commencé à chercher des emmerdes à... un portemanteau. Et il braillait dans tout le bar des répliques à la DeNiro du genre "Tu veux te battre? Tu veux te battre? Tu me cherches c'est ça? Baisse-les yeux!". Et il a mis bien cinq minutes à se rendre compte que tout le monde était mort de rire à l'entendre. Je suis même pas sûr qu'il se souvienne de cette soirée d'ailleurs...

Je frissonne un peu quand il se penche sur mon bras, se tenant près de moi. A part les médecins, j'ai pas l'habitude qu'un homme se tienne aussi proche, et je frémis en sentant ses doigts courir sur son travail, avant de sourire en l'entendant dire que tout va bien. Avant de soupirer quand il me dit qu'on peut finir aujourd'hui, si on s'y met, au bout de trois heures...

Ok... commençons la torture alors...

Je souris avant de m'installer, pendant qu'il prépare sa machine et ses encres, et qu'il enfile des gants propres. Et on se remet à discuter. Pas parce qu'on s'y sent obligés, mais juste parce que...qu'on en a envie. Enfin c'est l'impression que j'ai. On passe d'un sujet à l'autre, sans y penser, comme des gens qui apprennent à se connaître et c'est super agréable. Il me raconte son quartier, ses points de chute, les restaus où il aime bien aller, les bars, et je fais de même, bien que les endroits où lui va, et où moi je vais sont clairement pas comparables. On parle aussi de sport, et j'apprends qu'il est un mordu de hockey. Je note cette info quelque part dans mon esprit en lui avouant que j'ai jamais mis les pieds dans une patinoire. Mais que pendant mes études, on avait dû faire de l'aviron, du rugby, mais surtout du polo, ce qui le fait hurler de rire. Je ne pensais pas que le polo pouvait être tellement hilarant mais bon...

Et puis tout d'un coup il m'annonce que c'est terminé. Il se recule, examine son travail, éponge encore un peu d'encre et de sang, avant de hocher la tête, satisfait. Et je reste bouche bée quand je vais moi-même aller voir le résultat dans la glace. Wow. C'est juste...wow. J'ose à peine le toucher, et j'ai du mal à réaliser que ça y est, que je vais arborer ça jusqu'à la fin de mes jours. Un immense sourire s'étale sur mes lèvres alors que je me tourne lentement vers lui.

C'est juste... juste magnifique. A la base j'avais jamais pensé à me faire tatouer, et puis je me suis retrouvé avec cette horreur qu'il fallait cacher. Mais là... girafe ou pas je suis fier d'avoir une telle oeuvre d'art sur mon épaule. Chapeau... c'est... beau. Vraiment...

Je hoche la tête et souris quand il me dit qu'on se reverra dans deux semaines pour les retouches. Et bizarrement, je me dis que ça va me manquer, au moins un peu, de pas le revoir. Ca fait longtemps que j'ai pas rencontré quelqu'un de nouveau, surtout d'aussi sympa... Enfin bon, je vais pas non plus me faire recouvrir tout le corps simplement pour le plaisir de papoter avec lui... Je le laisse me mettre un film sur le tatouage avant de poser la bande, et je me rhabille pendant qu'il range tout. Et je le suis dans le salon une fois que tout est prêt et qu'il a éteint derrière lui. Face au comptoir, je sors à nouveau ma carte de crédit, et je souris légèrement en voyant leurs regards encore ébahis, qui s'agrandissent quand la transaction passe. Et je glisse à nouveau un billet de vingt dans le pot à pourboires sans qu'ils le remarquent. Je vérifie rapidement que j'ai toutes mes affaires, et que je n'ai rien oublié, avant de l'entendre me parler. Je lève la tête et un sourire timide naît sur mon visage.

C'est vrai? Ca t'embête pas? Ca serait avec plaisir que je goûterai les shawarmas... En plus demain je bosse pas...

J'attends une secondes, m'attendant à ce qu'il propose à Sam et Natasha de se joindre à nous mais il faut croire que l'invitation ne s'appliquait qu'à moi.

Eh ben on... on peut y aller si tu veux. Je... bonne soirée!

Je lance un sourire aux deux autres avant de sortir à sa suite, et de le suivre dans les rues de Brooklyn, à la découverte de la cuisine libanaise.


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Sam 18 Juil - 21:24

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Honnêtement, je m'attends à ce qu'il refuse, qu'il me dise que ça ne le tente pas plus que ça, qu'après tout, je ne suis qu'un tatoueur de Brooklyn et que j'ai beau être sympa, il ne va pas non plus se mélanger avec les gens de mon espèce. Honnêtement, j'aurais dû mal à l'entendre, mais eh, ce ne serait pas la première fois que j'entendrais ça. Je sais qu'avec mes yeux ourlés de khôl, mes piercings et mes tatouages, j'ai souvent tendance à passer pour le genre de mec qui attire les problèmes, le genre qui a le plaisir de se faire regarder de travers dans le métro. Alors ça ne m'étonnerait pas que l'avocat un peu trop propre sur lui ne soit pas le genre à vouloir se mélanger avec quelqu'un comme moi. Je lui tends sa carte, un sourire aux lèvres, attendant avec impatience sa réponse. Oh je sens Tasha attendre avec impatience le moment où je vais me faire envoyer bouler. Je l'entends déjà me dire qu'elle avait raison, que ce charmant jeune homme est plus le genre à aimer les courbes d'une femme que les bras d'un homme. Quant à Sam… Lui semble encore occupé à regarder le reçu de la Visa Infinite, presque heureux que pour une fois, on ne nous paye pas en vingt-cinq fois. Mes doigts effleurent les siens quand il récupère sa carte et mon sourire ravageur à souhait fait écho au sien qui se fait plus timide.

Et dieu qu'il est adorable. À me demande si ça ne m'embête pas, mieux que ce serait avec plaisir qu'il découvrirait les shawarmas en ma compagnie. Oh… J'en ronronnerais presque. Je hausse un sourcil ravi avant de jeter un rapide coup d'oeil à Natasha. T'entends ça ma rouquine ? Ce serait avec plaisir.

"Merveilleux… Le temps d'attraper ma veste et on y va… Les gars, je peux vous laisser fermer sans moi ce soir ?"


Je n'attends pas vraiment de réponse de leur part. Sam hoche simplement de la tête alors que Natasha me fait son plus beau regard de "tu perds rien pour attendre Rogers." Je passe devant eux, attrapant rapidement ma veste en cuir que j'enfile d'un geste ample. Et après un dernier sourire insolent pour Natasha, je sors, le charmant Buck sur les talons. Je prends une grande inspiration alors que la porte se referme derrière nous. Je croise son regard et je ne peux contenir un autre sourire.

"Le restau est à quelques rues d'ici… Donc en plus de te guider, je vais te faire un peu découvrir le quartier, parce que je parie qu'à part venir jusqu'au salon de tatouage, t'as jamais vraiment traîné dans le coin…"

Je lui fais signe de me suivre et alors que je commence à lui servir de guide. Je commence à lui parler des différents restaurants ou autres bars du coin, lui désignant le Red qui est notre fief avec Sam, et le restaurant indien qu'est pas mal, au point que je lui glisse discrètement qu'on pourrait aller se manger un curry là-bas à l'occasion. Et finalement, après quelques minutes de marches, à déambuler dans les rues du quartier, on finit par atteindre le libanais sobrement intitulé "de l'est à l'ouest." Je pousse la porte de l'établissement et suis accueillit par le sourire du gérant derrière le comptoir qui commence à me servir du "Steve" à grand coup de sourire. J'ai le droit à une accolade par-dessus le comptoir avant qu'il ne me demande ce qu'il peut faire pour nous. Je glisse un regard à Buck, un sourire au coin des lèvres.

"Tu me fais confiance, pas vrai ?"

Je ne lui laisse pas vraiment le temps de me dire non que je reprends.

"On va prendre deux shawarmas à l'agneau, avec du tatzikis et oui pour les crudités mais sans le mais s'il-te-plait… Et pour boire… On peut se servir dans le frigo ? Oui ? T'es génial. On va manger sur place si ça te dérange pas…"

Question idiot. Bien sûr que ça ne le dérange pas. Avec Sam et Tasha, à une époque, on passait nos soirées ici, à descendre du Coca, à tenter de voir si on aura assez pour l'ouvrir le salon de nos rêves. Et tout les mois, on a pour rituel de venir faire les comptes ici, autour de shawarmas et de frites. La grande classe quoi. J'attrape une canette de Coca dans le frigo avant de traîner Buck jusqu'à une table et m'assois sur la banquette, déposant ma veste à mes côtés. Je croise les bras sur la table, conservant mon sourire tandis que je me penche quelque peu vers lui.

"Tu vas voir… Une fois que t'auras goûté à ça… Tu ne pourras plus t'en passer. C'est juste la meilleure chose de ta vie."
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Mer 22 Juil - 18:07
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J'avoue que ça, je m'y attendais pas. Vraiment pas. Que mon tatoueur, oui parce que théoriquement Steve est bien devenu MON tatoueur, mon dieu j'ai l'impression d'être un rock star à dire ça, m'a proposé d'aller manger un bout avec lui. Lui qui affiche clairement un style très rock'n'roll pas moche à regarder, me surprend à me proposer, à moi, petit avocat dans son costume trois pièces, de manger libanais. C'est à dire accepter d'être vu, dans son quartier, avec moi. Je prends mes affaires une fois que j'ai payé ma séance, l'avant-dernière, et j'attends quelques secondes que Tasha et Sam fassent de même avant de comprendre que l'invitation de Steve s'adressait à moi. Et juste à moi. Bon... pourquoi pas, même si ça aurait pu être une occasion de connaître un peu mieux ses deux associés qui ont l'air sympa, mais à qui j'ai à peine eu le temps de parler.

Je le suis donc dehors du salon, après avoir dit bonne soirée aux autres, et le laisse m'entraîner dans les rues de Brooklyn. J'irais pas jusqu'à dire que je me sens comme dans un pays étranger, mais on en est pas loin. Ici les immeubles ont cinq ou six étages, voire moins. Les maisons ont des jardins et il y a des arbres le long des rues. On est loin des gratte-ciel immenses, des avenues à quatre voies, du bruit du trafic causé par les taxis et les limousines. Ici on dirait presque... un village. C'est vrai que j'ai rarement eu l'occasion de venir dans ce quartier depuis mon retour d'Angleterre, et de Harvard, mes trajets se limitant en général à l'Upper East Side, et Manhattan... pas vraiment plus. Et mine de rien j'aime assez. Je le suis dans ces rues inconnues où il évolue comme un poisson dans l'eau. Et je souris quand il me fait la visite guidée, me racontant des trucs sur les différents endroits qu'on croise au fur et à mesure. Tel bar où, telle épicerie où... Je l'écoute, sourire aux lèvres, riant de temps en temps ou posant des questions, avant qu'il nous arrête devant... ce qui a l'air d'être un restaurant. Enfin... pas le genre de restaurants auxquels je suis habitué en général, si on peut dire ça comme ça... On dirait ces kebabs que j'ai pu voir un jour alors que j'avais accompagné mon père à Berlin, des petits restaurants de quartier sans vraiment de charme, et qui sont souvent tenus par des étrangers. Bon, ce soir est une soirée de découvertes non? Je jette juste un oeil à la vitrine et soupire de soulagement en constatant que le macaron est services sanitaires est bien valide. Au moins je ne risque pas d'attraper la mort.

J'entre à sa suite et je vois que le patron l'accueille en braillant son nom à travers toute l'échoppe, et en le serrant rapidement dans ses bras par-dessus le comptoir. Je le salue d'un "bonsoir" beaucoup plus modeste, accompagné d'un sourire, avant que je jette un oeil aux vitrines. Bon tout a l'air correct voire même appétissant. Et je hausse les épaules avec un léger rire quand il me demande si je lui fais confiance.

Je serais pas là sinon!

Je le vois ensuite qui passe commande et écoute. Hmmm tzatziki je connais, il y a un très bon grec sur la 42e, mais les shawarmas... Et à ma grande surprise on doit aller chercher nous-mêmes nos boissons. Allez Buck, sois un peu aventureux quand même! C'est une soirée exotique après tout! Je prends une bouteille de coca en verre, avant de le rejoindre à la table où il s'est installé. Je pose mon manteau sur la chaise à côté de moi et souris, regardant autour de moi avec attention.

Je te fais confiance! Par contre si je suis malade, la dernière séance sera gratos. Ok?

Quelques minutes plus tard le patron nous apporte des couverts propres, des verres, serviettes en papier, avant de disposer enfin les fameux chawarmas en face de nous. Rien qu'à l'odeur, j'en ai l'eau à la bouche. Je remercie le serveur, qui revient une dernière fois pour poser devant nous un énorme bol de frites. Je coupe un morceau de ce fameux chawarma et le porte à ma bouche. Ok. J'avoue que c'est juste une tuerie. Je ferme les yeux, soupirant un peu avant de hocher la tête.

D'accord, je paie plein tarif. C'est vraiment délicieux. Vraiment...


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Ven 31 Juil - 15:06

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Je ris doucement à sa remarque, décroisant quelque peu les bras.

"Mec, je viens manger ici régulièrement et j'ai jamais été malade, crois-moi… Mais d'accord, si ton estomac fragile ne supporte pas ce délicieux shawarma, promis je te ferais la séance de retouches gratos."

Est-ce qu'il est réellement en train de me faire du charme ? Je crois. J'en ai l'impression. Rien ne l'obligeait à accepter ce repas. Certes, je lui ai un peu parlé du quartier et de ce qu'on pouvait y faire, mais je pensais plus qu'il ne demandait que par pur politesse et envie de discuter pour oublier la douleur. Mais non. Il a suffit que je lui propose pour qu'il accepte, je n'ai même pas eu à insister. Et ça c'est qui me fait dire que peut-être… Je l'intéresse. D'une façon ou d'une autre. Peut-être que lui aussi recherche simplement un coup d'un soir, quelqu'un avec qui passer un bon moment, va savoir. Mais étrangement, je ne sais pas… Je suis de l'avis de Tasha… Il en a pas l'air. Y'a quelque chose chez lui qui respire bien trop le gentil garçon trop propre sur lui. Quelque chose qui me fait dire qu'il n'est pas le genre à collectionner les conquêtes d'un soir pour s'amuser. Non,  rien qu'à l'entendre, je me dis qu'il est plus le genre à se trouver quelqu'un avec qui se mettre en couple. Ouais il à l'air d'être le genre à chercher quelqu'un de stable. Chose que je ne veux pas. Du moins pas encore. Mais bon…

Quelques minutes plus tard, laser veut revient avec notre commande, posant devant nous deux shawarmas et un immense bol de frites. Et rien qu'à cette vision, j'entends mon estomac émettre un grondement d'impatience. Gosh. Toujours aussi délicieux. Du bout des doigts je viens voler une frite que je dévore, ne cessant de regarder James qui avec la politesse d'un boy-scout découpe sagement son shawarma. C'est fou ce qu'il est mignon. Adorable au point que j'ai envie de lui dire qu'il n'est pas à table avec ses parents et qu'avec moi si il bouffe avec les doigts, ça me va. Je laisse mâchonner en paix, ne pouvant qu'esquisser un sourire ravi quand il m'annonce que c'est délicieux. Je hausse un sourcil, attaquant à mon tour mon shawarma.

"N'est-ce pas ? C'est une tuerie ses trucs, une fois que t'en as goûté, t'as plus envie de t'en passer."

Et c'est malheureusement le cas. Depuis que j'ai découvert ce restau' y'a quelques années, j'y viens régulièrement. Même quand je sais que je devrais me contenter de pâtes au beurre. C'est dingue. Des fois ça nous prend avec Sam, on est tranquillement en train de traîner à l'appartement et d'un coup on se dit "putain ça fait un bail qu'on s'est pas fait un libanais. Viens on va s'en bouffer un." Et c'est comme ça qu'on atterrit à presque vingt-trois heures ici, à dévorer un shawarma et des frites sous le regard amusé du patron qui nous dit que franchement, on pourrait passer plus souvent. Oh et dieu sait qu'on aimerait hein… Mais un c'est pas dit qu'on est de quoi le payer à chaque fois et en plus… Je pense que notre cholestérol ne nous le permettrait pas. Parce qu'on a beau n'avoir que vingt-cinq ans, on aimerait ne pas avoir le coeur qui flanche tout de suite. Je finis de mâcher le morceau que j'ai en bouche avant de reprendre.

"Tu comprends mieux pourquoi avec Sam on passe nos soirées ici, mais bon, à l'occasion faudrait que je te fasse découvrir le reste des restaurants du quartier… Mais pour ce soir, je vais me contenter de t'emmener au Red. Parce que je n'arrive pas à comprendre comment tu as pu ne jamais mettre les pieds dans un bar gay ! On est à New-York bon sang ! Doit y en avoir un à chaque coins de rue ! Bon ok, peut-être pas à chaque coins de rue, mais même dans l'Upper… Doit y en avoir un, non ? Tout le monde est si coincé que ça qu'aucun gay ne vient y habiter ?"

L'idée me semble étrange qu'il n'y en ait même pas un, je veux dire, ok c'est un quartier de bourges remplis en partie de cons qui ne supportent pas qu'on puisse être autre chose qu'hétéro et issu d'une bonne famille, je me doute bien qu'il doit y avoir une petite communauté, ne serait-ce qu'un bar quoi… C'est dingue, rien que d'en parler… J'ai l'impression qu'on vient réellement de deux pays différents, de deux mondes différents. Alors que merde, on habite la même ville quoi… Mais au fond, je n'ai qu'à le regarder pour observer le gouffre qui nous sépare. D'une certaine façon, il a la vie de rêve que tout le monde espère avoir un jour : le fric, l'appartement immense, le boulot de rêve… Et le pire c'est qu'à l'entendre, il est pas si heureux que ça. Y'en a que ça énerverait de l'entendre dire ça, mais moi, je peux comprendre. On ne lui a jamais laissé le choix. Il a dû faire ce que ses parents attendaient de lui. Rien à voir avec moi qui ait simplement claqué la porte de chez ma mère en lui disant qu'elle pouvait aussi aller se faire foutre. Que j'arrêtais de tenter de contenter une alcoolique de bas-étage. Je le laisse terminer son shawarma, piquant pour ma part dans le bol de frites, et voyant qu'on termine gentiment le repas, je repasse à l'attaque.

"Bon maintenant que je t'ai fais découvrir cette merveille culinaire et qu'on a l'estomac plein… Que dirais-tu qu'on aille boire un coup au Red ? Et avant que tu n'aies le temps de me refuser ça, je te dirais juste que ce n'est pas loin et que ça en vaut vraiment la peine… Et si ça ne suffit pas, j'irais même jusqu'à te payer un verre… T'en dis quoi ?"

J'ajoute à cela un sourire terriblement délicieux, le genre qui accompagne une proposition à laquelle on a envie de succomber Je rajouterais bien que ce n'est qu'un verre après tout, et que ça ne l'engage à rien… Mais dans les faits… La vérité est que j'aimerais bien que ce verre donne lieu à quelque chose de plus.
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Ven 7 Aoû - 14:27
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C'est pas souvent qu'on me sort de ma zone de confort. Pas que je n'ai pas envie de sortir, loin de là, mais c'est surtout que j'en ai pas l'occasion. Je suis encore junior dans le cabinet, ce qui veut dire que, maintenant encore plus que plus tard, je ne compte pas mes heures si je veux bien me faire voir. Pas question de partir à 17h... et même si je le voulais, je pourrais pas. On a tellement de choses qu'on nous demande de faire, des dossiers, des jurisprudences à chercher et autres... Je rentre rarement chez moi avant 20. Et rien que pour les séance de tatouage, j'ai dû ruser et m'arranger avec la secrétaire pour voler deux ou trois heures. Alors là, dîner à Brooklyn avec un tatoueur, dans un libanais, c'est un peu comme des vacances ou l'exploration d'un pays étranger.

Je m'amuse à manger les frites avec les doigts, les trempant dans une mare de ketchup que je me suis versé. Bon eh bien demain tu peux prévoir une bonne heure d'exercice pour te débarrasser de tout ça Buck! Mais ça en vaut la peine. C'est vraiment pas le genre de trucs que j'ai l'habitude de prendre. Et j'avais presque oublié à quel point c'était bon, les frites. Une partie de mon assiette est bien entamée quand je relève les yeux vers lui, un peu étonné par ce qu'il dit.

Non mais attends. C'est pas parce qu'il y a pas de bar gay qu'il y a pas de gay. Quelques clients de mon cabinet le sont, et c'est un secret pour personne. Surtout que ce sont des gens très, très influents. Disons que sur Manhattan, où je bosse, ou dans l'Upper, les gens sortent surtout dans leurs cercles. Il y a des bars pour les anciens de Harvard, d'autres de Yale. Des bars où ce sont surtout des financiers, d'autres où on va plutôt croiser des avocats. C'est moins l'orientation sexuelle qui rentre en ligne de compte...

Je termine mes shawarma, bien calé, et pioche distraitement quelques frites avant de hocher la tête à sa proposition.

Mais ok pour un verre après! Comme dit, je bosse pas demain donc je peux me permettre de rentrer tard...

J'attrape encore quelques frites avant de m'essuyer les mains à une serviette en papier. On est loin d'avoir tout fini mais j'en peux juste plus. Je hausse un sourcil quand je vois l'addition, et me penche un peu vers Steve.

Euh...t'es sûr qu'ils ont rien oublié? Je veux dire c'est...vraiment pas cher...

Et une fois qu'il me répond que non, je sors un billet de vingt de mon portefeuille que je laisse sous la cannette de coca vide avant de me lever. J'enfile mon manteau et suis Steve à l'extérieur après avoir salué le personnel, et sors mon paquet de cigarette de mes poches avant de le lui tendre. J'en glisse une entre mes lèvres et attrape mon briquet pour l'allumer.

C'était cool comme découverte, vraiment. Je m'attendais pas à manger quelque chose d'aussi bon! J'espère qu'on pourra refaire ça un jour. Enfin... si tu veux!

Je me mets à fumer tranquillement alors qu'on s'éloigne en direction du fameux bar où il veut m'emmener. Vu comme ça, c'est vrai qu'on est bien différents. Moi avec mon costume trois pièces bien trop sage et lui avec son jean troué, son vernis noir et ses docs défoncées. Des opposés. Et je me demande bien ce qu'il peut faire ici avec moi. On est pas du même monde, c'est certain, et on a rien en commun. Pourtant, il a l'air de passer un bon moment, rien qu'au sourire qui quitte pas son visage. Il faut l'avouer, moi aussi je m'amuse bien. Il est sympa et marrant, et c'est juste agréable de passer du temps avec un mec comme lui, à discuter de tout et de rien sans se demander s'il va pas me piquer un dossier ou un client. J'ai à peine le temps de finir ma clope qu'on arrive devant le bar en question. Le Red Monkey. De grandes fenêtres, pas mal de monde, des gens qui fument devant la porte alors que de la musique filtre de l'intérieur.

Alors c'est là ton 2e QG?

Et je le suis à l'intérieur, hésitant un peu. Le libanais, ok, je pouvais gérer, mais là... j'ai un peu peur que ce soit trop nouveau pour moi...

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Sam 29 Aoû - 14:02

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Je hausse une fois de plus un sourcil en l'écoutant me filer son explication du "pourquoi je n'ai jamais mis les pieds dans un bar gay de ma vie.", et je dois avouer que ça me travaille un peu. Parce que sa réponse n'arrive pas à me convaincre. Pire, je reste un poil dubitatif. Que les gens de la haute veulent rester entre eux… Je peux l'entendre, mais ce qui me gêne c'est cette idée, justement de se cacher et d'aller se taper un verre dans un appartement hors de prix, loin des regards de tout le monde. Pire, ce qui me gêne c'est l'idée que ça doive rester secret, comme si c'était une putain de honte d'aimer quelqu'un du même sexe. On est plus au Moyen-Âge quoi… On devrait plus en être là, à pointer du doigts les gays et leurs expliquer que ce qu'ils font est mal ou quoi… On emmerde pas un mec qui tringle sa femme de force ou qui passe sa frustration sur son gamin, on dit rien, mais dès que tu commences à admettre que t'es dans une relation saine et équilibré avec l'homme de ta vie, ça y est… T'es bon pour l'enfer. Est-ce que je suis amer à cette idée ? Ouais. Parce que j'ai été souvent emmerdé parce que je me tapais des mecs, parce que je m'affichais avec certains… Mais quand j'avais des emmerdes avec ma mère et les mecs qui acceptaient de la toucher, étrangement personne pour me faire chier. C'est dingue comme tout le monde ne veut voir que ce qui l'arrange. Alors ouais, je croise son regard et me contente de terminer mon shawarma en silence. Parce que ça m'énerve de constater qu'il semble presque trouver ça normal, que tout le monde se cache et refuse d'admettre ce qu'il est, simplement pour ne pas fâcher les gens de ce monde. Et une fois que le repas est terminé, que j'ai ravalé ce moment d'agacement, je repasse à l'attaque, lui ressortant mon plus beau numéro de charme, celui qui comprend la voix délicieusement ronronnante et le sourire éclatant. Juste un verre. C'est si innocent comme demande, si innocent qu'il va accepter. Qui refuserait d'aller boire un verre avec un mec plutôt sympa ? Pas moi. Parce qu'au fond, ça n'engage à rien… Il sait qu'il ne craint rien à accepter un verre avec Steve, son tatoueur sympa et pas désagréable à regarder. Je regarde sa main se porter vers les frites et je dois avouer être incapable de retenir un sourire quand il me répond enfin.

"Si tu bosses pas demain alors, tu pourrais même te permettre d'en prendre plus d'un de verre…"

Démon que je suis. Mais est-ce que je serais contre le fait de descendre des shoots avec lui, jusqu'à peut-être finir soit dans son appartement, soit dans le mien ou même dans les chiottes du Red, à se galocher sévèrement. Ouais. Je me verrais bien à le plaquer contre un mur, à laisser mes lèvres se perdre dans son cou, tandis que je fais sauter les boutons de sa chemise hors de prix et simplement le prendre ainsi. Juste pour une nuit. Je joue distraitement avec le piercing sur ma langue lui adressant un léger sourire.

"Allons-y alors… "

Je me lève et attrape ma veste en cuir que je repasse sur mes épaules, commençant déjà fouiller dans les poches intérieurs pour y tirer un billet. Et alors que tire un billet de dix complètement froissé, j'arque un sourcil quand il se penche vers moi, me demandant en un soupir si l'addition est bien la bonne. Je croise son regard sans trop y croire pendant quelques secondes, avant de rire. Il est pas croyable… Mais en même temps, c'est vrai que ça doit lui sembler bien bas comme addition, lui qui doit se taper d'ordinaire des restaurants où la note doit facilement atteindre les deux cents dollars.

"Non c'est bien la bonne addition… Et je dois te rappeler que contrairement à toi, j'ai pas les moyens de m'offrir plus ?"

Je lui glisse un clin d'oeil avant de laisser l'argent sur la table, glissant mes mains dans mes poches tandis que je l'attends, un léger sourire sur les lèvres. C'est tellement étrange en fait. Que lui et moi on soit en route pour un bar… A nous voir, c'est clair qu'on a rien à faire ensemble, et pourtant… Je salue une dernière fois le patron, lui disant que de toute façon, on va pas tarder à revenir avec Sam et Tasha, avant de soupirer quand je sens l'air frais de la nuit caresser ma peau. Buck arrive à mes côtés et c'est sans hésiter que je pique dans son paquet de cigarette, en glissant une entre mes lèvres. Je lui emprunte son briquet et rit doucement à ses mots.

"Tant mieux si ça t'as plut ! Et ouais, dès que t'es dispo un soir, tu sais où est le salon, mais je te filerais mon numéro de téléphone, histoire que ce soit plus simple pour organiser ça…"

Une flamme apparait et j'allume ma cigarette avant de le lui rendre, croisant rapidement son regard. Il est mignon d'une certaine façon. Vu sa situation financière et sociale, je dois avouer que je pensais qu'il serais le genre arrogant, insupportable et imbu de sa personne, et là… C'est presque l'inverse. C'est limite si il ne se comporte pas comme une demoiselle… Toujours à ne pas être sûr de lui, à me regarder sans trop savoir si je vais dire oui ou non… Une princesse en costard et avec une Visa de milliardaire. Le contraste me fait doucement sourire, et me donne aussi bien plus envie de le faire boire jusqu'à voir ce qui se cache derrière tout ça. De voir ce qui se cache devant la façade qu'il m'offre : celle de l'avocat timide qui vient d'avoir son premier tatouage et qui s'apprête à entrer dans un bar gay pour la première fois de sa vie. Je souris doucement à cette idée tandis que je continue de fumer, remontant doucement la rue tandis qu'au loin se dessine déjà la devanture du Red Monkey. J'ai jamais compris pourquoi il avait filé ce nom à ce bar, mais pour être franc, avec le temps, je pense que je commence à avoir une certaine affection pour cet endroit. Ne serait-ce déjà que pour l'immense singe rouge qui est peint sur l'immense vitre qui donne sur la salle, puis peut-être l'ambiance feutrée qui y règne. Les banquettes en cuir, le parquet sombre, la musique délicieuse et le barman aux petits soins. La première fois que j'ai foutu les pieds ici… J'avais quoi… ? Dix-huit ans je crois… On était un peu entrés parce que Sam le voulait, trouvant le nom sympa et de la réputation de l'endroit. Déjà à l'époque on disait que c'était le parfait endroit pour boire et draguer sans être emmerdé… Alors ouais, on était entrés et je dois avouer que j'étais pas emballé. J'y croyais pas trop. Ça me semblait trop calme, pas assez… Pas assez sauvage à mon goût. Tout était trop calme, trop nuancé et feutré pour le gamin que j'étais… Et puis après une ou deux soirées ici, j'ai finis par comprendre que ce serait mon futur repaire. Comment j'ai compris ça ? Quand je me suis retrouvé avec un mec bien dans les toilettes, à le laisser me prendre dans une cabine. Ouais, je sais… Con, mais pour la personne que j'étais à l'époque, c'est tout ce qu'il me fallait. Je souris doucement, croisant le regard de quelques mecs qui traînent pour fumer devant la porte et jette mon mégot dans le cendrier poussant la porte en me retenant de rire. Je serais sans James… Je pense que je serais allé faire un tour pour discuter un peu. Mais à la place, je pénètre dans la salle, me faisant déjà harponner par Ben, le barman.

"Rogers ! Eh t'es tout seul ce soir… Ah non, je vois que tu nous ramène du monde… D'habitude t'attends ton premier whisky avant de commencer à chasser le beau mâle.
- T'arrêtes… Je te fais une fleur ce soir, t'auras pas à m'observer avec qui que ce soit…
- Oh… Ça veut dire que je vais devoir te supporter au comptoir à picoler comme un vieux soûlard parce que personne ne sera venu ronronner à quel point t'es beau à ton oreille ?
- Va te faire Ben, ça m'arrive jamais…
- Ouais, ouais… On en reparlera le jour où tes tatouages et ton vernis noir feront plus chavirer les coeurs…
-  Tu sais quoi, mets moi un double whisky ce soir, je vais avoir besoin de ça pour te supporter.
- Avec plaisir mon amour…"

Il mimique un baiser des lèvres avant d'attraper un verre, se tournant ensuite vers James pour savoir ce qu'il veut. Pour ma part, je m'installe au comptoir et fais tomber ma veste, observant avec un sourire l'avocat à mes côtés, laissant déjà mes doigts se refermer autour du whisky, levant les yeux au ciel quand Ben reprend avant de nous laisser.

"Allez-y doucement sur la boisson mes amours, il est encore tôt.
- Tu sais bien qu'on est raisonnable allons.
- Lui j'en sais rien, mais toi vieux coyote, je sais que tu peux ne pas l'être si t'as l'objet de tout tes désirs sous les yeux.
- File."

Il rit doucement avant de nous laisser, et je me retourne vers James, lui glissant un sourire.

"Désolé, Ben est un peu de ce genre là. Mais il est sympa, c'est un peu lui qui fait que le bar est si agréable à fréquenter… Bon allez, trinquons à ce verre."

Je lève le mien vers lui, conservant un sourire charmant à souhait.
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Lun 7 Sep - 16:54
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Un bar gay. Moi, Bucky Barnes, dans un bar gay. Alors, je suis loin d'être contre, surtout que ça me pose absolument aucun problème et chacun devrait être capable d'aimer la personne qu'il veut, peu importe son sexe, c'est juste que... j'ai pas eu vraiment d'occasion d'y aller. Je me rappelle certaines soirées à Harvard où des couples de mecs se galochaient au milieu d'autres couples qui se galochaient, et ça me faisait ni chaud ni froid, mais un bar gay a jamais été un objectif de soirée en soi. Et j'ai toujours trouvé le concept bizarre. Après tout on a pas de bar qui se revendique "bar pour filles", "bar pour mecs" ou "bar pour blanc ou noir" alors... je sais pas. Enfin... il me tire de mes réflexions quand il répond à ma question sur l'addition, et mes yeux s'agrandissent légèrement de surprise et de gêne. Je bredouille alors qu'on se lève pour partir.

Je...pardon. Je... je voulais pas sous-entendre que c'est minable ici, ou que les endroits où tu vas sont nuls hein... je... Je voulais pas donner l'impression de jouer au connard plein aux as. Pardon...

Heureusement, son sourire me fait comprendre qu'il se foutait simplement de moi et je soupire un peu avant de prendre ma veste et sortir, le ventre plein, proche du coma de nourriture. J'attrape mon paquet de cigarettes et lui en tends une avant de me mettre en route vers le fameux bar gay qui est censé ouvrir mes horizons culturels. Je hoche la tête et souris quand il me parle de me filer son numéro, avant de caler ma cigarette entre mes lèvres le temps de fouiller mes poches, et tire mon porte-cartes du fond de mon manteau. En argent, gravé, cadeau de Clint quand j'ai été embauché. Qui d'autre se serait donné le mal de dépenser autant d'argent pour un tel objet, pratique, c'est certain, mais sur lequel il aurait fait graver un beau "branleur''? Personne. Je sors une carte et la lui tends, avant de reprendre ma cigarette entre mes doigts.

Tiens, c'est ma carte. Y'a mon portable du boulot dessus mais je l'ai toujours sur moi. Je te filerai mon perso une fois que j'aurais de quoi écrire...

J'expire une bouffée de tabac tout en continuant à le suivre dans ce Brooklyn qui m'est inconnu et on arrive devant son autre repaire. Le fameux bar. Bon, vu de l'extérieur ça a l'air d'un bar... normal. A part la grande proportion de mecs qui fument devant la porte et qu'on peut voir à travers les vitres. Ca va, j'avais un peu peur du délire "cuir moustache fouet" ou à l'extrême inverse, un remake de Priscilla folle du désert, mais c'est presque comme une afterwork dans Wall Street même s'il y a moins de costards. On a à peine mis le pied à l'intérieur qu'il se fait harponner par le barman, et à la façon dont il lui parle, c'est presque comme s'il avait un tabouret à son nom. Si ça se trouve, c'est peut-être déjà le cas en fait! Je suis un peu mal à l'aise par rapport aux allusions qu'il lui sort... à savoir...que lui et moi... Enfin... qu'en gros, j'étais son casse-croute pour la soirée, et que s'il m'avait emmené ici, c'était juste comme échauffement avant qu'on passe aux choses sérieuses. Bon, il met les choses un peu au clair, même si le barman a pas l'air de le croire, et nous sort le couplet du ''vous êtes mignons''. J'en rate presque le moment où je dois ouvrir la bouche pour demander un whisky mais simple et sans glace, pour commencer.

Je le suis jusqu'au comptoir et ôte mon manteau et mon veston avant de venir sur le tabouret à côté de lui, et laisse mon regard se promener sur l'endroit. Je reporte ensuite mon attention sur Steve et souris, attrapant le verre de whisky qu'on a déposé en face de moi, avant de trinquer avec lui, et avale une gorgée qui me brule agréablement la gorge.

Aux étranges rencontres qui s'avèrent très sympa... et aux tatouages inespérés.

J'en bois une autre, faisant rouler le breuvage sous ma langue avant de reposer le verre sur le bois et hocher un peu la tête en rythme avec la musique.

C'est ici que t'as rencontré certains de tes petits copains?

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Jeu 15 Oct - 11:29

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J'ai un léger rire alors qu'après avoir trinqué avec moi, il dédie ce verre et cette soirée aux rencontres étranges et aux tatouages presque offerts par le destin. Ce qu'il est mignon l'avocat. Il a ce côté bon garçon et le costume qui va avec et pourtant… À le voir comme ça, on s'attend presque à ce qu'il soit le genre hyper sûr de lui à te glisser des sourires qui te donnent envie de passer sous son bureau… Mais c'est tout le contraire. Et je mentirais en disant que ça ne plait pas. Ok d'habitude mon genre de mec c'est plus le style qui hésite pas à me faire un rentre-dedans assez violent… Mais là, ce n'est pas non plus désagréable de simplement boire en sa compagnie, à me dire que bon… Je pourrais peut-être avoir la chance de revoir ce qu'il y a sous cette chemise hors de prix. Je trempe mes lèvres dans mon whisky et laisse l'alcool me brûler agréablement la langue, haussant un sourcil quand il me demande si nous sommes en fait dans mon lieu de rencontre amoureuse par excellence. Mec… Ben entendrait ça, je pense qu'il se fêlerait une côte ou deux avant de dire que je ne fais pas dans les "petits amis" mais plus dans les plans baise d'un soir. Chose que je ne pourrais pas réfuter, parce que je ne m'en cache pas trop. Je ne suis pas le genre à  me caser et apprécier avec une seule personne… Pas parce que je me pense au-dessus du principe de monogamie mais simplement parce que… Je considère que cela ne sert à rien d'être avec quelqu'un que l'on n'aime pas. Ce serait juste se forcer à s'attacher, à rester avec quelqu'un qu'on fait souffrir en ayant pas l'honnêteté de lui avouer que de notre côté… C'est pas la bonne personne. Alors plutôt que de me retrouver dans ce genre de situation, je préfère me contenter de simple coups d'un soir… Tout est plus simple, plus amusant, moins contraignant. Un léger rire m'échappe alors que mon verre retrouve le comptoir et que mes doigts caressent le verre frais.

"Petits copains… Non… Mais amants d'un soir… Ouais."

Je pourrais dire que c'est mon terrain de chasse… Mais je ne suis pas sûr qu'on soit assez proches pour que j'en vienne à parler de ça avec lui. Ben lui en a déjà assez dit et je pense que cela lui a suffit. Pas besoin qu'en plus je lui explique combien de mecs je me suis serrés ici et autre… Autant oublier les détails pour ce soir et de se contenter de la version allégé de l'histoire.

"Pour être plus précis… Je dirais qu'ici en plus d'être mon fief… Ouais j'y ai rencontré quelques coups d'un soir plutôt sympa, mais jamais rien de vraiment sérieux…"

Honnêtement, je ne pense pas être prêt pour cela de toute façon. Je pense que j'ai encore besoin de profiter de cette liberté, de ce droit de pouvoir changer de partenaire à mon gré… Et puis un jour, ouais peut-être qu'un jour je trouverais quelqu'un avec qui je voudrais passer le reste de mon existence… Mais pour l'instant… Ce que j'ai me conviens et je ne suis pas malheureux, au contraire… Mon regard croise celui de James et alors que je me dis que le ramènerais bien dans mon lit, la soirée se passe plutôt bien… On boit un verre, peut-être deux et ensuite il s'excuse auprès de moi, me disant que même si c'était sympa et qu'il resterait bien, demain il bosse…

"Pas de soucis, de toute façon… J'ai ton numéro et ouais… J'hésiterais pas à t'appeler pour qu'on aille se faire un restaurant ou même boire un verre tout les deux… Et si jamais t'as un soucis avec ton tatouage et que tu veux t'en faire un second… Tu sais où me trouver."

Un clin d'oeil plus tard il disparait et alors que je pourrais me trouver quelqu'un pour occuper ma nuit, je me contente de payer et de filer, rentrant les mains dans les poches de mon blouson. Sam me glisse un sourire alors que je pousse la porte de l'appartement et quand il me demande comment c'était, je me contente d'un simple :

"Bien…
- Alors pourquoi n'es-tu pas chez lui à lui offrir la nuit de ta vie ?
- Parce que je n'aime que toi et que je comptais te faire crier toute la nuit mon amour."

Il a un rire alors que je viens m'assoir à côté de lui sur le canapé, regardant avec lui une version espagnole de Matrix. Un jour on se payera le câble… Promis. Mais pour ce soir, on se contente de ça. Quelques jours passent tranquillement, notre quotidien de tatoueurs de Brooklyn se déroulant plutôt calmement. Trop peut-être… A tel point que n'ayant pas de nouvelles de l'avocat parfaitement adorable dont Natasha n'arrête pas de me parler en me disant que franchement, elle s'attendait à ce qu'après un verre je lui taille une pipe dans les toilettes du Red, je me décide à lui glisser un message.

"Hey ! J'ai une furieuse envie d'un curry affreusement épicé et je ne t'ai pas encore montré toutes les merveilles de Brooklyn. Alors si t'as une soirée de libre cette semaine, elle est pour moi et non ce n'est pas négociable. Steve."

Je lui envoie ça avant de renfiler mes gants, souriant à la cliente un peu stressée qui est venue se faire tatouer un renard géométrique juste au-dessus du nombril.
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Mer 28 Oct - 22:30
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C'est décalé, mais dans le bon sens. Un peu étrange, un peu aventureux. Oui bon je sais bien que trouver que Brooklyn c'est l'aventure doit me faire passer pour un parfait crétin mais quand même. L'idée d'avoir mon premier tatouage terminé, et surtout de boire un verre avec mon tatoueur, faut avouer que ça a le goût de l'exotisme merde. C'est très très con mais... dans un sens je retrouve un peu ce que c'est que d'être un gamin et de faire une connerie. De savourer le fait qu'on fasse un truc un peu dingue et qui sorte de l'ordinaire. Merde à vingt cinq ans j'ai un tatouage, et je suis dans un bar gay de Brooklyn à boire un verre avec un type qui a du vernis à ongles noir et du crayon autour des yeux. Pour casser de la routine, je casse de la routine...

Je propose un toast et il trinque avec moi, faisant tinter son verre avec le mien avant qu'on boive chacun une gorgée. Ensuite quelques secondes d'un silence agréable, où personne se sent obligé de dire quelque chose. Ou on est pas obligés de parler pour se sentir bien. Mais les propos du barman me restent en tête, et je suis du genre curieux. Si déjà être dans un bar gay avec un type qui de tout évidence l'est aussi, autant se renseigner! J'hésite avant de me lancer, sur le ton banal de la conversation.

Sauf qu'à peine ma phrase sortie d'entre mes lèvres j'ai envie de me gifler. Buck t'es pas sérieux. T'es vraiment pas sérieux. T'as osé dire ''petit copain''? Mais on est plus en primaire garçon. Mon dieu maintenant il doit me prendre pour le dernier des crétins. Lui a l'air tellement...cool, rock'n'roll comme mec. Moi... j'ai l'air du dernier des cons coincé. Je relève timidement les yeux vers lui, persuadé qu'il va royalement se foutre de ma gueule, de me dire de retourner dans mon quartier et d'arrêter de faire mon cul serré. Sauf que non. Il a un sourire charmant en me corrigeant, et en me disant qu'ici, il se levait des mecs. Pour une nuit et c'est tout. En effet.

D'accord...

Je joue le mec cool, même si j'avoue que le concept me dépasse un peu. J'ai rien contre ça hein, loin de là, mais c'est juste que sur moi, chez moi... J'en sais rien. Ca m'intéresse pas. Coucher pour coucher et plus jamais revoir la personne, c'est pas mon truc. Ca apporte rien. Mais je comprends ceux qui fonctionnent comme ça, c'est simple et pratique... malheur au romantique que je suis, surtout quand je vois ce que ça m'a apporté de l'être. Un mariage exorbitant que son père à elle est en train de rembourser intégralement, des ragots qui ont circulé dans tout Manhattan et l'Upper, un sale goût amer dans la gorge, une bague à trente mille dollars au coffre, et un lit vide. Etre un connard c'est peut-être ça la clef... Je lui souris timidement quand il m'en dit un peu plus sur ses ''méthodes''. Et j'ai un rire amer quand il me parle de quelque chose de sérieux.

Et ben moi si j'avais su, je me serais jamais lancé dans quelque chose de sérieux. Quand je vois comment ça s'est fini...

Je bois une autre gorgée de whisky quand je sens mon portable vibrer dans ma poche. Je m'excuse, reposant le verre sur le comptoir avant d'attraper mon Blackberry, et je jette un oeil à ce qui est en train de se passer. Je soupire, le rangeant à nouveau avant de regarder Steve.

Mec je suis sincèrement désolé mais je vais devoir te laisser. J'ai eu un mail de mon chef, un client a changé d'avis, on doit refaire tous les contrats pour une vente...demain à huit heures. Du coup il faut que je rentre dormir un peu. Je... je suis désolé. C'était vraiment chouette cette soirée, j'ai beaucoup aimé. Ca me change!

Je me penche vers le barman et lui glisse un billet, tout en lui murmurant que je paie pour les deux verres, et que j'offre aussi le suivant de Steve. Le reste est pour lui, en guise de pourboire. Je suis un peu rassuré quand je l'entends me dire qu'il est d'accord pour qu'on sorte, et que j'ai juste à le contacter pour qu'on s'organise ça. Cool. Vraiment. J'ai pas fait si mauvaise impression que ça on dirait! Je lui tapote l'épaule et me fraye un chemin jusqu'à la sortie, disparaissant dehors. Je lui jette un dernier regard à travers la vitrine alors que j'appelle un taxi, enfilant mes gants en cuir. Un dernier salut, et je retourne jusqu'à mon monde.

Le lendemain, on peut pas dire que je sois le plus productif, et pourtant je me suis couché dès que je suis rentré. Avec tous ces contrats à refaire, à vérifier et renégocier, on est mobilisés pendant plusieurs jours, et c'est à peine si je croise Clint autour d'un déjeuner. D'ailleurs il en est pas revenu que je lui raconte mon épopée dans Brooklyn, et m'a fait promettre de l'emmener au fameux Red, tout comme chez le libanais.

Et deux jours plus tard, au milieu d'une pause cigarette sur le balcon, je reçois un message. Lui. Le temps est passé si vite que j'ai pas vu les jours passer, et je suis agréablement surpris de... de sa proposition. Un petit restau, juste tous les deux. Et la fin me fait sourire. Il a vraiment envie qu'on passe du temps ensemble et c'est chouette. Je pianote rapidement.

Ouh, tu me kidnappes déjà? J'ai même pas mon mot à dire? J'ai l'impression d'être pris au piège dans cette relation. Vaudrait ptet mieux arrêter avant que ça dégénère.

Et j'en envoie un autre dans la foulée.

Pardon, trop tentant. Mais j'accepte avec plaisir, toi mon guide de Brooklyn. Un curry ça sera parfait, et mardi soir je suis libre. 19h30?

Je souris en lisant sa réponse et retourne au boulot. Le mardi comme convenu je file à Brooklyn en sortant du boulot, et j'ôte ma cravate dans le taxi qui m'amène au salon de tatouage, que je mets dans ma poche. Au passage je vérifie que les places pour le match de hockey sont bien là. Une fois arrivé, je paie la course, et pousse la porte, souriant à tout le monde.

Bonsoir! Alors Steve, t'es prêt? Je meurs de faim!

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