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G.I Joes and 2am Diners - Steven & Bucky

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Ven 12 Juin - 18:57

G.I Joe and 2am Diners
You told me once dear, you really loved me. And no one else could come between. But now you've left me and love another. You have shattered all of my dreams. In all my dreams dear, you seem to leave me. When I awake my poor heart pains. So when you come back and make me happy. I'll forgive you dear, I'll take all the blame. You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away

Je ne peux pas. C'est juste… Pas possible. J'arrive pas à penser à autre chose que ce livre qui est dans la bibliothèque au lieu du sac… Du fait que lui ne soit pas à sa place. Que… Qu'il soit ailleurs que dans ce sac. C'est à peine si j'arrive à me concentrer sur le film… J'écoute à peine les dialogues et toutes les deux minutes je jette un coup d'oeil anxieux à la porte de ma chambre. Parce que je sais que là-dedans… C'est pas normal. Tout n'est pas à sa place. Mes fringues sont certes bien sagement pliés dans mon sac, les cartons sont sagement empilés dans mon placards, Cacty est bien sagement posé sur le rebord de la fenêtre, à l'intérieur… Mais le livre lui, n'est pas coincé entre deux jeans… Non. Il est sur la bibliothèque, deuxième rayon, plus proche de la porte que du lit. Et j'arrive pas à me sortir cette putain d'image de la tête. Je gigote dans ses bras, poussant un soupir alors que mes doigts jouent nerveusement avec son T-shirt. Ça ne va pas. C'est pas possible. Ça ne devrait pas être comme ça… J'ai tenté de lui dire, que je ne pourrais pas, que je n'allais pas y arriver… Que ce serait trop compliqué. Je ne peux pas Steve. J'en suis pas capable. Je sais qu'il veut m'aider… Mais je ne peux pas… Je ne suis pas comme ça. Je peux pas aller mieux tout de suite… Je pousse un dernier soupire avant de quitter ses bras, m'excusant longuement.

"Je suis désolé Steve… Je peux pas… Je peux pas."

Je m'en veux d'être ainsi…. De pas être capable d'aller mieux… Alors que je suis avec lui. Et si il se lassait ? De me voir toujours dans un sale état malgré tout ses efforts… Je pourrais pas le voir malheureux avec moi simplement parce que je n'arrive pas à aller mieux. Je me lève et me dirige vers ma chambre, passant une main sur mon visage. Je suis pathétique. Non pire. Je suis irrécupérable. C'est qu'un pauvre livre et j'arrive pas à accepter le fait qu'il ne soit pas dans mon sac. Alors que c'est rien. C'est pas grand chose. Il veut juste que je m'installe, que je déballe enfin mes affaires et que je commence à vivre ici… Réellement. Pas que je que me contente de survivre avec lui… Chose que je comprends… Il veut que je sois bien avec lui… Et je le veux aussi.. C'est juste ce putain de livre. Je peux pas. Il fait parti des choses importantes. Des choses que je ne veux pas perdre. Et il doit être dans le sac, au cas où. Si je dois partir ou quoi… Il sera avec moi. Je ne risquerais pas de le perdre ou quoi… Putain mais Barnes… Tu t'entends ? T'as plus de raison de partir… Il va pas te laisser… Il l'a promis. Mais j'y peux rien, j'ai toujours cette angoisse… Cette peur qu'il finisse par en avoir marre de moi, de mon état…

Mes doigts se referment sur la couverture usée et d'un geste presque las je le jette dans le sac, sentant le poids sur ma poitrine s'envoler. Je suis pathétique. Je suis pathétique… La tête basse je fixe le sac, ne cessant de m'excuser alors que je sens Steve sur le pas de la porte. Je devrais être rassuré par ses mots, par le fait qu'il m'assure que ce n'est pas grave, qu'on prendra le temps qu'il faut… Jusqu'au moment où je finirais par supporter     de déballer ce putain de sac… Je lève les yeux vers lui et tente un léger sourire.

"Une minuterie… ? Ouais… C'est pas idiot… Ça me va… Ça me va…"

Je passe une main dans ma nuque, me sentant toujours aussi stupide. Pour un truc aussi con… On va en être réduit à ça… J'ai l'impression d'être un gamin. Et ça m'énerve. D'être ainsi. Je devrais pas être ainsi… Je devrais être capable de faire quelque chose d'aussi simple sans que ça devienne une épreuve ou je ne sais trop quoi. Alors quand il s'approche pour me prendre dans ses bras, je me laisse faire, je viens enrouler mes bras autour de son cou, posant mon front contre son épaule. Et il a raison… Depuis quelques temps, je vais mieux, j'ai moins de crises, je suis plus stable… Je suis plus calme, je brise moins d'assiettes… Alors oui, je devrais déjà être heureux d'aller un peu mieux… Du bout des doigts je caresse doucement sa nuque avant de pousser un soupir.

"Tu as raison… Je suis désolé… Je… C'est juste que je voudrais que ça aille mieux… Surtout avec les choses simples comme ça… Je suis bien avec toi… Je te le jure… Mais j'y arrive pas… J'arrive pas à défaire ce sac…  Je suis désolé… J'ai juste besoin d'un peu de temps…"

*
Ainsi pendant quelques jours… On fait ça… Il met une minuterie et je sors le bouquin, ne le rangeant que lorsque la sonnerie retentit. Et on commence par trois minutes, puis cinq… Et aujourd'hui… C'est dix. Allongé dans ses bras, à tenter de regarder notre épisode, je compte les secondes, ne cessant de penser au livre qui n'est pas dans ce fichu sac… Allez. Ça va aller… C'est pas long dix minutes. C'est pas long… Je vais y arriver. C'est pas grand chose. Seulement je m'en fous de l'épisode, de l'intrigue ou de quoi… Je pousse un soupir agacé alors que je joue nerveusement avec son T-shirt. Je lui jette un regard avant de revenir à l'épisode… Puis à lui… Hm. De toute façon je comprends rien à l'épisode. Je dépose un léger baiser dans son cou, juste pour attirer son attention. Je croise son regard et viens déposer un baiser sur ses lèvres, qu'il me rend avec douceur… Seulement plus celui-ci s'approfondit, moins cette obsession me lâche… Voir même pas. Au point que j'en viens à rompre notre baiser, baissant la tête en soupirant. Je comprends pas… Trois minutes, j'y suis arrivé… Sans trop de soucis… Cinq… Bon j'ai un peu râlé sur la fin mais j'ai réussis à tenir… Mais là c'est trop long… Au début je n'y pense pas et ensuite… Ça m'obsède. Je passe une main dans mes cheveux avant de lui adresser un rapide sourire.

"Excuse-moi… Excuse-moi…"

Je me penche à nouveau vers lui et vient poser mes lèvres sur les siennes, caressant doucement sa joue alors que j'entends finalement la sonnerie du minuteur. Je poursuis rapidement notre baiser avant de tenter de m'échapper, mais je sens qu'il vient rechercher mes lèvres. Je croise son regard et fronce les sourcils. Après. Je vais d'abord ranger le livre. Je m'extrais hors de ses bras pour filer dans ma chambre, attrapant le livre que je glisse dans mon sac avant de revenir vers lui, l'étreignant pour tenter de reprendre notre baiser… Sentant étrangement que le moment est passé. Mon sourire se fane quelque peu alors que je m'écarte, prétextant une envie d'aller fumer...

"Qu'est-ce que… C'est quoi ça ?"

Je regarde l'assiette en plastique à compartiment dans laquelle des petits pois, des carottes et un peu de viande m'attendent sagement déjà rangés. Je croise les bras alors que je n'arrête pas de fixer ce morceau de vaisselle, m'énervant déjà alors que je commence à comprendre. Les aliments sont déjà triés… L'assiette risque pas de se briser. Je serre les dents. Je l'entends commencer à m'expliquer et je ne peux que le couper froidement.

"Je suis pas un gosse putain. Je peux manger dans une assiette normal, comme tout les adultes de mon âge. Ok je sais que je suis un taré à trier ma bouffe… Mais je peux encore le faire tout seul ! Et du plastique ? Sérieusement ? C'est quoi l'étape suivante ? Tu me files des anneaux à mordre pour me calmer ?!"

crackle bones
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Sam 13 Juin - 17:35

GI JOE and 2AM Diners.
Bucky & Steve •••
C'est pas facile de voir ça. D'assister à ça. De le voir péter un plomb pour un livre sur une étagère, qu'il considère ça comme un truc qui l'obsède, qui le bouffe, au point de s'agiter contre moi parce qu'il sait que dans la pièce à côté, un foutu bouquin posé sur une foutue étagère perturbe son rangement bien organisé. Je sens qu'il en est dingue, alors que pour moi, ça me parait tellement loin. Tellement idiot. Surtout que je suis bordélique. Et aujourd'hui j'ai encore plus mal quand je vois qu'il m'embrasse pour tenter de se changer les idées. Pour tenter d'oublier qu'il crève d'envie d'aller le ranger. Je comprends ça quand, après un baiser qui était ... bien, long, agréable, il se recule à la seconde où ce putain de minuteur retentit, me laissant planté là, la bouche en coeur et mon amant parti jouer les monsieur Propre. Sauf que quand il revient, il a l'air de vouloir reprendre là où on était... alors que moi pas. Savoir que sur ce coup-là j'ai juste été une distraction... ça m'a fait passer l'envie. Et il le sent parce qu'il prétexte une pause clope.

Je viens de servir le dîner pendant qu'il est sur le balcon en train de fumer, et je repose la casserole sur le plan de travail quand je l'entends revenir. Et je le regarde froncer les sourcils en découvrant les nouvelles assiettes que j'ai ramenées, incassables et à compartiments.

J'ai trouvé ça hier en faisant les courses et je me suis dit que ça pourrait peut-être t'aider. T'es sûr que la sauce aille pas se mélanger avec le reste et ça casse pas...

Je sursaute quand il me crache au visage une série de reproches qui me laissent sonné. Wow mais qu'est-ce qu'il croit? Que ça m'amuse? Je serre les mâchoires avant de pouvoir en placer une.

C'est bon t'as fini? Alors déjà j'ai pas que ça à foutre dans ma journée de chercher par tous les moyens à te faire te sentir mal. Surtout que je t'ai déjà prouvé à quel point ça m'éclatait de tenter de te rabaisser. Buck, j'ai vu ça et je me suis dit que ça pourrait être pratique. Que ça pourrait t'aider. Que ça pourrait t'aider à avoir du stress en moins, une source d'inquiétude. J'essaie Buck. J'essaie. Mais tu crois que c'est facile? Tu crois qu'il y a un manuel pour s'occuper d'un syndrome post traumatique? Que je trouve toutes les réponses en allant sur google? Je vais lire des trucs sur des forums, j'improvise, je fais ce que je peux. J'ai choisi de t'aider et je demande rien en retour, mais pour l'amour du ciel, arrête juste cinq minutes de croire que le monde entier est contre toi alors que je voulais juste t'AIDER tu comprends? T'AIDER! Alors pardon de pas avoir un diplôme de psy où je sais pas quelle merde. Et là je vais aller faire un tour. Bonne soirée.

Je tourne les talons, glissant mes pieds dans mes baskets, chopant mon blouson, mais laissant exprès mon portable sur la table dans l'entrée, et je claque la porte assez sèchement avant de descendre les escaliers. Je soupire une fois que j'ai poussé la porte d'entrée de l'immeuble et marche en direction du square à quelques mètres de la maison, me laissant retomber sur un banc. Je tente de me calmer et d'éviter qu'une crise d'asthme pointe le bout de son nez. Je reste simplement là, posé sur ce banc, à entendre les balançoires vides et le tourniquet qui grincent doucement dans le vent, mais petit à petit je sens ma gorge se nouer de plus en plus. Oh non. En plus j'ai pas ma ventoline, je suis parti en coup de vent. Rien que de savoir ça, ça aide pas à arriver à me détendre. J'essaie de faire comme on me l'a appris, des exercices de respiration, pour dégager ma gorge. Mais rien. Rien. Buck... tant pis il faut que...oh merde, je revois mon portable, soigneusement posé sur la table de l'entrée. Merde. Merde. Je me penche en avant, sentant déjà mon souffle siffler à mes oreilles alors que j'ai de plus en plus de mal à respirer, mes mains agrippées au bois à en blanchir les jointures.

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Dim 14 Juin - 15:27

G.I Joe and 2am Diners
You told me once dear, you really loved me. And no one else could come between. But now you've left me and love another. You have shattered all of my dreams. In all my dreams dear, you seem to leave me. When I awake my poor heart pains. So when you come back and make me happy. I'll forgive you dear, I'll take all the blame. You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away

La mâchoire serrée je jette un regard froid à l'assiette en plastique alors que l'envie de l'envoyer au sol d'un revers de la main ne me lâche pas. Seulement je ne peux pas faire ça. Qu'est-ce que ça m'apporterait ? Rien. L'assiette ne se briserait pas. Elle me narguerait toujours, au sol, comme pour me dire que non… Elle ne me fera pas le plaisir de se briser comme les autres. Je sais que je ne devrais pas m'énerver ainsi contre lui… Mais j'ai l'impression qu'il m'infantilise… De la vaisselle en plastique… Je… Je sais qu'il veut juste m'aider, mais bordel, je ne suis pas un enfant… Il croit que j'aime casser des assiettes pour le plaisir ? Il pense que ça m'amuse d'avoir des crises ? Il pense que j'aime avoir des cauchemars ? Je croise les bras alors que je lève les yeux vers lui, l'écoutant. Et je dois avouer qu'au début, je serre un peu plus les dents, prêt à lui hurler dessus, mais au fur et à mesure… Je me rends compte que j'ai merdé. Que j'aurais jamais dû avoir ce genre de mots pour lui… Il voulait juste m'aider, comme il le fait depuis le début… Et je devrais pas me comporter comme ça… Lentement je me calme, prenant un air plus désolé. Je me rends pas compte de ce que ça doit lui coûter… De me supporter quand je perds mon calme, de venir me calmer en plein cauchemar, de toujours devoir faire attention à ne pas faire quelque chose qui pourrait me blesser d'une quelconque façon… Et là je me comporte comme le dernier des connards alors qu'il essaye simplement de m'aider. Il pensait juste que ça m'éviterait de trier ma nourriture, que je passerais pas de longues minutes à trier chaque aliments dans mon assiette… Que ça m'enlèverait une source de stress… Et moi je commence à lui dire d'aller se faire foutre, parce que je ne suis pas un gamin… Un air désolé se peint sur mes traits alors que je tente de le retenir, le voyant déjà attraper sa veste.

"Steve… Je…"

Mais c'est trop tard. Il a déjà passé la porte, me laissant seul dans l'appartement. Je reste immobile, sans trop savoir quoi faire, fixant la porte alors que je passe une main dans mes cheveux. Buck. T'es le roi des cons. Le roi. Il fait tout pour t'aider, pour que t'ailles mieux et que tu sois un peu plus à l'aise à l'appartement… Et toi tu l'agresse pour une putain d'assiette à la con. Un truc stupide. C'est qu'une assiette putain. Une. Assiette. C'est pas grave. T'aurais jamais dû te comporter comme ça… T'aurais jamais dû lui dire ça… Je relève la tête et commence à tourner en rond dans le salon, regardant son téléphone qu'il a laissé sur la table. T'as merdé Buck. Au point qu'il ne veut pas que tu reviennes. Je l'ai blessé. Vraiment. Je me mordille la lèvre de remords avant de me décider. Faut que tu le rattrapes. Que tu lui dises que t'es désolé, que tu voulais pas. Et vite. Avant qu'il soit trop loin, avant que t'arrive pas à le rattraper. Tu peux pas le perdre une fois de plus… C'est Steve. Je pousse un dernier soupir alors que j'attrape ma veste et mes clés, claquant simplement la porte derrière-moi. J'espère sincèrement qu'il n'est pas trop loin… Que j'arriverais à le rattraper. Je descends rapidement les escaliers avant de pousser la porte d'entrée, le cherchant du regard. Et je l'aperçois, au loin dans le parc, assis sur un banc. Je pousse un soupir avant de glisser mes mains dans les poches de mon blouson, me dirigeant lentement vers lui. Je suis sûr qu'il va me dire d'aller me faire mettre, qu'il veut être tranquille pour la soirée et qu'il ne veut pas me voir… Et je ne pourrais que lui dire que je comprends… Mais que je suis désolé, que je ne voulais pas, que je ne le mérite pas… Seulement plus je m'avance, plus j'entends que quelque chose ne va pas. Sa respiration…

"Steve…"

Je me dépêche de le rejoindre, posant ma main sur mon épaule alors que j'entends sa respiration sifflante et douloureuse. Immédiatement, les vieux réflexes de l'époque reprennent le dessus et je viens m'agenouiller face à lui, entourant son visage de main deux mains alors que je le force à croiser mon regard.

"Steve, Steve… Du calme, du calme… Je suis là… Je suis là… Je vais m'occuper de toi, ça va aller… Tu as ton inhalateur sur toi ?"

Et alors que je lui demande ça, je fouille dans ses poches, ne le trouvant pas. Bien sûr que non. Il doit avoir moins de crises qu'à l'époque… Je me souviens que gamin, quand je devais m'occuper de ses crises, j'avais qu'à fouiller dans ses poches ou dans son sac pour le trouver et je l'aidais… Mais là… Il l'a pas sur lui. Inquiet je caresse une dernière fois sa joue avant de lui murmurer avec douceur.

"Ça va aller Steve… On va remonter… Et je vais m'occuper de toi… Viens…"

Je passe mon bras autour de ses épaules et l'aide à se relever alors que je le raccompagne jusqu'à l'appartement, de plus en plus inquiet face à ses poumons qui ne semblent pas vouloir se débloquer. Je pousse la porte de l'appartement d'un coup d'épaule avant de l'assoir sur le canapé. Puis je le laisse après quelques secondes à le rassurer, me dirigeant vers la salle de bain.

"Où est-ce que t'es ? Où est-ce que tu es…. ?"

Je fouille nerveusement dans le placard à pharmacie, sans grand succès avant d'étouffer un juron. Il doit être dans sa chambre alors. Je m'y engouffre, commençant à retourner sa chambre, avant de finalement le trouver dans le premier tiroir de sa table de chevet. Dieu merci, t'es là. Je pousse un soupir alors que je retourne vers lui, lui glissant l'inhalateur entre les doigts, alors que mon autre main vient caresser sa joue.

crackle bones
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Lun 15 Juin - 8:48

GI JOE and 2AM Diners.
Bucky & Steve •••
Vivre avec de l’asthme, c’est comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Pour tout le reste, pour ma myopie, pour mes problèmes d’audition, je suis équipé, et une fois le bon modèle de lunettes, le bon modèle d’appareils trouvés, c’est bon, je gère. Mon anémie, avec une surveillance de mon taux de fer, mes médocs et un bon régime alimentaire, je me débrouille plutôt bien. La seule variable, la seule inconnue, c’est l’asthme. Ca s’est calmé en grandissant, mais je suis jamais à l’abri. Surtout qu’un rien peut la déclencher. L’énervement. L’angoisse. Une mauvaise nouvelle. Une trop bonne nouvelle. Et là, ce soir, l’engueulade de Buck alors que je la méritais pas. A peine sorti j’ai senti ma gorge se serrer, je pensais que ça allait se calmer, mais non. Pour la première fois depuis des années, je me fais terrasser. Et je suis seul, comme un con. Seul pour sentir comme une main de fer serrer ma trachée, et me dire avec un sourire en coin « Respirer ? Ah non ça va pas être possible. Revenez dans dix minutes. » Sauf que ces dix minutes, je les ai pas. Le filet d’air que j’arrive à avaler se fait de plus en plus ténu, de plus en plus faible alors que j’essaie de me rappeler des exercices qui marchent parfois. Mais rien. Petit à petit ça se resserre encore, agrippé aux planches de bois lisses du banc.

D’un coup je sursaute en sentant une main se poser sur mon épaule, et j’arrive à peine à me tourner, avant d’entendre la voix de Buck qui résonne dans le square désert. Il se glisse face à moi, posant ses mains sur mes joues, et je vois à quel point il est inquiet de me voir comme ça. Comme à l’époque. Mes mains s’agrippent aux siennes, comme un naufragé à sa planche de bois, et j’arrive à peine à faire « non » de la tête quand il me demande si j’ai mon inhalateur. Je lutte encore pour avaler à peine de quoi me maintenir en vie, alors que je sens déjà mes joues devenir rouge brique. Il m’aide à me relever, et je me retiens au banc, arrivant à peine à tenir debout. Je me raccroche à lui, sans pouvoir faire quoi que ce soit d’autre, et peine à mettre un pied dans l’autre. Heureusement qu’il est là, parce que sinon, je me serais déjà écroulé sur le sol. Chaque respiration est une torture, sifflante et pénible, alors qu’on s’engouffre dans l’ascenseur, puis, enfin, chez nous. Il me laisse retomber sur le canapé pendant qu’il retourne tout l’appart, et je sens que ma gorge s’est encore resserrée. Vite. Vite Buck je t’en prie. Dépêche-toi, je tiendrai pas longtemps comme ça. S’il te plait…

Et enfin je l’entends revenir alors que je suis à moitié effondré dans les coussins, les mains crispées sur le tissu. Il l’a trouvé. Enfin. Il me le glisse entre les mains, mais je suis trop sonné pour arriver à lever les bras, c’est trop dur. J’entends le plastique qui retombe sur le parquet, avant de croiser son regard, le suppliant de m’aider, encore. Et j’arrive à peine à écarter les lèvres pour qu’il y glisse l’embout, et qu’il balance deux shots de ventoline. Une seconde. Deux secondes. Et…et ça marche. Un peu. Un millimètre mais qui fait la différence. Puis un autre. Et encore un autre. Je respire. Encore faiblement. Pas vraiment beaucoup, mais je sens mes poumons qui commencent à pouvoir se remplir. Un peu. Puis beaucoup. La vache, c’est génial de respirer quand même, j’avais presque oublié…Je me laisse retomber sur le parquet, allongé sur le dos, reprenant lentement mon souffle, tendant simplement la main vers Buck pour qu’il reste près de moi. Et enfin, au bout de longues secondes, j’arrive enfin à murmurer.

M…merci Buck…

Je suis cassé. Lessivé. Comme si on m’avait mis dans une machine à laver sur essorage. Et je crois que j’aurais pas la force de me lever avant demain. Ou dans un siècle, c’est encore à négocier. J’arrive à sourire timidement quand je le sens contre moi, arrivant enfin à glisser ma main dans ses cheveux en bataille.

Je t’aime sale con…

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Sam 20 Juin - 11:28

G.I Joe and 2am Diners
You told me once dear, you really loved me. And no one else could come between. But now you've left me and love another. You have shattered all of my dreams. In all my dreams dear, you seem to leave me. When I awake my poor heart pains. So when you come back and make me happy. I'll forgive you dear, I'll take all the blame. You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away

Gamin j'avais déjà peur quand j'entendais sa respiration sifflante et que je le voyais se débattre comme un noyé pour ravir ne serait-ce qu'une goulée d'air… Je me souviens que la première fois que j'ai assisté à ça… J'étais resté comme un con, à pas savoir quoi faire. Je l'avais attrapé par les épaules, tout aussi paniqué que lui à lui demander ce que je devais faire, ce que je pouvais faire… Mais heureusement sa mère était rapidement intervenue et en quelques minutes elle l'avait sauvé. À ma place. Avant de m'expliquer que dans ses moments-là… Fallait que je sois là pour le calmer, que je ne devais pas paniquer… Qu'il fallait juste que je l'aide à prendre sa ventoline… Et à attendre que ses poumons se dégagent. Je me souviens du sourire qu'elle m'avait adressé alors que ses doigts s'étaient perdus dans mes cheveux, me disant que désormais, je devais aussi veiller sur lui. Un sourire m'avait échappé alors que je lui avais promis que je prendrais soin de lui… Et il est vrai qu'après ça… Je passais mon temps à vérifier que Steve avait bien son inhalateur… Au cas où.

Et là… À le voir dans cet état après des années, j'ai l'impression d'être à nouveau ce gamin désemparé qui ne comprends pas ce qui se passe, qui ne sait pas quoi faire, à part mêler ses doigts aux siens, pendu à son souffle difficile. Je glisse l'inhalateur entre ses mains tremblantes, avant de le voir chuter sur le parquet alors que je croise son regard paniqué. Mon coeur se serre alors qu'un frisson d'angoisse dévale mon échine et que je ramasse l'inhalateur venant le glisser entre ses lèvres difficilement entrouvertes. N'ai crainte…. Je suis là… Ça va aller. Je glisse une main dans sa nuque alors que je lui envoie deux shoots de ventoline, comptant les secondes avec angoisse. Et je n'aime pas voir que ce n'est pas aussi efficace que dans mes souvenirs… Sa respiration est à peine plus régulière… Il bataille toujours…  Je pince les lèvres alors qu'il reprend doucement son souffle et qu'angoissé je serre entre mes doigts son inhalateur… Dis-moi que ça aller… Calme-toi… Je t'en prie… Et puis lentement, il finit par recommencer à respirer normalement… Un soupir de soulagement m'échappe alors qu'une soudaine fatigue me tombe dessus. Celle qui suit une panique irraisonné. Je tente un sourire alors que je dépose son inhalateur sur la table basse derrière moi. Je le regarde s'allonger sur le parquet frais et pendant quelques secondes je n'ose venir m'allonger à ses côtés, jusqu'au moment où il me fait signe de le rejoindre. Avec un léger sourire je me glisse à ses côtés, ne cessant de le regarder, écoutant son souffle avec la plus grande attention. Et au milieu d'un silence qui n'est comblé que par son souffle lent et régulier, voilà qu'il arrive à me murmurer un remerciement, qui me fait baisser les yeux. Non. Ne me remercie pas. C'est de ma faute si tu t'es retrouvé dans cet état… Parce… Parce que j'ai été un gros con, parce que je t'ai hurlé dessus sans la moindre raison… Alors que toi, tu essayais simplement de m'aider. Je reste silencieux et ne croise à nouveau son regard que lorsque je sens ses doigts se perdre dans mes cheveux en bataille. Je lui rends à peine son sourire avant de me glisser un peu plus contre lui, fermant les yeux.

"Je t'aime aussi…"

Je murmure cela doucement avant de venir l'embrasser sur la joue, presque timidement. Pendant de longues minutes, on reste simplement allongés l'un contre l'autre, lui laissant ses doigts se perdre dans mes cheveux et moi sentant simplement son coeur battre lentement contre la paume de ma main… Jusqu'au moment où cet instant de calme est coupé par son estomac qui grogne. Un sourire m'échappe alors que je reste immobile, fermant les yeux. Sauf que ça recommence. Un léger rire m'échappe alors que ma main glisse de son coeur à son estomac.

"Eh bien Rogers ? On a faim ?"

Il me fait gentiment remarquer que je peux aussi aller me faire voir, et cela m'arrache un autre sourire tandis que je commence à le chatouiller. Et en moins d'une seconde, voilà que ça dégénère en une chamaillerie digne de deux gamins. Nos rires se mêlent et rapidement, je me retrouve sur lui, à tenter de repousser ses mains avant de capituler dans un dernier éclat de rire. Je tente de reprendre mon souffle alors que je croise son regard, un sourire aux lèvres. C'est comme ça qu'on devrait être… Comme avant. Je n'aime pas te voir soucieux, malheureux ou même simplement triste à cause de moi. J'aimerais… J'aimerais que tu sois heureux… J'aimerais aller mieux. Juste pour que tu n'aies pas à te faire du soucis pour moi… Tu ne mérites pas ça. Je glisse rapidement une mèche de cheveux derrière mon oreille avant de lui adresser un sourire. Je voudrais que tu sois heureux. Et que ce genre de choses n'arrivent plus. Je me penche vers lui et je viens doucement poser mes lèvres sur les siennes, effaçant la moindre question de son esprit. N'y penses plus. Je vais bien. J'irais mieux… Pour toi.

Ainsi pendant les jours suivant, je fais tout pour me faire pardonner. Je me force à manger dans les assiettes à compartiments et étrangement, je dois avouer que ce n'est pas si désagréable que ça… Au moins je n'ai pas à trier ma nourriture à chaque repas… Je peux enfin manger à son rythme… Et j'ai presque l'impression d'être un être humain normal… On s'occupe aussi de m'installer. Réellement. Au fil des jours, j'arrive à défaire mon sac, à foutre mes affaires dans les tiroirs de la commode, à ranger le peu de livres que j'ai dans la bibliothèque… Bref lentement, ma chambre semble presque habité. Comme si quelqu'un y vivait réellement… Et ça me fait sourire. Surtout quand je me dis qu'au début, y'avait que Cacty. Je pousse un soupir alors que je regarde ma chambre avec un certain sourire, les mains sur les hanches.

"T'en penses quoi ? C'est pas mal non ? Bon… Cacty est toujours tout seul… Mais ça commence à ressembler à quelque chose non ? J'ai presque défais tout les cartons…."


Je déglutis à cette idée avant de prendre une grande inspiration. Ouais. Toutes mes affaires ne sont plus à leurs places habituelles, mais ce n'est pas grave. Parce qu'ici je suis à la maison. Il ne me mettra pas dehors, peu importe ce qui se passe. Lui veut m'aider. J'ai pas de raison de partir. Je suis chez moi. Je fronce les sourcils quand je sens mon portable vibrer dans ma poche et je dois avouer émettre un claquement de langue contrarié en voyant le numéro de ma mère s'afficher. Je refuse l'appel avant de glisser un regard aux deux derniers cartons qui attendent sagement dans un coin. On verra demain. Pour aujourd'hui… C'est assez. Je lui glisse un sourire avant de m'étirer.

"Eh… Je pensais aller fêter ça en allant boire un café au Starbucks… T'es partant pour m'accompagner ou tu continue à me soutenir que leur Chai est immonde ?"

crackle bones
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Sam 20 Juin - 18:36

GI JOE and 2AM Diners.
Bucky & Steve •••
Je retrouve mon Buck. Mon Buck qui veillait sur moi, mon Buck dont le regard se remplissait d'angoisse dès qu'il m'entendait respirer de travers, ou tousser un peu trop fort. Mieux qu'une louve. Mieux que l'infirmière du bahut. Aussi bien que ma mère. Il savait quand une crise était grave et quand elle allait passer toute seule. Il savait adapter la dose de ventoline à chaque fois. Et plus d'une fois, il m'a évité un passage à l'hôpital. Sinon le pire. Et là, en quelques minutes à peine, il a retrouvé ses vieux réflexes. Il faut croire que s'occuper d'un asthmatique, c'est comme faire du vélo : ça s'oublie pas. Et je souris, trop faible pour me relever, ou même me redresser, quand je le sens venir se blottir contre moi. A être comme ça, tous les deux sur le tapis et le parquet, je remonte à l'époque où on était gosses, et où on se racontait des histoires dans les bras l'un de l'autre, ou on se faisait la lecture. Notre engueulade d'avant est oubliée, parce qu'il a été là pour moi quand j'en ai eu besoin, comme à chaque fois... mon Buck.

Je le serre contre moi quand je le sens répondre à mon je t'aime, et m'embrasser timidement sur la joue. Voilà. Voilà comme ça aurait toujours dû être. Nous deux, ensemble, à Brooklyn, après la fac. Nous deux, ensemble et heureux. Sauf que mon estomac décide de ruiner notre petit moment romantique, et grogne comme un homme des cavernes. Je soupire alors que Buck rit contre moi, avant de frissonner en sentant sa main glisser le long de mon torse. Rien que ça me file des frissons. Mais c'est encore trop tôt. Beaucoup trop tôt pour envisager quoi que ce soit de plus que de s'embrasser et de rester dans les bras l'un de l'autre.

Eh ben figure-toi qu'à cette heure mon estomac aurait dû être rempli et occupé à digérer... mais un emmerdeur a décidé de me faire une scène...

Je me mets à rire quand il commence à me chatouiller, et je tente de faire de même, mes doigts glissant sur ses côtes alors que je me tortille pour lui échapper.

Traitre! Tu vas payer!

Finalement il se retrouve sur moi et je souris, mes mains posées sur ses cuisses. C'est bien. Toute douleur, tout souci semble avoir quitté son visage. Et il a de nouveau l'expression d'un gosse, d'un grand gosse qui s'amuse, sans penser à rien de grave à part à ne pas rater ses cartoons et si sa mère a racheté ses céréales préférées. Il vient m'embrasser tendrement et j'en profite pour le faire rouler sur le tapis, et être celui qui est dessus, lui redonnant un nouveau baiser en riant.

Les jours suivants sont vraiment biens. Je vois qu'il fait des progrès énormes, et surtout... sans avoir l'air de trop se forcer. Jour après jour, ses affaires se dispersent dans sa chambre. Un livre. Une paire de chaussettes dans un tiroir. Un jean dans la penderie. Un cadre photo sur le chevet. Et moi je m'habitue aussi à manger dans une assiette à compartiments. Une vraie vie de couple. Bancale, chaotique, mais...belle, à sa manière, quand on sait d'où on vient. Et là il vient de finir d'installer encore quelques objets quand je passe par là et me glisse derrière lui, passant mes mains autour de sa taille et posant mon menton sur son épaule.

C'est super. Vraiment. Tous les progrès que t'as faits... Je suis tellement fier de toi... Et je suis heureux d'avoir pu t'aider. Même...un peu.

Je le sens sursauter, et jeter un oeil à son portable avant de rejeter l'appel. Je vois par-dessus son épaule que c'est sa mère.

T'es sûr que tu veux toujours pas lui parler? Enfin, tu fais comme tu veux...

Je le sens se tourner dans mes bras, pour me faire face, et mon coeur bat plus vite simplement en le voyant sourire. Insouciant. Léger. Comme il aurait jamais dû cesser d'être. Je l'embrasse rapidement quand il parle du Starbucks, avant de sourire.

C'est pas déprimant d'aller fêter ça tout seul? Alors bien sûr que je viens. Et je n'ai jamais dit que leur Chai latte est immonde! Je dis juste qu'ils le servent beaucoup trop chaud et pas assez infusé! C'est tout! Non mais c'est vrai...

Tout en marmonnant je ferme la tirette de mon sweat et enfile mes chaussures, avant de prendre les clefs de l'appart.

Allez il vient l'invité d'honneur? Sinon le café sera servi sans toi. Ou alors, le temps que t'arrives, le Chai sera juste à la bonne température...

Je ris, me baissant pour éviter une chaussette qui vole et je prends sa main une fois qu'on est dehors, papotant de tout et de rien sur le chemin. Mais une fois dans la queue, toujours en train de discuter avec Buck, j'entends une voix qui s'élève dans mon dos.

Mais qui est-ce qu'on a là? Serait-ce le grand Steve Rogers? Oh bordel, mais... Bucky... c'est toi? Alors c'est vrai ce qu'il disait, t'es revenu parmi nous! Ca alors mec, c'est super de te voir!

Sam, notre copain d'enfance, se tient derrière nous avec un grand sourire. On s'est retrouvés il y a quelques années, et je lui avais raconté mes retrouvailles avec Buck. Mais... pas ce qui s'est passé entre, je dois l'avouer.

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Lun 22 Juin - 20:16

G.I Joe and 2am Diners
You told me once dear, you really loved me. And no one else could come between. But now you've left me and love another. You have shattered all of my dreams. In all my dreams dear, you seem to leave me. When I awake my poor heart pains. So when you come back and make me happy. I'll forgive you dear, I'll take all the blame. You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away

Je le laisse m'embrasser avec un sourire avant de croiser son regard, y lisant quelque chose qui me réchauffe le coeur. Il n'a plus l'air soucieux, inquiet ou quoi… Non il semble juste… Heureux et je jure être capable d'y lire une once de fierté.  Tout ça parce que j'ai enfin réussis à m'installer… Parce que j'ai enfin réussis à défaire mes cartons et faire de cette chambre, ma chambre. Celle dans laquelle je viens fumer par moment l'après-midi, celle dans laquelle je dors avec lui… Ma chambre. C'est si étrange de le dire, de me dire que c'est enfin plus qu'un point de chute… Mais ma chambre. Je suis enfin chez moi, avec lui. Mon Steve. Celui qui m'enlace alors qu'il me rend mon sourire, celui qui est là peu importe mes crises ou le reste… Lui qui m'aime. Je repousse un peu sa question au loin, lui glissant un simple sourire avant de lui demander si il est prêt à venir avec moi au Starbuck. Et je dois avouer être incapable de ne pas lever les yeux au ciel quand il commence à me faire un cours  sur le Chai Latte. Je me glisse hors de ses bras et attrape ma veste alors qu'il continue de marmonner dans son coin.

"Steve, c'est que du thé hein…"

J'entends les clés de l'appartement tinter entre ses doigts alors que sa réflexion m'arrache un sourire. T'es pas possible Rogers. Je termine de fermer ma veste avant de jeter un regard à la paire de chaussette qui traîne sur mon lit, l'attrapant pour lui la envoyer.

"T'as finis espèce d'impatient ? Je me fais beau pour toi en plus, tu devrais apprécier…."

J'ai un rire avant de le rejoindre, déposant un dernier baiser sur ses lèvres alors que sa main vient chercher la mienne. Un dernier sourire et voilà qu'on descend dans la rue, incapable de sa lâcher alors que sur le chemin, on parle de tout et de rien, n'arrivant pas à se lâcher comme deux lycéens follement amoureux. Et dans le fond, c'est un peu ce qu'on est… À toujours être l'un avec l'autre, soit à se câliner, soit à s'embrasser… Non vraiment, à peu de chose près on pourrait ressembler à des gamins de dix-sept ans qui ne peuvent pas s'empêcher d'être collé l'un à l'autre. Et même si on en est encore qu'à un stade où on se pelote sagement… Ça me convient… Parce que de toute façon, je ne me vois pas vraiment faire plus… Du moins, pas pour l'instant. Même si je sais qu'il aimerait qu'on fasse plus, il a beau ne pas me le dire. Je le sens. À sa façon de me toucher, de frissonner sous mes caresses… Nous finissons par arriver au Starbuck et alors que nous sommes dans la queue, à attendre notre tour, voilà qu'une voix s'élève derrière nous et interrompt notre conversation. Une voix que je n'avais pas entendu depuis des années. Une voix qui me ramène à l'époque où je n'étais qu'un gamin. Je me tends légèrement alors que je me retourne, croisant le regard de Sam. Ouais… C'est bien moi. Je les laisse se saluer, quelque peu en retrait, cachant instinctivement ma main gauche dans ma poche. Alors quand ce dernier s'approche de moi pour me serrer la main, je me contente de lui glisser un léger sourire, presque gêné alors qu'il pose une main sur mon épaule. Je me tends, fermant rapidement les yeux alors que mon souffle se fait plus court. Non pas celle-là bon sang….

"Ça fait tellement plaisir de te voir ! Ça fait quoi… ? Quinze ans qu'on s'est pas vus ? Au moins !
- Au moins...
- J'arrivais pas à croire Steve quand il me disait que t'habitais avec lui, vu qu'on te voyait jamais, je commençais à me dire qu'il se foutait de nous… Mais non ! T'es bien là… Alors qu'est-ce que tu deviens ?"

Non… J'ai pas envie d'avoir cette conversation avec toi. Pas maintenant. Pas comme ça. Rapidement, je retrouve presque mes anciens réflexes et mes bons vieux amis que sont l'angoisse et la panique. D'un coup je recommence à me dire que j'aimerais fuir, ou disparaître, juste pour ne pas être obligé de l'affronter, d'avoir à lui dire ce qu'il en est de Bucky Barnes. J'ai pas envie d'avoir cette discussion avec lui dans un café, à lui expliquer qu'à part entrer dans l'armée et y laisser un bras, j'ai rien fais de ma vie, qu'au fond, je suis un rescapé qui commence simplement à se dire que ça va s'arranger. Alors je me contente de détourner le regard, incapable de prononcer le moindre, ne me rendant compte que je n'ai rien dis depuis de longues minutes que lorsque je sens la main de Steve effleurer la mienne. D'un coup je reprends comme conscience et je croise son regard. Je vais bien. Je vais bien… Ça va aller. C'est Sam après tout… Il n'a pas de raison de me faire mal ou quoi… C'est juste… Sam. Et j'ai Steve à mes côtés… Avec lui… Il ne peut rien m'arriver. Mes doigts viennent chercher les siens et lentement je me calme.

"Désolé… Euh… Eh bien j'aurais tendance à dire pas grand chose…"

Heureusement ma réponse arrache à Sam un sourire, qui commence à me dire que j'exagère, avant de nous proposer de nous payer le café, histoire qu'on parle de tout ça au calme. Je hoche lentement la tête alors qu'il commande pour nous et qu'on va s'installer à une table, un peu à l'écart. Je m'assois non loin de Steve, gardant ma main gauche soigneusement caché sous la table. De toute façon… J'aime pas m'en servir pour tenir mon café, car avec je suis incapable de dire si c'est trop chaud ou non, et à chaque fois, j'ai finis par me brûler la langue… Donc depuis, j'évite. Je regarde le gobelet face à moi, le faisant tourner entre mes doigts alors que Sam repasse à l'attaque.

"Alors ? Qu'est-ce que tu es devenu depuis toutes ses années ? Hein ?
- Pas grand chose… Je t'assure...

- Non pas de ça avec moi Barnes. On s'est pas vus depuis qu'on est gamin, alors me dit qu'il ne s'est rien passé…  T'as dû faire des études comme tout le monde et t'as un job qui déchire je parie...
- Non vraiment pas...
- Allez… Me fait pas te supplier toute la soirée…."

Je pousse un soupir avant de me lancer, non sans siroter une gorgée de mon café.

"Si tu veux tout savoir, j'ai pas un job qui déchire… J'ai même pas de boulot du tout, j'en cherche actuellement…
- Ok…"

Un silence se pose entre nous alors que je le regarde, pensant que j'allais pouvoir m'arrêter là. Mais non. Il soutient mon regard et me fait signe de continuer. Je pousse un autre soupir.

"J'ai pas envie d'en dire plus et de toute façon… Y'a pas grand chose à en dire.
- D'accord… Pas la peine de montrer les dents tu sais… J'essaye juste de prendre de tes nouvelles…."

Je baisse les yeux comprenant que j'ai réussis à le blesser. Génial. Lui qui te voulait pas de mal, voilà que tu l'agresses alors qu'il tente simplement de rattraper le temps perdu, comme Steve a pu le faire. Sauf que lui n'est pas Steve, il ne va pas tenter de te retenir à tout prix, lui, si tu continues, il va simplement te laisser quitter sa vie. Et il n'aura pas plus de remords que ça à le faire, surtout si tu te comportes ainsi avec lui. Je glisse une mèche de cheveux derrière mon oreille avant de reprendre.

"Excuse-moi… Je… Je suis désolé…
- C'est rien, c'est rien… Parlons d'autre chose alors… Oh ! D'ailleurs ! Je sais pas si Steve t'en as parlé mais y'a Clint qui parle d'aller faire une soirée chez Nat', ça vous dirait pas d'y venir ? Le reste de la bande serait tellement content de te voir Buck…"

Je pince les lèvres. J'en suis pas si sûr. Je trempe à nouveau mes lèvres dans mon café brûlant, me foutant presque de me brûler la langue.

crackle bones
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Mar 23 Juin - 11:46

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Bucky & Steve •••

Buck, c’est pas parce que pour toi le thé c’est du jus de chaussettes que tu dois faire ton hérétique. Si je disais la même chose sur le café, t’aurais déjà grimpé au plafond ! Alors bon hein… Et dis pas que tu te fais beau parce que tu enfiles juste ta veste et que tu t’attaches les cheveux !

Je souris en coin, évitant la chaussette avant de sortir, lui tenant la main. Et je souris en le regardant de temps en temps. Je suis heureux de voir que son angoisse s’envole peu à peu. Qu’il est plus autant sur le qui-vive, qu’il a plus cette lueur d’animal traqué, cette douleur dans le regard. Qu’il a l’air… bien. Enfin, mieux que quand il a débarqué à la maison. Il s’apprivoise, petit à petit, à mon contact. La preuve, il s’est définitivement installé…

Sauf qu’une fois arrivés au Starbucks, alors que je tente de lui expliquer la différence entre le Chai et le Earl Grey, une voix résonne derrière nous. Sam. Je souris, content de le voir là, et m’approche de lui pour le serrer rapidement dans mes bras. C’est vrai que je revois toujours les autres, Clint, Sam, ou Tony au moins une fois tous les quinze jours, que ce soit pour une soirée foot, billard, ou un bon restau dans les parages, et à chaque fois que j’ai proposé à Buck, il s’excusait en me disant qu’il se sentait pas encore prêt. Prêt à affronter leurs regards, même si je lui assurait que tout irait bien et qu’aucun d’entre eux le traiterait de monstre ou quoi que ce soit. Ils l’avaient aimé quand on était petits, alors pourquoi ça changerait ? Alors je le laissais seul, culpabilisant un peu qu’il reste à l’appart et lui envoyant régulièrement des textos. Et finalement, c’est comme si le destin lui forçait la main en nous collant Sam dans les pattes en ce samedi.

Eh je vous aurai jamais raconté un bobard pareil quand même ! Surtout quand on sait que c’était mon meilleur ami. Et que… ça l’est toujours d’ailleurs.

Sauf qu’un vent froid se met à souffler quand Sam commence à poser des questions qui vont un peu loin. Pas pour le commun des mortels, mais pour Buck. Parce que ça l’amènerait à parler de ce qui lui est arrivé. Et qu’il n’est toujours pas à l’aise avec ça. Je vois presque Buck se refermer, se replier à l’intérieur de lui-même, et reconstruire la façade qu’il était finalement arrivé à abandonner avec moi. Je sursaute quand je sens qu’il cherche ma main, et dans un sens ça me flatte qu’il m’associe avec… l’idée de sécurité. Je serre ses doigts en lui souriant tendrement, et tente de meubler le silence.

Et toi Sam quoi de beau ? Ca se passe chez Hardman ?

Heureusement Sam change de sujet et propose qu’on s’installe tous les trois, et nous payer les cafés. Je lui file ma commande et vais m’installer avec Buck, Sam nous rejoignant quelques secondes plus tard avec un plateau. Sauf qu’à peine assis il repasse à la charge. Insistant lourdement pour que Buck crache le morceau sur ce qu’il a fait pendant toutes ces années. Je pose ma main sur la cuisse de Buck pour le rassurer et regarde ensuite Sam.

Mec… va-y doucement ok ? C’est un sujet…qu’il aime pas trop aborder…

J’espère que Buck le prendra pas mal que j’ai parlé à sa place mais je le sens commencer à paniquer et je voudrais vraiment pas qu’il fasse une crise. Pas pour l’agitation en public, ça à la rigueur je m’en fous, mais surtout parce qu’il s’en voudrait, et culpabiliserait de s’être laissé emporter. Mais Sam percute pas à mon avertissement et le pousse juste assez loin pour qu’il se braque un peu. Et baisse les yeux, honteux. J’hésite une seconde avant de passer mon bras autour de ses épaules pour lui montrer qu’il est pas seul.

Tout va bien Buck. Tout va bien…

Enfin il comprend et enfin il change de sujet, embrayant sur la fête que Clint et Tasha projettent de donner. Et je souris en regardant Buck.

Nan c’est de ma faute j’ai complètement oublié. Mais ouais samedi prochain nos deux tourtereaux organisent une fête et Clint m’a chargé de t’inviter. T’es le bienvenu, et comme le dit Sam, Tony sera là aussi. Et tout le monde sera content de te voir. Après, je veux pas te forcer la main, c’est toi qui décides…

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Mar 23 Juin - 16:16

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You told me once dear, you really loved me. And no one else could come between. But now you've left me and love another. You have shattered all of my dreams. In all my dreams dear, you seem to leave me. When I awake my poor heart pains. So when you come back and make me happy. I'll forgive you dear, I'll take all the blame. You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away

Je serre le gobelet en carton entre mes doigts me foutant presque de me brûler les doigts. Parce que j'ai beau sentir le bras de Steve autour de mes épaules, le savoir là pour moi, actuellement, j'aimerais être ailleurs. N'importe mais ailleurs. Pas à cause de lui… Mais à cause de Sam. Je sais que ce n'était pas méchant de sa part, et qu'il veut simplement prendre de mes nouvelles… Mais je ne peux pas. Je ne suis pas encore capable d'affronter le regard de quelqu'un d'autre que Steve. Je veux dire… Même à lui je ne lui ai pas encore expliqué comment ça m'est arrivé… Tout ce qu'il sait dans le fond, c'est que j'ai perdu mon bras…  Il n'a aucune idée du comment et du pourquoi. Et je ne suis pas vraiment sûr que j'ai envie qu'il le sache un jour. Qui a envie d'entendre ça ? Personne. Alors si Steve n'en sait rien, il est presque hors de question que Sam soit au courant. De toute façon il n'a pas remarqué la prothèse… Donc autant continuer de la cacher. Je sirote une autre gorgée de café avant de croiser le regard de Steve et son sourire. Et je ne sais pas vraiment par où commencer. Qu'il ait oublié, je ne lui en tiens pas vraiment rigueur, je suis le premier à repousser ses invitations, ne me sentant pas vraiment d'y aller, alors qu'il n'ait pas pensé à m'en parler ça ne m'étonne pas. Mais ce qui me fait froncer les sourcils c'est le fait qu'il parle de Clint et de Natasha comme les "deux tourtereaux." Je fronce les sourcils… Sérieux ? Les deux ? Ensembles ? Ça devrait pas m'étonner et pourtant…. Je repose mon gobelet avant de passer une main dans ma nuque un peu nerveux. C'est moi qui décide et une fois de plus il ne me force à rien. Alors je pourrais tout simplement lui dire que je ne me sens pas d'y aller… Je sais qu'il ne m'en voudra pas et que  de toute façon, j'aurais le droit à des tonnes de messages tout au long de la soirée, mais je ne sais pas, j'arrive pas à lui dire… Que je ne le sens pas. Parce qu'au fond, j'aimerais lui prouver que je continue de faire des efforts pour lui, que je fais tout pour aller mieux… Et sortir avec lui, peut-être que ce serait un pas de plus. Seulement je ne peux pas. Être face à Sam ça me donne déjà envie d'aller me terrer dans un coin, alors me retrouver au milieu des autres… Je ne sais pas si je pourrais supporter ça… Même pour une soirée. Devoir les voir tous s'amasser autour de moi et me dire que je leurs avait manqué, qu'ils sont heureux de me revoir… Et toutes ses putain de questions qui vont revenir : "Tu fais quoi maintenant ?", "Qu'est-ce que tu es devenu ?", "Pourquoi ne pas avoir donné de tes nouvelles Barnes ?" Autant de questions que je ne veux pas entendre, auxquels je n'ai pas envie de répondre. Ne peuvent-ils pas tous juste se contenter du fait que je sois là ? Visiblement non, puisqu'il a fallut que je fasse comprendre à Sam que je ne voulais pas en parler. J'hésite une bonne minute. Non le plus simple. C'est de dire que je ne veux pas. Que je ne me sens pas encore prêt. J'ai le droit de l'être non ? De dire que je ne veux pas. Je me mâchonne la lèvre avant de finalement lui répondre, croisant son regard.

"Pourquoi pas…"

Non. Non. Qu'est-ce que tu fais là, Barnes ? C'est pas une bonne idée. Et tu le sais. Tu sais que tu vas angoisser pendant des jours, au point d'en être malade. Alors pourquoi ne pas t'épargner ça ? Tu peux aussi dire non. Ça t'éviterait de te ronger les sangs pendant des jours pour une simple soirée… Et même, imagine que tu y vas… Tu vas ne pas supporter d'être avec eux, et même si Steve sera là pour me rassurer et m'épauler… Je ne m'en sens pas capable. Je ne pourrais pas. C'est pas possible. Alors pourquoi m'infliger ça ? Parce que Sam est là et que j'ai bien trop honte de repousser son offre ? Ou simplement parce que j'ai envie de faire plaisir à Steve ? Peut-être un peu des deux. Allez, tu peux encore refuser….

"Ça pourrait être sympa qu'on y aille… Donc oui… Avec plaisir."

Je tente de lui sourire alors que le dernier mot me file une vague nausée et un léger goût amer sur la langue. Non c'est pas avec plaisir que t'acceptes. Tu le fais pour lui faire plaisir à lui, pour qu'il ne se sente pas coupable de te laisser tout seul à l'appartement alors qu'il va passer la soirée avec les autres. J'entends Sam se réjouir alors qu'il me glisse qu'il est heureux que je vienne, m'assurant une fois de plus que le reste du groupe sera heureux de me voir. J'en doute. Franchement. Je lui souris timidement avant d'attraper mon café et de recommencer à le siroter, venant chercher sa main que je prends presque timidement.

Je dois avouer que le reste de la conversation se fait sans moi, je me contente de quelques sourires de temps à autre, préférant laisser Steve répondre pour moi. Même quand ce sont des questions qui nous impliquent tout les deux. Alors oui quand il demande si on vit vraiment ensemble tout les deux, je me tais et je laisse Steve répondre. Quand il demande si on est vraiment en couple, je détourne le regard laissant Steve répondre une fois de plus. Et quand il nous assure qu'il se doutait que ça allait finir comme ça entre nous, je lui adresse guère plus qu'un sourire. Puis finalement, tout comme nos cafés, cette conversation se termine enfin et Sam nous laisse, nous disant qu'on se retrouva samedi prochain. Je le salue rapidement avant de soupirer quand je le vois s'éloigner. Je pensais proposer à Steve d'aller un peu se promener, mais là, j'ai envie de rentrer, et de me jeter dans ses bras. Chose que je lui propose tout simplement. Ainsi pendant tout le chemin de retour, je garde sa main dans la mienne, lui répondant presque distraitement à notre conversation. Et une fois qu'il referme la porte de l'appartement, je le traîne dans ma chambre et je le fais s'allonger avec moi sur le lit. Je viens me glisser entre ses bras, posant ma tête sur son épaule alors que je ferme les yeux, déposant un simple baiser dans son cou alors que du bout des doigts, je caresse distraitement son torse.

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Jeu 25 Juin - 14:56

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C'est un peu le baptême du feu pour Buck. Sa vie avec moi se passe de mieux en mieux. Il fait moins d'un cauchemar par semaine, et quand ça arrive, il suffit que je le serre contre moi pour le calmer, le rassurer, et qu'il arrive à se rendormir peu de temps après. Ses crises se sont espacées, aussi. Quand ça commence à monter, j'ai juste besoin de lui prendre la main, de le regarder, de lui caresser le visage d'une voix douce pour que ça redescende quasiment toujours. La bouffe reste encore un peu un problème, et encore. Au final, on s'y fait, de manger dans des assiettes en mélaminé à compartiments à presque trente ans. Et j'ai envie de dire, ça pourrait être pire. Même ses affaires quittent son sacro saint sac de marin qui devait être toujours prêt pour coloniser les tiroirs et les étagères de sa chambre. D'ailleurs, l'idée me trotte déjà dans la tête de lui proposer qu'on... qu'on n'ait qu'une seule chambre, et que la sienne puisse redevenir un bureau, vu qu'on passe toutes nos nuits ensemble. Enfin, chaque chose en son temps.

Là, on plonge de nouveau dans l'inconnu avec Sam qui lui rappelle notre passé. L'époque où tout allait bien dans un ciel sans nuages, et où on n'avait pas d'autre problème que de faire attention à mes crises d'asthme et d'empêcher les grands de nous piquer nos goûters. Et je sens que ça le terrifie. Pourquoi? A vrai dire j'en sais rien. La peur du regard des autres sur sa prothèse? La peur de la comparaison, ce qu'ils sont devenus, ce qu'ils font. Alors que perso, on est vraiment pas dans cette mentalité. Tony bosse pour Apple, Sam dans une galerie d'art, Clint dans la finance, Tasha enseigne le kravmaga... Et moi, instit. Un joyeux mélange de ce que New York compte d'extrêmes, et ça prend plutôt bien. Je guette sa réaction, prêt à intervenir au cas où, à soutenir Buck, ou le réconforter, mais à ma grande surprise il dit que ça lui plairait de venir.

Mon regard se pose sur lui, tentant de chercher une explication. Est-ce que t'es sûr? T'es sûr que c'est ce que tu veux? Je veux pas te que tu te forces mon Buck... mais je peux pas lui dire ça à haute voix, devant Sam, pour pas qu'il le prenne mal. On en reparlera à la maison, une fois qu'on sera tous les deux. Et heureusement pour la suite la conversation dévie assez rapidement sur autre chose. A savoir nous deux. Qu'on vit ensemble, et qu'on... est ensemble. Et je ris quand Sam conclut qu'il s'y attendait, à ce qu'on finisse ensemble, tous les deux. Et heureusement Sam dit qu'il a un rendez-vous et qu'il doit filer. Je sens presque Buck soupirer de soulagement face au fauteuil devenu vide. Je pose ma main sur sa cuisse pour le rassurer.

Hey... c'est terminé c'est bon... Je sais que ça a pas dû être facile... Ca va aller?

D'une petite voix, et avec son regard de chien battu il me demande de rentrer, et je hoche simplement la tête avant d'enfiler mon blouson et débarrasser mon plateau. Une fois dehors je reprends sa main, papotant de choses et d'autres mais je sens qu'il est ailleurs. Et la porte est à peine fermée qu'il me traîne jusqu'à sa chambre.

Attends, attends! J'enlève mes pompes et ma veste et je suis à toi...

Je le rejoins, et noue mes bras autour de lui quand il se blottit contre moi, embrassant ses cheveux avant de les caresser doucement.

Ca a dû faire beaucoup pour toi en une fois... Mais je t'assure qu'il pensait pas à mal... Il a hâte d'apprendre à te connaître à nouveau, et à passer du temps avec toi. Tout comme les autres. Ils faut qu'ils s'habituent. Comme moi j'ai dû m'habituer. Ils seront heureux que tu rentres à nouveau dans leur vie, je te le promets...

Je le garde longtemps contre moi, réfléchissant déjà à envoyer un message avant la soirée pour demander à tout le monde de ne pas aborder certains sujets avec Buck... Mais il sera toujours temps de voir ça en temps et en heure. Je dépose un nouveau baiser dans ses cheveux, caressant doucement son dos.

Je te laisserai pas Buck. Jamais...

*Deux jours plus tard*

Buck, et ce qu'il y a là-dedans je le mets où?

Nouvel objectif de la semaine : vider un autre carton de la penderie. J'en descends un, pendant que Buck est parti chercher des boites de rangement dans le placard de l'entrée, et je fends le scotch sur lequel est marqué "Vieilleries". Qu'est-ce que Buck peut bien garder de vieux, lui qui a l'air de s'encombrer de presque rien? Mes doigts ouvrent les pans de carton, et j'ai l'impression qu'on me colle une droite en voyant le vieux GI Joe sous mes yeux. Merde... j'ai du mal à y croire... Une vague de souvenirs lointains me submergent alors que je l'examine quelques secondes, avant de le reposer sur le parquet. Et ma main attrape une liasse de lettres, avec une écriture de gosse. Et l'adresse dessus... était la mienne. La vieille. A Brooklyn... Je me tourne vers lui quand je l'entends revenir.

Buck? C'est quoi ces lettres?


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Sam 27 Juin - 11:52

G.I Joe and 2am Diners
You told me once dear, you really loved me. And no one else could come between. But now you've left me and love another. You have shattered all of my dreams. In all my dreams dear, you seem to leave me. When I awake my poor heart pains. So when you come back and make me happy. I'll forgive you dear, I'll take all the blame. You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away

Je sais qu'il ne pensait pas à mal, je sais qu'il veut juste tenter de renouer contact avec celui qu'il pense être le Buck qu'il connaissait. Mais… Il ne devrait pas vouloir une telle chose. C'est évident que je ne suis plus  le gamin que j'étais et que je n'ai pas grandis en devenant je ne sais pas trop quel adulte respirant la joie de vivre et la santé. Au contraire. Alors oui, je ne suis pas sûr de vouloir leur montrer ça. De leur prouver que le Buck avec lequel ils avaient grandis n'est plus, ne laissant place qu'à un mec qui ne supporte pas que ses petits pois et ses carottes se mélangent, qui fait des terreurs nocturnes et à qui il manque un bras. Non. À leur place, je ne voudrais pas voir ça. Et c'est ça qui m'angoisse. Le fait que je vais devoir les revoir, et affronter leurs regards… Je sais que c'est idiot, qu'ils ne vont pas me jeter des pierres en me traitant de monstre, mais j'ai peur de lire une certaine déception ou un semblant de pitié dans leurs yeux. Deux choses que je ne veux pas voir. Je me glisse un peu plus contre lui, glissant mon nez dans son cou avant de soupirer doucement contre sa peau. Ses doigts se glissent dans mes cheveux, alors qu'il caresse mon dos. Tout contre lui j'oublie mes angoisses, et je me calme, me disant qu'au final… Si Steve m'a accepté comme ça, pourquoi les autres ne le feraient pas ? Je porterais de quoi cacher ma prothèse, je me raserais et j'arborais mon plus beau sourire. N'est-ce pas plus simple de sourire plutôt que d'être heureux ?

*

"Tu le laisses, y'a pas besoin de déballer ce qu'il y a dedans…"

Je fouille le placard de l'entrée, cherchant désespérément ses foutues boîtes de rangement… De toute façon à quoi ça va me servir ? J'ai pas franchement des tonnes d'affaires, donc bon… Je sais qu'il me dit que ça pourra toujours m'aider au cas où, si jamais j'achète de quoi remplir ma chambre. Et c'est vrai que j'y ai pensé… J'ai envie de me payer certains livres, d'acheter un copain à Cacty… Autant de petites choses qui selon mon psy sont la preuve que je commence à aller mieux, que je commence à me faire à l'idée que j'ai un avenir, que je peux recommencer à vivre comme un être humain normal, que je ne me comporte plus comme un animal sauvage qui ne pense qu'à fuir et qui se contente de survivre. Je recommence à me dire que je pourrais rester, construire quelque chose avec ceux qui m'entourent.  Je pousse un soupir alors que je finis par trouver ses putain de boîtes.  J'en sors une ou deux, que je glisse sous mon bras, le rejoignant dans la chambre. Et c'est là que je le découvre le nez dans ce carton. Je me fige sur le pas de la porte. Non. Fallait pas. Pas celui-là. Et le pire c'est qu'il se retourne vers moi, me demandant ce que sont ses lettres.

Ce sont les miennes. Celles que je t'avais écrites… Parce que je voulais te garder avec moi, parce que je t'aimais.

Une boule se forme dans ma gorge alors que je regarde le carton, revoyant entre le scotch éventré et les pans entrouverts, je me retrouve face à mes propres souvenirs. Tout un pan de mon existence et que j'avais tenté de refouler, d'oublier. Parce que le gamin que j'étais avait eu le coeur brisé de revoir toutes ses lettres lui revenir inlassablement et ce tampon sur celles-ci qui indiquait "Retour à l'envoyeur." Subitement j'ai du mal à respirer alors que je me revois, gamin, allongé sur mon lit à regarder mes lettres me revenir et la tonalité du téléphone qui ne cesse de me dire que le numéro que j'ai composé n'est plus attribué… Et le pire dans tout ça, c'est qu'il ose me demander ce que c'est. Tu devrais le savoir. Tu devrais. Tu ne devais pas ouvrir ce carton. Tu n'aurais jamais dû l'ouvrir. Jamais. Car ainsi j'aurais pu continuer à prétendre que tu n'avais jamais quitté ma vie. Je n'aurais pas eu à me souvenir de cette époque où je pensais que je n'étais rien à tes yeux, que tu m'avais abandonné, parce que tu m'en voulais de t'avoir laissé.

"Tu devais pas l'ouvrir. Je t'ai dis de ne pas l'ouvrir. Referme-le. Y'a rien d'important là-dedans… Juste des vieilleries."

Et les espoirs d'un gamin de quatorze ans. Je lâche les boîtes sur le lit avant de m'approcher de lui, essayant de refermer le carton.

"Ce ne sont que de vieilles lettres… Celles que je t'avais écrites… Mais ce n'est plus important. Referme-ça. Ça ne te regarde plus. On s'est retrouvés…  Je… Ce n'est plus important. Referme-ça. Je t'en prie. De toute façon… C'est pas comme si ça allait changer quelque chose, t'as disparus pendant quatorze ans, on s'est retrouvés, point."

crackle bones
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Dim 28 Juin - 11:04

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Hein?

Je hausse les épaules alors que je me tourne de nouveau vers le carton que j'ai posé devant moi alors que je me suis assis en tailleur sur le parquet. Je lui ai déjà dit cent fois que je l'entends pas quand il me parle d'aussi loin. Je plonge la main dans le carton et la première chose que je vois est le vieux GI Joe. Merde. Pendant quelques secondes mon regard le parcourt, détaillant la peinture effacée à certains endroits, les articulations pliées trop de fois pour tenir correctement maintenant, certains endroits un peu mâchouillés. La vache, tellement de souvenirs. Je me rappelle de la première fois que j'avais vu Buck, et que j'avais demandé à maman ce qu'il avait. C'était rare d'avoir des enfants de mon âge, alors j'avais été tellement intrigué. Et j'avais trottiné en pyjama, guettant le moment où il dormirait pour le laisser au pied de son lit. J'étais sûr que c'était comme ça que j'allais me faire un copain. Et au final ça a marché. On est devenus des amis, et bien plus que ça. Des frères. Des amants... J'en ai la gorge nouée de voir qu'il a gardé ce bout de plastique tellement d'années avec lui, lui qui s'encombre de rien d'habitude. Et bien sûr que ce truc, aussi moche soit-il, a droit à une place de choix ici, chez nous. Parce que c'est grâce à ça qu'on s'est connus. Je caresse le truc du bout des doigts en souriant avant de l'asseoir sagement sur le sol à côté de moi, et piocher la trouvaille suivante. Des lettres.

Un paquet d'anciennes lettres, avec une écriture de gosse, envoyées à mon ancienne adresse. Et toutes avec le tampon rouge "Inconnu à cette adresse" dur comme un coup de poing. Je les fais défiler, encore intactes, et fermées entre mes doigts, quand j'entends Buck arriver. Et sa réponse fait rater un battement à mon coeur. Je me relève, gardant les lettres en main, et fais face à Buck. Depuis qu'on s'est retrouvés, j'ai senti qu'il y avait encore quelque chose de... de pas réglé entre nous. De pas terminé. Ou de non dit. Comme une réserve à propos de quelque chose, et je viens littéralement de mettre la main dessus. Mon absence. Mon silence. Quelque chose qu'il n'a pas l'air d'avoir digéré.

Il passe à côté de moi et me prend la liasse de lettres des main avant de les mettre dans le carton et le refermer, l'air contrarié. Je viens lui prendre les mains, et le force à se redresser, et à me faire face tout en murmurant son nom.

Buck. Buck... Buck attends. Arrête. Je... Viens.

Je l'attire doucement jusqu'au lit et je le fais asseoir, venant près de lui et tenant toujours sa main.

Je... je pensais pas que... que t'avais tellement besoin d'explications à propos de... de ma disparition. De mon silence. Mais je sens que ça te travaille alors... Je vais tout te dire.

Je prends une profonde inspiration et soupire doucement avant de commencer, mon regard se perdant sur mon pantalon jean. Je vais entamer un long voyage dans le passé, vers une époque de ma vie que j'aurais aimé oublier. Mais j'ai pas le choix. Il a besoin de savoir.

Tu te rappelles le copain de ma mère? Victor? Il... Je savais que tu l'aimais pas et t'avais raison. Plusieurs fois il m'avait... il m'avait frappé. La plupart du temps, c'était rien de grave. Une gifle. Un coup de poing. Et des insultes aussi. Sauf qu'un soir, il est rentré d'une beuverie avec ses potes, et il a commencé à vouloir faire chier maman. A lui hurler dessus comme quoi y'avait rien à bouffer, qu'elle servait à rien et ce genre d'horreurs. Il l'a frappée, et je me suis interposé, pour la première fois. Sauf que... sauf que ça lui a pas plu. Vraiment pas. Il m'a cogné comme un sourd, et maman a juste eu le temps d'attraper un couteau de cuisine et le menacer avec jusqu'à ce qu'il parte. Il est devenu dingue, il nous a menacés, a juré de nous faire la peau. Enfin... voilà. On est allés à l'hôpital où j'ai fait la plus grosse crise d'asthme de ma vie, et je me suis retrouvé avec un bras cassé, et mes appareils foutus, comme mes lunettes. La police est venue et maman leur a tout raconté. Et dans notre malheur, Victor trempait dans des magouilles un peu louches alors... on a eu droit au programme de protection des témoins. C'est pour ça que j'ai disparu. On a dû fuir. Changer d'état pendant un an, jusqu'au moment où il a été mis en taule après son procès.

Je me relève, le souffle un peu court, et me plante devant la fenêtre, regardant Cacty, faisant lentement tourner le pot entre mes doigts.

Après le procès on est revenus. Maman a repris son travail à l'hôpital et je suis revenu en cours. Je suis parti à ta recherche. Tout ce temps là. Sauf que tu bougeais tout le temps. Barnes c'est un nom trop répandu... j'ai cherché... je t'assure que je t'ai cherché mais... mais rien. Impossible de retrouver ta trace. Et même quand j'ai retrouvé les autres, personne ne savait où tu étais, personne n'avait de tes nouvelles. Voilà. Voilà pourquoi j'ai disparu... Et chaque foutue journée je suis mort à petit feu de pas pouvoir te parler, de savoir que t'étais là, dehors, sans moi. Sans pouvoir te parler, sans pouvoir t'écrire... Je t'avais cherché... mais t'avais disparu à ton tour...

Ma voix meurt dans ma gorge alors que je passe lentement les mains sur mon visage, le souffle court.


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Mar 30 Juin - 19:57

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You told me once dear, you really loved me. And no one else could come between. But now you've left me and love another. You have shattered all of my dreams. In all my dreams dear, you seem to leave me. When I awake my poor heart pains. So when you come back and make me happy. I'll forgive you dear, I'll take all the blame. You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away

Il ne devait pas voir ça. Jamais. Ce ne sont que des vieilleries justement. Des choses que j'avais tenté d'enfouir le plus loin possible, espérant que jamais les souvenirs qui y sont rattachés ne reviennent. Mes yeux se posent sur le GI Joe et voilà que je me retrouve à l'hôpital, malade comme un chien… Et je revois sa frimousse avec ses appareils, sa petite voix qui articule difficilement certains mots. Je reviens à l'époque où tout était plus simple, où je ne me demandais pas si allait m'abandonner… Parce que ça me semblait juste impensable. C'était mon travail de veiller sur lui, d'être là pour lui pour le moindre truc. Gamin déjà je me disais que toute ma vie allait tourner de lui… Parce qu'il était la seule personne qui m'importait réellement. Je ne voyais que lui. Steve Rogers. Mon Steve. Mon frère avec qui je passais des heures à jouer à la console ou simplement à lire des bouquins, celui dont je suis tombé amoureux… Celui qui m'a brisé le coeur avant de finalement me récupérer. Mais j'ai beau être heureux avec lui… Une part de moi n'arrive toujours pas à avaler son absence, ce silence qu'il m'a imposé avant tout bonnement réapparaitre dans ma vie comme si de rien n'était, en voulant en plus reprendre là où on c'était arrêté il y a quatorze ans. Ouais une partie de moi reste amer à propos de ça. Même quand il me murmure qu'il m'aime et qu'il sera toujours là pour moi, y'a une voix dans ma tête qui me chuchote "Et si il décidait de te laisser à nouveau pendant des années, tu feras quoi sur ce coup-là Barnes ?" Pas grand chose. Y'a quatorze ans… Quand j'ai finis par comprendre qu'il ne me reviendrait jamais, que j'allais devoir passer le reste de mon existence à tenter de survivre. Parce que soyons honnête… Après l'avoir quitté… J'étais paumé comme gamin, certes j'avais réussis à me faire des potes, mais c'était plus pareil… Je me contentais de jouer un rôle aux yeux du monde pour cacher le fait qu'à l'intérieur, j'étais perdu. Comme si je cherchais qu'à retrouver Steve. Y'avait que lui. Juste lui. Alors la dernière fois qu'il m'a quitté je me suis engagé dans l'armée, j'y ai perdu un bras… Je pense que si il partait à nouveau… Je m'en remettrais jamais.

Alors que je tente de tout enfouir dans ce carton, voilà que Steve attrape mes mains, tentant de me calmer. Je croise son regard, quelque peu fébrile alors qu'il m'attire jusqu'au lit. Nos doigts se mêlent autant que nos regards alors que je tente d'oublier ce carton à nos pieds. Je baisse les yeux quand il m'avoue qu'il ne pensait pas que son absence m'aurait autant travaillé. Je préfère ne rien dire. Ne pas lui avouer que lors des débuts de notre collocation, j'avais une certaine rancoeur à son égard. Parce qu'à chaque fois que je croisais son regard, je n'avais qu'une chose question qui s'imposait à mon esprit "Comment oses-tu ?" Je me contente de simplement conserver ses doigts entre les miens, le regardant alors qu'il commence à m'expliquer son absence.

Et en à peine quelques mots, je me sens comme le pire être humain de la terre. Pour lu en avoir voulu ne serait-ce qu'une seconde. Pour avoir osé penser qu'il m'avait abandonné simplement parce qu'il ne voulait plus de moi… Alors… Alors qu'il avait bien plus à faire que de s'occuper de mes stupides états d'âmes. Je souffrais de son absence ? Lui souffrait réellement. À cause de ce connard que je ne sentais pas. Victor. Le jour même où je l'ai rencontré, j'ai su qu'il était louche. Déjà parce qu'il avait cet espèce de haine contre ma personne, à chaque fois qu'il me voyait débarquer chez Sarah il tirait la gueule et me faisait comprendre que je n'avais rien à foutre là. Sans compter que… Depuis qu'il était dans sa vie, je trouvais la mère de Steve si triste. Même si elle tentait de couvrir tout par des sourires, je le sentais que c'était pas comme avant. Même Steve me disait que par moment, ils s'engueulaient salement pendant des heures… À l'époque, je voulais m'interposer, dire à ce connard de se tirer et de les laisser en paix… Mais la seule fois où j'ai tenté de lui tenir tête, Sarah m'avait gentiment dit d'aller lui chercher quelque chose dans la chambre de Steve. Cette nuit-là on avait passé des heures à jouer à Zelda, en espérant couvrir leurs voix. Je voulais emmener Steve avec moi, le ramener chez moi et le garder tout contre moi en lui disant qu'avec moi il serait en sécurité. Chose que j'aurais dû faire, pour lui éviter de souffrir, d'être battu par lui… Je serre sa main un peu plus alors que je comprends. Ils ont dû fuir. Loin. Pour éviter qu'ils leur arrivent quoi que ce soit. Il a été blessé au point d'être hospitalisé… Et j'ai eu l'audace de penser qu'il ne me répondait pas simplement parce qu'il n'en avait rien à foutre de moi… Je m'en veux Steve. Je m'en veux tellement. Ses doigts filent entre les miens alors qu'il s'éloigne un peu, se plantant face à Cacty et la fenêtre. Pour ma part je ne bouge pas, le laissant continuer à m'expliquer qu'une fois son procès terminé, ils sont tout les deux revenus en ville… Et que c'est moi qui ait disparu. Alors on était deux à se chercher, sans pouvoir jamais se trouver, on dirait une mauvaise farce que l'univers aurait voulu nous jouer.

Un silence s'installe entre nous, alors que j'entends son souffle se faire plus court. Immédiatement, les vieilles habitudes reviennent. Je recommence déjà à me faire du soucis, à m'inquiéter, à me dire que c'est de ma faute, que je n'ai pas suffisamment veiller sur lui. Je me lève et sans un mot, je viens me glisser dans son dos, passant mes bras autour de sa taille, laissant ma tête reposer sur son épaule.

"Je suis là… Ça va aller… Je suis désolé Steve, désolé. J'aurais pas dû te forcer à en parler. Je suis désolé."

Mes mains remontent sur son torse que je caresse lentement au travers de son T-shirt, alors que je dépose un baiser dans sa nuque, soufflant toujours contre sa peau à quel point je suis désolé. Mes doigts tracent des cercles sur sa peau alors que je tente de calmer sa respiration… De le calmer lui. Je dépose un autre baiser dans sa nuque.

"Je suis désolé. Je… Je savais pas. Et je m'en veux de ne pas avoir pu t'aider à l'époque ou de ne pas avoir été là. Je suis désolé de t'avoir forcé à en parler, de t'avoir forcé à revivre tout ça… Mais… Si ça peut te rassurer… Je suis là. C'est bon. On s'est retrouvés, on est tout les deux… Et… Et je m'en fous qu'on ait été séparés, c'est du passé. Ce qui compte, c'est pas ses lettres, ou ses vieux souvenirs qui traînent au fond d'un carton qui vont y changer quelque chose.  Je t'aime et c'est tout ce qui compte."

Je m'en veux de lui avoir demandé. D'avoir eu des doutes, de m'être laissé rongé par une espèce de rancoeur stupide. Je reste tout contre lui, chuchotant contre sa peau.

"Je suis là Steve, ça va aller… Ça va aller."

crackle bones
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Sam 4 Juil - 17:17

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Je reprends un train express à destination de la période la plus noire de ma vie. Celle où on a dû partir comme des voleurs au beau milieu de la nuit, avec simplement de quoi remplir un sac à dos et c'était tout.  L'hôpital. Les policiers. La chambre gardée. Les respirateurs et le bras dans le plâtre. Je me rappelle avoir attendu des heures derrière la porte de notre nouvel appartement, guettant le facteur, persuadé que je  recevrai ses lettres, ou courant comme un fou pour être celui qui allait décrocher le téléphone, espérant à chaque fois que ça serait Buck à l'autre bout du fil, m'appelant "Stevie" et râlant que c'était pas trop tôt.  Des souvenirs de gosses, des douleurs de gosses qui m'ont pas vraiment quittées à l'âge adulte. Une des seules fêlures que j'ai gardées, avec celle d'avoir perdu ma mère trop vite. Je pensais pas que j'aurais dû m'expliquer là-dessus à Buck, je pensais pas que ça aurait pu être important, et pourtant. Pourtant on dirait que c'était la dernière chose qui se dressait entre lui et moi. L'explication de mon départ, de mes années de silence. Et maintenant ça y est. J'ai la gorge nouée, mais mon histoire sort plutôt froidement. Parce que ça faisait longtemps. Parce que tout ça est plus ou moins digéré, même si remuer tout ça est pas le truc le plus fun qui existe.

Je lui tourne le dos, et regarde distraitement par la fenêtre quand je sens progressivement la tension qu'il avait en me voyant avec ses lettres en main disparaître. Le sommier grince un peu alors qu'il se redresse, et je sursaute légèrement en sentant ses bras se glisser autour de ma taille, et son menton se poser sur mon épaule. Je me détends et pose ses mains sur les siennes en soupirant, avant de sentir ses caresses sur mon torse, frissonnant sous son baiser. Mon souffle se fait plus calme alors que je tourne légèrement la tête vers lui, glissant une main dans sa nuque.

C'est bon. T'excuses pas. C'est... c'est du passé... ça fait longtemps...

J'appuie un peu plus ma tête contre la sienne, avant de soupirer.

Buck, t'excuses pas. Tu pouvais pas savoir. Je l'ai dit à personne, pas même à toi... C'est de l'histoire ancienne. Et t'avais tes propres problèmes... T'en fais pas. Et tu m'as forcé en rien. Je pensais pas que t'avais autant besoin de savoir, pour ces années de silence, mais comme ça c'est fait. Tu sais tout...

Je souris légèrement en l'entendant me répéter sans cesse qu'il est là, qu'il va m'aider et qu'on sera plus jamais séparés. Mon Buck. Mon Buck protecteur, qui jouait les chiens de garde et montrait les dents contre n'importe qui qui aurait juste pensé à me faire du mal. Et même s'il me dit que ce qui s'est passé compte pas, je sais que maintenant qu'il sait, les choses seront différentes. Je le sens déjà voir les choses différemment. Comme une pièce du puzzle qui manquait et qui maintenant est à sa place. Une dernière barrière entre lui et moi qui est tombée.

Je me tourne pour lui faire face et l'entraîne doucement jusqu'au lit. Je le fais s'allonger face à moi et ma main caresse lentement sa joue mal rasé. Il s'en rend pas compte mais il a bien changé depuis son arrivée. Il a pris du poids. Il a perdu son regard d'animal traqué et sauvage pour une forme de...paix. Alors il est loin d'être totalement rétabli, mais il va déjà tellement mieux...

Je suis tellement content qu'on se soit retrouvés Buck. J'ai tout ce qu'il me faut maintenant. Mais rappelle-toi juste que j'ai jamais voulu te faire du mal. Je serais jamais parti, j'aurais jamais coupé les ponts si j'y avais pas été contraint et forcé d'accord? L'oublie pas. T'es la personne la plus importante du monde pour moi... L'oublie pas.

Et on reste comme ça un long moment, simplement à se câliner, à s'embrasser, et à se dire qu'on a jamais été aussi bien que depuis qu'on s'est retrouvés...

Trois jours ont passé et je suis un peu flippé. Ce soir c'est la soirée chez Clint et Tasha, la première fois que Buck va sortir en public et avec plusieurs personnes. Dans ma tête, y'a un million de scénarios catastrophe qui se bousculent dans ma tête. Une succession de "et si?" pires les uns que les autres. Oh et puis merde, à un moment il faut prendre le taureau par les cornes et y aller. Je suis sûr que ça lui fera beaucoup de bien de... de voir du monde. Des gens qui l'ont aimé et qui demandant qu'à l'aimer à nouveau. Alors je profite des moments où Buck est chez son psy, ou son kiné pour faire des réunions skype. Pas facile de regrouper tout le monde au même moment, ce qui nous laisse des tranches d'environ dix minutes, mais bon. On se débrouille. Alors j'explique Buck, ce qui s'est passé et ce qu'il est devenu. Pour que tout le monde sache sans avoir besoin de demander. Je les briefe aussi sur les questions à ne pas poser.

Et là on est tous les deux devant la porte de Clint et Tasha, qui habitent à peine à quelques rues. J'ai un pack de Corona sous les bras et Buck a des trucs à grignoter. On entend déjà de la musique et des rires qui filtrent à travers la porte alors que je sonne. Mon bras est passé autour des épaules de Buck, que je sens tendu comme un arc, et je l'embrasse sur la joue avant de lui murmurer.

T'as pas à t'en faire. Tout le monde est impatient de te revoir... Et je suis là. Si à un moment c'est trop, si t'as besoin de rentrer, ou de sortir, tu me le dis d'accord? Et on rentrera. Allez, je t'aime, et eux aussi attendent que ça...

La porte s'ouvre et Clint nous accueille avec un grand sourire. Sourire encore plus sincère quand il voit Bucky un peu derrière moi.

La vache mec si on m'avait dit que je te retrouverai après tout ce temps! C'est super que tu sois là! Allez entrez!

J'échange un regard entendu avec Clint alors qu'on vire nos vestes et qu'il prend nos victuailles avant de filer au salon, où je guide Buck, une main dans son dos. Et là, au moment où on arrive dans la grande pièce, tout le monde est là. Sam discute avec Thor, son correspondant suédois qu'il avait en primaire et avec qui il a encore contact, Tasha est sur le canapé avec Tony, qui doit sûrement lui faire un baratin sur les nouveaux produits Apple sur lesquels il est en train de bosser, et James Rhodes. Pour les visages connus de primaire. Après il y a aussi des copains de Clint et Tasha que je connais, à force. On doit être une petite dizaine de personnes. Et quand on arrive tout le monde s'arrête de parler et se tourne vers Buck, commençant à lever leurs verres en applaudissant. Et je regarde tendrement Buck alors qu'il voit la banderole fixée au-dessus du canapé "Bienvenue à la maison Bucky!"


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Dim 5 Juil - 22:40

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You told me once dear, you really loved me. And no one else could come between. But now you've left me and love another. You have shattered all of my dreams. In all my dreams dear, you seem to leave me. When I awake my poor heart pains. So when you come back and make me happy. I'll forgive you dear, I'll take all the blame. You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away

C'est con que j'ai eu à lui demander de s'expliquer sur ça. Mais j'avais besoin de l'entendre. D'être rassuré. De savoir qu'il ne m'avait pas simplement ignoré, que si pendant quatorze ans nous avions été séparés, ce n'était pas par sa volonté, mais simplement parce que l'univers avait été bien cruel avec nous. Je m'en veux d'avoir pensé ne serait-ce qu'une seconde qu'il aurait été capable de tout balancer aux orties… Je m'en veux tant. Alors je reste tout contre lui, l'écoutant me rassurer alors qu'il caresse doucement ma nuque. Passé ou pas… Ça reste douloureux pour toi, je le sens. Je vois que tu n'es pas à l'aise, que tu aurais préféré que nous n'en parlions pas… Mais c'est pas grave. On va oublier ça, tout les deux. Maintenant, y'a plus de non-dit, de question qui reste en suspens… Alors quand il se tourne vers moi, je ne peux que lui adresser un léger sourire, venant lentement caresser sa joue. J'aurais jamais dû douter de toi mon amour. Jamais. Je me laisse faire quand il m'entraîne lentement jusqu'au lit, m'allongeant face à lui sans un mot. On fait comme tu le sens Steve. Je frissonne quand je sens sa main venir lentement caresser ma joue lui adressant un léger sourire. Ma main vient se poser sur la sienne. C'est dingue comme… Comme je me sens bien avec lui. Que je n'ai plus peur, plus honte… Qu'à ses côtés… J'arrive à accepter certaines de mes fêlures. Mieux, qu'il arrive à calmer mes crises, mes cauchemars.

"J'oublie pas Steve, j'oublie pas. J'ai été idiot de penser que t'aurais pu me faire du mal, je suis désolé… J'en ai marre de remuer le passé, de toujours regarder derrière mon épaule. Maintenant que t'es là, j'ai plus à le faire. Maintenant que tu es avec moi, j'ai plus besoin de rien. Juste d'être avec toi…"

Doucement je viens me glisser contre lui, le câlinant tendrement avant de venir effleurer ses lèvres des miennes. Ça va aller. Je suis là maintenant. On va veiller l'un sur l'autre, comme on le faisait avant. Lui pansera mes blessures, mes fêlures… Et moi je ferais tout pour aller mieux, pour le rendre heureux, pour qu'il soit fier d'être avec moi. Pour que je ne reste pas son mec et colocataire un peu fracassé. Et alors que je croise à nouveau son regard, je me surprends à penser pour la première fois de plus longtemps, que je suis enfin à ma place. Que je suis pile là où je dois être. Que peut-être… J'ai bien fais de survivre, juste pour avoir la chance de le retrouver. Pour la première fois, je me dis que j'ai eu de la chance de m'en sortir.

*

Je pensais que c'était une bonne idée que d'accepter de venir à cette soirée. Je pensais sérieusement que ça allait me faire du bien, même mon psy m'a dit que c'était une excellent initiative de ma part que de renouer contact avec mes anciens amis. Je pensais vraiment que c'était une bonne idée… Mais maintenant que je me retrouve sur le pas de la porte avec un paquet de Monster Munch entre les bras, je commence à me dire que ce n'en était pas une. La musique et leurs rires filtrent au travers de la porte et plus les secondes passent, plus je commence à me dire que je devrais fuir. Cette voix qui c'était éteinte dans ma tête depuis un moment recommence à me susurrer ça, à me dire : fuis, fuis, fuis… Parce que eux ne comprendront pas. Eux ne sont pas Steve. Lui s'est accroché à toi parce qu'il t'aime, lui a accepté de te supporter, d'affronter tes crises, ton sale caractère, simplement parce qu'il t'aime. Mais eux ? Tu penses vraiment qu'ils vont faire un effort pour toi ? Rêve pas. Eux ne comprendront pas. Eux seront déçus quand ils verront ce que tu es devenu Barnes. Tu seras une déception à leurs yeux, et si ils accepteront de passer une soirée avec toi, le lendemain ils t'oublieront. Tu ferais mieux de rentrer. De dire à Steve que tu ne te sens pas bien, invente un mensonge, n'importe quoi, mais tire-toi. Tire-toi avant qu'il ne toque à la porte et que quelqu'un ouvre. Je frémis en sentant qu'il m'embrasse sur la joue, poussant un soupir avant de recommencer à respirer. Je voudrais bien lui répondre et lui dire que je l'aime aussi, le remercier pour tout, mais aucun mot ne semble vouloir sortir. J'appréhende bien trop cette soirée. Et si ils venaient à me poser des questions à propos de mon bras, ou de ce que je fais dans la vie ? J'avais déjà eu du mal à supporter Sam au Starbucks… Alors subir les questions de tout le groupe, je pense que je n'y arriverais pas. Et je pense que je ne supporterais pas d'avoir une crise en face d'eux. J'aurais bien trop honte qu'ils me voient dans cet état-là. Des bruits de pas me parviennent et je jure sentir mes muscles se contracter, comme si j'étais sur le point de courir un sprint. Et cette putain de voix qui ne cesse de me répéter que c'est ma dernière chance de fuir. Les secondes s'écoulent et finalement, Clint apparait sur le pas de la porte, un immense sourire aux lèvres. Je dois avouer paniquer quand je vois son regard se poser sur ma personne avant de me détendre face à ses mots. Je n'arrive qu'à lui adresser un sourire timide alors que j'entre à la suite de Steve, laissant Clint récupérer les paquets de chips que j'ai entre les pattes. Je prends une grande inspiration, sentant le moment du jugement dernier arriver. Celui où je vais devoir les retrouver et affronter leurs regards. La main de Steve se pose au milieu de mon dos et bien sagement je me laisse conduire vers le reste des invités, restant complètement figé quand je comprends ce qui se trame ici.

Une fête de bienvenue.

Avec une banderole "bon retour à la maison Buck." Je plante littéralement. Parce que je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas quoi dire… Enfin si. Je crois que… Je sais pas en fait. Je les regarde me sourire, lever leurs verres moi en m'applaudissant… Comme si ils étaient vraiment heureux de me voir, comme si je leur avait manqué. Ils sont… Vraiment heureux de me revoir. Alors ne sachant comment je réagir je regarde Steve, tentant de trouver une réponse dans ses yeux, comprenant alors que c'était son idée. Qu'il a organisé ça pour moi. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que j'arrive enfin à articuler un semblant de phrase.

"T'es pas croyable Rogers…"


Merci. Merci. Ma main vient chercher la sienne avant que sous le coup de l'émotion je ne vienne carrément poser un baiser sur ses lèvres. Des sifflements et de faux couinements se font entendre. Gêné je baisse les yeux, après avoir rompus notre baiser. Je sens Steve serrer un peu plus ses doigts autour des miens avant que les autres ne se gênent pas pour nous faire remarquer qu'on adorable, et selon Tony, bien plus mignons que Natasha et Clint.

"Répète ça Stark.
- Je dis juste qu'ils sont plus tendre que vous, eux ressemblent à un couple de lesbienne à côté de vous. Sérieux."

Je les regarde gentiment se chamailler alors que je me rapproche un peu plus de Steve, qui dépose un autre baiser sur ma joue avant de m'entraîner sur le canapé, conservant ma main dans la sienne. Je n'ose croiser leurs regards, mais étrangement, je vois qu'ils ne se contentent pas de me regarder en attendant que je leur raconte quoi ce soit, non ils discutent, boivent et grignotent sans que je sois le centre de leur intérêt. Chose qui me convient parfaitement.

"Buck ?"

Je me tourne vers Tasha qui me propose une bière avec un sourire. Je l'attrape de la main gauche, et je suis heureux qu'elle ne fasse pas le moindre commentaire à propos du gant en cuir qui dissimule ma prothèse. Je lui rends son sourire avant de la remercier, osant en boire une gorgée.

"Alors Barnes ? Toi et Steve… ?
- Yep.
- Hm. Je continue de dire qu'avec Clint on fait de meilleurs lesbiennes.
- Tasha, avec tout le respect que j'ai pour toi, je pense qu'ils sont plus tendre que vous deux.. Je veux dire. Tu fais du Krav-maga. T'es un bonhomme. Pas une demoiselle. T'as autant de tendresse que Steve est hétéro."

J'ai un léger à les regarder s'envoyer des piques, ne pouvant retenir un fou rire quand je vois Natasha faire une prise à Tony et le foutre carrément au tapis, lui demandant de répéter tout ça. En fait. J'avais besoin de ça. D'une soirée où le monde continue de tourner autour de moi, d'avoir quelques personnes qui tiennent à moi sans pour autant me traiter comme de la porcelaine. C'est juste parfait. Je bois une autre gorgée avant de sourire.

"Dit lui que tu le relâches uniquement si il t'appelle Papa.
- Oooh. J'adore ta mentalité Barnes."

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Lun 6 Juil - 22:25

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Bucky & Steve •••

J’ai vraiment, vraiment la trouille que ça foire. Vraiment. Qu’il prenne mal la fête, le monde, notre petit complot, le fait qu’on se soit tous mis d’accord, que tout le monde connaît les thèmes à ne pas aborder avec lui. Il y a tellement de choses qui sont susceptibles de déclencher une crise de panique ou de colère dans cette soirée… Mais la seule chose à faire c’est de tout simplement croiser les doigts, et espérer. Espérer que ça lui plaise, que ça lui fasse plaisir, qu’il passe du bon temps… Mon cœur bat plus vite alors qu’on est plantés devant la porte, attendant qu’on nous ouvre. Et je sens sa tension à lui, qui est presque palpable. Je sais que pour lui ça représente beaucoup, en terme de pression, même si je sais que, si ce soir ça se passe bien, ça l’aidera énormément. Lui prouver que des gens peuvent l’aimer malgré ses cicatrices, ses fêlures et son handicap. L’aimer parce que c’est encore et toujours Bucky. Notre Bucky.

D’ailleurs, c’est pas pour rien que tout le monde a répondu à l’appel, tous ceux qui étaient encore sur New York. Sam qui bosse dans une galerie d’art, Clint dans la finance, Tasha en prof de yoga et d’arts martiaux, James militaire, Thor journaliste et enfin Tony qui bosse comme créatif chez Apple. Les gamins terribles de Brooklyn. Et là, vingt ans après, on fête le retour de la pièce manquante du puzzle.

Je le suis dans le couloir qui mène au salon, nerveux et en même temps impatient à l’idée de voir sa réaction. On a rien fait de spécial, juste une banderole qu’on a fixée au-dessus du canapé. Et je le sens qui se fige quand tout le monde remarque sa présence. Avant de tourner lentement sa tête vers moi, me demandant une explication silencieuse. Et à mon sourire de sale gosse, il l’a eue. Le moment de vérité. Objectivement, je ne sais pas du tout ce qui va se passer dans une seconde. Est-ce qu’il va se barrer ? Hurler ? Etre content ? Et je soupire de soulagement quand je vois que c’est l’option trois. Ses doigts attrapent les miens alors qu’il me lance un grand sourire ravi et avant même de réaliser ce qui se passe le voilà qui m’embrasse, sous les huées et les rires de nos potes présents. Bon eh ben comme ça même pas besoin de faire passer la nouvelle comme quoi on est ensemble… Je ne l’avais dit à personne parce que je ne savais pas si Buck était à l’aise avec le fait que ça se sache… et vu ce qu’il vient de faire, ça a pas l’air de lui poser problème.

Je le guide jusqu’au canapé, tout en me marrant face aux critiques de Tony, et je m’assieds en secouant la tête, ma main libre venant piocher dans un saladier de chips, et acceptant la bière que Clint me tend. Chacun vient rapidement l’embrasser, le prendre dans ses bras, et le laisse tranquille, le laissant venir à la rencontre de chacun, quand il en aurait envie. Et il sourit, prenant simplement plaisir à écouter les autres, les voir à l’aise, sans se préoccuper de sa main, de la guerre, rien. Il est juste l’un de nous. Et tout le monde éclate de rire quand d’un coup les pieds de Tony se retrouvent à la verticale, avant d’entendre le bruit sourd de sa chute sur le tapis moelleux. C’est une bonne soirée. Vraiment.
Et au fil des heures il se détend. Ose échanger quelques mots avec l’un ou l’autre, intervient timidement dans une discussion ou deux. Je sais que pour n’importe qui, ça serait ridicule, mais pour lui c’est énorme. Un progrès immense. Et c’est grâce à eux tous, qui ont su le mettre à l’aise en l’acceptant simplement comme il est. Il est deux heures du matin quand tout le monde sonne le repli stratégique. On se dit tous au-revoir en bas de l’immeuble, se promettant de se refaire ça la semaine prochaine, avant de nous séparer. Et j’attrape la main de Buck alors qu’on retourne chez nous, le couvant du regard.

Tu es sûr que ça t’a plu ? Que tu t’es bien amusé ? En tout cas tout le monde a été vraiment content de te revoir. Tu nous a manqué toutes ces années… Et pas qu’à moi, à tout le monde…

La porte se referme derrière nous alors que j’enlève mon blouson et mes chaussures, avant d’attraper Buck et l’attirer dans mes bras pour l’embrasser tendrement.

Je suis vraiment fier de toi tu sais...

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Mer 8 Juil - 19:51

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You told me once dear, you really loved me. And no one else could come between. But now you've left me and love another. You have shattered all of my dreams. In all my dreams dear, you seem to leave me. When I awake my poor heart pains. So when you come back and make me happy. I'll forgive you dear, I'll take all the blame. You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away

La soirée se passe merveilleusement bien, mieux que ce que je pouvais imaginer. Au fil des secondes et de leur légers "bon retour parmi nous", je me détends. J'en oublie cette envie de me tirer qui me rongeait de l'intérieur. Étrangement, maintenant, j'ai envie de rester, auprès d'eux, au milieu d'eux, à simplement les voir s'amuser, être heureux. De toute la soirée je ne quitte jamais Steve, gardant sa main dans la mienne, alors que je place deux trois mots par-ci, par-là quand je me sens prêt. Et dans le fond, c'est tout ce dont j'avais besoin. D'y aller doucement pour ses premières retrouvailles, je crois que j'aurais salement paniqué ou dérapé si cela avait été une effusion de joie et de "Oh mon Bucky tu deviens quoi ? Tu fais quoi ?" Non. Ça je pense que j'aurais demandé à Steve de me ramener immédiatement à l'appartement pour y avoir une bonne crise d'angoisse. Alors après, je ne suis pas  complètement con. Je me doute bien que Steve a dû les prévenir, histoire que tous ne fasse pas la même erreur que Sam l'autre jour au Starbucks… Et étrangement, j'apprécie. Qu'il ait pris le temps de tout arranger, aménager juste pour moi. Il aurait pu se contenter de me dire de faire attention, de ne pas me braquer à la moindre question… Mais non. Il m'a une fois de plus prouvé qu'il était le mec parfait, un espèce de chevalier en armure des temps modernes. Tant de perfection en un homme que certains en seraient jaloux. Moi je suis simplement heureux d'être celui qu'il aime, malgré toutes mes fêlures, tout mes problèmes. Ainsi lorsque la soirée se termine, je suis presque surpris. Je pensais honnêtement que je finirais par demander à Steve de rentrer… Et là pourtant, il est bien deux heures du matin et on quitte les autres, les saluant sur le pas de la porte de l'immeuble de Tasha. J'ai un sourire alors qu'ils proposent qu'on remette ça la semaine prochaine. Avec plaisir. Je serre doucement sa main alors qu'on commence lentement à rentrer. Je croise son regard alors que légèrement inquiet il me demande si j'ai vraiment apprécié la soirée, m'assurant ensuite que tout le monde était aux anges de me revoir. Je serre doucement ses doigts entre les miens avant de lui adresser un sourire.

"C'était parfait Steve, vraiment. Honnêtement, je dois avouer que j'avais peur en venant, je pensais sérieusement que j'allais pas être bien ou qu'on allait devoir partir plus tôt… Mais j'étais bien avec eux… Parce que personne n'a voulu savoir ce qui m'était arrivé ou quoi… Et… Je pense que tu y es un peu pour quelque chose non ? Je parie que tu leurs a touché deux mots à propos de moi…"

Peut-être qu'il va mal prendre ma remarque, ou alors commencer à s'excuser, pensant que d'une certaine façon je vais réussir à me fâcher ou me vexer. J'ai un léger soupire avant de reprendre.

"Merci Steve. Merci… J'apprécie que tu aies pensé à leur signaler que j'étais pas à l'aise de parler de ce qui m'est arrivé ou quoi… Grâce à toi… Ça s'est bien passé."

Sans lui, je ne sais pas ce que je ferais. Vraiment pas. Je le remercie une dernière fois avant de rester silencieux, un léger sourire au coin des lèvres. Je crois que c'est tout ce que je voulais en fait. De me rendre compte que Steve n'est pas le seul à être heureux de me voir revenir dans sa vie. Qu'eux aussi m'acceptent comme je suis et qu'ils ne sont pas déçus de ce que je suis devenu. Dans le fond, je crois que le seul qui regrette l'ancien Buck, c'est moi. Je suis le seul à toujours regarder par-dessus mon épaule, en espérant qu'un jour je pourrais ne serait-ce que redevenir ce que j'étais avant. Mais maintenant que je suis avec Steve et que j'ai revu le reste du groupe… Je commence à me dire que ça ne sert à rien de continuer à regarder en arrière, à espérer de rattraper un passé qui m'a depuis longtemps échappé. L'important… Au final, c'est de simplement apprécier d'être encore en vie et avec lui.

Je le laisse refermer la porte derrière nous alors que je retire ma veste, avant de me retourner quand je sens ses doigts se refermer sur mon poignet. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je sens ses bras m'enlacer et qu'il vient tendrement m'embrasser. Je caresse doucement sa joue avant de rester complètement muet quand il m'avoue qu'il est fier de moi. Une espèce de boule se forme dans ma gorge. Il est fier. Je ne pensais pas avoir besoin de l'entende et pourtant… C'est comme si je n'avais vécu jusqu'à ce jour simplement pour l'entendre me dire ça. Il est fier. Vraiment. Il est heureux de voir que je progresse, que j'avance… Que je tente d'aller mieux, que je ne me contente plus de survivre, mais de vivre avec lui. Un sourire se dessine sur mes lèvres.

"Étrangement… Je le suis aussi."

Je remets une mèche de mes cheveux derrière mon oreille alors que je baisse les yeux, presque gêné.

"C'est… C'est sûrement très con à dire mais… Je ne sais pas… Je me sens de mieux en mieux avec toi. Alors je sais que c'est normal, parce qu'on sort ensemble depuis un moment et qu' on s'est toujours connus… Mais là, depuis quelques jours, ça va mieux. Vraiment. Grâce à toi."

Je croise à nouveau son regard et je me sens infiniment con. Genre vraiment. J'ai l'impression d'être un gosse. Ou pire que ça. Je ne sais pas. Je me sens idiot à m'ouvrir ainsi à lui, à lui avouer tout ça. Je sais que c'est ridicule et que c'est une bonne chose que je m'ouvre enfin à lui, mais je n'y peux rien, une part de moi continue de se dire qu'il pourrait se foutre de moi, me dire que je suis idiot ou quoi… Sauf qu'on parle de Steve. Je sais qu'il serait incapable de me faire le moindre mal et encore moins de se moquer de moi. Je lui souris une fois de plus avant d'oser me pencher vers lui, l'embrassant avec tendresse.

"Merci Steve… Merci…"

Je l'embrasse une fois de plus, avant qu'on ne se décide à terminer dans la chambre, à s'embrasser et à se câliner dans son lit, jusqu'à ce qu'on finisse par s'endormir l'un dans les bras de l'autre.

Quand je me réveille le lendemain, je constate avec plaisir que je suis toujours dans ses bras. J'esquisse un léger sourire alors que je l'observe dormir quelques instants. C'est dans ses moments-là que je me dis qu'en fait… On est pas si bizarre que ça. C'est dans ses moments-là où je me dis que ça aurait toujours dû être comme ça entre nous. À dormir l'un contre l'autre… Je viens doucement caresser sa joue avant de sourire, quittant le lit sans un bruit. Je sais qu'il aimerait que je reste avec lui, pour que je sois la première chose qu'il voit en se levant… Mais aujourd'hui, je me sens d'humeur à faire l'homme parfait. Je passe rapidement prendre une douche  avant de m'habiller, attrapant mes clés avant de quitter l'appartement, refermant doucement la porte derrière moi. Et quand je reviens un bon quart d'heure plus tard, j'ai sous le bras un bon paquet de muffins et un gobelet de café, je vire mes chaussures avant de poser tout ça sur la table de la cuisine. J'ai un sourire quand je vois Steve me rejoindre.

"Hey Steve…"

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Dim 12 Juil - 11:43

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C'était... bien. Parfait même. Chacun a un mot gentil, un regard bienveillant, ça passe par une main posée doucement sur son épaule en passant, lui glisser une bière dans les mains, lui faire passer le saladier de chips, ou juste lui demander son avis sur ce dont on discute. Echanger un regard amusé et complice quand Tasha colle Tony au tapis. L'intégrer. Lui montrer qu'il fait partie de notre groupe. Qu'on est tous ensemble, tous des amis. Et qu'entre amis, on se serre les coudes. Et que sans prononcer un mot, chacun est prêt à faire ce qu'il faut pour l'aider. Et petit à petit je le vois, je le sens se détendre. Sa main serre moins fort la mienne, et passe du sentiment de s'agripper à moi à simplement la tenir parce qu'il en a envie. Il sourit. Il regarde et il écoute. Il pioche des chips sans que ça lui pose problème. Ecoute sagement Tony lui vanter le nouveau produit sur lequel il bosse, rit en entendant Tasha raconter ses derniers incidents pendant ses cours, ou les mots et conneries de mes élèves. Il est là. Il est avec nous. Et il a l'air bien. Mieux que je ne l'ai vu depuis des semaines. Un nouveau pas dans son retour à une vie normale.

C'est à regrets qu'on se sépare tous, mais heureusement, dans quelques jours on sera de nouveau réunis. Pour parler de tout et de rien, boire simplement une bière, jouer au billard, être ensemble. On rentre tranquillement et en silence, appréciant juste le fait d'avoir bu juste assez pour être joyeux, et d'avoir passé une bonne soirée. Et je lui souris, ému, quand il me remercie, avant de baisser un peu les yeux, passant ma main dans ma nuque quand il me perce à jour.

Coupable votre honneur. Je me doutais bien que tu aurais senti le truc mais... voilà... j'ai vu comment ça s'est passé avec Sam. Je voulais que tu sois à l'aise... Sans avoir à angoisser à l'idée de raconter tout ça. Alors... je te raconte pas les conv Skype de dix minutes pendant la récréation ou que tu étais chez le psy. Une organisation de dingue n'empêche... J'espère que ça t'a donné envie de revenir. De les retrouver tous... Tu leur a manqué...

Et une fois en haut, je résiste pas à la tentation de lui voler un nouveau baiser. Il vient se réfugier contre moi, se faisant tout petit entre mes bras, avant de m'avouer qu'il est heureux avec moi. Et que ça va de mieux en mieux. Je caresse doucement sa joue, le dévorant du regard. Mon Buck...

Eh... c'est parce que t'as enfin décidé de me laisser t'aider... Et que vivre ici te fait du bien. On dit bien que l'amour fait des miracles non? Ouais bon j'avoue celle-là est bien guimauve... même si c'est loin d'être faux!

Et on s'endort dans les bras l'un de l'autre, à se galocher comme des lycéens. Je reste près de lui, ma main posée sur sa hanche, à le regarder dormir, pensif. C'est vrai que les progrès qu'il a accomplis sont juste énormes. Il a l'air... apaisé. Détendu, enfin. Il ne fait quasiment plus de cauchemars, quasiment plus de crises. Il peut manger certains trucs sans avoir besoin de trier sa bouffe, et laisse ses affaires dans sa chambre et plus dans son sac. Tout ça en à peine trois mois. Plus que ce qu'il est arrivé à faire durant les deux ans qui ont suivi son arrivée. Comme quoi, il manquait juste... quelqu'un qui puisse croire en lui. Et qui l'aime pour ce qu'il est... La seule chose que j'aimerais, maintenant, c'est qu'on puisse être un vrai couple sur tous les points. Alors oui j'attendrai le temps qu'il faut, et je me couperai un bras plutôt que de le brusquer mais j'ai... juste hâte qu'on franchisse cette dernière étape tous les deux. Il s'imagine pas comme j'ai envie de lui, et comme je le trouve beau, malgré ses blessures. Il reste mon Buck, malgré tout.

Quand j'ouvre les yeux, je suis seul dans mon lit. Je me redresse, parcourant rapidement la pièce du regard, mais aucune trace de Buck. Hmm. Je repousse les couvertures, et me frotte la tête alors que j'avance en direction du léger bruit qui se fait entendre dans la cuisine. Je souris en le voyant déjà habillé, posant sur la table des muffins et du café encore chaud, et viens lui voler un baiser.

Hey toi... Tu sais que t'es parfait?

Nouveau baiser alors que je me laisse retomber sur ma chaise, attrapant mon café et un muffin avant d'ouvrir le journal. Je lis tranquillement, profitant du calme du dimanche matin, et échangeant quelques sourires entre deux pages tournées. Et après un muffin et un demi-café je me rends compte qu'il lit avec attention la page des petites annonces.

Tu veux essayer de trouver quelque chose? Ca pourrait être bien ouais!

J'avale une nouvelle gorgée de café, avant de reposer le gobelet.

Tiens maintenant que j'y pense le vieux Jenkins, tu sais, le concierge, part à la retraite à la fin du mois. Et si... si ça t'intéresse de prendre sa place je peux en toucher un mot à Fury. Enfin si tu veux hein, je t'oblige à rien tu le sais...

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Lun 13 Juil - 19:41

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Un sourire se dessine sur mes lèvres quand s'approche de moi avec son air de chaton qui vient de tomber de son panier. A chaque fois que je le vois ainsi, je me dis que j'ai de la chance qu'il soit à moi. Qu'il veuille être avec moi. Malgré ce que je suis. Je conserve mon sourire quand doucement il vient déposer un baiser sur mes lèvres, riant discrètement contre celles-ci.

"Tu sais que ce n'est plus la peine de me flatter Rogers, hein ? Je suis déjà allé chercher le petit-déjeuner… Me flatter ne te feras rien gagner de plus."

Autre baiser de sa part avant qu'il n'attrape un gobelet de café et un muffin. Je le retiendrais bien pour un autre baiser, mais je le laisse filer, sirotant prudemment un peu de café brûlant. Je suis loin d'être parfait, mais depuis quelques semaines, j'ai plus autant envie de lui dire "Non je suis loin de l'être." Parce que ce n'est pas important, ça ne l'est plus. Parce qu'il m'aime autant dans mes imperfections que dans mes qualités. Lui s'en fout que je fasse des cauchemars, que j'ai besoin de trier mes plats, qu'il m'arrive d'avoir de très mauvais jours… Mieux, lui n'a aucun mal avec ma prothèse. Je l'ai déjà vu venir la prendre entre ses doigts, oubliant peut-être que du coup..  Je ne ressens rien. Mais plusieurs fois, alors qu'on était devant la télé… J'ai sentis sa main passer sur mon épaule avant de disparaitre sur ma prothèse. Sur le moment j'avais peur qu'il s'excuse ou quoi… Mais non, rien. Ses doigts avaient tentés de s'entremêler avec les miens et on en était restés là. Un baiser dans le cheveux peut-être… Et c'est tout. Je croque dans mon muffin alors que je lui emprunte la moitié du journal, parcourant rapidement les pages des nouvelles jusqu'à arriver aux petites annonces. L'argent est pas tant un problème que ça… Ma pension d'ancien combattant me permet de payer ma part du loyer sans de soucis, mais je dois avouer que je commence à avoir envie de faire autre chose que de passer mes journées à l'appartement. Avant je dois avouer que je n'étais pas forcément à l'aise avec l'idée de retrouver un travail. Parce que je ne me pensais pas réellement capable de l'assurer. D'avoir la force et l'envie de me lever tout les matins pour y aller, mais depuis quelques temps, à voir Steve revenir de son boulot, je me dis que j'aimerais la même chose. Un boulot qui me plaise et dans lequel je pourrais m'épanouir. Seulement plus je regarde les annonces… Plus mon enthousiasme en prend un coup. Parce que j'en passe la moitié en me disant que je ne pourrais jamais y arriver. J'évite déjà tout ce qui me forcer à devoir parler à des inconnus à longueur de journée. Donc adieu tout les boulots de serveurs, vendeurs et autres standardistes téléphoniques. Après… Je passe tout ceux dont l'environnement pourrait me stresser ou me causer une crise. Alors adieu les garages et autres boulots dans des entrepôts de stockage. Ce qui me laisse avec… Pas grand chose. Vraiment pas grand chose. Je pousse un soupir avant de terminer mon café. Mon regard se pose sur lui quand il me demande si je cherche un boulot. Un sourire presque gêné m'échappe.

"Ouais… Ça fait un moment que je me dis que ce serait une bonne chose que je me trouve un petit job, un truc tranquille et à mi-temps, mais pour le moment… Je trouve pas grand chose."

Voir même rien du tout. Parce qu'avec mon handicap et le reste, pas facile de trouver quelqu'un qui voudrait embaucher un ancien vétérans. Je termine mon muffin, levant les yeux vers Steve quand il reprend.

"Tu penses ? Tu penses sérieusement que Fury serait prêt à m'engager ? Tu sais que je ne suis pas vraiment, vraiment extatique à l'idée de bosser avec des gosses… J'aimerais pas les foutre mal à l'aise ou pire les effrayer. Alors même si gamin on croisait pas énormément le vieux Jenkins… Je m'en voudrais si je terrorisais l'un de tes élèves… Et puis…. Avec mon état… Je vais demander des horaires aménagés et tout, je sais pas si Fury va vouloir de ça…."

Mais en même temps, ce serait hyper con de ne pas tenter ma chance. Nettoyer des salles de classes, changer des néons, réparer des tables… Ce serait pile dans mes cordes : suffisamment manuel sans que ma prothèse ne soit un problème et au pire, je ne ferais que croiser les gosses… Donc. Je me mordille rapidement les lèvres, passant une main dans mes cheveux.

"Steve ? Tu… Tu penses que tu pourrais en décrocher deux mots avec Fury ? Histoire que je puisse ensuite l'appeler et décrocher un entretien… Enfin, sinon je peux t'accompagner demain et voir ça avec lui… Peu importe… Enfin… Merci Steve…"

Je lui adresse un autre sourire avant de me pencher vers lui pour l'embrasser. Rapidement au début, approfondissant par la suite, goûtant le café et le chocolat sur ses lèvres. Ma main vient lentement caresser sa joue et quand je me recule, je susurre doucement contre ses lèvres.

"Je t'aime, tu sais ?"

Un léger rire m'échappe alors que je reviens l'embrasser.

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Mar 14 Juil - 21:54

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Au début j'avais peur. Ou de gros moments de doute. Quand je l'ai vu au début, quand j'ai à peine commencé à entrevoir à quel point il était fracassé, blessé, perdu, je me suis dit que ça serait pas facile, et ça l'a pas été. Clairement pas. Toutes ces nuits courtes, ces crises, ces jours à faire attention à ce que je disais, à ce que je faisais. Et plus d'une fois, quand je me retrouvais enfin au calme, quand je me retrouvais enfin seul, parce qu'il était chez son psy, ou son kiné, ou bien qu'il avait préféré aller au dinner seul, je me suis laissé retomber sur le canapé, j'ai pris ma tête entre mes mains et j'étais à deux doigts de chialer. D'abandonner. De me dire que j'y arriverais pas. Et je me détestais pour ça. Pour douter. Pour penser que je serai pas fort pour deux. Pour avoir peur que ça marche pas. Et finalement tout s'est arrangé. Petit à petit il est allé mieux. Il a accepté queje l'aide, il s'est accepté lui-même. Il a pris ses marques, ses repères ici, avec moi. Et puis... et puis on s'est enfin retrouvés. Et j'en reviens pas de tout le chemin qu'on a parcouru depuis qu'on s'est retrouvés. Maintenant on est... bien. Très bien même. Mieux que ce que j'aurais pu imaginer. Alors bien sûr tout est loin d'être parfait, clairement, mais... il a trouvé une certaine paix. Et le sourire. Avec moi, il est doux, affectueux, il... m'aime. Et moi aussi. Et de plus en plus, je m'imagine comment ça va être, nous deux, à partir de maintenant. Comme ce matin, où il m'a fait la surprise de me chercher des muffins et du café pour qu'on partage le petit déjeuner ensemble.

C'est parfait. Notre petite routine tranquille, à être juste bien. Tous les deux, profiter de notre matinée après avoir passé une super soirée hier. Normal. Comme ça pourrait l'être si les choses continuent comme ça. A se passer aussi bien. Un vrai couple génialement banal... comme il y en a tant.

Oh si, ça m'assurera le petit-déjeuner peut-être encore demain!

Et à ma grande surprise je le vois feuilleter les annonces. Après tout pourquoi pas. J'imagine que les journées doivent être longues et qu'à un moment on peut en avoir marre de tourner en rond à la maison, avec seulement le psy et le kiné comme sorties, à part quand on va faire quelque chose tous les deux. Et encore, entre mon boulot et mes cours, ça le laisse seul pas mal de temps. Et qui sait peut-être qu'il se fera de nouvelles connaissances dans son nouveau boulot? A tout hasard je lui parle du poste de concierge qui se libère dans notre ancienne école, et à ma grande surprise, il a l'air intéressé.

T'es sûr? Je veux dire, ça serait pas glorieux. Ca serait pour réparer les tables, changer une vitre cassée ou une serrure qui déconne... nettoyer. Vraiment loin de ce que t'as pu faire. Je voudrait pas que tu te sentes... rétrogradé, ou humilié... tu comprends?

Alors que je m'attendais à ce qu'il change d'avis, mais non. Il a l'air plus emballé que jamais. Vraiment. Je lui souris quand il me demande s'il peut m'avoir un rendez-vous avec Fury pour qu'ils en discutent.

Eh ben... ouais. Bien sûr. Dès demain je passe le voir et je lui en touche un mot. Et me remercie pas, c'est normal d'avoir envie de t'aider.

Je lui prends doucement la main et la serre dans la mienne en lui accordant un grand sourire. Bien sûr que je ferai ça pour toi. Evidemment. Et je ris doucement une fois qu'il m'a volé un baiser, ronronnant presque quand je l'entends me dire qu'il m'aime. "Oui je sais..." La journée se passe tranquillement, on glandouille tous les deux, à regarder des films, à bouquiner sur le canapé, tranquilles.

Le lendemain soir, je rentre à la maison et cherche Buck dans l'appart une fois que j'ai ôté mes pompes et posé mon sac. Je le trouve au salon et lui vole rapidement en baiser après m'être laissé retomber à côté de lui.

Buck, si tu veux toujours, Fury est dispo demain à 15h. Je t'attendrai après mes cours comme ça on pourra rentrer ensemble. Qu'est-ce que tu en dis?

*

Le lendemain, à 15h précises, Nicholas Fury ouvre la porte de son bureau, et observe le jeune homme de son oeil unique avant de s'avancer vers lui pour lui tendre la main. La poignée de main est ferme et franche, puis il s'efface pour laisser entrer le candidat. Malgré la soixantaine passée, il est toujours impressionnant, et dépasse Bucky d'une demi-tête. Une fois la porte fermée, il s'adosse à son bureau, et a un léger rire, dévoilant ses dents blanches et éclatantes.

Bordel de merde, James Buchanan Barnes... Si votre copain Rogers ne m'avait pas juré sur son chandail préféré que vous étiez en ville, je vous aurais pas cru. Alors imaginez ma surprise quand il m'a dit que vous étiez intéressé pour reprendre le poste de Jenkins... Bon dieu vous en avez fait de belles conneries ici... Donnez-moi une bonne raison pour laisser la paire de foutus garnements être réunie à nouveau, vingt ans après, dans mon école...


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Ven 17 Juil - 13:07

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You told me once dear, you really loved me. And no one else could come between. But now you've left me and love another. You have shattered all of my dreams. In all my dreams dear, you seem to leave me. When I awake my poor heart pains. So when you come back and make me happy. I'll forgive you dear, I'll take all the blame. You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away

Un couple presque normal. C'est ce que je vois en nous alors que j'échange avec lui de longs baisers autour du petit-déjeuner. Ouais. On a presque l'air… Normaux. Et l'idée me plait. Énormément. Parce que je ne suis plus en train de me demander à quel moment ça va merder, à quel moment je vais avoir une parole déplacé ou que je vais mal prendre une de ses réflexions. Non, maintenant, j'ai simplement envie de profiter de lui, de sa présence et de ne plus me soucier du reste. De simplement… Être avec lui. Mes mains viennent caresser sa joue. Tout s'arrange au final… Simplement parce qu'il y a cru pour deux, qu'il s'est battu pour deux, à y croire pour deux. D'une façon qui ressemblait à ce que je pouvais faire avec lui quand on était gamins. Alors je comprends qu'il s'inquiète à propos de ce boulot de concierge, qu'il me demande si je ne trouve pas ça trop humiliant. Je comprends, mais je balaye cette idée d'un simple sourire. Non. C'est juste ce qu'il me faut. Quelque chose de simple, où je n'aurais pas peur de mal faire, de tout foutre en l'air. Quelque chose où je pourrais me sentir utile. Réparer des tables, changer des ampoules…. Faire le nécessaire sans pour autant avoir la pression du monde qui repose sur nos épaules. Pour le moment c'est tout ce dont j'ai envie. Et si jamais ça ne me plait plus dans quelques mois, rien ne m'empêchera de chercher autre chose. Tout ce que je veux, c'est recommencer à travailler en douceur… Me prouver que je peux faire quelques choses de mes dix doigts et que je peux bien le faire. Je lui vole un dernier baiser avant de terminer mon café. Je veux juste me prouver que je peux aller encore mieux pour lui, que je peux faire plus qu'être simplement Buck son copain qui se remet de ses problèmes. Au fond, je veux juste redevenir son Buck. Celui qui semblait invincible et qui ne craignait rien.

Je ronronne de plaisir quand il me répond qu'il sait que je l'aime, ne pouvant m'empêcher de sourire comme un crétin. C'est tout ce que je voulais entendre mon amour. Pour aujourd'hui je n'avais besoin que de ça. Je dépose un baiser sur ses lèvres avant qu'on ne file s'écrouler sur le canapé, passant notre journée l'un contre l'autre à lire ou à regarder une série… Comme n'importe quel autre couple un dimanche.

*

Le lendemain je suis paniqué, non angoissé plutôt à l'idée de revoir ce vieux Fury. Ce ne serait qu'un simple entretien d'embauche avec un homme que je ne connais pas, bien sûr que je serais angoissé… Mais là. Je vais tout de même tenter de dire à un homme à qui j'ai mené la vie dur quand j'étais gamin que je serais l'employé parfait pour vider les corbeilles et passer la serpillère. Ou alors je crains peut-être le fait qu'il tente lui aussi de me dire que c'est un boulot ingrat pour quelqu'un comme moi. Je ne sais pas. Ainsi à 15h pile, je suis face au bureau de Fury, avec la simple impression d'être de nouveau le gamin de dix ans qui se battait avec ses camarades parce que l'un d'entre eux avait osé se moquer de Steve. La porte s'ouvre finalement et je ne peux que lui sourire quand il me tend la main. La vache. Toujours aussi immense le Fury. Je suis loin d'être petit… Mais il arrive tout de même à me dépasser d'une bonne demi-tête malgré son âge. Je jure que ce ne serait pas un entretien d'embauche, j'en sifflerais de surprise. J'entre dans son bureau sans un mot, sursautant presque lorsque j'entends la porte se refermer derrière moi. Ok. Du calme. C'est rien. C'est Fury. Même si son unique oeil semble prêt à lâcher sur ta personne les chiens de l'enfer… C'est quelqu'un de bien. C'est le gars qui aurait pu t'expulser pour tes conneries et qui a toujours mis ça sur le dos de ton amour inconditionnel pour Steve. Je m'assois sur la chaise qu'il me propose et lève les yeux vers lui tandis qu'il commence à parler de cette voix qui étrangement m'impressionne toujours autant. Je passe ma langue sur mes lèvres, quelque peu nerveux.

"Eh bien… Parce qu'on est vos garnements préférés, non ?"

Un ange passe et pendant une longue minute, je me dis que ça y est. Il va me tuer. Mais non. À la place il éclate de rire.

"Bon point pour vous Barnes… Il est vrai qu'avec Rogers vous étiez ma paire de garnements préférés… Bien et si on en venait aux choses sérieuses… Rogers m'a dit que vous aimeriez reprendre le poste de Jenkins… Vous savez que ce n'est pas vraiment le boulot le plus gratifiant qu'on puisse avoir...
- Je sais Monsieur…"

Il pince les lèvres avant de reprendre.

"Vous avez les papiers que je vous avais demandés ?
- Oui, y'a tout. Dossier, CV…"

Il commence à parcourir mon dossier, ne pouvant s'empêcher de le commenter de temps à autre. Rien de méchant, au contraire.

"Sniper à l'armée ? Barnes, vous savez que vous pourriez faire bien mieux que changer des ampoules et vider des corbeilles. C'est limite insultant de vous filer ce job, James. C'est presque dégradant pour quelqu'un de votre âge, ce n'est pas extrêmement bien payé et c'est loin d'être gratifiant… Vous êtes sûr qu'un ancien soldat comme vous ne va pas... Se sentir comme rétrogradé ?
- Je sais, Monsieur. Mais je ne pense pas être capable de faire autre chose… Voyez avec mon handicap et mon dossier médical, je sais que ça c'est pile dans mes cordes.
- Oui et puis ce n'est que temporaire n'est-ce pas ?
- Ça l'est. Après je comprendrais aisément que vous ne pouvez pas m'embaucher, vu mes antécédents, et le fait que je vais avoir besoin d'horaires aménagés….
- Il n'a jamais été dit que le boulot était à plein temps. Tant qu'il est fait, peu importe combien de temps il vous faut.   Jenkins travaillait le soir après le départ des enfants et le mercredi matin. Ça vous irait ?"

Je hoche simplement la tête.

"Et vous pouvez commencer quand ?"

*
Je retrouve Steve devant l'école, et alors que je m'approche de lui, j'ai du mal à retenir un sourire. Autant à cause de ce que je m'apprête à lui dire, qu'à la vue de son chandail préféré. Je passe une main dans mes cheveux quand j'arrive à son niveau, ne pouvant contenir plus longtemps mon sourire.

"J'ai le job. Je commence demain soir…"

J'y suis arrivé bordel. Ça y est. Je l'ai fais. Je vais mieux et maintenant, je recommence à me dire que… Que j'ai envie de faire plus que de voir les jours venir. Maintenant je suis en train de me dire que je vais peut-être travailler une petite année ici avant de trouver autre chose et aller de l'avant, avec Steve à mes côtés. Je ris alors qu'il vient me prendre dans ses bras, me disant que c'est merveilleux. Ouais ça l'est. C'est presque un miracle. Y'a quelques mois je pensais pas que je pourrais en être là aujourd'hui… Y'a quelques mois je pensais que je ne terminerais pas l'année. Et là… Entre ses bras, je me sens à ma place, je me sens aimé… Je me sens bien.

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Lun 20 Juil - 17:19

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Le colosse au regard acéré bien qu'unique installe Bucky dans son bureau, et le contemple quelques minutes après l'avoir fait entrer, avant de lancer les hostilités. James Buchanan Barnes... Il a un casier long comme le bras des exploits du jeune garçon, et assez de tickets de retenue pour en faire un pagne. Un gentil gosse, mais qui avait le don quasi magique de se foutre dans les pires situations, principalement quand ces situations concernaient son petit protégé, Rogers. Le petit oisillon souffreteux qui semblait avoir toutes les maladies possibles et inimaginables, et c'était quasi un double miracle quotidien de le voir arriver tous les matins, et de le voir partir tous les soirs. Et que Barnes protégeait comme une chienne surveille son petit. Laurel et Hardy en pire. Il s'en serait arraché les cheveux, s'il en avait encore eu à l'époque, à chercher à démêler leurs embrouilles, et à enquêter à chaque fois sur qui avait fait quelle connerie. Et le plus souvent, comme d'habitude, c'était un gamin un peu con qui avait osé s'en prendre à la prunelle de ses yeux, et qui finissait par se retrouver avec des dents incrustées dans les casiers ou un nez en sang. Ou les deux, si l'offense envers Rogers avait été trop importante.

Et maintenant il se tenait devant lui... déjà le retour de Rogers avait été une surprise, et si ce gamin devenu presque aussi grand que lui ne lui avait pas présenté sa carte d'identité, c'est quasiment certain qu'il ne l'aurait pas reconnu. Enfin de visage, il n'avait pas changé, mais pour le reste. Bon sang c'était presque comme si on avait pris un nouveau corps et qu'on y aurait mis sa tête. Il ne pensait même pas que le gosse aurait été encore en vie vu son dossier médical. Et pourtant il s'était pointé après son concours, demandant une place. Et il devait reconnaître qu'il faisait bien son boulot. Comme si ça ne suffisait pas, voilà que Dupont ramenait Dupond, et il craignait plus que tout que leur dynamique infernale se remette en marche. Il éclata de rire à la réponse de Barnes et agita son index vers lui.

Bon point pour vous Barnes...

Le reste de l'entretien se passe de façon plutôt détendue, et s'achève sur une promesse.

Avant que je vous fasse signer votre contrat, Barnes, une chose. Je suis quelqu'un d'ouvert d'esprit, et de pas vraiment chiant. Sauf qu'on est entourés de mômes. Donc pas de galochage dans les couloirs, et pas de tête à tête torride dans l'atelier c'est clair? Et avant que vous me demandiez, oui je sais. Je suis Nicholas Fury, je sais toujours tout. Allez, filez retrouver votre Roméo qui doit se mourir d'amour sur le perron.

Et après un dernier rire lumineux, il le raccompagne jusqu'à la porte et il le laisse partir après lui avoir gentiment tapé sur l'épaule.

*

J'avais corrigé une dictée en attendant Buck, et une fois terminé, j'avais fermé ma salle et j'étais allé attendre Buck dehors. Sauf que j'attends dix minutes, quinze et il n'est toujours pas là. C'est plutôt bon signe, parce que si ça s'était mal passé, l'entretien se serait terminé beaucoup plus tôt, mais sait-on jamais. J'ai peur qu'il ait fait une crise, qu'il se soit braqué qu'il... Enfin je vois la porte qui s'ouvre et lui qui apparaît. Bon, il a pas l'air d'être hors de lui, ni tendu. Et je vois même que ce sale gosse essaie de se retenir de sourire. Non mais je vous jure! J'attends qu'il soit près de moi et qu'il ait enfin craché le morceau pour le serrer contre moi à l'étouffer.

C'est génial. C'est génial mon amour. Je suis fier de toi. Vraiment fier. C'est génial!

Je viens lui voler quelques baisers rapide avant de lui prendre la main et l'entraîner.

Tu sais quoi? Pour fêter ça on mange dehors! Tu le mérites! Alors dis-moi, qu'est-ce qui te brancherait? Indien? Italien? Grec?

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Jeu 23 Juil - 16:05

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You told me once dear, you really loved me. And no one else could come between. But now you've left me and love another. You have shattered all of my dreams. In all my dreams dear, you seem to leave me. When I awake my poor heart pains. So when you come back and make me happy. I'll forgive you dear, I'll take all the blame. You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away

C'est avec plaisir que je me jette dans ses bras, que je le laisse me serrer au point de m'étouffer. Parce que je me sens bien quand il me prend dans ses bras, quand il m'embrasse, quand il me dit qu'il est fier de moi. Car dans ses moments-là, j'ai l'impression d'être normal, j'ai l'impression de ne plus être fracassé, d'être un humain normal et non plus un ancien soldat qu'est complètement brisé. À ses côtés, j'oublie mes fêlures, mes défauts, mon handicap. A sa façon de me regarder, j'ai l'impression d'être la personne la plus importante de cette univers, ou au moins une des sept merveilles du monde. Je souris entre chacun des baisers qu'il vient me dérober, puis je ne peux que m'adoucir un peu plus quand il vient chercher ma main, m'entraînant dieu seul sait où.

"Steve… Je mérite pas forcément un restaurant… J'ai juste réussis à décrocher un job… Mais quitte à choisir…  J'ai bien envie d'un indien. Je tuerais pour un poulet au curry là."

Je ris doucement avant de venir lui voler un autre baiser. C'est comme ça que ça aurait dû être entre nous. Depuis toujours. On aurait jamais dû être séparés… On aurait pu être ainsi tout les deux depuis des années… Et si il y a quelques mois, cette simple idée m'aurait fait vriller, au point de déclencher une crise, là… Ça ne m'arrache qu'un haussement d'épaules. Car oui, c'est triste… Mais quelle importance maintenant ? Nous sommes tout les deux, heureux et amoureux. Alors pourquoi recommencer à remuer un passé douloureux quand je peux simplement profiter d'être dans ses bras maintenant ? Mes doigts se referment un peu plus sur les siens alors que je lui souris avec tendresse.

*
Je m'allume une cigarette alors que j'attrape mon téléphone, textant rapidement Steve pour lui dire que je sors de chez le psy et que je serais rapidement à la maison. C'est un peu tôt pour lui et je sais qu'il est en cours, mais au moins, je suis sûr qu'il sait ce que je fais. Puis je me permets de lui glisser un petit mot doux à la fin de celui-ci. Sur le chemin, je m'arrête au Starbucks pour me prendre un café, le sirotant alors que je rentre à l'appartement, ne cessant de ruminer ce que la psy m'a dit. Ouais je vais clairement mieux, au point que je vais pouvoir lâcher mes médicaments, espacer mes rendez-vous avec elle. Au point que je ne fais plus de crises, plus de cauchemars… Ouais je devrais être fier de moi, et je le suis. Sauf pour une chose. La vie de couple avec Steve. Ça fait peut-être un bon mois et demi qu'on est tout les deux. Un mois et demi et on a toujours rien fait. A cause de moi. Parce que j'angoisse à l'idée qu'il puisse me voir complètement nu, ou même simplement, sans ma prothèse ou mon t-shirt. J'ai peur qu'il voit les cicatrices sur ma peau… Le moignon… Non. Même si il passe sont temps à me dire que je suis beau, que je suis son Buck… J'ai peur qu'en me voyant sans… Il me trouve repoussant, qu'il n'ait plus envie de moi… Ou qu'il me regarde comme si j'étais un monstre. Et je sais que c'est Steve, je sais qu'il m'aime plus que tout au monde. Je termine mon café et envoie le gobelet dans la poubelle. Y'a pas de raisons qu'il cesse de m'aimer parce qu'il pose autant ses yeux que ses mains sur mes cicatrices. Peut-être qu'il serait dégoûté de caresser un corps mutilé. Peut-être que je le repousserais. Et je sais que je ne supporterais pas de voir du dégoût dans ses yeux. Mes parents avaient déjà eu du mal à me regarder à l'hôpital, à me prendre dans leurs bras… Même Angie au début avait du mal avec ça… Alors lui. Je ne pourrais pas. J'ouvre la porte de l'appartement et m'y engouffre et je vais prendre une douche, tentant de repousser cette idée au loin. "Il comprendrait vous savez. C'est votre compagnon, et il vous aime." Bien sûr qu'il m'aime et qu'il ne me laisserait jamais. "Il apprécie de vous embrasser non ? De vous caresser ? Pourquoi après tout ça il ne voudrait pas faire plus avec vous ? Juste à cause de votre prothèse ? Vous ne pensez pas que si il n'en avait pas vraiment envie, il ne serait plus là depuis un bon moment ? Qu'il serait allé chercher ça chez quelqu'un d'autre ?" L'idée me fait serrer les dents. Bien sûr qu'il est resté. Steve ne me ferait jamais ça. Jamais il n'oserait me faire ça. Il sait que je l'aime… Alors à la place, il fait avec. Il accepte sans rien dire à chaque fois que je le repousse, à chaque fois qu'il tente de glisser ses mains sous mon t-shirt… A chaque fois il me sourit, il me dit qu'il comprend… Et pourtant, je vois toujours une certaine tristesse dans son regard… Une certaine déception. Parce qu'il doit penser que je ne le désire pas. Je ferme les yeux et laisse l'eau tiède glisser sur ma peau. Un mois et demi.  Et je le sens à chaque fois que ça commence à devenir chaud entre nous, je sens qu'il me veut, qu'il me désire… Autant que j'ai envie de lui. Alors pourquoi cette angoisse ?

Peut-être parce que maintenant que tout va mieux… J'ai peur que ce soit ça qui déconne.

*
"C'est bon je me suis changé… Tu peux venir te brosser les dents comme le gentil garçon que tu es Rogers."

Je lui glisse un sourire avant de m'effacer pour le laisser entrer. Ça me fait sourire parce qu'à nous voir comme ça… On a déjà toutes les habitudes d'un couple bien rangé et heureux. Et ça me fait du bien. De pouvoir me raccrocher à ça. Un autre sourire m'échappe alors que je viens me glisser dans son dos, déposant de rapides baisers dans sa nuque, tandis que ma main caresse doucement son ventre. Je croise rapidement son regard dans le miroir avant de venir susurrer "Je t'aime" contre sa peau. Puis doucement je dépose un baiser sur sa joue, lui souriant une dernière fois.

"Je t'attends au lit… Et traîne pas trop…"

Dernier baiser de ma part avant que je ne m'éclipse dans notre chambre. Je me glisse entre les draps, et souris quand il me rejoint. Sans hésiter je viens me glisser entre ses bras, lui volant un long baiser qu'il me rend avec plaisir. Je souris contre ses lèvres alors que je me serre un peu plus contre lui, ma main se perdant déjà dans ses cheveux, puis sa nuque, pour finalement échouer dans son dos. Je soupire doucement contre ses lèvres quand je sens ses mains se perdre au creux de mes reins. J'ai tant envie de lui… Tant envie qu'il ne s'arrête pas… Nos baisers se font bien plus fiévreux et comme d'habitude… Au moment où ses mains tentent de se glisser sous mon t-shirt, je romps notre baiser, croisant son regard. Je suis désolé Steve, désolé… Je sais que t'en as envie… Sûrement autant que moi… Je baisse les yeux, ma main caressant presque timidement sa joue.

"Désolé Steve… Je…"

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Jeu 23 Juil - 19:26

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Mais tu arrêtes?! A t'entendre on dirait que je suis un boy scout!

Je quitte la position du guerrier, redescends sur mon tapis et ris doucement alors que je passe dans la salle de bains. Et je lui file une tape sur le fesses au passage, juste pour lui faire payer sa réflexion à la con, avant de me placer face au miroir, la brosse à dents entre les lèvres. Et c'est à cet instant que je le sens se presser contre moi. Ses lèvres glissent dans ma nuque et je soupire en sentant sa main sur mon ventre. Juste ça et je sens déjà que je deviens raide dans mon bas de pyjama. Puis, comme d'habitude, c'est la douche froide, et il me dit gentiment qu'il m'attend au lit. Je prends quelques secondes pour me calmer, soupirant profondément pour retrouver mon calme. Bucky... Je crois qu'il s'imagine même pas à quel point j'ai envie de lui. Et à quel point c'est dur, pour moi...

Alors oui, c'est sûr que quand je l'ai accueilli ici, et quand on s'est... mis ensemble, je savais que ça allait pas être facile. Et pourtant j'ai été ébahi par la vitesse à laquelle tout a changé pour lui. Ses crises se sont calmées. Il n'est plus obligé de tout ranger, et il peut manger certains plats comme il veut. Ses cauchemars ont presque disparu. Tout ça en deux mois et demie. Et un mois et demie depuis qu'on est ensemble. Il accepte même de sortir pour voir nos amis. La seule chose qui coince encore c'est... le sexe. Au début, ça allait. C'était clair qu'on allait pas passer des nuits torrides ensemble dès le premier soir, et pendant un temps les seuls cris qui résonnaient dans notre lit étaient ceux de ses cauchemars. Mais je pensais que... que petit à petit ça aussi ça irait mieux. Comme le reste. Sauf que de ce côté là, tout est resté pareil. On passe de longues heures dans les bras l'un de l'autre, à simplement s'embrasser et se caresser. Sauf dès que la barrière du tshirt est franchie, à chaque fois il m'arrête. Et à chaque fois je lis une expression paniquée dans son regard, et désolée. Sauf que je sais pas. Je sais pas ce qui le bloque. Enfin si, évidemment que je sais mais... je suis triste que pour ça non plus, il me fasse pas confiance. Je l'ai soutenu, épaulé et aimé pour tout le reste... alors pourquoi pas pour ça? Surtout que... qu'il voit bien, qu'il sent qu'il me fait de l'effet, qu'il me fait envie. Plus d'une fois j'étais dur contre lui alors qu'il a arrêté nos caresses.

Et j'avoue que ça me bouffe. Parce que tout le reste est tellement parfait. On est bien. Mieux que j'aurais pu l'imaginer. Maintenant qu'il a baissé sa garde et qu'il me fait confiance je retrouve mon Buck, ce sale gosse dont je suis tombé amoureux tout gamin. Et que j'aime encore plus maintenant, parce que la vie qu'on a est encore mieux que celle que j'aurais pu imaginer. Joyeusement bordélique et imparfaite.

Je le rejoins dans la chambre et me glisse dans notre lit, vu qu'il ne dort quasiment plus dans sa chambre, et à peine installé il m'embrasse. Je caresse ses lèvres des miennes, mon souffle s'accélérant petit à petit alors que ses mains commencent à explorer mon torse et mon dos. Et la température monte, comme d'habitude. Nos corps se pressent, impatients, nos baisers deviennent fiévreux, nos mains se cherchent... et... je sens sa main qui attrape la mienne pour m'arrêter. Comme d'habitude. Je me laisse retomber dans les oreillers, tentant de cacher ma déception, mais elle doit être aussi visible que mon érection. J'entends ses excuses et je sais très bien que c'est pas pour me faire chier le coup de la douche froide. Sauf que c'est ... usant... Je me pince les lèvres et hésite une seconde avant de relever les yeux vers lui.

Buck... qu'est-ce que... tu... je te plais pas? Je...je te fais pas envie?

Je baisse les yeux, fixant mes mains qui jouent avec le tissu clair des draps.

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Ven 24 Juil - 13:55

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You told me once dear, you really loved me. And no one else could come between. But now you've left me and love another. You have shattered all of my dreams. In all my dreams dear, you seem to leave me. When I awake my poor heart pains. So when you come back and make me happy. I'll forgive you dear, I'll take all the blame. You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away

On a l'air con tout les deux, avec nos triques, allongés l'un à côté de l'autre, à se poser très certainement la même question. "Est qu'il a envie de moi ? Est-ce que je l'excite ?" La réponse est évidente, oui… Mais le problème c'est moi. Encore une fois. C'est moi qui une fois de plus angoisse et fout tout en l'air. Simplement parce que j'ai peur qu'il me voit à poil. Qu'il contemple mon bras mutilé et ma peau couturés de cicatrices, et qu'il se dise que finalement, il ne veut pas  coucher avec quelqu'un qui ressemble à ça… Le pire ce serait que cela le dégoûte et que pour ne pas briser ce qu'on a, il se force à me désirer, à me murmurer qu'il m'aime comme je suis. Alors que dans les faits, ça le rend malade de devoir caresser mon torse et les mutilations qui l'ornent, de sentir mon moignon de bras contre son corps.

Seulement à voir la déception dans son regard, je m'en veux de lui imposer une fois de plus cette douche froide que je lui impose depuis presque un mois. Depuis qu'on est ensemble… Tout ce que je lui ai accordé ce sont de longs baisers et ses étreintes que je romps toujours. Pendant de longues secondes je le contemple, m'en voulant de lui faire ça. Parce que quoi qu'il en dise, même si il essaye de cacher sa déception derrière des sourires, je n'arrive pas à voir autre chose. Je me mords la lèvre avant de pousser un soupir, ne relevant les yeux vers lui que lorsque qu'il m'interpelle. Je croise à nouveau son regard et je sens mon sang se glacer à chacun de ses mots.

"Steve..."

Je ne veux pas que tu penses ça. Oh mon dieu… Je ne veux surtout pas que tu puisses penser ça. Non, non…  Voilà qu'en plus, pour accentuer ma culpabilité, il baisse les yeux comme quand il pouvait le faire quand il était gamin et qu'il avait honte de me parler d'un truc. Je prends appui sur mon coude pour m'assoir dans le lit, venant ensuite attraper son menton pour le forcer à relever les yeux vers moi.

"Steve… Je t'interdis de penser que je n'ai pas envie de toi… Tu… T'imagine pas à quel point j'ai envie de toi, là, tout de suite. Je… J'ai autant la trique que toi… Crois-moi… C'est pas toi le problème… C'est moi…"

Mes doigts viennent doucement caresser sa joue alors que je pince les lèvres, quelque peu mal à l'aise. La psy m'avait prévenue, un jour on devrait avoir cette discussion, car aussi patient qu'il puisse l'être, c'est un être humain, il a aussi des besoins. "Il souffre peut-être que vous le repoussiez depuis tant de temps, au bout d'un moment, il va finir par douter, il va finir par vous demander si vous le désirez vraiment… Mettez vous à sa place James, ça doit être très dur pour lui." Et ça l'est. Je le vois. Je passe ma langue sur mes lèvres avant de venir l'embrasser.

"Je t'aime Steve et j'ai envie de toi… C'est juste que…"

Allez. Dis-le. Il peut comprendre. Il a besoin de l'entendre. Je passe ma main dans mes cheveux avant de pousser un soupir. Je fixe les draps, ne sachant pas vraiment comment lui avouer ça.

"Tu vas trouver ça con hein… Mais… J'ai juste peur. Pas que tu me fasses du mal ou quoi… Mais juste que… Que t'aimes pas ce que tu vas voir. Genre… J'suis pas beau, enfin c'est pas beau ce qu'il y a là-dessous. J'ai des cicatrices partout… Et mon bras… C'est immonde."

Un tremblement secoue mes épaules. J'ai honte subitement, et j'ai presque l'impression de revenir à l'époque où j'avais peur qu'il puisse voir la moindre de mes fêlures. Qu'il puisse voir ce que la guerre m'a laissé. J'aurais dû lui en parler plus tôt. Peut-êtr que ça aurait arrangé les choses. Ou pas. Après tout Steve ne sait toujours pas ce qui m'est arrivé là-bas… Tout ce qu'il sait, c'est que j'étais sniper en Afghanistan… Et que je suis rentré blessé. Fin de l'histoire. Il n'a jamais su pour ma captivité, tout comme il ne sait pas que je me suis infligé ça… Je suis celui qui me suis mutilé, pour m'enfuir… Et pour notre bien à tout les deux… Je pense qu'il vaut mieux qu'il ne le sache jamais. Je prends une grande inspiration, reprenant d'une voix plus faible.

"J'ai peur de te dégoûter. La vérité c'est que j'ai peur que tu me vois… Et que je ne te fasses plus envie…. Et… Et j'arriverais pas à supporter de voir du dégoût dans tes yeux… Je sais que tu m'aimes Steve, ne penses pas que je n'en suis pas conscient… Mais je suis écorché là-dessous… C'est pas beau, c'est pas agréable à toucher… C'est juste affreux."

crackle bones
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G.I Joes and 2am Diners - Steven & Bucky
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