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Devil Man - Nox & Andréas

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Jeu 14 Mai - 15:36

Devil Man
Never test the temper of a patient man. You've been tryin to be understood & boy do I understand. When you die, the world's gonna be lighter. See the heart of the champion, thru the, eye of the tiger. I simply don't care, if you hate me or love me. Pass me the pistol; shoot the bully. I'm 'amake it disappear. Hell is empty mama; the devil's here.Look at you walkin round like you're some kind of genius. Feel the steel, go tell it to jesus. I've seen your soul; man it's so ugly. If they wanna know, tell them.

"Tu te charges de t'occuper de cette bande de babouins… J'ai des choses à faire. Et si y'en a un seul qui remet en question mes ordres, occupe-toi de leur rappeler que l'eau est pas bien chaude en cette période."

Je laisse la barre à mon second avant de descendre rapidement jusqu'à la cale. Je prends le temps de piquer une pomme dans les réserves avant de commencer à me déplacer en silence, cherchant simplement à retrouver notre cher prisonnier. Que dis-je, notre prise de guerre. Oh, j'ai jamais été du genre à supporter faire des prisonniers suite à des abordages, mais lui…. Ah ça m'aurait tué de le laisser à son crétin et puceau de Capitaine. Non lui il fallait que je le prenne avec moi. Ne serait-ce que pour humilier ce connard de Vander Decken une bonne fois pour toute. Que je lui rappelle qu'en plus de massacrer une partie de son équipage, je lui vole son second, juste pour qu'il comprenne une bonne fois pour toute que c'est moi l'empereur de ces mers. Moi et moi seul. J'en suis le roi. Les autres ne sont que de pauvres naufragés qui feraient mieux de ne jamais croiser ma route. Alors les malins m'évitent, contrairement aux idiots dans son genre qui pensent qu'il faut se débarrasser de moi, soit-disant parce que je suis instable, imprévisible… Dangereux même. Mais eh, les gars dans quel monde vous vivez ? Nous sommes des pirates. C'est dans notre nature d'être des monstres, de ravager, tuer, piller… Vous vouliez être des gens bien ? Fallait vous engager. Mais ils ne comprennent pas. Certainement parce qu'ils sont tous bien trop occupés à vouloir prouver qu'ils sont meilleurs que les autres… Les idiots.

Je frotte doucement la pomme contre le revers de ma veste, alors que dans l'obscurité, je commence à doucement réciter un psaume, prenant bien soin de rester dissimulé à la vue de mon prisonnier. Lui qui est là depuis bien une semaine, à croupir dans cette cale, attaché par les poignets, à survivre avec ce que j'accepte de lui offrir. Ce qui pour l'instant se résume à boire le seau d'eau que les mousses lui jettent au visage tout les matins et à manger ce qui peut bien traîner sur le sol. Oh certains pensent qu'il faut bien traiter ses prisonniers pour obtenir ce que l'on veut d'eux… Je pense pour ma part qu'il faut justement leur rappeler qu'ils ne vivent que parce que je le veux bien. Et que je suis le seul Dieu qu'ils doivent prier, le seul qui peut autant se montrer miséricordieux ou cruel. J'attends toujours quelques jours avant de venir les voir, histoire de les laisser se demander à quelle sauce je vais les dévorer. Je plisse le nez en sentant une odeur amer me parvenir. Il en est déjà réduit à ça ? Eh bien. Il n'a pas l'estomac solide. Je finis par sortir de l'ombre, me plantant face à lui avec un sourire alors que je tire une caisse pour m'y assoir, le regardant alors que je croque dans ma pomme.

"Ça faisait longtemps. Pour être franc, je me demandais si t'avais pas déjà claqué. Mais félicitations, tu es encore des nôtres. Je vois que tu fais comme si tu étais chez toi… Tu vomis déjà sur le plancher et à l'odeur, je dirais que t'as pris tes aises… Tant mieux. Considère de toute façon que cette cale est très certainement la dernière chose que tu verras alors… Autant que tu t'y sentes bien."

Un rire m'échappe alors que je mâchonne mon morceau de pomme, regardant l'homme pathétique à mes pieds. Il me dégoûte pour être franc. Au point que j'en viens à me demander pourquoi je le garde. Après tout… Son Capitaine n'est pas venu le chercher… Et ça fait déjà une semaine qu'il est là. Peut-être que l'autre voulait s'en débarrasser au fond. Va savoir.

"Surtout que bon, t'as de la chance, t'es encore entier… Le dernier qui était à ta place… Ouh. C'était pas beau. En plus, à force d'être coincé ici, il en était devenu fou… Au point qu'il hurlait et hurlait qu'il était coincé dans le ventre de la bête, et que tel le passeur, je m'apprêtais simplement à le livrer à Lucifer en personne. Je dois avouer qu'au début, c'était amusant de l'entendre hurler comme un animal blessé… Mais ça a finit par me lasser. Au point que je me suis contenté de l'ouvrir comme un porc et de laisser son sang imbiber le plancher… Mais toi tu m'amuses plus. Tu ne dis rien. Tu te contentes de rester bien sagement attaché. Pas un hurlement la nuit, pas une insulte… J'espère que je ne t'ai pas déjà brisé… Oh je n'espère pas. Ce ne serait pas drôle. J'aime voir le point de rupture dans les yeux de mes victimes avant de les achever."

Je crache par terre avant de croquer une nouvelle fois dans le fruit fronçant les sourcils en voyant qu'il ne prononce pas un mot. Je me penche vers lui, l'observant une seconde avant de lui en coller une.

"Jouer la carte du mutisme fonctionne pas très bien avec moi. Car moins tu parles, plus tu me fais chier. Et plus tu me fais chier, plus vite tu finiras par être radié du Club des Vivants, alors si t'es pas trop con et que tu veux survivre, je te conseille de l'ouvrir."

Même si au final, je finirais forcément par te tuer. Mais avant cela, divertis-moi.

crackle bones
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Mer 20 Mai - 14:38

Devil Man

Andreas - Nox

Mais quel abruti... Je n’en reviens toujours pas d'avoir été attrapé comme ça. Comme un bleu. Au port. Un coup sur la nuque, je me suis effondré. J'ai lutté pour ne pas sombrer, je crois même que j'ai réussi à ramper sur quelques centimètres. Le second coup m'a cueilli à la tempe, et là, j'ai rien pu faire. Je me suis réveillé enchainé dans ce que j'ai pris pour le ventre d'un monstre, mais qui n'est qu'en fait l'intérieur de la cale d'un navire. Enfin, j'ai supposé que c'était le ventre d'un monstre, mais comme je n'ai jamais visité l'intérieur d'un corps...

Une migraine d'une violence rare battait dans mon crâne à ce moment-là, et je crois bien que j'ai perdu connaissance une seconde fois. En tout cas, quand j'ai repris conscience, pleinement cette fois, j'ai pu me redresser pour observer un peu le paysage autour de moi... Et constater que j'avais le coeur au bord des lèvres. A en juger par le tangage et le roulis, le navire est beaucoup plus grand que la Plume... Je jette un vague regard au plancher et écarquille les yeux en voyant la mare rouge-brunâtre qui la macule. C'est mon sang ça ? Je glisse une main sur ma tempe et tressaille. Apparemment, ça vient bien de moi.... Bon.

Je commence à passer en revue les bateaux bien plus grand que celui de Raphaël  que nous avons pu rencontrer et les résultats ne m'enchantent pas tellement. Deux alliés, dix ennemis... En tête de liste, le Léviathan, la Sirène Pâle et le Faucheur. Ils étaient à quai quand on a accosté... hier ? Je ne sais pas combien de temps j'ai passé dans les vapes. Quoiqu'il en soit, je suis dans la merde. Youpi.

Le temps s'étire. Seuls les mousses me rendent visite pour me donner à boire. La faim me tiraille bientôt l'estomac, malgré le mal de mer. Je tente de bouger pour ne pas rester trop engourdi, mais je n'ai pas énormément de liberté de mouvements. Je n'ai pas d'autre choix que de me faire dessus, et bientôt, les embardées du navire ne sont plus les seules raisons de mon mal au coeur. Mais je ne décoince pas un mot. Pas tant que je ne saurais pas entre les mains de qui j'ai atterri pour commencer. De toute façon, mon capitaine ne devrait pas mettre trop de temps à me retrouver...

Du moins, je l'espère.

Si tout d'abord je reste relativement éveillé et aux aguets, la privation de nourriture et les conditions  de détention commencent à rapidement me fatiguer, et bientôt, je finis par me laisser aller à dormir un peu quand j'en ai l'occasion. Et des occasions, j'en ai. Je ne manque pas de temps. J'ai réussi à séparer en deux le peu d'espace que je peux occuper, une partie où je dors et je vis, et l'autre où je me soulage.... Mais il en faut peu pour qu'elles se chevauchent... Et l'eau que les mousses me balancent à la gueule n'arrange pas les choses, au contraire, le plancher se souille même là où j'ai pris soin d'essayer d'éviter ça. Depuis le temps que je croupis ici, je suis transi de froid aussi. Et ma blessure à la tempe pulse douloureusement. J'essaie de la maintenir propre mais je crois bien que c'est un échec vu la chaleur que je sens émaner d'elle quand je pose ma main dessus.





Je somnole à moitié lorsqu'une voix s'élève, provenant des ténèbres. Je frissonne. Je crois savoir à qui elle appartient... Et j'espère me tromper. Je donnerais mes deux mains et mes deux pieds pour avoir tort. Et ma tête aussi s'il le faut. Et mes couilles. N’importe quoi en bref.
Malheureusement pour moi, il s'avère que je ne me suis pas trompé.


Andreas.


Super. Y'a pas pire. Sauf l'Enfer peut être... Si toutefois ça existe. Je me tasse légèrement sur moi-même en le voyant approcher. Je le connais. J'ai vu de quoi il était capable à plusieurs reprises lors des abordages. Les massacres. Il y prend un plaisir presque sexuel on dirait. Orgasmique. Jouissif.

Je rive mon regard sur lui et j'avale péniblement le peu de salive que j'ai en bouche. J'ai soif. J'ai faim. Et ce connard est en train de me bouffer une pomme bien juteuse sous le nez. Je ne peux empêcher mon regard de suivre le trajet du fruit, de sa main à sa bouche, de sa bouche à sa main.

Je ne l'écoute même pas déblatérer ses conneries. Je n’en ai rien à foutre au fond. Qu'il fasse de moi ce qu'il veut, je n'ai rien à lui dire. Il n'obtiendra rien de moi.
Un léger mouvement de recul, purement réflexe, me prend quand il se penche sur moi. La claque part et je me la prends de plein fouet. Sa violence me coupe le souffle, et je me retrouve prostré à demi à quatre patte à ses pieds.

Non mais tu crois que quoi, connard ? Que je ne sais pas que tu finiras par me tuer ? Et que ça ne se fera certainement pas en douceur ? Je ne suis pas si naïf. Si je peux te pousser à bout uniquement en restant silencieux au point que tu n'aies qu'une seule envie, une seule pulsion, celle de m'égorger, qui te vienne, je vais le faire. Et ça ne sera pas bien difficile de ne rien dire.
J'essuie du revers de la main le sang qui dégouline de ma lèvre fendue, les yeux toujours rivés sur le plancher. Un rire enfle doucement dans ma poitrine. Un rire moqueur, rendu légèrement aigu à cause de ma nervosité, et quand je lève enfin les yeux sur lui, je suis vraiment hilare.

Et… puis… quoi… encore…


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Mar 9 Juin - 17:44

Devil Man
Never test the temper of a patient man. You've been tryin to be understood & boy do I understand. When you die, the world's gonna be lighter. See the heart of the champion, thru the, eye of the tiger. I simply don't care, if you hate me or love me. Pass me the pistol; shoot the bully. I'm 'amake it disappear. Hell is empty mama; the devil's here.Look at you walkin round like you're some kind of genius. Feel the steel, go tell it to jesus. I've seen your soul; man it's so ugly. If they wanna know, tell them.

Un simple rire lui échappe, un son dissonant qui m'agace. Dieu que c'est désagréable. Sa voix est désagréable. Tout me dégoûte en fait chez lui. Autant son regard que l'odeur qu'il dégage. C'est peut-être pour ça que je me concentre sur le sang séché qui macule sa peau. Ça au moins… Ça reste. C'est appréciable. Le reste. Je croise à nouveau son regard alors qu'il m'adresse un sourire… Mais ce n'est pas ça que je regarde. Non. Ce que je regarde avec un léger sourire le sang qui macule doucement ses lèvres. Ce liquide vermillon qui glisse le long de sa lèvre. Bien. Il ne veut pas parler. Il préfère jouer la carte du mutisme avec moi, espérant simplement que je finisse par me lasser. Si il pense être le premier à tenter ça… Il est presque mignon. Je passe ma langue sur mes lèvres avant de rire à mon tour.

"Bien, bien… Tu choisis le mutisme. Fort bien. Après tout, c'est toi qui est enchaîné hein, si ça te plait de méditer en silence dans ton coin. C'est juste dommage… Moi qui pensait te donner une récompense… Mais si tu préfères… On va jouer autrement."

J'envoie la pomme s'échouer au loin, d'un geste presque rageur alors que je pousse un soupir. Je pensais y aller plus doucement, mais tant pis. Il ne veut pas parler, et bien je vais le faire hurler. En même temps… Il parlerait déjà… Il ne m'amuserait plus. Plus du tout même. Je pense que je lui aurais déjà collé une balle dans la nuque et je l'aurais renvoyé à son cher capitaine… Je finis d'avaler ce que j'avais en bouche avant d'hausser les épaules, esquissant un sourire.

"Tu sais… Je pensais vraiment te filer un petit truc à manger… Ou un truc à boire tu vois… Mais puisque t'as envie de faire le difficile… Je vais te laisser ainsi encore un peu… Et je dirais au toubib de passer un autre jour… Même si selon lui… Tu vas finir par nous claquer entre les doigts avec ta plaie… Regarde-toi, tu pues déjà la vieille charogne… À ce rythme-là… Tu ne reverrais la mer qu'une fois mort…"

Je le considère du regard avant de lentement tendre ma main vers lui, venant récupérer un peu de sang du bout des doigts. Je considère le liquide vermillon qui teinte ma peau avant de porter ceci à mes lèvres. Je goûte son sang avant de cracher par terre.

"Ouais. Dégueulasse. T'as déjà un goût de cadavre… "

Je plisse le nez avant de pousser un soupir, croisant les bras. Je suis partagé sur son cas. Je pourrais le laisser crever ici, comme la moitié des gars qui sont venus ici… Ou alors je continue à m'amuser avec lui jusqu'à le briser et ensuite je le laisserais crever ici… Faut croire qu'il ne m'amuse pas tant que ça… Dommage je pensais qu'une prise comme celle-ci… Je tire lentement une dague de ma ceinture, la faisant lentement tourner entre mes doigts.

"C'est dommage vraiment.. Vraiment… Tu vois on aurait pu discuter un peu toi et moi, apprendre à se connaître… Qu'est-ce que je raconte… ? Tu ne veux pas parler ? Pas grave mon agneau… Je vais te faire hurler."

Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je m'approche, l'attrapant par la gorge alors que je fais courir la lame effilée contre sa peau. Je croise son regard et sans sourciller, je plante le couteau dans un de ses poignets, le crucifiant littéralement au navire.

"C'est ça… Hurle… Hurle pour moi…. T'es bon qu'à ça…."

Mes doigts se referment quelque peu autour de sa gorge alors que je fais tourner la lame dans sa chair.

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Sam 11 Juil - 21:56

Devil Man

Andreas - Nox

Je lui lance un regard mauvais. Une récompense. Je ne suis pas un chien, enculé de capitaine de mes deux. Ne rêve pas, tu m'auras jamais à tes pieds. Hormis au sens physique du terme malheureusement pour moi, puisque je suis coincé attaché ainsi. Condamné à renifler tes bottes puantes et dégueulasses.

J'ai un mouvement réflexe violent pour essayer de rattraper la pomme qui roule au loin sur le plancher. J'ai faim. C'était instinctif. Mais je me morigène intérieurement d'avoir eu ce geste incontrôlé. Parce que cet enfoiré va certainement en abuser. Et en plus, tirer sur mes chaines m'a encore plus blessé les poignets. Un peu plus un peu moins ceci dit... Ça ne changera pas grand-chose à mon état général déjà assez catastrophique.

Je réponds à son sourire par un grognement inaudible. Salaud. Cependant, je soutiens fermement son regard tandis qu'il continue de déblatérer ses conneries, qu'il doit tenir pour des vérités universelles et les paroles les plus sages du monde. Bordel, je hais ce type. Le toubib, mais bien sûr... Quant à la mer... Ma foi, de toute façon, je ne pense pas la revoir en étant en vie... Ça m'apparait comme une évidence depuis que j'ai atterri dans ses griffes pleines de merde et de sang. Surtout de sang, en fait.

Je réfrène à grand peine mon mouvement de recul lorsqu'il tend la main vers moi. Non... Il ne va tout de même pas... Je le fixe en fronçant le nez lorsqu'il porte sa main poisseuse de mon sang à sa bouche. Ce. Type. Est. Un. Malade. Profondément. Atteint.

J'éclate à nouveau de rire. Un cadavre ! Mais bien sûr ! En même temps, vu sa façon de me traiter, à quoi s'attendait-il ? A une belle pièce de gibier fraichement cuisinée ? Non... Franchement...

Un faible éclat de lumière attire mon regard. Le reflet de la flamme de la lanterne sur une lame. Je me tends et sens mon souffle se faire plus court alors qu'il joue avec. Ça sent mauvais ça, vraiment mauvais. Je m'efforce de garder mon calme, de ne pas paraitre nerveux le moins du monde. Mais la fatigue, l'inanition et la déshydratation ne m'y aident pas. Pire, je sens mon corps se couvrir d'une sueur glacée et d’une chair de poule.

Mon souffle se bloque dans ma poitrine alors qu'il me saisit la gorge et cette fois c'est un regard empli d'une terreur purement animale que je plonge dans le sien. Je déglutis péniblement et ma pomme d'Adam bouge difficilement contre sa paume. Un léger frisson me parcourt l'échine tandis qu'il caresse ma peau de la lame... Et je ressens soudain un choc, accompagné d'un bruit sourd. Une sorte de "toc", comme si la dague était...

La douleur fuse tout à coup, se propageant jusque dans mes doigts et remontant dans mon bras. Je laisse échapper un cri, qui se mue en un hurlement rauque lorsque la lame fouaille dans ma chair. Je tente de me soustraire à cette souffrance insupportable en me jetant en arrière, mais tout ce que j'arrive à faire, c'est déchirer un peu plus mon poignet. Je sens même certains os se briser sous la pression du métal.

Je sens à peine ses doigts resserrer leur prise. Les larmes me sont montées aux yeux, et si j'ai réussi à réfréner mes hurlements, je halète sauvagement, presque comme si je sanglotais ou si je hoquetais… mais plus aucun autre son ne franchit mes lèvres. Je tremble comme une feuille cependant, peinant à essayer de reprendre une certaine contenance. Je ne veux pas lui faire plaisir plus longtemps... Oh non... Surtout.. pas... Mmmmmmmmmmmhiiiiin....





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Sam 3 Sep - 14:11

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"Tu me dégoûtes tant… T'as aucune décence… Même quand tu te fais épingler comme un pauvre papillon…"

J'ai un sourire en disant ça, un de ceux qui étincelle et qui pourrai avoir l'air sincère si mon ton faussement mielleux n'essayait pas de dissimuler la noirceur de mes propos et l'éclat de plaisir malsain qui brille au fond de mes prunelles. La lame s'enfonce et se promène dans sa chair, aggravant une plaie qui va de toute façon mettre bien trop de temps à cicatriser. Il est déjà malade, presque putride. Il a l'odeur des cadavres que j'ai l'habitude de semer derrière-moi. Il n'en a plus pour bien longtemps et ça me désolé presque… J'aurais aimé me jouer de lui pendant des mois, faire de lui mon gentil chien et de le promener un peu partout…J'aurais même pu l'exhiber sur mon navire et rendre son Capitaine malade. J'aurais pu faire tant de choses avec lui… Mais c'est peut trop tard.. Il est peut-être déjà mort. Mes doigts se resserrent un peu plus autour de sa gorge alors qu'un rire m'échappe.

"Même en tant que prisonnier tu es affligeant… Je me demande à quoi tu es bon… Je commence même à me demander pourquoi ton Capitaine te gardait à ses côtés… J'aurais été à sa place… Je crois que j'aurais fais de toi la pute du navire…"

Mon sourire s'élargit et dévoile désormais ma dentition alors que me vient en tête une idée qui me fait m'approcher un peu plus, me permettant de caresser de mon souffle aux relents de pomme et d'alcool.

"Oh, en voilà une riche idée… Faire de toi la catin de mon navire… Certains de mes hommes n'ont pas eu le plaisir d'avoir une femme dans leur lit depuis des lunes… Je suis sûr qu'ils seraient pas regardant avec toi… Certains seraient même capable de te prendre en apnée, juste pour ignorer l'odeur immonde que tu dégages…"

L'idée fait lentement son chemin dans mon esprit et rapidement ce sont bien des images qui se dessinent et se superposent à la réalité, me le montrant enchaîné dans la cale, nu pour le bon plaisir des marins. C'est envisageable, le seul problème ce serait de le nourrir, de le laver et de le soigner… Le médecin de bord pourrait s'en charger… Nox deviendrait alors une possession de plus, ou un esclave que nous transportons… Je me mords quelque peu la lèvre avant de me reculer, lâchant au passage sa gorge pour lui permettre de respirer. De la tête aux pieds je le détaille et semble le jauger. Je ne reviens vers lui que pour défaire sa chemise, dévoilant son torse sur lequel je passe rapidement mes mains.

"Tu manques de seins, mais bon, peut-être qu'en maltraitant un peu tes pectoraux… On peut y croire."

Je malmène un peu son torse, descendant alors sur son ventre pour défaire son pantalon, tirant sur les lacets de celui-ci pour dévoiler ses dessous. Un sourire mesquin se glisse sur mes lèvres que je fais glisser celui-ci sur son bas-ventre, me dévoilant son intimité. J'arque un sourcil et pousse un soupir avant de reprendre.

"Pas terrible… Tes amantes devaient s'ennuyer avec toi, non ? Ou alors ça suffisait à ton Capitaine ?"


Je ne lève pas les yeux vers lui, me contentant de retirer mes mains de son corps pour l'observer ainsi, à demi-dévêtu. Il est décevant. Beau minois mais pas le corps à faire rêver. Il me laisse de marbre à vrai dire. L'idée de le violer ne m'excite même pas. Ça me laisse même froid.

"Je ne sais même pas si mes hommes vont vouloir te baiser… Et pourtant, ils sont le genre à se taper un chien si ils n'ont pas le choix… Non vraiment… Tu es décevant… Mais est-ce que je vais te tuer ? Non. Ça te ferait bien, bien trop plaisir. Je vais plutôt te maintenir en vie, juste assez pour que tu n'y passes pas mais sans trop non plus te laisser le loisir de te rebeller… Je vais te maintenir dans un état de faiblesse suffisante pour que tu puisses geindre et supplier mais pas assez pour te débattre. Tu vas devenir ma belle marionnette… Mon petit pantin auquel j'accorderais le droit de mourir quand cela me plaira."


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Dim 25 Sep - 8:30

Devil Man

Nox - Andreas

Épinglé, c'est le mot. Il me sourit franchement, et je détourne légèrement le regard. Il aime me voir souffrir. Ça lui plait. Ça lui procure un plaisir proche de la jouissance. La lame fouille encore ma chaire et un long gémissement plaintif m'échappe. Je ne résisterais plus très longtemps. La douleur est en train de prendre petit à petit entière possession de moi, malgré ma lutte.
Ses doigts resserrent leurs prises sur ma gorge. Je sens le sang battre violemment contre ma peau, sous sa main. Mon coeur s'est emballé sous l'effet de la terreur et je ne peux m'empêcher de remarquer que mon souffle s'est sévèrement raccourci, et pas uniquement parce qu'il entrave ma respiration.

-Ç-Ça te trou l'cul hein ? Que je t-te supplie pas d'a-arrêter... Que je te fasse pas le p-plaisir de hurler... comme un porc...

Son sourire s'élargit. Je lui fais face bravement -ou plutôt bravache, je ne sais pas- alors qu'il s'approche encore un peu, et son souffle alcoolisé au parfum de pomme se mélange au mien, plus sec et fiévreux. Cette odeur m'écoeure et reveille la violente faim qui me tord l'estomac.

-Laisse tomber... Ils seraient déçus...

Son regard se fait vague, quitte le mien, et il délaisse la lame. Un râle rauque m'échappe sous le coup du soulagement. La souffrance est toujours là, mais plus sourde, plus diffuse. Elle perd de sa violence.
Il mord sa lèvre, en pleine réflexion, et ses doigts desserrent leur prise sur ma gorge. J'inspire longuement pour m'efforcer au calme. Il n'oserait pas faire ça... Je détourne promptement mon regard du sien, priant pour qu'il n'y ait pas lu la panique animale que je ressens.
Je pensais en avoir fini avec les viols en quittant le domaine familial. Je pensais en avoir fini avec cette douleur familière mêlée de terreur qui m'a trop longtemps habité. Pire, si lui ou l'un de ses chiens me force, vais-je à nouveau perdre mon pouvoir ? Un long frisson me secoue l'échine. Le sacrifice que j'ai dû faire pour le retrouver était trop grand, je ne pourrais pas recommencer si je me retrouvais amputée de cette partie de moi. Je n'en aurais pas la force.
Ses mains viennent soudain déboutonner ma chemise crasseuse. Il en écarte les pans, malaxe mon torse et l'examine comme un maquereau le ferait avant d'acquérir une nouvelle pute. Je sens le rouge me monter aux joues, mais ce n'est pas que par honte. Une colère sourde gronde en moi, et mon pouvoir se réveille doucement. Et inutilement. Il est inutilisable contre un quelconque être vivant. Et il n'y a aucun esprit errant qui puisse me permettre de tenter quelque chose. Mais, au moins, sa chaleur rassurante me permet de reprendre un peu de contenance, et je ne tente même pas de me soustraire à son contact, du coup.
Ses mains glissent sur mon ventre et je tressaille, c'est plus fort que moi. Je me tends légèrement lorsqu'il dévoile mon intimité sans aucune pudeur.

-Je suis sûr qu'elles seraient encore moins satisfaites avec toi...

Je ne relève pas sa pique quant à Raphael. Ça lui ferait bien trop plaisir. J'arrive même à sourire. Un peu. Un ricanement moqueur m'échappe.

-Alors il n'y a pas que toi qui te rabaisse à un rang inférieur à celui d'une bête, tout ton équipage est également pourri jusqu'au tréfonds des os.

Je crane, tentant d'ignorer la sueur froide qui dégouline le long de mon échine. Ma main valide vient remonter mon pantalon, par réflexe


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