Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Blue Scales

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Dim 21 Juin - 10:44

Blue Scales
Steven & Bucky.




Je sais que je suis hyper protecteur envers Steve, mais pas jaloux. Je sais qu'il me trompera jamais parce que, et c'est super égoïste, je sais que je suis le seul à ses yeux, et qu'il imagine même pas qu'il puisse se passer quelque chose avec quelqu'un d'autre que moi. Il est tellement innocent, qu'il se rend compte de rien, alors que le type sort l'artillerie lourde, entre sourires appuyés, paroles à moitié chuchotées à l'oreille, et lui offrir un cocktail de fille exactement comme il aime. Et mon Steve qui papillonne, sûrement tout content de s'être fait un autre ami humain en plus des filles. Bon allez, il faut que je passe à l'action avant que le type ne commence à lui rouler une galoche ou qu'il lui ôte son tshirt et que mon petit ondin ne voie toujours rien venir.

Je me fraye un chemin à travers la foule qui danse au rythme d'un truc bien 80's, dans une débauche de cuir, de paillettes et de plumes, et je retrouve Steve tout comme le nouveau venu, accoudés au bar. Avec un Tequila Sunrise à moitié vide et les yeux de mon ondin plein d'étoiles. Dues à l'alcool. Je lui chuchote à l'oreille ce qui est vraiment en train de se passer et je vois sa petite frimousse pailletée se décomposer, et ses yeux bleus s'agrandir de surprise et de terreur. En une seconde, c'est la panique. Il commence à bredouiller, à moi, avant de se tourner vers le type à côté de lui, et je tente de rattraper le coup tant bien que mal avant qu'il le prenne pour un dingue.

Excuse-moi mec, il est avec moi. Il est... nouveau et il avait pas compris qu'il te plaisait. Pour la peine je te paie un autre verre ok?

Je le salue d'un signe de tête alors que je fais signe au barman de lui servir quelque chose, et le type se lève en nous regardant bizarrement. Normal j'ai envie de dire, quand on a un Steve paniqué qui s'accroche à sa chemise. Heureusement qu'on est seuls dans notre coin de bar, parce qu'il se met à piailler, à la limite de l'hystérie, n'ayant même pas remarqué que le type est parti il y a quelques secondes... Je me mets à rire en l'attirant contre moi, et nouant mes bras autour de sa taille.

Chuuuuut.... chuuuuuuut mon ondin, c'est bon, c'est terminé. C'est terminé. Je lui ai dit que t'avais pas compris ce qu'il voulait et il est parti. C'est bon. C'est bon t'en fais pas... t'en fais pas... T'es à moi et à personne d'autre...

Et en même temps je peux pas m'empêcher d'avoir un grand sourire idiot en l'entendant paniquer comme ça à l'idée que quelqu'un d'autre puisse l'approcher. C'est très con mais ça me rassure. L'entendre me dire qu'il y a que moi, que je suis le seul qu'il aime, et qu'il est presque horrifié à l'idée que quelqu'un d'autre pose ses mains sur lui, ou pire. Pendant quelques secondes je le garde contre moi, le berçant doucement, avant de poser mon front contre le sien et le recoiffer doucement.

Je laisserai jamais personne te faire du mal. Ou t'obliger à faire ce que tu veux pas faire. Je te le promets mon ondin... d'accord? Je te le promets...

Je termine mon Cuba libre et je le vois finir de siroter son cocktail, alors qu'Erasure commence à faire trembler les murs. Ouh, kitsch à souhait. Et je réalise que je l'ai jamais fait danser. Allez, c'est l'occasion rêvée.

Viens... suis-moi...

Je le laisse reposer son verre alors que je lui prends la main et que je l'entraîne sur la piste de danse. Je glisse mes mains autour de sa taille et je commence à me balancer lentement de gauche à droite au rythme de la musique, encourageant Steve d'un sourire.

Voilà, fais comme moi...

Petit à petit il calque ses pas sur les miens et je le vois qui commence à sourire, puis rire, plus à l'aise. Je commence même à le faire tourner doucement, et de temps en temps je viens lui voler un baiser entre deux pirouettes.

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Mar 23 Juin - 11:58

Blue Scales

Je crois que je vais mourir. Ou quelque chose du genre. Mon cœur semble sur le point d'exploser alors que je me raccroche à Buck, incapable de quitter son regard et en proie à une panique monstrueuse. Je ne veux pas qu'il me cède à un autre humain, mais si c'est juste le temps de... Voilà... J'ai pas envie de ça... Et puis je ne savais pas. Si j'avais su, je n'aurais pas bu ce cocktail et j'aurais pas discuté avec lui et tout. Le laisse pas m'emmener pitié, moi je ne veux pas, je veux rester avec toi, je veux pas qu'un autre me touche ou ne m'embrasse. Alors pendant de longues minutes, je ne fais que me raccrocher à lui, le suppliant de ne pas me laisser, allant jusqu'à lui promettre d'être le plus parfait des ondins... Et pendant quelques secondes, j'ai peur qu'il me dise que je n'ai pas le choix, que maintenant c'est plié, vu qu'il ne dit rien et qu'il se contente de m'écouter... Alors j'arrête pas de me dire que je ne vais pas avoir le choix... Et je m'imagine déjà que je vais devoir laisser un autre que Buck me toucher, m'embrasser, cette idée me laissant un très mauvais goût sur la langue... Jusqu'au moment où ce dernier esquisse un rire alors que ses bras enlacent mes hanches. Sans trop comprendre je lève les yeux vers lui, fronçant légèrement les sourcils. Puis je me calme en l'entendant. Oh bon sang... Me fait plus jamais ça... J'ai eu peur moi. Je viens me blottir contre lui, posant ma tête sur son épaule, sentant qu'il me berce pour m'aider à me calmer. J'ai eu si peur... Peur qu'il me cède à un autre humain, qu'il accepte qu'un autre caresse ma peau, qu'un autre pose ses lèvres sur les miennes... Peur de me retrouver avec un autre. Mes doigts caressent tendrement le tissu de sa chemise alors que les yeux dans le vague, je regarde au-travers des humains qui à la manière d'un ban de poisson, ondulent les uns contre les autres dans un chaos étrangement ordonné.  Un léger sourire se dessine sur mes lèvres alors qu'il pose son front contre le mien, ses doigts se glissant tendrement dans mes cheveux.

« Je le sais... Je le sais... Je suis ton ondin... »

Le sien. Il n'y a qu'avec lui que j'ai envie d'être. C'est mon humain et je suis son ondin. Je serais prêt à mordre n'importe qu'elle humaine qui tenterait de l'envoûter pour se reproduire avec et je sais que lui il ferait les écailles à la première sirènes qui voudrait me toucher... Et j'aime cette idée. De savoir que je ne suis qu'à lui, son ondin. Je dépose un léger baiser sur ses lèvres et je ne peux que passer ma langue sur celle-ci, y goûtant le soda et l'alcool qu'il boit. Un gloussement m'échappe. C'est pas mauvais... Mais je préfère le mien, que d'ailleurs je recommence à siroter avec plaisir, maintenant que l'humain n'est plus là. Je me lèche les lèvres alors que je repousse mon verre, sentant mes joues rougir d'elles-même... Eh c'est bizarre. Je me sens... Différent. J'ai envie de rire tout le temps, et de me jeter dans ses bras pour l'embrasser. Je croise son regard et un autre rire m'échappe. Ses doigts se referment sur ma main et je me laisse entraîner sur la piste de danse, passant mes bras autour de son cou alors que ses mains se posent sur mes hanches. J'hausse un sourcil, me serrant tout contre lui alors qu'il commence à lentement bouger en rythme avec la musique, m'enjoignant à faire de même. Je lui rends son sourire alors que je comme à me déhancher à sa manière, ne pouvant me retenir de rire. C'est amusant, ridicule mais amusant. Je me laisse prendre au jeu, échangeant de rapides baisers avec lui entre deux pirouettes. Une certaine allégresse s'empare de moi alors que je me prends au jeu, ondulant, me déhanchant tout contre lui, lui jetant par moment une oeillade ravageuse, le genre qu'il peut avoir avec moi quand il s'apprête à m'allonger sur le canapé ou à me coller contre le mur avant de commencer à m'embrasser dans le cou, à glisser ses doigts sous mon pull... Alors pendant toute la chanson, je me déhanche contre lui, déposant de longs baisers autant sur ses lèvres que dans son cou quand cela est possible, ondulant à son rythme tandis que mes mains se perdent sur son corps, laissant le bout de mes doigts caresser sa peau au travers de sa chemise. Je sais que ça marche avec lui... Je sais ce que ça lui fait... Et je ne sais pas pourquoi... Mais là j'ai presque envie de le voir m'embrasser et l'entendre me murmurer qu'il a envie de moi... Là, tout de suite. La musique s'arrête et je viens plonger mon regard dans le sien, affichant un sourire à la limite de l'insolence alors que je murmure tout contre ses lèvres.

« J'aime bien... Ce qu'on vient de faire... C'est quoi ? Danser, c'est ça ? C'est marrant... Faudra qu'on recommence ! »

Je viens l'embrasser, l'approfondissant rapidement alors que je me glisse un peu plus contre lui. Et quand je sens son cœur s'affoler contre le mien je me recule quelque peu, laissant un rire m'échapper alors que les humains autour de nous recommence à danser, et que je me perds dans son regard, ses mains sur mes hanches. Je me mordille les lèvres avant de reprendre, plus joyeux.

« Tu sais quoi ? J'ai envie d'un autre verre ! De pleins d'autres verres ! Et ensuite j'ai envie d'aller nager ! »

© charney
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Jeu 25 Juin - 12:09

Blue Scales
Steven & Bucky.




Petit à petit il se calme de sa frayeur, se remet de ce coup de stress qu'il vient d'avoir, et reste dans mes bras, agrippé au tissu de ma chemise. Et je pose mon front contre le sien en le rassurant encore une fois.

Oui, mon seul et unique ondin... Je deviendrai fou si quelqu'un d'autre te volait à moi. T'emmenait loin de moi... ou simplement posait les mains sur toi... Je t'aime, tu le sais...

Eh oui, mon coeur est pris par ce petit bout d'ondin aux écailles scintillantes et à l'adorable frimousse, qui colonise ma baignoire et qui adore jouer aux Pokemon. D'ailleurs l'autre jour il était tout heureux quand je lui ai trouvé des chaussettes et des boxers Pokemon... Il a bondi partout quand je lui ai tendu le paquet et qu'il l'a ouvert, en me disant que j'étais le meilleur des humains. C'est ce genre de petites choses qui me rend fou de lui. Le moindre petit truc le passionne ou le fascine.

Une fois la tempête passée et nos cocktails vidés, je me dis que ça pourrait être bien de l'entraîner sur la piste pour le faire danser. Et si au début il est un peu perdu et maladroit, il apprend vite. Bientôt il suit le rythme, et je peux commencer à le faire tourner autour de moi, en riant, et en lui volant des baisers. Je le vois qui s'amuse, qui rit, et qui devient même... entreprenant. Il me lance des regards pleins d'envie, et se met à danser près, plus près de moi, très près de moi. Il me donne chaud l'animal... Lui qui d'habitude est réservé, et au point que c'est souvent à moi de faire le premier pas, le voilà qui... m'aguiche. Ouais, c'est clairement ça, il m'aguiche, avec ses déhanchements et ses mains baladeuses. Je commence à avoir chaud. Très chaud. Steve arrête. Calme-toi un peu ou je vais me retrouver avec une trique du tonnerre au beau milieu de la piste... Enfin, c'est pas comme si j'étais le seul à être émoustillé par son partenaire...

La musique s'arrête enfin et il relève les yeux vers moi, le souffle court et un sourire de sale gosse aux lèvres, en me disant que ça lui a plu. Je suis content de lui avoir montré une nouvelle chose humaine qu'il trouve chouette, qu'il ait envie de refaire. Et je ris après lui avoir volé un nouveau baiser.

On peut même recommencer maintenant!

Sauf qu'il vient me rouler une grosse galoche de lycéen, se collant contre moi, et mes mains se verrouillent sur ses hanches pour qu'il reste tout près de moi, ne quittant pas ses lèvres. Tu me mets dans ces états, petite chose... Si tu savais... Il se détache de moi, et j'en profite pour le faire danser à nouveau sur la chanson qui vient de démarrer. J'éclate de rire quand il trépigne comme un gamin, à l'idée de pouvoir prendre un nouveau cocktail et d'aller nager. Je hoche la tête et l'attire une seconde contre moi, le temps de lui chuchoter à l'oreille.

Bien sûr mon ondin! Mais avant danse avec moi.

Pendant un long moment on danse, collés l'un contre l'autre au rythme de la musique, à s'embrasser, se toucher, ne faisait qu'une petite pause pour un dernier cocktail qu'on sirote les yeux dans les yeux. Et on s'arrête là parce que ça doit être la première fois que mon ondin boit de l'alcool et qu'un sex on the beach avec un tequila sunrise c'est quand même beaucoup. Les suivants sont des cocktails sans alcool, avec juste des jus de fruits, mais tant qu'il y a palmiers, couleurs, et ombrelle, c'est le plus heureux des ondins.

Il est deux heures du matin quand on quitte le bar, passablement éméchés, et très joyeux, et qu'on se dirige vers la plage qui est qu'à quelques rues. Heureusement, il y a personne à part un groupe autour d'un feu de camp, mais à une centaine de mètres au moins. Je tangue alors que je marche sur le sable mou, et lutte pour enlever mes fringues. Sauf qu'enfiler le maillot de bain est trop dur, et tenir sur un pied, impossible. Oh ben merde, personne ne nous voit alors... Je laisse toutes nos affaires à quelques mètres de l'eau avant d'entrer dans la mer. L'eau fraîche me donne une bonne gifle, et je commence à me laisser porter par les vagues, cherchant Steve du regard.


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Ven 26 Juin - 19:26

Blue Scales

Il m'attire doucement à lui, suite à ce long baiser que l'on vient d'échanger, et je dois avouer qu'un frisson dévale mon échine quand il me susurre qu'avant d'aller boire un autre cocktail plein de couleurs et de paillettes, qu'avant d'aller nager, il veut qu'on danse à nouveau. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je recommence à me déhancher tout contre lui, échangeant baisers, caresses qui font courir sur ma peau fraîche des frissons d'impatience... Et c'est étrange, parce que c'est la première fois que ça me fait ça... Enfin que ça me pousse à avoir envie de lui à ce point-là. Il est vrai que d'habitude c'est toujours lui qui vient me chercher, m'embrassant dans le cou ou glissant ses mains sur mon corps... Mais là différent. J'ai profondément envie de lui. J'ai envie qu'il vienne m'embrasser, qu'il me serre contre lui et qu'il me dise que je suis son ondin, celui qu'il aime.

Ainsi pendant de longues minutes, je danse avec lui, l'effleurant, le touchant, l'embrassant avec tout autant de plaisir jusqu'au moment où la musique cesse de nouveau et qu'il me propose de m'offrir un autre verre. Un rire m'échappe alors que je le suis jusqu'au comptoir, commandant un autre cocktail coloré, dans lequel trempent ombrelles et autres palmiers pailletés. Verres que je descends sous son regard amusé alors qu'il vient de temps à autre goûter le jus de fruit sur mes lèvres grâce à de longs baisers qui me laissent le souffle court.

Et alors que la nuit filent sans nous, Buck finit par décider qu'il est temps d'aller nager. Enfin. Je passe ma langue sur mes lèvres alors que je saute de mon tabouret, me raccrochant à lui. Et tout les deux, heureux, on descend jusqu'à la plage qui se situe non loin de là. Encore plus rapidement que d'habitude je lâche la main de Buck avant de me débarrasser de mes vêtements, non sans ronchonner contre mon pull.

« Lâche-moi... Je peux pas te garder dans l'eau. »

Un rire m'échappe alors qu'il finit dans le sable et que je termine complètement nu. De toute façon je suis mieux comme ça. J'ai beau dire à Buck que j'ai finis par m'habituer à l'idée de porter des vêtements, je dois avouer être plus à l'aise avec mes écailles ou à poil... Mais paraît que les humains peuvent pas se permettre ça... M'ouais. Sont compliqués par moment. Je titube dans le sable, riant quand l'écume vient me chatouiller les orteils, regardant vaguement par-dessus mon épaule Buck qui semble lui aussi se battre avec ses vêtements. Je me jette à l'eau sans l'attendre, commençant à nager alors que mes écailles reviennent. Et quand je sens ma nageoire troubler la surface de l'eau un sourire se dessine sur mes lèvres.

« Ooooh te voilà ! Tu m'avais manqué... »

Je viens la caresser du bout des doigts avant de me laisser bercer par les vagues, ondulant sous l'eau pour aller m'échouer dans le sable avec un soupir. Je me roule dans celui-ci avant d'avoir un léger haut-le-coeur. Oh. C'est pas normal ça. Je me relève quelque peu, apercevant Buck au loin. Avec un sourire je nage jusqu'à lui, m'agrippant alors que je me hisse à son niveau, croisant à nouveau son regard. Ma nageoire s'enroule autour de sa taille alors que je viens rire tout contre ses lèvres sur lesquelles je dépose un rapide baiser.

« Shhh... Y'a des humains là-bas... Faut pas qu'ils nous voient... Et faut surtout pas qu'ils voient ça... »

Un gloussement m'échappe alors que je colle ma nageoire sous son nez, lui révélant une bonne partie de mes écailles. Autre rire de ma part quand il dépose un baiser dessus, avant que je ne vienne mordiller son oreille, chuchotant à celle-ci.

« J'ai envie d'essayer quelque chose... »

Je lui jette un léger regard avant de venir me glisser sous l'eau, déposant de rapides baisers sur sa peau, mes doigts glissant sur ses hanches alors que je commence à caresser de mes lèvres et de ma langue son membre, le sentant gigoter sous mes caresses. Je remonte doucement jusqu'à lui, chuchotant doucement contre ses lèvres.

« Quoi tu veux pas ? Mais... J'ai envie.... »

Je glisse ma main entre ses cuisses, alors que je mordille ses lèvres, ma nageoire s'enroulant autour d'une de ses jambes.

© charney
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Dim 28 Juin - 15:07

Blue Scales
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Je suis bien fait. Et ça faisait longtemps que j'avais plus bu autant. Depuis la fête du bal de promo, où j'étais pas très frais, mais par chance, j'avais laissé passer assez de temps avant de m'écrouler sur mon lit pour être épargné par la gueule de bois. Et puis ça m'amuse. Ca m'amuse de sortir avec lui, ça m'amuse de danser avec lui, au milieu de tout ce monde qui s'en fout, être juste nous deux. Surtout qu'il allume un brasier en moi, à se déhancher tout contre moi, à laisser ses lèvres courir dans mon cou ou sur mes lèvres. J'ai une furieuse envie de lui, et quand elle devient trop intense, je sonne le repli et je propose qu'on aille nager. Il trépigne à moitié sur le chemin et une fois sur la plage, il me dépasse, luttant avec son pull et je me retiens de hurler de rire en l'entendant lui parler et ronchonner, avant de finalement atteindre enfin l'eau et s'y jeter quelques secondes avant moi. Je commence quelques brasses dans l'eau fraîche, avant que Steve ne vienne me retrouver, enroulant sa nageoire autour de ma taille, pour se hisser à ma hauteur. Et je ris avec lui quand il m'embrasse, se changeant en fou rire quand il me colle sa nageoire sous le nez, que j'embrasse rapidement.

Ah non cette nageoire est à moi et seulement à moi. Juste à moi. De si belles écailles...

Je caresse doucement ses membranes, avant de rire à nouveau.

Ils sont trop nuls de toute façon. Chuuuuuuuut!

Je pose mon doigt sur ses lèvres salées avant de me remettre à rire, peinant à tenir debout avec l'alcool qui agit, le sable mou, les vagues qui me font chanceler et en plus le poids d'un ondin enroulé autour de moi. Surtout que... que j'ai encore envie depuis le bar, et le sentir se frotter contre moi, juste...là c'est...ouh... comme si j'avais du feu dans les veines. J'embrasse à nouveau sa nageoire, et hausse un sourcil alors qu'il me dit qu'il a une idée en me mordillant le lobe de l'oreille. Oh bon sang le désir vient me mordre les reins alors que je ferme les yeux, retenant mon souffle quand je le sens glisser contre moi pour retourner sous l'eau et... et...mais qu'est-ce qui lui arrive? D'habitude c'est toujours à moi d'aller le chercher, de venir l'embrasser, de venir glisser mes mains sous son pull, de ronronner à son oreille que j'ai envie de lui, de l'attraper, le prendre dans mes bras avant de l'emmener jusqu'à notre lit et le faire gémir doucement. Et là il est carrément en train de me... de me tailler une pipe en pleine nuit et en pleine mer. Des frissons remontent jusque dans ma nuque et mon souffle s'accélère quand je sens ses lèvres venir... mais j'ai du mal à tenir debout, et quelques secondes plus tard il remonte à ma hauteur, me lançant un regard de chaton mouillé.

Si je...je...bien sûr que j'ai envie de...

Ma voix s'étrangle quand je sens sa main venir entre mes jambes et me caresser doucement, et après une seconde, je passe mes mains sous sa nageoire, le garde contre moi et commence à sortir de l'eau. Alors c'est pas glorieux, entre l'alcool, le poids de Steve et les vagues, mais finalement on y arrive, et je me laisse retomber sur le sable, lui dans mes bras. Un rapide coup d'oeil au feu de camp me rassure. Ils sont assez loin pour rien voir... Et je viens prendre les lèvres de Steve alors que je sens ses nageoires disparaître, et qu'il s'installe à califourchon sur moi. Je le regarde, mes mains sur ses hanches, avant de sourire, ivre de désir.

Là...comme ça c'est bien... je... J'ai aussi envie de toi mon ondin... tellement envie de toi...


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Mar 30 Juin - 21:39

Blue Scales

Je mordille doucement le lobe de son oreille alors que mes mains se perdent entre ses cuisses et que je fais glisser mes écailles le long de ses jambes. Un hoquet lui échappe alors qu'il commence à me dire qu'il a envie lui aussi. Réponse qui m'arrache presque un ronronnement de satisfaction. C'est étrange, c'est la première fois que je suis aussi... Entreprenant. Non pas que je n'aime pas quand il vient me prendre dans ses bras, qu'il m'embrasse, qu'il susurre contre ma peau qu'il a envie de moi... J'aime bien, mais il est vrai que c'est plutôt lui qui vient toujours me chercher. Mais ce soir, je ne sais pas ce que j'ai... Ce soir ça me brûle presque que de vouloir l'embrasser, le toucher, le caresser... J'en ai... Terriblement besoin. J'ai besoin de laisser mes mains courir sur sa peau, j'ai besoin de l'embrasser, de le sentir frémir sous mes lèvres. J'ai besoin de sentir son corps contre le mien. Autant d'envies qui me dévorent de l'intérieur et qui réclament d'être assouvies... Maintenant.

Quand je sens sa main se glisser sur ma nageoire, j'esquisse un sourire venant mordiller un peu plus son cou. Ma nageoire serre un peu plus sa jambe alors qu'il tente de nous sortir de l'eau, non sans lourdement tituber, autant à cause des vagues que de moi qui gigote tout contre lui. Puis finalement, on s'écroule tout les deux dans le sable, me retrouvant au-dessus. J'ai un rire alors que ma nageoire quitte sa jambe, la faisant doucement onduler sur le sable.

« Shhh... Ils peuvent pas nous voir. On est invisibles. En plus mes écailles sont spécialement conçus pour me rendre discret dans l'eau... Attends... Vu qu'on est sur la plage, je sais pas si ça compte... »

Il m'interrompt dans ma réflexion à voix haute en venant m'embrasser. Un soupir d'aise m'échappe alors que je bats le sable du bout de ma nageoire tandis que mes mains recommencent à se perdre sur cette peau tout aussi légèrement salée que ses lèvres. Lentement je sens mes écailles disparaître, alors que notre baiser se fait de plus en plus fiévreux. Je viens m'assoir sur ses hanches alors que je retrouve mes jambes, croisant son regard avec un sourire. Je sais que tu en as envie autant que moi. Je connais ce regard Buck. Je te connais. Mes doigts tracent impatiemment des cercles sur la peau de son torse alors que je me mordille les lèvres, frissonnant d'envie lorsqu'il pose ses mains sur mes cuisses. Je le veux tant. Mon humain, j'ai envie de lui, au point que c'est insupportable de sentir nos deux corps simplement se toucher ou s'effleurer. Je le veux. C'est aussi simple que ça. Je veux embrasser chaque parcelle de sa peau, la mordiller, la lécher... Je veux qu'il m'embrasse, qu'il me touche, qu'il me caresse, qu'il soupire à mon oreille à quel point il m'aime. Je passe ma langue sur mes lèvres, commençant à lentement onduler des hanches contre lui alors qu'il m'assure avoir envie de moi... Mes mains viennent caresser son torse alors que de légers soupirs s'échappent d'entre mes lèvres.

« J'ai envie de toi mon humain... Furieusement envie... »

Je veux marquer sa peau, l'embrasser, la mordre, la griffer. Je veux le sentir en moi, à me faire gémir, à me faire cambrer le dos. Je veux l'entendre soupirer mon prénom. Un léger gémissement de frustration m'échappe alors que ses mains se glisse sur le creux de mes reins, descendant jusqu'à mes fesses. Le mouvement de mes hanches se fait plus impatient. Il tente de me ralentir, me disant d'y aller doucement, mais je ne peux m'y résoudre. Je le veux tant. C'est comme si tout mon corps ne cherchait que le sien, sans rien lâcher. Mes ongles griffent sa peau alors qu'il me prend d'un coup de rein, m'arrachant un soupir rauque. Et alors que sa main se perd sur ma joue, je reprends nos ébats avec fièvre.

Et le feu dans mes veines, cette morsure brutale ne se calme que lorsque notre étreinte se termine. Lorsque l'on se retrouve tout les deux, le souffle court et le cœur battant. Toujours assis sur lui, je croise son regard, un sourire aux lèvres. Oui c'était bien et non je n'ai pas eu mal. Je me penche lentement vers lui et dépose un long baiser sur ses lèvres alors qu'il me propose de rentrer, et d'aller se câliner dans notre lit. Un sourire se dessine sur mes lèvres.

« Oui... Rentrons... »

Surtout que suite à cette étreinte, je me sens... Fatigué. La tête me tourne légèrement et je n'ai qu'une envie, me rouler en boule et dormir. Je me rhabille rapidement, enfilant simplement mon pull et mon caleçon, attrapant la main de Buck alors qu'on remonte jusqu'à l'appartement. Seulement sur le chemin... Je ne me sens pas aussi joyeux que ça... Je commence à avoir la nausée et j'ai de plus en plus de mal à rester éveiller. Chose qui amuse Buck tout en l'inquiétant un peu. Une fois qu'il referme la porte derrière moi, je le sens venir m'enlacer alors que je peine à rester debout.

« Je sais pas... Je me sens bizarre. J'ai mal au cœur et je suis fatigué... »

Je pousse un soupir alors qu'il m'assure que le mieux, c'est que j'aille me coucher et que ça passera demain. Je hoche doucement la tête avant de le suivre jusqu'au lit. Je m'allonge à ses côtés, me glissant tout naturellement dans ses bras. Seulement, bien rapidement, ça ne va pas. Mais alors pas du tout.

« Je vais être malade... »


Je me relève d'un coup, le souffle court et le cœur au bord des lèvres. Je me glisse hors du lit, le rassurant en lui disant que je vais aller dormir dans la baignoire. Chose que je fais. Je remplis celle-ci avant de me glisser dans l'eau, me roulant comme je peux dans la baignoire, laissant ma nageoire recouvrir mon visage. Je ferme les yeux, laissant l'eau glacée calmer ma nausée.

Et ce qui me réveille le lendemain, c'est Buck qui vient m'attraper par l'épaule, me tirant hors de l'eau, paniqué. Je me débats quelque peu, grognant alors qu'un puissant mal de crâne m'achève. Non... Non mais non... Chut.

« Buck... Je respire sous l'eau... »

Je me frotte les yeux avant de grommeler. Bon sang... J'ai mal. J'ai l'impression... Qu'un cachalot m'est passé dessus. J'ai mal partout, je me sens pâteux. Je me sens comme un ondin tout malade. Et entendre Buck me parler n'arrange pas les choses. Je plisse les yeux avant de venir poser mes mains sur sa bouche, le forçant à se taire.

« Shhhh... Je t'en prie Buck... Pas si fort... Je t'aime mais là.... Chuuuuuuut. »

© charney
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Sam 4 Juil - 12:48

Blue Scales
Steven & Bucky.




On est loin d'être des moines avec Steve. On a couché ensemble pour la première fois y'a quelques mois, et je suis content de voir qu'il est toujours aussi réceptif quand je viens mordiller son oreille alors qu'il joue à la GameBoy, ou embrasser sa nuque quand on regarde la télé. Sauf que c'est rien par rapport à ce qu'on commence à faire. Jamais je l'ai vu comme ça. Aussi demandeur. Aussi impatient. J'ai jamais vu une telle lueur dans son regard, et c'est presque un autre Steve qui est assis à califourchon sur moi, le souffle court alors que je termine de rire de ce qu'il dit de ses écailles invisibles.

Mais tu les as même plus tes écailles, mon ondin...

Je reviens l'embrasser avec passion, mes mains glissant sur ses hanches fines, sur ses cuisses qui m'enserrent. On s'embrasse avec fièvre alors que je deviens de plus en plus dur contre lui. Il me rend fou. Son adorable frimousse, ses muscles fins, son sourire malicieux aujourd'hui plein d'envie... Mes mains remontent sur son torse, caressant sa peau, montant sur sa nuque avant de redescendre sur ses reins et sur ses fesses, le ramenant un peu plus près de moi. Je soupire et ma tête bascule en arrière, contemplant les étoiles alors qu'il commence à embrasser ma gorge et mon torse. Oh bon sang il me donne souvent envie de lui, simplement à faire ce qu'il fait, à le voir se balader en tshirt et en boxer, à me câliner devant la télé... mais là...là j'en peux plus... Ses hanches commencent à rouler entre mes mains alors que je l'embrasse encore et encore, lui répétant sans cesse que je l'aime et que je le veux, même si mes murmures s'étouffent dans ma gorge alors que ses hanchent bougent de plus en plus vite. Et que je sens déjà des vagues de plaisir m'envahir, simplement à le sentir contre moi, sans même l'avoir pris.

Dou...doucement...doucement...

D'habitude on prend notre temps, on y va doucement, pendant une bonne heure parfois. J'aime le caresser longtemps, le sentir contre moi, soupirer de plus en plus fort avant de gémir. Mais là c'est presque...sauvage. Ca me déplait pas, bien au contraire, j'ai jamais été aussi chaud je crois bien, mais ça me surprend. Et finalement, plutôt que de le ralentir encore une fois, je prends ses hanches et bouge mon bassin avant d'entrer en lui en une longue et lente poussée, grimaçant en sentant ses ongles griffer ma peau, incendiant toute ma colonne vertébrale. Oh la vache... Il reprend à un rythme furieux, le plaisir montant au point de me couper le souffle. Il suffit d'une poignée de minutes pour le sentir s'écrouler contre moi en un soupir, le serrant dans mes bras avant de l'embrasser, le souffle court.

Oh mon ondin... Je t'ai jamais vu comme ça... c'était...c'était génial... Mais...ça va? T'as pas eu mal?

Je caresse tendrement sa joue avant de lui proposer de rentrer chez nous. Il est tard et on est juste à poil sur la plage après s'être envoyés en l'air. On se détache l'un de l'autre à regrets, et je vois dans ses yeux qu'il est épuisé. Entre la fête, l'alcool et ça... ça fait beaucoup pour un petit ondin... je me redresse en titubant encore un peu, partant à la chasse à mes vêtements au milieu du sable, et restant en chemise et short de bain, pieds nus, le reste fourré dans le sac de plage. On remonte main dans la main jusqu'au moment où je le vois peiner à garder les yeux ouverts. Mon bras se passe autour de ses épaules pour l'aider à marcher alors que je suis pas stable sur mes jambes. Mais finalement on rentre à l'appartement. Je le prends dans mes bras et l'entends chuiner qu'il ne se sent pas bien.

Ne t'en fais pas mon ondin, ça va aller mieux après une nuit de sommeil...

Je le guide jusqu'au lit où je me laisse retomber à poil, en soupirant, et jette un oeil à Steve qui vient me rejoindre, se blottissant contre moi. Sauf que j'ai à peine fermé les yeux qu'il gigote et se redresse en m'annonçant qu'il est malade. Et qu'il file dans la salle de bains. Je le suis, juste pour vérifier qu'il est bien installé, et je le laisse quand je le vois roulé en boule dans l'eau froide. Je retourne m'écrouler, et c'est après-midi que j'émerge, la tête lourde et la gueule de bois qui me martèle les tympans. Je suis seul. Steve. Oh mon dieu où il est? Je me relève, tanguant dans l'appart, avant de vérifier la salle de bains. Oh non. Oh non il s'est noyé! Je plonge mon bras dans l'eau avant de le tirer en arrière.

Steve? Steve mon amour ça va? Oh dis-moi que t'es pas mort! Dis-moi!

Et les brumes se dissipent un peu quand il me dit qu'il respire sous l'eau. Merde. C'est vrai j'oubliais... c'est un ondin. Les écailles et les nageoires auraient dû me mettre sur la voie.

Pardon mon ondin... Je suis désolé...

Sa main vient se plaquer sur ma bouche et j'ai un sourire fatigué en le voyant affronter sa première gueule de bois.

Attends... attends... reste là.

Je me lève, attrape un tube d'aspirine et en fait tomber un dans un verre d'eau avant de lui tendre, faisant de même pour moi.

Prends ça, ça ira mieux... C'est tous les cocktails d'hier... Bouge pas je vais me doucher...

Je le laisse décuver, prenant une longue douche fraîche avant de le rejoindre, un peu plus réveillé et la migraine un peu plus dissipée.

Tu veux que je prépare quelque chose à manger mon ondin?

Je dépose un baiser sur son épaule alors que je passe derrière lui, ouvrant les placards.

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Dim 5 Juil - 19:05

Blue Scales

Je grommelle quelque peu alors que mes doigts quittent ses lèvres. Plus jamais. Plus jamais leur truc d'humain avec des paillettes et des jolies couleurs. C'est du poison. Du poison qui fait mal à la tête. Un piège plein de couleurs juste fait pour attraper les petits ondins pour qu'ils soient malades... Je pose ma joue sur le rebord de la baignoire alors que je tente d'ignorer mon mal de crâne. Je vais mourir... Je comprends pas ce qui m'arrive. C'est la première fois... Un gémissement m'échappe alors qu'il me dit de l'attendre là. Oh de toute façon... Je ne vais nul part. Je me laisse glisser à nouveau dans l'eau, me roulant à nouveau en boule. J'ai pas envie de quitter la baignoire de la journée, de rester dans l'eau, le nez dans ma nageoire. Rapidement Buck revient, un verre d'eau à la main. Je fais la moue avant d'attraper le verre, fronçant les sourcils quand je vois un truc faire des bulles dans l'eau.

« C'est quoi ? »

Je trempe un doigt dans le verre, goûtant rapidement son truc avant de plisser le nez. Pouah. C'est pas bon. Vraiment pas bon. Alors quand il me dit que ça aidera à faire passer mon mal de tête, je lui jette un regard plein de doutes. Je trempe mes lèvres dans le verre commençant à siroter son truc dégoûtant.

« Les cocktails c'est des démons... J'en boirais plus, plus jamais. »

Je plisse le nez, hochant doucement de la tête quand il me dit qu'il va se doucher. Je termine mon verre en silence avant de commencer à me masser les tempes sous l'eau. C'est la dernière fois que je bois. La dernière. Déjà parce que ça m'a mis dans un drôle d'état hier soir... Mais si en plus je dois être malade le lendemain... Non. Plus jamais. On va être un ondin raisonnable. Je m'étire avant de me décider à quitter la baignoire, me séchant rapidement pour trottiner, une serviette autour de la taille jusque dans la chambre, me décidant à enfiler un boxer et un T-shirt. J'étouffe un bâillement alors que je me traîne jusqu'à la cuisine. Je m'échoue sur une des chaises alors que j'entends Buck me rejoindre, déposant un léger baiser sur mon épaule. Et étrangement, ce simple geste d'affection fait courir sur mon échine un long frisson. Oh. C'est pas normal. Je le regarde alors que je sens que... Que ça recommence à me travailler. Comme hier soir. Je resserre les cuisses, essayant d'oublier cette envie qui commence à pointer le bout de son nez.

« Je peux avoir des céréales ? Je me sens pas de manger quoi que ce soit d'autre. »

Un léger sourire se dessine sur mes lèvres alors que je me lève, attrapant un bol, qu'il remplit d'une poignée de céréales. Je le remercie d'un baiser. Grosse, grosse erreur. Parce que maintenant je n'ai qu'une envie. Lâcher le bol et me pendre à son cou. L'embrasser et ne plus le lâcher. Tout recommence à me travailler. Non mais c'est pas normal ça. Normalement... Il faut plus que ça pour me mettre dans un tel état. Faut que Buck vienne m'embrasser, qu'il commence à me caresser... Et là ouais, j'ai cette envie d'être tout contre lui, de sentir sa peau contre la mienne... Mais là... C'est violent. Je veux pas qu'il me câline, ou qu'il soit tendre. Je veux juste... Qu'il me prenne sèchement sur la table. Un peu mal à l'aise je retourne m'assoir, remontant mes genoux sur ma poitrine alors qu'il commence à remplir mon bol de lait, légèrement penché vers moi... Arrête... Arrête... Arrête. Oh et puis tant pis. Je l'attrape par le col de son T-shirt et commence l'embrasser comme si j'en avais désespérément besoin, comme si cela faisait des années qu'on ne s'était pas vu. Ma langue vient chercher la sienne alors qu'une de mes mains vient se perdre dans sa nuque. Je comprends pas, vraiment pas. Je ne sais pas ce qui me prends. D'être aussi demandeur, aussi... Envieux. J'ai à nouveau envie de lui, et le feu dans mes veines, cette morsure dévorante, revient me travailler le creux des reins. Je soupire doucement contre ses lèvres avant de me reculer, croisant son regard. Je me mordille les lèvres alors que je sens le lait renversé sur la table goutter sur ma cuisse. Il me regarde sans trop comprendre alors que je viens l'embrasser à nouveau, susurrant entre deux baisers.

« J'ai envie de toi mon humain... J'ai tellement envie de toi. »

Au point que je suis prêt à grimper sur la table, simplement pour me rapprocher de lui, pour me jeter dans ses bras et mordre son cou, le couvrir de baiser alors que mes mains se perdraient entre ses cuisses.

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Ven 10 Juil - 13:19

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Mon pauvre petit ondin qui a la gueule de bois. Je pourrais me foutre encore plus de lui, tout en trouvant ça adorable, si j'avais pas l'impression que Woody Woodpecker était pas perché sur mon oreille en train de me marteler les tempes. Bordel. Ca fait mal. Je nous sers des aspirines, et je ris un peu avant de grimacer en le voyant sceptique, et dégoûté par ce qu'il boit. Même s'il l'a fait sans ronchonner.

Mais non... c'est chouette les cocktails à condition de pas en abuser. Trois pour un premier soir, alors que t'as jamais bu d'alcool, c'est beaucoup. La prochaine fois prends-en qu'un seul et tu vas apprécier sans être malade. Crois-moi...

Je le laisse finir son aspirine pendant que je me douche, ôtant le reste de sable et de sel de la veille, avant d'enfiler un boxer et un bas de jogging ainsi qu'un vieux tshirt. Bon. C'est mieux. Beaucoup mieux. Je retrouve Steve qui ronchonne encore à la table de la cuisine, à moitié habillé et le regard vague. Je lui demande s'il veut que je lui prépare quelque chose pour le petit déjeuner, et je dépose un léger baiser sur son épaule avant de remplir son bol de Lucky Charms, et déposer la bouteille de lait près de lui. Je souris quand il se hisse sur sa chaise pour m'embrasser rapidement, sauf que je le sens... bizarre. Pas comme d'habitude. Il me regarde étrangement alors que je lui verse simplement du lait dans son bol, et je suis à deux doigts de renverser la bouteille quand il m'agrippe par le col du tshirt pour m'attirer à lui, et m'embrasser de nouveau. Wow. Mais qu'est-ce qui lui arrive? Je vais pas me plaindre, c'est sûr, mais déjà ça m'a surpris qu'il prenne l'initiative de venir vers moi, hier soir, au bar, puis à la plage. Et quand je le vois comme ça alors qu'il s'est à peine réveillé, et qu'il a encore la gueule de bois, je me pose des questions. On dirait qu'il est... différent. Lui pour qui les tentatives d'approche consistaient à embrasser timidement mon cou ou a me demander d'une petite voix, avec un regard de chaton mouillé "Buck... j'ai envie..." les fois où ça le prend. Non. Là il... me saute carrément dessus. Et pour la deuxième fois en même pas vingt quatre heures... C'est normal chez les ondins d'agir comme ça?

Je le repousse doucement, le regardant sans comprendre, avant de froncer les sourcils quand je vois qu'il a renversé du lait sur la table.

Steve passe-moi le torchon pour... Oh mais tu t'en es même fichu sur les jambes...

Je soupire, attrapant moi-même le bout de tissu et frottant sa jambe, avant de croiser son regard. Ok c'est pas normal. Mais vraiment pas normal. On dirait un lion qui regarde un morceau de viande. Et il... disons que la bosse dans son boxer est plus que lourde de sens. Comment ça se fait que là, il me la joue bête de sexe, lui qui est si timide d'habitude? Je dis pas que ça me plait pas, loin de là, mais j'aimerais bien être sûr de ce qui se passe avant d'aller plus loin. Et lui donner ce dont il a visiblement très envie. Et si on lui avait mis quelque chose dans sa boisson? Et si ce type qui l'a approché l'avait drogué? Je commence déjà à serrer les poings quand je me dis que le viagra ne dure pas aussi longtemps, et que le GHB ne donne pas envie de s'envoyer en l'air, alors que là c'est clairement le cas. A moins que ce soit autre chose qui ait un pouvoir spécial sur les petits ondins et pas les humains et qui les...stimule?

Perdu dans mes réflexions, je me retiens de sursauter quand je sens les lèvres de Steve revenir prendre les miennes, et se presser contre moi. Il a l'air...en forme, compte tenu de la soirée, et rien d'autre... Je lui rends timidement son baiser, et c'est là que je l'entends ronronner à mon oreille. Là c'est pas normal. J'attrape ses hanches et l'assieds sur un coin propre de la table avant de lui faire lever le menton vers moi.

Steve... Qu'est-ce qui t'arrive? Je dis pas que ça me plait pas que tu... que ce soit toi qui viennes mais je... je t'ai jamais vu comme ça... Je... je m'inquiète un peu... Dis-moi ce qui se passe...

Et je le regarde, un peu inquiet, attendant sa réponse.

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Ven 10 Juil - 22:11

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Non, non, non ne me repousses pas mon humain. Pas maintenant. Ni même après. Un léger soupir de frustration s'échappe d'entre mes lèvres alors que je croise à nouveau son regard. Non, non, je ne veux pas que tu arrêtes, je ne veux pas que tu me repousses ou que tu me dises que ce n'est pas possible. Il faut que tu fasses quelque chose, que tu me prennes dans tes bras, que tu viennes murmurer à mon oreille que tu m'aimes, que tu viennes m'embrasser et que tu fasses taire ce qui gronde actuellement en moi. Je ne comprends pas, je ne comprends plus rien. Je ne sais pas ce que se passe avec mon corps. C'est la première fois que ça me fait ça et je dois avouer être au bord de la panique. Normalement, je ne suis jamais dans cet état-là, enfin si, quand on est tout les deux au lit, à se câliner et à.... Se reproduire. Mais là... Je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi j'ai ce besoin brûlant de me jeter sur lui et de laisser mes mains courir sur sa peau et de la griffer, de la mordiller jusqu'à en laisser des marques rouges. Je prends conscience que j'étais à bout de souffle quand il se recule, me laissant avec une sensation de manque. Je tente de le retenir mais il s'éloigne, me jetant un regard qui ne me satisfait pas. Il devrait avoir envie... Lui aussi... Et pas me regarder comme ça, comme si j'étais étrange. Ma main vient doucement caresser sa joue et je ne peux que froncer les sourcils quand il m'ordonne de lui donner le torchon pour essuyer tout ça. Un étrange grondement s'échappe de mes lèvres. On s'en fout. C'est ce que j'ai envie de lui dire. On s'en fout qu'il y ait du lait sur la table. C'est pas important. Ce que je veux c'est que tu t'occupes de moi, rien que de moi. Mes dents maltraitent ma lèvre inférieur tandis qu'il me réprimande à propos du lait sur ma cuisse. Le grondement qui menace de m'échapper une fois de plus se transforme en un long soupir quand je sens qu'il vient essuyer avec délicatesse le lait sur ma peau. Je ferme les yeux et prend une grande inspiration, et quand je les rouvre... Je ne peux m'empêcher de littéralement le dévorer. Car c'est ce dont j'ai envie. De simplement écraser mes lèvres sur les siennes et de me coller tout contre lui, de sentir sa peau sous mes ongles et de laisser sur celle-ci les preuves qu'il est à moi. Je veux qu'il fasse taire cette envie en moi. Maintenant. Mes mains viennent chercher sa nuque alors que je me lève et que je viens lui voler un baiser aussi fiévreux qu'impatient.

Seulement je sens que ça ne lui plait pas. Qu'il n'est pas dans le même état que moi. Loin de là. C'est timidement qu'il me rend mon baiser alors que je me colle tout contre lui, ondulant lentement des hanches pour lui faire part de mon envie. Je fronce quelque peu les sourcils. Tu devrais avoir envie mon humain... D'habitude, tu as envie. Qu'est-ce je fais de mal ? Je romps rapidement notre baiser, venant doucement ronronner à son oreille. Je sais qu'il aime ça, je sais qu'il adore m'entendre lui dire à quel point j'ai envie de lui. C'est donc avec un sourire que je viens mordiller le lobe de son oreille.

« J'ai envie de toi mon humain... Je t'aime Buck... »

Je sais qu'il aime ça... Je sais qu'il ne résiste jamais à ça, que ça finit toujours par le faire céder, par lui donner envie en retour... Sauf qu'aujourd'hui, il me repousse. Je me retrouve à croiser son regard et ses mains sur mes hanches. Je penche la tête sur le côté, me laissant porter jusqu'à la table. Mes mains se posent sur son torse alors qu'il me force à croiser à nouveau son regard. Je me pince les lèvres à ses questions. Je ne sais pas Buck. Je hausse doucement les épaules, serrant à nouveau les cuisses.

« Je ne sais pas, Buck. Je... J'ai envie de toi. C'est tout. Et si ça te plait ? Pourquoi tu me repousses ? Tu sais que j'en ai envie... »


Je viens glisser mes mains sur ses joues, lui sortant mon plus beau regard de chaton mouillé. Et alors que je tente de venir lui dérober un autre baiser, je sens que ma réponse ne lui convient pas, qu'il s'inquiète. Parce que selon lui ce n'est pas normal. Et il a raison. Je pousse un long soupir avant de passer une main dans ma nuque.

« Je ne sais vraiment pas. J'ai juste... Terriblement envie de toi... Je comprends pas. C'est juste... Tu m'as embrassé et depuis... J'ai envie de me reproduire avec toi. Ça me brûle... Ça me fait presque mal de ne pas t'embrasser ou quoi... J'en ai envie... J'en ai besoin Buck. »


Et alors que je croise son regard, mes mains reviennent chercher le col de son T-shirt tandis que je me lève, tentant désespérément d'unir à nouveau nos lèvres, dans un baiser qui j'espère fera taire cette brûlure au creux de mes reins.

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Mar 14 Juil - 8:57

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D'habitude, l'essentiel de sa technique d'approche, c'est un regard de chaton mouillé, de légers baisers dans le cou, sa petite main qui caresse doucement mon torse, et sa petite voix qui me susurre "Buck, j'ai envie..." Là, j'ai presque un autre ondin devant moi. Qui m'attire fiévreusement contre lui, sans faire attention à renverser des choses, et à me regarder non pas avec des paillettes dans les yeux, comme la chose la plus importante au monde. Là j'ai l'impression d'être un paquet de bonbons dont il a furieusement envie de déchirer le paquet.

Et j'ai à peine fini de nettoyer le lait, et lui demande quelques explications qu'il est à nouveau collé contre moi et qu'il commence même à... à onduler des hanches contre moi. J'en reviens pas et en même temps le voir comme ça me donne furieusement envie, au point que j'ai du mal à rester concentré sur mes explications et sur ses réponses. Tout ce que je vois c'est son air suppliant. Tout ce que je sens, ce sont ces petites mains sur ma peau, son corps contre le mien. Et maintenant c'est même à mon lobe d'oreille qu'il s'attaque. Mon souffle se fait lourd en même temps que mon caleçon étroit, mais je tente de tenir bon. Parce que je me détesterai d'avoir profité de lui s'il est dans un moment de faiblesse.

Bien sûr que ça me plait mon ondin. Tu sais que tu me donnes toujours envie. Mais tu es tellement différent que d'habitude. Alors je m'inquiète. Je veux être sûr que tu es bien dans ton état normal, que ça va bien. Tu...tu comprends?

Résister est une torture. Une vraie torture. Je me force à me concentrer, pour écouter ce qu'il dit, et des frissons agitent mes épaules quand il me dit qu'il a envie de moi au point que ça le brûle. Oh moi aussi si tu savais... Mon coeur s'emballe quand il me chuine qu'il en a envie et même besoin, et quand il vient attraper le col de mon tshirt, les derniers remparts de ma résistance cèdent. Il a l'air d'aller bien et moi j'en peux plus. Je l'attrape par les hanches et l'assieds sur la table, me glissant entre ses cuisses, avant de l'embrasser avec fièvre.

Moi aussi j'ai envie de toi mon ondin...

Nos baisers se font plus passionnés, nos corps se rapprochent, et j'ôte rapidement son boxer, et le mien par la même occasion, avant de l'allonger doucement sur la table, sur la partie propre et loin des Lucky Charms. Je remonte son tshirt juste assez pour dévoiler son ventre et j'embrasse sa peau alors que mes hanches bougent contre lui. Et c'est seulement quand il m'a supplié que j'entre en lui, une de mes mains le gardant toujours allongé. C'est sauvage, intense, et je sens la table trembler sous mes coups de reins, tout comme la vaisselle qui s'entrechoque, et le doux bruit de ses gémissements envahit la cuisine. Une dizaine de minutes plus tard il se cambre contre moi, étouffant ses gémissements contre mon épaule, et ses bras autour de mon cou. Je souris, ravi et épuisé, alors que je le garde contre moi. On est allés si vite qu'on a encore nos tshirts, et je glisse ma main en dessous pour caresser sa peau, lui embrassant les cheveux.

Tu... t'as aimé mon ondin?

Là où je tombe des nues, c'est que dès qu'il a retrouvé son souffle, je le vois relever les yeux vers moi, et le seul mot qui sort de ses lèvres est "Encore". Je le regarde avec surprise, murmurant à son oreille.

Tu es sûr? Vraiment?

D'habitude on enchaîne jamais... deux rounds de suite. Mais là il a l'air en feu. Et moi aussi.

D'accord... mais pas ici...

Je glisse mes mains sous ses cuisses et le soulève, le gardant toujours contre moi alors que je nous emmène dans la chambre. Je le dépose tendrement sur le lit avant de m'allonger sur lui et ôter ce tshirt qui est plus qu'embêtant, avant de le mordiller dans son cou.

Je roule sur le dos, le souffle court et le sourire aux lèvres, attirant Steve tout contre moi. C'est loin d'être désagréable, mais c'est loin d'être normal non plus. Je le regarde, caressant sa joue.

Bon, y'a vraiment quelque chose de différent par rapport à d'habitude... Je... comment ça se passe quand vous vous reproduisez les ondins?


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Mer 15 Juil - 19:56

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Je sens qu'il me cède enfin au moment où j'attrape le col de son t-shirt pour venir poser mes lèvres sur les siennes. Je sens qu'il arrête de se poser des questions, qu'il arrête de s'inquiéter... Et sentir ses mains se poser sur mes hanches m'arrache un ronronnement de satisfaction. C'est ça mon humain...  Mes bras s'enroulent autour de ses bras et un sourire m'échappe quand je le sens se glisser entre mes cuisses. Doucement je recommence à onduler des hanches contre lui, lui rendant chaque baisers avec une envie et une impatience qui ne me ressemble pas. Ce n'est pas normal d'avoir autant envie de lui...  Mais pour le moment, je n'y pense pas. Pour le moment je le veux, tout simplement. Mes dents viennent mordiller ses lèvres entre deux baisers alors qu'il vient me dire qu'il a envie de moi. Un ronronnement m'échappe. C'est tout ce que je voulais entendre. Je souris contre ses lèvres que je viens à nouveau chercher pour un baiser fiévreux. Et bien rapidement, je me retrouve allongé sur la table, le t-shirt vaguement remonté sur mon torse tandis que Buck embrasse la peau de mon ventre, m'arrachant de longs gémissements d'envies dont une certaine impatience et frustration se font entendre. Mes hanches suivent le rythme des siennes et lentement je me cambre, mes mains venant chercher ses épaules que je maltraite au travers de son t-shirt. Ses caresses me rendent dingues et ne font qu'accroître mon impatience. Assez... Tu sais ce que je veux Buck... Je gémis d'impatience et de frustration quand je sens ses lèvres se perdre inutilement sur ma peau déjà brûlante.

« Buck... Buck... Je t'en prie... J'ai envie... »

Et finalement il se décide à cesser de jouer avec moi, de cesser de me faire attendre. D'un long coup de rein il entre en moi, m'arrachant un gémissement de plaisir. Mes ongles griffent ses avant-bras alors qu'il commence à bouger avec une violence qui ne nous ressemble pas. La table tremble sous ses coups de reins et au milieu de mes gémissements, je crois entendre la vaisselle s'entrechoquer.  C'est intense, sauvage... C'est comme si on avait passé des mois à ne pas se toucher et qu'on tentait de tout rattraper sur cette table. Quelques minutes plus tard je finis par me cambrer contre lui, venant dans un long gémissement que j'étouffe dans son épaule. Bon sang... Mon cœur semble sur le point d'éclater et c'est à peine si je parviens à retrouver mon souffle. Je pose ma joue contre son épaule, souriant quand je sens ses doigts caresser ma peau avec tendresse et qu'il dépose un baiser dans mes cheveux. Bien sûr que j'ai aimé. Je lève lentement les yeux vers lui et vient chercher ses lèvres avant de ronronner tout contre celles-ci.

« Encore. »

Parce que j'en ai toujours besoin, pire, j'en ai toujours envie. Je pensais que comme hier, une fois me suffirait... Mais non. On vient à peine de terminer notre étreinte que j'ai encore envie. Du moins... Mon corps oui. Au point que je reviens chercher ses lèvres pour un baiser, que mes doigts reviennent se glisser sous son t-shirt, pour caresser sa peau. Il vient doucement chuchoter à mon oreille et la morsure au creux de mes reins revient. Tout recommence. Un frisson parcourt mon échine tandis que je soupire lourdement. Bon sang, je comprends pas ce qui m'arrive aujourd'hui... Je comprends pas pourquoi d'un coup, il me fait tant d'effet, pourquoi j'ai tant envie de lui d'un coup. Et aussi violemment. Je viens mordiller sa nuque avec envie.

« S'il-te-plait... J'ai envie de toi mon humain.... »

Autre baiser de ma part sur sa peau et je ne peux que sourire quand il me cède une fois de plus. Je me laisse docilement porter jusqu'au lit, dans lequel il m'allonge, me retirant mon t-shirt. Un sourire se dessine sur mes lèvres quand il revient embrasser ma peau. Un frisson court sur mon échine alors que mes doigts se perdent dans ses cheveux. Un gémissement s'échappe de mes lèvres alors qu'il intensifie ses caresses...

Je me sens... Terriblement fatigué et pourtant... Étrangement bien. Mon corps est délicieusement engourdis quand il s'allonge non loin de moi, je me sens pile à ma place. Comme si c'était le seul endroit où je devais être. Je pousse un soupir ravi, sentant que l'envie dévorante s'est envolé. Je viens me lover contre lui, souriant quand il vient caresser ma joue. Sourire qui s'efface quand il me demande de lui expliquer comment on se reproduit entre ondins. Je prends appuie sur mes coudes et le regarde sans trop comprendre.

« Comment ça se passe entre ondins ? C'est compliqué.... »

Je soupire doucement avant de venir poser mon menton sur son torse, traçant du bout des doigts des cercles sur sa peau.

« Normalement, ça se fait que pendant une période bien précise... C'est un espèce de grand rassemblement... Genre y'a tout les ondins et les sirènes assez grands pour se reproduire. Les femelles chantent pour nous attirer et ensuite... On tourne autour d'elles, pour leur prouver qu'on a les plus belles écailles... Puis une fois qu'une d'entre elle t'as choisis... On va se reproduire. Mais bon, c'est ce que ma mère m'a dit... Après je ne sais pas... J'ai jamais assisté à ça... J'étais pas assez grand. Mais pourquoi ça t'intéresse subitement ? Tu sais bien qu'on peut rien faire avec mes écailles... »

Je dépose un léger baiser sur ses lèvres avant de rire. Oh non. Ça revient. De nouveau. Je reviens me glisser sur lui, mordillant doucement ses lèvres, avant de venir déposer quelques baisers dans son cou.

« Hm... En parlant de ça... Tu ne voudrais pas qu'on recommence ? »

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Mer 22 Juil - 19:20

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Deux fois. Deux fois de suite. Dont une fois où j'ai été dingue au point que ça m'a surpris moi-même. Le garder comme ça, allongé sur la table, le regarder se cambrer sous mes coups de reins, sentir la table trembler et la vaisselle sur le point de tomber... c'était salement excitant. Enfin l'essentiel c'est que ça a plu à Steve, et en quelques minutes à peine il vient se blottir en gémissant contre moi, et que je le serre, le laissant se calmer entre mes bras, et retrouver son souffle entre deux baisers. Et l'autre, plus douce et tendre, comme on a l'habitude de le faire, dans notre lit. Je le garde contre moi, remontant les couvertures sur nous pour qu'il ne prenne pas froid, et lui caresse doucement l'épaule. Puis, au bout de quelques secondes, je lance quand même la discussion sur ce qui me taraude depuis hier soir, depuis que j'ai commencé à le voir si... si désireux. Je le vois qui se redresse sur les coudes, avant de froncer les sourcils, comme à chaque fois qu'il doit m'expliquer quelque chose. Et il s'installe comme un chat, son menton sur mon torse, étouffant un bâillement.

Ouais mais ça peut être important de savoir... Dis-moi...

Il réfléchit quelques instants avant de se lancer, et je l'écoute avec toute l'attention possible, même si nos deux rounds plus notre folle nuit m'ont épuisé. Et mes yeux s'agrandissent de surprise quand je l'entends se lancer dans le récit de la sexualité des ondins. Qui se résume... en gros... à une grosse partouze. Aquatique. Par contre la notion de ''période bien précise'' me fait tiquer. Mais j'ai à peine le temps d'ouvrir la bouche que je le sens déjà s'agiter contre moi, avant de... revenir sur moi. Et repasser à l'attaque.

Wow wow wow Steve non. Je suis épuisé et j'ai à peine les yeux ouverts. Je fais rien dans cet état-là moi.

Je l'attrape par les hanches pour le rallonger près de moi, et lui attrape le menton entre le pouce et l'index.

Mon ondin... quand est-ce que vos périodes d'accouplement se passent en général? A quel moment de l'année?

Et pendant le quart d'heure qui suit je lui pose toute une série de questions, l'empêchant toutes les cinq minutes de me grimper dessus, ou de se glisser sous les draps pour tenter de me faire une gâterie. Et j'en arrive à une sacrée conclusion. Je lui attrape les mains, pour tenter de limiter ses attaques, avant de soupirer.

Ok alors je crois avoir compris ce qui se passe. Tu me dis que c'est à peu près en ce moment que les ondins et les sirènes se reproduisent. Et que ça t'es jamais arrivé avant. Et qu'en général les ondins commencent à se reproduire vers 17 ans... Bon eh bien Steve... T'es en chaleur...

Je me sens tellement bizarre pour dire ça de... mon mec. Mais faut se l'avouer, c'est ça. J'ai un adorable petit ondin sous mon toit et qui, à partir de maintenant, va se transformer en une créature assoiffée de sexe pendant... espérons-le, pas trop longtemps...

Et finalement, ça dure trois semaines. Trois semaines où il est sans cesse en train de me tourner au tour, de me caresser, de l'aguicher comme la dernière des trainées. Trois semaines où, pour qu'il soit au moins tranquille, je dois l'honorer au moins deux fois par jour. Ce qui me met parfois en retard le matin, et qui me laisse complètement claqué, au point que je m'endors sur mes devoirs, ou que je tiens à peine vingt minutes du film que je suis déjà dans les coussins. Seul point positif, on zappe la plage parce que s'il regagne la mer, il est pas sûr de résister à la tentation d'aller fricoter avec une belle de son espèce. Et hors de question que je sache mon ondin avec de la progéniture qui se promène sous l'océan. Non non. Et enfin ça cesse. Enfin il redevient l'adorable ondin que je suis pas obligé d'envoyer prendre des bains d'eau glacée pour le calmer, mais mon amour qui vient timidement vers moi quelques soirs de la semaine, me laissant les autres pour me remettre. Et heureusement parce que je sens que j'étais pas loin d'y passer.

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Mar 28 Juil - 21:49

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Je gronde doucement de mécontentement contre ses lèvres quand il me repousse, me forçant à me rallonger contre lui. Mais... J'ai répondu à tes questions... Tu peux bien m'accorder ça, non ? Je fais la moue, gigotant, ne me calmant que lorsqu'il vient saisir mon visage d'une main, me forçant à croiser son regard de nouveau. Je fronce les sourcils à sa question.

« En général ? Euh... Je dirais un peu après l'été... Après le solstice je crois. Mais en quoi c'est important... ? »

Puis il reprend, me demandant ensuite d'autres détails que je lui donne entre deux soupirs. On s'en fiche Buck... C'est pas important tout ça. Puisque je suis hors de l'eau... Alors pour tenter de me distraire et surtout pour le faire taire, je tente plusieurs fois, soit de me glisser sous les draps pour lui faire une petite gâterie, soit de me glisser à nouveau sur ses hanches... Mais à chaque fois il m'arrête, me glissant à nouveau contre lui, me posant une autre question. Et à chaque fois je fais la moue, geignant doucement contre ses lèvres en lui répondant. Sauf que j'ai pas envie de répondre à ses questions, ni même lui parler... Je veux juste... Être contre lui, le sentir m'embrasser, me caresser, me toucher. Alors pendant un quart d'heure on joue à ce jeu stupide de « je te pose des questions et je t'empêche de me sauter dessus », jusqu'à ce que las, il finisse par m'attraper par les poignets. Je plisse le nez et tente de venir lui voler un baiser, mais voilà qu'il se recule légèrement, me forçant à l'écouter. Je pince les lèvres et l'écoute, ses mots me faisant l'effet d'une douche froide.

En chaleur. Moi.

« Tu... Quoi ? Tu penses que je suis assez grand pour... Pour me reproduire avec des femelles ? Oh... Oh... Mais... Oh non mais je ne veux pas. Je ne veux pas me reproduire avec quelqu'un d'autre que toi... Oh ça veut dire... Pendant cette période, faut m'empêcher d'aller à l'océan, sinon je vais pas résister, je vais succomber... Et je veux pas qu'une sirène aime mes écailles et qu'elle me force à m'accoupler avec elle... »

Je commence à paniquer entre ses bras, en oubliant presque mon envie première de lui sauter dessus. Heureusement, pour les trois semaines qui suivent... On arrive à trouver un moyen de vivre avec. Buck s'occupe de calmer mes pulsions deux fois par jour, et quand il est incapable de tenir le rythme, il m'envoie dans un bain d'eau glacé... Et quand il bien trop crevé pour faire quoi que ce soit, je me contente simplement de venir me glisser dans ses bras, ronronnant, ondulant tout contre lui, lui disant que je n'aime que lui et que j'ai furieusement envie de lui. Et généralement, j'ai le droit à un autre bain d'eau glacé. Par moment, pendant ses trois semaines, quand je suis seul à l'appartement, j'en viens à me demander à quoi ça doit ressembler ses rassemblements... Bon... J'ai une vague idée... Mais... Doit y avoir pleins, pleins de membres de mon espèce... Peut-être même que ma mère y est... Est-ce que j'ai envie d'y être ? Non. Parce que je ne veux pas être à quelqu'un d'autre que Buck... Mais... C'est juste... L'océan me manque. Vivre avec lui c'est bien, ne pas manquer de me faire croquer par un autre ondin parce que je sens l'humain, c'est encore mieux... Mais la baignoire, le bain moussant... Ça remplace pas le reste. Par moment... J'aimerais que la maison donne sur l'océan, comme ça... Je pourrais être avec lui et tout de même profiter d'un bout d'eau salée rien que pour mes écailles. Mais j'oublie bien vite tout ça... Car dès qu'il revient, je n'ai envie que d'une chose : qu'il me prenne dans ses bras et qu'il ne me lâche plus.

Heureusement une fois les trois semaines passées, je redeviens son petit ondin d'amour. Mes chaleurs arrêtent de me travailler et je lui donne enfin l'occasion de souffler un peu. Au point que tout penaud, je me contente simplement de me glisser dans ses bras, embrassant son cou en lui murmurant que je suis désolé et que je ne sais pas comment j'aurais fais si il m'avait repoussé à cause de ça. Et en ce samedi matin, c'est exactement ce que je fais. Tout contre lui, je caresse doucement sa nuque du bout des doigts, chuchotant contre son épaules.

« Tu es moins fatigué mon humain ? Eh... Le point positif... C'est que tu vas être tranquille pour une bonne année... C'est bien non ? »

Je souris doucement contre sa peau avant de l'embrasser tendrement. Je n'arrive pas à imaginer ce que ça doit être pour lui. Je sais pour ma part que j'ai encore un peu de mal avec leur sexualité et le fait qu'ils peuvent se reproduire quand ils veulent, alors pour lui, ça doit être tellement étrange que son ondin ait des périodes de chaleurs... Puis lentement je me recule, venant poser ma tête sur son épaule. Je soupire d'aise en sentant ses doigts se glisser dans mes cheveux.

« Hmm... Je pourrais passer ma vie ainsi... »

Je ronronne presque alors que j'entends Buck rire doucement, déposant dans mes cheveux un léger baiser avant de me glisser avec tendresse à l'oreille qu'il va pourtant falloir qu'on se lève, ne serait-ce que pour préparer l'appartement pour sa mère qui doit passer dans l'après-midi. Je rouvre les yeux, un peu moins à l'aise qu'il y a une minute. C'est vrai. J'avais complètement oublié. Il m'en avait parlé il y a quoi... Une semaine ? En me disant que sa mère allait lui rendre visite... Et que du coup, il allait falloir préparer le terrain, parce qu'elle n'est pas au courant pour nous. Je lève doucement les yeux vers lui, quelque peu anxieux.

« Oui tu as raison... Mais du coup, on doit faire quoi ? Ranger l'appartement, ça ok. Mais pour le reste ? Ta mère... Elle sait quoi à propos de nous ? Elle sait qu'on est tout les deux ou... Tu lui as pas dit que tu vivais avec l'ondin de ta vie ? Oh mon dieu... Mais d'ailleurs ! Pendant qu'elle sera là... Je vais devoir faire attention... Oh ça veut dire qu'on ira pas non plus à la plage ?... Et si elle m'aime pas ? Buck j'ai peur maintenant... »

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Sam 1 Aoû - 8:42

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La première semaine, je dis pas que c'était pas sympa. Mon petit ondin d'amour qui revient vers moi encore et encore. C'est flatteur, de se sentir désiré, de savoir qu'il a envie de moi comme ça, tout le temps. Sauf qu'au bout d'un moment ça en devient épuisant. Lui a toute la journée pour se remettre, moi pas. J'ai l'école, le boulot en rentrant, et je dois m'occuper de lui. Au moins deux fois par jour, si c'est pas plus. Je crois bien que quand c'était au maximum, j'ai dû le prendre quatre fois pour qu'il soit à peu près calmé. Et sur la fin, je trouvais même que c'était pesant. Une obligation et plus du plaisir. Enfin si, quand même, parce que c'est mon Steve, mais moins... Et une fois que c'était vraiment terminé, je crois que j'ai passé un week end entier à juste...dormir. Dormir et glander sur le canapé, avec un petit ondin redevenu sage, blotti chastement dans mes bras, et rien de plus. L'année prochaine, quand ça reviendra, je pense que je vais demander quelques jours de congé, ou filer chez le médecin et me faire porter pâle une petite semaine pour pouvoir me remettre...

J'espère survivre à celles de l'an prochain aussi! Mais espère pas que je vais pas te toucher jusqu'à tes prochaines chaleurs... Tu es trop adorable pour ça...

Et environ deux mois après notre installation, je reçois un coup de fil. Ma mère. Alors bien sûr qu'on s'appelle souvent, à peu près une fois par semaine, voire plus si elle a besoin de me dire quelque chose de précis, mais là c'est différent. Elle s'inquiète pour son fils chéri, et m'annonce qu'elle passera me voir la semaine suivante, restant à San Francisco pour quelques jours. Je raccroche, un grand sourire aux lèvres. C'est vrai qu'elle m'avait manqué, et ça sera chouette de la revoir, de lui montrer l'appart, la ville, l'école, les endroits où on aime bien trainer. Sauf que je commence salement à angoisser quand j'entends la petite voix de Steve derrière moi qui me demande qui c'est. Steve. Je lui en ai jamais parlé, et si elle vient elle va forcément tout découvrir. Je déglutis, me forçant à offrir un sourire rassurant à Steve avant de lui expliquer calmement qu'il va rencontrer ma mère. Oui, l'humaine qui faisait les sandwiches et la limonade. Et les cookies aussi oui.

Steve est tout content, comme d'habitude. Pour l'instant, tous les humains qu'il a rencontrés se sont avérés sympas, et le contraire est juste... pas envisageable. Il est sûr que ma mère va l'adorer comme mes potes l'adorent. Sauf que j'ai peur. J'ai peur que ça soit pas le cas. Des potes, je pourrais toujours m'en refaire, si jamais ils ne m'acceptent pas moi, ou Steve, ou notre style de vie. De mère, on en a qu'une, et j'espère que tout va bien se passer. Même si, je le sens quand même être préoccupé, et finir par cracher le morceau après avoir tourné autour du pot. Je le regarde, portant ma main à sa joue.

Pour l'instant ma mère ne sait rien. Mais je veux lui dire. Je veux lui dire que j'ai trouvé l'ondin avec qui je veux passer le reste de mes jours. Je voulais pas lui annoncer ça par téléphone, mais te la présenter en face... Elle ne sait pas non plus que tu es un ondin donc... tu feras attention ok?

Je soupire doucement. Si elle l'aime pas. J'en sais rien et c'est ça qui me terrifie. Je sais absolument pas ce qui va se passer. Comment elle va le prendre.

J'espère qu'elle t'appréciera et qu'elle comprendra à quel point je t'aime mon ondin... J'espère... J'espère beaucoup...

Les jours qui suivent, on brique l'appart, on range tout de fond en comble, et j'oblige Steve à ranger tous ses coquillages au même endroit, et plus un peu partout. Parce que je me suis fait à l'idée d'avoir une colombelle ou un pied de pélican dans mes caleçons ou mes tshirts, ma mère risque de beaucoup moins apprécier. Il range donc sagement sa collection, on prépare le lit, on remplit le frigo, tout est aspiré, épousseté, briqué, classé. Et enfin on se laisse retomber sur le canapé. On se regarde, anxieux, et je le garde dans mes bras tout en regardant l'horloge avancer. Plus que cinq minutes. Plus que trois. Plus que... je sursaute en entendant sonner, et me lève pour ouvrir. Ma mère, la tornade, sa valise en main qu'elle laisse retomber sur le palier, avant de s'exclamer un "Viens-là mon fils!" en écartant les bras.

Maintenant que je la dépasse d'une tête, je la serre et la soulève un peu du sol, ce qui la fait rire, avant que je ne la laisse retomber sur le plancher des vaches. Elle se recule et m'observe.

T'as bonne mine mon garçon! La Californie te va bien! Tu es tout bronzé!

Et à ce moment-là elle remarque qu'on n'est pas seuls. Elle me regarde, un peu intriguée, avant de sourire gentiment.

James... Tu ne nous présente pas?
Si si maman... Voilà Steve. Tu te souviens de mon copain au chalet, avec qui je passais toutes mes vacances? Eh bien... Le voilà. Il vit ici avec moi...


Mon coeur bat à cent mille quand je vois Steve lui accorder le plus adorable des sourires et s'approcher d'elle doucement.

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Mar 11 Aoû - 16:15

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Les yeux baissés je n'ose vraiment le regarder, simplement parce que j'ai peur à l'idée de voir sa mère. C'est tellement étrange qu'il puisse toujours la voir alors qu'il est aussi grand. Je veux dire... Même si je la cherchais dans tout l'océan, ce n'est même pas sûr que j'arrive un jour à la retrouver. Alors oui, j'ai toujours du mal à me dire que lui, il peut toujours revoir sa mère, quand il veut. Sa main se porte à ma joue et je croise à nouveau son regard, toujours aussi inquiet.

« Promis. Pas de plage et je fermerais la salle de bain pour pas qu'elle voit mes écailles. Mais... T'es sûr que... C'est une bonne chose de lui dire ? Et si elle m'aime pas ? Et si elle me trouve pas mignon comme Liz et Mia ? Je... Je veux pas partir moi... Je veux rester avec toi. »

Ma main se pose sur la sienne. J'ai peur, vraiment. Mais heureusement il tente de me rassurer d'un sourire, me disant qu'il espère que ça va bien se passer, qu'elle va comprendre... En même temps, c'est sa mère non ? Tout ce qui lui importe c'est d'être sûr qu'il va bien, et avec moi... Il est heureux... Alors pourquoi voudrait-elle le séparer de quelqu'un avec qui il est heureux ? Je lui rends son sourire et murmure avec douceur.

« J'espère aussi... »

Et les jours suivants, on se contente surtout de ranger l'appartement. Enfin quand je dis ranger... Pour ma part ça consiste surtout à ranger tout mes coquillages au même endroit : dans ma commode. Chose que je fais sans discuter mais... C'est pas leur place. Enfin pas à tous. Y'en a qui sont bien dans les slips de Buck ou sur la télé, ou même dans une des grandes casseroles dont on ne se sert jamais... Mais bon, selon Buck, ça plaira pas à sa mère d'en découvrir un peu partout, alors j'obéis sans rien dire... De toute façon, dès qu'elle nous aura quitté, j'irais remettre mes coquillages à leur place. Et si jamais... Je me ferais bien voir en lui en offrant un beau. Les sirènes adorent les beaux coquillages, peut-être que les humaines aussi ? Va savoir... En quelques jours on range l'appartement et une fois que c'est terminé, je me laisse retomber sur le canapé et me glisse dans ses bras, de plus en plus anxieux à l'idée que sa mère ne va pas tarder. Et si elle m'aime pas ? C'est ça qui m'angoisse le plus. Qu'elle m'aime pas et que ça blesse Buck. Je ne supporterais pas qu'il soit malheureux à cause de moi. Je préférais mourir plutôt que de le voir mal à cause de moi. Je sursaute en entendant la sonnette et le laisse me quitter. Assis sur le canapé je regarde la porte s'ouvrir et mon cœur s'emballe quand je vois la femme, à peine plus grande que moi, ouvrir grand ses bras et serrer Buck contre elle. Et étrangement, je suis un peu jaloux. Parce que moi... J'aurais jamais ça. Je souris doucement en les voyant, oubliant bien vite tout ça. Puis je vois son regard croiser le mien, et je la sens... Sur la défensive. Moins à l'aise. Au point qu'elle vient demander à Buck qui je suis. Je me lève doucement et m'approche, un sourire aux lèvres.

« Bonjour... Je... Je suis tellement content de vous rencontrer ! Non parce que... J'adore votre limonade, et vos sandwiches et vos cookies... Faut que vous m'appreniez à les faire, parce que Buck est incapable de me dire comment vous faites, et moi ça me manque de plus en manger... »

Plus je parle et plus je suis enthousiaste, seulement je vois que de son côté... Elle me regarde étrangement, comme si je ne devrais pas être là... Ou comme si j'étais bizarre, pire elle a un peu le regard que Buck avait le jour de notre rencontre, à ne pas comprendre pourquoi je restais dans l'eau.  Je dois pas lui plaire, ça doit être ça. Mon regard se fige et je lève les yeux vers Buck, un peu paniqué.

« Euh... Je... Vous voulez boire quelque chose... Je... Je peux aller vous chercher quelque chose ou quoi... »

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Ven 14 Aoû - 21:11

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Mon coeur cogne dans ma poitrine et j'ai une boule au ventre. Bien sûr je suis content de la voir, surtout que ça fait plusieurs mois que la seule façon que j'ai d'avoir de ses nouvelles, tout comme pour papa, est de l'appeler. Et même si maintenant je suis un grand garçon indépendant, ça me fait du bien de la voir, en vrai, de retrouver son visage, son sourire, son parfum, tout ce que je ne peux pas avoir au téléphone. Alors, quand je la tiens enfin dans mes bras, je redeviens un gosse qui est juste content de retrouver sa mère parce qu'elle lui avait manqué. Et je m'imaginais même pas à tel point, jusqu'à ce que je la tienne contre moi. Pendant quelques secondes, quelques longues secondes je suis juste content, avant de revenir un peu sur terre, au moment où elle voit Steve. Mon petit ondin...

Je fais les présentations, et j'attends, la gorge sèche. Faites que ça se passe bien. Faites que ça se passe bien. Deux des personnes qui sont les plus importantes pour moi sont dans cette pièce et il faut que tout se passe bien. Je leur demande pas de se sauter au cou et de devenir les meilleurs copains du monde... juste... qu'ils se supportent. Pour moi. Je passe nerveusement ma main dans ma nuque alors que Steve s'approche d'elle en lui tendant la main. Je n'arrive pas à retenir un sourire quand je le vois aussi adorable et gentil, en s'approchant d'elle. Elle serre la main qu'il lui tend, plus réservée, et me regarde étrangement, un peu perdue. Evidemment, je vais devoir m'expliquer. Je vais devoir tout lui raconter, mais pas tout de suite.

On... on s'est rencontrés il y a dix ans parce que c'était lui qui m'avait sorti de l'eau le jour où la barque de papa s'est renversée, tu te souviens? Le lendemain je suis retourné à la plage et je l'ai reconnu. Il était très timide et je lui ai proposé de tes cookies et tes sandwiches pour qu'il ose me parler... C'est le plus grand fan de ta cuisine tu sais...

Je me tourne ensuite vers Steve et hoche lentement la tête, sentant qu'il commence à avoir peur, ou à se sentir mal à l'aise.

Oui... bonne idée... Tu t'occupes des boissons pendant que je fais visiter à maman? Merci...

J'emmène ensuite ma mère voir la salle de bains, la cuisine, notre chambre, et après une seconde je sens son regard inquisiteur se planter dans le mien et lâcher simplement.

James... il n'y a qu'un seul lit...

Je soupire avant de répondre.

- Je... ouais... viens... il faut que je te dise quelque chose...
- James chéri, ça ne va pas, tu es malade?
- Non non... installe-toi, tu comprendras...


Je la guide jusqu'au fauteuil dans lequel elle s'assied, sans me quitter des yeux, les mains sagement posées sur sa jupe. Je m'installe face à elle, une main posée sur celle de Steve et j'échange un regard avec lui, comme pour me donner du courage, avant d'inspirer et me lancer, me raccrochant aux doigts de Steve.

- Maman je... si y'a qu'un seul lit c'est que je... c'est que Steve et moi on... on est ensemble...
- Comment ça ensemble James?
- On... on est amoureux... c'est mon... mon petit ami...
- Ton quoi?
- Je l'aime... je suis heureux avec lui...
- Mais ce n'est pas possible!
- Pourquoi?
- Parce que c'est... un homme voyons!


Je tombe des nues, sans réaliser ce qu'elle vient de me répondre. Je... je connais ma mère et je... je m'étais jamais attendu à ça. Elle qui a toujours insisté sur le fait que je devais être heureux, qu'ils étaient fiers de tous leurs fils, et qu'ils seraient toujours là pour moi... Sauf que là... non. Qu'en une seconde j'en viens à voir ma mère autrement. Pour la première fois de ma vie elle ne me soutient pas.

- En quoi c'est un problème? On fait de mal à personne...
- C'est contre nature! Tu es... tu es un dégénéré...
- Maman c'est moi! C'est toujours moi! Ton fils!
- Je...


Et pendant les dix minutes qui suivent je me prends une volée de remarques toutes plus violentes les unes que les autres. Que c'est pas normal d'être comme ça, d'aimer les hommes, de se demander ce qu'elle avait fait de mal avec moi pour que j'en arrive là, alors qu'elle avait réussi avec ses autres garçons. Que je devais arrêter ça tout de suite sinon ça allait parler dans le quartier, et puis le boulot de papa, et puis... Et puis elle a conclu en me disant que je n'étais plus son fils avant de claquer la porte, emportant son manteau et sa valise. Elle sera restée en tout et pour tout une demi-heure. Une demi-heure, c'est le temps qu'il m'a fallu pour perdre ma mère. Et j'ai mal à en crever. Je pensais qu'elle m'aimait. Qu'elle me soutiendrait. Surtout que j'ai rien fait de mal! Je suis juste... je suis juste amoureux de Steve... et elle le supporte pas. Pourquoi? Pourquoi elle arrive pas à être heureux pour moi?

Pendant quelques minutes je suis juste sonné, avant de sentir que des larmes roulent sur mes joues. Elle m'a renié. Elle m'a renié simplement parce que j'aime un garçon! C'est tellement...stupide, venant d'elle qui est quelqu'un de raisonné et d'intelligent... Je... Je remonte mes genoux contre mon menton alors que mes épaules sont agitées de sanglots, et j'entends la petite voix de Steve qui est resté contre moi tout du long, sa main nouée à la mienne. Il me demande ce qui s'est passé, et ce que j'ai...

Ce qui s'est passé? C'est que... c'est que ma mère n'est... pas d'accord avec... avec le fait que je ... je sois amoureux de toi... Alors elle... elle ne veut plus me revoir. Elle a dit que je... n'étais plus son fils...

Je le sens qui se blottit un peu plus, voulant bien faire, et je le prends simplement dans mes bras, le serrant avec force. J'ai déjà perdu ma mère, je veux pas le perdre lui aussi...


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Jeu 20 Aoû - 23:13

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J'écoute ce que Buck lui réponds et je me sens de plus en plus mal à l'aise. J'ai l'impression que je ne devrais pas être là et que sa mère, n'est pas vraiment heureuse de me voir ici. Peut-être qu'elle aurait aimé ne voir que Buck… Je lève les yeux vers Buck et j'attends qu'il me dise quoi faire, parce que je suis complètement perdu. Il m'adresse un léger sourire et me dit que oui, je peux m'occuper des boissons pendant qu'il fait visiter l'appartement à sa mère. Je hoche vigoureusement de la tête avant de m'éclipser dans la cuisine. Je prépare trois verres et sors la limonade du frigo. Je mets tout ça dans le salon et mon sourire disparait quand je les vois revenir tout les deux. Ils ont l'air… Soucieux. Buck était plus qu'heureux de revoir sa mère, et là, il a presque peur.  Je pose le tout sur la table basse et je viens m'assoir à côté de Buck sur le canapé, attrapant sa main. Je suis inquiet mon humain. Je lève les yeux vers lui et n'arrive pas à croiser son regard. Qu'est-ce qui ne va pas ? Je serre doucement ses doigts entre les miens. J'aimerais qu'il me dire, qu'il me regarde et qu'il m'assure que ce n'est rien… Parce que là… J'ai envie de grimper sur ses genoux et le prendre dans mes bras, de déposer des baisers dans son cou et lui dire que ça va aller… Mais je ne peux pas, pas tant que sa mère est là. Alors je me contente de rester à ses côtés et de rester sage.

Ils commencent à discuter et je comprends rapidement pourquoi il est si inquiet. Il va lui dire pour nous. Il va lui expliquer qu'on est ensemble et qu'on s'aime. Mes doigts resserrent un peu plus les siens. Je croyais qu'on ne devait rien lui dire. Mon coeur s'affole alors que je guette sa réaction, et franchement, j'ai du mal à comprendre. Je fronce les sourcils et écoute, mon regard faisant l'aller-retour entre Buck et sa mère. Elle n'a pas l'air d'aimer ça, je veux dire, nous… Vu ce qu'elle lui dit. J'entrouvre les lèvres, m'apprêtant à lui dire qu'on est heureux et qu'on fait de mal à personne… Mais je me retiens au dernier moment. Parce qu'elle recommence à lui parler, à lui dire que ce n'est pas normal, que deux hommes ne devraient pas s'aimer ou être ensembles. Je me recroqueville doucement et garde sa main dans la mienne. Je ne la comprends pas. Je pensais… Je pensais pas qu'elle allait le prendre ainsi. Tout les humains que j'avais rencontrés jusque là ne semblaient pas dérangés par nous… Les filles nous aiment et… Tout ceux qu'on a croisés dans la rue n'ont jamais été gênés de nous voir nous tenir la main ou nous embrasser… Alors pourquoi elle trouve ça dégoûtant, ou contre-nature ? De toute façon, techniquement… Je ne suis même pas humain… Alors…

Je lève les yeux vers l'humaine qui récupère rapidement son manteau, ne cessant de jeter à Buck qu'on devrait avoir honte. Je l'observe disparaitre et d'un coup, l'appartement redevient silencieux. On se retrouve juste tout les deux sur le canapé, main dans la main à tenter de comprendre ce qui vient de se passer. Je me tourne vers Buck et commence à paniquer en voyant qu'il pleure. Non… Non… Mon humain, mon Buck… La dernière fois que je l'ai vu pleurer, c'est quand on était gamin et qu'on devait se quitter le temps d'une année… Ma main glisse de la sienne alors que je tente de venir sécher ses larmes. Non mon humain, ne pleure pas… Mes doigts effleurent à peine ses joues qu'il remonte ses genoux contre lui, commençant à sangloter. Une boule se forme dans ma gorge, je hais le voir ainsi… Je le préfère quand il sourit, quand il est heureux… Et ça me tue de me sentir impuissant comme ça… Je pose mes mains sur ses joues et m'approche de lui, murmurant tout paniqué.

"Buck… Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui ne va pas ?"

Mes doigts caressent doucement sa peau, essuyant ses larmes toujours inquiet. Il lève les yeux vers moi et commence à m'expliquer qu'elle vient de l'abandonner, de lui dire qu'à cause de moi, elle ne reviendrait plus le voir. Mon coeur cesse de battre. C'est de ma faute. C'est à cause de moi qu'il est dans cet état. C'est parce que je suis ici, avec lui et parce que je l'aime que sa mère ne veut plus le voir. Tout est de ma faute. Mes doigt s'immobilisent sur sa peau. Je voulais pas… Je voulais pas mon Buck. Je viens me blottir contre et je suis soulagé quand je sens ses bras se refermer autour de moi. Parce que j'avais peur qu'il me repousse, qu'il me dise qu'il ne pouvait pas perdre sa mère pour un simple ondin… Même si il l'aime cet ondin. Je cache mon visage dans son cou et vient doucement embrasser sa peau.

"Je suis désolé mon humain… Je… Je ne pensais pas qu'elle t'abandonnerait à cause de moi… Je… Je t'aime et je partirais jamais… Je t'aime Buck… Et je suis désolé… "

Je continue de déposer des baisers dans son cou avant de me reculer légèrement, posant mon front contre le sien. Je ferme les yeux et vient déposer un baiser sur ses lèvres, recommençant à murmurer alors que mes mains se perdent dans ses cheveux.

"J'aime pas te voir comme ça mon humain, je hais te savoir malheureux, surtout à cause de moi… Je m'en veux de te voir ainsi et je m'en veux que ce soit à cause de moi… Dis-moi… Dis-moi ce que je peux faire mon humain pour te rendre ton sourire, pour te rendre heureux… Je ferais n'importe quoi…"

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Dim 6 Sep - 17:24

Blue Scales
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Ca m'a pris du temps pour accepter. Pour accepter que mes parents ne veulent plus de moi. Que mes parents m'ont renié. Moi. Leur dernier fils. Parce que j'aime un garçon, je n'existe plus. Parce que j'aime un garçon, ils ne veulent plus avoir de mes nouvelles. Ils m'ont rayé de leur vie. Ils ne m'appellent plus. Ils ne me souhaitent plus mon anniversaire ou Noël. Pourtant, je suis leur fils. Ils sont ceux qui sont censés m'aimer. M'accepter comme je suis, être contents pour moi. Après tout, j'ai rien fait de mal! J'ai jamais été un gamin chiant, je leur ai jamais apporté d'ennuis, pas comme Martin qu'on avait trouvé à fumer de l'herbe, ou Marc qui a tenté de voler une voiture alors qu'ils étaient complètement bourrés avec ses potes. J'ai toujours eu de bonnes notes, j'ai été accepté dans une bonne école... je suis heureux. Mais les conneries qu'ils ont pardonné à Martin ou Marc, on dirait que c'est rien comparé au fait que j'aime Steve. Que c'est moins grave. Alors que merde, j'ai pas à m'excuser d'être heureux! J'ai pas à leur dire pardon d'avoir trouvé la personne avec qui je veux passer tout le reste de ma vie! C'est... c'est tellement injuste!

Et heureusement, dans tout ça, Steve a été là. C'est lui qui me tirait du lit le matin pour que j'aille en cours. C'est lui qui essayait de me remonter le moral en me racontant plein d'histoires qu'on raconte normalement aux petits ondins. Qui me préparait des tasses de chocolat chaud avec des chamallows quand il sentait que ça allait pas. Qui me poussait à sortir. Qui invitait nos amis pour que je me change les idées. Grâce à lui j'ai tenu le coup. Petit à petit je me suis fait à l'idée que maintenant, je pouvais plus compter sur eux, que je ne représentais plus rien pour eux. Que j'étais... rien. Et puis, sur mes trois frères, deux ont continué à m'appeler, à prendre de mes nouvelles. Quand Martin est passé en ville pour son boulot, on est allés dîner ensemble tous les trois, et il a trouvé Steve super, bien qu'un peu bizarre. De Tony, j'ai des cartes pour Noël et mon anniversaire, des nouvelles de mes neveux et nièces, et on s'appelle, aussi. Ca m'a fait du bien de savoir que tout le monde me laissait pas tomber, et que certains membres de ma famille m'aimaient toujours, et voulaient pas me perdre.

Les semaines, les mois, les années ont passé. J'ai passé mes examens. Je me suis fait ma vie à San Francisco, avec des amis qui nous aiment pour ce qu'on est, Steve et moi, qui aiment passer du temps avec nous. Et malgré le temps qui a passé, je l'aime toujours autant. Même si petit à petit je me suis rendu compte qu'il aurait toujours ce côté grand gamin sur lequel je devrais veiller. Mais c'est aussi pour ça que je l'aime. Parce qu'il arrive à trouver de la magie dans tout, il s'extasie même des petites choses. Il me fait rire même dans les moments où ça va vraiment pas. Et j'ai réussi à aller bien à nouveau grâce à lui, et à nos amis. On passe de longues soirées sur la plage à discuter autour d'un feu de camp, à rire, à boire, à écouter David qui joue de la guitare en regardant les étoiles. Elle est là, ma vie. Avec eux, avec lui.

Mes études se sont terminées, au bout de trois ans. De bonnes notes. Des félicitations de mes profs. Steve et mes amis étaient là, et c'est à eux que j'ai dédié mon diplôme, vu que mes parents n'étaient pas là. Ces dernières années, ce sont eux, qui sont devenus ma famille. Ce sont eux qui m'ont soutenu, qui m'ont fait rire, qui ont calmé mes angoisses, qui m'ont épaulé. Alors c'est avec eux que je veux partager ça. Et on fête ça jusqu'aux premières lueurs du jour, bercé par le vent du large et le bruit des vagues.

Deux semaines plus tard, je rapporte ma première commande : un meuble ancien que je devais restaurer pour qu'un antiquaire puisse le vendre. Je l'ai emballé avec soin, protégé dans une caisse, pour ne pas ruiner la centaine d'heures de travail que j'ai fait sur ce secrétaire. Je me gare à l'arrière du magasin et le propriétaire m'aide à faire sortir le tout. Sauf que sous le cagnard de l'après-midi je commence sérieusement à avoir chaud, et je déboutonne un peu ma chemise pour me mettre plus à l'aise. Une fois le meuble déballé, l'antiquaire me propose un coca et je m'assieds quelques minutes pendant qu'il examine mon boulot.

C'est bien jeune homme. Beau boulot.

Je hoche la tête, le remerciant du compliment, et c'est là que je le vois s'arrêter et fixer mon cou. Je fronce les sourcils, sans bouger, attendant de voir pourquoi il me scrute comme ça.

- Gamin, la pièce, là... vous l'avez trouvée où?
- Euh... c'est une vieillerie... un ami l'avait trouvée un jour sur la plage et il me l'a donnée.
- C'est un... vous permettez?
- Oui oui.


Il tend la main vers mon collier et examine la pièce, la faisant tourner entre ses doigts.

- Bon sang c'est... c'est un doublon espagnol.
- Ah? Et... c'est bien?
- Oui, quand même. Vous en avez pour environ dix mille dollars autour du cou.
- Pardon?
- Je vous assure. Les musées s'arrachent des pièces de ce genre. Si vous voulez je peux vous trouver un acheteur.
- Je... c'est... c'est gentil mais... je vais y réfléchir.
- Tenez-moi au courant d'accord?
- Bien.


Le type me fait un chèque et je remonte dans mon pick-up et file jusqu'à la maison, et je cherche Steve, l'appelant à travers l'appart. Je vois enfin sa frimousse qui apparaît et je m'approche de lui, posant mes mains sur ses épaules.

Mon ondin... tu vois la pièce que tu m'as ramenée? Mon collier? Je... je viens d'apprendre qu'elle valait très très cher. Est-ce qu'il y en a d'autres? Là où tu l'as trouvée?

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Ven 18 Sep - 17:11

Blue Scales

J'étais malheureux de le voir dans cet état là au début… De voir que malgré tout mes efforts, tout les sourires, câlins et autres baisers que je pouvais lui donner, il n'arrivait pas à retrouver son sourire. A tel point que je devais le tirer hors du lit le matin en me glissant contre lui pour lui mordiller le cou, à lui sourire quand il croisait mon regard, lui dire d'une voix douce que j'avais préparé de quoi manger pour ce matin… Pendant des jours ça a été comme ça, c'est à peine si il voulait quitter l'appartement. Je devais être celui qui lui disait que ce serait bien qu'on aille à la plage tout les deux, celui qui devait faire venir ses copains à l'appartement pour lui redonner un semblant de sourire, ou qui lui préparait des petits goûters pour tenter de lui arracher un simple geste d'affection. J'étais déjà heureux les premiers jours quand j'avais le droit à une main qui venait ébouriffer mes cheveux, juste ça et le fait de lire autre chose que de la détresse dans son regard, ça m'allait. Je voulais juste le voir heureux. Tout ce que je voulais, c'est qu'il redevienne mon Buck toujours heureux d'être avec moi, mon humain… Et ça a pris du temps. Pas beaucoup ou pas assez, non juste le temps dont il avait besoin. De toute façon, ça aurait pu durer des années, ça n'aurait pas été grave… Ça ne m'aurait pas empêché de l'aimer et d'être là pour lui… Tout ce qui aurait été important… C'est qu'il finisse par aller mieux. Ne serait-ce qu'un peu. Et heureusement, ça finit par s'arranger. A chaque fois qu'il recevait une lettre ou un coup de fil d'un de ses frangins, je voyais qu'il allait bien mieux… Qu'il redevenait heureux. Comme lorsqu'on se retrouvait l'un dans les bras de l'autre sur la plage, à écouter autant le ressac des vagues et les quelques notes que David grattait sur sa guitare. Dans ces moments-là, je sentais que ça allait un peu mieux, qu'il commençait à comprendre que si ses parents décidaient de le laisser seul, ce n'était pas si grave, parce que les autres et moi, nous serions là pour lui. Nous serions là pour le soutenir, pour être à ses côtés… Qu'avec nous, il ne serait jamais seul.

Alors si au début c'était compliqué, tout a finit par s'arranger. Buck a finit par aller mieux. Au fil des semaines il avait retrouvé son sourire, il recommençait à se lever sans que je sois obligé de venir faire le chat tout contre lui, il retournait en cours… Puis au fil des mois, il commençait à se dire qu'il ne devait pas arrêter de vivre pour eux qui ne pouvaient pas comprendre que son fils puisse être heureux avec un autre homme. Même si techniquement, je reste toujours un ondin. Alors oui, tout le monde continue de penser que je ne suis qu'un être humain, mais si l'on veut être juste… Leur fils est heureux en couple avec un ondin… Donc… Mais bon la question n'est pas là. Tout ce qui compte c'est qu'avec le temps, Buck prend ses distances avec tout ça et recommence à vivre, restant en contact avec ses frères. Il finit par redevenir heureux et c'est tout ce que je voulais… Croiser son sourire le matin quand j'ouvre les yeux, sentir ses doigts se poser sur ma joue qu'il caresse avec tendresse. C'est tout ce que je voulais, qu'il aille mieux.

C'est ainsi qu'on a repris notre quotidien tout les deux. Les années passent et… Et on est biens tout les deux. Lui va à l'école et continue d'apprendre son étrange métier où il travaille le bois sans cesse, pendant que personnellement, je continue mon apprentissage pour être un parfait petit être humain. J'apprends à acheter mes vêtements tout seul, à faire la cuisine normalement… Petit à petit, je m'adapte, je commence à me fondre dans son espèce. Petit à petit, je deviens presque un petit humain… Enfin, un humain qui a des écailles dès qu'il se retrouve dans l'eau, un humain à qui l'océan manque grandement et un humain qui a ses chaleurs une fois par an… Donc ouais… Humain… En apparence.

Et le petit ondin qui tente de se faire passer pour un humain s'ennuie profondément aujourd'hui. La tête posée au fond de la baignoire, je regarde la plafond, remuant doucement ma nageoire qui effleure presque le carrelage de la salle de bain vu ma position. Mes mains sagement posées sur mon estomac je soupire, me demandant ce que je pourrais faire de ma journée. Buck n'étant pas là parce qu'il doit rendre un meuble à je ne sais pas trop qui parce que je n'ai pas vraiment compris ou plutôt je n'ai pas vraiment écouté, je ne peux même pas aller me glisser dans ses bras… Je sors la tête de l'eau, laissant ma nageoire s'immerger à nouveau. Je fais la moue alors que je regarde par la fenêtre, prenant appuie sur le rebord de la baignoire. J'ai envie de retourner à l'océan. J'ai envie d'aller me rouler dans du sable, et d'avoir Buck avec moi. Seulement ce n'est pas possible. Je grogne quelque peu et me décide à sortir de l'eau, faisant la moue quand je vois mes écailles disparaitre. Je remue doucement les orteils et m'enroule dans une grande serviette avant d'aller enfiler un pull et un boxer. Je fais un crochet par la cuisine et me prépare un chocolat chaud pour ensuite aller m'écrouler dans le canapé pour reprendre ma partie de Zelda. C'est donc manette en main que Buck me retrouve quand il rentre à l'appartement, s'approchant de moi avec un enthousiasme qui m'arrache autant un sourire qu'un bon paquet de question. Ses deux mains se posent sur mes épaules et je penche la tête sur le côté quand il me reparle de son collier. De la petite pièce brillante qu'il a autour du cou. Je me souviens lui avoir donné alors qu'on était encore petits… Je l'avais trouvé au fond de l'eau et l'avait gardé pour lui jusqu'à l'été suivant… Mais pourquoi en reparler aujourd'hui ? Je fronce les sourcils à ses questions, laissant un léger silence s'installer entre nous.

"La pièce ? Je… Je l'avais trouvé dans l'eau… Tu sais, dans la crique où l'on se retrouvait tout les étés avant ? Eh bien, si t'éloignes de la côte et que tu nages jusqu'au fond… Y'a une vieille épave, à moitié mangé parle sable et… Et j'adorais y aller, parce qu'il y a pleins mais alors pleins de belles choses qui brillent, genre, plein d'autres pièces comme celle-ci… Puis des perles… Mais bon… A force j'ai arrêté d'y aller, déjà parce qu'il y a des requins et ensuite parce que bon… Après je préférais être avec toi."

Je lui glisse un sourire avant de venir lui voler un léger baiser.

"Mais pourquoi toutes ses questions mon humain ? Tu n'aimes plus la pièce c'est ça ? Tu voudrais un autre cadeau ? Tu veux un coquillage ? Ou une autre pièce ?"

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Sam 3 Oct - 12:02

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Ce qui se passe est juste dingue. Une pièce, une pièce que j'ai autour du cou depuis que j'ai huit ou neuf ans et que je pensais être juste une jolie vieillerie s'avère valoir une petite fortune. Et pendant toutes ces années, je me suis douté de rien. Pendant des années j'ai porté ça parce que c'était un cadeau de Steve, et que ça me faisait plaisir de l'avoir. J'avais un foutu trésor autour du cou et j'en savais rien... La vache... tout cet argent... tout ce qu'on pourrait faire avec... Alors ouais, on se débrouille, même si maintenant que je débute, c'est pas tous les jours facile d'avoir des commandes, et donc, d'avoir du boulot. Surtout que je dois subvenir à nos besoins à tous les deux. Bon, heureusement Steve se contente de peu, il a ses quelques fringues, sa Game Boy et sa console, et son bain moussant, ce qui lui va très bien. Mais dix mille dollars... on pourrait... on pourrait avoir de l'argent de côté, se prendre quelques jours de vacances, acheter un nouveau matelas... tout ça...

Je prends le chèque de l'antiquaire, le glisse dans ma poche et file en direction de la maison, repensant à tout ça. A tout ce qu'on pourrait faire avec cet argent. Une chose est sûre, il faut que j'en parle à mon ondin. Mon petit ondin adoré. Et dire qu'il se doutait même pas de la valeur de son cadeau quand il me l'a ramenée... Qu'il pensait pas qu'un jour, ça pourrait nous aider autant. Je rentre en trombe à l'appart et je le vois qui sursaute en me voyant, laissant presque retomber sa manette alors que je pose mes grandes mains sur ses frêles épaules. Ses yeux s'agrandissent un peu de surprise alors que je lui pose des questions à propos de la fameuse pièce. Et là... mon dieu, il y en a d'autres. Plein d'autres, selon lui. Et si elles étaient encore là? On pourrait... dix pièces, rien que dix, et ça serait déjà... cent mille dollars. J'en reviens pas, je réalise pas, j'ai du mal à me faire à l'idée.

Non non j'adore ta pièce. Sauf que si on arrive à en trouver d'autres, on pourra les vendre très très cher et on pourra acheter plein de choses. Une... une maison par exemple, une nouvelle voiture...

Et je vois qu'il est perdu, et pas vraiment motivé, alors je rajoute.

Et du bain moussant, plein de bain moussant. Et plein de jeux pour les consoles. Tout plein...

Je l'ai eu. Il saute sur ses pieds, tout content, et me dit qu'on doit aller les chercher alors. Parfait. Rien me retient ici dans les prochains jours, alors autant partir tout de suite. Je l'embrasse rapidement et file jusqu'à notre chambre pour attraper une valise, et rassembler rapidement quelques affaires. On pourra pas prendre l'avion, vu que Steve a une fausse carte d'identité et qu'officiellement, il existe pas. On va mettre quoi, trois ou quatre jours pour l'aller, autant pour le retour, et un jour sur place. C'est jouable. Une petite semaine. Je repasse après Steve pour vérifier ses affaires, ôter ses coquillages préférés tout en lui rappelant que personne nous les volera pendant notre absence, rajouter des slips et des chaussettes, et mettre notre trousse de toilette. Ou alors... je me tourne vers mon ondin.

Est-ce que tu crois que tu pourrais retourner à la crique à la nage? Et moi en avion? On y serait beaucoup plus vite... Tu penses que tu peux?

Et une fois rassuré, je termine notre valise, ôtant finalement le gros des affaires de Steve pour laisser simplement de quoi l'habiller pour trois ou quatre jours, et je descends avec lui jusqu'à la plage, pour lui dire au-revoir.

Bon mon ondin, tu as bien tout compris? Promets-moi de faire attention d'accord? Tu me le promets hein? Je veux pas te perdre, j'y survivrai pas. Allez, file, et on se retrouve dans notre crique, comme quand on était petits!

Je l'embrasse avec passion et le regarde s'éloigner avant de disparaître dans l'eau. La vache... c'est la première fois que je vais être séparé de lui depuis qu'on est arrivés ici à San Francisco... et rien que de le savoir en train de s'éloigner, ça fait un vide. Bon, bref Buck, t'as des choses à faire. Je remonte à l'appart, balance la valise à l'arrière du pick-up et file en direction de l'aéroport. Je prie pour que ma carte de crédit me laisse acheter un aller-retour et soupire de soulagement quand je vois l'écran indiquer "Transaction réussie". Deux heures plus tard je décolle, et six heures après, j'atterris en pleine nuit aux alentours de New-York. Pendant tout le trajet, je n'ai pas arrêté de penser à Steve. Est-ce qu'il va bien? Est-ce qu'il ne s'est pas mis en danger? Je prends une chambre dans un motel tout près de l'aéroport, et après quelques heures de sommeil, en milieu de matinée, je file au guichet de location de voiture, et me mets en route. Trois heures plus tard, la voiture s'arrête devant le chalet de mes parents. Il est toujours là, et rien n'a bougé. Comme si c'était hier que j'étais venu pour la dernière fois, et pas il y a quatre ans... Je me promène avec précaution autour de la maison, et constate, soulagé, qu'il n'y a personne. Alors je cherche les clefs dans leur cachette, et y dépose ma valise, avant de descendre à la plage voir si Steve n'est pas là. Pas encore. Mon ondin... mon amour... faites qu'il arrive bientôt, et surtout en un seul morceau... J'essaie de lire ou de m'occuper mais j'arrive pas à penser à autre chose. Et enfin, le soir, je crois voir l'eau bouger. Un peu, puis un peu plus, et bientôt je vois sa frimousse qui apparaît.

Je me précipite vers lui pour le prendre dans mes bras et l'embrasser.

Alors mon ondin, ça s'est bien passé? Tout va bien? Tu m'as manqué... Allez viens, on va se mettre au chaud...

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Mar 20 Oct - 21:49

Blue Scales

Je ne comprends pas ce qu'il veut. Alors que ses mains sont toujours posées sur mes épaules, voilà qu'il me parle de cette pièce que je lui ai offert il y a des années, quand on était encore petits et que mes écailles poussaient encore. Quand je la lui avais donné, il m'avait remercié, me disant qu'elle était superbe et qu'il ne la quitterait jamais. Et c'est seulement maintenant qu'il me demande où je l'ai trouvé et comment. Un peu lent à la détente mon humain sur ce coup-là. Je fronce les sourcils et penche la tête sur le côté alors qu'il tente de m'expliquer je ne sais trop quoi. Selon lui, si on trouve d'autres pièces, on pourra les vendre et acheter pleins de choses. Nouveau froncements de sourcils de ma part. M'ouais. Acheter une maison, une voiture… Ça me passe au-dessus de la tête. L'ondin que je suis n'a pas besoin de ça… Mais lui si… Me voyant dubitatif, il reprend, ajoutant quelque chose qui tout de suite me parle bien plus. Du bain moussant, des litres de bain moussant… Et des jeux, des tonnes de jeux… Un sourire se dessine progressivement sur mes lèvres alors que tout heureux par cette nouvelle possibilité, je commence déjà à trépigner sur place, lui disant qu'on pourrait y aller tout de suite, et qu'il faut qu'on récupère toutes les pièces. Il me vole un baiser avant de me dire qu'on doit alors s'occuper de faire nos valises. Tout excité je commence à mettre mes affaires dans un sac, y glissant quelques vêtements et quelques coquillages que je ne veux surtout pas perdre… Puis Buck repasse derrière moi et commence à me dire que je n'ai pas besoin de les emmener vu que personne ne viendra à l'appartement en notre absence. Je plisse le nez, pas franchement convaincu. Je le regarde ranger mes trésors dans le tiroir de ma table de chevet alors que je boude à moitié assis sur notre lit. Puis d'un coup il se tourne vers moi, me posant une question qui me fait hausser un sourcil.

"Bien sûr… Je n'aurais qu'à longer la côte… Ce serait rapide… Deux jours tout au plus…"

Il y a un blanc d'un instant alors qu'il me dit qu'il va prendre l'avion et qu'on se retrouvera à la crique. Je hoche doucement de la tête, heureux de savoir que je n'aurais pas à reprendre la voiture. Parce que je n'aime pas ça. Faut chaud et je suis toujours malade… Alors savoir que je vais pouvoir nager pendant deux jours… Je suis comme un dingue. Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas pu nager librement, sans m'inquiéter de quoi que ce soit… Sans savoir que Buck se meurt d'inquiétude sur le rivage, à se demander si je vais revenir ou pas. Bon, je sais que dans l'avion il se fera un sang d'encre… Mais deux jours… Deux jours et on va se retrouver, c'est pas si long… A une époque je devais en compter trois cent soixante-cinq. Donc deux… Ça me semble si peu. Deux jours de nage et je serais à nouveau avec lui, dans la crique où l'on s'est rencontrés. Il ferme la valise avant de m'embrasser, me disant que c'est l'heure. Tout penaud je le suis jusqu'à la plage, étrangement plus si excité que ça… Parce qu'il ne va pas venir nager avec moi… Pas cette fois. Je me déshabille, lui confiant mes vêtements avant de me glisser dans l'eau. Mes écailles reviennent et j'ondule doucement de la nageoire avant de revenir vers lui, quelque peu anxieux à l'idée de le laisser partir. J'hoche doucement de la tête, le bout de ma nageoire troublant la surface de l'eau.

"Promis… Dis-moi que tu feras attention.. Et que tu seras là pour me sortir de l'eau."

Nous échangeons un regard, puis un long baiser avant que je ne me glisse sous l'eau et commence à nager vers les profondeurs m'éloignant déjà des côtes… Laisse mon Buck seul sur la plage. Je m'immobilise quelques secondes et me retourne, cherchant en vain sa silhouette. Non, non… Faut que je nage… On se retrouvera à la crique… Lentement je m'enfonce dans les profondeurs, préférant nager assez bas pour ne pas attirer l'oeil du moindre humain vu que je vais devoir longer la côte. La lumière peine à faire reluire mes écailles vu la profondeur et paresseusement, j'ondule, appréciant de voir les poissons glisser autour de moi. Comme ça m'avait manqué… L'eau glacée, les grands fonds, la faune… Si seulement on pouvait avoir une maison qui donnait directement sur la mer… Je pourrais y être la journée quand il n'est pas à la maison. Je m'enfonce un peu plus dans les profondeurs et frôle le sable froid, franchement amusé de déranger les créatures qui s'y cachaient… Les grains sombres viennent effleurer ma peau et mes écailles alors que je continue mon chemin, jusqu'à ce que la nuit tombe. Fatigué, je cherche un endroit où je pourrais me réfugier pour me reposer… Mais tout ce que je trouve, c'est une grosse pierre au fond de l'eau. Je n'aurais pas mieux… Je m'enroule au pied de celle-ci, rabattant ma nageoire sur le bout de mon nez avant de fermer les yeux. Juste quelque heures, c'est tout ce que je demande. Demain je ferais vite, je nagerais aussi vite que possible juste pour le retrouver. Je pousse un soupir et je dors difficilement dans le sable, ne cessant de me dire que je devrais repartir sous peine d'être en retard.

Je finis par repartir, non sans m'être tout d'abord roulé dans le sable. Je suis les courants d'eau froids et après une autre journée à nager, je finis par atteindre la crique alors que la nuit se lève. J'en fais rapidement le tour, inspectant mes anciennes caches pour les trouver presque intacts… Aucun ondins n'est venu jusqu'ici… Personne depuis que je suis parti avec lui pour vivre comme un humain… Je remonte à la surface, l'eau se troublant alors que l'air frais de la nuit vient caresser ma peau. Mon coeur cogne un peu plus vite dans ma poitrine alors que je l'aperçois sur le sable. Je nage jusqu'à lui et me laisse porter avec le plus grand plaisir. Je lui rends son baiser alors que ma nageoire s'enroule amoureusement autour de sa taille.

"Ça va… J'ai juste faim et j'ai envie que tu me prennes dans tes bras et que tu me lâches plus… C'était long deux jours sans toi… Tu m'as manqué mon humain…"

Lentement il me ramène jusqu'au chalet alors que mes écailles laissent place à mes jambes. Je remue doucement les orteils alors qu'on passe la porte et qu'il m'enroule dans une grande couverture, m'apportant de quoi m'habiller. Je lui souris avant de me glisser dans ses bras, restant complètement nu. Tant pis pour les vêtements, là j'ai juste envie d'être dans ses bras, de sentir sa peau contre la mienne. Je dépose un baiser dans son cou alors que je me blottis contre lui, les yeux clos.

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Sam 31 Oct - 10:00

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Tout ça, se lancer là-dedans, sacrifier nos maigres économies pour le simple espoir de trouver d'autres pièces comme celle qu'il m'avait offerte il y a tellement longtemps, c'est totalement dingue. Totalement. Partir à l'autre bout du pays sur un coup de tête, me foutre dans la cave pour payer un billet d'avion en dernière minute, une nuit d'hôtel et une location de voiture... Tout ça pour un tas de pièces qui n'existe peut-être même plus, que quelqu'un aura déjà trouvé avant moi, dans un coin que Steve n'a plus visité depuis au moins trois ans, si c'est pas plus. Tout ça tourne et tourne encore dans ma tête, en me disant que je suis dingue, complètement, que j'ai pris beaucoup de risques pour ce qui sera peut-être rien... Et ensuite j'imagine ce que ça pourrait être que d'avoir de l'argent. Pas énormément mais... juste assez pour pouvoir... s'acheter une maison. Une maison au bord de l'eau, comme en rêve Steve. Je veux pas d'une villa immense, loin de là, mais une petite maison qui donne sur l'eau, pour qu'on puisse manger dehors le soir en écoutant la mer, et que Steve puisse aller à l'océan autant de fois qu'il voudrait. Ca serait bien. Tellement bien.

Et même si on trouve rien, au moins je pourrais vendre la pièce de Steve, histoire d'avoir un peu d'argent de côté, et lui demander de profiter de ses baignades pour voir s'il ne trouve rien d'intéressant qu'on pourrait vendre. Ca serait toujours ça.

Je pense à tout ça alors que je regarde l'eau, les vagues paresseuses qui viennent lécher le sable gris, notre petite crique. Bizarrement, rien n'a changé. Tout est exactement comme on l'avait laissé quand je l'ai tiré de l'eau cette nuit là, jusqu'au plus petit caillou. La nuit où on avait fait l'amour pour la première fois, et qu'il était allé se baigner en sentant mon odeur. Mon pauvre amour, je me rappelle encore l'avoir porté jusqu'à la maison, l'avoir soigné, et l'avoir gardé longtemps contre moi en l'embrassant et en lui disant que maintenant j'allais m'occuper de lui, et que plus personne lui ferait du mal. Chaque jour, quand je le vois ouvrir les yeux à côté de moi et me sourire, ou se jeter à mon cou quand je rentre, je me dis que j'ai tenu ma promesse. Ou tout du moins j'espère.

Et enfin il est là. Enfin je vois sa frimousse dépasser de l'eau et j'entre dans l'eau pour venir l'attraper alors qu'il me saute au cou. Je le garde contre moi et souris en sentant sa nageoire s'enrouler autour de ma taille, finissant de tremper le peu de mes fringues qui était encore sec. Mais je m'en fous. Je l'embrasse avec passion, avant de rire doucement, mon front contre le sien quand je l'entends. Je lui vole un nouveau baiser avant de répondre.

Je te lâche plus. Je te lâche plus mon ondin... Je te lâche plus... Et toi aussi tu m'as tellement manqué. Je me sentais vide. Seul sans toi. Mais maintenant c'est terminé. Vraiment terminé. Viens, on va rentrer à l'intérieur, et se mettre au chaud...

Quelques secondes plus tard il a retrouvé ses jambes et je lui passe un grand pull qui va jusqu'aux genoux, ce qui fera l'affaire le temps qu'on soit à l'intérieur. J'ai déjà allumé un feu dans la cheminée et je lance le four qui contient les deux pizzas que j'ai achetées en route avant de le faire s'installer avec moi sur le canapé que j'ai déplié. Je sais qu'il aimait bien dormir devant le feu... Et une fois qu'il est contre moi, je commence à l'embrasser tendrement tout en l'allongeant, et en faisant lentement remonter le pull le long de ses hanches fines, et embrassant son ventre.

Le lendemain j'ouvre les yeux et souris en le sentant contre moi. Mon petit ondin, sa peau fraîche et nacrée contre la mienne, son souffle calme, ses petites mains. Il m'avait manqué... tellement manqué... Je l'embrasse dans la nuque, et souris encore plus quand je le sens s'agiter doucement. On paresse encore un peu au lit, grignote les quelques autres bricoles que j'ai ramenées en même temps que les pizzas, avec des chocolats chauds recouverts de marshmallows, et je le prends dans mes bras pour l'emmener se laver un peu dans la baignoire du rez-de-chaussée. Une fois nourris et propres on s'habille et on retourne sur notre plage. Notre petite plage à nous. On s'approche de l'eau et je l'embrasse à nouveau.

Bon mon ondin... je te demande juste d'aller voir s'il y a d'autres pièces, ou de vieux objets là où tu as trouvé la mienne. D'accord? Et de me ramener ce que tu te trouves... Tu imagines mon amour? Des litres de bain moussant. Des dizaines de jeux pour la Game Boy. Peut-être même une maison près de l'océan... Tout ça pour nous...

Et je souris en lui caressant le visage avant de le laisser aller dans l'eau et disparaître.

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Mer 9 Déc - 21:05

Blue Scales

Deux jours sans lui c'était long, bien trop long. Je me souviens qu'avant c'était long de l'attendre tout une année pour simplement le voir deux mois, mais maintenant qu'on vit tout les deux, c'est dur de ne pas croiser son regard tout les matins, de ne pas être sagement niché dans ses bras et de sentir ses doigts caresser autant ma peau que mes cheveux. Deux jours ça avait été trop long à mon goût. Ça avait été bien trop dur de m'endormir sans lui, de ne pas sentir son souffle sur sa peau et de ne pas être bercé par les battements de son coeur. Et ça avait été encore plus dur d'ouvrir les yeux et de ne pas croiser le sien. Trop dur. Dur au point que je ne veux plus le quitter, plus jamais. Même pour une simple journée. C'est ce que je me dis alors qu'enroulé dans un de ses pulls bien trop grand pour moi, je sens ses lèvres effleurer ma nuque. Les yeux encore clos j'ai un léger sourire, venant doucement chercher ses doigts pour les entrelacer avec les miens. Tout m'avait manqué. D'être dans ses bras, de l'embrasser, de l'entendre me murmurer de douces paroles alors qu'on fait l'amour… Tout. Je remue doucement sous les draps, me retournant pour croiser son regard, un sourire aux lèvres.

"Bonjour mon humain…"

Je viens déposer un léger baiser sur ses lèvres, venant caresser avec douceur sa joue. Sa peau est légèrement tiède sous mes doigts et ça m'arrache un léger rire. Surtout quand il me rend mon baiser, me murmurant de douces choses contre mes lèvres. Je plisse doucement le nez, ne pouvant retenir un autre sourire.

"Je sais que je n'ai pas arrêté de le dire mais… Tu m'avais manqué…"

Je sais que je l'ai répété une bonne centaine de fois, mais je m'en fiche. Je suis juste heureux d'être de nouveau avec lui, de nouveau dans ses bras. Et à voir la façon dont il me regarde, dont il m'embrasse, j'ai l'impression que c'est pareil pour lui. Il ne cesse de me garder contre lui, de déposer des baisers sur ma peau et de me murmurer qu'il m'aime. Et c'est tout ce dont j'avais besoin, de savoir que je lui avais manqué et qu'il est heureux de me retrouver. Je viens déposer un baiser dans son cou avant de paresser à ses côtés pendant une grande partie de la matinée. Matinée qui se résume à manger des biscuits, à boire du chocolat chaud pleins de marhsmallows, et à prendre un bon bain tout les deux. Un bain où je peux paresser dans l'eau chaude, ma nageoire amoureusement enroulé autour d'une de ses jambes, ronronnant doucement face à ses doigts qui caressent tendrement mes écailles. Puis une fois propres et nourris, on enfile rapidement quelques vêtements avant de se diriger lentement vers la crique. Pieds nus, je descends à ses côtés jusqu'à la plage, ma main dans la sienne. J'observe les vagues qui s'échouent paresseusement sur le sable, ronronnant une douce mélodie qui me rappelle les étés qu'on passaient tout les deux dans cette crique. Mes doigts serrent un peu plus les siens et je pousse un soupir alors que nous arrivons enfin au bord de l'eau, je plante mon regard dans le sien, venant simplement déposer un léger baiser sur ses lèvres. Je n'ai pas franchement envie de le quitter, de me séparer de lui une fois de plus. Même pour une petite heure, même pour deux. J'ai envie de me glisser dans ses bras et d'y rester. Mon regard croise le sien, et j'ai un léger sourire quand il me dit de penser à quelques cartouches supplémentaires pour ma GameBoy, des litres de bain moussant et surtout, cette maison au bord de l'océan… Cette maison dont il me parle par moment, une maison où l'on pourrait juste ouvrir la porte et avoir déjà les pieds dans l'eau salée. Je hoche doucement de la tête, gardant doucement sa main dans la mienne.

"D'accord… Et… Et tu promets que tu restes là, hein ? Tu bouges pas… Je veux pas revenir et voir que t'es pas là…"


Ça me ferait bien trop peur. Il a un sourire tandis que ses doigts viennent doucement caresser ma joue. Un frisson dévale mon échine alors que je retire mes quelques vêtements, commençant lentement à marcher vers l'océan, m'enfonçant progressivement dans l'eau. Au fil de mes pas je sens mes écailles revenir et une fois ma nageoire de nouveau là, je plonge, commençant à nager vers les profondeurs de la crique. Pendant de longue minutes je ne fais que nager vers les profondeurs de l'océan, cherchant du regard l'épave dans laquelle j'ai trouvé la fameuse pièce. Je glisse toujours plus bas, sentant l'eau se faire plus froide autour de moi et finalement, je la trouve. Toujours aussi rongé par les anémones et le sel, l'épave continue de se désagréger sagement au milieu des bans de poissons qui viennent y trouver parfois refuge. Lentement, j'ondule jusqu'à celle-ci, attentif au moindre bruit avant de me glisser dans sa carcasse quand je suis sûr d'être le seul ondin à y mettre les écailles. Je déambule au milieu du bois rongé par les algues et après avoir perdu un peu de temps à jouer avec quelques anémones, je finis par trouver la fameuse cachette. Sauf que je fais la moue en n'y trouvant aucune pièce brillante, juste un tas de ferraille devenu royaume des algues. Buck va être déçu… Parce nous n'aurons pas assez pour se payer la maison et tout le reste… Une pièce ce n'est pas suffisant… Je pousse un soupir, et dans une dernière tentative, je pousse cette ferraille du bout des doigts, révélant alors tout un tas d'autres pièces brillantes. Mes yeux s'écarquillent et un sourire se dessine sur mes lèvres. Elles sont là… Et y'en a pleins ! Peut-être suffisamment pour la maison et les litres de bain moussant. J'en attrape une grosse poignée et du mieux que je peux, je recommence à nager à la surface, le coeur tout affolé. Buck va être si content.. J'émerge le souffle court, ondulant jusqu'au rivage.

"Regarde ! Regarde !"

Je me traîne jusqu'à la plage, déposant dans le sable mes trouvailles.

"Et y'en a encore pleins ! Tout un coffre même ! Alors, c'est bien ? Ou y'en faut encore plus ?"

© charney
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Mar 9 Fév - 16:45

Blue Scales
Steven & Bucky.




J'ai tellement pris l'habitude de dormir avec lui, de sentir son petit corps contre le mien, entre mes bras, sa peau fraîche contre mon torse, et son museau contre mon cou, que la nuit au motel a été un calvaire. Il me manquait quelque chose : lui. Je supporte plus d'être seul dans un lit, et surtout, je supporte plus de pas l'avoir à mes côtés. Et la nuit suivante, quand on s'est écroulés sous les couvertures après nos retrouvailles, encore trempés et le souffle court, je me suis endormi comme une masse en le serrant encore plus fort que d'habitude. Mon petit ondin. Qu'est-ce que je ferais si un jour il n'était plus dans ma vie? Vaut mieux pas y penser et profiter du fait de l'avoir retrouvé. Et on passe la mâtinée qui suit à juste être l'un avec l'autre, à discuter de son voyage et du mien, à lui expliquer encore une fois tout ce qu'on pourra faire avec cet argent, à quel point ça pourrait être plus chouette et plus facile s'il y avait d'autres pièces... Et après le déjeuner on file. On redescend à la crique et je l'accompagne jusqu'à l'eau. Je souris, toujours inquiet en repensant à ce qui s'était passé la dernière fois qu'on était venus ici... C'est pour ça que j'ai ramené la vieille batte de baseball qui trainait encore dans le garage, au cas où.

Bien sûr que je te le promets. Je bouge pas d'ici tant que tu es pas revenu. Un rocher sera plus facile à bouger que moi...

Je caresse sa joue tendrement avant de lui voler un baiser, et je regarde ses petites fesses nues se dandiner dans l'eau avant de voir ses écailles le recouvrir jusqu'aux hanches. Puis il plonge et je reste aux aguets, la batte dans la main, grillant cigarette sur cigarette de l'autre. Mon regard ne quitte pas la surface de la mer, qui est juste agitée par des vagues paresseuses, guettant le moindre remous, la moindre gerbe qui indiquerait que les choses se passent mal, là-dessous.

Et c'est long. J'ai l'impression que plusieurs siècles se passent avant de voir enfin l'eau s'agiter, et lui en sortir, les bras ramenés contre sa poitrine. Je viens à sa rencontre et tends les bras pour le réceptionner, avant de jeter un oeil à ce qu'il tient. Putain de merde, mais il a une poignée pleine de pièces! J'essaie même pas de les compter mais il en a bien une cinquantaine. Et je fais un rapide calcul. 1500 dollars par pièce, multiplié par cinquante... ça fait dans les 75 000 dollars. Putain. Putain de merde. Et c'est seulement là que j'entends ce qu'il me dit, qu'il y en a encore "Tout plein". J'attrape un sac et je fais glisser les pièces à l'intérieur avant de poser ma main sur sa joue.

C'est génial mon ondin! Vraiment génial! Mais s'il y en a d'autres, ramène-les! Ramène-les toutes! Et s'il y a de vieux objets, tu peux aussi les ramener ici! C'est super mon ondin, on va pouvoir se payer tout ce qu'on veut! C'est génial!

Je laisse retomber le sac sur le sol pour prendre mon ondin dans mes bras et le faire tournoyer autour de moi, ses pieds ne touchant plus le sable, et riant comme un fou. C'était un pari dingue, totalement, absolument dingue de claquer nos économies dans l'espoir de décrocher le gros lot, et ça a payé. Je repose Steve et plonge les mains dans le sac, faisant rouler les pièces qui scintillent au soleil après tellement d'années, de siècles sous la vase. Je prends le visage de Steve entre mes mains et lui vole un nouveau baiser.

Allez mon ondin, file! Plus tôt tu ramènes tout ça, et plus vite on peut rentrer chez nous!

Je guette, impatient, qu'il revienne, faisant défiler dans ma tête tout ce qu'on pourrait faire avec cet argent.

*

J'ai un sourire idiot alors que je gare la voiture devant la maison, notre maison. Grâce à l'argent de la vente des pièces j'ai pu nous offrir ça. Alors bien sûr elle n'est pas toute neuve, et il y a quelques travaux à faire mais le jardin est magnifique, plein d'arbres et de buissons couverts de fleurs, et surtout... elle donne sur l'océan. Le rêve de Steve, et le mien aussi. La vue est géniale. Notre petite maison à nous, avec deux chambres, une cuisine, un salon, deux salles de bains et un bureau. Parfaite pour nous. Et un appentis sur le côté où je pourrais installer mon atelier. On sera bien, là... à boire des bières sur la terrasse qui donne sur la mer. Je sors de la voiture, ouvre sa portière et dénoue l'écharpe que je lui avais mise sur les yeux.

Viens-là mon ondin...

Je lui tends la main pour qu'il descende de mon pick-up et je lui désigne la maison.

Regarde... T'en penses quoi de cette baraque? Elle te plait?

J'ai un sourire de sale gosse et en même temps mon coeur bat vite. Et s'il l'aimait pas? Et si elle lui plaisait pas? Alors que je l'ai déjà achetée? Je le regarde, attendant sa réponse avec impatience.

luckyred.


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