Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Blue Scales

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Date d'inscription : 26/11/2014
Mer 6 Mai - 0:03

Blue Scales

Mes doigts se referment un peu plus sur les siens alors que son prénom m'échappe une fois de plus dans un gémissement presque rauque. C'est dingue, même impensable que je me retrouve dans cet état là... Je ne pensais pas que ce serait comme ça... Mais bon sang.. J'aime ça. Mon cœur ne cesse de s'affoler face aux caresses de sa langue sur ma peau. Sa main sur ma cuisse tente de m'empêcher de me cambrer, alors que ses doigts effleurent doucement ma peau. Seulement plus il continue, plus je sens mon échine se courber, alors que je peine à retrouver mon souffle. Quant à mon cœur, lui semble vouloir s'échapper de ma poitrine. Et au moment où son prénom m'échappe une fois de plus, voilà qu'il arrête brusquement, me laissant étrangement frustré... Je pousse un soupir alors que je frissonne quand sa main se pose sur ma joue. Je rouvre doucement les yeux alors qu'il me demande avec un sourire si il doit continuer. Pendant quelques secondes je me contente de l'observer, quelque peu perdu. Continuer ? Oui. Ne t'arrêtes pas. Jamais. Le dos délicieusement cambré, je le regarde, le souffle court et les lèvres entrouvertes. Lentement je hoche la tête avant de caresser du bout du pouce le dos de sa main. Continue... Et c'est ce qu'il fait. Doucement ses lèvres se posent à nouveaux sur ma peau avant de retrouver mes lèvres alors que ses hanches se collent contre les miennes, dans une délicieuse pression qui m'arrache de longs frissons. Et pendant de longues minutes, nous n'échangeant que des baisers et de tendres caresses alors que son bassin se presse contre le mien... Mais étrangement, une certaine appréhension s'empare de moi lorsqu'il m'avoue que ça pourrait faire être un peu douloureux... Et étrangement mon esprit ne cesse de retourner cette phrase, imaginant bien des scénarios. Mais je repousse bien vite cette idée alors qu'il recommence à m'embrasser. Je lui fais confiance, je sais qu'il ne me fera jamais de mal... Alors pourquoi s'angoisser ? Son front se pose contre le mien, son souffle se mélangeant au mien, alors qu'il courbe doucement l'échine et qu'il.... Un gémissement m'échappe alors que je bascule la tête en arrière, griffant presque ses avant-bras... D'accord... Maintenant je comprends ce dont il parlait. Je me cambre un peu plus alors qu'il s'immobilise, posant sa main sur ma joue alors qu'inquiet il me demande si ça va. Je croise à nouveau son regard alors que je le rassure d'un baiser.

« Continue... Je t'en prie... »

Ne t'arrêtes pas. S'il-te-plait. Je ferme à nouveau les yeux et l'embrasse, encore et toujours, alors que lentement, il continue d'entrer en moi, m'arrachant un soupir rauque. Jusqu'au moment où il s'arrête, son front toujours contre le mien. Je n'ose bouger, soupirant simplement contre ses lèvres alors que je tente de m'habituer à cette sensation étrange que de le sentir... En moi. Alors pendant de longues secondes, nous ne faisons qu'échanger de longs baisers, lui caressant ma joue, alors que je passe mes doigts dans sa nuque. Et alors que je le rassure quand il me demande si je vais toujours bien, voilà qu'il entame un long mouvement des hanches, qui m'arrache un gémissement à chaque fois. Mes jambes se referment sur ses hanches alors que je tente de suivre le mouvement, me raccrochant désespérément à lui. Mes doigts maltraitent ses épaules alors que chacun de ses coups de reins m'arrachent un gémissement que je tente de faire taire sur ses lèvres. Au point que j'en viens à perdre mon souffle, me retrouvant partagé entre cette envie de mourir entre ses bras et que cet instant ne se termine jamais. Le contrôle de mon corps m'échappe presque alors que mes pensées se perdent dans un brouillard confus. C'est à peine si j'arrive à me souvenir de mon prénom... Tout ce qui compte c'est le rythme qu'impose Bucky dans cette étreinte. Mes lèvres se posent dans son cou, avant que je ne vienne mordiller avec envie le lobe de son oreille, soupirant de plaisir contre sa peau. Et alors que je pensais pas être capable d'être dans un état plus second que celui-ci, à sentir mon cœur sur le point d'exploser, à gémir son prénom au point d'en perdre la raison, voilà qu'en le sentant accélérer le rythme, j'en viens à perdre toute contenance. Mes ongles griffent sa peau délicieusement brûlante alors que mes hanches viennent chercher fiévreusement les siennes. Pour mon Buck, mon humain je m'abandonne à lui, sur cette plage, cette nuit... Et là... J'atteins un autre état. Une extase éphémère qui m'arrache un cri de plaisir, alors que je sens mon corps tout entier se tendre sous cette vague immense qui semble se fracasser au sein même de mon être. Mon cœur semble cesser de battre alors que j'arrête de respirer le temps d'un instant. Le temps semble se suspendre alors que je le sens lui aussi se raidir avant de pousser un soupir, son front se posant sur mon épaule. Je garde les yeux clos alors que je reste tout contre lui, les bras entourant son cou. Bon sang... C'est donc... Ça un accouplement entre humains... Wow. Distraitement je caresse la nuque humide de Buck avant de croiser finalement son regard. Un sourire m'échappe alors que je sens ses doigts caresser affectueusement ma joue. Pendant quelques seconde je n'ose rien dire avant de sentir son inquiétude... Celle qui lui murmure que je regrette peut-être... Seulement, je n'ai même pas de mot pour lui dire ce que je ressens... Alors à la place, je continuer avec les cheveux humides dans sa nuque.

« Je... Je ne sais pas quoi dire... C'était... Enfin... Je... Je regrette pas... Je... »

Je bafouille quelque peu alors qu'il rit, s'amusant plus de ma maladresse qu'autre chose alors qu'il dépose un baiser sur mes lèvres. Son ondin. Oui je suis à lui. Je l'ai toujours été, mais selon lui, maintenant je le suis vraiment. J'ai un sourire alors que je tente de reprendre.

« Ton ondin ? Ça veut dire que t'es mon humain maintenant ? »

Un rire m'échappe alors qu'il recommence à m'embrasser et que je reste dans ses bras. Je ferme les yeux alors qu'il se retire lentement et qu'il s'allonge, m'attirant tout contre lui, alors qu'il nous enroule dans les couvertures. Je pose ma tête sur son torse, traçant du bout des doigts des cercles sur sa peau.

« Tu me promets que tu me lâches plus ? Hein ? Que je serais toujours ton ondin... ? Non parce que... Je m'imagine plus sans toi... Et puis... Cette nuit... Je veux pas qu'elle se termine... J'aimerais pouvoir te garder avec moi... Tout le temps... »

© charney
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Jeu 7 Mai - 8:41

Blue Scales
Steven & Bucky.




Il est à moi. Entièrement à moi. Pour ce soir. Pour cette nuit. Nu, et totalement offert. Contre moi, là, sur cette plage, en ce jour de fête nationale. On dirait que tout se bouscule en matière de changements dans ma vie. Mes études finies, ma place en école, mon patron, mon appart...et maintenant ça. Steve. Mon meilleur ami, mon ondin. Et ce soir...mon amant. Parce que pour la première fois je lui ai cédé. J'ai cédé à l'attraction que j'avais pour lui depuis presque deux ans. Mais...maintenant qu'on est là, tous les deux, je me demande si, justement, c'est...c'est pas une forme...d'amour? Le temps qu'on passe tous les deux, le fait qu'on sacrifie pas mal de trucs pour se voir...surtout moi... J'en sais encore trop rien. Le seul truc que je sais, c'est que je voudrais pas être ailleurs. Vraiment pas. Ou être avec quelqu'un d'autre qu'avec lui.

Et pourtant j'ai même pas besoin de penser. Pas besoin de réfléchir. Je me laisse juste guider, faisant courir mes mains sur sa peau fine, douce, au goût de sel et aux reflets nacrés. Comme si c'était normal, et simple. Comme si on l'avait déjà fait. Je trouve vite ce qui lui plait, j'écoute ses soupirs et ses gémissements, je sens son coeur affolé sous mes doigts, et enfin, après de longues minutes, on ne fait plus qu'un. Je me fige quand je l'entends gémir et griffer mes épaules, et ma main se pose sur sa joue alors que je murmure contre ses lèvres, entre deux baisers.

Pardon...pardon mon ondin...pardon...J'essaie de pas te faire de mal je te jure... Je...j'arrête?

Rien que de savoir que je lui ai fait du mal, qu'il souffre à cause de moi, même une seconde, me rend totalement dingue. Je m'en veux. Je m'en veux d'avoir cédé bon sang, si c'est au final pour lui faire mal! Je lui avais dit...je lui avais dit que c'était un risque que je voulais pas prendre! Je suis immobile, alors que je plonge mon regard dans le sien, et respire un peu mieux quand il me supplie de continuer, d'une toute petite voix. Et c'est seulement après lui avoir demandé s'il était vraiment certain que je reprends ma progression. Oh la vache c'est tellement...tellement...j'ai jamais connu ça. Jamais avec personne. Jamais. Et dans un soupir, je sens enfin ses hanches rencontrer les miennes. Ca y est... ça y est...je suis totalement en lui. Je reprends ses lèvres, je le caresse, je goûte sa peau. Je veux pas le décevoir. Je veux pas qu'il regrette. Qu'il me déteste pour lui avoir fait ça. Sauf que ça a l'air de lui plaire. Sa langue caresse toujours la mienne, ses mains sont toujours sur ma peau... Et il me dit pas d'arrêter.

Alors je commence à bouger. Lentement. Doucement. Au point que mes épaules en tremblent plutôt que de faire un mouvement trop brutal. Quelque chose qui pourrait le blesser. En même temps que je suis terrassé par tout ce qui se bouscule en moi. Un plaisir violent qui m'enflamme les reins, qui me donnerait envie d'aller vite. Beaucoup plus vite. Mais c'est hors de question. Pas maintenant, et pas avec lui. Il a confiance en moi, depuis toujours, et je peux pas le trahir. Alors je continue, en le sentant se cambrer encore plus contre moi, et ses cuisses fines remonter contre mes hanches. Je continue toujours, et souris un peu, soulagé, quand il se met à soupirer, accompagnant mes coups de reins.

Je vais doucement, mais rien que ça, j'arrive pas à avoir l'esprit clair. Jamais. J'ai jamais connu ça. Quelque chose d'aussi fort. Peut-être parce que...je l'aime en fait? Une sorte de preuve? Et que j'ai pas connu ça chez les autres parce que justement, j'éprouvais pas ça pour eux? Qui sait. Mes lèvres reviennent prendre les siennes, se glisser sur son cou ou ses épaules, pendant que je sens ses petites mains s'agripper à moi, et ses ongles me griffer, comme pour marquer leur territoire. Et le plaisir monte. Surtout en voyant que ça lui plait. En voyant qu'il prend du plaisir. Qu'il soupire. Qu'il gémit. Et quand je suis sûr que je risque plus de le blesser, je m'abandonne totalement. Mon rythme s'accélère alors que des vagues de plaisir montent, plus vite et plus fort. Et de légers gémissements s'échappent de mes lèvres alors j'arrive de plus en plus près du point de non retour. Et lui aussi, on dirait. Encore quelques coups de reins, quelques caresses, et je le sens venir dans mes bras, s'abandonner, ce qui me fait venir, moi aussi. Complètement terrassé. Une claque violente qui me laisse à genoux, le souffle court. Pendant une seconde ou deux je reste immobile avant de lever les yeux vers lui et de sourire doucement en lui caressant la joue. On dirait que ça lui a plu...mais j'en suis pas sûr. Et dans le doute je demande timidement.

A...alors ça...ça va?

Mon coeur commence à peine à se calmer quand il me répond d'une petite voix qu'il regrette rien. Je soupire de soulagement et l'embrasse tendrement.

Mon ondin...Tu es mon ondin...mon Steve...

Je ris à sa réponse avant de l'embrasser de nouveau.

Ouais. T'es mon ondin et je suis ton humain...

Je reste encore comme ça, contre lui, en lui, quelques secondes, à juste le recoiffer doucement, avant de me retirer et de le serrer contre moi, et nous enrouler dans les couvertures. Je suis épuisé et pourtant j'ai jamais été aussi heureux. Bien. Parfaitement bien. Mes doigts restent dans ses cheveux, mon autre main sur sa taille, et je frissonne en le sentant caresser mon torse.

Je te lâche plus jamais...et oui tu seras toujours mon ondin. Je...j'ai pas envie de te quitter non plus Steve...Je...je t'aime tu sais...

Wow. Je m'y attendais pas moi-même mais...c'est sorti tout seul. Et y'a ptet une raison à ça... Je sursaute un peu en entendant quelques sifflements au loin, avant de me rappeler quel jour on est. Et maintenant que la nuit est tombée, c'est l'heure... Je tends la main vers le ciel.

Regarde...ça devrait te plaire.

Et à peine une seconde plus tard la première explosion, qui sème une gerbe d'étincelles multicolores dans le ciel nocturne. Puis une autre. Puis une autre. Le ciel se pare de milliers de cristaux scintillants, et comme un con je me dis que c'est comme pour fêter ce qu'on a mis presque deux ans à faire. Mais je regrette rien. Ce qu'on a fait. Steve dans mes bras. Le feu d'artifice.Le moment est juste parfait.

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Jeu 7 Mai - 11:36

Blue Scales

Ses doigts parcourent lentement mes cheveux en bataille alors que la tête posé sur son torse, j'écoute les battements de son cœur se calmer de minutes en minutes, traçant de légers cercles sur sa peau encore tiède. Et le souffle court je reste pendu à ses lèvres alors que j'attends qu'il me rassure, qu'il me dise que oui, il ne me laissera jamais seul. Qu'il sera toujours là avec moi... Parce que je n'ai qu'une peur... Qu'après ce qu'on vient de faire, il me délaisse, qu'il aille se trouver un autre partenaire. Chose que je ne supporterais pas... Parce que je n'ai pas envie qu'il me quitte, je voudrais pouvoir l'avoir tout le temps avec moi... Au point que par moment, quand je le vois me quitter pour retourner dans son monde, l'idée de quitter l'océan pour le suivre m'effleure l'esprit... Seulement, j'ai besoin de retourner régulièrement à l'eau... Et au milieu des humains... C'est pour ça qu'à chaque fois, j'ai toujours eu peur de le suivre... Peur que je n'arrive pas à survivre au milieu des autres... Alors là, dans l'instant présent, j'ai besoin de l'entendre me dire qu'il me gardera toujours, qu'à jamais je serais son ondin. Le seul vers qui il viendra, le seul qu'il prendra dans ses bras et qu'il embrassera. Et heureusement... C'est ce qu'il me dit. Qu'il ne me lâchera plus, que je suis son ondin et... Qu'il m'aime. Hein ? Je relève doucement la tête vers lui, ne comprenant pas tellement ce qu'il veut dire par là. Il m'aime... Comme j'aime manger les sandwiches de sa mère.... ? Non. Ça à l'air d'être plus que ça à en juger par son regard troublé. Seulement je n'ai pas le temps de lui poser la moindre question, qu'un sifflement au loin, me coupe et que je sursaute en voyant la première explosion dans le ciel. Je frissonne dans ses bras, alors qu'il me montre l'explosion colorée qui lentement s'efface dans le ciel d'encre. Je me serre un peu plus contre lui alors que je regarde les gerbes de couleur se succéder, ressemblant à des millions d'étoiles aux couleurs vives qui tentent d'éclairer la nuit. Au fil des secondes je me détends alors que je regarde le ciel s'illuminer sous mes yeux, appréciant de sentir le contact rassurant de sa main dans mes cheveux. Je soupir contre sa peau, alors que je regarde la dernière étincelle colorée s'estomper, laissant derrière elle un silence si familier, celui de l'océan calme, des vagues qui doucement viennent s'échouer contre le sable. Pendant quelques secondes je ne dis rien, écoutant simplement son cœur battre dans sa poitrine, avant que je n'arrive à prononcer le moindre mot.

« Buck... ? »

Ma voix n'est qu'un murmure presque soucieux. C'est étrange comme j'ai peur de lui demander. Je veux dire.... Y'a plein de trucs que je comprends pas et que Buck doit toujours m'expliquer... Et d'habitude je le fais sans gêne... Mais là.... Là j'ai l'impression que c'était important pour lui et j'ai peur qu'en lui demandant... Il se vexe. Comme il y a deux ans lorsque je lui avais dit que j'avais besoin de temps pour m'habituer au changement. Je n'avais pas supporté de lire cette tristesse dans ses yeux, surtout en voyant que c'est moi qui la causait... Depuis ce jour, je fais tout pour qu'il ne le soit jamais, pour que dans ses yeux je ne lise plus jamais cette pointe déception qu'il avait eu. Alors... C'est presque anxieux que je reprends d'une petite voix, me mordillant doucement la lèvre.

« Tu... Enfin... Tout à l'heure... Tu m'as dit que... Que tu m'aimais... Je... Enfin... Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Que.. Que tu m'aimes comme j'aime passer mes journées avec toi... Ou... Autrement ? »

Presque honteux, je me prends appui sur mes coudes et le regarde alors que je me débats avec mes propres mots, cherchant une façon approprié de lui faire comprendre... Et pendant une seconde j'ai peur en effet qu'il se fâche, qu'il me dise qu'il en a marre de mon ignorance... Chose que je comprendrais après tout... Je passe mon temps à lui demander de m'expliquer le moindre truc d'humain... Et je suis prêt à l'entendre me dire ça, parce que... Parce que je suis prêt à lui dire que moi j'adore passer mes journées avec lui et que quand je le vois partir, j'ai l'impression que je vais mourir, et que je ne retrouve le sourire que lorsqu'il revient et qu'il me prend dans ses bras pour m'embrasser. Et que de toute façon je ne suis bien que dans ses bras.

© charney
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Ven 8 Mai - 13:30

Blue Scales
Steven & Bucky.




Ca me tombe un peu dessus, et en même temps...c'est comme si c'était normal, et qu'on a juste dû me mettre le nez dessus pour que je m'en rende compte. Enfin, que Steve me mette le nez dessus. Même si c'est un ondin et moi un humain. Même s'il peut pas s'éloigner de l'eau... Enfin, s'il arrive à me rejoindre là-bas. La mer sera qu'à quelques minutes et on pourra se voir tous les jours. Tout le temps. Mon Steve... Je me remets doucement de ça, de notre première fois ensemble, en le gardant contre moi. Et je le rassure, encore et toujours quand je lui dis que moi aussi je ne veux pas qu'il s'en aille. Qu'il compte beaucoup pour moi. Enormément même. Même que...que je l'aime. Vraiment. Plus encore que Nancy Cunningham...

Steve lève la tête vers moi suite à ça, un peu perdu. Qu'est-ce qui peut bien lui passer par la tête en ce moment? Il est déçu? Il comprend pas? Au final il me sourit et se blottit encore plus contre moi alors que le feu d'artifice démarre, et qu'on le regarde, dans les bras l'un de l'autre. C'est parfait. Les centaines d'étincelles multicolores qui s'éparpillent dans la nuit noire et qui se reflètent sur la mer, le bruit des fusées qui sifflent dans l'air, et le crépitement de la poudre qui brûle.

Et ensuite le calme. Plus rien à part le souffle du vent et l'odeur de souffre qui flotte encore. Je suis totalement lessivé, mais calme. Et ma main continue de caresser presque par réflexe la peau de Steve toujours contre moi. C'est à moitié somnolent que j'entends la petite voix de mon ondin qui perce la nuit et je tourne la tête vers lui.

Ouais? Dis-moi.

Avec lui, je suis un habitué des questions. Pire qu'un gosse. Il faut tout lui expliquer. Alors je le regarde et je lui souris. Avant de l'écouter. Et je ris doucement en entendant ce qui le travaille. Je dépose un baiser dans ses cheveux avant de repousser la couverture.

Je vais te répondre pendant que je m'occupe du feu d'accord?

J'attrape juste mon caleçon que j'enfile après l'avoir secoué un peu, et je m'active rapidement autour du feu avant que des petites flammes commencent à brûler. Et je lui jette de petits coups d'oeil pendant que je place le bois et sors de quoi faire notre dîner.

Pour les humains, on peut dire qu'on aime quelque chose quand on apprécie. Par exemple...j'aime la limonade. Tu vois? Par contre, quand on parle d'une personne...être amoureux c'est...c'est quand... quand on a pas envie de quitter cette personne. On a envie de passer tout son temps avec elle. On peut parler pendant des heures, et on aime pas être séparés. On aime l'embrasser aussi, la serrer dans ses bras...C'est ça...être amoureux. Aimer quelqu'un...

Je sais pas vraiment si ce que je lui raconte est juste, enfin, plutôt, si ça a du sens pour lui, s'il comprend de quoi je parle. Mais bon... Je vois pas vraiment d'autre manière de l'expliquer. Enfin pour lui, vu qu'il y a plein de trucs qu'il connaît pas, et comprend pas, de notre monde... Pendant ce temps j'ai aussi sorti des saucisses et des brochettes, que je commence à mettre sur le feu, et que je prépare du pain pour les hot-dog et autres cochonneries. Pendant que ça cuit je reviens près de lui et je l'embrasse tendrement, caressant ses cheveux, avant de semer quelques baisers dans son cou.

Oh j'ai...j'ai plein de choses à te raconter aussi! Je...j'ai terminé mes études. Le lycée en tout cas. J'ai eu mon diplôme et tout. Et...Et j'ai trouvé une école qui va m'apprendre le métier que je veux. C'est à San Francisco. Tu connais? Alors ouais c'est super loin d'ici mais... mais c'est une ville qui est aussi au bord de la mer. De l'autre côté du pays. Du coup...on pourrait...se voir tous les jours! Après les cours je pourrais passer te voir et... et puis même tu pourrais...te promener en ville...Avec moi? Avec tes jambes? Pas tout le temps hein mais... de temps en temps?

La viande et le reste sont bientôt cuits, et je fais découvrir à Steve les joies du hot-dog, rigolant quand je le vois barbouillé de ketchup et de moutarde. Et ensuite, fatigués, le ventre plein, on retourne se glisser sous les couvertures et on tarde pas à s'endormir comme des masses, mon ondin au creux de mes bras.

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Ven 8 Mai - 19:26

Blue Scales

Je fais la moue alors qu'il se permet de rire, déposant au passage un rapide baiser dans mes cheveux. C'est pas drôle dans le fond, j'y peux rien si je ne comprends pas ce qu'il entend par là... Il m'aime, il m'aime... Je veux bien qu'il m'aime, mais je besoin de comprendre le concept derrière cette phrase. Histoire d'être sûr de bien me raconter la même histoire que lui. Je hoche doucement de la tête alors qu'il se rhabille quelque peu, allant s'occuper du feu. Un frisson secoue quelque peu mes épaules alors que je ramène la couverture sur mes épaule, m'allongeant pour le regarder faire. Et alors qu'il sort de quoi manger, voilà qu'il commence à m'expliquer... Jusqu'à la limonade je le suis sans trop d'effort, avant de me faire plus attentif sur la suite... Alors comme ça... Être amoureux... C'est ne pas vouloir quitter l'autre, ne pas aimer être loin de l'autre... Mais... Attends, voir.

« Mais ! Comme nous ! J'aime pas quand t'es pas là, et quand tu reviens enfin... J'ai pas envie de te lâcher... Buck... Ça veut dire que... Enfin... Qu'on est amoureux ? »

Je me mordille le bout de la lèvre alors que je retourne bien trois ou quatre fois la question dans mon esprit. J'ai l'impression que oui... J'aime quand il m'embrasse, j'aime quand il me prend dans ses bras, et je déteste le voir partir. Oh, alors c'est donc ça ? C'est ça qui explique mon état depuis des années. En fait, depuis tout ce temps, j'étais simplement amoureux de Buck. Et lui l'est aussi. On est amoureux. Tout les deux. Il m'aime, je l'aime. C'est pas plus compliqué que ça.

« Donc... On est amoureux... »

Un léger silence se pose entre nous alors qu'il commence à faire cuir la viande, m'assurant avec un rire que oui, nous sommes ce que chez eux ils nomment des « amoureux », un couple même. Et étrangement, ça me fait plaisir, enfin pas tout à fait... Ça me rend heureux. Au point que j'en viens à lui poser plein de questions : est-ce ça veut dire qu'il est qu'à moi ? Que je n'aurais pas à le partager avec qui que ce soit ? Et heureusement, il me rassure, me disant avec un sourire que oui, quand on est en couple chez les humains, c'est avec une personne. Que non, je n'aurais pas à le partager avec qui que ce soit d'autre, et que donc, je ne serais qu'à lui. Chose qui me rassure. C'est mon humain et il n'y a qu'avec lui que je veux être. Un soupir de soulagement m'échappe alors qu'il revient près de moi, m'embrassant tendrement avant de venir me serrer dans ses bras, déposant de rapides baisers dans mon cou. Un léger rire s'échappe d'entre mes lèvres alors que je me blottis un peu plus dans ses bras, caressant doucement sa joue alors qu'il m'annonce qu'il va aller plus loin, et qu'il aimerait que je le suive, parce que c'est proche de la mer... Je fronce les sourcils... Ça doit être le long de la côté, donc oui, je n'aurais qu'à nager le long du rivage jusqu'à le retrouver...

« Si c'est au bord de la mer... J'aurais qu'à y nager et on se retrouvera sur une plage. Puis ensuite, on fera tout tes trucs d'humains ! Tu pourrais m'emmener en ville... Surtout si la mer est pas loin... »

Je gigote dans ses bras jusqu'à pouvoir venir l'embrasser dans le cou, lui ronronnant avec douceur qu'il n'aurait qu'à me dire où aller et je serais là, certainement avec lui, parce que je nage vite et parce que je serais impatient de le retrouver. Pendant quelques secondes je reste simplement dans ses bras avant d'entendre mon estomac gronder. Buck a un rire avant de déposer un baiser sur ma joue, me traitant de goinfre alors qu'il va chercher ce qui cuit bien gentiment sur le feu. Je le regarde faire, haussant un sourcil alors qu'il me tend un « hot-dog ». Je l'attrape du bout des doigts, le considérant avec une certaine perplexité. On dirait un sandwich, sans en être un. Genre, là y'a le pain... Et un truc qui ressemble à de la confiture... Sauf qu'il y a de la viande. Je lève les yeux vers lui, alors qu'il me dit de goûter, m'assurant que je vais adorer ça. J'hésite une seconde avant de croquer de dedans, mâchonnant en silence. Et... Il a raison. C'est bon. Ça a beau ne pas être sucrée... J'aime bien. J'en prends une autre bouchée avant de voir Buck tendre la main pour m'essuyer le museau, n'arrivant pas réellement à étouffer un rire. Puis le reste de la soirée file, et fatigué, je m'écroule tout contre lui, heureux de sentir ses bras se refermer autour de moi. Le nez dans son cou je pousse un soupir alors que je sombre doucement dans l'inconscience, me blottissant un peu plus contre... Mon humain, mon Buck.

*

« Buuuuck ? »

Je l'entends grommeler alors qu'allongé sur lui, je viens déposer de rapides baisers dans son cou tandis que mes doigts caressent doucement sa joue.

« Buck... ? »

Une fois de plus il grogne, ronchonnant sur le fait qu'il veut encore se reposer, que c'est trop tôt et qu'il voudrait que je retourne moi aussi me coucher, alors qu'il pose une main dans mes cheveux. Mais non, je ne veux pas me recoucher et encore moins me rendormir. J'ai envie d'aller nager. Enfin, disons plutôt que j'ai besoin d'aller nager, mais comme je ne veux pas partir sans rien lui dire, voilà que ça fait bien cinq minutes que je tente de le réveiller. Mais voyant que ce n'est pas la peine, je viens mordiller son oreille avant de lui murmurer avec tendresse :

« Je vais nager... Je reviens vite... D'accord? »

Je le regarde quelques instants, attendant qu'il me fasse signe qu'il a bien compris, déposant un rapide baiser sur ses lèvres avant de glisser hors des couvertures, m'étirant alors que le soleil matinal réchauffe doucement ma peau. Je lui jette un dernier regard avant de me diriger vers la mer qui ronronne déjà au loin, souriant quand je sens l'eau fraîche chatouiller mes orteils. Lentement je m'enfonce dans l'eau, avant de simplement plonger, sentant mes écailles revenir progressivement alors que je fais quelques mouvements de brasse. J'ondule doucement dans l'eau alors que je sens ma nageoire en effleurer la surface. Et alors que je me laisse doucement porter par les courants... Voilà que j'aperçois deux silhouettes au loin... Deux silhouettes d'êtres de mon espèce. Je me fige, retenant ma respiration. C'est si rare que j'en croise... Ici. D'habitude je suis le seul à m'aventurer prêt des côtes... Mais là, voilà qu'ils sont deux. Et ils m'ont vus. Eux aussi s'arrêtent et me fixent. Curieux je m'approche doucement d'eux, surpris de voir un autre ondin aux écailles rouge nager en compagnie d'une sirène aux écailles plutôt quelconques... Je leur adresse un sourire alors que je commence à nager autour d'eux, leur demandant ce qu'ils font là... Seulement l'ondin sort les crocs, me regardant d'un œil mauvais... Je me rembrunis avant de m'éloigner un peu de ce couple étrange.

« Pardon... Je... Je demandais juste, d'habitude, je suis seul dans ce coin là... Alors... 
- Tu sens l'humain. »

Je me fige à ses mots, et étrangement cette règle stupide me revient en tête. Notre espèce ne doit pas s'approcher des humains, et encore moins sortir de l'eau... Deux règles que j'ai allègrement choisis d'ignorer pour être avec Buck. Seulement, sur le moment je n'y pensais pas, c'était pas important, tout ce qui comptait... C'était d'être avec lui. Je perds définitivement mon sourire avant de tenter m'éloigner, comprenant subitement qu'il me tourne autour, me guettant comme le ferait un chasseur face à une proie... Je pose un regard sur sa compagne alors que je sens le piège se refermer sur moi... Ils vont me punir. Parce que sur ma peau ils sentent l'odeur de Buck. Je tente de bafouiller une excuse alors qu'elle me coupe.

« Tu pues l'humain, petit. »

Et j'ai à peine le temps de croiser son regard qu'elle se jette sur moi. Par réflexe, je tente de fuir, ne cherchant qu'à rejoindre le rivage. Si j'arrive à l'atteindre... Je serais en sécurité sur le sable... Seulement son compagnon m'attrape, griffant au passage mes écailles qui se déchirent quelque peu. J'étouffe un cri alors qu'elle se glisse derrière moi, plantant ses dents dans mon cou, pile au niveau de mes branchies. Un cri strident m'échappe alors que je commence à m'étrangler avec le sang qui s'écoule dans mes poumons. Je me débats avec force, griffant son visage tandis que lui mord sauvagement dans ma nageoire. Et cette fois-ci, je n'arrive qu'à exprimer un vague gargouillement de sang, alors que je sens leurs crocs s'enfoncer un peu plus dans ma chair. Faut que je sauve... Et vite. Sinon... Sinon, j'ai peur qu'ils finissent par me dévorer... Juste parce que je sens l'humain. Panique je me débats, montrant les crocs, sortant les griffes, mais rien n'y fait, aucun des deux ne semblent vouloir lâcher prise. Jusqu'au moment où... J'ai à peine le temps de sentir ses crocs se retirer de ma chair, que j'enroule rapidement ma nageoire autour du cou de l'ondin. Ce dernier commence à violemment griffer mes écailles alors qu'il étouffe lentement. La sirène laboure toujours autant mes épaules alors qu'elle me lâche à mon tour, tentant de venir me mordre le visage. Je lui donne un coup de coude alors que ses ongles viennent lacérer mes joues et ma lèvre. Je serre les dents avant de me jeter sur elle, plantant griffant à mon tour ses branchies, la regardant peiner à retrouver sa respiration. J'en profite pour tout lâcher et simplement recommencer à fuir. Il faut que j’atteigne le rivage. Ils n'iront pas jusqu'à la plage... Ils auront trop peur... Ils me suivront pas... Le souffle court, je peine à respirer, crachant quelques volutes de sang, alors que je vois le rivage se rapprocher. Allez. Un petit effort, j'y suis presque. Je n'ose me retourner pour savoir si ils me poursuivent ou non, de peur de sentir leurs griffes se refermer à nouveau sur moi... Le cœur battant je finis par atteindre la plage, me traînant jusque sur le sable alors qu'entre deux sanglots je tente d’appeler Buck.

Je ne relève même pas la tête quand je l'entends approcher, prenant simplement appuie sur mes coudes alors que je tente simplement de retrouver un semblant de souffle... Mais j'y arrive pas... Je craque simplement face à lui, laissant mes larmes rouler sur mes joues. J'aimerais lui dire que j'ai eu peur... Que j'ai cru que j'allais me faire dévorer... Mais la peur, primaire et presque instinctive m'empêche de parler, me laissant vulnérable, tout juste bon à sangloter face à lui. J'ai eu peur... Si peur... Au point que je n'ai qu'une envie... Ne plus jamais retourner dans l'eau... J'ai envie de fuir tout ça... Alors lentement je tends les bras vers lui, m'accrochant à ses vêtements, le suppliant d'une toute petite voix :

« … Je... Je veux sortir... Je veux plus y retourner... »

Prends-moi dans tes bras, et aide-moi. S'il-te-plait.

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Sam 9 Mai - 13:30

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Mon ondin. Mon adorable petit ondin. Mon Steve tout paniqué qui pose plein de questions, comme d'habitude, sur tout. Et là, particulièrement sur...nous. Sur le fait d'être amoureux. Pendant que le dîner cuit, après le long et magnifique feu d'artifice, je m'occupe du dîner et lui explique ce que c'est, pour les humains, d'être amoureux. Et je vois presque les rouages de sa petite tête alors qu'il réfléchit à tout ce que je lui dis. Avant de faire sa petite déduction, et de la terminer avec un grand sourire ravi. Je ris doucement en lui répondant.

Ouais...on est amoureux...

C'est con...mais c'est comme ça. On est amoureux... Et je souris encore quand un million d'autres questions suivent sa révélation. De le rassurer en lui disant que j'étais qu'à lui, que je me reproduirai avec personne d'autre. Que je serai tout à lui. Et une fois qu'il est rassuré sur tout ça, il se blottit tout contre moi et on s'embrasse pendant que le dîner cuit. En même temps, je lui demande aussi de m'expliquer comment ça fonctionne, chez eux. Et quand il m'annonce qu'ils se rencontrent juste pour la saison des amours... je trouve ça vraiment pas joyeux. Ils ont pas l'air...de fonctionner comme nous. A ne rester qu'avec une seule personne. Pour toujours, si tout va bien. Et...ouais je... je me vois bien encore avec lui dans...longtemps. Même si y'a plein de trucs qui seront pas faciles. Enfin pour l'instant je veux pas penser à ça. Pour l'instant je veux juste profiter de cette soirée. De cette nuit. De...de tous ces changements.

D'ailleurs je lui en parle, lui dis ce qui va changer pour moi, et il a l'air content de ces nouvelles. Bon pour le coup de l'école et du patron, je pense qu'il saisit pas vraiment tout, mais il a l'air bien décidé à me rejoindre à San Francisco, où on pourra se voir plus souvent. Tous les jours même. Surtout qu'à ce que j'ai compris, c'est pas comme s'il avait beaucoup d'attaches là où on est. Je suis le seul en fait. Je soupire en l'embrassant dans les cheveux. Tout...tout est...juste...parfait. Ma nouvelle vie. Mes études. Mon petit appart dans une nouvelle ville. Steve et moi qui...sommes...ensemble ouais. Et lui qui va me rejoindre là-bas. J'ai toujours mon bras autour de sa taille alors qu'on attaque les hot dogs, et je me marre en voyant que Steve en a plein le museau. Mon Steve, mon ondin... Et au final, le ventre plein, épuisés mais heureux, on s'écroule comme des masses près du feu, le sourire au lèvres.

*

Steve laisse-moi dormir..

Je grogne un peu en me retournant sous les couvertures alors que je sens ses petites mains qui me touchent et ses lèvres dans mon cou.

Mais laisse-moi...y'a à manger si t'as faim...et si c'est une question ça attendra après...

Je remonte la couverture sur mes épaules, et hoche la tête quand il me dit qu'il va nager. C'était ça? Mais sérieusement qu'il y aille! Je suis pas sa mère moi!

Oui oui va...

Et le calme. Je somnole, au chaud, bien installé. L'état entre rêve et réalité, où on sait pas trop dans quel monde on est. Le temps passe. Je suis bien. Sauf que je commence à entendre du bruit. De l'agitation dans l'eau. Comme si...comme si ça bougeait. Mais ça bougeait fort. C'est bizarre. Une fois dans l'eau Steve est toujours super discret, on l'entend pas. Mais qu'est-ce qui peut bien... Oh merde, pas que ce soit du monde. Pour la première fois en dix ans, y'aurait du monde sur cette foutue plage? Je me redresse en sursaut, et vois de grosses gerbes d'eau au loin. Putain mais qu'est-ce qui se passe là? Je m'approche, la main en visière pour tenter de voir quelque chose. On dirait...que ça se bat. Steve. J'espère que c'est pas lui.

Et d'un coup je vois l'eau se rider, et sa tête émerger de l'eau avant de s'échouer sur le sable. Et là, je me glace. Du sang. Il est blessé. Je bondis vers lui et le soulève entre mes bras, avant de l'entraîner loin de l'eau, jusqu'aux couvertures.

C'est bon Steve, je suis là...je suis là...

Et le pauvre éclate en sanglots contre moi, sa tête contre mon torse. Je suis tellement mal de le voir comme ça. J'aimerais lui demander ce qui s'est passé mais c'est pas le moment. Alors j'attrape une couverture, je l'enroule dedans, attrape juste les clefs du chalet et entame la remontée jusqu'à la maison. Je le lâche pas, mes bras toujours autour de lui, en lui répétant que je suis là, que je vais m'occuper de lui, et que ça va aller...que c'est une promesse.

Je remonte la pente et je galère un peu à ouvrir la porte d'une seule main. Heureusement j'y arrive et je m'avance avec lui jusqu'à la cuisine, où je le pose sur la table.

Ne bouge pas, je cherche de quoi te soigner...

Je file dans la salle de bains chercher la trousse à pharmacie, qui a été bien rentabilisée au fil des années, et reviens près de Steve. Entre temps, sa queue est redevenue une paire de jambes, et il me regarde, l'air tellement désolé que ça me fend le coeur. Je viens poser mon front contre le sien, une main dans sa nuque avant de lui murmurer.

Je vais m'occuper de toi... Personne te fera du mal. C'est promis...

J'ouvre la boite de métal et commence à sortir pansements et désinfectants. Doucement je l'examine. Rien de trop grave, mais c'est pas joli à voir. Je mets un peu d'alcool sur un coton et tamponne ses blessures.

Attention ça peut faire mal... mais ça sera bientôt fini.

Et sur les blessures qui le demandent, je pose des sparadraps spiderman où y'en a besoin, et passe de l'arnica sur ses bleus et ses contusions. Quand j'ai enfin terminé je pose la question qui me brûlait les lèvres.

Qu'est-ce qui s'est passé mon ondin?

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Dim 10 Mai - 9:52

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J'y suis arrivé, je me suis échappé de cet enfer... Le souffle court, je peine à retrouver mon souffle, malgré mes branchies qui disparaissent enfin, m'empêchant ainsi de me retrouver avec du sang dans les poumons. Mes bras se nouent autour de ses épaules alors que Buck me prends dans ses bras, me sortant sans trop de difficulté de l'eau. Je m'agrippe littéralement à lui, mon front contre son épaule, alors que je commence à sangloter, tandis qu'il m'enroule dans une couverture. Je serre les dents en sentant le tissu épais se poser sur mes écailles éraflées, alors qu'il me soulève à nouveau pour m'emmener jusqu'au chalet... D'habitude, quand il me propose un telle chose, je refuse, ne voulant pas trop m'éloigner de la plage... Mais aujourd'hui c'est différent... Aujourd'hui je veux m'éloigner de cet océan... Je veux le quitter... Je veux juste être dans ses bras, à l'entendre me rassurer. Ainsi tout contre lui, je me laisse aller, sanglotant contre son torse, mes bras fermement verrouillés autour de son cou.

Lentement je sens que je perds mes écailles alors qu'il me pose sur la table, me laissant seul le temps d'aller chercher de quoi panser mes blessures. Je lui jette un regard suppliant, alors que mes bras glissent le long de ses épaules et qu'il s'éloigne, me laissant tout seul sur ma table. Non... Me laisse pas... S'il-te-plait. Me retrouvant subitement seul, je remonte les couvertures sur mes épaules contusionnées, alors que de légers tremblements secouent mon corps. C'est bizarre ici. Déjà ça sent... L'humain, et un peu Buck aussi. Puis y'a plein de trucs étranges partout... Je frissonne une fois de plus. J'aime pas cet endroit... Enfin, j'aime pas y être seul. Je me sens... Pas à ma place... Comme si l'endroit en personne me faisait comprendre que l'ondin que je suis ne devrait pas être là... Mais c'est peut-être mon instinct qui revient simplement à la charge... Blessé et vulnérable, tout ce à quoi j'aspire c'est un endroit où je pourrais être soigné... Où je serais en sécurité. Je renifle avant d'essuyer mes larmes du revers de la main, quelque soulagé quand je vois Buck réapparaitre. Son front vient se poser contre le mien et immédiatement, je me jette presque dans ses bras, étouffant un hoquet. Me lâche pas surtout... À regret je le laisse à nouveau s'éloigner, plissant légèrement le nez lorsqu'il verse quelque chose sur le coton. Ça pue... Et... Il veut poser ça sur mes blessures ? J'ai à peine le temps d'entendre sa mise en garde que l'air siffle entre mes dents face à la douleur. Seulement je n'ose pas me plaindre, paraît que de toute façon, ça ne va pas être long. Alors en silence je le laisse soigner la morsure dans mon cou, panser mes griffures et poser je ne sais trop quoi sur mes bleus... Je lève doucement les yeux vers lui, alors que je n'ose lui demander de me prendre à nouveau dans ses bras. J'ai envie qu'il me serre tout contre son cœur, en me répétant qu'il m'aime et qu'il ne va plus rien m'arriver... Mais à la place, il veut savoir ce qu'il s'est passé. Il veut comprendre. Il s'inquiète. Chose qui est normal. Seulement... Rien que d'y repenser... Je baisse la tête, presque honteux.

« Ils... Ils... Ils m'ont attaqués... Deux... Membres de mon espèce... Ils.... »

Le reste de ma phrase se meurt dans un sanglot. Je n'ose pas lui dire. Je n'ose pas lui avouer qu'ils ont voulus me dévorer parce que je sentais l'humain. Que dirait-il ? Que penserait-il ? Que les ondins et les sirènes sont des monstres, qui n'hésitent pas à s'entre-dévorer... Il aurait raison. Déjà qu'il semblait peiné d'apprendre que nous vivons seuls... Que le concept de couple et de fidélité nous est étranger... Et qu'il n'y a que pendant notre saison des amours, enfin notre période de reproduction qu'on se retrouvent... En fait, j'ai peur qu'à force, il ne voit que le côté monstrueux de mon espèce... Qu'il finisse par se dire que peut-être je suis comme eux... Alors que non. Moi je l'aime. Je veux rester avec lui... Je veux qu'on soit amoureux et tout... Et qu'il me quitte jamais...  Je sens sa main caresser doucement ma joue alors que je pose mes deux mains sur la sienne, tremblant comme une feuille alors que je recommence à sangloter.

« J'ai eu si peur... J'ai cru qu'ils allaient me tuer... Juste parce que... Parce que je sentais l'humain... »

Simplement parce que j'avais son odeur sur ma peau... Simplement parce que j'étais dans ses bras. Et j'ai honte. Honte que ce soit passé comme ça. Ce n'est pas juste. On ne devrait pas me faire de mal simplement parce que j'aime être avec lui.

« Me lâche pas... S'il-te-plait.... Je... J'ai que toi. Et je veux plus retourner à l'eau... Je veux... Je veux être avec toi... Me laisse pas, me force pas à y retourner.... Pitié... »

Je n'ai qu'une peur... Qu'il soit dégoûté, effrayé de ma personne... Qu'il me dise que finalement, on ferait mieux de prendre à nouveau nos distances... Je pourrais pas le supporter. Je lève doucement les yeux vers lui, croisant son regard avec pour seule crainte qu'il me repousse.

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Dim 10 Mai - 20:12

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J'ai jamais eu aussi peur que quand j'ai vu Steve sortir de l'eau et commencer à ramper sur le sable. Lui qui est toujours souriant, avec sa petite bouille de chaton, et ses mimiques adorables, je le vois complètement dévasté, complètement...à bout. Et blessé. J'ai jamais lu autant de désespoir dans le regard de quelqu'un. Surtout qu'en plus, il est blessé. Rien qu'à voir son sang sur sa peau pâle, et les marques de griffures sur ses nageoires, j'en ai la gorge serrée. Et sans réfléchir au pourquoi du comment, je viens le soulever dans mes bras, et l'éloigner de cette flotte qu'il a l'air de vouloir fuir. Je l'enroule dans une couverture, autant pour le garder au chaud que pour éviter les coups d'oeil indiscrets des voisins, à qui je me vois mal expliquer pourquoi j'ai un ondin dans les bras. Un vrai.

Je galère un peu avec la serrure avant d'arriver enfin à ouvrir la porte, et je l'installe sur la table de la cuisine le temps d'aller chercher de quoi soigner ses blessures. Et le temps que je revienne, ses nageoires se sont déjà transformées en jambes. A peine je reviens vers lui qu'il se jette contre moi et je le serre avec force, déposant des baisers dans ses cheveux.

Chuuuut...t'en fais pas. T'en fais pas je suis là. Je suis là. Je te laisserai pas c'est promis.

Je le soigne ensuite, mais heureusement, même si certaines plaies saignent, c'est rien de grave ou de profond. Et je l'embrasse encore quand je le sens se crisper à cause du désinfectant.

Pardon Steve, mais il faut que je fasse ça. C'est bientôt fini je t'assure.

Et il reste là, stoïque, les yeux baissés tout le temps où je m'occupe de lui, jusqu'au moment où j'ai terminé. Alors bon, je suis loin d'être infirmière, mais je pense que ça ira. Et si jamais ben...on ira chez le médecin. En priant pour que Steve passe pour un humain normal une fois qu'il est hors de l'eau. Il me fait tellement mal au coeur, je l'ai jamais vu comme ça. On dirait que le monde s'est écroulé autour de lui, et qu'il est complètement perdu. Et j'ai besoin de savoir pourquoi il est dans cet état-là. J'imagine que c'est par rapport à l'agitation qu'il y a eue dans la flotte, ce qui m'a réveillé mais j'en suis pas sûr.  Je hoche doucement la tête, pendu à ses lèvres. Alors comme ça deux sirènes, ou ondins, ou je sais pas quoi, l'ont attaqué. Mais pourquoi? Et j'ai pas besoin de demander la suite que la réponse vient d'elle-même. D'autres ondins lui ont voulu du mal. Parce qu'il sentait l'humain. Moi. Wow. Mon coeur bat plus vite en l'entendant. A cause de moi. Il lui est arrivé ça à cause de moi. Je me sens mal, parce que c'est moi, c'est moi qui l'ai poussé à ce qu'on fasse l'amour cette nuit. A le prendre dans mes bras depuis des années. A l'embrasser, le câliner.

Steve...je suis désolé. Tout ça c'est à cause de moi. C'est parce que t'as voulu être avec moi que...que ça s'est passé. Mais...pourquoi ils t'en voulaient? En quoi c'est...mal de...d'avoir fait ce qu'on a fait? On...on a fait du mal à personne...

Et je le vois qui tremble toujours et qui se remet à sangloter. J'en ai presque les larmes aux yeux alors que je viens le serrer contre moi. Mon ondin. Mon Steve. Son ton suppliant me laboure juste le coeur. Et surtout l'entendre me supplier de pas le laisser. Vraiment. Ma main glisse dans ses cheveux alors que je le garde contre moi, murmurant à son oreille.

Je te lâche pas. Et je te laisserai pas non plus...jamais. Je te forcerai jamais à faire quelque chose dont t'as pas envie. Jamais. Tu le sais. Je...Attends, t'as froid...

Je m'éloigne de lui une seconde le temps de choper un pull et un caleçon dans mon sac que j'ai laissé près de l'entrée en venant hier, et je reviens près de lui, l'aidant à passer mes fringues. Il nage dedans, et le pull lui va jusqu'aux genoux, mais au moins il aura chaud. Je le prends ensuite dans mes bras et l'emmène jusqu'au canapé, où je m'assieds, et je l'installe sur mes genoux, le gardant toujours près de moi. Je dépose un nouveau baiser dans ses cheveux avant de reprendre.

Ca va mieux? T'es bien là? Ecoute mon ondin je...si tu veux...viens avec moi. Viens avec moi à San Francisco. Mon appart est pas immense mais...mais on pourrait y vivre tous les deux. L'océan est pas loin si t'as besoin d'y aller et...comme ça tu resterais avec moi. Alors je...je dis pas que ça sera facile, et je sais que t'as beaucoup de choses à apprendre mais... mais si tu veux... dans un jour ou deux on pourra partir. Avant on va rester ici et je te montrerai tout ce que tu dois savoir pour...pour vivre comme un humain. C'est toi qui décides mais...mais ouais, je veux bien que tu viennes avec moi. Qu'on vive tous les deux. Si ça te plait...

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Mar 12 Mai - 11:13

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Je ferme les yeux, alors que je me blottis un peu plus contre lui, le nez sur son épaule, respirant en silence son odeur alors qu'il dépose un baiser dans mes cheveux. Je passe mes bras autour de son cou avant de soupirer, m'installant plus confortablement sur ses genoux alors qu'il reprend doucement, me proposant de le suivre... à San Francisco. D'aller avec lui dans son appartement, et de vivre... Comme un humain, non plus comme un ondin... Et je mentirais en disant que ça ne me fait pas peur.... Parce que bon, j'y connais pas grand chose... Et même si Buck me dit qu'il prendra le temps qu'il faut pour tout me montrer... J'ai peur de le décevoir. De pas être à la hauteur... Pire, de pas être capable de m'intégrer aux humains, que malgré mes efforts on remarque toujours que je suis ondin, un être qui tente de les imiter... Je repousse cette idée au loin... Le plus important, c'est de savoir ce que je veux... Et actuellement, je sais que je ne veux pas retourner dans l'océan, je ne veux pas retrouver mon monde. Non, je veux être avec Buck. Dans ses bras, comme maintenant... Et ce tout le temps. Je rouvre doucement les yeux avant de me blottir un peu plus contre lui, lui répondant d'une voix douce.

« Emmène-moi. Je... J'ai pas envie de retourner à l'océan, et j'ai rien qui me retient ici... Je... Je veux venir avec toi... »

Tant pis ce sera pas simple, tant pis si ça va être compliqué... Tout ce qui compte au fond, c'est que je sois avec lui. Je soupir doucement contre lui alors que je le sens déposer quelques baisers dans mes cheveux, visiblement heureux de m'entendre dire que je vais le suivre. Un début de sourire se dessine sur mes lèvres alors qu'il me garde contre lui pendant de longues minutes, ne cessant de me répéter qu'il m'aime et qu'il me promet que ça va aller... Je glisse mes doigts dans sa nuque, caressant doucement ses cheveux. Je sais que ça va aller, parce que tu seras là, pour moi. Et alors que je commence à doucement somnoler dans ses bras, voilà qu'il me propose de commencer à m'expliquer ce que c'est d'être un humain. Je hoche doucement de la tête alors que je croise à nouveau son regard, lui adressant un léger sourire.

Et pendant les deux jours qui suivent... Je passe mes journées à tenter de comprendre ce que c'est de vivre comme un humain... À ne pas me promener complètement nu dans le chalet, à penser à m'habiller à chaque fois... Et dans le bon ordre, sans rien oublier... Puis ensuite, apprendre à me servi du frigo, de la télé... Et surtout... De la baignoire. Au début, je voulais pas entrer dans cet espèce de coquillage immense, parce que c'était pas assez grand à mon goût et aussi parce que je n'aurais pas la place pour nager... Puis finalement, j'ai essayé et... C'était pas si mal, surtout si Buck venait avec moi... Bon, j'avoue que la première fois, j'ai cru qu'il allait essayer de me faire cuir comme un homard, mais non, voilà que les humains aiment simplement se laver dans l'eau chaude... Contrairement à nous qui apprécions l'eau glacé... Mais paraît qu'eux supportent pas ça. Bref, j'avais passé deux jours à simplement tenter de me comporter comme un humain, Buck me surveillant sans cesse, à toujours vérifier que j'ai bien pensé à mettre un caleçon sous le short bien trop grand qu'il m'a prêté. Et à le voir ainsi avec moi, j'avais l'impression d'être un tout petit ondin que sa mère devait surveiller, mais bon en même temps, j'apprécie cela... Parce qu'à chaque fois que je réussis un truc, j'ai le droit à un sourire, à un baiser et surtout, le plaisir de voir de la joie dans ses yeux... Et c'est comme ça que je veux le voir avec moi. Heureux, et pas soucieux ou inquiet. Parce que je sais que je peux être un peu... Maladroit ou insouciant...  Et j'aime pas voir ça dans son regard.

Puis le jour du départ arrive, et je dois avouer que j'angoisse un peu. Je veux dire... Je vais quitter... Ma maison. Enfin, ce qui était ma maison. C'était... Mon territoire quoi. Là où j'avais toutes mes cachettes pour mes coquillages et... C'est là que j'ai rencontré Buck... Alors me dire que je vais quitter cet endroit, à jamais... Ça me rend étrangement triste. Même si c'est pour suivre Buck, j'ai peur... Je vais quitter tout ce que je connais pour le suivre dans un endroit que je ne connais même pas, à devoir prétendre être quelque chose que je ne suis pas... Je reviens à moi quand je sens sa main se poser sur mon épaule, levant les yeux vers lui alors qu'il me demande si je suis prêt. Je lui adresse un rapide sourire avant de le suivre dans sa voiture. Je hausse un sourcil, alors qu'il m'attache, me disant que c'est pour mon propre bien, avant de démarrer.  Je regarde une dernière fois la plage alors qu'on s'éloigne soupirant doucement quand de la musique commence doucement à se faire entendre. Un peu inquiet je lui demande si c'est normal et voilà qu'il rit en me disant que oui, c'est la radio... Il monte doucement le son alors qu'il me jette un rapide regard, alors que je regarde la route se dérouler sous mes yeux ébahis. Jusqu'au moment où je commence à en avoir marre... Parce que j'ai chaud. Terriblement chaud, et ce malgré la fenêtre grande ouverte... Je pousse un soupir alors que je gigote sur mon siège, passant une main dans mes cheveux humides.

« Buuuuck... Faut qu'on s'arrête... J'ai trop chaud... »

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Mer 13 Mai - 21:28

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J'ai la trouille. J'ai la trouille parce que je vais me retrouver à gérer un ondin. A moi tout seul. Personne d'autre ne saura, à part lui et moi. Et j'ai peur. Peur de pas y arriver, peur de mal faire. Peur de lui faire du mal, peur de le rendre triste. Peur qu'on découvre son secret aussi. Surtout que j'ai personne à qui demander conseil. Personne qui aurait pu me guider, me dire ce que je devais faire. Là je suis seul. Tout seul, à assumer mon ondin. Et même si financièrement ça devrait aller, entre l'argent que me donnent mes parents et la petite somme que je gagnerai chez mon patron, c'est pour tout le reste que j'angoisse. Surtout la peur qu'il regrette. Qu'il décide de retourner dans son monde, et que je le perde. Enfin, je tente aussi de me dire que ça pourrait être super, tous les deux dans mon petit appart, pas très loin de la mer... passer toutes nos nuits ensemble, nos soirées et les week-ends. Surtout quand je le vois comme ça.

Promis. Si c'est vraiment ce que tu veux, on va aller à San Francisco et on vivra ensemble. On sera tous les jours ensemble. Toutes les nuits...et tu auras à avoir peur de personne. Jt'assure.

Je le garde longtemps dans mes bras, le temps qu'il se calme, qu'il arrête de trembler et de sangloter, avant de l'embrasser doucement et lui demander, en posant mon front contre le sien.

Tu veux que je t'apprenne comment ça marche, une maison humaine?

Et après un dernier baiser, une fois qu'il a hoché la tête, je me recule, le laissant assis sur la table de la cuisine avant de commencer à montrer divers trucs du doigt.

Là,c'est le frigo. C'est une sorte de boîte qui fait du froid, pour garder la nourriture. Ca c'est un évier. Quand tu tournes ces boutons, tu peux faire jaillir de l'eau chaude, ou froide...

On y va doucement, pour pas le submerger. Et c'est pas seulement des trucs qu'il doit apprendre. Mais aussi des trucs qu'il doit avoir. Pour être un humain, un vrai. Alors plus tard dans l'après-midi on se fait une virée en ville, dans le seul magasin de fringues des environs. La tête des vendeuses quand elles l'ont vu débarquer, habillé avec d'anciennes fringues à moi. Qui sont deux fois trop grandes. Et l'air tout penaud et perdu.

Oh, il est mignon votre petit frère!

Je fais signe à Steve de se taire et on se lance à la recherche d'une tenue. Enfin, deux. Je lui prends deux jeans droits, bleu foncé, et trois tshirt. Je laisse Steve choisir les motifs, et on trouve ce qu'il veut au rayon enfants. Une parce qu'ils sont plus jolis, et deux parce que point de vue taille, ça colle mieux. On embarque aussi quelques paires de chaussettes, et des petits boxers à motifs de super héros. Parce qu'il aime les comics depuis des années. Et on couronne le tout par une paire de Converse rouges qui lui vont trop bien. Il est juste adorable comme ça.

Le lendemain, je lui explique tout ce que je lui ai acheté. Quoi mettre où. Par exemple pas les chaussettes sur les mains. Ou les boxers dans le bon sens. Et le lui en faire porter surtout. Parce que bon c'est drôle cinq minutes de le voir le moineau à l'air, mais j'ai pas forcément envie qu'un voisin tombe dessus. Ou qu'un jour il sorte les fesses à l'air en voulant acheter le pain. Il apprend à utiliser la salle de bains, le micro-ondes, découvre la télé. Sauf que le jour du départ arrive. A la base j'aurais pas dû le retarder autant, et j'aurais dû partir dès le lendemain de la fête nationale. Mais le destin en a décidé autrement. Alors on embarque tout, et on démarre, laissant derrière nous le chalet et la plage qui ont vu toutes nos aventures.

On se met en route, Steve jouant les chiens en sortant sa tête par la fenêtre, ce qui me fait rire. Sauf qu'au bout de quelques heures, je l'entends chuiner qu'il a trop chaud. C'est vrai qu'il supporte pas la chaleur... Heureusement, une station service est pas loin, et on s'arrête. Je pioche une ou deux bouteilles fraîches pendant que je laisse Steve musarder un peu dans le magasin pendant que je file payer. Sauf qu'une fois en face du caissier je l'entends juste me dire.

Eh...votre copain il va pas rester là hein?

Je me tourne lentement et soupire en voyant Steve, la tête dans un congélateur, en train de soupirer de bonheur. Ok, j'ai compris. Je pose mes achats, attrape Steve par le col, ramasse tout leur stock de MrFreeze, et vais tout payer avant de ramener Steve à la voiture, et de déposer la vingtaine de glaces dans la glacière à ses pieds. J'en chope un, je l'ouvre avec les dents comme quand j'étais gamin et je commence à le mâchouiller alors que je commence à reprendre la route de San Francisco.

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Jeu 14 Mai - 16:50

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La chaleur est telle que j'ai l'impression de cuire. Littéralement. Pire que lorsqu'il avait voulu qu'on prenne un bain tout les deux et qu'en ayant à peine trempé les doigts dedans, j'avais hurlé au meurtre, l'accusant de vouloir me faire cuir comme un homard. Mais là... C'est insupportable. Au point que mon T-shirt tout neuf me colle à la peau et que je n'ai qu'une envie, me débarrasser de mon jean et aller me jeter dans la première flaque d'eau que je croise. Je pousse un autre soupir alors que je passe la tête par la fenêtre, espérant ainsi me refroidir. Mais rien n'y fait. Le soleil tape toujours aussi durement sur ma peau. C'est dingue. Les humains sont frileux par rapport à nous, mais eux, ils arrivent à supporter ça ? Je comprends pas... Heureusement Buck me rassure en me disant qu'on va s'arrêter le temps de prendre de quoi se rafraîchir. Je pousse un soupir de soulagement avant de le remercier d'une petite voix, et quand je le vois s'arrêter dans ce qu'il appelle une station service, je saute hors de la voiture, poussant un soupir alors que je me trouve un coin d'ombre. Seulement je n'ai pas le temps d'en profiter que Buck m'attrape et m'indique qu'on sera plus au frais à l'intérieur. Je hausse un sourcil avant de le suivre, et j'ai à peine le temps de passer la porte qu'en effet je sens une bouffée d'air frais m'accueillir. Oh. Je veux plus quitter cet endroit... C'est le paradis ici. Voyant Buck piocher dans les rayons, je divague à mon tour dans le magasin, regardant tout les paquets colorés avec intérêt, déchiffrant doucement les écritures. Et même si je connais la moitié des trucs, d'autres me restent complètement inconnu. Mais ce qui retient vraiment attention, ce sont les boissons et les glaces qui attendent bien gentiment dans les immenses frigos. Fasciné je m'approche avant d'ouvrir en grand les portes et de pousser un soupir de pur bonheur en sentant la morsure du froid sur ma peau.

« Oh ouais.... Ça c'est bon... »

Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je ferme les yeux, appréciant simplement d'être au frais. Oh si je pouvais, je jure que j'irais me caler entre deux paquets de glace, juste le temps de me refroidir. Seulement j'ai pas le temps de m'exécuter que je sens Buck m'attraper par le col et me tirer loin du congélateur, attrapant au passage une bonne cargaison de glace. Je le regarde payer sans rien dire, et le laisse m'entraîner à nouveau jusqu'à la voiture. Et j'ai à peine le temps de me rassoir que je recommence déjà à avoir chaud... Non mais c'est pas possible. Je vais finir par en mourir de cette chaleur moi... Je pose les pieds sur le tableau de bord alors qu'il dépose toute les glaces à mes pieds, dans la glacière. Je le regarde en garder un et croquer dedans, avant de l'imiter en prenant un bleu. Je commence doucement à le suçoter, regardant par la fenêtre grande ouverte. Et je passe la plupart du voyage à manger de la glace pour rester au frais, et à regarder le paysage défiler sous mes yeux... Et ça me fait étrange de ne pas voir un bout d'océan à l'horizon. Rien. Juste un paysage sec et quasi-désertique. Buck dit qu'on aurait pu passer par la côté, mais ça aurait pris deux fois plus de temps, alors qu'en prenant l'autoroute, on y sera en trois jours. Et je ne me plains pas, au contraire, je préfère qu'on y soit le plus rapidement possible, c'est juste que c'est... Étrange. J'ai passé toute ma vie dans l'eau et c'est la première fois que j'en suis aussi loin, au point de ne plus voir l'océan dans lequel je suis né. J'ai un pincement au cœur à cette idée. C'est un peu dans cette crique que ma mère m'avait laissé au bout de sept années. En me disant que désormais j'étais assez grand pour me débrouiller sans elle... Mais qu'avec un peu de chance, on finirait peut-être par se recroiser un jour, quand je serais plus grand. Je fais la moue avant de fermer les yeux, ne les rouvrant que lorsque Buck m'avoue qu'il a besoin de s'arrêter de rouler pour la journée, et que de toute façon on doit se trouver un endroit pour dormir cette nuit. Je hoche doucement de la tête, lui avouant qu'en plus, je serais pas contre un bain. Il a un sourire avant de passer rapidement ses doigts dans mes cheveux, me disant qu'il va voir ce qu'il peut faire pour ça.

Alors finalement, on finit par s'arrêter dans un motel le long de la route. On décharge la glacière et quelques affaires pour la nuit avant de se présenter au comptoir. Je laisse Buck discuter de la chambre avec l'humain derrière le comptoir alors que je termine ma glace, regardant le soleil se coucher au loin. Je ne réagis que lorsque je sens Buck poser une main sur mon épaule, secouant doucement les clés. Je lui adresse un grand sourire avant de le suivre, découvrant la chambre avec un certain émerveillement. Je pose mon sac par terre avant de me jeter sur le lit, poussant un soupir alors que je m'étale sur les draps.

« Oh Buck, le lit est encore mieux qu'au chalet... Oh c'est trop bien. »

J'ai un rire alors qu'il vient s'assoir à mes côtés, m'assurant que pourtant c'est pas ce qu'il y a vachement plus confortable comme lui. Sérieusement ? C'est possible de faire plus confortable que ça ? Je le regarde sans trop le croire avant de me rallonger, poussant un soupir d'aise. Je sens qu'il passe doucement ses doigts dans mes cheveux et je ne peux que sourire face à sa geste. Lentement je me relève et vient me blottir dans ses bras, déposant un rapide baiser sur ses lèvres. Puis un autre, avant de passer mes bras autour de son cou. Jusqu'à ce qu'il me glisse entre deux baisers qu'à la base, je voulais prendre une douche. J'ai un sourire avant de murmurer tout contre ses lèvres.

« C'est vrai... Tu viens avec moi ? »

Il passe rapidement sa main dans mes cheveux avant de me dire qu'il me rejoint. Je souris doucement avant de l'embrasser une dernière fois, allant jusqu'à la salle de bain, seulement voilà que je ne découvre pas la moindre baignoire. Juste... Une espèce de version minuscule. Je pince les lèvres. Faut qu'on rentre à deux là-dedans... ? Mais c'est stupide. M'enfin. Je tourne les robinets jusqu'à obtenir de l'eau tiède, me glissant dessous alors que je sens mes écailles revenir... Et c'est là que je me rends compte du soucis... J'ai à peine le temps de tenter de me raccrocher que je tombe, me retrouvant dans le fond du bac, à sentir l'eau me tomber dessus. Je grogne alors que je masse mon coude douloureux. Saleté.

« Buck ?... La baignoire est bizarre... »

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Sam 16 Mai - 16:23

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Mon pauvre ondin. Mon pauvre ondin perdu... Loin de son univers, loin de l'eau, et sous le soleil de plomb du centre des Etats-Unis. On a pris la route depuis quatre ou cinq heures, et si ce matin il faisait encore frais, là...ça tape. Et la vieille Ford de mes parents, qu'ils m'ont laissée quand ils ont changé de voiture, a pas la clim. Donc c'est fenêtres ouvertes et c'est tout... Et c'est comme ça que notre bagnole, chargée jusqu'à la gueule, traverse les routes totalement désertes, au point de me dire qu'on a dû faire fausse route quand par miracle on tombe sur un patelin. Bienvenue dans l'Amérique profonde. Et pour moi, le new-yorkais, ça me change. Alors j'imagine pour Steve. Le pauvre, je le vois qui se liquéfie à moitié au fur et à mesure des heures qui passent, et je lui dis qu'il peut virer ses pompes pour avoir un peu moins chaud. Et quand on croise enfin une station service, je nous arrête pour faire le plein. Heureusement qu'il y avait encore la glacière dans le garage, et des packs glacés dans le congélateur. Merci maman...tu nous as sauvé la vie. Je tire Steve du congélateur avant qu'il se transforme en Mister Freeze géant, et le ramène à la voiture, avec de quoi boire et une cargaison de glaces sous le bras. Assez pour tenir jusqu'à la prochaine halte. Enfin espérons.

Une fois repartis j'attaque un Mister Freeze tout en conduisant, et j'encourage mon ondin à faire pareil. Je souris en le voyant suçoter sa glace tout en regardant le paysage, et j'imagine même pas tout ce qui doit lui passer par la tête. Tout ça doit être violent pour lui. Coupé de tout. Sa façon de vivre, son milieu d'origine...tout. Même si d'après ce que j'ai compris les autres ondins ne se côtoient pas vraiment. Ca a dû être dur pour lui, toutes ces années. Et c'est aussi pour ça qu'il était aussi content que je vienne le voir, qu'on commence à jouer ensemble, qu'on discute et tout ce qu'on a fait ces dernières années. Moi j'avais mes copains, même si aucun comptait autant que lui. Sans quitter la route des yeux, je tends la main et lui caresse doucement la joue, avant de venir prendre la sienne.

On va être heureux tu vas voir. Je vais tout faire pour ça... Jte le promets...

On roule encore de longues heures, mais quand le soleil commence à se coucher, j'en peux plus. J'en peux juste plus. Je rêve de me poser, de me vautrer sur un lit avec un coca bien frais, ou une bière, après avoir pris une douche. Et Steve à côté de moi. A regarder des conneries à la télé et peut-être...enfin, ça c'est seulement s'il le veut. Et heureusement, après un bon quart d'heure de route on tombe sur un motel qui a pas l'air trop crasseux. Et où il reste de chambres de libre. Une fois les clefs en main je ramène Steve parmi nous, alors qu'il terminait sa glace en regardant le coucher de soleil.

Viens c'est bon. On a une chambre.

Je le guide jusqu'à la porte 15, et j'ouvre. Bon c'est spartiate mais ça suffira largement pour la nuit. C'est propre. Et ça sent pas mauvais. Je pose notre sac sur la table dans le coin et sors ce dont j'ai besoin avant d'allumer la clim. Le ronronnement envahit la chambre en même temps qu'une douce fraîcheur, et j'ai à peine le temps de me tourner que j'entends déjà Steve couiner de joie et se jeter sur le lit. Je viens le rejoindre et lui caresse les cheveux.

Oh tu verras un vrai bon lit, c'est le mieux...

Surtout qu'au chalet, à part la chambre de mes parents, le reste des lits sont des une place et donc bon, pas vraiment pratique. Au moins sur le clic-clac il pouvait dormir contre moi, dans mes bras. Je vire mes tennis et mon tshirt, appréciant le frais, pendant que mon ondin de compagnie se roule sur les draps comme un chat, avant de revenir dans mes bras. Je glisse quelques baisers avant de sourire contre ses lèvres.

Tu voulais pas te laver?

Je hoche la tête quand il me demande de l'accompagner et je l'embrasse une dernière fois avant de lui dire d'y aller, le temps que je cherche la trousse de toilette. Et je sursaute, manquant de tout lâcher quand j'entends un bruit sourd venir de pas loin. Oh mon dieu, Steve! Je me précipite et passe la tête, avant de rire doucement en le voyant installé dans le bac à douche, sa nageoire dépassant sur le carrelage, et l'eau qui ruisselle sur ses épaules et son torse fin.

Ca va? Attends, j'arrive...

Je vire mon jean, que je laisse retomber sur le sol, tout comme mon caleçon, et je m'accroupis près du bac, soulevant Steve dans mes bras avant de m'asseoir dans le bac, et installant Steve sur mes genoux, passant un bras autour de sa taille pour le garder contre moi. J'attrape une bouteille de shampooing et je commence à le savonner doucement.

Ca c'est une douche. C'est pas pratique pour toi, je sais... mais là où on va t'auras une vraie baignoire...

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Ven 22 Mai - 11:45

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Stupide truc d'humain. Stupide chambre. Stupide journée. Je grogne doucement alors que je me masse le coude, levant les yeux sur Buck qui s'inquiète pour moi. Oui ça va, je ne me suis pas fait mal... Mais bon, j'aurais aimé être prévenu en fait. Le bout de ma nageoire tapote doucement le carrelage alors que l'eau continue de ruisseler doucement sur ma peau fraîche. Je tends les bras vers lui quand il se penche pour m'attraper, me glissant tout contre lui alors qu'il me rejoint dans la douche, me posant sur ses genoux, un bras autour de ma taille. Il attrape une bouteille de shampoing et commence à me laver les cheveux. Je pousse un soupir amusé alors que j'enroule ma nageoire autour d'une de ses jambes, soupirant doucement alors qu'il commence à m'expliquer que c'est une douche et que bon, pour les petits ondins de mon genre c'est pas l'idéal, mais que là où on va, j'aurais une baignoire.

« J'espère bien ! Et t'as intérêt à ce qu'elle soit immense ! Histoire qu'on puisse y être tout les deux... »

Un rire m'échappe alors qu'il me rince les cheveux, me traitant de sale ondin intéressé. Si peu, si peu... Je gigote dans ses bras et commence à le chatouiller, entamant par ce simple geste une séance de chamailleries... Comme lorsqu'on était gamins. Le souffle court je finis par capituler au bout de quelques minutes, posant mon front contre son épaule. Il a un rire, ses doigts caressant doucement mes écailles. Je passe mes bras autour de son cou, fermant les yeux, appréciant simplement de le sentir contre moi. Je suis bien. Bien sûr l'océan me manque, et j'ai un peu peur de ce que va être cette vie dans son appartement, à jouer à l'être humain, mais je me dis que tant que j'aurais Buck à mes côtés, tout va bien se passer. Je lève doucement les yeux vers lui, déposant un rapide baiser sur ses lèvres avant de murmurer.

« Tu m'aides à sortir de là et à me sécher... ? »

Je me serre un peu plus contre lui alors qu'il me pose sur le rebord de l'évier, m'enroulant dans une grande serviette. Et alors que mes écailles sèchent, je l'observe finir de se rincer correctement. Doucement je sens que je change et je ne peux que frissonner quand Buck, plus inquiet vient vérifier ce qu'il reste de mes blessures.

« Rien regarde ! C'est à peine si ça se voit maintenant ! »

Du moins sur mes écailles... Au niveau de mon cou, outre les marques habituelles de mes branchies, une légère marque rouge subsiste... Mais elle devrait rapidement disparaître. Je rassure Buck d'un sourire avant de descendre de l'évier, récupérant mes vêtements que je renfile rapidement.

Et pour être franc, la suite du voyage est pas plus différent que ça. On passe la journée en voiture à supporter la chaleur ambiante en mangeant des glaces et le soir on s'arrête dans un motel où l'on passe la nuit. Mais ce qui est cool, c'est que plus les journées passent, plus je vois qu'on se rapproche en effet de l'océan. Au fur et à mesure des kilomètres, je vois que le paysage change, et qu'au bout d'un moment, je vois la côte au loin avec l'océan qui sert d'horizon. Et au simple fait de le voir, j'ai un pincement au cœur. Parce que c'était ma maison. C'est là que je suis né... Que j'ai grandis... Et je l'ai quitté. Pour Buck. Non pas que je regrette ça, au contraire... Mais ça va me faire bizarre de me dire que je ne vais peut-être plus jamais y nager. Je sens les doigts de Buck se poser sur ma main, et sans pour autant le regarder j'entremêle nos doigts. Ouais. Ça va aller. Je suis avec lui. Il me fera jamais de mal, il m'abandonnera pas. On va être bien, tout les deux. Je détourne le regard et lui adresse un sourire, alors que je recommence à manger ma glace, fredonnant l'air qui passe à la radio.

Finalement, on finit par arriver en ville. San Francisco. Et subitement, j'ai presque peur. Rien qu'en sentant l'odeur qui y règne... Et le bruit, et les gens... Le paysage. Derrière la vitre de la voiture j'observe tout cela, le cœur battant et quelque peu recroquevillé dans mon siège. C'est... Bruyant. Terriblement bruyant. Y'a tellement de monde, tant d'humains qui s'entassent au même endroit. Je serre la main de Buck alors que je me sens subitement oppressé. Oppressé par ses immeubles qui se suivent et qui cache la moindre présence de la mer que je sens pourtant proche. Oppressé par tout ses sons étrangers qui résonnent sans cesse. Oppressé parce que j'ai l'impression que l'ondin que je suis n'est pas le bienvenue au milieu de ce monde qui n'est pas le sien. Je ferme les yeux jusqu'à ce qu'on arrive chez lui, gardant simplement sa main dans la mienne. C'est en sentant ses doigts dans mes cheveux que je rouvre les yeux, lui adressant un sourire alors qu'il me dit qu'on y est. Chez lui... Chez nous. Je l'aide à vider la voiture avant de le suivre à l'intérieur. Et... Wow. C'est tellement mieux que le chalet ou les chambres de ses derniers jours... C'est grand... Et... On voit presque la mer au loin... Timidement je le suis alors qu'il me fait faire le tour de la maison, m'extasiant en voyant la taille de la baignoire avant de littéralement me jeter sur le lit en le découvrant. Et un soupir de pur bonheur m'échappe quand je me roule dans les draps.

« Oh mon dieu … C'est tellement, tellement bien... Je suis sûr qu'il n'y a pas plus confortable au monde... Mmmh... »

Je ferme les yeux alors que je pousse un soupir, me disant que je pourrais bien ne plus quitter ce lit. Ouais, je pourrais y passer mes journées. Je ronronne presque alors que je l'entends rire et s'allonger à mes côtés, passant ses doigts dans mes cheveux. Je rouvre doucement les yeux et vient me lover dans ses bras, déposant fugacement mes lèvres dans son cou, alors que Buck me propose d'aller se baigner.

« Oh... Vraiment ?! Genre... Tu m'emmènerais jusqu'à la plage... ? On pourrait... Nager tout les deux et tout ? »


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Ven 22 Mai - 21:42

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Y'a plein de trucs du monde humain qu'il maîtrise bien. Voire très bien. La bouffe, les loisirs, comme la Game Boy ou les puzzles. Par contre...d'autres...c'est la découverte, et je l'oublie, parfois. Parce que pour moi c'est aussi naturel que de parler ou de respirer, alors que pour Steve, c'est tout un tas de choses à apprendre, auxquelles il doit réfléchir. Et à chaque fois je me dis à quel point ça doit faire beaucoup pour lui, dans ce monde tellement éloigné de celui dans lequel il a toujours vécu et grandi. Et ça passe par des trucs comme... la douche. Alors je vole à la rescousse, comme d'habitude, et je me mets à poil avant de le rejoindre sous la douche et le prendre sur mes genoux. Je commence à lui laver les cheveux, et souris en sentant sa nageoire contre moi, tout en lui expliquant que chez nous, on en aura, une baignoire. Une vraie. Et je ris en entendant sa remarque, commençant à le rincer pour la peine.

Je suis pas millionnaire! Et mon appart est pas immense! C'est une baignoire normale, ce qui est déjà bien! Et puis on pourra aller à l'océan... C'est à une quinzaine de minutes de marche... Et tu pourras y aller quand je serai en cours. Autant de fois que t'en auras envie! Espèce de sale ondin va!

Comme quand on était gamins, on se chatouille, et je ris en le sentant gigoter contre moi, entre mes bras, pendant quelques minutes avant de se calmer pour rester simplement contre moi. Ma main se promène sur sa peau trempée, sur ses écailles glissantes, alors que je savoure l'eau tiède qui ruisselle sur nous après une journée de route. Je suis totalement épuisé, et je pense que je vais bientôt m'écrouler dans notre lit. Et on dirait que Steve a la même idée car après un léger baiser il me demande de l'aider à sortir.

Bien sûr mon ondin. Attends...

Je le soulève pour l'asseoir dans le bac, le temps de me dégager, avant de le prendre à nouveau dans mes bras pour l'asseoir sur l'évier. J'attrape le plus grand drap de bains et l'enroule dans le tissu mousseux, déposant un baiser sur son nez avant de terminer de me rincer, gardant l'autre serviette pour moi. Le temps que j'aie terminé, il a retrouvé ses jambes, et je jette un oeil à ses blessures en même temps que j'enfile un caleçon propre.

Tu cicatrises super vite! C'est bien, je suis rassuré... Tu veux qu'on aille se coucher?

Je me suis toujours pas remis de cette histoire. De cette trouille qu'il m'a collé quand ces autres ondins l'ont attaqué. Jamais, plus jamais je veux le revoir comme ça, blessé, et terrorisé entre mes bras. Alors je suis content de voir que les marques de ce mauvais souvenirs sont en train de disparaître. Comme l'air inquiet de son visage. Il se remet doucement, et c'est tant mieux. Je l'attrape ensuite dans mes bras et l'entraîne sur notre lit, dans la chambre maintenant rafraîchie par la clim.

Le lendemain, je mets le réveil pas trop tôt, pour qu'on se remette quand même, mais pas trop tard, pour qu'on puisse quand même faire de bonnes heures de route avant qu'il ne fasse trop chaud. Le paysage change au fil des heures, des jours, et on passe des grandes pleines du centre, où on peut rouler des heures en croisant à peine quelques vaches, à la chaleur du désert et arriver enfin près de la mer. Et on survit grâce à la glacière qu'on remplit tous les matins de glaçons et de provisions de trucs frais pour tenir dans la fournaise. Pendant le trajet, on discute, je lui explique comment va se passer notre vie, ce que moi je vais faire... Et je réponds aussi au million de questions qu'il a sans cesse sur tout et n'importe quoi, passant des panneaux de signalisation, du pourquoi des poteaux électriques ou est-ce que toutes les vaches ont un nom.

Mon sourire s'agrandit alors que les panneaux "San Francisco" deviennent de plus en plus rapprochés, et que le nombre de kilomètres qu'il reste à parcourir diminue. On y est. On y est presque. Et enfin on passe le panneau. San Francisco, ce nouveau chapitre de ma vie qui s'ouvre. Et qui s'ouvre à deux, alors que c'était pas prévu, pour mon plus grand plaisir. Je me plante une fois ou deux en allant vers mon appart, vu que j'y suis allé qu'une seule fois, et en même temps je garde la main de Steve dans la mienne à mesure que je le vois angoisser de plus en plus à l'idée d'être au milieu de tout ce monde, coincé dans ces bâtiments immenses. Tout ça est tellement nouveau pour lui... mais je serai là. Je serai là pour l'aider à traverser tout ça. Pour l'aider à s'habituer à cette nouvelle vie, tant qu'il voudra rester là, près de moi.

Je trouve une place dans la rue et je le rassure une dernière fois avant de monter nos premières affaires. Et je laisse les cartons sur le pas de la porte alors que je lui ouvre pour la première fois. L'appart est pas grand, mais pour un étudiant, c'est déjà royal. J'espère juste que ça ira à Steve. Qu'il s'y sentira bien aussi. Je suis soulagé quand je le vois trottiner un peu partout au milieu des cartons et des meubles à moitié montés, et je le rejoins quand je l'entends couiner de joie en voyant que j'ai une baignoire. Mais j'ai à peine le temps d'arriver qu'il a déjà filé dans la chambre, et je le retrouve à moitié enroulé dans les draps, un sourire béat aux lèvres.

Eh ben je suis content que ça te plaise mon ondin! T'es ici chez toi...

Je me tais et garde pour moi le fait que c'était clairement pas le truc le plus cher du magasin, mais qu'on y est pas trop mal. Et un sourire m'échappe en me disant qu'un jour je lui paierai un lit monstrueux et super confortable...avant de me laisser retomber près de lui, le serrant contre moi. Mon ondin... C'était pas prévu mais...je suis heureux qu'il soit là. Qu'il habite vraiment avec moi, et qu'il soit pas seulement dans l'océan tout proche. Parce que j'ai envie qu'il soit près de moi, tout le temps... Et je souris comme un idiot, avant qu'un violent frisson me descende jusqu'au creux des reins quand il commence à m'embrasser dans le cou. Je soupire, avant de lui demander s'il veut que je l'emmène voir l'océan. Et je ris en voyant sa réaction. Un gosse à qui ont dit qu'on va l'emmener au parc.

Oui promis. Allez viens, on y va!

Je passe mon short de bain sous mon jean et emmène un drap de bain et un boxer propre, avant d'emmener ce qu'il faut pour Steve et je lui file une petite tape sur les fesses alors qu'il passe devant moi pour que je referme la porte. Je balance le sac avec nos affaires sur mon épaule alors qu'on sort dans la rue. Et je prends sa main en le gardant près de moi.

La mer est pas loin. N'aie pas peur, je suis là d'accord? Allez, te baigner un peu te fera du bien...

Je lui souris, l'embrassant dans les cheveux avant de le guider jusqu'à la plage. Y'a du monde, mais on est pas serrés comme des sardines. J'emmène Steve dans un coin un peu plus loin, et un peu plus à l'écart.

Je pense qu'on peut y aller, mais tu sors pas de l'eau et tu fais attention à ce qu'on voie pas tes nageoires d'accord? Et tu attends que je vienne te chercher avec la serviette pour sortir de l'eau, et pas avant. Allez file!

Je dépose nos affaires et vire mes fringues avant de le suivre dans l'eau délicieusement fraîche.

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Sam 23 Mai - 17:54

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Je le sens frissonner sous mes baisers alors qu'il me demande si je suis partant pour aller me baigner. Je lève les yeux vers lui, le sourire aux lèvres, tout excité. Ça fait genre... Des jours que je ne suis pas allé nager. Genre, vraiment nager. Certes j'ai pu récupérer mes écailles en prenant des douches avec lui ou quoi... Mais ce n'est pas pareil, y'a une différence entre juste retrouver mes nageoires et le fait de pouvoir faire une brasse ou deux dans l'eau... Et puis, l'eau douce c'est cool mais ça ternit les écailles. Alors le fait qu'il me propose d'aller nager, dans l'océan. J'en trépigne déjà d'impatience. Je le regarde avec un immense sourire avant de me pendre à son cou quand il me dit qu'on a qu'à y aller. Je dépose un baiser sur ses lèvres avant de sauter hors du lit, le tirant par la manche tant je suis impatient qu'on y aille.

« Allez ! Allez ! Allez ! J'ai envie d'aller nager ! »


Je ronchonne doucement quand il me dit qu'il faut d'abord qu'il attrape de quoi se changer, et qu'il passe un maillot, me laissant retomber sur le lit. C'est nul. Et je ne peux que pousser un soupir alors qu'il m'ordonne de passer un slip de bain à mon tour. Soit disant parce que c'est mal chez les humains de se baigner à poil... Et que bon... Ça l'est encore plus que de se promener nu sur la plage. Chose que je trouve idiot. C'est bon quoi, ils savent à quoi ils ressemblent, je cache pas mes écailles face aux autres ondins et sirènes que je sache... Mais bon. Paraît que c'est pas pareil. J'enfile rapidement le maillot avant de remettre mon jean, souriant alors qu'il referme la porte de l'appartement, et attrape ma main. J'entrelace nos doigts alors qu'on arrive dans la rue et que le soleil tape doucement sur ma peau. Et immédiatement, je me crispe un peu quand tout ce bruit, tout ses gens, me reviennent. Cette odeur étrange. Et ce bruit. Je frissonne, encore mal à l'aise, ne me détendant qu'en sentant Buck qui dépose un baiser dans mes cheveux. Ouais. La mer est pas loin, ça va aller. Alors je le laisse me guider jusqu'à la plage, quelque peu déçu en voyant qu'il y a d'autres humains sur la plage. Je lui glisse un regard un peu inquiet. Il est celui qui ne cesse de me dire qu'il faut qu'on soit prudent, parce que les autres humains ne réagiraient pas comme lui, que certains voudraient peut-être me capturer, pour m'étudier... Et là il voudrait que je me change devant toutes ses personnes ? Heureusement il m'entraîne un peu à l'écart avant de m'inonder de recommandations, me disant de faire attention à ce que personne ne voit mes nageoires, et que pour sortir faudra que j'attende qu'il vienne m'aider... Et que surtout, je garde mon maillot de bain jusqu'à ce que je sois à l'eau. Je lève les yeux au ciel alors que je me débarrasse de mon T-shirt.

« Oui, oui... Je fais attention, promis... »

Même si c'est pas pratique. Déjà j'aime pas la texture de ce truc sur ma peau, et ensuite faut que je pense à le retirer dès que je sens que je change... Ce qui serait plus simple si je me contentais simplement de me jeter à l'eau... Mais bon, les conventions humaines et Buck m'en empêchent. Rapidement je me débarrasse de mes converses, de mon jean, avant de sautiller jusqu'à l'eau, simplement impatient de pouvoir y nager librement. Sans me soucier de savoir si Buck me suit ou non, je rentre dans l'eau, et une fois suffisamment immergé, je quitte mon maillot de bain, sentant mes écailles revenir. Et je pousse un soupir de pur bonheur quand je fais un premier mouvement de brasse, puis un second avant de simplement plonger. Ce que ça m'avait manqué. Une fois sous l'eau j'ondule librement, m'éloignant un peu du rivage histoire de ne pas tomber sur un humain. Bien rapidement je reviens vers Buck, souriant alors que je le vois dans l'eau. On serait tout les deux, je dois avouer que je me jetterais dans ses bras avec plaisir... Mais les autres humains verraient alors que je suis un ondin. Et on va éviter ça... Alors je m'approche le plus discrètement de lui. Hmmm. Je pourrais lui enlever son maillot... Mais ce serait moins marrant... Non... Doucement je commence à tourner autour de lui, effleurant rapidement sa cuisse du bout de la nageoire avant de lui pincer doucement les hanches. Puis je m'éloigne un peu... Avant de recommencer. J'effleure doucement sa peau avant de laisser mes doigts glisser sur son corps. Et à chaque fois qu'il tente de m'attraper, je m'échappe. Pour ensuite revenir. Un rire m'échappe alors que je continue de faire cela pendant une petite minute avant d'arrêter, venant à la place me glisser tout contre lui, un sourire aux lèvres alors que j'enroule ma nageoire autour de sa jambe, déposant un rapide baiser dans son cou... Et alors que je le fais taire d'un baiser, je glisse une main sur ses hanches et... Voilà que je le déleste de son maillot avec un rire, retournant me cacher dans l'eau, pour ne réapparaitre que quelques mètres plus loin, haussant un sourcil alors que j'affiche mon plus beau sourire de sale gosse.


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Dim 24 Mai - 22:38

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Je suis content de voir Steve sourire à nouveau. A le voir quitter cet air triste et préoccupé qui s'est affiché sur son petit minois depuis le moment où je l'ai tiré de l'eau. Alors je sais que ça a été dur pour lui, que la transition entre son ancien monde et son nouveau a été plutôt brutale, voire très brutale, mais il s'en sort bien. Vraiment bien même, pour quelqu'un qui n'y connaissais rien au moment où je l'ai assis, en larmes, sur la table de la cuisine du chalet et où il m'a dit qu'à partir de maintenant, il allait devoir vivre ici, dans mon monde. Et ça me rassure de le voir s'y faire, s'adapter et être presque...heureux. Heureux alors qu'il découvre mon, enfin notre appart, quasiment à couiner de bonheur en découvrant notre lit deux places, se baladant au milieu des cartons à moitié défaits comme si c'était un palace. Au moins, il a pas l'air d'être déçu...

C'est bête, mais j'ai vraiment peur. Peur qu'au final, il regrette. Qu'il regrette d'avoir tout abandonné, qu'il regrette de m'avoir suivi, et pire que tout, qu'il se mette à me détester pour l'avoir coupé de ce qui est son monde. Des gens de son espèce. C'est aussi pour ça qu'après plusieurs jours à me suivre, à devoir faire comme les humains, comme moi je voulais, je me dis que lui accorder une récréation, ça lui ferait sûrement plaisir. Et je vois que je me suis pas trompé quand un sourire ravi illumine sa bouille et qu'il me traine presque hors de l'appart pour qu'on regagne la plage au plus vite. Il faut que je bataille ferme pour lui faire comprendre qu'on a besoin d'affaires, maintenant, pour aller nous baigner. Surtout pour gérer l'après, le moment où il faudra le tirer hors de l'eau pour que ses écailles sèchent assez pour qu'elles redeviennent des jambes. Mais après ce petit briefing, on peut sortir, et je garde sa main dans la mienne tout au long du trajet.

Maintenant, les voitures, la circulation, il en a déjà vu, il sait ce que c'est, mais je comprends que ça lui fasse encore un peu peur. Tout ça est tellement différent de ce qu'il a connu avant. Enfin, j'imagine. Alors je lui montre que je suis là pour lui. Et enfin la plage. J'ai du mal à réaliser que là, on se tient à l'autre bout du pays, par rapport au chalet. Qu'on a juste roulé d'une côte à une autre. Et que ça y est. On y est. San Francisco. Ma nouvelle vie. Notre nouvelle vie, même si elle s'annonce un peu différente de ce que j'avais prévu. Et c'est pas plus mal. J'ai encore une semaine avant de commencer les cours, et je veux vraiment essayer de faire en sorte qu'il soit à l'aise ici, et qu'il puisse se débrouiller seul.

Une fois à la plage, j'ai l'impression d'être ma mère qui me rappelait de mettre de la crème, de pas nager trop loin de la plage, de pas ramasser des choses que je ne connais pas et autres... sauf que si je suis chiant, c'est que j'ai peur. Peur qu'on découvre ce qu'il est, et qu'on l'emmène loin de moi. Parce que j'y survivrai pas, de le perdre. Et enfin ça y est. Tout se passe bien et mon ondin retrouve son habitat naturel. La mer, après des journées de baignoire ou de douche. Je le surveille quand même, pour être sûr qu'il y ait pas de mouvement malencontreux de nageoire, ou de saut extatique dans les airs, toutes écailles dehors. Mais non. Comme promis, il fait attention. Il est déjà loin. Ce qui est normal, avec son équipement naturel... Je m'éloigne de la plage, allant vers les hauts fonds, quand je sens quelque chose me frôler. Je souris, avant de le sentir revenir à la charge. Non mais à quoi il joue? Je ris doucement, tentant de l'attraper mais cette sale anguille me file entre les doigts. Et au bout de quelques tentatives ratées il semble se foutre de moi avant de venir contre moi, enroulant sa nageoire contre ma jambe. Sauf que cette saleté, au lieu de jouer les gentils ondins, me baisse mon caleçon avant de filer un peu plus loin. Je suis surpris, et après avoir remonté mon maillot, et avoir fait un double noeud pour être sûr qu'il puisse plus refaire la même chose, je me lance à sa poursuite.

Si je t'attrape espèce de vieux mérou, tu vas voir!


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Mer 3 Juin - 8:52

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Un rire m'échappe alors que je me glisse à nouveau sous l'eau, alors que lui remonte son maillot, me menaçant de m'attraper. Comme si il pouvait... Petit déjà je n'avais aucun mal à lui glisser entre les doigts et lui échapper alors qu'on jouait à chat dans l'eau... Alors là, c'est quasiment impossible qu'il m'attrape... Sauf si je le laisse faire. Et je dois avouer que de temps à autres, je le laissais volontairement m'attraper, juste pour avoir le droit à un câlin. Ou a des chatouilles... Et parfois un baiser. Mais c'était plus rare. Seulement aujourd'hui, j'ai pas envie que ce soit simple, j'ai envie de jouer... De nager. Alors je le laisser approcher avant de recommencer mon petit jeu, à passer tout contre lui, incapable de retenir un sourire alors que je sens ses doigts effleurer mes écailles. Et pendant de longues minutes, nous ne jouons qu'à ça, lui qui tente de m'attraper et moi qui file entre ses doigts, l'agaçant d'une petite caresse par-ci par-là... Jusqu'au moment où je décide qu'il peut m'attraper. Je laisse ses bras se refermer autour de ma taille alors que je lui adresse un grand sourire, osant effleurer ses lèvres par la suite. Un rire m'échappe alors que je sens qu'il commence à me chatouiller et que je tente de lui échapper, gigotant dans ses bras. Puis doucement, il arrête, déposant un baiser dans mes cheveux avant de croiser mon regard. Et le temps d'un instant, je passe mes bras autour de son cou, me perdant dans ses yeux bleus. Je suis heureux d'être avec lui... Et j'arrive pas encore à me rendre compte à quel point je suis chanceux de l'avoir. Chanceux qu'il m'ait aidé ce jour-là et qu'il m'ait proposé de venir vivre avec lui... Je dépose un baiser sur ses lèvres, caressant doucement sa nuque.

« J'ai envie d'aller nager un peu plus au large... Je fais attention, promis... »

Et après un dernier baiser, je glisse entre ses bras avant de replonger, ondulant sous l'eau pour m'éloigner du rivage, retrouvant avec plaisir les grands-fonds. Bon... Normalement, je crains rien, avec tout ses humains, je ne devrais pas croiser la moindre sirène ou ondin... Alors je me permets d'aller jusqu'au fond, à la recherche de quelques coquillages, de me rouler dans le sable pour lustrer mes écailles, parce qu'il n'y a que ça de vrai... L'eau salée et le sable c'est ce qui fait de belles écailles qui brillent. Je pousse un soupir heureux alors que je reste allongé dans le sable, fixant la surface de l'eau avec un sourire. Je m'étire une dernière fois avant de nager lentement jusqu'au rivage, veillant à rester sous l'eau, n 'émergeant que lorsque j'arrive près de la plage.

« Buck ? Buck ? »

J'ai un sourire quand je le vois me rejoindre, me demandant si il y a un problème. J'ai un sourire avant de faire non de la tête. Je le rassure d'une caresse avant de lui chuchoter que je veux simplement sortir de l'eau. Je l'attends bien sagement dans l'eau, remuant doucement de la nageoire alors qu'il s'approche de moi avec une immense serviette qu'il enroule autour de moi, me soulevant sans le moindre problème. Je souris avec douceur alors que je passe mes bras autour de son cou.

« Tu sais que mes écailles vont pas sécher dans une serviette trempée ? »

Je lui glisse ça avec un sourire alors que je dépose un baiser dans son cou, le laissant me sécher avec plaisir.

Et pendant plusieurs jours... C'est un peu tout le temps comme ça. Il me lâche pas. J'ai le droit de passer mes journées avec lui et lui m'explique tout ce que j'ai besoin de savoir pour survivre. À commencé par me rappeler quotidiennement que je dois enfiler des vêtements. Alors oui, j'ai le droit de dormir tout nu, mais dès que je quitte le lit, faut au moins que je porte un caleçon. Ainsi à chaque fois qu'on sort, je dois lui prouver que j'ai bien tout mes vêtements... Et aujourd'hui j'y échappe pas. Buck veut m'emmener faire les courses et devant la porte, je suis là en train de vérifier que j'ai bien tout.

« Les chaussettes, le caleçon, le jean, le pull et les converses... J'ai tout ! »

J'ai un sourire alors qu'il passe ses doigts dans mes cheveux, me félicitant presque de m'être habillé correctement aujourd'hui.

« Allez, allez ! Faut qu'on aille chercher le truc qui fait des bulles dans l'eau et tout ! »

Bon, même si il n'arrête pas de me dire que le but c'est qu'on aille surtout chercher de quoi manger, la seule chose qui m'obnubile c'est le bain moussant... Parce qu'hier soir, alors qu'il prenait un bain, j'ai voulu le rejoindre et... L'eau était pas clair. Genre légèrement coloré et y'avais une espèce d'écume bizarre... Je lui ai demandé si c'était pas dangereux pour les ondins de mon genre et si ça allait pas abîmer mes écailles... Ce à quoi il a répondu, qu'au pire, il me sortirait rapidement de l'eau si c'était le cas. Alors c'est un peu hésitant que je me suis glissé dans l'eau avec lui et... La mousse était loin d'être dangereuse. Au contraire. J'ai passé le reste du temps à jouer avec et à lustrer mes écailles avec, ne cessant de lui coller ma nageoire sous le nez en lui répétant que désormais j'avais les plus belles écailles de tout l'océan... Alors c'est aussi à cause de ça qu'il m'emmène faire les courses... Je le suis jusqu'à la voiture, et lorsque nous arrivons au super-marché, je reste ébahis.

« C'est immense !.. Et genre... Vous avez tout ce dont vous avez besoin là-dedans ? »

Il a un rire avant de m'attraper par la main et me traîner à l'intérieur du grand magasin. Bon, je l'ai déjà accompagné m'acheter des vêtements, donc je sais que ça va être remplis d'humains et tout... Et je me rassure en me disant que ça va aller... Aucun ne va se rendre compte que je suis un ondin ou quoi... Je serre un peu plus sa main dans la mienne avant de carrément être paniqué en passant la porte du magasin. C'est super bruyant... Et je parle même pas des odeurs et de tout le reste. Je plaque une main sur mon nez avant de le suivre, complètement paumé.

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Ven 5 Juin - 12:16

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Parfois, je me dis qu’avoir Steve, c’est un peu comme avoir un gamin. Déjà, quand on va à la plage, c’est toute une organisation : il faut la serviette avec laquelle je le tire de l’eau, pour cacher sa nageoire le temps de le ramener sur le sable, et celle avec laquelle il doit sécher le haut de son corps, les fringues de rechange et autres. Parce qu’aussi adorable qu’il puisse être, il se gère pas encore tout seul. Enfin, ça me dérange pas. Je suis tellement content de l’avoir avec moi, qu’on vive ensemble. J’aime voir sa petite frimousse dépasser des draps le matin, qui sourit en me voyant. J’aime ses réflexions parfois complètement décalées sur nos habitudes d’humains. Et le voir s’extasier sur des trucs tout bêtes. Comme le bain moussant. Il faut croire que c’est devenu sa nouvelle lubie, depuis qu’il en a découvert l’existence l’autre jour, alors que je prenais tranquillement mon bain. Il est passé me voir alors que je barbotais tranquillement, et il a regardé l’eau et la mousse avec un air suspect, avant de me demander s’il pouvait me rejoindre, et si je ne risquais rien.

Je ne pense pas mon ondin… Mais si jamais je m’occuperai de toi. C’est promis.
Ensuite il s’est déshabillé à côté de moi et a trempé son pied dans la baignoire. Puis les deux jambes, et en quelques secondes ses magnifiques nageoires prennent toute la place, flottant mollement dans l’eau tiède. Et je le vois qui s’inspecte, caressant ses écailles, avant d’ouvrir de grands yeux ébahis.

Buck ! Buck t’as vu comme mes écailles sont belles ? Il est génial ce produit ! A partir de maintenant je prendrai toujours des bains avec ça ! Toujours !

Et je me marre, coincé dans le peu de place qui me reste, à repousser ses nageoires qu’il s’amuse à coller constamment sous mon nez.

Oui, oui Steve, tes nageoires sont les plus belles. Mais oui. Non mais arrête. Arrête, ça suffit là…

Et après son bain, il m’a tenu la jambe toute la soirée, à me demander si y’en avait d’autres, où est-ce qu’on pouvait trouver ça… Alors je lui ai dit que je l’emmènerai le lendemain faire les courses avec moi. En même temps ça lui apprendra aussi cet aspect-là de la vie humaine qu’il maitrise pas encore bien. Il comprend le concept de magasins, mais l’argent le dépasse totalement, et le fait de prévoir ses courses sur la semaine alors là… L’aventure commence avec le chariot de supermarché, que je dois expliquer, et ensuite je dois faire gaffe à le retenir alors qu’il voudrait pouvoir s’amuser à le piloter dans les rayons. Et à rentrer dedans aussi. Et une fois dans le bâtiment, je lui dis de garder sa main sur les barres de métal pour ne pas qu’il s’éloigne de trop, et ne pas risquer de le perdre. On commence à circuler, Steve posant un million de questions auxquelles je réponds avec patience, entrecoupées de « Mais il est encore loin le produit qui fait des bulles ? ».

Et après avoir enfin rempli la moitié du chariot, on atterrit dans le rayons des savons, shampooings et gels douche. Et il trépigne à moitié quand je lui dis que c’est là, son fameux produit qui fait des bulles. Dans un premier temps je dois le retenir de tout mettre dans le chariot, avant de lui dire que non, on ne pouvait pas en prendre un de chaque. S’en suis ensuite une longue séance de reniflage, pour décider quelle bouteille aurait l’honneur d’être ramenée à la maison. Enfin, je lui laisse en prendre deux, avant de lui dire qu’on doit continuer, et qu’une fois celles achetées vide, on lui en trouverait d’autres. Et il est content.

La dernière semaine de mes vacances se passe, et les cours commencent. Au début, c’était dur pour Steve de rester seul toute la journée à la maison, mais finalement il s’occupe. Il me ruine en piles pour sa Game Boy, et commence aussi à m’aider pour les tâches ménagères. Même si c’était dur pour lui de comprendre que l’aspirateur était pas un monstre qui allait s’attaquer à lui. C’est lui qui fait la vaisselle, et d’autres petites choses. Il sait même aller à la laverie et trier le linge, même si ça s’est pas fait sans un ou deux « accidents »… Enfin, je suis bien. Heureux avec lui. Je suis pas tout seul à l’autre bout du pays, mais j’ai l’ondin que j’aime près de moi, à qui je fais des crêpes et du chocolat chaud, qui raffole du bain moussant et qui vient ronronner près de moi comme un chat pendant que je bosse mes cours. Et chaque soir, après manger, on sort aller se baigner un peu, avant de revenir s’écrouler sur le canapé et regarder un film.

Les cours aussi se passent bien. On apprend plein de choses et c’est chouette de voir qu’on arrive vraiment à créer quelque chose de ses mains. Quelques camarades de cours sont sympas aussi, dont une, Liz. On déjeune souvent ensemble le midi, et elle me parle de sa copine pendant que je lui parle de mon mec. Et un soir, en sortant des cours, je lui propose de passer le vendredi soir à l’appart, en emmenant sa copine, pour boire un verre et grignoter deux trois trucs.

Le jour dit, je finis d’ouvrir un paquet de chips et de vérifier que la bière est bien au frais tout en rappelant à Steve qu’il n’a pas à s’inquiéter, et qu’elles ne lui feront rien. On sonne à la porte et je file ouvrir. Les deux tornades entrent.

Hey Buck ! Ca va ? Alors, il est où ton adorable copain dont tu nous parles sans cesse mais qu’on n’a jamais vu ?

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Mar 9 Juin - 14:59

Blue Scales

Allongé sur le canapé, ma gameboy en main je pousse un soupir alors que je viens de terminer le jeu pour la... Je ne sais plus quantième de fois... La première fois, je dois avouer que j'en revenais pas, au point que quand Buck est revenu à la maison, je ne l'avais pas lâché de la soir, ne cessant de lui répéter que ça y est j'étais enfin le maître de la ligue pokémon... Mais là... L'allégresse n'est plus là. Je sauvegarde rapidement ma partie avant de poser la console sur la table basse, fixant le plafond, les deux mains posées sur le ventre. Je pensais que j'allais m'y faire au fait qu'il ne pourrait plus être avec moi tout les jours... Et même si j'ai deux trois trucs à faire dans la journée genre la vaisselle ou la poussière, je dois avouer que par moment, je tourne un peu en rond... Alors généralement je vais faire une sieste dans la baignoire ou je barbote jusqu'à ce qu'il rentre... Mais là... Pas de lessive à faire et j'ai déjà passé l'aspirateur.... Je pousse un autre soupir alors que je m'étire sur le canapé. Je sais que ce soir, y'a les amies de Buck qui doivent passer et que du coup, je dois faire attention à pas laisser le moindre truc m'échapper et même si il me dit que ça va aller... Ça va être la première fois que je vais être avec d'autres êtres humains... Enfin, j'en ai bien approché d'autres en allant faire les courses avec Buck ou quoi... Mais là ça ne va pas être pareil... Elles vont être là, à la maison et elles vont sûrement vouloir me parler ou quoi... Sur le moment j'avais demandé à Buck si je pouvais aller me cacher dans un coin et ne pas les voir, mais Buck m'avait presque réprimandé en disant qu'il fallait que j'arrête de faire le saumon, et que de toute façon elles allaient pas me manger. M'ouais. Si leurs femelles sont aussi sympa que les nôtres... C'était ensuite lancé un grand débat dans lequel je lui ai fais jurer qu'elles n'allaient pas tenter de m'envoûter ou quoi... Avant de me faire pardonner en allant me blottir dans ses bras pendant qu'il tentait de travailler. Un dernier soupir alors que je me décide à me lever, allant m'échouer dans un bain d'eau glacé, histoire de barboter. Je me débarrasse rapidement de mes affaires avant de me glisser dans l'eau fraîche, esquissant un léger sourire alors que je sens mes écailles revenir. Je gigote doucement alors que j'ondule doucement, m'allongeant comme je le peux au fond de la baignoire. Je ronchonne en voyant que le bout de ma nageoire reste hors de l'eau... Je gigote et à force de contorsions et autres, j'arrive finalement à être complètement immergé. Je ferme les yeux avant de m'assoupir... Ne me réveillant que lorsque j'entends la porte s'ouvrir. J'étouffe un bâillement avant de sortir de l'eau, me rhabillant rapidement pour retrouver Buck. Sans lui laisser le temps d'en placer une, je lui saute dessus, me glissant dans ses bras alors qu'un rire m'échappe. Je dépose un baiser sur ses lèvres avant de regarder autour de moi.

« C'était pas aujourd'hui qu'elles devaient venir tes amies ? »

Il esquisse un sourire avant de passer ses doigts dans mes cheveux, m'annonçant qu'elles devraient pas tarder. J'esquisse un « ah » silencieux avant de lui sourire. Et pendant les vingt minutes qui suivent, je reste scotché à lui, lui demandant si je peux l'aider pour quoi que ce soit. À tel point qu'au bout d'un moment il finit par me dire qu'il n'a pas besoin d'un petit ondin curieux pour ouvrir un paquet de chips et sortir quelques bières du frigo. Je plisse le nez avant d'aller sagement m'installer sur le canapé. Et j'avoue ressentir une pointe d'angoisse quand j'entends la sonnette retentir... Et c'est pire quand les deux passent la porte et posent leur regard sur moi. Oh mon dieu... Elles vont me croquer. C'est sûr. Je suis un petit ondin mort. Je frissonne en sentant Buck poser sa main sur mon épaule et faire les présentations, et par réflexe, je me cache presque derrière lui, osant à peine croiser le regard des deux filles. Elles vont vraiment me croquer, elles sont déjà là à me regarder comme si j'étais une sucrerie ou quoi, ne cessant de dire que j'ai l'air adorable. Je glisse un regard angoissé à Buck avant de m'approcher un peu des deux. Et tout de suite j'ai le droit à deux immenses sourire et un truc qui ressemble vaguement à :

« Oh mon Dieu Buck il est adorable... Mais dis-moi... T'as pas honte ? Il est trop mignon pour toi Barnes. »

J'esquisse un demi-sourire alors que l'une d'entre se présente à moi, m'annonçant que son doux prénom est Liz. Cette fois-ci un immense sourire se dessine sur mes lèvres alors que j'ose la prendre  dans mes bras comme je fais si souvent avec Buck. Et c'est quand je me recule que je comprends que ce n'était peut-être pas la meilleure des idées... Je croise son regard et commence à balbutier quelques excuses avant de sentir mes joues s'enflammer... Oh peut-être que c'est un truc qu'il faut pas faire avec tout les humains... Je sais que je ne peux pas faire avec les autres humains ce que je fais avec Buck... Mais un câlin... Je ne sais pas. Seulement je suis rassuré quand la fille me reprend dans ses bras, osant un rire qui sonne presque bien à mes oreilles.

« Han.. ! Mais il est vraiment adorable, on dirait un chaton... Han je vais te le voler Buck... Tu le mérites vraiment pas ce petit bout d'amour ! »

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Mar 9 Juin - 18:42

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En cours, je suis souvent en train de me demander ce qu'il fait. Si tout va bien. S'il a pas fait une bêtise. S'il a pas mis le feu à l'appartement ou s'il s'est pas tué lui-même par accident. Au point qu'au début les profs me demandaient ce qui me rendait autant dans la lune. Et pendant quelques semaines, chaque soir je poussais un soupir de soulagement quand j'arrivais au bout de la rue et que je voyais que l'immeuble était toujours là. Et un autre en ouvrant la porte et en voyant que tout était en ordre. Au fil des jours, j'ai commencé à me détendre un peu. A moins angoisser, et surtout, à lui faire confiance. Il a déjà accompli des progrès énormes depuis qu'il a décidé de quitter son monde pour rejoindre le mien. Admettre qu'il se débrouille plutôt bien, et que j'ai à moins craindre une catastrophe. A part en cuisine, où pour l'instant c'est toujours moi qui gère. Sinon on serait morts de dysenterie.

Une fois qu'il a bien pris ses marques, et en voyant que je m'entends bien avec Liz, je me dis que ça pourrait être une bonne chose de se faire des amis. Enfin, j'ai jamais eu trop de mal à m'en faire, mais c'est surtout pour Steve. Je veux pas qu'il ne voie que moi. Parce que c'est pas une vie. Je veux qu'on puisse avoir une bonne bande de copains avec lesquels il prendrait plaisir à trainer, avec qui il se sentirait bien, à l'aise. Rien que pour lui prouver que les humains sont pas tous des monstres ou des mangeurs de filets d'ondins. Et je savais que cette petite rencontre avec Liz et sa copine, lancée l'air de rien, allait me demander un gros travail de préparation. Pas pour les courses ou le ménage, parce qu'on gère ça plutôt bien, mais pour que Steve se fasse à l'idée. Que j'aie le temps de lui expliquer calmement, que je réponde au million de questions qu'il va me poser, de façon sûre et certaine. Et ça rate pas. Non les humaines n'envoûtent pas les ondins. Non entre humains, on peut se voir sans avoir envie ou besoin de se reproduire, juste pour le plaisir de discuter, de sortir, d'aller à la plage et autres. Il a même demandé s'il pouvait se cacher et que je dise qu'il n'était pas là...

Et le jour J arrive enfin. Je suis rassuré en voyant l'appartement impeccable, et mon ondin qui me saute au cou avec un rire. J'adore le voir m'accueillir comme ça. Je glisse mes mains sous ses cuisses pour le garder contre moi, à ma hauteur, alors que je lui rends son baiser tendrement.

Oui oui mon ondin. Elles arrivent dans pas longtemps. Juste le temps de sortir de quoi boire et manger. Tu m'aides?

Je le laisse glisser sur le sol, et le voilà qui commence à me tourner autour, regardant ce que je fais, et posant de nouveau un million de questions ''Mais si elles m'aiment pas?'', ''Mais si elles sont méchantes?'', ''Mais si elles sont allergiques aux chips?" et finalement je lui dis de filer dans le salon pour que je sois tranquille. Je sors de la cuisine, le pack de corona sous le bras et un paquet de biscuits salés en main. Je le vois sursauter quand on sonne à la porte et je l'entends pour me suivre jusqu'à la porte. Liz apparaît la première, puis une jolie fille à sa suite. Sûrement Mia.

T'en fais pas mon ondin. Ca va aller...

Je dépose un baiser dans ses cheveux alors que je fais un calin rapide à Liz, et que je fais la bise à Mia en me présentant. Je me tourne ensuite vers Steve, qui est à côté de moi, sa main dans mon dos, et je lui souris doucement.

Steve, je te présente Liz, qui est en cours avec moi, et sa copine, Mia.

J'ai un peu la trouille, j'avoue. Je sais qu'il n'est pas à l'aise, et que les filles sont les premiers autres êtres humains avec qui il passe du temps, et qu'il ne fait pas que croiser. Alors j'espère que tout va bien se passer...

Mais t'as fini espèce de dragon? Il est parfait pour moi!

Je ris doucement, et suis Steve du regard alors qu'il s'approche timidement de Liz, avant de la prendre dans ses bras. Oh. Je m'attendais pas à ça mais... mais c'est pas bien en fait. Enfin, un peu trop précipité, mais connaissant Liz elle le prendra sûrement pas mal. Elle est juste surprise, alors qu'elle le regarde, sans bouger, et Steve se recule, mortifié. Oh non... J'ai déjà le réflexe de tendre la main vers lui pour l'attirer à moi, et le serrer dans mes bras, mais Liz se met à rire et c'est elle qui prend Steve contre elle. Nouveau soupir de soulagement. Bien. Parfait. J'ai un léger rire nerveux, avant de tourner la tête vers elle en entendant son commentaire.

C'est MON bout d'amour, je te signale. Il est à moi est à personne d'autre! Et si tu lui tournes autour de trop près, il risque de t'arriver des bricoles en atelier!

On rit tous alors que je leur fait signe d'entrer, laissant Steve prendre Mia dans ses bras à son tour, et elle lui rend gentiment son câlin.

Bon mes chéries, je vous sers quoi? J'ai du coca et de la bière! Et toi Steve, tu veux quoi? Sinon servez- vous pour les chips et les salés. Y'a une pizza au four pour après aussi si vous avez encore faim!

Je me laisse retomber sur le fauteuil et fais signe à Steve de s'asseoir sur mes genoux.


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Jeu 11 Juin - 22:26

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Je lui rends son étreinte avec un sourire, presque heureux qu'elle ne se fâche pas. Bon. Donc avec les copains de Buck... J'ai le droit aux câlins. Ils aiment ça. Enfin en tout cas... Liz aime ça. J'ai un rire alors que j'entends Buck râler, lui disant que si elle tente de me voler, il va se fâcher. Et j'aime l'entendre le dire. On serait seul, j'irais ronronner dans ses bras, en lui disant que moi non plus, j'aimerais pas voir une femelle lui tourner trop autour... Parce qu'il est mon humain. Le mien. Je lâche l'humaine qui entre avant de me tourner vers l'autre et saute dans ses bras. Mais elle... Elle hésite pas avant de me rendre mon étreinte. Un autre sourire m'échappe. Elles sont gentilles en fait... Bien loin de l'idée que je pouvais me faire des humaines. Je referme la porte alors que tout les trois s'installent sur le canapé, et c'est avec le plus grand plaisir que je viens m'assoir sur les genoux de Buck, passant mes bras autour de son cou, me permettant d'y déposer un rapide baiser. Et pendant de longues minutes, la tête posée sur son épaule je les écoute simplement parler de l'école ou d'autres de leurs amis et de ce qu'ils ont pu faire à des soirées ou je ne sais pas quoi. De temps à autre je passe mes doigts dans sa nuque, jouant distraitement avec ses cheveux tandis qu'ils discutent des cours et du reste... Jusqu'à ce que Mia en vienne à me demander ce que je fais. Mes doigts se crispent dans ses cheveux alors que je relève la tête, les lèvres serrées.

« Euh... Moi ? Euh... »

Je passe rapidement ma langue sur mes lèvres alors que je lance un regard angoissé à Buck. Je sais pas... Je fais quoi là ? Je dis la vérité et je dis que je passe mes journées à nettoyer l'appartement, prendre des bains et jouer à la gameboy ? Je peux dire ça ou pas ? Je pense... Ou alors c'est obligatoire que les humains fassent quelque chose de leurs journées ? Peut-être que c'est mal vu chez les humains de ne rien faire... Je dois avouer que c'est bien un truc que je n'ai pas pris le temps de demander à Buck... Je me mordille les lèvres alors que je cherche une réponse mais heureusement, Liz vient à mon secours.

« Oh à ta tête, je suis sûr que tu fais des études d'art... T'en as grave le profil. Te manque plus que la peinture sur le bout des doigts... Tu trouves pas Mia ? »

Cette dernière a un sourire avant d'hocher gentiment la tête. Je pousse un soupir, bien heureux qu'on ait évité la catastrophe, car suite à cette simple idée, voilà que les deux changent de sujet, nous demandant comment nous avons pu nous rencontrer. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Ah ça je peux y répondre.

« Oh... On se connait depuis qu'on est tout petit ! Genre on se voyait l'été et tout... On faisait des puzzles, on mangeait des sandwichs et tout ! »

Je sens Buck glisser ses doigts dans mes cheveux alors que je me retourne vers lui, ne comprenant pas son geste. Tu veux que je me taise ? Pourtant... J'ai rien dis de mal... Je fronce quelque peu les sourcils avant de me laisser faire quand il vient m'embrasser...

Finalement, une fois les bières consommés et les chips à moitié entamés, les filles nous laissent et je ne peux que sauter dans les bras de Buck, glissant quelques baisers dans son cou alors que je le câline à ma manière.

« Han ! Elles sont trop bien ! Dis, dis, dis elles pourront revenir ? S'il-te-plait... Je serais sage, le plus sage des ondins... »


Je lui sors mes plus beaux yeux de chatons avant de ronronner dans ses bras, bien heureux de l'entendre me dire que, oui, elles reviendront sûrement, et que si j'ai envie... Je pourrais même rencontrer d'autres de ses amis... Je le regarde sans trop y croire avant de lui voler un baiser, lui disant que oui, si ils sont tous aussi gentils qu'elles... Ce serait avec plaisir.

*

« Un... Bar... Gay ? »

Je penche la tête sur le côté alors qu'il me répète une fois de plus que oui... C'est là qu'il veut m'emmener ce soir. Je croise les bras sur ma poitrine alors que je fais la moue. Le bar... J'ai finis par comprendre. C'est un endroit, où les humains se retrouvent pour boire. Et danser. Donc dans le principe... Je vois ce que c'est. Après le reste...

« Gay. Genre... Comme toi et moi ou comme Mia et Liz ? Genre où les humains qui se reproduisent pas se retrouve ? Attends... C'est votre équivalent de notre période de reproduction ? Non parce que tu sais que si tu veux qu'on se reproduise tout les deux... On peut faire ça ici... »

Je lui glisse un sourire alors que je m'approche de lui, déposant un rapide baiser sur ses lèvres. Mais voilà qu'il m'annonce que non. C'est pas du tout ça. Je fronce un peu plus les sourcils. Je comprends de moins en moins... Il a un sourire avant de venir me caresser la joue, me disant que c'est pas grave, je comprendrais mieux en étant sur place. J'hésite une seconde avant de lui glisser un sourire, déposant un baiser sur sa joue.

« D'accord, d'accord... Je te fais confiance... »

Je me laisse prendre dans ses bras alors qu'il me murmure gentiment d'aller chercher mes converses, me promettant qu'on ira se baigner suite à ça. Je lui glisse un sourire avant de filer, le retrouvant devant la porte. Je glisse les mains dans les poche de ma veste en jean, lui demandant si j'ai le droit d'y aller comme ça. Et pour seule réponse j'ai le droit à une tape sur les fesses alors que je passe la porte de l'appartement.

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Ven 12 Juin - 19:50

Blue Scales
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J'essaie d'être détendu et de profiter de la soirée, mais j'avoue que les premières minutes ne me mettent pas forcément à l'aise. J'ai peur. J'ai peur qu'il se trahisse, j'ai peur qu'il nous trahisse, qu'il passe pour un taré qu'il... trop de choses. Trop de choses pourraient merder ce soir, et ça m'angoisse de ne pas pouvoir tout contrôler, qu'il reste autant d'inconnu. Surtout qu'en plus je connais à peine nos invitées. Bon allez Buck. Tu arrêtes. Tu te calmes. Et tu respires. Ca va bien se passer. Et au pire, elles croiront juste que t'as un penchant pour les déficients mentaux.

On s'installe tranquillement et je souris en sentant Steve se blottir contre moi tout en regardant les filles et les écoutant avec intérêt. Et vient le moment de la première colle. A savoir, ce que fait Steve dans la vie. On échange un regard un peu paniqué, cherchant quoi répondre, quand tout à coup Liz nous offre la solution sur un plateau et je hoche la tête, ramenant mon ondin un peu plus contre moi.

Ouais Steve est un artiste...

Heureusement elle change de sujet, et demande où on s'est connus. Steve sourit, tout heureux de pouvoir répondre, et commence en faisant attention à ne rien dévoiler. Je souris à mon tour et dépose un baiser dans ses cheveux avant de compléter.

On s'est connus quand on était tout petits. En fait, j'étais en train de me noyer et il m'a sauvé. Il habitait là où je passais tous mes étés avec mes parents, dans leur chalet. Et pendant dix ans, on s'est revus tous les étés. Même plus, une fois que j'ai eu le permis. Pendant longtemps on était les meilleurs amis du monde et puis un jour on s'est rendus compte qu'il y avait... plus que ça... Et quand j'ai été accepté à l'école, il a décidé de me suivre. Et de vivre avec moi. Je suis heureux comme ça...

La discussion dévie sur des choses et d'autres, et de temps en temps je surprends le regard de Steve qui fronce un peu les sourcils, comme s'il notait des trucs dans son esprit, avant de reprendre le fil de la conversation. Et au bout d'une heure ou deux les demoiselles nous quittent, nous laissant tous les deux. Et arriva ce qui devait arriver. Steve avait mis de côté toutes les questions qui lui avaient traversé l'esprit et me les sort, les unes après les autres. Et pendant qu'on range, j'essaie de répondre à celles que je peux, patiemment. Je suis content que ça se soit aussi bien passé, et encore plus que de les avoir invitées a donné envie à Steve de rencontrer d'autres humains.

Quelques jours ont passé. Je continue à découvrir la ville et à trouver des endroits où emmener Steve. Et en rentrant un soir je suis tombé sur un type distribuant des flyers pour un bar gay qui venait d'ouvrir pas très loin du centre. Pourquoi pas? Ca pourrait être une bonne idée. Et en rentrant je lui en parle. Il a l'air intéressé, et il connaît le principe des bars. C'est le terme de "gay" qui lui pose problème. Et donc j'explique que c'est pour les humains qui s'aiment, mais qui ne veulent pas se reproduire. Et si on a des lieux de rendez-vous, c'est parce que certaines personnes ne comprennent pas l'idée de s'aimer sans vouloir se reproduire. Et oui c'est la version très simplifiée des droits des gays et l'homophobie, mais il ne pourrait pas comprendre ça. Il est trop doux et trop gentil pour concevoir qu'on puisse critiquer quelqu'un juste à cause du sexe de la personne qu'il aime. Sur ce point là on a encore du chemin à faire, et heureusement que San Francisco est une des villes les plus tolérantes là-dessus...

T'en fais pas. Si ça te plait pas on part. Et on ira nager après.

On est samedi soir et on est prêts. J'ai un jean, une chemise noire et mes Converse assorties et je souris en voyant Steve, adorable avec sa petite veste en jean et ses Converse rouges. J'attrape mes clefs, mon portefeuille, nos affaires de bain et je ferme derrière nous avant de descendre dans la rue. Je prends sa main et marche à ses côtés jusqu'au bar. On entend de la disco qui crachote depuis le bout de la rue et il y a un petit groupe de mecs qui fument devant la porte en se marrant. Je les salue d'un signe de tête alors qu'on passe près d'eux, avant que le videur nous laisse entrer. La musique bouge bien et la salle est bien pleine, plongée dans l'obscurité et balayée par des projecteurs. La piste de danse est noire de monde, et tout autour des gens rigolent, discutent ou se roulent de grosses galoches. Tenant toujours la main de Steve dans la mienne, je nous ouvre un chemin jusqu'au bar, où on arrive à trouver deux tabourets vides. Et à peine assis, je tourne la tête vers Steve et je sursaute quand je vois son visage être comme...pailleté à la lumière des spots. On dirait juste...qu'il s'est mis de la poudre sur tout le visage.

Oh merde Steve, qu'est-ce qui t'arrive?


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Sam 13 Juin - 20:49

Blue Scales

Mes doigts se resserrent doucement sur les siens alors qu'on arrive jusqu'à son fameux bar gay. Je lui glisse un sourire alors qu'il m'y entraîne. Alors ça ressemble à ça ? Un grand bâtiment dont la musique fait presque vibrer les murs, avec quelques humains qui fument sur le pas de la porte. Hum. Ok... Je le suis à l'intérieur et immédiatement, j'en ai le souffle coupé. Déjà à cause de l'étrange odeur qui y règne, de cette chaleur étouffante qui me saisit presque à la gorge mais surtout... À cause du nombre d'humains présent. Et je dois avouer que je suis un peu perplexe en voyant que certains s'embrassent ouvertement à nos côtés... Je croyais que c'était pas un rassemblement pour s'accoupler... Alors pourquoi tout le monde semble en pleine parade amoureuse là ? Je plisse le nez alors que je lui jette un regard, le laissant me traîner jusqu'au bar. Je m'assois à ses côtés et je jure que je sursaute presque alors que légèrement paniqué il me demande ce qui m'arrive. Hein ? Mais rien, je vais bien ! Je le regarde sans comprendre avant de baisser les yeux sur mes mains. Je cesse de respirer une bonne seconde en voyant ma peau.

« Oh mon dieu... Mais, mais, mais... »

Mais c'est quoi ça ?! C'est pas normal. Ma peau fait jamais ça... Jamais, jamais, jamais... D'habitude elle est juste un peu plus pâle que celle de Buck... Et parfois à la lumière y'a des reflets ressemblant à certain coquillage... Mais là... Je... Je brille. Genre... Vraiment. Au point qu'on remarque aisément que je n'ai pas la même peau que le reste des humains.

« Buck... Je comprends pas... J'ai peur...C'est pas normal... C'est la première fois que ça me fait ça.... »

Je lève les yeux vers lui et alors que je m'apprête à lui demander ce qui se passe voilà que je sens quelqu'un m'aborder, posant ma main sur mon épaule. Oh mon Dieu, ça y est. C'est la fin. Je suis mort. Quelqu'un vient de comprendre que je suis un ondin... Je vais finir dans un aquarium pour le restant de mes jours... Où on va vouloir me découper en petits morceaux... Et je serais loin de Buck et tout... Oh non... Non, non...

« Oh Chéri, j'a-dore ! Ton maquillage est superbe ! Avec des paillettes sur ta frimousse, t'es ado-ra-ble mon petit... Mais dis-moi chouchou... Comment tu fais pour que ça tienne ? T'utilises une crème particulière ? Non parce que moi ça tient jamais... C'est quoi ton secret ? »

L'humain papillonne limite des yeux face à moi alors qu'il prend ma main dans la mienne, ne cessant de s'émerveiller sur l'éclat de ma peau. Je jette un autre regard angoissé à Buck avant de tenter un vague mensonge...

« Euh... C'est... Hum... Un produit particulier... Genre une crème...
- Sérieux ? Qui fait ça ? Mac ? Nyx ?
- Euh.... Non, non...
- Oh... Laisse-moi deviner... C'est un truc européen ?
Oui ! Oui ! C'est ça.... »

Je me rattrape comme je peux alors que je vois l'humain pousser un soupir de déception alors que je me tourne vers Buck, le suppliant silencieusement de me venir en aide. Mais l'autre me remercie de mon temps, avant de me flatter une fois plus à propos de mon maquillage, et étrangement... J'en ronronne presque. Et encore... Si tu voyais mes écailles... Je lui glisse un sourire alors qu'il s'éloigne, le laissant se faner alors que je me retourne vers Buck.

« Je comprends pas ce qui m'arrive ! C'est pas normal... Je comprends pas... Bon j'ai pas mal... Mais... Je sais pas ce que c'est... Oh tu penses que c'est le bain moussant de toute à l'heure ?! »

La réflexion lui arrache un sourire alors qu'il passe une main dans mes cheveux. Non... Il a raison, ça doit pas être ça... Puis de toute façon... Le reste des humains s'en fout... C'est à peine si ils me regardent... Ils sont trop occuper à se tourner autour, à s'embrasser, à s'effleurer... Au fond le petit ondin que je suis ne les intéresse pas... Et c'est tant mieux. Je regarde les humains autour de moi... Et je me dis qu'en fait... C'est comme dans l'océan... Ils sont tous là, autour de nous... Mais on reste invisible... Parce que c'est à peine si on existe à leurs yeux... Et tant mieux. Je me tourne vers lui et hausse vaguement une épaule, un léger sourire aux lèvres, m'apprêtant à lui dire que visiblement ça ne gêne personne mais le barman vient nous demander ce que nous aimerions boire.

« Oh ! Un truc coloré... Genre comme ce que le gars boit là-bas ! »

Le barman me regarde comme si je venais de dire une bêtise avant de se tourner vers Buck qui se charge de commander pour nous deux.

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Lun 15 Juin - 8:49

Blue Scales
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C’est la première fois que je viens dans ce genre d’endroit et j’avoue que je suis surpris. Bien surpris. J’étais bien allé dans quelques bars, et des boites pendant le lycée, mais jamais des trucs gay. Déjà parce qu’à l’époque je me considérais pas comme tel. Et parce que ça courait pas vraiment les rues à Brooklyn. Alors que là… la transition est juste… ébouriffante. De la musique qui bouge fait trembler les murs, des mecs habillés de cuir, avec de grosses moustaches, ou au contraire déguisées en nanas, dansent, s’embrassent, rigolent et boivent. Tellement exotique pour le new-yorkais que je suis. Alors pour Steve… mon pauvre ondin, j’imagine même pas le choc culturel.

Mais avant ça un autre problème se pose : sa peau. En temps normal elle est pâle, et un peu nacrée, mais avec ces lumières elle… scintille. Je le regarde avec des yeux ronds alors que lui commence à paniquer, et on est pas plus tôt installés au bar qu’une drag-queen nous approche. Je crois que Steve aurait pas bondi aussi fort si on l’avait mordu. Mais heureusement je comprends vite ce qu’il/elle veut. Et je me retiens de rire quand elle lui pose des questions sur son maquillage. Je le regarde bafouiller, et finalement bien s'en sortir, pendant que l'autre l'abreuve de compliments à propos de son maquillage tellement naturel,et ces paillettes qui lui vont si bien. Une fois partie, je lui tiens la main, en l'embrassant dans les cheveux.

T'en fais pas mon ondin. C'est rien de grave. Je pense juste que c'est la lumière des spots qui créé cette impression si particulière. Et puis pour les autres tu es juste maquillé. T'en fais pas.

Il se détend, fermant les yeux et ronronnant presque sous mes caresses, comme à chaque fois que je le câline. Je lui propose ensuite de prendre un verre, et je le vois regarder avec gourmandise un cocktail de princesse qui est servi à un type un peu plus loin de nous. Et le barman tire la gueule en entendant la façon dont il désigne les boissons. Je passe derrière lui pour corriger le tir, avant de glisser un billet sur le comptoir.

Un sex on the beach pour lui, mais vraiment léger en alcool. Pour moi un Cuba Libre. Merci.

Quelques minutes après nos verres glissent devant nous, et je vois presque des paillettes dans ses yeux en voyant les jolies couleurs, l'ombrelle et le petit palmier scintillant. Un gamin. Je sors avec un gamin. Mais je l'aime ce gamin. Mon ondin. Il commence à siroter son cocktail, et je dois l’arrêter pour pas qu’il descende tout d’un coup. Et ça risque d’être drôle, lui qui a jamais dû boire d’alcool de sa vie. Je bois une gorgée ou deux en lui souriant, avant de remarquer un mec que je connais un peu plus loin, dans la foule.

Ne bouge pas mon ondin, je reviens. Je vais juste dire bonjour à un ami.

Je l’embrasse rapidement avant de me frayer un chemin dans la foule pour retrouver Craig, et échanger quelques mots avec lui. Du coin de l’œil je surveille Steve, qui termine son cocktail, et je vois un type s’approcher de lui. Steve lui parle avec un grand sourire, comme d’habitude, adorable et mignon. Mais je comprends vite ce qui est en train de se passer. Et… j’ai envie de dire qu’un petit ondin comme ça, seul au bar, avec de jolies paillettes… pas étonnant que je ne sois pas le seul sur les rangs. Je souhaite bonne soirée à mon pote, revenant en direction de Steve. Le type s’est installé sur mon tabouret, et je vois que le barman glisse un nouveau cocktail devant lui, avec fruits, paillettes et autres. Ok il a vraiment pas compris ce que ce mec voulait…  

Je souris au gars, qui après tout n'a rien fait de mal, et me penche vers Steve.

Mon ondin... tu sais que quand on accepte le verre d'un inconnu, chez nous, ça veut dire qu'on a envie de se reproduire avec lui?

luckyred.


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Sam 20 Juin - 15:26

Blue Scales

Je laisse Buck commander nos boissons alors que je me réinstalle quelque peu sur mon tabouret, observant le reste des humains autour de moi. Il a raison, c'est à peine si certains me regardent et le peu qui croisent mon regard m'adressent surtout un sourire que je leur rends avec plaisir. En fait... C'est sympa comme endroit. La musique est un peu forte, certes, mais ils ont pas l'air méchant... Et puis surtout.. On peut boire des trucs avec des paillettes. Je me mordille doucement les lèvres alors que je vois nos verres arriver et je ne peux que rester émerveiller en voyant le mien. On dirait... Un petit coucher de soleil dans un verre. Et en plus j'ai le droit à des paillettes et une petite ombrelle, tout heureux je viens glisser la paille entre mes lèvres, commençant à siroter mon cocktail. Jusqu'à ce que Buck vienne poser sa main sur mon épaule, me disant d'y aller doucement. Je fais la moue alors que j'arrête, passant rapidement ma langue sur mes lèvres. Ouais mais j'y peux rien. C'est bon. C'est sucré et même si y'a un léger arrière-goût un peu bizarre... J'aime bien. Je lui rends ses sourires alors qu'il m'annonce qu'il revient.

« D'accord... »

Je lève les yeux vers lui alors qu'il pose ses lèvres contre les miennes et que je l'observe s'éloigner, disparaissant au milieu des autres humains. Un léger soupir m'échappe alors que je regarde mon verre avec envie. Je sais que Buck m'a dit que je devais y aller doucement... Mais j'ai soif... Et c'est bon... Je hausse les épaules. Tant pis. Je glisse à nouveau la paille entre mes lèvres et recommence à siroter le jus de fruit. Et alors qu'accoudé au bar, je termine bien gentiment mon verre, voilà que je remarque un humain qui ne cesse de me regarder, quelques mètres plus loin. Ce dernier m'adresse un sourire que je lui rends alors que nos regards se croisent. Et après quelques minutes d'échange de sourire, voilà que ce dernier s'approche, son verre à la main, me saluant d'une voix grave, le genre qui semble résonner jusque dans mes os. Un sourire plus timide se dessine sur mes lèvres alors qu'il s'installe sur le tabouret de Buck, commençant à se présenter. Je pourrais lui dire que c'est la place de Buck et tout... Mais il est gentil, déjà parce qu'il me paye un autre verre et qu'en plus, première chose qu'il me dit c'est qu'il trouve que j'ai l'air adorable avec mes paillettes. Un léger rire m'échappe alors que je le remercie, jetant de rapide coups d'oeil au verre qu'il glisse face à moi. Oh. Celui-là ressemble vraiment à un coucher de soleil. Et il à l'air délicieux. Doucement je referme mes doigts autour alors que je commence à le siroter, écoutant l'humain me parler de mille et une chose. Je hausse quelque peu un sourcil alors qu'il commence à se pencher vers moi, ses yeux se perdant dans les miens. Eh bien... Il est sympathique l'humain... Il veut qu'on soit amis ? Sûrement. Du coin de l'oeil je vois Buck revenir vers nous et je ne peux que lui sourire quand il se penche vers moi... Jusqu'à ce que je comprenne ce que l'humain me veut réellement. Je manque de m'étrangler alors que je repousse presque le verre que j'ai dans les mains, jetant un regard paniqué à Buck.

« Quoi ? Non... Mais... Non ! Je... Je veux pas moi... Je savais pas ! Je voulais pas. Je veux pas me reproduire avec lui ! »

Je me retourne rapidement vers l'inconnu qui me regarde sans trop comprendre avant d'ajouter.

« Non pas que vous êtes pas désirable hein... Mais... Je... J'ai pas envie de me reproduire avec vous ! »

Puis je reviens rapidement à Buck, posant mes deux mains sur sa chemise, que je serre entre mes doigts. Non mais il ne peut pas me faire ça. Je ne veux pas être obligé de m'accoupler avec un inconnu... Et il m'avait dit qu'ici c'était pas un endroit pour se reproduire, que c'était juste un bar... Je ne pouvais pas savoir qu'en acceptant le verre d'un inconnu j'allais devoir... Non mais... Comment je pouvais le savoir ? Face à Buck je commence à paniqué alors que je sens le regard de l'autre humain se poser sur moi.

« Je ne veux pas, fais quelque chose Buck ! Je veux pas me reproduire avec un autre que toi... J'aime que toi et... Je ne veux pas qu'un autre me touche... ! S'il-te-plait ! Je te promets que je ferais la vaisselle plus souvent, que j'arrêterais de mettre de l'eau partout à chaque fois que je prends un bain et que j'arrêterais de veiller tard le soir pour jouer à la console.... Mais pitié, me force pas à m'accoupler avec lui.... »

© charney
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