Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Blue Scales

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Ven 10 Avr - 7:50

Blue Scales
Steven & Bucky.




Steve. Mon Steve. Le truc le plus improbable qui soit arrivé dans ma vie, et je suis quand même content qu’il m’ait sauvé, y’a six ans. Six ans déjà. Six étés que je passe avec lui. Tous les jours de mes vacances, de la minute où on pose les valises au moment où la voiture s’en va. Bizarrement, je m’étais pas imaginé que…qu’on se verrait pendant si longtemps. Qu’année après année on se retrouverait et qu’on aimerait toujours autant passer du temps ensemble. Mon meilleur ami. Un ondin. Un secret que je dis à personne. Parce que personne me croirait de toute façon.

Maintenant j’ai quatorze ans, et je suis toujours aussi impatient de le voir. J’imagine déjà ce qu’on va faire ensemble, et j’ai prévu plein de trucs pour lui. Des livres, vu qu’il sait lire à présent, mais pas trop durs quand même, des puzzles, encore, et des jeux de société aussi. Papa m’a appris à jouer aux échecs et j’ai envie de lui montrer. Comme les dames, les petits chevaux, et toujours nos Game Boy qui marchent encore même après tout ce temps.

J’arrive, chargé comme d’habitude, et je vire mes Converse, mon jean et mon tshirt Nirvana sur le sable avant d’entrer dans l’eau. Et je lance un long sifflement pour l’appeler. Je souris quand je vois la bosse dans l’eau qui montre qu’il s’approche, et je tombe à la renverse quand il me saute dessus, comme d’habitude.

Salut toi ! Toi aussi tu m’as manqué tu sais ! Comme toujours !

Je sens sa nageoire s’entourer autour de ma taille, comme d’habitude aussi, et caresse doucement sa joue quand il pose ses lèvres sur les miennes. Normalement j’aime pas les garçons, et j’ai déjà tenté de draguer Sarah McCready mais elle a pas voulu de moi. Enfin je sais pas, c’est juste…normal de faire ça avec lui. Je sais pas.

Et je me mets à rire quand il me plante sa nageoire sous le nez en me disant que j’ai encore grandi. C’est vrai que petit à petit il grandit moins vite que moi, et là, alors qu’il est contre moi, je le dépasse d’une demi-tête, nageoires ou pas. Je dépose un baiser sur sa nageoire, pour rire, avant de glisser son bras autour de sa taille pour qu’il reste contre moi.

J’y peux rien moi, si je pousse plus vite ! Et puis c’est pas grave, elles sont quand même belles tes écailles ! Alors, raconte…

Je l’écoute me parler des trucs qu’il a faits pendant ces longs mois, les sirènes qu’il a croisées, les trucs du monde sous-marin…et je suis triste dans ces moments parce que je me dis que pour lui, c’est pas comme nous. Ils vivent assez seuls, et connaissent pas vraiment les idées d’amis ou de famille. Ca doit être dur, de pas connaître ses parents. De devoir toujours être tout seul. Moi je pourrais pas. Mes frères m’énervent, papa et maman aussi par moments, mais je les aime et je voudrais pas les perdre. Alors que lui, à part moi ben…il a personne.

Eh j’ai ramené de nouveaux trucs cette année ! Tu vas voir, tu vas adorer !

Je reste quelques minutes contre lui avant de le repousser gentiment et d’aller récupérer mon sac et de sortir un nouveau puzzle. Chaque été j’en demande de plus difficiles à maman, pour que ce soit plus drôle. Là on s’attaque à un 700 pièces quand même, c’est pas rien. Et j’ai piqué l’ancien carton à dessin de Donnie pour pouvoir laisser ce qu’on a fait dedans jusqu’à la fois suivante.

Regarde, il est beau hein ? Il va pas être facile mais on devrait bien s’en tirer non ?

Je sors de la limonade et un sachet de cookies et on commence à piocher des pièces, en papotant en même temps. Et puis à un moment, je l’appelle doucement.

Eh Steve…

Je me penche vers lui et l’embrasse doucement, posant ma main sur sa joue, avant de lentement glisser ma langue entre ses lèvres.

luckyred.


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Ven 10 Avr - 20:28

Blue Scales

« Eh. Ça chatouille. »

J'esquisse un sourire alors que de ses lèvres il effleure le bout de ma nageoire. Un discret rire m'échappe quand j'écarte celle-ci de son visage, caressant à peine sa joue au passage. Ses bras se referment doucement autour de ma taille et je ne peux m'empêcher à nouveau de sourire, simplement parce que j'aime bien qu'il me garde tout contre lui, comme si il ne voulait pas me laisser partir une fois de plus. J'esquisse une fausse moue boudeuse alors qu'il m'assure qu'il n'y est pour rien si il ne cesse de grandir. M'ouais... C'est tout de même de la triche. Alors que lui continue de grandir sans arrêt, voilà que personnellement, je commence à gagner moins d'écailles au fil des ans. Avant elles poussaient par rangées de trois ou de quatre, mais cette année... Juste deux. Et ça m'inquiète, j'ai pas envie d'être minuscule... Déjà qu'entre ses bras, je me sens presque petit.... Faudrait pas en plus qu'il soit immense. Je pose ma tête sur mon torse, faisant mine de réfléchir à ma réponse tandis que je desserre quelque peu l'étreinte de ma nageoire sur sa taille.

« Tu triches, j'en suis sûr. Personne peut grandir aussi vite... Et puis heureusement que mes écailles sont belles ! Non mais, c'est avec ça qu'on séduit... Mais si tu veux tout savoir, j'ai croisé quelques sirènes... Mais elles faisaient que passer... Du coup, bon... Je suis allé un peu plus au large pour voir si je ne pouvais pas trouver quelqu'un ou quelque chose à faire... Mais à la place j'ai préféré revenir vers le rivage... Bref, rien de bien passionnant. »

Je croise à nouveau son regard et pendant quelques instants, nous restons l'un contre l'autre, lui glissant ses doigts dans mes cheveux et moi lui souriant tout simplement. Je hausse un sourcil alors qu'il m'annonce qu'il a ramené un truc que je vais adorer. Je le relâche en m'écartant de lui, l'observant aller chercher quelque chose dans son sac. Impatient je prends appuie sur mes mains, essayant de voir ce qu'il peut bien cacher... Et mon regard s'illumine quand je vois l'immense boîte. Depuis quelques années Buck prend toujours soin de m'amener un puzzle, à chaque fois un peu plus complexe, juste pour qu'on puisse s'occuper tout le deux...

« Il a l'air magnifique ! »

Doucement je m'approche suffisamment du rivage, venant simplement m'allonger à ses côtés alors que je pique un biscuit, croquant dedans avec envie. Oh gosh. Je ne sais pas si c'est le fait de ne pas en manger qui me donne cette impression... Mais bon sang... C'est comme si au fils des années les cookies de sa mère devenaient de plus en plus délicieux. Ce qui est possible aussi hein... Je commence à piocher dans les pièces, me laissant porter par notre conversation, mêlant mon rire au siens alors que nous essayons de trouver quelle pièce pourrait avec celle que je tiens. Et alors que je suis en pleine réflexion sur le puzzle, me voilà tiré de mes réflexions par Buck qui souhaite visiblement attiré mon attention. J'ai à peine le temps de croiser son regard et d'esquisser un sourire qu'il vient m'embrasser. Seulement... D'une façon bien différente de celle habituelle. Ses lèvres effleurent bien mes les miennes, mais au lieu de rompre le baiser rapidement, voilà que sa langue se glisse doucement entre mes lèvres et qu'il prolonge d'une bien étrange façon. Qui n'est pas désagréable, au contraire. Surpris je le laisse faire, pressant simplement ma joue contre sa main. Je ferme les yeux et apprécie doucement ce nouveau baiser, sentant mon cœur cogner avec douceur dans ma poitrine. Et puis doucement ses lèvres quittent les miennes, laissant nos souffles se mélanger avec douceur. Je croise son regard, avant d'esquisser un sourire gêné tandis que je sens mes joues s'enflammer. Je bredouille quelques mots alors que complètement perdu, je tapote la surface de l'eau de ma nageoire.

« Ce... Enfin... Euh... C'est... Ta nouvelle façon de me dire que tu m'aimes bien... Ou ? »

Je détourne le regard avant d'hausser vaguement d'une épaule, alors que je joue nerveusement avec la pièce entre mes doigts, remuant toujours autant d'eau.

« Non parce que... J'aime bien, hein ! Vraiment... »

Je n'ose lui dire que ça ne me gênerais pas qu'il recommence, préférant continuer à rougir sous ses yeux alors que je cherche à retrouver mon souffle. Lentement je croise à nouveau son regard, esquissant un autre sourire.

© charney
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Mer 15 Avr - 17:28

Blue Scales
Steven & Bucky.




J'aime les moments passés avec Steve. Il est pas comme les autres garçons. Bon déjà parce que c'est un ondin, oui, c'est sûr. Mais aussi parce qu'il est calme et rêveur, un peu comme moi. Et j'ai pas trop de copains qui fonctionnent comme ça. Pas beaucoup de copains avec qui je peux passer des heures à faire des puzzle et qu'ils soient contents. Comme là, je rigole rien qu'à le voit tout content quand je sors le nouveau puzzle de mon sac à dos et que je lui tends la boite.

C'est bizarre, mais l'entendre dire qu'il est fier de ses écailles, et qu'il pouvait séduire des sirènes avec...ça m'a fait comme une boule au ventre. Je sais pas pourquoi. C'est mon ami, jdevrais être content pour lui s'il se trouve une petite copine, même si elle a des écailles et des nageoires. Mais c'est comme si ça me plaisait pas. Mais alors pas du tout. Bizarre. J'y avais même jamais pensé avant...alors pourquoi maintenant ça me travaille? J'en sais rien...

J'essaie de penser à autre chose, me concentrant sur le puzzle qu'il est déjà en train d'assembler sur le grand drap de bain de maman. Je pioche un cookie, lui laissant prendre le premier du sachet, comme d'habitude, et regarde les pièces. Tous les ans j'en prends un plus dur, pour que ça nous tienne longtemps et que ça nous amuse encore plus que l'année d'avant. Les minutes passent et je suis bien. Juste le bruit du vent et des vagues, puis Steve à côté de moi. S'embrasser pour se dire bonjour, c'est normal, mais je sais pas, à le voir comme ça j'ai envie...de l'embrasser vraiment. Comme les grands qui embrassent leurs copines dans la cour. Pourtant j'ai jamais eu envie d'embrasser de garçon... Juste...Steve en fait. Les mains occupées au puzzle, je me demande si c'est bien, d'avoir envie de faire ça. De faire ça avec lui, parce que c'est mon ami...mais en même temps qui ça gênerait? S'il veut pas, il pourra toujours me dire stop non?

Alors je l'appelle et au moment où il tourne la tête je l'embrasse. Doucement, d'abord, et puis avec la langue, après. C'est un peu bizarre, j'ai pas trop l'habitude, et c'est pas facile de savoir quoi faire avec une fois qu'elle est dedans, mais au final c'est...plutôt chouette. Enfin moi j'aime bien mais Steve je sais pas. Il me dit pas d'arrêter. Il me pousse pas...on dirait même qu'il s'est rapproché... Je m'arrête et le regarde en souriant. Il a les joues toutes rouges et bégaie lentement.

Bien sûr que je t'aime bien...et...ça c'est...c'est pour les gens qu'on aime vraiment beaucoup...

Je peux pas vraiment lui expliquer l'idée du "petit copain" ou "petite copine", je sais même pas si ça existe chez eux. Faut pas se compliquer la vie. J'aime ça, c'est l'essentiel. Enfin, lui a toujours pas dit si ça lui plaisait... Et je suis rassuré quand je l'entends me dire qu'il aimait bien. Ouf... J'hésite une seconde avant de lui sourire un peu.

Si...si t'aimes bien t'aimerais...qu'on le refasse?

Et quand je le vois me sourire je me penche de nouveau vers lui et l'embrasse doucement. Déjà c'est moins compliqué que la première fois.

*Deux ans plus tard*

Je suis super content quand papa me lance les clefs de sa vieille voiture et qu'il me dit de faire attention. la vache j'en reviens pas! Il me laisse rouler tout seul jusqu'au chalet, et je peux même passer la nuit là-bas, à condition que j'invite personne. Cadeau pour mon bon bulletin qu'ils ont dit. C'est juste trop bien! Je regarde l'heure. Si je pars maintenant, je peux être là-bas avant la tombée de la nuit, et c'est tant mieux parce que rouler de nuit, j'ai pas encore l'habitude. Je cavale jusqu'à ma chambre, que j'ai pour moi toute seule maintenant que Donnie est marié et que Ted habite seul. Il reste plus que Frank et moi, et du coup on a eu chacun notre chambre. Je fourre vite fait de quoi me changer pour la journée du samedi et du dimanche, brosse à dents, quelque bricoles, et je balance le sac sur mon dos avant d'aller dans le garage.

La vieille Ford attend sagement, et je caresse doucement son toit avant d'ouvrir la porte et de poser mon sac sur le siège passager. La vache j'ai peur. La première fois que je vais conduire tout seul. Mais vraiment tout seul. Pourvu que je fasse rien à la voiture de papa...sinon il me la pretra plus. Je mets la clé et fais tourner le moteur.

Hey ma belle! Aujourd'hui tu pars avec moi!

Je fais doucement en reculant, tourne bien comme il faut dans la rue, et pars après un dernier signe à papa et maman sur le perron. Steve va être tellement content de me voir venir! Mais j'espère qu'il saura que je suis là. Comme tous les ans on a notre tradition du 01/07, et là on est mi octobre. Je sais vraiment pas s'il sera près de la plage, mais j'espère...sinon je vais sacrément m'ennuyer tout seul... Ou alors je passe la nuit au chalet, et je pars après avoir pris mon petit déjeuner. Ouais, on peut faire comme ça.

Une heure, deux heures, trois heures passent, et heureusement c'est de l'autoroute, donc pas trop compliqué. Enfin je vois le panneau qui indique Riverside, et je mets bien le clignotant avant de m'engager sur la sortie. A force, je pourrais faire le chemin les yeux fermés. Et quelques minutes après je gare la voiture devant le chalet. Je la laisse après lui avoir tapoté le capot et m'avance vers la plage pas loin. Notre plage. Je sors mon paquet de clopes de ma poche et l'allume alors que mes pieds s'enfoncent dans le sable. Le soleil commence à se coucher et y'a des couleurs magnifiques sur l'eau. Pendant quelques minutes je regarde simplement le spectacle, avant de tenir ma clope entre mes doigts et de siffler comme d'habitude pour le prévenir. Je reste ensuite les pieds dans l'eau et le jean retroussé sur le bord de la plage, espérant qu'il se pointe.

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Mer 15 Avr - 20:53

Blue Scales

Je me sens... Enfin... Bien mais étrange suite à ce baiser. Mon cœur refuse de se calmer alors que je croise son regard et j'ai subitement chaud... Pourtant... Bon, voilà, c'est normal qu'on s'embrasse tout les deux, on le fait tout les jours lorsqu'il est là et selon lui c'est comme ça que les humains se prouvent qu'ils s'apprécient beaucoup. Mais ce baiser... Wow... C'était... Bien. Genre vraiment bien. Au point que je suis presque soulagé lorsqu'il m'avoue que oui, il m'aime bien et que c'est le genre de baiser qu'on ne fait qu'à ceux qu'on aime vraiment... Mon cœur rate un battement alors qu'un sourire se dessine sur mes lèvres. Je le rassure rapidement en lui disant que j'ai apprécié cela, me retenant simplement de lui avouer que je ne serais pas contre si on devait recommencer. L'eau continue de se troubler face aux mouvements presque nerveux de ma nageoire alors que je n'arrive pas à détourner le regard, cherchant dans ses yeux je ne sais trop quoi. Un silence s'installe entre nous, laissant le seul bruit des vagues nous bercer. Mon souffle se fait presque court alors qu'il me demande presque timidement si je veux qu'on recommence. Mon cœur fait un bond alors que je hoche de la tête murmurant doucement, que oui... Il se penche à nouveau vers moi et m'embrasse une fois de plus, et cette fois je viens tout contre lui, laissant ma nageoire s'enrouler lentement autour de sa jambe, au fur et à mesure que ce baiser s'approfondit.

*
Le temps où je goûtais au chocolat qui traînait sur ses lèvres en l'embrassant semble si loin. Allongé au fond de l'eau je regarde le sable glisser entre mes doigts. C'est fou comme il me manque... Certes avant c'était déjà le cas et je trouvais les journées bien trop longues sans lui... Mais maintenant... C'est pire que tout. Tout me semble fade en son absence et je ne cesse de penser à lui. À repenser à nos après-midis à faire des puzzles, ou à simplement discuter, l'un contre l'autre, à se laisser bercer par le ronronnement délicat des vagues... Je pousse un soupir alors que je pose ma tête dans le sable, traçant du bout des doigts son prénom qui s'efface lentement. Voilà ce que je fais de mes journées quand il n'est pas là. J'attends. J'attends qu'il revienne... Je ferme les yeux avant de les rouvrir, espérant que les chiffres sur la montre aient subitement changés. Mais non. C'est toujours trop tôt. Je m'étire doucement sur le sable avant de regarder la surface de l'eau, les mains croisés sur le ventre. C'est autant agaçant qu'intriguant... Ce besoin de le voir, d'être avec lui... D'avoir envie d'être avec lui. De nature nous sommes plutôt solitaires et nous apprécions ça... Mais depuis que je le connais... J'en viens à ne plus supporter d'être seul. Et ça me fait un peu peur... Parce que je ne cesse de me dire que si un jour il ne veut plus me voir... Lui pourra toujours retourner vers ses amis, mais moi... Je n'aurais personne. À cette pensée je ferme les yeux avant de me relever, décidant qu'aller nager au large ne me ferait pas de mal... De toute façon, j'ai le temps, il ne va pas revenir avant... Longtemps. Lentement je commence à nager, m'éloignant du rivage alors qu'un sifflement bien familier retentit au loin. Surpris je me fige alors que mon cœur cesse de battre le temps d'une seconde. Non... Je regarde fébrilement ma montre, vérifiant que les chiffres ne me mentent pas. Et j'ai beau regarder, je ne vois ni un ni sept... Pourtant... Hésitant je ne peux m'empêcher de me tourner vers le rivage, cherchant la moindre trace de sa présence... Mais je ne distingue rien... Et pourtant... Oh et puis tant pis, ça ne va pas me tuer d'aller vérifier... Au pire il ne sera pas là, voilà tout. Lentement je nage jusqu'au rivage, ne sortant de l'eau qu'au dernier moment et ce jusqu'aux épaules. Et c'est là que mon regard croise celui de Buck, qui toujours habillé m'attends au bord de l'eau. Mon cœur rate un battement alors que sur mes lèvres se dessine un sourire. J'y crois pas.. C'est bien lui. Il est là. Extatique je reste pétrifié à simplement le regarder avant de réussir à finalement nager jusqu'à lui. Une fois à son niveau, je saute dans ses bras comme d'habitude, enroulant ma nageoire autour de sa taille alors que je le regarde, n'arrivant toujours pas à réaliser qu'il est bien là. Et pourtant...

« C'est ma montre qui est en retard ou c'est toi qui est en avance ? »

Je lui glisse un sourire alors que la réponse m'importe peu pour être franc. Tout ce qui compte c'est qu'il soit là. Je rigole avant de passer mes deux bras autour de son cou, le regardant comme si cela faisait des années qu'il m'avait quitté.

« Je suis si heureux de te voir ! Je sais que ça ne fait pas longtemps... Mais tu me manquais déjà... »

Mes doigts jouent nerveusement avec ses cheveux alors que ma phrase se termine en un léger murmure qui se meurt contre ses lèvres. Je laisse une petite seconde flotter entre nous avant de me pencher pour venir l'embrasser, glissant doucement ma langue entre ses lèvres, simplement pour lui montrer à quel point je l'aime... Seulement j'écourte ce baiser, plissant quelque peu le nez alors qu'un goût étrange me reste sur la langue. J'ai un sourire alors que je me lèche les lèvres, cherchant d'où cela peut venir.

« T'as un drôle de goût aujourd'hui... »

Non pas qu'il me déplaise... Mais disons qu'il est étrange... Je me penche doucement vers lui, retrouvant cette étrange odeur sur sa peau. Je me recule et croise à nouveau son regard, de plus en plus intrigué... Jusqu'à poser mes yeux sur la chose qui se consume au bout de ses doigts. Silencieusement je penche la tête sur le côté et l'interroge du regard, de plus en plus curieux.

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Jeu 16 Avr - 18:46

Blue Scales
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Au moment même où j'ai eu mon permis, la première pensée qui m'est venue à l'esprit c'était que maintenant, je pourrais aller voir Steve quand je voulais, et plus seulement pendant les vacances.Avant même de penser à pouvoir sortir avec des filles ou d'autres trucs. Juste que je pourrais aller voir mon meilleur pote quand je voudrais. Enfin, disons pendant le week end et les vacances, et quand les parents auront pas loué le chalet.

Tout le long du chemin, je me réjouis à l'idée de le revoir. Passer de nouveau du temps avec lui. Pouvoir rire et discuter. Et à peine garé, à peine le moteur éteint, je redescends voir Steve, prenant même pas le temps de sortir mon sac à dos. Je siffle et je l'attends, clope au bec. J'espère qu'il va venir. Vraiment. Chaque année, c'était plus dur de devoir partir. Le laisser là, seul, pendant que moi j'allais reprendre ma petite vie à New-York, entre les cours, les copains et autres. Mais même si j'avais ma vie là-bas, je pense à lui. Toujours. Me demander ce qu'il fait. S'il va bien. Et c'était de plus en plus dur de me dire que je devais attendre une année entière avant de le revoir.

Sauf qu'aujourd'hui tout change. Maintenant j'aurais qu'à attendre une semaine, ou deux, pour venir. Et passer du temps avec lui. Et cette fois, j'aurais plus à faire gaffe aux heures où je dois rentrer et autres.

Un grand sourire ravi se peint sur mes lèvres quand je vois l'eau bouillonner comme d'habitude, et je me prépare à réceptionner un ondin d'une cinquantaine de kilos dans les bras. Et comme d'habitude je tombe à la renverse dans le sable alors que je le serre contre moi. Il a encore l'air plus heureux que d'habitude de me voir, et je sais que c'est à cause de l'effet de surprise. J'avoue que sur ce coup-là, j'ai plutôt bien goupillé mon coup. Même si de toute façon j'aurais eu aucune occasion de le prévenir. Je ris doucement, avant de lui caresser tendrement la joue.

C'est moi qui suis en avance Steve... Je voulais te faire la surprise. Je...

Mais il m'écoute pas. Comme un gosse il passe ses bras autour de mon cou avant de se blottir contre moi. Par réflexe, j'ai une main dans son dos et l'autre au niveau des cuisses d'un humain, et je caresse ses écailles du pouce.

Toi aussi tu m'as manqué. C'est pour ça que j'ai trouvé un moyen de revenir plus tôt. Et je pourrai revenir plein de fois. Pas juste pendant l'été...

Je lui expliquerai une autre fois le concept de permis et de voiture. Je lui en ai déjà parlé, c'est sûr, mais je vais pas lancer ça maintenant. Et puis...

J'ai à peine le temps de réagir qu'il m'embrasse, et glisse sa langue entre mes lèvres. Il embrasse tellement mieux que Nancy ou Christina... Enfin elles étaient gonflantes de toute façon... Ma main caresse sa joue et je commence à peine à jouer avec sa langue qu'il se recule et me regarde en fronçant les sourcils. J'ouvre déjà la bouche pour faire un commentaire qu'il me dit ce qu'il va pas et mes yeux s'agrandissent de surprise. Un drôle de... Et c'est là que je me marre en comprenant qu'il parle de la clope que je fumais quand il a déboulé de l'eau, et qui m'est tombée des doigts quand il m'a sauté dessus.

Ca? C'est une cigarette! Disons que... c'est de l'herbe qu'on fume... Un truc d'humain... Tu veux essayer?

J'attrape la clope qui fume encore, vire les quelques grains de sable du filtre et la tend à Steve après avoir tiré une latte pour la rallumer un peu.

Je regarde la nuit qui tombe et les étoiles qui s'allument dans le ciel. Je suis bien... Loin de la ville, du bruit... Je frissonne un peu. Ca caille quand même maintenant que le soleil est couché. Merde... Je jette un oeil et vois qu'il y a quand même pas mal de bois flotté qui traine. Parfait. J'en ramasse un peu et j'arrive vite à bricoler un feu qui brûle doucement, et un peu plus fort ensuite, quand je remets des morceaux. Je m'installe tout près, et tend les mains vers le feu.

T'as faim sinon? Bon jte dis tout de suite, j'ai pas de sandwiches ni de limonade... maman est pas avec moi alors...

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Jeu 16 Avr - 23:13

Blue Scales

Ses doigts caressent doucement mes écailles alors que je le regarde, heureux mais quelque peu intrigué par cette étrange odeur qui semble coller à sa peau. Je me penche une fois de plus vers lui, mon nez effleurant quelque peu son cou avant de me reculer, esquissant une moue dubitative. C'est pas désagréable en soit, mais c'est étrange... Je le considère du regard sans trop comprendre alors qu'un rire lui échappe. De l'herbe qu'ils fument ? Mais... C'est quoi encore cette idée ? Sans rien dire je le vois récupérer cette fameuse cigarette, me reculant quelque peu dégoûté lorsqu'il me la tend.

« Non, non... Ça sent trop mauvais... Sur toi ça passe mais là... Beurk. »

Mes doigts cessent de jouer avec ses cheveux alors que je m'éloigne un peu de lui, le laissant fumer en paix, restant néanmoins allongé contre lui, la tête posé sur son torse. Je ferme les yeux et écoute les battements de son cœur. Je suis tellement heureux qu'il soit là, que je n'ai pas à attendre des mois avant de le revoir. Mieux encore, il m'assure qu'il va pouvoir revenir plus souvent, et qu'on aura pas à attendre l'été pour être tout les deux. Et ça... Ça c'est chouette. Parce qu'il me manque terriblement. C'est de plus en plus dur de le voir partir à la fin de chaque étés, et même si il me promet de toujours revenir l'année suivante, j'ai toujours cette crainte que quelque chose l'en empêche, et que je finisse par me retrouver tout seul. Mais je chasse cette idée loin de mon esprit. Quelle importance cela à maintenant ? Puisque selon lui il va pouvoir venir plus souvent, juste pour qu'on soit tout les deux. Tout contre lui, je l'écoute m'expliquer que grâce à sa « voiture » il pourra passer un week-end sur deux. Tout ce que je retiens c'est qu'il sera plus souvent et qu'on pourra faire bien plus de choses tout les deux... J'ai un sourire alors que ses doigts se perdent dans mes cheveux humides, un soupir m'échappe alors que ma nageoire s'enroule autour d'une de ses jambes et que je reste tout contre lui.

Le temps file et l'air de rien, le ciel en vient à s'assombrir pour ne laisser que les étoiles, qui une à une, illumine cette étendue bien sombre. Je sens Buck frissonner à mes côtés et m'écarte un peu, toujours quelque peu fasciné par cette faible résistance au froid qu'on les humains... Enfin, faut dire que sans écailles... Ça ne m'étonne pas. Je le regarde entasser du bois non loin du rivage avant de l'embrasser, allumant un de ses feux de joies que je n'observe qu'en de très rares moments. Alors, aussi effrayé que fasciné, je me tiens raisonnablement à l'écart. Je frissonne doucement face à cette douce chaleur, levant les yeux vers Buck lorsqu'il me demande si j'ai faim.

« Un peu... »

Un sourire m'échappe alors qu'il m'avoue qu'il n'a aucun sandwich de sa mère et encore moins une bouteille de limonade. Je ne peux m'empêcher de le taquiner à ce sujet, lui glissant un regard amusé alors qu'un sourire de sale gosse se dessine sur mes lèvres.

« Quoi ? Elle t'aura laissé partir sans un goûter ?Bon eh bien si ta génitrice ne te nourrit pas correctement... Je vais m'en occuper. Tu ne bouges pas, hein ? J'en ai pour... Dix minutes. »

Je lui adresse un dernier sourire alors que je disparais dans l'eau, partant à la chasse. Ouais. Carrément. Je m'en vais chercher de quoi manger, comme ma mère me l'a appris il y a des années. Nager silencieusement et passer sous les bancs de poissons pour les surprendre, en attraper un ou deux pas plus... Puis aller se réfugier dans un endroit sûr pour manger. La survie de base quoi. Une chose que les humains ne savent pas faire... Du moins, je ne pense pas qu'on chasse les sandwiches... Tiens, faudrait que je demande à Buck, histoire d'être sûr. Ou alors c'est sa mère qui les chasse pour lui... Seulement, il est un peu vieux pour ça, non ? Oh et puis tant pis...

Comme promis je reviens au bout de dix minutes, tenant de quoi manger. De retour sur la plage, je pose face à lui deux beaux poissons, fraîchement capturés. Je lui adresse un immense sourire alors que je reprends mon souffle.

« Et voilà ! Tu prends celui que tu veux... »

Seulement, là où je m'attends à un « merci » voilà que je n'obtiens qu'une mine dégoûtée. Je fronce les sourcils, cherchant ce qui ne va pas. Il n'aime pas le poisson ou... ? Oh. C'est les traces de dents ?  Non mais à ma défense, fallait bien le tuer... Sinon faudrait le manger vivant et ça... C'pas agréable. Du mieux que je peux je tente de m'assoir face à lui, mon regard passant des poissons à lui.

« Ils te conviennent pas ? »

© charney
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Dim 19 Avr - 9:20

Blue Scales
Steven & Bucky.




Je me mets à rire quand je le vois refuser ma clope et je termine de la fumer tout seul, Steve blotti contre moi. Ma main libre caresse doucement ses cheveux alors que je regarde la mer et le ciel. Tranquille. Maintenant je vais pouvoir profiter de ça autant que je voudrais...et je suis content. Je reste longtemps contre lui, à parler en regardant le soleil se coucher. Je lui raconte le lycée, les copains, le fait que grâce à nos étés passés à nager je suis entré dans l'équipe de natation...et lui me parle aussi de sa vie sous les mers.

Sauf qu'au bout d'un moment j'ai froid. Et ce qui me tue c'est que Steve a jamais l'air d'avoir froid. Sûrement parce qu'il fait jamais chaud dans les profondeurs... Enfin bref, je l'abandonne un peu pour aller allumer un feu, et heureusement, j'ai juste galéré trois fois avec ces foutues brindilles avant  qu'elles s'enflamment enfin. Et le bois prend vite, bien sec, avec des flammes bleutées et vertes à cause du sel. Steve me rejoint près du feu, un peu effrayé, et je lui demande s'il a faim quand je sens mon estomac gargouiller. Et il rit quand je lui dit que pour la première fois j'ai pas de provisions. Je hausse un sourcil quand il me dit qu'il va s'en occuper et qu'il reviendra bientôt. Euh...ouais...

Une fois qu'il a disparu dans l'eau je remonte jusqu'au chalet, en profite pour déposer mon sac dans l'entrée, et j'arrive à trouver une bouteille de coca et quelques conserves dans les placards. Je pioche des couverts et je ressors jusqu'au feu. Heureusement Steve est pas encore revenu, alors j'ouvre les deux boites de raviolis et je les pose sur les pierres près du feu, et le coca dans l'eau fraîche. Je vois ensuite sa tête émerger de l'eau et il s'approche de la plage, s'asseyant sur le sable, avec deux...poissons dans les mains. Il a l'air tout fier, comme un chien qui rapporte le journal.

Steve...tu sais que...que nous les poissons on...on les cuisine. Ou au moins on les nettoie. On...on mange pas tout comme ça... On enlève la peau, ce qu'ils ont à l'intérieur pour juste manger la chair...

Je jette un oeil aux conserves où la sauce tomate bout et je plonge ma fourchette dans un ravioli chaud avant de le lui tendre.

Goûte plutôt ça...dis-moi si t'aimes...

Au final ça lui plaît les raviolis, et on finit chacun une boîte. Steve a laissé ses poissons sur les pierres qui bordent le feu, en me disant qu'il se garde ça pour le lendemain matin. Oui, si c'est ça ton idée du petit déjeuner parfait... Une fois le ventre plein, et rincés de coca, j'attrape la couverture que j'ai amenée, et le vieux drap de bain et je m'allonge dessus. Steve se glisse près de moi, gardant toujours le bout de ses nageoires dans l'eau, et je nous enroule dans la couverture. Pendant un long moment on regarde les étoiles et je finis par fermer les yeux.

Sauf que je suis réveillé en sursaut. Hein? Quoi? Qu'est-ce qui se passe? En tournant la tête je vois Steve qui me secoue, totalement paniqué. Je me frotte les yeux en me redressant.

Wow qu'est-ce qui t'arrive?

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Dim 19 Avr - 23:20

Blue Scales

Je ne peux retenir la pointe de déception qui se peint sur mes traits lorsqu'il tente de m'expliquer gentiment que les humains ne mangent pas le poisson comme ça. Qu'il faut lui retirer les écailles, et les entrailles, pour ensuite le faire cuire. Alors que nous... Bah on mange un peu tout... Et cru. Je hoche doucement la tête alors que je hausse une épaule, quelque peu déçu de voir que cela ne lui plait pas. Mes lèvres laissent échapper un « oh » silencieux alors que je baisse quelque peu la tête, remuant distraitement l'eau du bout de la nageoire. Mes yeux se posent sur le feu, et perdu dans mes pensées je me laisse bercer par la danse des flammes, ne reportant mon attention sur lui que lorsqu'il me tend une bouchée de ce qu'il a ramené. Du bout des doigts je saisis l'objet argenté, la portant à mes lèvres. Je fronce les sourcils en constatant que c'est chaud, avant de mâchonner doucement, appréciant le goût de cette chose.

« Eh... C'est bon... C'est quoi ? »

Je le regarde avec un sourire, alors qu'il m'explique que ce sont des raviolis, un genre de pâte fourré à la viande qui nage dans de la sauce tomate. Je ne pose pas plus de questions que cela, me contentant d'hocher la tête. Je pourrais lui demander ce qu'est de la viande, et ce que c'est une pâte... Mais franchement, tant que c'est bon, je lui fais confiance. Et puis, il pourra toujours m'expliquer cela un autre jour. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors qu'il me tend la boîte, me proposant de manger cela à la place du poisson. J’acquiesce avec vigueur avant de poser les deux poissons contre les pierres, le rassurant sur le fait qu'on pourrait toujours les manger demain matin. Seulement, encore une fois, j'ai l'impression que ça ne l'emballe pas. Alors je plonge le nez dans mes raviolis, les mâchonnant en silence.

Et puis, une fois les boites vidés et le feu relancé... Buck attrape une serviette qu'il étale par terre avant de sortir une immense couverture. Voyant qu'il s'allonge dans le sable désormais frais, je glisse jusqu'à lui, veillant à bien laisser le bout de ma nageoire dans l'eau. Je me blottis contre lui, frissonnant alors qu'il referme la couverture sur nous et que je me retrouve agréablement pris entre l'épais tissu et l'étreinte de ses bras. Ma tête sur son épaule, et ma main sur son cœur, je me réchauffe doucement contre lui, appréciant l'odeur de sa peau, les battements de son cœur, le bruit régulier de sa respiration... Des choses simples... Si simple... Mais dont je ne me lasse pas. Et alors que j'observe en silence les étoiles qui semblent veiller sur nous, je ferme les yeux alors que ses doigts se glissent dans mes cheveux presque secs, oubliant un instant le monde autour de nous. Je n'entends plus que le ressac des vagues au loin et son cœur qui bat. Sa peau réchauffe doucement la mienne, finissant de sécher mes écailles encore humides, alors que ses frissonnements se calment. Tout les deux, l'un contre l'autre, nous sombrons au rythme des vagues qui effleurent le sable dans un doux murmure, avec pour seul témoins de notre existence, les étoiles qui immuables, continuent de briller même quand nous cessons de les observer. Dans ses bras j'en oublie tout et me laisse glisser dans l'inconscience, souhaitant simplement qu'il ne me lâche jamais.

Je gigote un coup, remuant doucement le bout de ma nageoire alors que je soupir, quelque peu contrarié d'être dérangé de la sorte. Je remue un peu plus avant de remonter la couverture sur moi, me serrant un peu plus contre lui. Seulement au bout de quelques secondes, l'étrange sensation reprend. Je remue à nouveau la nageoire grommelant alors que j'ouvre quelque peu les yeux, tentant de m'extraire de la couverture. J'suis sûr que ce truc s'accroche à mes écailles... Je me bataille un peu avec le lourd tissu avant de finalement découvrir ce qui ne va pas... Je cesse de respirer un instant alors que je contemple mes écailles qui lentement perdent de leur éclat avant de s'effacer.

« Buck... »

Complètement paniqué je regarde mes écailles s'effacer et disparaître. Et la je comprends en découvrant la mer bien loin de nous. Oh non... Les autres m'avaient prévenus. Fallait pas que je sorte de l'eau. Jamais, en aucun cas. Je suis en train de perdre mes écailles parce que je n'ai pas respecté cette règle pourtant simple. J'ai presque du mal à respirer alors que le processus continue lentement. Ma gorge se serre alors que je commence à secouer Buck qui dort toujours à mes côtés. Il finit par émerger, me demandant en grommelant ce qui m'arrive.

« Mes... Mes écailles... Je... Regarde ! Elles disparaissent ! Faut que tu me ramène à l'eau... Je... »

Je ne sais pas ce qui se passe. Mes doigts se crispent sur ses vêtements alors que j'ai du mal à respirer, de plus en plus paniqué au fur et à mesure que le bleu turquoise de mes écailles s'étiolent, laissant place à de la peau. Un gémissement m'échappe alors que des larmes brouillent ma vue et que je le supplie une fois de plus.

« Buck... J'ai peur... Ramène-moi à l'eau... »

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Mar 21 Avr - 16:45

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C'est drôle, c'est la première nuit que je vais passer avec lui. Depuis huit ou neuf ans qu'on se connaît, on a jamais dormi ensemble. Et pourtant ça semble tellement normal. De l'avoir contre moi. Le feu de camp, le bruit des vagues et la brise de la mer, les couvertures sous lesquelles on s'est enfouis et que j'ai ramenées en allant chercher de quoi manger. Parce que bon, j'adore Steve, mais l'idée de manger du poisson cru c'est pas franchement génial. Alors j'ai pris les devants et j'ai ramené de quoi nous ravitailler. Enfin, au moins pour moi, si jamais Steve est heureux de croquer dans une dorade...

Et j'ai raison, j'ai à peine mis les conserves près du feu que je vois sortir de l'eau mon ondin préféré, deux poissons à moitié frétillants dans les bras. Dans un sens je suis impressionné, parce que moi tout ce que je peux chasser c'est un steak dans le congélateur ou du jambon dans le frigo... Mais même si ça peut pas être plus frais... c'est juste pas possible. Et ça me met mal de le voir avec sa bouille de chaton triste parce que je mange pas ce qu'il m'a ramené. Je me sens mal une seconde avant de lui faire essayer les raviolis, à tout hasard. Et ouf, il adore. Au point qu'il attaque sa conserve, fourchette en main, et la vide en deux deux, avant de se débarbouiller le museau plein de sauce tomate. Et je lui en enlève un peu ce qui reste avec un bout de mon tshirt, le reste en lui chipant un baiser.

Je nous ai préparé notre campement. La première nuit que je passe à la  belle étoile... Et c'est juste parfait. Le ciel plein d'étoiles. Le feu. Les vagues. Steve. Et pas mes parents. Le paradis. J'ai même pas besoin de lui demander s'il reste que la petite anguille s'est glissée contre moi, au chaud. Je reste de longues minutes là, sans rien dire, juste à être bien...avant de me laisser glisser sous les couvertures.

Sauf que d'un coup je le sens qui s'agite contre moi. Et je somnole encore quand il commence à me secouer. Je mets une seconde à réaliser, avant de sursauter et de réaliser où on est. Avant de tourner la tête vers Steve, qui s'agrippe à mon pull comme s'il allait mourir.

Steve! Steve calme-toi! Tu parles trop vite je comprends rien!

Je le prends par les épaules et le force à me regarder. La vache il est blanc comme un linge et je l'ai jamais vu aussi flippé. C'est là qu'il recommence, et que je comprends. Enfin, je pige le sens des mots, mais c'est seulement quand je jette un oeil à ses nageoires que je pige. Wow. Mais putain de wow quoi. Je suis sacrément réveillé d'un coup, quand je vois ses écailles devenir pâles et disparaître pour...être...de la...peau. Genre...des jambes. Je me frotte les yeux pour être vraiment sûr que je rêve pas ou je sais pas quoi.

Putain de bordel de merde...Steve...c'est...

Sauf qu'il panique de plus en plus, et j'arrive enfin à m'imaginer à quel point il doit flipper. Je glisse un bras autour de sa taille et l'attire contre moi.

Doucement, doucement. T'as mal? Tu souffres? Steve réponds!

Mais au final, à part l'angoisse de le voir changer, il me dit que non, il a pas mal. Et je me mets à sourire en le regardant.

Tu...tu te rends compte? Mais c'est génial! Ca veut dire que si tu sors de l'eau tu pourras faire tous les trucs d'humains! Tu pourras marcher! On pourra faire plein de trucs et plus rester cloîtrés là toute la journée! Je pourrais t'emmener faire plein de trucs ça serait trop bien! Sérieux Steve!

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Mer 22 Avr - 20:08

Blue Scales

J'ai peur. Si peur. Peur de voir mes écailles disparaître sous mes yeux alors que ma nageoire devient lentement une paire de jambes. Mon cœur ne cesse de cogner violemment dans ma poitrine alors qu'accroché au pull de Buck, je peine à aligner quatre mots sans bredouiller. Et le temps d'une seconde il peine à me suivre, m'attrapant par les épaules en me demandant de me calmer. Me calmer ?! Alors que mes magnifiques écailles disparaissent et que je me retrouve avec des jambes ?! Mais comment veux-tu que je me calme ?! Je le regarde, de plus en plus paniqué, commençant à penser qu'il ne se rend pas compte de la situation. Je perds mes écailles. Je... J'ai brisé la règle. Je ne devais pas sortir de l'eau... Et voilà que je suis punis maintenant ! Oh mon dieu... Si ça ce trouve je vais mourir, ou pire, je ne pourrais plus jamais retourner dans l'eau... Et je vais devoir apprendre à... Oh non je ne veux même pas y penser... Rongé par l'angoisse je commence à pleurer alors qu'il passe un bras autour de ma taille, me demandant si j'ai mal... Les mots peinent à traverser mes lèvres alors qu'un sanglot teinté d'angoisse me sert la gorge.

« Non, non... C'est juste... Désagréable... »

En soit, ça ne fait pas mal. Je n'en suis pas à me rouler par terre en hurlant comme un animal blessé... Ça picote... Tout au plus. En fait, j'angoisse surtout de me voir... Changer. Je ne sais pas si c'est normal, je ne sais pas ce que cela va entrainer, si je vais perdre définitivement mes écailles ou non... J'ai peur. Parce que pour moi, ce changement est une inconnue en soit. Une question dont je n'ai pas la réponse. Est-ce que c'est grave ? J'en sais rien. Est-ce que c'est dangereux ? Pareil. Et j'ai beau regarder Buck, j'ai l'impression que pour lui aussi... C'est une nouveauté. Mais lui le prend bien mieux que moi, il semble... Fasciné par ce changement. Un sourire se dessine sur ses lèvres alors qu'il regarde ma nouvelle paire de jambe. Je renifle alors que du dos de la main j'essuie les larmes sur mes joues.

« Mais... Enfin... Je... »

Il trouve ça génial. Je n'ose pas lui dire que je ne partage pas vraiment son avis. Moi j'aime bien passer mes journées dans l'eau... Même si je commence à comprendre que ce n'est plus vraiment son cas. Je sais qu'il aime bien aller nager avec moi quand il fait beau... Mais sinon... Bon... C'est vrai qu'on est plus sur la plage à faire autre chose... Je me mordille doucement la lèvre avant d'hausser une épaule, reprenant d'une petite voix.

« Seulement je ne sais pas marcher... Je sais pas ce que c'est que d'avoir des jambes... Et puis, j'suis pas un humain... Je ne saurais pas faire... Et... Euh... Comment dire... »

Dis-lui que t'as peur. Que tu trouve ça pas si fantastique que ça. Que t'as qu'une envie, c'est de retourner à l'eau. Seulement... Lui il a l'air de trouver ça cool... Et à l'entendre, il me dit qu'on pourrait faire plus de choses tout les deux. Et plus souvent. Je baisse les yeux, réprimant un frisson.

« J'ai froid... »

Tremblant légèrement j'en viens à me coller un peu plus contre Buck alors que je tire la couverture sur moi, cachant mes nouvelles jambes. Je les aime pas. Mais alors pas du tout. J'aime pas avoir de la peau... Je... Je devrais avoir mes écailles. Je ferme les yeux une seconde, espérant que lorsque je les rouvrirais... Ma nageoire serait de retour. Mais non. Elles sont toujours là.

« Je veux retourner dans l'eau... Je devrais pas être là... Les ondins doivent pas sortir de l'eau... Et puis j'ai peur et... »

De nouveau je recommence à paniquer alors que je tente de me lever, ne réussissant qu'à gigoter. Impuissant je pousse un soupir alors que je croise son regard, complètement dépité.

« Aide-moi, s'il-te-plait... »

Il a un sourire avant de tenter de me rassurer, passant ses doigts dans mes cheveux avant d'y déposer un baiser. Je frémis quelque peu contre lui avant de le regarder sans comprendre alors qu'il me propose de tenter de faire quelques pas avant de me ramener à l'eau. Histoire de commencer... D'essayer un peu et de voir ce que cela donne. J'hésite une seconde avant de d'accepter, étant de toute façon incapable de lui refuser quoi que ce soit. Je le regarde se lever alors qu'il me dit d'enfiler son pull, soit-disant pour que je n'attrape pas froid. Je plisse le nez alors que le tissu effleure ma peau, découvrant l'étrange sensation de porter un vêtement... Humain. Il rit en me voyant me battre avec les manches, les retroussant jusqu'aux coudes avant de m'aider à me lever, passant ses deux mains sous mes aisselles. Et en moins de temps qu'il en faut pour le dire, je me retrouve... Debout, à tanguer alors qu'il me garde tout contre lui.

« Tu me lâches pas, hein ? »

Je pose mes mains sur les siennes alors que je tente de simplement tenir sur mes fines jambes... Et plus les secondes s'écoulent, plus je me demande comment les humains font pour tenir là-dessus, c'est tout de même pas pratique.

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Mar 28 Avr - 16:53

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Quand je l'ai senti paniquer, quand je l'ai entendu sangloter, la gorge nouée, je pensais qu'un truc horrible était en train de se passe. Qu'il était en train de mourir, qu'il avait mal, que c'étaient les raviolis qu'on avait mangés qui étaient toxiques pourles ondins et qui étaient en train de l'empoisonner. Mais c'est seulement quand il a ôté la couverture que j'ai vu, et que j'ai compris, même si j'avais du mal à réaliser ce qui se tramait. De jambes. Steve était en train d'avoir...des jambes. Mais pourquoi? Comment? Comment ça se fait que d'un coup ses écailles deviennent de la peau et que sa queue se divise en deux pour faire des jambes. C'est un truc de dingue! Vraiment! Pourquoi comme ça? Pourquoi maintenant? Des millions de questions se bousculent dans ma tête alors que Steve s'agrippe à moi.

J'imagine qu'à sa place, j'aurais peur aussi, mais en même temps, savoir ça, savoir...qu'il peut avoir des jambes, même si je sais pas encore trop comment c'est possible, me rendrait dingue! Tout ce je pourrais faire, tout ce qu'on pourrait faire ensemble! Plus obligés de squatter cette même foutue plage depuis des années, mais pouvoir...aller en ville, au ciné, manger une glace, faire un tour en voiture... Mais Steve est beaucoup trop paniqué pour penser à ça. Pour lui, c'est juste la fin du monde. Et la seule réponse que j'arrive à lui tirer au beau milieu de sa crise de panique, c'est juste qu'il a pas mal. Bon ben au moins c'est déjà ça! Je tends la main pour essuyer ses larmes du pouce, tentant de le rassurer tant bien que mal.

Eh...eh quoi qu'il arrive j'vais t'aider. Je vais pas te laisser tomber hein.

Je le garde contre moi, le berçant doucement pour qu'il se calme. Petit à petit ça a l'air d'aller mieux. Il est toujours pas rassuré mais au moins il panique plus autant. Et je souris quand il me dit que je dois l'aider à marcher, au moins pour le ramener à l'eau.

Promis je t'aide...Ca va aller tu vas voir...

Je me détache de lui et là je sursaute quand je le vois...à poil. Mais genre...totalement... Et qu'il...a tout ce qu'il faut là où il faut. Enfin dans un sens je suis con. S'il a des jambes, pourquoi il aurait pas ce qui va avec? Je me serais attendu à quoi? Une saint Jacques? Un bigorneau? Un Bernard-l'ermite entre ses jambes? Mais ça me fait bizarre de le voir comme ça. Ca m'arrange presque qu'il me dise qu'il a froid, pour que je lui passe mon pull et qu'il soit au moins un peu habillé. Mais à peine mon pull enfilé il commence à vouloir se redresser, sauf qu'il reste à se tortiller sur les couvertures, en me suppliant du regard.  Ok j'ai pensé qu'à ce qu'on pourrait faire de chouette, lui et moi, s'il pouvait marcher, mais j'imaginais pas tout ce que ça pouvait chambouler pour lui.

Mais tu...tu veux pas plutôt aller au chalet...à l'intérieur? On sera bien tous les deux...D'accord, d'accord, je te ramène à l'eau... Allez...

Je glisse mon bras sous ses aisselles et je le soulève comme d'un rien sur ses pieds. Ses nouveaux pieds. Et je vois ses jambes qui se tortillent maladroitement, sans arriver à s'appuyer sur le sol. Il me fait penser à un poulain tout juste né qui a les jambes qui chancellent. Et dans mon pull beaucoup trop grand pour lui. Il est juste...adorable. Vraiment adorable. A part qu'il a peur, et je déteste le voir comme ça...

Essaie de faire quelques pas...je te montre. Je te lâche pas je te promets...

J'embrasse ses cheveux, pour le rassurer, et commence à avancer très lentement, lui expliquant doucement ce qu'il doit faire. Plier le genou. Poser le pied à plat...lui dire de faire comme moi... Il s'applique comme il peut mais je sais qu'il veut surtout revenir là où il a ses repères. Sa maison.

Je te lâcherai jamais...

Je lui souris, lui faisant encore faire quelques pas, et il tient à peu près sur ses jambes quand on arrive au niveau du sable humide. Bientôt les vagues viennent lui lécher les pieds et je guette ce qui va se passer...

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Mar 28 Avr - 21:01

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« Non... Non... C'est trop loin... Je... Je veux juste retourner dans l'eau. »

La vérité c'est que j'ai peur. Terriblement peur. Parce que tout ceci est bien trop rapide pour moi, bien trop nouveau. Il y a quelques minutes je ne savais même pas que je pouvais avoir des jambes, pire je pensais qu'en sortant de l'eau, j'allais tout simplement mourir. Alors me retrouver là, dans ses bras, accroché à lui et enroulé dans un son pull, c'est trop d'un coup. J'aimerais être aussi extatique de lui face à ça... Mais honnêtement... J'ai juste envie de retourner ce que je connais. Ma maison. Et même si un part de moi a envie de le suivre jusqu'au chalet... L'autre est bien trop effrayé. Entre ses bras je tente de réprimer un frisson alors qu'il me propose de simplement faire quelques pas sur le sable. Je lève les yeux vers lui avant d'hocher doucement la tête, mes doigts serrant un peu plus son T-shirt. Il dépose un rapide baiser dans mes cheveux et commence doucement à avancer. Je chancèle tout contre lui alors qu'il tente de m'expliquer comment marcher. Je fronce les sourcils alors que je tente de faire un premier pas, manquant de tomber à genoux alors que Buck me rattrape de justesse. À nouveau je m'accroche à lui alors que je tente un autre pas. Et étrangement, celui ça se passe pas trop mal, enfin en tout cas, je ne manque pas de m'écrouler... Mieux, j'arrive doucement à mettre un pied devant l'autre... C'est pas si compliqué au fond, suffit de penser à plier la jambe, poser le pied à plat... Et pas trop penser à tout cela en fait. Faut que ça soit naturel me dit Buck... Comme si nageais. Je n'ai pas à me demander comment me servir de ma nageoire dans l'eau alors selon lui, pourquoi me poser autant de question ? Le mieux c'est que je suive le mouvement... Et étrangement, c'est en chancelant certes et sans lâcher que j'arrive au bord de l'eau. J'ai un rire alors que je sens l'écume fraîche chatouiller mes pieds alors que j'entrelace mes doigts avec les siens. Alors c'est ça qu'il ressent lorsqu'il est dans l'eau avec moi ? C'est marrant. Pendant une longue minute je reste contre lui à écouter le ronronnement des vagues alors que celles-ci viennent lentement s'échouer à mes pieds. Jusqu'au moment où je vois que mes écailles ne reviennent pas. Je me mordille la lèvre d'angoisse avant de lentement m'éloigner de lui, chancelant toujours. Je me débarrasse de son pull avant de lui rendre et de m'enfoncer lentement dans l'eau, frissonnant légèrement, le cœur affolé car j'ai peur de ne pas récupérer de mes écailles. Et au moment où j'ai de l'eau jusqu'à la taille, voilà que l'étrange sensation revient... Ce picotement qui me fait froncer des sourcils. La peau laisse place à des écailles, et bien rapidement, ma nageoire revient. Durant tout le changement un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je soupire de soulagement en voyant mes écailles bleutés briller sous la lumière de la lune. Je me permets de faire un ou deux mouvements de brasse, constatant avec plaisir que tout est comme avant, avant de revenir vers Buck

«Elles sont revenues ! Regarde ! »

Seulement je vois qu'il n'est pas aussi heureux que moi face à ça. Enfin, je sens bien qu'il tente de le cacher, mais je pense qu'il était content de voir que je pouvais venir sur la plage avec lui, que je pouvais marcher... Lentement je perds mon sourire avant de baisser la tête, coupable.

« Je... Je sais que tu aimerais que je sorte de l'eau... Mais... juste... Pas aujourd'hui, d'accord ? Il faut juste que... Je m'habitue à cette idée. Mais ensuite on pourra faire plein de trucs d'humains... Promis. »

Je lève à peine le nez vers lui, tentant un sourire alors que je me rapproche quelque peu, venant lui voler un rapide baiser. Il étouffe un bâillement suite à cela, m'avouant qu'il ne serait pas contre le fait de retourner se coucher. Je hoche doucement la tête, avant de le laisser retourner près du feu. Presque déçu il me demande si je veux tout de même revenir avec lui. Je fais non de la tête. Même si j'ai envie de retourner dormir entre ses bras, j'ai bien trop peur de changer à nouveau. À la place je le rassure, lui disant que je vais simplement dormir sous l'eau. Chose que je fais. Je lui souhaite bonne nuit avant de me glisser sous l'eau, m'allongeant dans le sable alors que je m'enroule doucement, laissant le bout de ma nageoire couvrir le bout de mon nez. Et bercé par les vagues je m'endors doucement, bien heureux d'avoir retrouvé mes écailles.

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Mer 29 Avr - 18:32

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Huit ans. Il a fallu attendre huit années pour découvrir que Steve peut avoir des jambes si on le sort totalement de l'eau. Personnellement, si je découvrais qu'en plongeant à l'eau je pouvais avoir des nageoires et filer aussi vite que lui dans l'eau, je serai super content! Mais c'est Steve, et il est tellement sensible. Tout le touche super vite. Et là il est au bord de la crise de nerfs en découvrant qu'il peut-être un humain...

Pourtant je le rassure du mieux que je peux, l'embrassant, le gardant contre moi. Il se calme un peu, mais pas totalement, et je lui passe mon pull parce qu'il tremble de froid. C'est sûr que ça doit le changer... Sauf qu'avant de le ramener à l'eau, je lui demande simplement de tenter de marcher. Peut-être qu'en voyant que ça fonctionne, que ça lui fait pas mal, il aura moins peur et acceptera peut-être d'essayer? Essayer de rester un peu avec ses jambes?

Au fil des minutes il se débrouille de mieux en mieux. Il arrive à presque se tenir debout et j'ai à peine besoin de le tenir. Si seulement...si seulement t'avais pas aussi peur mon Steve, je pourrais te monter tellement de choses. On pourrait faire tellement plus de trucs que de rester coincés sur ce carré de sable à longueur de journée... Enfin je veux pas te forcer. Je m'en voudrais trop. Vraiment.

Au final, qu'il doive se concentrer sur sa marche fait au moins qu'il panique plus autant. Bizarrement, maintenant qu'il est à côté de moi, debout, je me rends compte que je suis déjà bien plus grand que lui. Pendant des années, il comptait juste ça au nombre de rangées d'écailles, mais comme on était toujours assis ou allongés... Là c'est clair. J'ai une bonne tête de plus que lui. Et au moment où on arrive à l'eau, je suis surpris de l'entendre rire. Rire en sentant l'eau qui vient lui lécher les pieds. Je respire un peu mieux en l'entendant, signe qu'il est moins flippé qu'avant. Heureusement. Je le vois qui ôte mon pull avant de me le rendre, et s'avancer vers l'eau, ses petites fesses blanches se dandinant à la lueur du feu qui meurt à moitié, avant de plonger dans l'eau noire. Je le surveille, le guette, espère qu'il va bien. Et d'un coup je l'entends crier de joie en me disant que ses écailles sont revenues.

C'est cool! Tu vois, t'avais pas de raison de t'inquiéter! Si elles reviennent à chaque fois que t'es dans l'eau, pas de souci à te faire!

Je le regarde faire quelques brasses, avant de faire scintiller ses nageoires à la lueur de la lune, et me force à sourire quand il revient enfin vers moi. Et je dois dire qu'il me connaît trop bien quand je vois son sourire s'effacer en me disant qu'il sait que je suis déçu. J'aimerais pouvoir lui mentir, et lui dire que non mais je lui ai jamais menti. Je veux pas que ça commence.

Ouais...je comprends...

C'est vrai, je le comprends, et en même temps j'ai quand même un goût amer dans la gorge. Pourquoi? Parce que ça fait des années que je passe des jours, des semaines, des mois sur ces quelques foutus mètres carrés de plage, que jme démène pour trouver des trucs à faire avec lui, que c'est moi qui me tape des heures de route, juste pour le voir...et que, maintenant qu'on aurait une occasion de faire plein de trucs tous les deux, il m'envoie bouler. Pire que ça, il veut même pas revenir dormir près de moi... Je lui en veux pas mais...ça me fait mal. Que tout ce que moi j'ai fait depuis des années, bah... ça compte pas. Qu'il veuille même pas essayer, au moins pour me faire plaisir...

J'espère oui...

Je m'approche du bord de l'eau, et lui rends rapidement son baiser avant d'exagérer un peu mon baillement. Je lui souhaite rapidement bonne nuit et retourne vers le feu pour ramasser toutes mes affaires avant de tourner les talons. A peine remonté la pente qui mène à la plage, je vois qu'il est déjà même plus là. Je serre les dents et ouvre enfin le chalet, balançant tout dans un coin avant de m'écrouler sur mon lit, gardant juste mon tshirt et mon caleçon. Et je m'endors en ruminant ce qui vient de se passer ce soir.

Le lendemain, quand j'ouvre les yeux, il est déjà tard. Presque midi. Bon, après l'interruption du milieu de la nuit, pas étonnant que j'aie besoin de récupérer. Et bizarrement, je traîne un peu pour me préparer. En temps normal j'expédie tout pour retrouver Steve le plus vite possible mais là...j'ai aussi envie qu'il m'attende, un peu. Lui montrer que... je sais pas, c'est sûrement con, mais que...ben qu'il sache ce que c'est d'une certaine façon de...merde je sais même pas vraiment. Juste pas lui faire le plaisir de débarquer à peine levé. Je prends ma douche, je mange mes céréales devant un cartoon. Je pioche ensuite des fringues propres dans mon sac à dos, et m'allume une clope avant de descendre jusqu'à la plage, cherchant Steve du regard.

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Mer 29 Avr - 23:33

Blue Scales

J'ouvre les yeux et je m'étire doucement, souriant doucement alors que le bout de ma nageoire me chatouille délicatement le nez. Eh. Je pousse un soupir avant de retourner à la surface, m'attendant à y trouver Buck, pour finalement me retrouver en tête-à-tête avec la plage complètement déserte. Je fronce les sourcils avant de me mâchonner la lèvre. C'est pas normal, d'habitude il est là avant moi. Et là... Non, mais il ne devrait pas tarder... Je retourne sous l'eau, quelque peu inquiet. Après tout, hier il semblait vraiment déçu que je ne conserve pas mes jambes et que je ne reste pas avec lui.. Pire il avait l'air triste. Peut-être que j'aurais dû faire un effort pour lui. Après tout, lui vient me voir souvent, et il est toujours dans l'eau avec moi... Oh si ça ce trouve.. Je l'ai blessé en ne voulant pas rester avec lui. Et c'est pour ça qu'il n'est pas là... Parce qu'il est fâché contre moi, pire, peut-être qu'il ne veut plus me voir... Oh non. Paniqué je remonte une fois de plus à la surface, cédant à mes angoisses alors que je vois qu'il n'est toujours pas là. Oh mais qu'est-ce que j'ai fais ? Pendant de longues minutes je panique comme un idiot avant de finalement entendre ses pas sur le sable. Et pour une fois, je n'attends pas qu'il me siffle ou qu'il m'appelle pour me ruer sur lui. Non. D'un coup je jaillis hors de l'eau, lui sautant au cou alors que je me confonds en excuses et autres.

« Oh Buck, je.. Je suis désolé, je ne voulais pas te décevoir. J'avais peur et tout... Mais j'aurais pas dû te faire ça, j'aurais dû rester sur la plage avec toi... Je suis le pire des ondins de toute la création... Le pire de tous. Je suis désolé... »

Je ne cesse de m'excuser, ne lui laissant pas vraiment le loisir d'en placer une alors qu'allongé sur lui dans le sable, le nez dans son cou et ma nageoire ferment enroulé autour de sa jambe, je suis là à chouiner parce que je m'en veux de lui avoir fait ça. À lui qui prend toujours le temps de venir me voir alors qu'il pourrait rester avec les autres humains, et me laisser complètement seul. Entre deux excuses, je commence à déposer des baisers dans son cou, espérant qu'il comprenne pas ce geste à quel point je tiens à lui, à quel point j'ai envie qu'il reste avec moi. Je dépose d'abord mes lèvres non loin de son oreille avant de descendre jusqu'à son T-shirt, puis je pose mon menton sur son torse, croisant son regard alors que mains caressent doucement sa peau.

« Est-ce que tu me pardonnes ? »

Au fond j'ai peur qu'il me dise non. Qu'il me dise que c'est terminé, qu'il ne viendra plus et qu'il va me laisser tout seul dans l'océan, simplement parce que j'ai eu la trouille hier et que je n'osais pas le suivre jusqu'au chalet. Et il aurait raison. C'est à cause de moi qu'il est coincé ici... Avant, je pensais que je ne pouvais pas sortir de l'eau, mais maintenant je sais que je peux... Alors pourquoi ne pas le suivre et tout abandonner ? Parce que j'ai peur. C'est si... Nouveau pour moi, et même si Buck me dit qu'il comprend... Je n'ai pas pu ignorer la déception et la tristesse dans son regard. Lui aurait aimé me garder avec lui... Sur la plage. Je soutiens son regard alors que du bout des doigts je caresse doucement sa peau et alors que je m'apprête à m'excuser une fois de plus, voilà que je sens quelque chose d'étrange contre ma nageoire. Quelque chose de... Euh... dur ? Je fronce les sourcils avant de me relever quelque peu, dérangé par cette pression contre mes écaille, je déroule rapidement ma nageoire de sa jambe avant de constater que cela vient de lui. Mon regard se pose sur la bosse dans son pantalon et curieux, je viens y poser ma main, tâtant le renflement entre ses jambes. C'est bizarre... C'était pas là y'a quelques instants...  On dirait... Comme une piqure de méduse ou quoi... Je me fige. Oh. Il a dû se faire piquer.

« Buck ? Je veux pas t'affoler, mais je crois que... Enfin... Y'a un truc pas normal, et on dirait que tu t'es fait piquer par une méduse... Je vais m'occuper d'aspirer le venin. Attends, bouge pas... »

Je commence à tenter de défaire son pantalon, ne cherchant qu'à l'aider mais voilà qu'il s'agite, essayant même de me repousser. Je fronce les sourcils en le voyant rougir alors qu'il m'empêche de la toucher.

« Mais... Ça doit te faire affreusement mal ! Laisse-moi t'aider ! »

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Jeu 30 Avr - 9:35

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Je suis encore un peu fâché, mais moins qu'hier. Un peu moins. Je sais que Steve ferait rien pour me faire chier, ou me faire souffrir... C'est juste que... je sais pas. J'aimerais bien qu'il comprenne que... que je compte pas passe ma vie sur ce bac à sable...surtout qu'on sait qu'il peut avoir des jambes quand même! Mais bon je pense qu'il lui faudra du temps avant de se faire à l'idée. Espérons juste qu'il lui en faudra pas de trop...

Alors je descends jusqu'à la plage, et m'approche de l'eau tranquillement, sauf que j'ai même pas le temps de l'appeler, ou siffler, que je me retrouve avec mon ondin sur les bras, mais vraiment sur les bras, et que je bascule en arrière, retombant sur le sable.

Wow Steve doucement! Me fous pas la trouille comme ça!

Je sens sa nageoire qui s'enroule autour de ma jambe alors que mes fringues commencent déjà à être trempées à son contact. Par réflexe mes bras se referment autour de lui et je souris en l'entendant s'excuser. Il peut vraiment être adorable quand il veut...sale petit ondin... Ma main se perd dans ses cheveux trempés.

C'est rien... Je dis pas que j'ai pas été triste quand t'es allé te réfugier sous l'eau...et pour le reste. Mais si...si t'as besoin de temps jcomprends. Promets moi juste...d'essayer ok? Au moins un peu? Pour moi?

Sauf que pendant ses excuses, je le sens qui...oh mon dieu. Ses lèvres commencent à déposer des baisers dans mon cou, et je suis secoué de violents frissons. Wow... Et il continue, à moitié allongé sur moi, alors que je commence à avoir salement chaud d'un coup. Pourtant, je l'ai tenu contre moi des millions de fois et jamais encore... ça m'a fait...ça... Je respire plus vite et soupire de soulagement quand il s'arrête pour me regarder, avec ses yeux de chaton, et me demander si je lui pardonne.

Bien sûr...T'es mon ondin après tout!

Mais là je le vois baisser les yeux vers nos jambes, sans trop comprendre pourquoi, avant de se détacher un peu de moi, me regardant toujours, intrigué. Et là je comprends. Oh non. Oh non... C'est tellement honteux. La vache j'aurais jamais pensé qu'il...qu'il arriverait à...me mettre dans cet état-là et...la vache je me sens tellement con. Je tente de me redresser, histoire de cacher le truc le temps que ça se calme. A part que Steve a une toute autre vision de ce qui se passe. J'ai à peine le temps de réaliser que cet idiot tend déjà la main vers mon entrejambe et la pose dessus. Je suis presque figé sur place, le souffle court.

Steve, non. T'as pas de...

L'idiot continue, et la merveilleuse explication qu'il trouve au fait que j'ai la trique, c'est que je me suis fait piquer par une méduse. Mais comment? Comment dans ta petite tête d'ondin t'as réussi à en venir là? Je suis même pas allé à l'eau depuis hier et je suis habillé! Et je manque de tourner de l'oeil quand il me dit qu'il doit aspirer le venin pour que ça se calme. Seigneur c'est pas possible!

Steve, arrête c'est pas ce...

Il plonge vers mon entrejambe, et commence à vouloir déboutonner mon jean. Il est sérieux ce con, et sacrément déterminé. Au point que pendant une seconde j'ai très salement pensé à le laisser continuer...avant de me gifler mentalement. Non mais Buck t'as pas honte? Sérieusement? Il y connaît rien! C'est pas comme si... Non faut arrêter ça tout de suite. Je lui chope les poignets et me redresse pour me retrouver assis sur le sable.

Steve! Je...c'est...c'est pas une piqûre de méduse...

Il relève le museau vers moi et je vois qu'il est encore une fois complètement perdu par rapport à quelque chose que j'ai pu lui dire. Pourquoi c'est à moi de tout lui expliquer hein? Bon... Je reprends d'une voix douce, mais pas vraiment assurée.

Ce...ce qui se passe c'est que parfois...chez les humains...

Oh putain c'est tellement honteux...

Quand...enfin quand ce qui m'arrive se passe c'est pour montrer qu'on... qu'on est excité par...quelqu'un...

Il a l'air toujours perdu. Bon...ben j'ai pas le choix. On doit y aller franchement.

Qu'on...qu'on a envie de se reproduire avec lui si tu préfères...

Et là j'ai envie de me terrer sous le sable, rouge de honte.

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Jeu 30 Avr - 12:42

Blue Scales

Un sourire se dessine sur mes lèvres alors qu'il m'avoue qu'il me pardonne. Alors quand il me demande si je veux bien essayer de sortir un peu de l'eau pour lui, je hoche vigoureusement de la tête, lui assurant que je veux bien réessayer. Un peu. Parce que je n'ai pas envie de le rendre triste, et je ne veux plus lire de la déception dans ses yeux. Et puis... Bon. C'était pas si terrible que ça que d'avoir des jambes. Alors je lui promets de faire un effort, juste pour lui... Et alors qu'il me rassure en me disant, que oui, il me pardonne, voilà que je sens quelque chose contre mes écailles. Enfin plutôt, disons que quelque chose appuie sur ma nageoire. Je fronce les sourcils alors que je remue contre lui, soudainement dans une position bien inconfortable. Je me recule quelque peu pour observer l'étrange bosse dans son pantalon. Hm. J'observe le renflement sans trop comprendre avant d'y poser mes doigts, tâtant quelque peu. C'est étrange, c'était pas là y'a cinq minute... Et au bout d'une petite seconde de réflexion j'en viens à la conclusion qu'il a dû se faire piquer. Je tente de le rassurer avant de commencer à déboutonner son pantalon, mais voilà que ce dernier tente de m'en empêcher au moment où je me penche vers lui. Ses mains se referment sur mes poignets alors qu'il m'assure que ce n'est pas ce que je crois. Je fronce les sourcils alors que je croise à nouveau son regard, agitant le bout de ma nageoire.

« Pourtant ça y ressemble... C'est tout enflé et tout... »

Je l'observe une seconde avant qu'il ne commence à me dire que c'est un truc d'humain. Je hausse un sourcil. Quoi ? Il fait une réaction à un truc ? Oh... Si ça ce trouve il supporte plus de me toucher, rapport aux écailles et tout... Mais la suite de sa phrase me laisse avec une moue d'incompréhension. Ça arrive quand ils sont excités par quelqu'un ? Hein ? Genre... Quand ils sont content d'être avec quelqu'un ? Mais ça lui était jamais arrivé avant... Attends, c'est bizarre... Voyant que je ne semble pas comprendre ce qu'il me raconte, il reprend. Et là, je comprends. A tel point que je sens mes joues s'enflammer alors que mes yeux glissent bien malgré moi vers son entrejambe. Oh. Alors c'est ça. Gêné je me tortille sur le sable, mon regard passant de la bosse dans son pantalon à son regard. Ça arrive... Quand il veut se reproduire avec un autre humain... Seulement... J'suis un ondin...

« Et... Euh... Enfin.... Est-ce que ça veut dire que... Tu veux te reproduire avec moi ? »

D'une voix toute hésitante je lui pose la question alors que je n'ose plus trop croiser son regard. Peut-être parce que j'ai peur de sa réponse. Dans le fond... Je ne sais même pas si les rapports entre humains et ondins sont possible... Enfin, pour être franc, c'est à peine si je sais comment ça se passe entre les membres de ma propre espèce... Alors. Je hausse vaguement d'une épaule avant de reprendre, bafouillant quelque peu.

« Non parce que... Si tu veux... Moi je ne serais pas contre le fait de me reproduire avec toi... J'aime déjà beaucoup quand on fait des trucs d'humains tout les deux... Genre, s'embrasser et quand tu me prends dans tes bras... Et comme j'ai cru comprendre que c'était dans votre parade amoureuse et tout... Enfin... »

Je rougis à nouveau... Si ça ce trouve, c'est pas du tout ça et je raconte n'importe quoi. Si ça ce trouve il ne veut pas. De toute façon je n'y comprends rien... Je veux dire, chez nous, c'est « normalement » assez simple, genre faut attendre la bonne période et tout... Puis paraît qu'après ça se fait tout seul. 'Fin c'est ce que les autres disent. Moi je n'en sais rien. Je dois pas être assez grand. Je lève doucement le nez vers lui, croisant à grand peine son regard alors que je remue nerveusement ma nageoire.

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Ven 1 Mai - 16:41

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Je suis content et rassuré. Steve, mon Steve, s'est excusé, et rien qu'à le voir comme ça, contre moi, avec son regard suppliant, ce qui m'avait énervé est vite oublié. C'est rien de grave, c'est sûr, même si ça m'a fait mal. Que sa trouille surpasse le fait de pouvoir faire des trucs avec moi. C'est mon meilleur copain après tout! Et c'est normal que j'aie envie de lui montrer tout ce qu'il y a a en dehors de cette fichue plage! Mais après c'est Steve. Il suffit qu'il me promette d'y réfléchir et d'essayer pour que ça me suffise. Enfin pour l'instant. Et puis on a le temps. De toute façon il faut d'abord qu'on fasse d'autres tests pour vérifier que ses écailles reviennent bien à chaque fois. Et aussi au bout de combien de temps. Va falloir que je pense à apporter un calepin et un chronomètre, histoire d'être sûr.

Il continue à me câliner pour se faire pardonner, un peu comme Twinkles, notre chat, quand il veut sa pâtée. Sauf que...sauf que de le sentir contre moi, à m'embrasser, ses mains qui glissent sur ma peau comme ça pour la première fois. Oh bordel. Oh bordel ça devrait pas me faire cet effet là. Parce qu'autant j'aime quand on s'embrasse, j'aime quand on se prend dans les bras mais là...là c'est comme Jessica qui m'avait collée contre un mur après le cours de gym et qui avait mis ses mains sous mon tshirt. Et le pire, parce qu'il y a du pire là où je pensais que c'était plus possible, c'est quand l'autre tend la main pour...me toucher. Pensant que c'est une piqûre de méduse. Si ça avait pas été aussi gênant je crois que je l'aurais embrassé tellement je trouve ça mignon. Mais là...je couine presque en sentant sa main qui appuie sur... Et comme si c'était pas assez, et même si j'essaie de l'arrêter, il se met en tête d'aller soigner ça. En commençant à me déboutonner. Je crois que je veux mourir. Et en même temps une partie de mon cerveau un peu cassé me crie que ça serait pas si mal en fait. Et qu'il en a envie.

Mais...mais non. Je peux pas. Je peux pas avec lui. Alors ouais, c'est sûr qu'on s'embrasse et on se câline, alors qu'aucun type de mon âge fait ça avec un pote, mais...mais j'ai jamais pensé à... à plus que ça. A part aujourd'hui. Quand il a sorti le grand jeu. Dans l'idée. Pourquoi? Parce que moi je sais ce que ça veut dire, d'aller plus loin. Je suis pas con. Même si c'est mal vu, certains copains en parlent. Lui...lui il sait pas. Lui il est trop innocent. Et comme à chaque fois je dois lui expliquer. Et je dois y aller franchement, parce que sinon les subtilités du monde humain...pas possible. C'est cru et un peu brutal, et j'imagine bien qu'il sera horrifié. J'ai peur qu'il ait l'impression que je veux profiter de lui. Que je le vois juste...comme...comme ça quoi. Alors que pas du tout.

Ouais Steve...ce...ce que t'as fait...ça...m'a donné envie de me reproduire avec toi...

Sauf qu'au lieu de s'énerver, ou d'être dégouté, je le vois qui hausse les épaules, avant de continuer comme si c'était le truc le plus normal du monde. Limite pas plus surprenant que si je lui avais filé une liste de courses. Et je manque de m'étouffer quand il me sort qu'au final, ça lui déplairait pas qu'on se "reproduise". Wow. Ben ça... je crois que c'est bien le dernier truc au monde que je m'attendais à voir sortir de sa bouche. Dans un sens je suis heureux, parce que...ça me dirait bien, moi aussi. Et que ce qui s'est passé montre que...que j'en ai envie. Mais... je peux pas. J'avance ma main vers lui et lui caresse le visage.

Steve non...on peut pas. Déjà...il faut avoir des jambes et ensuite...c'est pas du tout comme tu l'imagines. Et je veux pas...que t'aies l'impression que...que je t'ai trompé. Ou menti. Ou que jme suis servi de toi. Ok?

Au final, notre discussion sur le sujet s'est arrêtée là, et on en a plus reparlé jusqu'à l'été de mes dix-huit ans. Diplôme en poche j'avais sauté dans la vieille Ford, qui tirait bientôt sur la fin de sa vie, balancé mon sac à dos sur le siège passager et j'avais filé au chalet. Je voulais raconter à Steve que j'avais trouvé un patron à San Francisco qui allait m'apprendre le métier d'ébéniste, et que je m'étais trouvé un appart, entre autres. Je suis tellement impatient pour tout ça! Et puis à San Francisco y'a la mer aussi! A condition qu'il décide de traîner dans cette zone-là de la côte. Enfin, je vais lui en parler. Je gare la voiture et descends jusqu'à la plage. En partant je lui avais dit que je serais là le 04/07, et je souris en le voyant assis sur le sable, avec un jean à moi, et un tshirt. Il flotte dedans, et est vraiment adorable comme ça.

Depuis deux ans, il a commencé à s'habituer à ses jambes. Il reste dehors de plus en plus longtemps, il peut marcher, et même courir. Mais il a pas encore osé quitter la plage. Alors bon, même si c'est toujours le même paysage, au moins on a pu faire d'autres trucs sur la terre ferme.

Hey l'ondin!

Je lui souris, et je me mets à rire quand il se relève du sable, chancelle encore un peu dans son pull trop large, et commence à courir vers moi. J'écarte mes bras comme d'habitude et l'attrape au vol quand il me saute au cou. Une main le tient contre moi pendant que l'autre se perd dans ses cheveux, et je l'embrasse tendrement.

Je suis content de te voir. Comme toujours...

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Ven 1 Mai - 21:15

Blue Scales

Il tend doucement la main et vient caresser ma joue, alors que d'un air presque triste il m'explique, que non, ce n'est pas possible. Qu'il faudrait pour cela que j'ai des jambes et que ce n'est pas ce que je m'imagine... Mais au fond, je m'imagine quoi ? Que c'est une sorte de câlin, dans le genre qu'on se fait tout le temps avec Buck ? Genre... On s'entrelace très fort en s'embrassant... Ouais. J'imagine ça comme ça en fait. Mais bon, la question ne se pose pas vraiment, vu que ce n'est pas possible... À cause de ma nageoire. Faudrait que je sorte de l'eau et tout... Mais même, il me dit qu'il ne veut pas. Soit-disant pour pas que j'ai l'impression qu'il m'a menti ou quoi. Je lève doucement les yeux et lui adresse un sourire presque triste.

« D'accord. »

*
On en avait jamais reparlé, de cette histoire d'accouplement. En presque deux ans, aucun de nous deux n'osait ou ne voulait en parler avec l'autre. Je ne dis pas que ça ne me travaillait pas, mais Buck avait été assez clair, tant que je n'aurais pas des jambes et qu'il ne changera pas d'avis... Ça n'arrivera pas. Alors je m'étais fais à cette idée. Après tout, il venait toujours m'embrasser, me prenait toujours dans ses bras, et au fond, c'est tout ce qui importait pour moi. Que je reste son ondin. En deux ans, j'avais aussi finis par accepter l'idée de sortir de l'eau et de passer du temps sur la plage avec lui... Comme si j'étais un simple humain. Et étrangement, même si au début j'avais toujours peur du changement, j'ai finis par apprécier d'avoir des jambes, parce qu'une fois qu'on savait s'en servir... C'était cool de pouvoir sentir le sable chaud contre sa peau, les vagues qui viennent vous caresser les orteils... Toutes ses petites choses que je soupçonnais pas... Ouais, je les apprécie désormais.

Bon, je ne dis pas que ça a été facile. Plusieurs fois, on avait passés des après-midis à faire des tests,  histoire d'être sûr que mes écailles revenaient bien à chaque fois que je retournais dans l'eau, à voir le temps que je mettais à changer et tout... Et à chaque fois, j'étais soulagé de constater que tout se passer bien. Même très bien. Buck était toujours là pour moi, pour me rassurer... Et puis je sentais que plus je faisais d'effort pour être avec lui hors de l'eau, plus il semblait heureux. Car bon, faut se mettre à sa place, cela fait des années qu'il vient tout les étés pour me voir, et on ne quitte jamais la crique. À cause de moi... Et maintenant qu'il sait que je peux avoir des jambes et que je peux quitter l'eau... Je comprends qu'il ait envie qu'on quitte cette plage, et puis étrangement, plus je passe de temps avec lui hors de l'eau, plus j'ai envie qu'il me montre toutes ses choses dont il me parle.

Alors c'est vrai qu'en deux ans, j'ai finis par m'habituer à tout cela, et même à apprécier porter les vêtements qu'il m'a donné, histoire que je ne reste pas complètement nu sans mes écailles. Bon, je dois avouer que j'étais assez embêté pour les conserver au début, parce que toutes mes cachettes étant sous l'eau... Pour les garder au sec, ou même à l'abri du sable, ce n'était pas chose aisé. Heureusement Buck a finit par trouver une solution, m'apportant un sac dans lequel ranger le pull, le T-shirt et le pantalon qu'il m'a offert.

Je regarde mes écailles disparaître, alors qu'assis dans le sable, mon pull déjà enfilé, je glisse une main dans mes cheveux humides. J'ai un frisson alors que je récupère enfin des jambes. J'ai beau m'être habitué au changement, la sensation reste étrange... Dérangeante sans être douloureuse... Mais juste, particulière. Je jette un autre regard à ma montre avant de me décider à enfiler mon pantalon, poussant un soupir alors que je regarde la mer face à moi. C'est tellement étrange d'être hors de l'eau... Et de l'attendre comme ça, sans nageoire, ni rien, juste emmitouflé dans un des ses pulls. Je sursaute presque quand je l'entends m'appeler, laissant un franc sourire se dessiner sur mes lèvres. Je me relève tant bien que mal, chancelant un peu alors que je me bats avec son pull bien trop grand pour moi, retroussant les manches du mieux que je peux avant de courir jusqu'à lui. Comme à mon habitude je me jette à son cou, entourant sa taille de mes jambes. Je lui rends son baiser avec joie, avant de le regarder, un immense sourire sur les lèvres.

« Je le suis aussi... Tu m'avais manqué... »

Je croise son regard et m'y perds le temps d'une petite minute avant d'esquisser un rire, déposant un rapide baiser sur ses lèvres.

« Alors ! Qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui ? Un puzzle ? Tu veux qu'on lise un truc tout les deux ? »

Je glisse doucement hors de ses bras alors qu'il m'avoue être assez crevé, et qu'il ne serait pas contre le fait qu'on s'allonge tout les deux dans le sable. Je hoche doucement de la tête alors qu'il étale une serviette par terre, et sans même lui poser la question je viens m'allonger à ses côtés, posant ma tête sur son épaule. Immédiatement je sens son bras enlacer ma taille et je ne peux que me serrer une peu plus contre lui, venant déposer de légers baisers sur sa peau. Chose que je sais qu'il adore. Je sens sa peau frémir sous mes lèvres alors qu'il vient à son tour m'embrasser, échangeant avec moi un long baiser. Et l'air de rien, nos mains viennent se glisser sous le haut de l'autre. Du bout des doigts je caresse doucement sa peau, alors que nos lèvres se séparent à peine, juste assez longtemps pour que l'on prenne le temps de reprendre notre souffle. Je trace doucement les lignes de son corps, descendant lentement... Et quand j'en arrive à son pantalon, comme d'habitude il m'arrête. Je fronce les sourcils.

« Pourquoi... ? »

Je souffle doucement contre ses lèvres alors je trace des cercles sur la peau tiède de son ventre, quelque peu frustré qu'il n'arrête pas de m'arrête à ce moment-là dans notre étreinte . À chaque fois c'est pareil... J'ai le droit de l'embrasser, de le caresser partout... Mais dès que j'essaye de glisser des doigts dans son pantalon, voilà qu'il m'arrête brusquement... Et je me doute que cela a à voir avec cette histoire d'accouplement entre humains... Mais, j'ai des jambes maintenant, et... J'en ai envie. Mon souffle se mélange doucement au sien alors que je le regarde, attendant avec une certaine fébrilité sa réponse...

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Ven 1 Mai - 22:49

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Mon ondin. Mon ondin qui peut avoir des jambes. Et moi qui ai eu le permis. Deux nouvelles qui sont tombées en même temps et qui ont bien changé le cours de nos vies. Pour moi parce que d'une, je peux venir voir Steve beaucoup plus souvent. A chaque vacances j'essaie de passer quelques jours, et de temps en temps le week end. Un sur deux ou un sur trois, en fonction du boulot que j'ai au lycée, de la disponibilité de la voiture, et aussi de mon argent pour le plein. Au début, avec ces histoires de week end seul au chalet, ma mère était méfiante. Elle avait peur que je me serve de leur précieuse maison de vacances pour organiser des orgies ou je sais pas trop quoi, le genre de grosses fêtes qu'on voit dans les films qui ruinent la maison. Et elle a envoyé quelques voisins jeter un coup d'oeil pour voir si une bande de sauvages était pas en train de saccager le salon. Comme elle a jamais eu de retour, elle a fini par conclure que j'aimais juste bien être seul là-bas, ou que je devais avoir quelques copains sur place avec qui je faisais des trucs tranquilles. Et que je sombrais pas dans la débauche. Je crois même qu'elle a soupçonné une fille aussi à un moment.

Mais les inspections de tshirts à la recherche de rouge à lèvres ou parfum de fille ont vite échoué. Et ça me fait rire quand je pense à ce qu'elle se doute de rien. Mais alors vraiment de rien... Et je peux pas lui en vouloir. Je me vois mal lui balancer ''Non mais maman, si je me tape autant de route et squatte seul dans un chalet vieillot, c'est parce que mon meilleur pote, qui est un ondin, squatte la plage juste en bas de la maison...mais il est sympa hein. Vous devriez le rencontrer, il vous pêchera surement des harengs." La crise. Ou l'asile. Ou les deux.

Et les jambes ensuite... Nouveau, c'est sûr. Plein de promesses au début, mais mon enthousiasme s'est vite cassé la gueule face à la trouille de Steve. On est pas allés bien loin tout les deux, et j'ai pas vraiment pu réaliser au moins un des ''trucs d'humain'' que je voulais faire avec lui. Bon...dans tout ça, maintenant il sait marcher, et même courir, et il a l'habitude de porter des vêtements. Rien qu'au cas où quelqu'un se pointerait alors qu'on est là, et qu'il s'étonne pas de voir un petit gringalet le moineau à l'air. C'est marrant comme le temps passe. Dix ans ou presque qu'on s'est rencontrés. En tout cas c'est le dixième été qu'on passe tous les deux. Je me rappelle du premier jour, quand je lui ai fait découvrir les sandwiches de maman et la limonade... Maintenant c'est un ondin adorable mais un peu petit, et moi j'ai eu une bourse d'études à cause de ma super saison dans l'équipe de natation, j'ai eu mon diplôme et je vais rentrer dans une école d'ébénisterie, avec un patron, et je vais habiter tout seul. Le début de la vie de grand!

J'arrive et je souris en le voyant perdu dans mes fringues. Mon Steve, on dirait un moineau ébouriffé comme ça. Je le serre longtemps contre moi, l'embrassant tendrement comme d'habitude entre nous. Il me demande ce que j'ai prévu et je soupire contre ses lèvres.

Laisse-moi me poser un peu...la route est longue et la journée bien remplie... On verra après d'accord?

Je remonte vite fait chercher ce que j'ai ramené avec moi, la grande couverture et la caisse de trucs à manger pour le dîner. Je me laisse retomber sur la couverture en soupirant avant de tendre les bras à Steve, qui vient se blottir contre moi. Je ferme les yeux, avec un sourire idiot aux lèvres quand je le sens commencer à m'embrasser dans le cou. Ca me colle des frissons à chaque fois et il le sait le sale petit maquereau... Pour la peine je le fais glisser sous moi et commence à l'embrasser longtemps, une main caressant sa tignasse en bataille. Petit à petit je sens les petites mains de Steve glisser sous le tissu et caresser ma peau. Nouveau frissons. A force, on sait exactement ce qui plaît à l'autre... Pendant un long moment on reste comme ça, jusqu'à ce que la main de Steve se pose sur la boucle de ma ceinture. Et comme à chaque fois je l'arrête, le souffle court.

Doucement... Tu veux manger? J'...

Sa question me bloque. Je m'attendais pas à ça. Pourtant je lui ai expliqué... La vache...c'est dur de lui dire non. De pas lui dire que j'en ai envie aussi...depuis des mois, depuis plus d'une année... Il faut pas.

Steve je...je t'ai déjà expliqué... Je veux pas te faire de mal et je veux pas que tu m'en veuilles... T'es tellement innocent...je...je m'en voudrais si on le faisait et si tu...et si tu regrettais...

C'est ça. Je m'en voudrais à mort si, quand on l'aura fait, quand je le regarderai, le souffle court, il me repousse en me disant qu'il aurait préféré pas le faire. Ou que je lui ai fait du mal. Simplement penser à ça c'est...c'est pas possible. Je veux pas qu'il disparaisse de mon monde à cause de ça. Même si j'en crève d'envie. Même si ça fait des mois qu'à chaque fois qu'il me touche, la seule envie que j'ai c'est de l'embrasser, le serrer à l'étouffer, et partager ça avec lui... Mais non. Je lui caresse doucement la joue, frissonnant sous sa main sur mon ventre.

Y'aura le feu d'artifice ce soir... J'ai ramené des trucs à manger et... on pourra dîner en regardant le spectacle. T'en dis quoi?

Je souris, le regardant toujours allongé contre moi.

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Sam 2 Mai - 18:49

Blue Scales

Mes doigts effleurent doucement la peau tiède de son ventre alors que mon regard se perd dans le sien. Il m'arrête toujours au même moment dans nos étreintes, celui où je laisse mes doigts glisser sur ses hanches et que je cherche à défaire la boucle de sa ceinture. Soit en me repoussant gentiment, soit en attrapant mes mains pour les mettre ailleurs, ou simplement en me disant qu'on pourrait faire quelque chose d'autre. Et d'habitude je ne dis rien, mais aujourd'hui... Je ne sais pas... Peut-être que j'ai envie de comprendre. Je me souviens qu'avant il ne voulait pas parce qu'avec ma nageoire ce n'était pas possible, et puis, il ne voulait pas me forcer à le faire... Et je comprends. Mais maintenant... J'ai des jambes, et... Et j'ai envie de faire avec lui. Alors certes, j'y connais rien et je pense qu'en matière d'accouplement humain va falloir que je m'en remette complètement à lui, mais je suis prêt à le faire... Parce que j'en ai envie. Avec lui. Seulement rien de tout ça ne traverse mes lèvres, non, à la place je reste silencieux, perdant mon regard dans le sien alors que doucement il m'explique qu'il ne veut pas me faire de mal, que je suis trop innocent... Et qu'il s'en voudrait si je regrettais quoi que ce soit. J'esquisse un sourire triste avant de lentement venir caresser sa joue.

« Je sais... Je sais... »

Je baisse quelque peu les yeux, n'osant plus croiser son regard. Que dirait-il si je lui disais que j'ai envie de lui ? Que j'ai envie d'essayer... ? Peut-être qu'il aurait toujours autant peur de me faire mal. Au fond, je n'en sais rien. Je dépose un rapide baiser sur ses lèvres avant de lui sourire alors qu'il me parle de regarder le feu d'artifice tout les deux, en partageant un repas. Je hoche gentiment la tête alors que toujours allongé contre lui, je me permets un soupir, mes doigts jouant toujours avec les cheveux dans sa nuque.

« Hm... Ça dépend... T'as des sandwiches ou pas ? »

J'ai un rire quand il commence à me chatouiller en me traitant de sale ondin. Sous ses doigts je gigote, laissant mon rire sonner à ses oreilles alors que je tente de m'échapper. Et rapidement on en vient à se chamailler sur la couverture, comme on le faisait quand on était gosse... Je finis par me rendre, à tenter de retrouver mon souffle alors qu'un sourire reste accroché à mes lèvres et puis, plus je me perds dans son regard, plus ses mots tournent et tournent dans mon esprit... Au point que j'en viens à pincer les lèvres.

« Tu sais... J'en ai envie... Je... Je comprends que tu aies peur de me faire mal ou quoi... Et je sais que j'y connais rien... Mais... Si tu me montre pas un peu ce que c'est... Je pourrais jamais te dire ce qu'il en est... »

Je croise une dernière fois son regard avant de poser mon front contre le sien, caressant lentement sa nuque. Sous mes doigts, je ne peux que ressentir la tiédeur de sa peau, alors que vêtu de son pull je frissonne doucement entre ses bras. J'hésite une seconde avant de revenir l'embrasser, plus tendrement, alors que je me serre tout contre lui, le cœur battant. Et lentement nous reprenons cette étreinte, à nouveau nos souffles se mélangent alors que sous mes doigts je sens des frissons parcourir sa peau. Son cœur cogne doucement sous le passage fugace de ma paume sur son torse, alors que je prends à peine le temps de reprendre mon souffle entre deux baisers. Et doucement, tout recommence, ses mains se perdent sous mon pull bien trop grand et caressent ma peau, laissant mon corps entier parcourut de longs frissons qui dévalent le long de mon échine. Je soupir contre ses lèvres alors que je trace du bout des doigts les muscles de son dos, avant de venir embrasser sa gorge. L'air de rien mes mains atteignent ses hanches et doucement je sens à nouveau le métal froid de sa boucle de ceinture sous mes doigts. Lentement je commence à la défaire, et pour une fois, il ne tente pas de m'arrêter. Non. Pour une fois il ne me repousse pas, il me laisse faire. Un soupir m'échappe alors qu'il me mordille le lobe de l'oreille, tandis que je finis de défaire sa ceinture, ouvrant désormais son jean, pour y glisser une main. Et alors que je découvre cette peau plus fine, plus chaude, voilà que j'hésite. Enfin plutôt, que je ne sais que faire. Mes caresses se font plus maladroites, plus incertaines... Le temps d'un instant je croise à nouveau le regarde de Buck, le souffle court et les lèvres légèrement entrouvertes. Incapable de lui demander à haute voix, qu'il me montre quoi faire, je me contente de le regarder, mes doigts toujours dans son caleçon.

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Dim 3 Mai - 13:13

Blue Scales
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Je respire un peu mieux quand il se détache de moi et que je change de sujet. Même si je déteste voir sa mine triste. Mais je préfère encore ça que trahir sa confiance. Qu'il veuille plus jamais me voir parce que je lui aurais fait du mal. Je pourrais pas. Je pourrais pas parce qu'il compte trop pour moi. Parce que je vois pas ma vie sans lui en fait. Et avant aujourd'hui, je m'en étais même pas rendu compte. Enfin, je m'étais pas rendu compte que j'avais tellement peur de le perdre.

Je le garde contre moi quand on parle d'autre chose, à savoir du dîner pendant le feu d'artifice, et je souris quand je l'entends me demander de sa petite voix s'il y aura des sandwiches. Je suis faussement choqué et mes doigts commencent à se poser sur ses côtes.

Moi qui pensais que c'était d'être avec moi le plus important! Nan tout ce qui t'intéresse c'est la bouffe! Sale ondin intéressé!

Je commence à le chatouiller et je me mets à rire en entendant le sien, léger, un rire de gosse, qui envahit la plage. Il se débat entre mes bras, mais je suis plus grand et plus fort que lui, et il a juste aucune chance et au bout de quelques secondes il me supplie d'arrêter. Mes mains se posent sur la couverture, alors que je suis à moitié allongé sur lui, et je finis par déposer un baiser dans ses cheveux en bataille.

Evidemment! Ceux de ma mère en plus! Tes préférés...

Il vient m'embrasser, et je glisse ma main dans sa nuque pendant que ma bouche caresse la sienne, lentement. Et il rompt le baiser, avant de me regarder longtemps sans rien dire. Je caresse doucement son visage, et je sens très bien que quelque chose va pas. Ou le travaille. Depuis le temps, je lis en lui comme un livre ouvert... Et juste quand j'allais lui demander de m'expliquer il balance tout. Je l'écoute, surpris et en même temps...perdu. Il a raison... Peut-être que j'ai trop voulu le protéger...je sais pas... Je me glisse un peu plus sur lui, et avant que je réponde, ou...sans que j'ai même besoin de répondre, il revient m'embrasser. Mon souffle s'accélère quand il se colle contre moi et que ses mains viennent explorer mon torse, sous le tshirt.

Oh et puis merde. Je lâche prise, pour cette nuit. Il a raison. Je sens déjà mon pantalon devenir trop serré alors que je murmure contre ses lèvres.

Si tu aimes pas...si je te fais mal...promets-moi de me le dire et j'arrête? D'accord?

Et je l'embrasse de nouveau. Bizarrement, à force d'avoir toujours arrêté avant que ça aille trop loin, d'avoir toujours calmé le jeu... je brûle d'envie pour lui maintenant que je sais...qu'on s'arrêtera pas cette nuit. J'ôte mon pull, restant torse nu, et gardant juste autour du cou le lien de cuir avec la vieille pièce qu'il m'avait ramenée un jour, avant de l'embrasser dans le cou, une main caressant son torse fin. Lui aussi respire vite, pas comme d'habitude. Je ferme les yeux quand c'est lui qui m'embrasse, pendant que ses petites mains s'attaquent à ma ceinture. Ouh... Je la sens céder, et je frémis quand la main de Steve se glisse dans mon caleçon. Oh putain... J'ai jamais eu autant envie de quelqu'un. Pas juste...de cul...mais...de lui. Mon dos s'arrondit alors que je me presse contre sa main, soupirant. Mais je le sens plus perdu alors j'ouvre les yeux et lui souris.

Attends...viens-là mon ondin...

J'attrape son pull, que j'enlève, et je fais de même avec son jean. Même si je me retiens de rire en voyant qu'il a encore une fois oublié de mettre un caleçon en-dessous. Il est complètement nu, et je vire tout aussi, avant de me rallonger contre lui. Je sens sa peau plus fraîche contre la mienne, et je commence lentement à l'embrasser dans le cou, pendant qu'une de mes mains se pose sur son membre. La première fois que je le vois avoir...la trique. Très doucement je fais courir ma main sur sa peau douce, avant de prendre sa main et la poser entre mes cuisses pour qu'il me rende la pareille.

Dis-moi si ça te plait pas...


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Dim 3 Mai - 16:03

Blue Scales

Pour seule réponse à sa question, je lui offre un léger hochement de tête alors qu'il vient à nouveau poser ses lèvres sur les miennes. Voilà que pour ce soir, il décide de me montrer ce que c'est, le temps de cette nuit il cède et accepte de... Enfin... De s'accoupler avec moi. Rien qu'à penser c'est étrange, lui qui ne cessait de me dire qu'il ne voulait pas, qu'il avait peur de me faire du mal ou quoi... Pourtant j'en avais envie... Et quand il retire son pull, je dois avouer que mon cœur s'affole doucement. Alors lentement je viens caresser sa peau, sentant son cœur s'affoler sous mes doigts tandis qu'un sourire se dessine sur mes lèvres quand du bout des doigts j'effleure la pièce autour de son cou. Je ferme les yeux alors qu'il vient embrasser ma gorge, m'arrachant un long soupir alors que mes mains se posent ses épaules et que mon corps entier ne semble vouloir qu'une chose : être contre le sien. Ses doigts parcourent mon torse tandis que je peine à respirer, étrangement j'ai l'impression d'être essoufflé, comme si j'avais nagé pendant des heures... Quand ses lèvres quittent ma gorge, je passe mes doigts autour du lien de cuir qui pend à son cou, l'attirant à moi pour l'embrasser, alors que j'en viens à doucement défaire la boucle de sa ceinture. Un soupir lui échappe alors que mes doigts découvre cette partie de son corps, cette peau plus fine, plus chaude... Seulement, c'est là que j'hésite et que mes caresses se font bien plus hésitantes... Le temps d'une seconde je sens son bassin presser contre la paume de ma main et je ne peux que rompre notre baiser et le regarder, lui demandant silencieusement « et maintenant ? »

Heureusement un sourire se dessine sur ses lèvres alors qu'il commence à retirer mon pull, je le laisse faire, frissonnant simplement alors que le tissu effleure ma peau. Puis il en vient à retirer mon jean, qu'il fait lentement glisser le long de mes jambes avant de l'envoyer rejoindre le pull dans le sable. Soudain je me sens si vulnérable, à être nu, tout contre lui, comme si je venais de quitter mes écaille pour la première fois. Un frisson secoue mes épaule alors qu'il se débarrasse à son tour de son pantalon. Et quand il revient m'étreindre, je frémis en sentant sa peau tiède effleurer la mienne. C'est si... Étrange et plaisant comme sensation. Un frisson dévale mon échine alors que je soupir contre sa peau, caressant avec envie son dos. Aussi lorsqu'il vient poser ses lèvres dans mon cou, je ne peux que lui offrir ma gorge, l'invitant à continuer... Et quand sa main vient caresser mon entrejambe, je me mords la lèvre pour ne pas gémir... Jusqu'au moment où il commence à me caresser, dans un mouvement langoureusement délicieux.  Un mouvement qui m'arrache de longs soupirs, qui me fait agripper ses cheveux... Et lorsqu'il attrape mon poignet pour venir la glisser entre ses cuisses, je me laisse faire, refermant presque timidement mes doigts autour de son membre. Ainsi lentement je tente de reproduire les caresses qu'il me prodigue, d'abord de manière hésitante avant d'arriver à trouver un rythme proche du siens. Seulement, quand je veux le rassurer et lui dire que j'aime ça... Tout ce qui m'échappe c'est un léger gémissement, un son qui moi-même me surprend. Quelque peu gêné je rougis avant de tenter à nouveau...

« Non... Je... Continue... »

Continue parce que je n'ai pas envie que cela s'arrête. Continue parce que j'en ai envie. Tant de mots qui ne traversent pas mes lèvres. Ma respiration se fait plus lourde alors que j'ai du mal à aligner trois pensées cohérentes. Mon être entier semble se consumer sous chacune de ses caresses et là où nos deux corps se rencontrent c'en est presque douloureux tant c'est plaisant. Je cambre quelque peu le dos, collant mon bassin à la paume de sa main alors que son prénom s'échappe d'entre mes lèvres,  chaque syllabes finissant en un léger gémissement. Mes lèvres se perdent dans son cou, alors que je soupir contre sa peau, gémissant toujours son prénom alors que mes caresses se font plus assurées, plus envieuses, plus passionnées.

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Lun 4 Mai - 20:10

Blue Scales
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J'en reviens pas. J'en reviens pas d'avoir cédé. Après plus d'un an et demie à m'interdir d'y penser. A m'interdir d'avoir envie de lui alors que j'en crève, j'en crève de le toucher, de l'embrasser, et que plus d'une fois j'avais tellement la fièvre que j'en avais mal. Et ce soir, après l'avoir repoussé encore alors que tout dans ma tête me hurlait de l'embrasser, il a suffi d'une question. D'une remarque. De Steve qui est Steve pour que j'envoie tout bouler. Parce qu'au final, c'est moi qui l'ai toujours vu plus faible qu'il est en vrai. Que je le protégeais plus qu'il était nécessaire. Après tout, il peut m'arrêter. Me dire s'il a mal. Si ça lui plait pas. J'ai rangé mes questions, mes doutes, ma trouille au placard, et je me laisse juste aller. A juste goûter le sel de ses lèvres, à sentir le sable dans ses cheveux et sur sa peau. Son odeur si particulière, et sa peau aux reflets étranges.

Il caresse ma peau, s'aventure sur mon torse, et ose explorer mon caleçon, mais je le sens hésiter, être un peu perdu. Alors je l'embrasse, je le caresse, je le rassure. Et je le deshabille. Pour la première fois en dix ans, on est nus l'un face à l'autre, et j'avoue qu'il me plait. J'aime son corps fin, les petits muscles de son torse, ses épaules étroites. Et dire qu'on a quasiment le même âge...et que je fais une tête de plus que lui, et bien dix, voire vingt kilos de plus... Rien que de le sentir contre moi, nu, sans rien qui nous sépare, ça me rend dingue. Mais je dois pas le brusquer. Je sais qu'il a connu que moi. Qu'il a embrassé que moi et... je crèverais plutôt que de savoir que je lui ai fait mal. Même si on s'approche de la torture, de devoir retenir encore plus longtemps ce que j'ai mis de côté pendant si longtemps...

Ma main vient le caresser, lentement, et je souris en le voyant terrassé par ce que fait ma main. Les siennes s'agrippent à mon dos, à ma nuque, pendant qu'il soupire, les yeux fermés, et la tête basculée en arrière. Profite...profite mon ondin... Pendant de longues secondes je le laisse découvrir ça, ce plaisir, avant de guider sa main entre mes cuisses. Je me fige en sentant sa petite main me serrer lentement, presque avec hésitation, et je respire plus lourdement quand il commence à faire doucement courir ses doigts sur moi. Et je soupire quand il essaie de m'imiter et suivre mon rythme. Oh la vache...oh la vache... On dirait que ça lui plait, vu les sons qui sortent de sa gorge, mais pour être sûr je demande dans un murmure. Et je me retiens de rire quand je l'entends gémir avant d'arriver à me répondre.

Je continue...

Pendant de longues secondes j'appuie mes caresses, j'embrasse son torse, ses épaules, sa gorge...avant de descendre. Mes lèvres glissent le long de son torse. Puis son ventre. Son nombril, où je fais courir ma langue tout en le regardant soupirer de plus en plus fort, et gémir de temps en temps. Mes lèvres viennent ensuite se poser plus bas, sur ses  cuisses, avant de le prendre en bouche. Je le sens se raidir, alors j'attrape une de ses mains, et je serre doucement ses doigts avant de jouer avec ma langue.

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Lun 4 Mai - 21:28

Blue Scales

J'ai du mal à comprendre ce qui m'arrive, à comprendre toute la subtilité de ses émotions et sensations qui naissent de part ses baisers et ses caresses. Sous le contact de ses doigts, ma peau me semble devenir brûlante alors que de longs frissons dévalent mon échine délicieusement courbé. Et sous ses baisers, j'entends mon cœur s'affoler tandis que mon souffle se fait plus court et que quelques gémissements s'échappent de mes lèvres entrouvertes, qui ne demandent qu'à retrouver les siennes. C'est si étrange, si nouveau.... Si plaisant. Et pour rien au monde je ne voudrais que tout cela cesse, pour rien au monde je ne voudrais qu'il arrête. Plus ses lèvres viennent se poser sur les miennes, et plus sa langue vient danser avec la mienne, plus j'en viens à soupirer son prénom contre sa peau qui semble brûlante par rapport à la mienne, qui reste étrangement fraîche. Alors je me serre encore plus contre lui, espérant inconsciemment qu'à son contact, je finirais par me réchauffer, par plus lui ressembler... Je ferme les yeux et m'abandonne à ses caresses, oubliant un instant tout ce qui m'entoure. J'en oublie le ronron des vagues au loin, le goût du sel sur ses lèvres, la texture du sable sur ma peau, la chaleur de la sienne... Tout s'évanouit au loin alors que je n'entends que les battements de mon cœur affolé et ses soupirs à mon oreille.

Pendant de longues minutes nous ne faisons qu'échanger de longues et langoureuses caresses, qui me laissent avec une respiration presque incertaine et le cœur en vrac. Je ne pensais pas... Que c'était comme ça... Que c'était aussi intense, aussi plaisant. Je pensais... Que c'était... Autrement. Un câlin, où l'on se serre très fort, le genre d'acte qui dur le temps d'un battement de cœur. Pas... Quelque chose d'aussi... Oh... Un gémissement m'échappe alors que je sens ses lèvres déposer de doux baisers sur l'intégralité de mon corps. Oh mon dieu. Ne t'arrêtes pas. Surtout pas. Jamais. Bon sang... Je peine à comprendre ce qui passe dans ma tête... Cette envie brûlante qu'il continue, qu'il aille plus loin semble être la seule chose qui anime l'intégralité de mon être, comme si, sous ses caresses je venais de céder à une pulsion  étrangère, qui me dévore littéralement de l'intérieur, me laissant complètement à la merci des baisers de mon humain. Une envie qui me fait cambrer le dos, qui me fait gémir, qui me pousse à mordiller sa peau avec passion. Je me cambre un peu plus alors que ses lèvres délaissent les miennes, se perdant sur mon torse puis mon ventre. Et je ne peux que soupirer lourdement lorsque je sens sa langue caresser la peau fine de mon estomac. La vache c'est... Un autre gémissement m'échappe alors que ses lèvres se posent sur mon aine, puis sur l'intérieur de ma cuisse. Et soudain, j'ai chaud... Vraiment chaud. Au point que je me demande si c'est normal d'être dans cet état... Jusqu'au moment où ses lèvres se referment.... Juste là... Entre mes cuisses. Je me raidis d'un coup, mes doigts se refermant sur la couverture alors qu'il commence à faire jouer de sa langue sur mon membre. Et là, c'est comme si je me sentais mourir sous ses caresses. Je n'entends presque plus que les battements affolés de mon cœur, alors qu'une bouffée de chaleur se répand dans mon corps. Je gémis son prénom alors qu'il vient attraper ma main, et immédiatement je viens broyer ses doigts tant j'aime les caresses qu'il me prodigue. Les muscles de mes cuisses se contractent au rythme de la danse de sa langue alors que j'hésite entre l'envie de resserrer mes cuisses autour de sa tête et laisser mes doigts se perdre dans ses cheveux. Alors ne sachant pas, je me perds et m'offre à lui, cambrant le dos de façon presque indécente alors qu'au milieu de mes gémissements, son prénom se fait doucement entendre.

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Mar 5 Mai - 16:44

Blue Scales
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Steve. Mon Steve. Mon ondin. Mon meilleur copain. Et maintenant...maintenant... c'est bizarre que ça me paraisse tellement normal. Que je sois tellement bien avec lui. Ptet que...que finalement...notre amitié...s'est transformée en...en autre chose depuis quelques temps déjà sans qu'on s'en rende compte. Enfin pour moi, parce que Steve, je sais pas s'il connaît le concept...d'être amoureux. Si ça existe chez eux. Enfin...je sais qu'il a jamais connu personne d'autre que moi depuis des années... Enfin bref, pour l'instant, c'est de lui qu'il est question. Ce qu'on fait. Ce qu'on va partager ce soir. Le jour tombe et le crépuscule lance une lumière orangée et donne l'impression que la mer est en feu. Un peu comme nous.

Pendant un long moment je garde Steve contre moi après l'avoir déshabillé. Certains le trouveraient trop maigre, mais je l'aime comme ça. J'aime ses bras fins, son cou gracile, son torse finement dessiné. Et je suis bien assez carré pour deux de toute façon. Alors j'explore ce corps que j'ai eu sous le nez tellement d'années, et que je vois autrement ce soir. Mes mains, mes lèvres, ma langue s'y promènent lentement, avec fièvre, avant de le pousser à se lancer, lui aussi, avec moi. Et pour retrouver un peu de mon calme je redescends, jusqu'à son nombril, jusqu'à ses cuisses. Jusqu'à son membre que je prends en bouche. C'est la première fois que je fais ça mais je connais le principe. Et on dirait que je me débrouille pas trop mal en entendant Steve gémir doucement sous ma langue qui parcourt sa peau. Et ses doigts qui serrent les miens avec force. Je suis content que ça lui plaise, qu'il ait assez confiance en moi pour s'abandonner.

Je souris, continuant encore. J'aime l'idée que je le terrasse, qu'il est complètement à ma merci alors que la seule chose dont j'ai envie, c'est de le faire crier. Et pas de douleur, loin de là. Alors je fais courir mes lèvres et ma langue, sentant son coeur affolé et ses cuisses tremblantes, sa main dans mes cheveux. Je suis heureux que tu aimes ça mon ondin. J'aime tes soupirs et j'aime t'entendre murmurer mon prénom... J'accélère un peu le mouvement, une main toujours sur sa cuisse pour l'empêcher de trop se cambrer, l'autre agrippant toujours la sienne. Et je continue. Encore. Je le sens trembler de plus en plus, je sens l'étreinte de ses doigts s'accentuer encore, ses gémissements se faire plus graves et profonds. Alors je m'arrête, me redressant un peu et lui souriant.

Je continue?

Il ouvre enfin les yeux alors que je pose ma main sur sa joue, et hoche simplement la tête, un peu perdu.

Ca...peut peut-être faire un peu mal. Dis-le moi si jamais...

Je me rallonge sur lui, embrassant à nouveau son cou, ses épaules et ses lèvres, plaçant mes hanches contre les siennes. Je me presse contre lui quelques longues minutes, avant de me lancer. Je courbe l'échine, glisse ma main entre mes jambes pour me guider, et j'entre très doucement en lui, mon front contre le sien et le souffle court.

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