Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Blue Scales

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Date d'inscription : 26/11/2014
Ven 26 Fév - 23:59

Blue Scales

Les pièces glissent d'entre mes doigts et terminent dans le sable alors que je lève le nez vers Buck, le coeur encore tout chamboulé. J'espère que c'est assez, même si je peux aller en chercher d'autres… J'espère que ça suffira… Histoire qu'on puisse se payer tout ce dont il m'a parlé… Moi j'ai envie de litre de bains moussants pour qu'on puisse en avoir tout le temps et aussi de pleins de cartouches pour m'occuper la journée en l'attendant et surtout… Surtout j'en ai envie de cette maison au bord de l'océan. Je veux qu'on puisse vivre sur la côte et que la mer soit à portée de doigts… J'ai envie de quitter la ville et de m'installer avec lui dans une grande maison où l'on pourrait flâner tout les deux, paresser au soleil et au son des vagues. Un frisson dévale mon échine et j'éclate de rire, soulagé, quand sa main vient se poser sur ma joue et qu'il me prend dans ses bras, me faisant tourner en me disant que oui, avec ça et plus, on pourra tout se payer, tout avoir. Je ris de plus belle, au point d'en avoir les larmes aux yeux. Je passe mes deux bras autour de son cou et je me serre tout contre lui, sentant ma nageoire s'enrouler autour de sa taille dans un geste tendre.

"Alors je remonte tout ! Je veux qu'on ait tout !"

Mon rire se mêle au sien et quand je retrouve le sable, je l'observe compter les pièces avec un sourire. Il est heureux, presque autant que le jour où nous avons commencé à habiter ensemble, ou quand on était petits et qu'on se retrouvait dans cette même crique. Ses mains reviennent encadrer mon visage et il dépose un baiser sur mes lèvres qui m'arrache un grand sourire. Je commence à remuer le bout de ma nageoire, tout content.

"D'accord ! Je ramène tout et ensuite, on rentre…. ! Je fais vite !"

J'ai un dernier rire avant de retourner m'enfoncer dans l'eau, allant chercher d'autres pièces.

*

Je n'aime pas la voiture. Ça fait du bruit, l'odeur me plait pas et en plus, il fait toujours horriblement chaud dedans. C'est donc en faisant la moue, ma game-boy en main que je m'installe sur le siège passager. Je jette un regard à Buck qui déjà fait ronronner le moteur, me retenant de lui demander une fois de plus où est-ce qu'il veut m'emmener pour cette fameuse surprise. Le truc, c'est que j'ai envie de savoir, mais le soucis, c'est que selon lui, si il me dit ce que c'est, ça ne sera plus une surprise et en plus, je serais peut-être déçu… Je pousse un soupir et allume ma game-boy, reprenant ma partie de Zelda. Je ne sais pas vraiment pendant combien de temps on roule, mais plus les minutes passent, moins je suis concentré sur le jeu… Rapidement, je passe plus de temps à regarder par la fenêtre, à observer la côté et l'océan. Ça fait un moment qu'il a vendu les pièces… Et si j'ai eu des nouveaux jeux, tout plein de bain moussant et tout… On a toujours pas la maison… Et à force… J'ai peur qu'il n'ose simplement pas me dire que je n'ai pas réussis à ramener assez de pièces pour la maison… Je me mords doucement l'intérieur de la joue avant de râler quand il passe un bandeau sur mes yeux, lors d'une pause le temps de s'étirer et de faire quelques pas.

"Eh ! Mais… ! "

Je porte mes mains à mon visage, l'entendant me dire que c'est pour la surprise. Je ronchonne doucement, éteignant ma console de jeux avant de reprendre la route avec lui, me demandant toujours où il veut m'emmener. Peut-être… Dans une autre crique ? Pour qu'on aille se baigner tout les deux ? Je ne sais pas… Ou alors… Il va me dire que je dois aller chercher d'autres pièces pour la maison… Peut-être qu'on va encore devoir se séparer… Mon coeur s'emballe à cette simple idée parce que je n'ai pas envie d'être séparé de lui… J'ai plus envie qu'on se quitte, même pour quelques instants. Finalement la voiture s'immobilise et je me laisse guider, clignant plusieurs fois des yeux quand il me retire enfin le bandeau. Et là, je découvre sa "surprise". Une immense maison qui fait face à l'océan. Une maison vachement plus grande que l'appartement dans lequel nous vivons actuellement.

"Elle… Elle est magnifique…. Oh… Et en plus… La mer est pas loin…. C'est trop bien !"

Je fais un pas vers la porte, me tournant vers lui avec un grand sourire.

"Elle est tellement belle ! On peut entrer ?"

Il me dit que oui et je pousse la porte, en découvrant l'intérieur. Je me promène dans les différentes pièces, découvrant les deux chambres, le salon, la cuisine et la salle de bain en sautillant presque alors que je fais le tour, je pousse une porte, me retrouvant dans un immense jardin dont un escalier permet l'escalier à la mer. Un autre sourire se dessine sur mes lèvres alors que je regarde l'océan en contre-bas.

"C'est tellement bien ici… J'aimerais… J'aimerais tellement qu'on ait une maison comme celle-ci… Rien qu'à nous…. Mais…"

Je baisse les yeux, presque coupable.

"C'est pas possible hein ? Parce que j'ai pas ramassé assez de pièces hein ?…. Je veux dire, on a acheté le bain moussant, les cartouches et tout… Mais la maison… Non…"

Je frissonne, me sentant de plus en plus coupable. J'aurais dû en ramener plus… J'aurais dû faire plus… Pour la maison.

"Je suis désolé Buck… Je… Je veux qu'on ait une maison comme ça… J'aurais dû ramener plus de pièces… Je suis désolé… Je suis tellement désolé…."

Je porte les mains à mon visage, essuyant une première larme qui perle au coin de mes yeux.

© charney
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Dim 28 Fév - 18:32

Blue Scales
Steven & Bucky.




Tout s'est passé si vite. A peine j'ai vu Steve remonter à la surface avec ses petits bras pleins de pièces d'or, j'ai su que ça serait bon. Qu'on aurait plus jamais à s'inquiéter. Bien sûr il y aurait jamais de quoi vivre les doigts de pied en éventail jusqu'à la fin de nos jours, mais au moins on pourrait s'acheter une maison... une maison à nous, près de l'océan... Où on serait bien, tous les deux. Juste Steve et moi, avec nos copains qui viendraient boire des coups, passer des soirées à parler jusqu'au bout de la nuit, pour le seul plaisir de refaire le monde une bière en main. Ouais... ça sera bien. Ca sera génial... Je le soulève, le faisant tournoyer dans mes bras alors qu'il rit comme un gosse, sa nageoire autour de ma taille.

Oui, remonte tout mon ondin. Tout. Pour qu'on puisse s'acheter le plus de choses possible!

Je le couvre de baisers avant de le laisser retourner à l'eau, et pendant ce temps je range soigneusement toutes les pièces dans une boite. Une après les autres je les nettoie, souriant en les voyant scintiller au soleil comme si elles avaient été fondues hier, les comptant au fur et à mesure. Après de rapides calculs, on en a pour soixante mille dollars, peut-être plus... et encore, Steve dit qu'il y en a d'autres... Je guette son retour, surveillant la surface de l'eau avec inquiétude et ne respire librement que quand je vois son museau apparaître à la surface, une nouvelle cargaison de pièces entre les mains. Je l'aide à sortir de l'eau, je le sèche, et je range notre nouveau trésor en lui répétant dix fois à quel point il est merveilleux.

Une fois que tout est rangé, on rentre au chalet, et on fait joyeusement l'amour sur le comptoir de la cuisine, avant de passer la soirée à parler de ce qu'on fera une fois que les pièces seront vendues... Le lendemain j'emmène Steve à New York pour aller chez un antiquaire spécialisé dont j'ai vu le nom sur internet. Steve est sagement assis sur le siège passager, la boite contenant les pièces sur les genoux, et l'antiquaire hausse un peu les sourcils quand il nous voit arriver. C'est sûr que deux jeunes fringués de jean troués ça fait mauvaise impression dans son magasin, mais bon... Par contre ses lunettes manquent de tomber quand Steve ouvre la boite et qu'il voit notre trésor.

Bon sang... mais où avez vous trouvé ça?
Eh bien, on faisait de la plongée, à trois heures d'ici et mon ami a vu une carcasse de bateau. On est allés voir et on est tombés sur une pièce. En fouillant un peu on en a trouvé plein d'autres... Alors on les a ramassées. J'ai vu sur internet que c'étaient des doublons espagnols...non?
Oui oui jeune homme... c'est la deuxième fois que j'en vois autant...
On se demandait si... si vous pouviez nous les vendre. On y connaît rien...
Bien sûr bien sûr... ma commission s'élève à vingt pour cent de la vente.


Comme on voulait pas de publicité, on a demandé à l'antiquaire de ne pas donner nos noms. On est retournés à notre vie à San Francisco, j'ai travaillé, Steve a recommencé à jouer à Zelda et à Pokémon, quand j'ai reçu un coup de fil de l'antiquaire. Il avait vendu les pièces. Une belle somme. Et malgré sa commission, on allait être riches! Enfin riches... on aurait de quoi s'offrir cette fameuse maison... Le chèque est arrivé peu après et je l'ai encaissé sans rien dire à Steve. Je lui ai menti en disant que j'avais beaucoup de travail alors qu'en fait j'allais visiter des maisons. Et puis je suis tombé sur la bonne. Celle qui était parfaite... J'ai signé l'accord, payé le type, négocié un crédit pour le reste de la somme, et puis je suis allé chercher Steve pour la lui montrer.

Une fois arrivés il a un sourire ravi, surtout en voyant que la mer est aussi près. Quand il demande si on peut visiter je lui ouvre simplement la porte et je secoue doucement la tête en me disant que c'est encore un gamin. Il s'est pas étonné une seconde que j'aie les clefs, ou qu'on puisse visiter comme ça la maison d'inconnus. Je le suis, brûlant d'envie de lui dire qu'on est chez nous, mais il ne me laisse pas en placer une. Sauf que petit à petit je vois sa mine ravie s'effacer, et qu'au contraire, il a l'air bientôt tout triste.

Eh... eh mon ondin, qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce qui t'arrive?

Et bien vite je comprends. Mon petit ondin, mon petit amour croit que je l'ai emmené ici pour le punir. Me gorge se serre et je l'attire tout contre moi, posant ma main sur sa joue humide.

Steve? Steve arrête. Arrête tout de suite. Tu as été parfait. Plus que parfait. Et si je t'ai emmené ici c'est pas pour te reprocher quoi que ce soit, ou te faire envie! Je t'ai emmené là pour te faire une surprise tu entends? Une surprise... Steve... Steve regarde moi...

Je le force à lever les yeux vers moi et j'essuie sa larme.

Steve... cette maison elle est à nous. Je l'ai visitée la semaine dernière, quand je t'ai dit que j'avais du travail. Si je t'ai rien dit c'est que je voulais te faire la surprise... Je voulais pas te rendre triste mon ondin... Je suis désolé...

Je le serre tout contre moi et dépose un baiser dans ses cheveux.

Sèche tes larmes d'accord? Y'a pas de raison de pleurer! Dans quelques jours on va déménager ici et tu pourras aller à l'eau autant que tu voudras... On aura des travaux à faire mais on sera bien d'accord? Je te le promets... Allez, s'il te plait... ne pleure plus...


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Mer 2 Mar - 19:48

Blue Scales

J'écoute la mer au loin et fixe le sol à mes pieds, ne parvenant pas à retenir les larmes de déception qui coulent déjà le long de mes joues. Je voulais tant lui faire plaisir et tout faire pour qu'on ait de quoi l'avoir cette maison dont il me parle depuis des mois. Je la voulais vraiment moi aussi. Je voulais qu'on ait cette maison proche de la mer, où l'on pourrait observer les vagues de la fenêtre de notre chambre, je veux tout ça… Je veux cette maison… Pas juste le bain moussant ou les jeux… Je veux que lui aussi soit heureux et… Et j'ai peur que rester dans notre appartement… Ça le rende malheureux… Déjà qu'en ce moment, il passe plus de temps au travail qu'à l'appartement… Peut-être qu'à partir de maintenant… Il va me fuir ou pire… Mon souffle se bloque dans ma gorge alors que j'ai du mal à lever les yeux vers lui pour m'excuser. Je m'en veux tellement. Je m'en veux de ne pas avoir pris plus de pièces, je m'en veux de le priver d'une maison aussi jolie que celle-ci… J'aimerais tellement qu'on ait la même… On pourrait aller à la mer plus souvent et surtout… On aurait plus de place. Je veux qu'on ait tout ça… Mais ce n'est pas possible.

Buck m'attire tout contre lui et je ne peux retenir un frisson quand sa main vient caresser ma joue, essuyant l'air de rien les larmes qui roulent sur celle-ci. Je renifle, ma vue se brouillant de plus en plus alors que je tente de croiser son regard, l'écoutant à moitié. Parfait ? Je ne sais pas… Je ne pense pas. Sinon… On aurait la maison. Je baisser à nouveau les yeux, ne croisant son regard que lorsqu'il me parle d'une surprise. Je plisse le nez, ne comprenant pas. Qu'est-ce qu'il veut m'offrir ? J'ai déjà eu pleins de trucs… Je ne veux pas d'une autre cartouche ou d'une autre bouteille de bain moussant… Je veux une maison comme celle-là. Je ne veux que ça. Il essuie les larmes qui roulent sur mes joues et je ne peux que cesser de respirer quand il m'avoue que cette maison, elle est à nous. Mes mains se crispent sur son t-shirt tandis que je comprends enfin le sens de ses mots. La maison, cette maison… C'est la nôtre. C'est là où on va habiter maintenant… C'est chez nous. Je viens me blottir contre lui, souriant doucement à cette idée. On va quitter l'appartement et s'installer ici… Ce sera bien… Ce sera tellement bien… Il s'excuse mais je n'écoute pas, sentant simplement le poids sur ma poitrine s'envoler. J'ai bien fais. J'ai ramené assez de pièces et maintenant, on va avoir tout ce qu'on voulait… La maison, la mer, les jeux et le bain moussant… Il dépose un baiser dans mes cheveux et j'ai un sourire qui se perd dans un demi-sanglot.

"Je suis tellement content… La maison est à nous ? Je… J'avais juste tellement peur de pas avoir assez bien fait et que tu m'en veuilles de pas avoir ramassé plus de pièces… J'avais peur… Je voulais pas que tu me détestes mon humain… Je voulais bien faire."

Je me recule et d'un revers de la main, j'essuie mes joues, esquissant un grand sourire pour tenter de le rassurer.

"Je pleure plus…. Je pleure plus… J'avais juste peur qu'on ait jamais une maison comme celle-ci ! Mais si tu me jure qu'elle est à nous… Alors je suis heureux mon humain… Avec toi et dans cette maison, je suis heureux."


Je lui offre un autre sourire, séchant une bonne fois pour toute mes larmes. Je pose mes deux mains sur son coeur et avec douceur je viens effleurer ses lèvres pour un tendre baiser.

"Je t'aime mon humain… Je t'aime…"

*

Deux semaines. C'est le temps qu'il nous a fallut pour faire nos cartons et finalement emménager ici, et si je suis heureux d'être enfin ici, je dois avouer que ça été parfois un peu compliqué… Surtout quand Buck a voulu mettre mes précieux coquillages dans des cartons. Mais aujourd'hui, ce n'est plus important… C'est chez nous maintenant… Je dépose mon sac dans ce qui va être dans notre chambre, recommençant à en faire le tour. Buck m'a dit qu'on devrait faire des travaux, histoire que ce soit encore plus beau et que ça risque d'être long… Mais moi je m'en fiche. C'est pas important… On a notre maison. J'ouvre en grand la porte qui mène au jardin et alors que je m'apprête à descendre jusqu'au rivage en contre-bas, je suis retenu par Buck qui me dit qu'il a besoin d'aide. Je jette un dernier regard à l'océan et reviens vers lui, un grand sourire aux lèvres. Et rapidement, notre quotidien se résume à ça : défaire nos cartons et retaper la maison. J'aide Buck comme je peux mais il fait presque tout… Moi j'ai juste le droit de faire la peinture. Chose qui le fait rire, parce que je m'en mets partout. Comme aujourd'hui… Je m'essuie le front du revers de la main et je le vois rire quand il pose son regard sur moi. Je fais la moue et abandonne mon rouleau quelques secondes, venant poser mes petits doigts pleins de peinture sur sa joue.

"C'est pas drôle… J'en ai plein partout… Je vais finir par en retrouver plein mes écailles…"

Il rit et me dit que pour aujourd'hui, on a bien avancé, et que du coup, on peut se permettre d'arrêter et d'aller prendre un bon bain tout les deux. Tout heureux je me pends à son cou, l'embrassant rapidement avant de me débarrasser de ma salopette, semant la moitié de mes vêtement sur le chemin de la salle de bain. Là je nous fais couler un bain et sans l'attendre je me glisse dans l'eau chaude, ronronnant quand il vient se glisser avec moi dans la baignoire. Sans attendre je viens dans ses bras, enroulant ma nageoire autour de sa taille. Je ris doucement alors qu'il commence à me laver les cheveux, remuant doucement l'eau du bain du bout de la nageoire.

"Dis, Buck ? Tu penses qu'on va bientôt terminer la maison ? Je suis tellement impatient de voir à quoi elle va ressembler… Et surtout… J'ai envie qu'on puisse en profiter et inviter les copains !"

© charney
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Mar 5 Avr - 13:19

Blue Scales
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Il est enfin rassuré et je le serre à l'étouffer contre moi. Je m'en veux. Je m'en veux tellement de l'avoir fait marcher. Je sais bien qu'il a du mal pour les surprises, enfin celles de ce genre. J'aurais pas du. J'aurais pas du...Je le garde tout contre moi, le berçant tendrement.

Je suis désolé... je suis désolé mon ondin... Je voulais pas te rendre triste... Je voulais pas te faire du mal... Je voulais pas... Je t'aime. Je t'aime tellement... Je ne pourrais jamais te faire du mal, tu le sais ça, hein? Tu le sais? Mon pauvre amour... Je suis désolé...

Et heureusement il se calme... il s'apaise dans mes bras, ses petites mains s'agrippant à mon pull. Une fois qu'il a retrouvé son beau sourire je l'emmène finir la visite, lui montrer les chambres en haut, le garage qu'on pourra aménager en atelier, mais je vois qu'il a une seule envie : l'océan. Alors pour terminer en beauté on se paie une petite baignade, et je le vois s'enrouler amoureusement contre ma taille une fois qu'il s'est transformé, barbotant de plaisir dans cette eau qui sera maintenant au bout du jardin. Avec notre bout de plage à nous...

Les jours qui suivent sont bien remplis. Il faut emballer toutes nos affaires et les mettre dans des cartons, faire le tri de ce qu'on garde et de ce qu'on emmène. Ca implique aussi de longues parlementations avec mon petit ondin, qui tient absolument à ramener sa montagne de coquillages avec lui. Et qui n'arrive pas à saisir le concept que tout va bien, que personne ne va les lui voler, et qu'ils seront en sécurité à l'arrière du pick-up puis dans la maison, là où il voudra les ranger. Et pas dans les casseroles ou le tiroir à chaussettes, j'insiste. J'ai eu assez de mauvaises surprises dans l'ancien appartement... L'ancien appartement... ça me fait drôle de le voir se vider petit à petit et de se dire que bientôt, il y aura d'autres gens qui vont vivre ici. Qui mettront d'autres affaires dans ces meubles, d'autres posters aux murs, qui vivront une autre vie ici... Et plus on fait des allers et retours jusqu'à la maison, plus je réalise qu'une page se tourne. Que maintenant ma vie est vraiment ici, dans la maison que j'ai achetée, avec Steve. Et au fil des jours on se lance aussi dans de grands travaux. Enfin grands... La maison est saine,et pas mal, mais il faut juste casser une cloison ou deux et rafraîchir le tout. Parce que bon, les tapisseries psychédéliques et les éléments de cuisine en bois sombre... c'était bon il y a trente ans, mais plus maintenant. Alors j'initie mon petit ondin aux joies du bricolage. Et même s'il était plutôt maladroit au début, et je ne compte plus les bacs de peinture dans lesquels il a marché ou qu'il a renversés... maintenant il se débrouille plutôt bien. J'aime l'observer, le nez plissé, la langue entre ses lèvres et de la peinture dans les cheveux, à tracer un trait bien droit le long des plinthes ou autres. Il est ici chez lui. On est ici chez nous. Notre maison. Là où on sera encore mieux qu'avant. Là où on pourra inviter tous nos amis quand on veut, où on aura la place de faire ce qu'on veut.

Je le vois s'approcher de moi, les doigts pleins de peinture et m'en mettre sur les joues. Je ris et embrasse ses doigts.

Allez...c'est bon. On s'arrête pour aujourd'hui... Tu veux qu'on aille prendre un bain?

Je lui tends les bras et il saute à mon cou, nouant ses jambes autour de ma taille. Je l'embrasse en l'emmenant jusqu'à la salle de bains, et on se déshabille tant bien que mal sur la route, semant nos fringues pleines de peinture sur les bâches qui le sont tout autant, et je pousse la porte de la salle de bains du pied avant d'installer mon ondin dans la baignoire. Il fait couler l'eau le temps que je me mette à poil et je finis par le rejoindre dans le cuve mousseuse. Sa nageoire vient s'enrouler autour de ma taille et je pose ma main sur ses écailles turquoise luisantes et reste pendant quelques minutes à juste savourer de barboter dans l'eau chaude, avec mon petit ondin tout contre moi. Puis je viens lui laver les cheveux, tendant de décoller délicatement la peinture qu'il a réussi à s'y coller sans lui faire mal. Je souris en entendant sa question et embrasse sa tempe.

Oui mon ondin. Mark doit venir demain pour m'aider avec l'électricité, et quelques autres petites choses... Une ou deux semaines et on aura terminé. Mais même si tout n'est pas fini dedans, on peut toujours inviter tout le monde pour un barbecue. Le jardin est magnifique... Tu en dis quoi? On les appelle et on les fait venir ce week end?

On termine de prendre notre bain, et je me dis qu'il nous faudrait une baignoire plus grande... surtout pour les moments où Steve aura ses chaleurs... mais ça passera derrière pas mal de choses à faire avant. On se sèche, et on va préparer le dîner. Enfin, réchauffer une pizza qu'on mange sur la terrasse, face à l'océan, avec le bruit du vent dans les vagues et les arbres du jardin en fond sonore. J'ai juste mon bras autour de ses épaules et ça suffit. Pas besoin de nous parler. On est juste bien, comme ça, et ma gorge se serre en me disant que maintenant, tous nos soirs seront comme ça. Ici, tous les deux, chez nous. A voir le soleil se coucher, mon ondin tout contre moi... Et une fois la nuit tombée, quand les étoiles se sont mises à briller je propose une dernière baignade. Il n'y a aucune lumière, et j'ai l'impression de me baigner dans le ciel tellement il est dégagé et la mer calme. Je sens Steve nager autour de moi, sauter une fois ou deux hors de l'eau avant de venir tout contre moi pour m'embrasser tendrement, ses bras autour de mon cou.

Alors... est-ce que tu es heureux? Est-ce que ça te plait... la maison? Et tout le reste? Tu es sûr que tu regrettes pas de m'avoir suivi?

Je souris en entendant sa réponse et après quelques brasses je le prends dans mes bras. Tout est sombre, et personne ne nous voit. Je marche quelques pas avec lui, jusqu'à voir ses jambes revenir, mais je le garde encore dans mes bras. Je ne le laisse que sur le matelas posé au milieu du salon, là où on dort pour l'instant. Je me laisse retomber sur les couvertures et l'attrape par les hanches pour l'allonger sur moi, commençant à l'embrasser avec envie.

J'ai jamais été aussi bien que maintenant mon ondin... Tout est parfait...

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Dim 3 Juil - 16:55

Blue Scales

Niché au creux de ses bras, je me laisse savonner avec plaisir, les yeux clos alors que du bout de la nageoire, je fais chantonner l'eau du bain. Je souris quand ses lèvres viennent caresser ma tempe et celui-ci devient plus lumineux encore quand il m'avoue que dans une semaine, peut-être deux, tout sera terminé. Que cette maison que nous retapons tout les deux sera enfin retapé et que nous pourrons en profiter comme bon nous semble. Mieux, que nous pourrons dès ce week-end inviter les copains et leur faire profiter du jardin. Tout heureux je remue dans l'eau et me retourne pour lui faire face, lui volant un rapide baiser alors que je reprends, aussi enjoué qu'impatient.

"Oh oui ! Il faut qu'ils viennent ! Ils pourront voir le jardin et la vue ! Et puis… Puis ils pourront se baigner… Ils vont adorer !"

Et même si je sais que je ne pourrais pas nager avec eux, j'aurais toujours le plaisir de les revoir et rire, me donnant ainsi l'impression que je suis comme eux. Tout heureux je viens voler un autre baiser à Buck avant de me laisser faire, lui permettant ainsi de finir de me laver les cheveux et de les rincer, alors que je m'occupe de lustrer mes écailles. Une fois propres nous quittons la baignoire et après m'être laissé séché et ré-habillé, je vais m'installer sur la terrasse, sirotant un peu de thé glacé pendant qu'il fait réchauffer de la pizza. Au loin j'observe les vagues et ferme les yeux un court instant, appréciant simplement de sentir l'air salé de l'océan sur ma peau et dans mes cheveux. C'est étrange… Si j'ai toujours considéré que chez Buck c'était la maison… Ici… Ici c'est encore mieux, parce que je l'ai lu et l'océan. J'ai à mes côtés les deux seules choses dont j'ai besoin. Lui et le paysage marin. Ses bras et le ronronnement des vagues. Il revient et alors qu'on mange, bercé par le bruit du vent dans les feuilles, je pose ma tête sur son épaule, me disant que oui, la maison, c'est ici maintenant et que l'océan… C'est quelque chose que je ne regrette plus tant que ça. Je mange en silence, avec lui et je me dis que je veux que toutes nos journées soient ainsi, qu'on reste l'un avec l'autre et qu'ensuite, on mange en regardant l'océan. Je termine ma part et vient ensuite lui voler un baiser.

"Je t'aime mon humain…"

Nos lèvres se rencontrent à nouveau et ensuite, je regarde la nuit tomber en restant dans ses bras, sentant du bout des doigts sa peau frissonner alors que le soleil disparait au loin et que les étoiles commencent à briller dans le ciel. C'est marrant, on les voit mieux d'ici… Depuis l'appartement de Bucky c'était plus compliqué parfois,y'avait autant les nuages que l'éclairage public… Mais ici… Rien. Et en cette soirée, le ciel est si dégagé qu'il ne semble faire qu'un avec la mer, les étoiles donnant l'impression d'être l'océan dans lequel on peut nager. Buck me propose une dernière baignade et tout heureux, j'accepte, descendant déjà les escaliers vers le rivage en le tenant par la main. Mes vêtements terminent rapidement sur le ponton et depuis celui-ci, je plonge dans la mer d'encre, laissant celle-ci se refermer sur moi. L'eau fraîche m'éteint comme Buck pourrait le faire et en même pas deux brasses, je sens ma peau picoter et ma nageoire revenir. J'ai un sourire et rapidement,  c'est autour de Buck que j'ondule, m'autorisant un ou deux sauts hors de l'eau avant de revenir vers lui, lui rendant avec plaisir le baiser qu'il m'offre. Un sourire se glisse sur mes lèvres et amoureusement j'enroule ma nageoire autour de sa taille, ronronnant pour lui.

"Je le suis… La maison est parfaite et je rêve déjà d'y passer toute ma vie d'ondin avec toi. Et non, pour rien au monde je ne t'échangerais pour une vie solitaire dans l'océan."

Je lui vole un dernier baiser et m'autorise quelques brasses supplémentaires avant de retrouver le confort de ses bras. Les mains sagement nouées autour de son cou, je le laisse me porter et me ramener jusqu'à la maison, souriant quand je me retrouve sur le matelas. Je viens accrocher son regard du mien et ris légèrement quand il me prend par les hanches et vient me voler un long baiser envieux qui allume en moi le désir de sentir sa peau chaude contre la mienne. Un soupir m'échappe tandis que du bout des doigts, je viens caresser sa joue, puis son cou.

"À tes côtés tout a toujours été parfait mon humain."

Nos lèvres se trouvent à nouveau pour de longs baisers qui me laissent le souffle court. Ses mains se perdent sur ma peau nue et je frissonne pour lui, cambrant le dos pour ses doigts alors que j'embrasse désormais sa peau salée. Mes doigts fins viennent dessiner le tracé de ses muscles fins, là où je roule déjà des hanches pour lui, mon souffle se faisant plus court contre ses lèvres et lentement, tout devient plus envieux. Ses caresses, ses regards, ses baisers… Je finis par me retrouver à onduler des hanches pour lui, gémissant longuement alors qu'il est en moi. Ses mains sur mes cuisses, je cambre l'échine pour lui et m'abandonne à cette étreinte douce, au bout de laquelle je finis par venir en un long gémissement qui ressemble fortement à son prénom. Fatigué, je viens me blottir tout contre lui, m'accrochant à sa personne comme si j'avais peur de le perdre. Au milieu de ma respiration hachée, je lui murmure à quel point je l'aime et finis par sombrer dans ses bras, me réveillant au petit matin, peu avant lui.

Et pendant bien deux semaines, c'est à ça que ressemble notre quotidien, à faire les travaux, puis profiter l'un de l'autre. On invite les copains un soir peut-être mais après, on reste tout les deux, dans les bras de l'autre, à se rassurer en se disant que ce que nous avons là, c'est tout ce dont nous rêvions. Et finalement, les travaux finissent par prendre fin. Un soir, alors qu'on donne un dernier coup de pinceau, on se rend compte que c'est le dernier. Que tout est neuf et beau. Qu'on a notre chambre, notre salon, notre cuisine et même un atelier pour Buck. Je passe une main sur mon front et je contemple notre chez nous.

"C'est chez nous… Tu… Tu as vu comme c'est beau ? C'est… C'est chez nous."

Je ris doucement et tourne sur moi-même pour contempler notre maison.

"Elle est à nous…. Rien qu'à nous."

© charney
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Mer 11 Jan - 13:45

Blue Scales
Steven & Bucky.




C'est drôle, mais au moment où je me suis retrouvé avec les clés en main et ma signature en bas du contrat, je me suis senti franchir un cap. Devenir un vrai adulte. Maintenant je suis propriétaire d'une vieille maison à retaper, mais qui est magnifique, et que je vais payer pour les...pfiou, nombreuses années à venir. Une vieille maison dans laquelle je vais faire ma vie, à partir de maintenant, avec mon petit Steve, mon ondin. A chaque fois que je le vois un pinceau en main, ou une perceuse entre les doigts, la langue coincée entre les dents et les sourcils froncés sous la concentration, je sens mon cœur se gonfler de bonheur en me disant que j'ai tout ce que je veux, et que lui aussi. Et dire qu'avant moi, il n'avait pas de rêves, sa vie se résumait à arpenter les océans, à pêcher, et à attendre la prochaine saison des amours pour étreindre une belle sirène avant de repartir vers d'autres rivages. Puis il y a eu moi. Moi qui lui ai promis de rester avec lui, de l'aimer, de veiller sur lui, puis ensuite qu'on allait vivre ensemble, et enfin, vivre ensemble dans une maison près de l'océan. J'ai tenu toutes mes promesses, et j'en suis fier. Maintenant... j'aimerais juste que mon boulot me permette de subvenir à nos besoins pour qu'on soit tranquilles, et tout sera parfait.

Ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est que je puisse être aussi heureux un jour. C'est que tout ce qui m'entoure me rend fier et...bien. Cette maison qu'on est arrivés à acheter, le boulot que je fais, et surtout lui... lui qui me fait sourire à chaque fois que je le vois, qui fait battre mon cœur plus vite à chaque fois que je l'entends murmurer mon prénom, lui qui a renoncé à tout pour simplement vivre une vie d'humain, sur terre, avec moi... Ouais...je ne pensais pas que je pourrais être heureux à ce point et j'en suis tellement reconnaissant...reconnaissant envers le destin, les étoiles, je sais pas trop quoi pour simplement me l'avoir fait rencontrer, et fait arriver tout ce qui nous amène ici, aujourd'hui. Tout ça a tenu à tellement peu de choses quand on y pense... Si papa avait voulu pêcher un autre jour, ou dans un autre endroit, s'il n'avait pas eu peur de l'hameçon... tout ça ne serait pas arrivé et ma vie serait peut-être totalement différente. Je pourrais habiter ailleurs,avoir quelqu'un d'autre dans mes bras, avoir choisi de faire autre chose de ma vie et pourtant...on en est là et c'est parfait. Les jours, les semaines passent et chaque jour on fait progresser le chantier. La journée je vais bosser, et le soir et le week-end on s'y remet tous les deux. Pièce après pièce, chantier après chantier la vieille maison devient une belle maison, et surtout, notre maison.

Et un soir, alors qu'on est au beau milieu du nettoyage de la terrasse j'entends mon portable sonner. Je repose ma ponceuse, m'essuie le front et décroche. Une de mes lesbiennes. Je souris.

Bucky chéri, toi et ton adorable petit copain venez ramener vos fesses vers la baie, soirée improvisée sur place.
Attends une seconde.

Je mets une main sur le téléphone et me tourne vers mon ondin en shirt ample et en short à franges qui bosse près de moi.

Steve trésor, les filles nous invitent à une fête? Ca te dit?

A son sourire et sa mine réjouie je sais déjà qu'il accepte et je reprends le téléphone.

On arrive dans une heure, le temps de prendre une douche.

Je raccroche, range mes outils puis soulève mon petit amour dans mes bras, nous emmenant à la salle de bains fraîchement terminée. On se lave rapidement, et je savonne soigneusement les écailles de Steve tout en me disant que la baignoire est bien, mais que c'est pas assez pour lui... je dois y réfléchir... On se sèche, s'habille, je pioche quelques trucs à boire et à manger avant de fermer la maison, Steve sur mes talons et on monte en voiture. Du vieux rock passe à la radio et je chante à tue-tête, fenêtres ouvertes alors qu'on roule sur la route qui longe la mer, et qu'on voit le soleil couchant allumer un incendie sur l'océan... Cette vue... j'aurais jamais pu l'avoir en étant reste à Brooklyn et je regrette pas une seconde d'avoir tout lâché pour venir ici... Jamais... On se gare, et on rejoint les autres. Comme à chaque fois c'est des rires, des embrassades, et on rejoint les autres installés sur des serviettes et des couvertures autour d'un feu de camp. On mange, on discute, on rit, on danse...le genre de moment parfait parce qu'il est simple, et partagé avec des gens que j'aime. Ma famille d'adoption. La nuit tombe, de plus en plus sombre, et à cause de l'alcool quelques uns commencent à se chamailler, et je deviens pâle quand il y en a deux qui commencent à aller remplir des saladiers et des seaux avec de l'eau, se les balançant joyeusement dessus.

Steve est encore dans mes bras quand je me relève, l'aidant à faire pareil, et commence à peine à ouvrir la bouche pour lui dire de s'éloigner, et de m'attendre dans la voiture que j'entends un cri. Trop tard.

Eh Steve, prends ça!

Un rire, puis une grosse gerbe d'eau de mer lui inonde le dos, et m'éclabousse le visage vu que je lui faisais face. Oh non... oh non c'est pas...c'est pas possible... Mon premier réflexe est de prendre Steve dans mes bras pour l'emmener loin, histoire de cacher sa transformation et revenir avec lui quand il sera sec - après tout, on croira juste qu'on est allés s'envoyer en l'air- mais sous mes mains je sens déjà que ses jambes se transforment, et je n'arrive pas à le retenir alors qu'il tombe sur le sol. Autour de nous la musique s'est arrêtée et tout le monde nous regarde.

Steve? Steve ça va mec? Jsuis désolé je...

Mais c'est trop tard.

luckyred.


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