Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Blue Scales

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Lun 23 Fév - 20:29

Blue Scales

Je pousse un soupir de pur bonheur, tandis que les yeux clos et la tête posée sur mes bras croisés, je me laisse bercer par le ressac des vagues, appréciant de sentir le soleil réchauffer avec douceur ma peau. Immergé jusqu'à la taille, bien à l'abri des regards indiscrets des humains, je somnole doucement, battant paresseusement de la nageoire, histoire de rester à flots. C'est un peu mon plaisir personnel que de nager jusqu'aux côtes, de trouver un rocher bien caché dans une crique un peu reculée et de simplement somnoler dessus, écoutant d'une oreille distraite l'agitation que créent les humains. Les autres n'aiment pas s'en approcher, préférant les éviter en répétant sans cesse que de toute façon, ils ne sont pas intéressants et sont tout juste bon à brasser de l'air pour pas grand chose et à encombrer l'océan pour rien. C'est vrai qu'ils sont bruyants, surtout lorsqu'ils sont dans l'eau... Mais par moment, je trouve cette agitation simplement agréable à écouter, à regarder... Je peux passer des heures à simplement les observer tenter de nager avec leurs étranges membres... Ils sont autant ridicules que fascinant à regarder.

Seulement aujourd'hui, malgré la chaleur ambiante et le calme de la mer, c'est à peine si ils sont dans l'eau, comme si ce n'était pas la bonne période pour eux, ou que l'eau n'était pas à leur goût. Peut-être qu'ils ont des périodes de migrations vers la mer... Un peu à la manière des baleines ou des dauphins... Sauf qu'au lieu d'aller simplement chercher une mer plus chaude pour mettre à bas, eux viennent simplement se tremper sur les bords de mer. Peut-être que c'est ça en fait... Perdu dans mes pensées je ne remarque pas tout de suite la barque qui passe non loin de moi. C'est lorsqu'un rire me parvient que je rouvre les yeux subitement, mon cœur manquant d'éclater sur le coup. Des humains, ici, maintenant, et non loin de moi. Pris de panique je quitte précipitamment mon rocher, m'immergeant complètement en espérant que les deux personnes sur la barque ne m'ont pas vu. Le souffle court, je reste sous l'eau, fixant la coque du bateau tandis que celle-ci reste bien heureusement loin de moi. Mieux au bout d'un moment, la barque s'immobilise et se laisse simplement bercer par les calmes vagues. Curieux j'attends quelques secondes avant de timidement nager vers celle-ci, faisant attention à rester hors-de-vue, espérant que l'eau sombre me dissimule à la vue des deux humains. Lentement je tourne autour d'eux, attendant de voir ce pourquoi ils sont là. Seulement pendant quelques minutes il ne se passe rien, à tel point que, les trouvant fort ennuyeux, je m'amuse à passer sous la barque, laissant ma nageoire effleurer la coque en bois. Au moment où je commence à me dire que je devrais peut-être faire tanguer leur barque histoire de voir si ça ne les rendrait pas plus intéressants, voilà que deux hameçons métalliques plongent dans l'eau, flottant quelque peu dans l'eau. Hm, je vois... Ils sont donc là pour ça. Prudemment je m'éloigne, ne voulant pas me retrouver à nouveau accroché à l'un de ses trucs. Une fois m'a suffi, sans compter que j'en garde encore une cicatrice au poignet. Seulement alors que je m'éloigne de l'un d'entre eux, je ne fais pas réellement attention à l'autre, qui vient doucement griffer mes écailles. Paniqué je donne un puissant coup de nageoire pour tenter de l'éloigner de moi, frappant au passage la barque. Celle-ci tangue grandement tandis que je nage au loin, fuyant en espérant ne pas être épinglé à nouveau. Et c'est là que j'entends un grand splash. Comme si quelque chose, ou plutôt quelqu'un venait de tomber à l'eau. Je panique quelques secondes en pensant que l'un d'entre eux vient de plonger pour me rattraper, avant de me ressaisir. Ce serait une idée stupide... Non, y'en a simplement un qui a du tomber à l'eau... À cause de moi. Je m'immobilise, me retournant pour regarder la silhouette dans l'eau... L'humain se débat furieusement, comme si il tentait de frapper l'eau. Qu'est-ce qu'il fait ? Cesse de perdre du temps et remonte à la surface... Mais au lieu de ça, il continue de se débattre et je vois bien qu'il semble faiblir, comme si il abandonnait. Mais... Mais non, c'est pas comme ça qu'on fait. Allez. Fais un effort et remonte... Sinon, tu vas te noyer. Je reste à le regarder, le voyant couler. Je me mords la lèvre avant de me ruer vers lui, passant mes deux bras sous les siens. Je tente de le ramener vers la surface une première fois, mais surpris par son poids, je me retrouve à sombrer avec lui. Wow... Mais c'est qu'il est lourd en plus. Ok... Je serre les dents et essaye une deuxième fois, réussissant cette fois-ci à l'entrainer vers la surface. Sans un mot je l'entraîne jusqu'à la rive la plus proche, poussant un lourd soupir lorsque j'arrive finalement à l'allonger sur le sable humide.

« T'es pas léger je te signale... »

Je marmonne plus ça à mon attention tandis qu'il reste inconscient, les lèvres entrouvertes. Allongé contre lui, en appui sur mes coudes je le regarde, reprenant moi-même mon souffle. Mais lui ne semble pas revenir, il garde les yeux clos, se contentant de laisser l'eau s'écouler de ses lèvres. J'esquisse un geste pour le toucher avant de me raviser. Non... Faut peut-être pas mieux que je le touche... Mais en même temps il a pas l'air de revenir à lui... Je me mords à nouveau la lèvres, me demandant sérieusement ce que je dois faire... J'y connais rien moi en bipède... Allez... Tu veux pas juste rouvrir les yeux et pas mourir ?

« J'suis désolé... Allez... Rouvre les yeux... Dis-moi que t'es pas mort... »

Je murmure doucement, hésitant toujours à venir l'attraper par les épaules pour le secouer. Allez... Debout. Mais rien. Oh non... Me dit pas que je viens d'en tuer un. Oh non, non, non... Paniqué le bout de ma nageoire bat la surface de l'eau tandis que la main en suspens, j'hésite toujours à le toucher ou non... Jusqu'au moment où je l'entends faiblement toussoter, crachant un peu plus d'eau. Je pousse un long soupir de soulagement avant de m'approcher un peu plus de lui, un immense sourire se dessinant sur mes lèvres.

« Oh merci... T'es encore en vie... »

Un léger rire m'échappe tandis que soulagé, je n'arrive pas à m'empêcher de le fixer. Moi qui pensais t'avoir tué... Je dois avouer être plus qu'heureux de constater que ce n'est pas le cas. Je m'en serais voulu si je l'avais noyé... Toujours non loin de lui, je l'écoute tousser et cracher l'eau de ses poumons, attendant simplement d'être sûr qu'il va s'en remettre. Seulement j'ai à peine le temps de croiser son regard que j'entends quelqu'un approcher, cherchant visiblement à mettre la main sur un certain James. Je lui jette un dernier coup d'oeil, avant de sonner la retraite, retournant me cacher dans l'eau, nageant au plus vite derrière un rocher. Plaqué contre ce dernier, je n'ose bouger, attendant simplement que l'on me rassure sur l'état de mon naufragé.

© charney
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Mar 24 Fév - 14:54

Blue Scales
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Nan mais papa, c’est chiant la pêche…

C’est vrai quoi… être planté sur une barque, en plein soleil, à pas faire de bruit, et à pas bouger. J’aimerais faire n’importe quoi d’autre, comme courir, jouer au cerf-volant, au foot ou même au basket, mais ça…Je soupire, m’asseyant au fond du bateau et sors ma game-boy de mon sac à dos, commençant à jouer à Zelda. Au moins papa va pas râler parce que je fais bouger le bateau ou que je fais du bruit. Mais d’un coup je sursaute. Quelque chose a frôlé la coque, juste en-dessous de nous.

-Papa ! C’était quoi ça ?
-T’en fais pas James ! Ca doit être un bout de bois qui traîne sous l’eau…
-Et si…et si c’était un requin ? Hein ? Si c’était comme les Dents de la mer ?
-C’est un film mon grand. D’ailleurs ton cousin va entendre de mes nouvelles pour t’avoir laissé le regarder alors que tu es beaucoup trop jeune.
-Mais c’est vrai, peut-être que c’est une créature mutante qui va venir et…
-James, arrête. Tu passes trop de temps à regarder la télé et les jeux vidéo.


Je hausse les épaules, pas très rassuré, et après une seconde ou deux je retourne à mon jeu. Je viens même de passer un truc super difficile et je suis super fier de moi. Du coin de l’œil, je vois papa qui prépare deux nouveaux hameçons et les lance dans l’eau. Heureusement la petite crique où on s’est installés est tranquille, et il n’y a pas beaucoup de courant. J’étouffe un bâillement quand je sens de nouveau quelque chose taper sous la coque, et sur le coup j’ai même pas le temps de réaliser que je tombe lourdement dans l’eau. Par rapport à la chaleur de dehors, elle a l’air glacée, et me coupe le souffle. Je tente de me dépêtrer là-dedans, mais j’ai l’impression de m’enfoncer dans de la boue épaisse, et j’ai du mal à bouger les bras et les jambes. Et c’est de plus en plus dur d’arriver à garder la tête hors de l’eau.

Mon cœur tambourine comme fou alors que je m’enfonce petit à petit. Et là, sans trop comprendre, j’ai l’impression que quelque chose me touche. Papa ? Papa c’est toi ? Je veux lui crier de m’aider mais au final je bois la tasse, et m’étrangle à moitié, arrivant pas à cracher l’eau que j’ai dans les poumons. Mais il me tient, et je sens que je remonte vers la lumière. J’entends une voix, ensuite, mais comme si j’avais du coton dans les oreilles quand j’ai une otite. On me parle mais j’entends rien. Et d’un coup c’est comme si le soleil me brulait les yeux et je me mets à tousser comme un dingue, crachant de l’eau salée, en me roulant en boule sur le sable.

Il me faut quelques secondes pour ouvrir enfin les yeux, les plissant sous le soleil, et c’est là que je vois quelqu’un près de moi. Mais c’est pas papa. C’est un garçon de mon âge. Il m’observe comme s’il était inquiet, avant de disparaître. Sauf que je suis trop mal pour arriver à tourner la tête, et c’est juste là que j’entends la voix de papa, qui m’appelle, et ses pas sur le sable mouillé.

-Oh mon dieu mon garçon tu m’as fait peur !
-Papa je…le garçon…
-Quel garçon ? De quoi tu parles ?
-Garçon qui…m’a sauvé…
-Mais James, on était tout seuls ! Viens, tu t’es peut-être pris un coup sur la tête…


Je le sens qui me prend dans ses bras et qui me ramène jusqu’à la voiture. Petit à petit je vois mieux ce qui se passe, et le médecin nous laisse repartir en nous disant que tout va bien, et que je dois juste me reposer. Je crois que j’ai jamais vu maman aussi en colère contre papa, et elle est aux petits soins pour moi toute la soirée. Je me laisse dorloter, et même mes frères ont pas le droit de m’embêter. Sauf que je suis triste d’avoir perdu ma game boy dans l’eau… J’étais super loin dans le jeu en plus. Mais maman m’a dit qu’on m’en rachètera une bientôt. Et, surtout, je suis plus obligé d’aller à la pêche avec papa. Ca c’est trop bien.

Pourtant, alors que je suis tout seul dans la chambre du chalet qu’on a loué pour les vacances, je repense à ce garçon qui m’a sorti de l’eau. Je me rappelle de son visage. Comment ça se fait que papa l’ait pas vu ? Il était là pourtant… Je comprends pas. Et puis il a disparu tellement vite ? J’ai bien envie d’y retourner… Ptet que maman me laissera y aller demain matin… J’étouffe un bâillement et je ferme les yeux.

Le lendemain, papa a dit qu’il partait pêcher seul, et mes frères vont faire du foot avec d’autres garçons de la ville. Alors je suis tout seul. J’ai dit à maman que je voulais me promener un peu, alors elle m’a prévu un pique-nique qui pourrait nourrir tout un régiment dans mon sac à dos, en me disant d’être de retour à 17h. Et de faire attention. Et de pas aller trop près des falaises. Et de pas parler aux inconnus. Et…oui maman, je sais. T’en fais pas.

Je prends mon vélo rouge et je roule jusqu’à l’endroit où on a pêché hier. Personne. Je laisse mon vélo contre un arbre avant de descendre près de l’eau. Je commence à grimper sur un rocher, et je saute sur celui d’à côté, cherchant des yeux le garçon. Enfin, si ça se trouve, il était juste là par hasard. Enfin, qui sait. D’un coup j’entends bouger, un peu plus loin. Je me penche, et tends la tête en direction du bruit.

Eho ? Eho c’est toi qui m’as sauvé hier ? Tu veux pas venir ? Pas besoin de te cacher hein, je vais pas te taper dessus. J’ai même des chips et des sandwiches. Et de la limonade aussi. Allez, viens !
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Mar 24 Fév - 20:15

Blue Scales

Je me détends au moment où j'entends leurs pas humides sur le sable s'éloigner. Il va bien. Bon aussi bien que quelqu'un qui a manqué de se noyer... Mais au moins il est encore en vie. Je pousse un long soupir alors que je leur jette un dernier regard, les voyant déjà bien loin de la plage. Je me laisse glisser dans l'eau, mes deux mains cachant mon visage. Oh mon dieu... Je vais me faire tuer. Déjà j'ai faillis noyer un humain, mais en plus, je l'ai laissé me voir. Si les autres l'apprennent, je vais en entendre parler jusqu'à la fin des temps, sans compter que je vais me faire salement gronder.

Je reste bien quelques minutes sans bouger, avant de me décider à m'éloigner prudemment de la côte, et alors que je nage tranquillement, voilà qu'éclat étrange attire mon œil. Intrigué je nage vers le fond, découvrant alors, gentiment posé sur le sable, une drôle de boîte grise, dont une partie brille quelque peu. Étrange... Je reste quelques secondes à simplement observer cette étrange chose avant de l'attraper du bout des doigts. Je fais tourner l'objet entre mes mains, tentant de comprendre ce que cela peut bien être... Par moment il semble capter la lumière du soleil, avant de finalement redevenir fade à l'oeil. Quelque peu perplexe je secoue l'objet, n'entendant pas un son provenir de la chose. Je colle contre mon oreille la boîte grise, ne captant aucun son. Mais c'est nul ce truc...  Je fais la moue, continuant de jouer avec. Et alors que mes doigts tentent toujours de percer les mystères de cette drôle de boîte, voilà qu'une lueur rouge s'allume rapidement et qu'un léger son retentit, avant de rapidement grésiller et s'éteindre. Le fugace sourire qui s'était dessiné sur mes lèvres s'efface quelque peu tandis que je serre un peu plus l'objet entre mes doigts.

« Non, non attends... Recommence... »

Assis au fond de l'eau, je tourne et retourne la boîte, cherchant, en vain, à faire revenir la petite lumière rouge. Mais rien. Alors au bout d'un moment, je pousse un soupir, conservant ma précieuse découverte tout contre mon cœur, nageant tranquillement jusqu'à ma cachette nocturne. Là-bas, au milieu de mes autres trésors, je dépose cette dernière trouvaille, avant de simplement m'assoupir, jetant un dernier regard à cette petite chose. T'inquiète, demain je percerais tes secrets.

Le lendemain j'émerge doucement m'étirant longuement avant de pousser un soupir. J'attrape rapidement ma trouvaille d'hier, retournant vers la crique. Je vérifie que personne n'est encore là, avant d'émerger timidement. Personne à l'horizon... Parfait. Je m'approche d'un rocher y déposant l'objet. Peut-être que si il sèche... Il fonctionnera à nouveau ? J'attends patiemment et laisse le soleil sécher quelque peu ma peau, restant bien sagement immergé jusqu'à la taille. C'est pas drôle. Ça doit faire des heures que je suis là, et toujours rien. Certes le truc est sec... Mais pas un bruit, pas une lumière. Je fais la moue, poussant un soupir de déception. Je pensais avoir découvert le truc du siècle, mais non... J'attrape l'objet, ronchonnant doucement.

« Mais tu sers à quoi alors ? »

Seulement je n'ai pas le temps de penser plus que cela à cette question que j'entends quelqu'un approcher. Je lève les yeux vers la plage, découvrant alors le garçon d'hier courir tout droit vers le rivage. Oh non. Il est de retour... Sûrement pour se venger d'hier... Paniqué je récupère rapidement la boîte grise avant de me cacher. Pitié, j'espère qu'il ne m'a pas vu... Je l'entends grimper sur un rocher non loin de moi, avant de prendre la parole. Je retiens ma respiration, serrant l'objet tout contre mon cœur. Venir ? Oh non, je ne veux pas que tu me fasses du mal... Et puis je suis pas si mal derrière mon rocher... Je laisse un silence s'installer entre nous, silence qui est simplement dérangé par les vagues qui s'écrasent paresseusement sur la rive. Timidement je me penche pour l'observer, mon regard croisant malheureusement le sien. Mince. De la limonade ?... Je plisse le nez. C'est quoi encore que ça ? Je bredouille quelque peu, un peu perdu par ce que l'humain me raconte et étrangement je suis partagé entre l'envie de m'enfuir et celle de m'approcher... Je sais qu'on ne doit jamais, et en aucun cas, s'approcher des humains... Mais lui... Il ne semble pas méchant... Et puis de toute façon, il ne sait même pas nager. Alors au fond... Je peux toujours vaguement tenter d'approcher, et si je vois qu'il veut me faire du mal... Je n'aurais qu'à le jeter à l'eau. Voyant que je reste farouche, bien sagement dissimulé derrière mon rocher, le garçon me rassure une fois de plus, m'assurant qu'il ne va pas me faire le moindre mal. Timidement je sors de ma cachette, nageant vers lui sans le quitter du regard. Je m'arrête à une certaine distance de lui, serrant toujours contre moi mon trésor.

« C'est quoi de la limonade ? »

Ma curiosité l'emporte sur ma crainte et je m'approche un peu plus, observant avec le plus grand intérêt le sac qu'il garde avec lui. Je me maintiens à flots, battant lentement de la nageoire, alors que mes doigts effleurent doucement le rocher. Je sais que je ne devrais pas m'approcher de lui comme ça... Mais tant pis. Et puis si ça ce trouve, il est simplement là pour me remercier de l'avoir sauvé... Même si c'est de ma faute si il a faillit se noyer.

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Sam 28 Fév - 17:25

Blue Scales
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Mon regard se promène sur les rochers, inspectant les vagues pour le chercher. Je sais que c’est bête, et qu’il a vraiment pas beaucoup de chances pour qu’il soit encore une fois là aujourd’hui. Mais bon. Qui sait. Pourtant j’ai entendu du bruit. Est-ce que ça pourrait être lui ? Ou encore un de ces vieux dégoûtants qui vont traîner à poil dans des criques un peu désertes. Je l’appelle, encore une fois. Espérant que ce soit lui. Je vais même jusqu’à lui proposer de la limonade, quand même ! Et on dirait que ça marche parce que j’entends enfin sa voix, qui me demande ce que c’est la limonade.

Mais…tu sais pas ce que c’est ? Tout le monde connaît la limonade !

Y’a un bruit d’eau, comme quelqu’un qui nage, et je vois enfin son visage. J’ai un grand sourire quand je le reconnais. C’est bien lui ! C’est lui qui était près de moi quand j’ai ouvert les yeux sur la plage, après être tombé de la barque. Et je lui fais signe de se rapprocher.

Viens, je vais t’en donner un peu pour que tu goûtes !

Je redescends de mon rocher pour retourner sur le sable de la plage, et m’approcher du bord.

Installe-toi à côté de moi ! Pendant ce temps je déballe le pique-nique !

Je pose mon sac à dos sur le sol et commence à sortir la bouteille de limonade, le paquet de chips, les cookies et les sandwiches, que je pose sur un drap de bain que maman m’a donné, avant de relever les yeux vers lui. Je fronce les sourcils quand je vois qu’il s’est rapproché, mais qu’il reste toujours dans l’eau.

Mais viens, je vais pas te faire de mal ! Au contraire, je veux te dire merci ! C’est toi qui m’as sorti de l’eau ! T’es super fort pour être arrivé à me ramener sur la plage tout seul !

Je l’observe un peu plus en détail et là je vois qu’il tient quelque chose. On dirait…non c’est pas possible. Mais si. Mais ça serait pas…

Ma Game boy ! Oh t’es arrivé à la récupérer ! C’est trop bien ! J’étais en plein milieu d’un jeu quand je suis tombé et ça m’embêtait d’avoir tout perdu ! Oh c’est super chouette !

Je vois qu’il avance toujours pas, et qu’il reste planté dans l’eau, pas trop près de la plage.

Mais t’es vraiment bizarre toi ! Bon ben si tu viens pas, j’arrive alors !

Je commence à faire valser mes baskets, fais glisser mon jean et mon tshirt, restant en slip de bain, et je prends un gobelet de limonade et un sandwich avant de m’enfoncer lentement dans l’eau, jusqu’à venir près de lui, avec de l’eau jusqu’à la taille.

Bon ben voilà ! Maintenant t’as plus d’excuse !


Et avec un grand sourire je lui tends ce que je lui ai apporté.

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Lun 2 Mar - 0:48

Blue Scales

Je fais la moue lorsqu'il m'assure que tout le monde sait ce que c'est de la limonade, avant d'être partagé entre l'envie d'approcher et celle de m'éloigner lorsqu'il me propose de venir goûter ce que c'est. Je sais que je ne devrais pas, les autres disent qu'il vaut mieux rester loin des humains... Mais... J'ai envie de savoir ce que c'est... Et puis il n'a pas l'air méchant. Sans le quitter du regard, je le vois abandonner son rocher pour aller sur la plage, m'enjoignant à la rejoindre sur le sable. Mais... Il est bête ou quoi ? Je ne peux pas, j'ai pas le droit. De plus en plus perplexe, je reste dans mon coin d'eau, le regardant au loin sortir bien des choses curieuses de sa besace. L'air de rien je me rapproche, me mordillant doucement les lèvres alors que je contemple avec une certaine curiosité tout ce qu'il étale devant mes yeux sur le sable chaud. Alors c'est ça ? La limonade ? Hum. Intéressant. Mes yeux se posent à nouveau sur lui lorsqu'il insiste une fois de plus, m'assurant qu'il ne veut pas me faire du mal. Je penche la tête sur le côté. Comme si tu pouvais de toute façon. Je baisse quelque peu les yeux en l'entendant me remercier de l'avoir sauvé. Oh si tu savais... C'est de ma faute si tu as manqué de te noyer alors bon... Je n'ai pas vraiment de mérite. Mais tout ceci est bien vite balayé par une exclamation de sa part. Mes doigts se resserrent quelque peu autour de mon trésor alors qu'il me parle de sa... « Game boy. » Je fronce les sourcils. Il s'en sert pour jouer ? Mais comment. Curieux je considère rapidement l'objet, avant de tenter de lui demander comment cela marche, mais voilà qu'il reprend la parole. Mais c'est qu'il est bavard l'humain... Toujours à gigoter et tout, à brailler... Au point que je me demande si ils sont tous comme lui... Et étrangement, ça me dérange pas du tout, au contraire, je le trouve marrant dans son agitation. D'un œil curieux je le regarde se débarrasser de ce qu'il porte, avant de me rejoindre dans l'eau tenant dans ses mains, un verre et un.... je sais pas trop quoi. Une fois à mon niveau je lui adresse un sourire avant de considérer le verre.

« Tiens... On échange ! Je te rends ta... Game machin et je te prends ça. »

D'une main j'attrape le verre alors que je lui rends son drôle d'objet, me désintéressant complètement de cette boîte grise alors que je trempe mes lèvres dans ce drôle de breuvage. Ouh. C'est bizarre. Ça pique... C'est sucré... Mais j'aime bien. J'en prends une autre gorgée, avant de sourire. Ouais. C'est bon en fait. Je relève les yeux vers lui, considérant désormais ce qu'il tient dans son autre main...

« On échange encore. »

Je lui rends son verre et récupère ce qu'il tient dans sa main. Je n'hésite pas une seconde et en prend une grande bouchée. Oh. Encore plus étrange. Mais étrangement, j'ai pas envie d'arrêter d'en manger. Alors j'en prends une autre bouchée. Et une autre. Rapidement je passe la langue sur mes lèvres entre deux mastications, regardant le garçon face à moi.

« Comment ça marche ton truc ? Parce que j'ai essayé hier... Mais la petite lumière rouge voulait pas rester... »

Je dis ça presque avec un air désolé avant de croquer à nouveau dans le sandwich, appréciant en silence le goût de ce truc. La vache. C'est vraiment meilleur que le poisson cru.

« Et c'est quoi ça ? Je peux en ravoir ? Ou j'ai le droit à autre chose ? … Par contre j'ai rien d'autre à t'échanger... Enfin... Sauf si tu veux des coquillages... »

Et alors que je reste pensif, me demandant si je ne devrais pas aller lui chercher une conque histoire d'avoir le droit à un autre verre de limonade, je ne me rends pas vraiment compte que ma nageoire effleure doucement sa jambe.

© charney
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Lun 2 Mar - 21:10

Blue Scales
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Il est vraiment bizarre, ce garçon. Mais vraiment. Comment ça se fait qu’il veuille pas sortir de l’eau ? On est juste tous les deux, pis moi, je vais rien lui faire ! Surtout pas après qu’il m’ait sauvé en plus ! Enfin, quand je vois qu’au bout d’une ou deux fois il est toujours dans la mer, de l’eau jusqu’à la taille, je me dis qu’au final il vaut mieux que j’aille le rejoindre. Et puis c’est pas comme si ça m’embêtait de me baigner de toute façon !

Je me déshabille rapidement, et mets mes vêtements dans mon sac maintenant vide pour pas mettre du sable dans mon jean. Ouais parce que sinon ça gratte les fesses et c’est vraiment pas chouette. Je lui sers un verre de limonade et je prends un sandwich dans l’autre main, que je déballe avant de lui apporter. En quelques pas je suis près de lui et lui souris. Il attrape timidement le gobelet, en même temps qu’il me  donne ma game boy. Je la secoue un peu, et tente de la rallumer une fois ou deux, mais rien à faire. Elle est fichue. J’ai une boule au ventre en me disant tout le temps que j’ai passé sur Zelda est perdu… La poisse. Mais peut-être qu’on pourrait quand même la réparer ? Faudrait que je demande papa, si on pourrait pas l’emmener au magasin de jeux vidéo.
Ils peuvent peut-être faire ça ? Avec toutes les consoles trop bien qu’ils ont, je suis sûr qu’ils peuvent la sauver. Et puis maman m’a quand même promis qu’ils me rachèteraient une nouvelle Game Boy, et je suis pas obligé de leur dire que j’ai retrouvé la vieille…Je réfléchis, quand j’entends de nouveau la voix du garçon.

Je le regarde quand il boit une première gorgée, et il fronce un peu les sourcils, avant de sourire, et d’en boire une autre. On dirait que ça lui plait !

Tu vois, je t’ai dit que la limonade de ma maman était super bonne ! Elle l’a fait elle-même en plus !

Une fois sa limonade terminée, il me tend le gobelet vide et attrape le sandwich que j’avais emmené. Beurre de cacahuètes et confiture de fraise. Il mâche, comme s’il était concentré, avant de sourire à nouveau. Il a l’air d’avoir mon âge, même s’il est plus petit que moi. Et plus maigre aussi. Mais il a l’air gentil. Enfin, ça je le sais déjà vu qu’il m’a sauvé.

T’as jamais joué à la game boy ? Et tu connais pas la limonade ? Mais t’habites dans une grotte ? Comme la famille Pierrafeu ?

Je rigole un peu. J’adore les cartoons, comme Scooby Doo ou Satanas et Diabolo. C’est trop bien.

Bon ben en fait la Game Boy c’est un truc où tu peux jouer à des jeux vidéo. Mais partout. Dans le bus, quand t’attend chez le dentiste…surtout que chez mon dentiste y’a que des magazines pour grands dans la salle d’attente…Dans la cour de récré aussi, et maintenant ils ont même fait un cable pour jouer avec les copains. Normalement, quand ça marche, t’utilises les boutons pour faire sauter ton personnage, le faire courir et tout. Bah jte montrerai quand elle sera réparée. Ou quand j’en aurai une neuve.

Je me mets à rigoler quand il me demande s’il peut avoir d’autres sandwiches, et je hoche la tête.

Ben ouais, maman m’en donne toujours trop. C’est bon hein ? Attends.

Je retourne sur la plage, range la Game Boy dans mon sac et ramène toute la nourriture que je pose plus près de l’eau, avant d’attraper le sac de cookies et un autre sandwich. Je lui tends le tout.

Au fait, moi je m’appelle Buck. Normalement c’est James mais j’aime pas James. J’préfère Buck. Et toi, c’est quoi ton prénom ?

Je reste près de lui quand d’un coup je fais un bond.

Oh mince, y’a un poisson qui vient de me frôler la jambe. C’est bizarre ! J’en ai jamais vu qui sont venus aussi près !

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Mar 3 Mar - 0:15

Blue Scales

Il est bizarre l'humain. Il a certes plein de trucs super cool à manger, mais bon sang... Ce qu'il est bavard. Toujours à raconter vingt millions de choses, à me parler de trucs que je ne connais pas, comme si c'était l'évidence même. Alors quand il me parle de sa Game boy et de tout ce qu'on peut faire avec, je me contente de l'écouter, grignotant sagement mon sandwich. Et à l'entendre, je dois avouer que je suis presque impatient qu'il me montre ça... Même si je ne comprends pas la moitié de ce qu'il me raconte... Mais à la limite ça ne me gêne pas, surtout que le jeune humain semble plus que prêt à me montrer tout ça. C'est pour ça que j'ai beau le trouver bizarre... Il est pourtant là, à me proposer de me montrer certaines choses, à m'en faire goûter d'autres... Il semble si différent de ce que les autres en disaient. Ni cruel, ni mauvais, ni quoi que ce soit. Un sourire m'échappe alors qu'il me rassure, me disant qu'en effet, j'ai le droit d'en avoir encore. Je le regarde s'éloigner, avant de revenir avec un autre sandwich et bien d'autres choses. J'attrape ce qu'il me tends, recommençant à grignoter bien sagement.

« C'est bon... Bizarre, mais bon. Et pour ton... Truc... Je suis désolé qu'elle ne marche pas. »

Parce que bon, dans le fond, c'est de ma faute si il a finit à l'eau, si je ne m'étais pas approché... Mais si je ne l'avais pas fais, je ne serais pas là à grignoter avec lui dans l'eau. Alors bon... Et alors que j'ai les dents dans ce qui semble être un cookie, voilà qu'il m'apprend enfin son prénom. Buck ? C'est quoi ce nom ? C'est bizarre... Buck. Presque autant que James. Attends t'as plusieurs prénoms ou quoi ? Finalement il se met d'accord avec lui-même pour définir la façon dont je peux l'appeler. Du bout des lèvres je le murmure, alors que je ne le quitte pas des yeux.

« Buck... »

Seulement je n'ai pas le temps de lui donner mon prénom qu'il bondit d'un coup, sursautant pour je ne sais quelle raison. Paniqué par ce geste brusque, je me recule, me retrouvant avec de l'eau jusqu'aux épaules. Le cœur battant, je le regarde tentant de comprendre ce qu'il lui a pris. Et voilà qu'il m'avoue qu'il a senti un poisson l'effleurer. Quoi ? C'est pour ça que tu me fais des frayeurs pareilles ?!

« Mais me fait pas peur comme ça ! Déjà, y'a pas de poissons qui viennent jusqu'ici, t'es trop bruyant et remuant. Et ensuite c'était pas un poisson mais moi ! »

Et pour appuyer mon propos, je lui envoie un peu d'eau au visage du bout de la nageoire. Non mais, ça t'apprendra à gigoter de la sorte. Pour la peine t'auras pas mon prénom, de toute façon, je ne suis même pas sûr de pouvoir le prononcer dans ta langue... Tiens d'ailleurs j'y pense, c'est vrai que je n'y connais pas vraiment d'équivalence... C'est plus une idée, un concept, qu'un vrai nom... Un truc que les humains pourraient pas vraiment comprendre...

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Sam 7 Mar - 15:14

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Je souris, haussant les épaules quand il me dit qu’il est désolé que ma Game Boy soit fichue.

Bah c’est pas ta faute. Tu m’as déjà sauvé, en me ramenant sur la plage, et c’est chouette de l’avoir récupérée au fond de l’eau… D’ailleurs, comment t’as fait ? Elle a dû couler tout au fond…T’as du avoir sacrément de la chance de tomber sur elle !

Enfin, elle est quand même fichue. Pour le moment. Je vais la ranger au sec et je ramène une partie de ce que maman m’a donné pour mon pique-nique. S’il connait pas la limonade, ça m’étonnerait qu’il connaisse les cookies…Et le beurre de cacahuètes avait l’air d’être aussi une découverte. Jme demande bien d’où il peut venir pour qu’il sache pas des trucs comme ça. C’est quand même la base !

Ouais, Buck c’est bien ! Et sinon, les cookies tu trouves ça comment ? Ca aussi c’est ma maman qui les a faits. C’est les meilleurs du monde ! Vrai de vrai !

Je souris toujours en le voyant se régaler, et je pioche aussi un cookie. On dirait que ça lui plait vraiment. Enfin, qui aime pas les cookies de maman quand même ! J’ai jamais entendu quelqu’un qui les aimait pas. On en grignote encore un ou deux avant que je sursaute. La vache j’ai eu la trouille quand ce truc m’a frôlé !

Mais quand je tourne la tête vers mon copain je le vois qui a reculé d’au moins deux mètres, et il a de l’eau jusqu’aux épaules. Je lui fais signe de revenir vers moi avant de lui expliquer pourquoi j’ai eu peur. Mais au lieu de rire, il me crie dessus. Je fronce les sourcils, sans comprendre, et c’est là qu’il me dit que c’est lui qui m’a frôlé.

Arrête, t’es pas drôle ! Comment ça aurait pu être toi, t’es même pas un p…

Et là je vois une nageoire qui dépasse de l’eau, et qui, d’une petite giclée m’envoie de l’eau sur le visage. Je suis tellement surpris que je veux reculer, et je retombe dans l’eau, mes fesses sur le sable du fond, totalement trempé. Heureusement que jétais déjà en maillot… Je me redresse lentement, toussant encore un peu, avant de le regarder avec de grands yeux ronds.

Tu…nan c’est pas possible. C’est…c’est toi ? C’est toi qui…qui a fait ça ? Mais ta nageoire…tu…

Je m’avance un peu vers lui, fasciné.

Mais t’es…t’es une sirène ? Genre…une vraie sirène comme le dessin animé ? Eh mais du coup Ariel, tu la connais ? Et Polochon ? Et Sébastien ? Ursula, tu l’as déjà vue ? Elle est aussi méchante qu’à la télé ?

Non mais sérieusement ! Une vraie sirène ! Ca alors, les copains ils vont pas en revenir quand jvais leur raconter ça à la rentrée !

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Sam 7 Mar - 23:41

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Les autres me disaient toujours que je devais rester le plus loin possible des humains, que je pouvais certes les observer, mais de loin. De très loin même. Qu'il valait mieux que moi, petit ondin que je suis, j'évite de m'approcher d'eux... Sous peine de me faire capturer. Seulement plus je les observais, plus je les trouvais fascinant... Alors quand le jeune humain me propose de goûter ce que sa mère lui a préparé, je dois avouer que ma curiosité a rapidement pris le dessus et malgré tout les avertissements du monde, voilà que je suis en train de dévorer les « cookies » de sa mère. Les meilleurs du monde, hein ? Je veux bien le croire. Je mordille encore dans un biscuit, ne cessant de l'observer s'agiter, parler face à moi. Et plus les mots filent d'entre ses lèvres, plus je le trouve amusant. Au point que je finis par me dire que c'est agréable d'être avec lui, que j'aime bien être avec lui. Il est marrant, sans être méchant. Bien loin du portrait que les autres font des humains. Alors à moins qu'il tente de m'amadouer avec des biscuits... Mais j'y crois pas. Jusqu'au moment où il bondit d'un coup. Immédiatement je me recule, restant à quelques mètres de lui, de l'eau jusqu'aux épaules. Mais il est pas bien ?! Surtout que Buck m'explique que c'est à cause d'un poisson qui l'aurait effleuré. Mais... Il le fait exprès ou quoi ? Plus par peur que par colère, je lui grogne dessus, lui faisant remarquer qu'il est trop bruyant pour que le moindre poisson ne l'approche. Ce à quoi il me rétorque que ça ne peut pas être moi. Ah vraiment ? J'ajoute à cela un bonne giclée d'eau et le regarde, fronçant les sourcils, le souffle un peu plus court. Alors ? Tu penses toujours que c'est un poisson ? Son regard se pose sur ma nageoire et voilà qu'il tombe à la renverse, bafouillant subitement. Je fronce les sourcils. Il a jamais du voir de sirènes de sa vie... C'est pas étonnant, on est plutôt du genre discret, on évite de se faire voir et il est plutôt rare qu'on traîne du côté des rivages... Normalement je ne devrais pas être là, je n'aurais même pas du le sauver hier, et encore moins m'approcher de la barque... Mais tant pis, ce sera un secret. Je me radoucis un peu en voyant qu'il semble complètement perdu. Seulement au lieu de fuir ou de vouloir me faire du mal, il se contente simplement de s'approcher... Quelque peu fasciné.

« Oui c'est moi... »

J'ai un léger rire quand il me demande si je suis réellement une sirène. Oui gros idiot. Sinon je n'en serais pas un. Mais je plisse à nouveau le nez quand il commence à me demander si je connais... Je ne sais trop qui de je ne sais trop où. J'ai un autre rire alors que je dissimule à nouveau ma nageoire dans l'eau et que je me rapproche quelque peu de lui.

« Alors déjà... Je suis un ondin, je ne suis pas une fille moi... Et ensuite... Je ne sais pas de quoi ou de qui tu me parles... Genre... Ariel... C'est qui ? Et les autres, tu les connais ? D'ailleurs comment tu sais que ça existe les sirènes ?! Tu ne devrais pas savoir... »

Je me mordille les lèvres en se rendant compte de ce qu'il vient de traverser mes lèvres. Normalement, on ne doit pas en parler... Et pourtant, voilà que lui semble savoir... Mais ça ne lui fait pas peur, non, il me semble fasciné... Mon regard passe de ses yeux à ma nageoire qui ondule lentement dans l'eau. Je fais doucement remonter celle-ci à la surface avant de lui demander, quelque peu gêné.

« T'as envie de toucher, c'est ça ? »

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Dim 8 Mar - 22:05

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On partageait tranquillement le goûter quand ce truc m’a fait peur, qui m’a frôlé la jambe. Et le pire dans tout ça, c’est que c’est mon copain qui m’a fait encore plus peur en me criant dessus. Alors que j’avais rien fait ! Mais là où c’est devenu carrément dingue c’est…quand il m’a éclaboussé. Et quand je dis éclaboussé, c’était pas avec ses mains. Ou même en me crachant de l’eau avec la bouche, comme Terry fait toujours quand on va à la piscine, même s’il sait que j’aime pas ça. Non, là c’était avec…avec sa nageoire ! Parce que ouais, il a…une nageoire ! Comme…comme une vraie sirène dans les livres ou les dessins animés.
J’en reviens pas. Mon copain c’est une sirène. Une vraie sirène. Je la vois, elle est là ! Juste face à moi. C’est…c’est dingue ! Je le regarde avec de grands yeux ronds pendant quelques secondes, avant de m’avancer vers lui. Il faut…faut que je sache si c’est bien vrai ! Si c’est pas…je sais pas moi, un déguisement, ou un costume comme au cinéma !

Je commence à lui poser plein de questions, parce que j’veux savoir. C’est un peu normal non, on voit pas des sirènes tous les jours ! Et puis La petite sirène, je l’ai regardé plein plein de fois. Alors j’ai encore plus envie d’être sûr ! Lui a pas bougé et il me regarde venir, écoutant ce que je dis avant de répondre calmement.

Ok…donc les sirènes c’est les filles, et les ondins c’est les garçons…D’accord. Bah… les sirènes on les connaît ! On les voit souvent ! Dans les contes et les bouquins, à la télé…au cinéma… y’a aussi des chansons, qui parlent de ça ! C’est super connu ! Enfin… on en parle mais tout le monde sait que ça existe pas. Comme les fées ou les licornes. Ou le Père Noël. Enfin papa sait pas que j’y crois plus depuis que Mark a cafté que c’était papa qui déposait les cadeaux sous le sapin… Enfin bref. Ouais tout le monde sait ce que c’est les sirènes, mais personne croit que ça existe. Des trucs qui existent que dans les livres et… les histoires tu vois ?

Je me rapproche encore un peu, et je suis de nouveau aussi près de lui que quand je lui avais donné les sandwiches et les cookies. C’est vraiment marrant, parce que si j’avais pas vu sa nageoire, j’aurais même pas deviné que c’était une…non un ondin. Comme il a dit. A part…sa peau. Elle a l’air…normale mais…elle brille un peu au soleil. Mais je saurais pas comment dire. Elle est un peu pas pareille que la nôtre. Mais c’est pas super visible.
Il me demande ensuite si je veux toucher ses nageoires, et je hoche rapidement de la tête. Evidemment, je suis super curieux.

T’es sûr ? Ca va pas…te faire mal ou quelque chose comme ça ?

J’avance la main et je touche sa nageoire du bout des doigts. Je souris. C’est drôle, c’est comme un…vrai poisson. Tout pareil. Je remonte un peu pour toucher sa peau, qui est couverte d’écailles bleu turquoise avec des reflets verts. C’est beau. Mais il rigole un peu quand je le touche. Je le regarde, hésite une seconde et commence à le chatouiller un peu. Je le vois qui gigote et je commence à rigoler aussi quand j’y vais plus fort. Et je continue même s’il commence à m’éclabousser.

Eh t’es chatouilleux ! Haha !

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Lun 9 Mar - 17:22

Blue Scales

Comment ça ? Les humains s'y connaissent en sirènes ?! Mais... Je croyais qu'on était bien cachés et qu'ils étaient pas assez attentifs pour nous remarquer tant qu'on faisait attention à ne pas s'approcher d'eux... Mais visiblement, c'est vain puisqu'il ne cesse de me dire qu'on lui conte des histoires à propos de notre espèce. Mais du coup... Qu'est-ce qu'ils se racontent à notre propos ?  J'ai un sourire en l'écoutant parler, ne comprenant toujours pas la moitié de ce qu'il me raconte. Tout ce que je retiens, c'est que pour les humains, nous ne sommes que des histoires qu'ils se racontent. Peut-être que c'est mieux ainsi... Comme ça... Ils ne viennent pas nous chasser. Je le laisse approcher, captant ce regard fasciné qu'il a pour moi. Alors quand il est à nouveau tout proche de moi, je lui demande si... Si ce qu'il veut c'est toucher mes nageoires. Buck n'hésite pas un instant, hochant rapidement la tête avant de me demander si ça ne va pas me faire mal. J'ai une seconde d'hésitation avant d'hocher de la tête à mon tour, lui adressant un rapide sourire.

« Normalement non... Tant que tu fais attention... »

Je sais que je ne devrais pas, et honnêtement j'ai peur qu'il me fasse mal ou quoi... Mais ça semble lui faire plaisir... Il avance doucement sa main et je frémis quelque peu lorsque ses doigts effleurent lentement la fine et fragile membrane de ma nageoire. Oh c'est... Étrange. La texture de sa peau est si différente... Elle est moins douce, plus chaude... C'est étrange.  Pas désagréable, mais juste étrange. Il caresse du quelques instants le bout de ma nageoire et au fil des secondes, je finis par me détendre. En fait... C'est agréable. J'aime bien. Je ferme rapidement les yeux avant de laisser un rire m'échapper lorsque ses doigts remontent jusqu'à mes écailles. Eh. Je croise son regard, le sourire aux lèvres. Il reste une seconde à me regarder avant de recommencer à faire courir ses doigts sur mon écailles. Un autre rire m'échappe tandis que je gigote un peu, essayant d'échapper à ses petites mains qui se promènent désormais sur ma nageoire. De mes lèvres s'échappent un rire alors que je tente de le repousser, l'éclaboussant gentiment. Seulement ça ne décourage pas Buck qui continue, encore et toujours, mêlant son rire au mien alors qu'il ose me faire remarquer que je suis chatouilleux. Oui bah première nouvelle pour moi aussi ! Enfin pour ma défense, il est le premier à laisser ses doigts courir de la sorte sur ma personne. Notre espèce n'est pas vraiment du genre tactile... Ou alors en de rares occasions. Je tente de me dégager de ses doigts, tentant de saisir entre mes mains ses poignets. Je te tente de lui dire d'arrêter entre deux éclats de rire, mais je peine déjà à retrouver mon souffle alors parler... Seulement à force de gigoter, je finis par lui échapper. Je pose mon regard dans le sien, désormais à distance de lui. Je conserve mon sourire alors que je reprends doucement mon souffle. Tu veux jouer à ça ? Très bien. D'un coup je lui saute dessus, l'attrapant par les poignets, le forçant à se rallonger dans l'eau. Je lui adresse un immense sourire alors que je me trouve sur lui, l'empêchant de recommencer à me chatouiller.

« À mon tour maintenant ! »

Je lâche ses poignet pour venir à mon tour faire courir mes doigts sur sa peau, le chatouillant, mêlant mon rire au sien.

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Ven 13 Mar - 12:41

Blue Scales
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C’est totalement géant : je suis avec une sirène. Non, un ondin comme il a dit. Un vrai de vrai, comme dans les films ou les images des livres que maman me lisait quand j’étais petit. Et encore mieux que tout, il est sympa et c’est mon copain. Il est rudement chouette, pas comme les autres garçons qui pensent qu’à jouer au foot ou aller reluquer les filles en maillot de bain. Et puis, il aime les cookies, la limonade et le sandwich au beurre de cacahuète et à la confiture, tout comme moi ! Et quand il a vu que je le regardais avec des yeux ronds, il me propose même de lui toucher les nageoires.

Au début je sens qu’il a un peu peur, mais moi aussi je suis pas rassuré ! Sauf que je suis encore plus curieux que peureux, alors je m’approche et mes doigts se posent sur ses nageoires. Je sens qu’elles sont fines et fragiles, et un peu transparentes. En plus, elles ont une drôle de couleur, qui change, comme les bulles en plein soleil, où y’a du bleu, du violet, du jaune… Et ses écailles ensuite. Elles sont lisses et froides, et un peu glissantes, comme si on avait mis du savon dessus.

Mais ce qui est rigolo, c’est que mes mains ont l’air de le chatouiller. Et quand je réessaie pour être sûr, je vois qu’il se tortille, et commence à rire. Alors comme ça t’as les nageoires sensibles ? On va voir ! Je recommence encore plus fort, et je commence à rire quand j’entends le sien résonner dans la crique. Ses mains tentent d’enlever les miennes, mais il va pas s’en tirer si facilement ! S’il m’avait dit d’arrêter, je l’aurais fait mais là il rigole alors…c’est que c’est bon non ? Il gigote de plus en plus, et ses nageoires éclaboussent tout autour de nous. Jusqu’au moment où c’est mes mains qu’il arrive à prendre. J’essaie de me dégager, de m’éloigner mais cette saleté me tient bien.

Et je suis allongé à moitié dans l’eau, à moitié dehors, et c’est lui qui se venge en me chatouillant fort. Oh non. Non non ! Je me tortille, j’essaie de me tirer de là mais ses mains sont fortes, et il m’empêche de me relever en restant contre moi.

A…arrête ! A…arrête !

J’en peux plus, j’ai mal aux côtes et du mal à respirer à force de rire. Et quand j’ai trop mal je lui dis stop. Heureusement il s’arrête et se décale un peu, alors j’arrive enfin à m’asseoir sur le sable, les pieds toujours dans l’eau, penché en avant en me tenant les côtes.

Eh tu m’as presque tué de rire !

Quand ça va mieux, je me laisse retomber sur le sable, les bras en croix à regarder le ciel et les mouettes. C’était chouette. J’ai bien rigolé, et il est sympa. C’est là que jme dis que j’ai quand même eu de la chance de le rencontrer, parce qu’avec lui, c’est plus marrant qu’avec papa ou mes frères. Mais aussi qu’il m’a toujours pas donné son prénom.

Viens, reste avec moi ! Et tu t’appelles comment au fait ? Tu m’as toujours pas dit ! Promis je rigole pas, même si c’est moche comme Alphonse ou Wilbur !

Je reste quelques minutes comme ça, avant de sentir que j’ai soif. Je me lève et ramène le sac plus près de l’eau, avant  d’en sortir la limonade et le reste des cookies. J’en bois quelques gorgées avant de tendre la bouteille directement à mon copain, et je pioche un biscuit, le grignotant après m’être laissé de nouveau retomber sur le sable. Je tourne un peu la tête vers lui et demande d’un ton sérieux.

Pourquoi vous vous cachez des humains au fait ? Jveux dire…on est gentils. T’as vu qu’on s’amuse bien tous les deux…

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Ven 13 Mar - 19:20

Blue Scales

Il est marrant en fait, le jeune humain. Il m'offre plein de chose à manger, et contrairement à ce que les autres peuvent dire, il n'essaye pas de me faire le moindre mal, au contraire. Lorsque je lui ai demandé si il voulait toucher ma nageoire, il était le premier à s'inquiéter de savoir si il risquait de me faire mal ou quoi... Chose que n'aurait pas fait les monstres que l'on me décrit. Un rire m'échappe alors que je sens ses doigts se glisser timidement sur mes écailles. Lui-même semble surpris de découvrir que je suis chatouilleux, s'en assurant tout de même une seconde fois, m'arrachant au passage un autre rire. J'essaye de lui dire d'arrêter entre deux éclats de rire, gigotant entre ses mains, manquant au passage de lui donner un coup de nageoire dans le nez.  Pendant quelques instants seuls nos rires et les clapotis de l'eau emplissent la crique avant que je ne réussisse à saisir ses poignets, écartant ses mains de mes écailles. J'ai un sourire alors que je croise son regard, échangeant nos positions, me retrouvant désormais à le chatouiller. Et plus il remue en me demandant de cesser, plus j'insiste. Seulement au bout d'un moment, j'ai presque l'impression qu'il peine à retrouver son souffle, pire qu'il semble avoir mal. Tout paniqué j'arrête de la toucher, m'éloignant bien rapidement. Oh non, ne me dis pas que je l'ai cassé. Oh non, dis-moi que ça va, dis-moi que t'es pas fâché... Inquiet je croise son regard, le bout de ma nageoire tapotant nerveusement la surface de l'eau. Finalement, au bout de minutes il retrouve son souffle, relevant la tête vers moi avant de se laisser tomber dans le sable en poussant un soupir. Ok. Il a l'air d'aller bien... Je crois. Timidement je m'allonge à ses côtés et regarde le ciel en silence, le surveillant du coin de l'oeil. Et puis la question tombe à nouveau. Mon prénom. Je plisse le nez tandis que je fixe toujours le ciel, poussant un léger soupir gêné.

« En fait... Je ne saurais pas te le dire. Tu pourrais pas le comprendre et encore moins le dire... Donc euh... C'est gênant... Mais... Va falloir que tu fasses sans... »

De toute façon, ce n'est pas comme si j'en avais vraiment un... Sans m'en rendre compte je rougis quelque peu avant de le voir se lever pour aller chercher de quoi boire. Je m'étire quelque peu alors qu'il revient avec de quoi boire et manger. J'ai un sourire alors qu'il me tend la bouteille de limonade, à laquelle je vole une longue gorgée. C'est vraiment bon ce truc. Mais genre, vraiment. Je lève le nez vers lui alors qu'il me demande pourquoi notre espèce est si... Discrète. Oh. Je ne sais pas si je peux lui en parler... Déjà que je ne devrais pas être là avec lui à boire de la limonade... Je n'aurais même pas dû l'approcher et encore moins le laisser toucher ma nageoire... Si les autres l'apprennent, je risque d'avoir de gros soucis... Genre... Monstrueux. Je pense qu'ils me tueraient si ils apprenaient ce que je fais... Je suis subitement saisis d'une certaine angoisse alors que je recommence à tapoter nerveusement la surface de l'eau. Je baisse le regard, haussant vaguement une épaule.

« C'est pas vraiment ce qu'on nous raconte... On ne cesse de nous dire qu'il ne faut pas qu'on vous approche... Parce que... Il paraît que si vous nous attrapez... 'Fin j'en ai trop dis... Si les autres apprenaient que je suis là avec toi... Je me ferais salement gronder... Normalement on ne devrait même pas s'approcher du rivage... Je ne devrais même pas être avec toi... »

Je fais une pause, alors que je le regarde tenant toujours entre mes doigts tremblants. Je peine à croire qu'il soit vraiment dangereux... Vraiment. Si il avait voulu m'attraper ou me faire du mal, il l'aurait déjà fait, non ? Alors peut-être que les autres ont tort... Peut-être que tout les humains ne sont pas mauvais... Je croise son regard avant de bien vite le détourner à nouveau.

« Mais... T'as pas l'air méchant... Tu m'offres à manger et en plus... On s'amuse bien... Alors bon... J'ai du mal à croire que t'aies réellement envie de me capturer ou de me manger... Mais c'est vrai que vous capturez les sirènes ou... C'est juste des histoires pour nous faire peur ? »

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Mar 24 Mar - 9:41

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C’était chouette, les chatouilles. Mais ça fatigue, alors il faut que je fasse une pause, le temps que j’aie plus mal au ventre, et que je puisse de nouveau bien respirer. Et les chatouilles, ça donne aussi soif. Alors je fais une pause, en me laissant retomber sur la plage, les pieds encore dans l’eau, et je me laisse sécher par le soleil, tout en buvant de la limonade et en grignotant des cookies. Et dans ce genre de moments je pense à plein de trucs, dont le fait que je ne connaisse même pas son nom. Je me tourne vers lui, regardant quelques secondes sa nageoire qui flotte doucement à la surface, et ses écailles turquoise qui brillent au soleil.

Eh, dis…alors…on va t’en trouver un ! Euh ben…pourquoi pas…Tom ? Ou…Steve ? T’aimes bien ?

Et puis je lui demande aussi à propos des sirènes. De pourquoi ils restent éloignés de nous. Cachés, aussi loin dans l’océan, à nous éviter. C’est vrai ça ! Pourquoi ils sont jamais venus nous voir, s’ils existent ? C’est quand même bizarre…Je le regarde quand il commence à m’expliquer pourquoi ils se cachent de nous, les humains. Et à un moment j’ai mes yeux qui deviennent ronds quand je l’entends.
Ah ouais ? Tu te ferais gronder ? Eh ben… Moi c’est plus simple, personne va me croire si je dis que j’ai vu une sirène cet après-midi. Maman va encore dire que je passe trop de temps à jouer à des jeux vidéo alors…

Je lui souris quand il me dit que je suis gentil et que tout ce que je lui ai donné à manger est bon. Et qu’il rigole bien avec moi. Je suis content, c’est toujours chouette à entendre ! Mais je me mets à rire quand il parle d’attraper les sirènes.

Eh mais…comme je t’ai dit, personne pense que les sirènes existent à part dans les livres et à la tété. J’ai jamais entendu parler de quelqu’un qui en aurait attrapé une, même pas aux infos. Et vous ? Vous dites quoi sur nous ?

Je croise mes bras derrière la tête et je reste là, à me dorer au soleil et à discuter avec lui. Il est chouette, vraiment. Sauf que d’un coup ma montre se met à sonner. Mince. Mais je le vois qui se recule, effrayé.

Ah nan mais t’en fais pas. C’est une montre. Ca sert à regarder l’heure. Le temps qui passe tu vois ? Et quand elle sonne, ça veut dire qu’il est l’heure pour moi de rentrer à la maison. Il va être l’heure de dîner et ma maman va pas être contente si j’arrive en retard.

Je me relève et commence à  tout ranger dans mon sac, même si je lui laisse les sandwiches, la limonade et les cookies. J’enfile mon jean et mes baskets, avant de passer mon tshirt. Je me tourne vers lui alors que je mets mon sac sur l’épaule.

Je…c’était chouette. Tu…tu crois qu’on pourra rejouer ensemble demain ? Enfin je sais pas si tu peux mais…c’était bien. Je rigole plus qu’avec mes frères et les autres garçons du village ils sont bêtes et j’aime pas jouer avec eux. Tu seras là demain matin ? Hein ? Tu promets ?

Et une fois qu’il m’a promis je fais un petit bond de joie avant de détaler en direction de mon vélo, toujours contre l’arbre. Je me retourne une fois ou deux pour lui faire salut de la main avant de grimper en selle. Et je me tourne encore plusieurs fois jusqu’à ce qu’il disparaisse entre les arbres.

Le lendemain, dès que mon petit déjeuner est avalé je saute dans un jean et je grimpe sur mon vélo direction la plage. Toute la soirée j’étais impatient de le retrouver, et là j’ai hâte de pouvoir de nouveau jouer avec lui. C’est pas tous les jours qu’on a une sirène pour copain ! Je laisse mon vélo retomber dans l’herbe et je cours jusqu’à la plage, mon sac à dos chargé sur le dos.

Steve ? Steve t’es là ? J’ai ramené des trucs, on pourra jouer !

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Sam 28 Mar - 0:12

Blue Scales

Je lève le nez vers lui lorsqu'il se met en tête de me trouver un prénom. Tom ? Je plisse le nez. Non, c'est pas beau. Qui voudrait porter un nom pareil ? C'est stupide... Puis il me propose « Steve. » J'y réfléchis quelques secondes, répétant doucement le prénom avant d'esquisser un sourire. Ouais c'est pas mal... J'aime bien. Ma nageoire perturbe la surface calme de l'eau alors que je regarde à nouveau le ciel, souriant comme un idiot.

« J'aime bien Steve... Ça sonne bien... »

Je ferme les yeux quelques instants, avant de les rouvrir lorsque Buck me demande de lui parler du reste des sirènes. Une certaine gêne me saisit alors que je baisse les yeux, haussant vaguement une épaule. C'est compliqué. On ne cesse de nous dire qu'il faut qu'on reste loin de humains, qu'ils sont dangereux et mauvais... Qu'ils ne cherchent qu'à détruire tout ce qu'ils touchent... Pourtant... Lui est gentil, il m'offre à manger, il ne me fait pas de mal... Nerveusement je lui avoue du bout des lèvres que je risque gros à être avec lui et que si les autres le savaient, j'aurais le droit à l'engueulade de ma vie. Et étrangement, ça me rassure de l'entendre me dire que de toute façon, aucun de ses amis ne va le croire à propos de mon existence. Je fronce les sourcils. Alors comme ça les humains pensent réellement que nous n'existons pas ? C'est étrange... Si ils ne savent pas que nous sommes là, pourquoi voudraient-ils nous faire du mal ? Je le regarde le temps d'une seconde avant de lui demander si tout ce qu'on nous raconte à leurs propos est vrai... Et à ma grande surprise voilà qu'il m'affirme une fois de plus que je n'ai rien à craindre puisque personne ne croit en notre existence.

« C'est étrange... On nous dit tellement de choses sur vous... Comme quoi vous adorez capturer les sirènes et les ondins pour les enfermer ou pour les manger... On m'a toujours dit de ne jamais m'approcher d'un humain, soit-disant qu'il pourrait tenter de m'arracher mes écailles, simplement parce qu'elles brillent... C'est pour ça que certains préfèrent vous noyer quand ils vous croisent... Parce qu'ils ont peur... »

Mais c'est peut-être parce qu'ils n'ont pas eu l'occasion de s'approcher d'un humain... comme Buck. Un qui vous offre de la nourriture et qui est gentil. J'ai un sourire en le regardant avant de laisser un silence s'installer entre nous. Je ferme les yeux et profite du soleil en sa compagnie avant qu'un bruit strident retentisse. Effrayé, je me recule, me cachant du mieux que je peux dans l'eau. Je lui jette un regard paniqué alors qu'il me rassure, me disant que c'est sa montre. Je penche la tête sur le côté alors qu'il ajoute que c'est pour connaître l'heure. Oh. C'est pour lui dire quand il doit rentrer chez lui... Mais... Ça veut dire qu'il va me laisser tout seul ? Sans prononcer un mot je le regarde récupérer ses affaires. Étrangement, je me surprends à penser que j'aimerais qu'il revienne demain... C'est chouette d'être avec lui... Il est gentil et pour être honnête, c'est agréable d'avoir un copain avec qui passer la journée. Une fois de nouveau habillé il me regarde et me demande si il peut revenir demain et si je serais là. Un immense sourire se dessine sur mes lèvres.

« Bah bien sûr ! Je ne bouge pas d'ici... Si tu viens demain, je serais là... Promis ! »

J'ai un léger rire alors que je le vois courir, tout heureux, avant de le saluer de la main, le regardant disparaître au loin. Je pousse un soupir une fois seul, m'allongeant dans le sable tandis que je me laisse bercer par le ressac des vagues. Il est marrant vraiment...

*
Comme promis, je guette son arrivé, soigneusement dissimulé dans la crique, dévorant le dernier sandwich qu'il m'a laissé hier. Alerté par un bruit au loin, je lève le nez avant de sourire en l'entendant m'appeler par mon nouveau prénom. Steve. J'aime vraiment. Sans le faire attendre je nage jusqu'à lui, m'approchant le plus près possible du rivage. C'est bizarre mais je suis content de le revoir. Je lui adresse un grand sourire alors que ma nageoire tapote gentiment la surface de l'eau.

« Tu vois ? Je suis là ! Alors qu'est-ce que t'as ramené ? Encore de la limonade ? Ou t'as enfin réussis à faire réparer ton truc ? »


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Lun 30 Mar - 20:38

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Je suis content. Il aime bien le prénom Steve, alors va pour Steve. C'est cool. Steve. Ouais, quand je regarde, ça lui va bien. Et c'est moi qui l'ai trouvé tout seul, en plus! Je suis fier! Enfin, maintenant il a un nom. J'ai donné mon nom à mon copain sirène. Ah non, ondin comme il a dit. C'est vraiment trop trop chouette. Et puis, même si un jour j'en parle, même sans faire exprès, les gens vont jamais croire ce que je raconte et Steve va continuer à être tranquille. Avec les autres sirènes. Du coup, je me sens comme un James Bond, qui connaît des secrets que tout le monde imagine même pas exister. Maintenant, à chaque fois que je verrai une sirène à la télé où dans un bouquin, je pourrai me dire ''Héhé, moi je sais qu'elles existent!"

Et je le regarde avec de grands yeux ronds quand il m'explique pourquoi ils ont peur de nous, et qu'ils ont peur qu'on les mange ou qu'on leur vole leurs écailles.

Tu sais, de toute ma vie on a jamais trouvé une seule sirène en vie...Enfin personne a jamais parlé d'une vraie sirène et tout qu'il aurait vue ou touchée... Pour nous vous êtes juste...des légendes. On sait ce que vous êtes, mais on sait bien que vous existez pas. Enfin...normalement...


Le reste de l'après-midi passe trop vite, et il est déjà l'heure de rentrer. Je dois me dépêcher sinon maman va gronder. Même si je suis triste de le laisser là, et de devoir attendre jusqu'au lendemain pour le revoir. Et je pars seulement une fois qu'il m'a promis qu'il serait là que je file. La soirée passe, je tiens à peine en place et je file au lit encore plus tôt que d'habitude, histoire que demain arrive encore plus vite.

Le lendemain je me jette sur mon petit déjeuner, je saute dans mes vêtements et maman doit me rappeler à l'intérieur alors que je suis presque arrivé à mon vélo, pour me donner une nouvelle bouteille de limonade et le reste des cookies, qu'elle avait réussi à cacher loin de mes frères. Je file ensuite jusqu'à la plage, et j'appelle mon copain dès que j'ai mis le pied par terre.

Eh Steve! Steve je suis là!

Et je lui fais de grands signes quand je le vois sortir sa tête hors de l'eau.

*_*

Le reste de l'été passe à la vitesse d'une fusée. On se voit tous les jours, et toute la journée. Papa m'oblige plus à aller pêcher avec lui, alors je suis tranquille. Je montre plein de trucs à Steve : on joue au ballon, aux raquettes, et à plein d'autres jeux. On se raconte aussi ce qui se passe dans chacun de nos mondes, ce qu'il fait pour telle ou telle chose, et comment on fait ça chez nous, humains. C'est rigolo à entendre. Et son peuple a vraiment l'air d'être super étrange comparé à nous! Les jours passent sans que je m'en rende compte. Jamais j'ai eu de copain avec qui je m'entends aussi bien. On rigole, on se chamaille, on parle de tout et de rien. Ils sont pas tout le temps en train de se bagarrer ou d'embêter les filles comme mes frères, ou comme les autres garçons du village. Il est différent et ça c'est chouette.

Sauf qu'un soir, maman me dit que demain on devra ranger les valises parce que la rentrée s'approche et qu'on rentrait à la maison. Wow. D'habitude j'aime pas tant que ça être ici, je m'ennuie vite, entre la pêche de papa et les garçons qui font des trucs nuls... mais maintenant que je connais Steve, j'ai pas envie de rentrer! On passe des après-midi trop bien tous les deux! Et je veux pas le laisser ici, et moi repartir à Brooklyn...

Dès que je peux le rejoindre, je monte sur mon vélo rouge et je refais encore une fois le chemin jusqu'à la plage. Encore une fois, y'a personne. Et là j'ai le coeur gros. Je marche à pas lents sur le sable et me laisse retomber sur la plage, les pieds dans l'eau. J'arrive à peine à sourire quand je vois la tête de Steve dépasser de l'eau, et j'ai une boule dans la gorge quand je le vois se rapprocher, tout comme d'habitude à l'idée de jouer avec moi, et m'observant pour voir ce que j'ai ramené de nouveau aujourd'hui.

Steve je...c'est la dernière fois qu'on se voit aujourd'hui... Demain toute ma famille rentre à New-York... Je vais bientôt reprendre la classe... et je...


Petit à petit, je sens des larmes rouler le long de mes joues alors que je renifle bruyamment.
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Mar 31 Mar - 18:32

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Chaque jours, je suis heureux de le voir revenir, même si à chaque fois qu'il doit me quitter, je ne peux m'empêcher de ressentir un léger pincement au cœur. J'aimerais qu'il reste avec moi, qu'il ne me laisse pas tout seul, mais selon lui, les humains peuvent pas passer leur vie dans l'eau, chose que je trouve profondément ridicule. C'est nul. Si il pouvait, on pourrait rester ensemble tout les deux et s'amuser tout le temps... Seulement dès que l'après-midi touche à sa fin, il repart, me promettant de revenir le lendemain. Et même si je suis triste de le voir me laisser seul pour la nuit, il revient heureusement tout les jours, apportant toujours de quoi manger ou boire, histoire qu'on puisse reprendre des forces entre deux séances de... Euh... Son jeu humain là... Les raquettes je crois... Bref, un truc où le but est de se renvoyer une balle sans qu'elle touche le sol. Pour être franc, au début je trouvais ça stupide, mais à force d'y jouer j'avais finis par apprécier. Au point que lorsque je le vois arriver aujourd'hui, je n'attends pas qu'il soit au bord de l'eau pour le rejoindre. Je m'attends à le prendre dans mes bras comme d'habitude mais quelque chose ne va pas. Au lieu de me sourire et de m'appeler, mon copain s'écroule dans le sable, les deux pieds dans l'eau et la tête basse. Inquiet je m'approche, venant poser ma tête sur ses genoux, levant les yeux vers lui.

« Buck ? Qu'est-ce qui se passe... ? »

Je perds mon sourire en voyant des larmes rouler le long de ses joues. Oh mais non, pleure pas... C'est pas le but ! Paniqué je commence à essuyer les larmes sur ses joues alors que je tente de trouver un moyen de lui rendre son sourire... Et c'est là qu'il m'annonce qu'il doit partir. Que c'est la dernière fois qu'on se voit... Je me fige... Mais... Mais non. Me laisse pas....

« Mais... Mais... Mais tu reviendras pas demain ? Pourtant t'avais promis, de revenir tout les jours... »

Tout comme je lui avais fais la promesse de toujours être là. Qu'on devait se retrouver ici tout les jours... Alors pourquoi il serait obligé de partir ? Il est pas bien là avec moi ? Je croise son regard alors que je bredouille à moitié, reniflant à mon tour quand je sens les larmes monter.

« Je veux pas que tu partes... J'aime bien être avec toi... Et... Et si ça te rends triste... Reste avec moi... Je sais que vous pouvez pas vivre dans l'eau... Mais... »

Je n'arrive pas à finir ma phrase que je commence à pleurer à mon tour, reniflant bruyamment alors que je le regarde. Non mais t'es mon copain humain... Si tu me laisses, je vais de nouveau être seul, j'aurais personne avec qui rigoler, manger des cookies et m'amuser... Non t'as pas le droit de partir. Je le regarde, pleurant comme un idiot avec lui. J'ai presque envie de lui dire que si il part il n'a qu'à emmener avec lui, mais je sais que je n'ai pas le droit de quitter l'eau, sous peine de mourir... J'essuie d'un revers de la main les larmes sur mes joues avant de venir le prendre dans mes bras. Bah si ç'est ça, je te laisse pas partir, voilà. J'enroule lentement ma nageoire autour de sa jambe, me serrant tout contre lui.

« Je veux vraiment pas que tu partes... On s'amuse bien et tout... 'Fin t'es mon copain quoi... »

Je me blottis tout contre lui alors que je sanglote doucement, ne voulant pas admettre que Buck puisse partir.

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Mar 31 Mar - 20:22

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Je me sens vraiment pas bien. Aussi triste que quand j'ai perdu Léonardo ma tortue. Je l'aimais bien pourtant, elle était jolie et toute verte, mais un de mes frères a laissé la porte de son enclos dans le jardin ouverte et on l'a plus jamais trouvée. Et là c'est pareil, j'ai mal au ventre et envie de pleurer tout au long du chemin jusqu'à notre plage. Normalement dès que j'arrive je cours vers l'eau, virant tous mes vêtements pour finir le plus vite possible en maillot de bain, et en général je me jette sur Steve pour le chatouiller, et lui faire un câlin. Mais là rien qu'à voir sa tête qui sort de l'eau, ça me rend encore plus malheureux. Parce que c'est la dernière fois que je le vois. Et c'est dur parce que j'ai passé le meilleur été de ma vie avec lui. Je me suis amusé tout le temps, on a pu faire plein de trucs chouettes alors que d'habitude mes frères m'envoient bouler. Lui il est toujours partant pour tout. Enfin pour tout ce qu'on peut faire sur la plage et dans l'eau...

Et je pleure vraiment quand il pose son menton sur mes genoux. Ca aussi, j'ai pas beaucoup de copains qui sont gentils comme ça. Pour eux, les garçons ça doit se chamailler, se taper dessus, et embêter les filles alors que j'ai pas envie de faire ça. Je préfère jouer au ballon, aux raquettes, aller nager loin, même si c'est toujours lui qui gagne. Je pose ma main sur son épaule et essaie de lui sourire entre mes larmes.

Je...je peux pas revenir demain Steve...On...ma famille, on vit pas ici. On était juste là pour l'été... On habite à trois heures de route d'ici... Et on repart dans notre appartement demain... Je...ouais j'ai promis...et je...suis venu tous les jours des vacances. Mais après je...je serai beaucoup trop loin...pour revenir tous les jours et je...je veux pas...partir je...suis bien moi ici...

J'entends sa voix qui commence à être plus faible, et qu'il est sur le point de pleurer, comme moi. Et j'aime pas savoir qu'il est triste à cause de moi.

C'est pas ma faute Steve...C'est pas moi qui ai décidé de repartir...

Mais l'entendre comme ça, être aussi triste que moi, ça me rend encore plus malheureux. Et plus il pleure, plus je pleure aussi. Et après quelques secondes il s'avance encore un peu et me prend dans ses bras. De gros sanglots agitent mes épaules alors que je passe mes bras autour de son cou et que je le serre très fort.

Je veux pas te laisser...t'es mon meilleur copain...

On reste comme ça longtemps, jusqu'au moment où j'arrive enfin à me calmer un petit peu. Je me recule et pose mon front contre le sien.

Eh...ça fait des années qu'on...qu'on vient tous les ans ici alors normalement l'an...l'an prochain on revient. Et...et on pourra de nouveau passer tout l'été ensemble! On se le promet? L'an prochain on se retrouve ici! Mais je sais pas quand exactement...juste qu'on va revenir. Et dès qu'on arrive je viens te voir ici. Promis juré.

Le reste de l'après-midi passe vite, trop vite. Je veux pas partir. Je veux pas le laisser. Mais on va rentrer en ville...sans lui. Quand ma montre sonne je reste encore de longues minutes près de lui, à le garder contre moi, avant de me relever lentement et renfiler mes baskets.

Tu...tu vas quand même penser à moi jusqu'à ce qu'on se revoie? Parce que moi je vais penser à toi. Tous les jours même! Ca aussi jte promets...

Je prends mon sac à dos et le passe sur mon épaule alors que je me remets à pleurer. Je fais quelques pas vers mon vélo, mais je me retourne. Et le voir aussi triste... Je reviens vers lui et le serre une dernière fois archi fort. Et je me retourne plein de fois jusqu'à ce qu'il disparaisse entre les arbres. De toute la soirée, je dis rien et je mange rien, je fais que rester assis dans un fauteuil, sans avoir envie de rien faire. Maman s'inquiète, mais elle me dit aussi qu'on reviendra, et que je pourrai revoir mon copain autant que je veux. C'est chouette, mais un an, c'est loin...

Je finis par m'endormir après avoir pleuré dans mon lit, et il fait pas encore jour que maman nous réveille pour nous emmener dans la voiture. Tout le long de la route qui longe la côte, je guette l'eau, pour voir si Steve viendrait pas me voir, mais il peut pas savoir qu'on part juste là maintenant... Alors je garde le front collé contre la vitre froide et je me retiens de pleurer.

*_*

Mon sac est à peine posé dans une des chambres que je file. J'ai déjà mis mon maillot de bain sous mon jean pour gagner du temps et après avoir promis à maman d'être de retour pour le dîner, et de glisser le reste des provisions du voyage dans mon sac, je file dans la remise récupérer mon vélo. Bizarre, il a l'air plus petit que l'an dernier. Mais je m'en fiche. Maintenant tout ce qui compte, c'est d'aller voir Steve.

Depuis longtemps j'ai un peu peur de ce moment. Je suis super content de le retrouver, mais j'espère juste que...qu'il m'a pas oublié. Je dois savoir. Je pédale super vite, même si les pneus sont un peu dégonflés, et je retrouve le chemin de notre plage sans même faire attention. Je pose le vélo dans l'herbe et dévale la pente qui amène à la mer tout en appelant Steve. La plage est pareille, et y'a toujours personne. Je laisse mon sac sur le sable, enlève mes habits pour rester en maillot et m'avance dans l'eau jusqu'à la taille. Je continue à l'appeler, et je regarde autour de moi. Mon coeur bat fort, parce que j'ai hâte de le revoir, mais aussi parce que j'ai peur qu'il vienne pas...
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Mer 1 Avr - 14:40

Blue Scales

Tout contre lui, je n'arrive pas à admettre qu'il va me laisser. Qu'il va se décider à tout simplement m'abandonner et ne plus jamais revenir. Et il a beau dire que ce n'est pas de sa faute ou quoi, je ne peux m'empêcher de lui en vouloir un peu. Il m'avait promis de revenir tout les jours après tout ! De revenir chaque jours pour qu'on puisse s'amuser tout les deux et voilà que là, il m'annonce qu'il va devoir rentrer et qu'il sera trop loin pour revenir demain. Je me serre un peu plus contre lui en l'entendant, n'arrivant pas à calmer les sanglots qui secouent violemment mes épaules. Je m'en fiche que ce soit ta décision ou pas, que t'aies pas le choix ou quoi... T'es mon copain, et j'ai pas envie que tu partes. Alors je le sers tout contre mon cœur, refusant de le lâcher de peur qu'il s'en aille pour de bon... Et pendant de longues minutes nous restons ainsi, l'un contre l'autre avant qu'on arrive finalement à se calmer. A regret je le laisse s'éloigner un peu, le laissant poser son front contre le mien. Et mon cœur se réchauffe un peu quand il me promet qu'il reviendra un jour... Pas demain, ni après-demain, mais un jour. Je renifle alors que j'essuie rapidement mes joues, lui répondant à voix basse.

« Promis, tu reviendras, hein ? Parce que moi, je bouge pas d'ici. Alors t'as intérêt à revenir sinon... »

Je tente d'esquisser un sourire alors que je recommence à le chatouiller, lui arrachant enfin un rire au lieu de quelques sanglots. Seulement l'après-midi passe bien trop vite à mon goût, et mon cœur se serre à nouveau quand j'entends sa montre sonner. Non. Ça peut pas être déjà l'heure... Il fait encore beau et... Mon sourire se fane sur mes lèvres alors que je plonge mon regard dans le sien. Le cœur en morceaux, je le regarde renfiler ses baskets, essayant l'air de rien de sourire.

« Bien sûr que je vais penser à toi... Je vais surveiller la plage tout les jours même. Juste pour être sûr de pas te rater... »

J'arrive pas à y croire, il est vraiment en train de partir... Il va vraiment me laisser tout seul... Il se retourne une dernière fois, croisant mon regard et c'est tout. Un dernier câlin et il disparaît entre les branchages, me laissant seul. Tout semble si silencieux d'un coup... Mes épaules s'affaissent alors que je sens des larmes couler à nouveau sur mes joues. Si seulement je pouvais quitter l'eau... Peut-être qu'il serait resté. Peut-être.

*

Comme tout les jours depuis son départ, je reste non loin de la plage, attendant sagement que Bucky revienne. Mais comme tout les jours... Il ne vient pas. Je n'entends pas le bruit de son vélo, ni ses pas dans le sable, ni sa voix qui m'appelle au loin. Non rien de tout ça. Juste le vent dans les feuillages. Alors comme chaque jour, je me contente de nager dans le coin, le cœur lourd... J'aurais pu retourner avec les autres, retourner au large... Mais j'ai peur que si je m'éloigne, je le rate, mais en même temps... Les autres doivent s'inquiéter de ne pas me revoir venir. Ils doivent se dire que je me suis fait attrapé ou pire... Mais tant pis. Ce qui compte c'est Bucky. J'ai promis que je serais là le jour de son retour, et j'y serais. Tant pis pour les autres. Au moindre bruit dans l'eau, je jette un coup d'oeil à la plage, le cœur plein d'espoir avant de réaliser que ce n'était rien et que mon copain n'est toujours pas là. Et à chaque fois je me contente de pousser un soupir avant de m'éloigner à nouveau. Je m'inquiète de ne pas le revoir venir, je sais qu'il m'a fait la promesse de revenir … Mais je commence à me dire qu'il ne reviendra peut-être jamais... Je pousse un soupir... Il me manque... Le cœur lourd je m'éloigne du rivage, retournant me blottir dans une des mes cachettes, attendant simplement le jour suivant... Jusqu'au moment où j'entends quelque chose, au loin. Comme quelqu'un qui se jette à moitié dans l'eau. Mon cœur s'affole. Non... Je sors de ma cachette, nageant lentement vers le rivage alors que j'aperçois au loin une silhouette. Mais.... Un sourire m'échappe alors que je l'entends m’appeler. « Steve. » C'est lui. Il est enfin là. Mon copain. Tout heureux je nage jusqu'à lui, jaillissant hors de l'eau face à lui, me jetant à son cou. Lui et moi nous écroulons dans l'eau alors que je ne cesse de rire, le serrant à l'en étouffer tout contre moi.

« Oh Buck, c'est toi ! J'y croyais plus bon sang ! Tu m'avais manqué ! J'suis tellement content de te revoir ! »

J'enroule ma nageoire autour de sa taille et commence à le serrer encore plus fort, le regardant quelques instants, un immense sourire aux lèvres. C'est bien lui. La vache... Il m'avait manqué. Je le serre à nouveau tout contre moi alors que je continue de rire, le cœur en joie. Il me l'avait promis et il est bien revenu... Mon copain à moi, mon Buck. Je croise à nouveau son regard, alors que je desserre un peu mon étreinte, de peur de lui faire mal.

« Oh on a tellement de trucs à faire tout les deux ! Faut qu'on aille nager, puis qu'on mange des sandwichs ! Eh... Tu pars pas hein cette fois ? Non parce que, j'étais triste sans toi... »

Je lui souris à nouveau, alors que toujours sur lui, je remue la surface de l'eau du bout de la nageoire, l'éclaboussant à moitié tant je suis heureux. Je m'excuse entre deux éclats de rire alors que je le prends à nouveau dans mes bras.

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Jeu 2 Avr - 16:49

Blue Scales
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Je suis tellement content d’être revenu ! Franchement, dès que je suis rentré à la maison, j’ai été vraiment triste pendant longtemps. Petit à petit ça allait mieux, et puis il y a eu l’école, et j’ai retrouvé d’autres copains que j’aimais bien, mais je pensais souvent à Steve. Il me manquait beaucoup. Je me suis rarement autant amusé qu’avec lui. Parce que je m’entends mieux avec lui qu’avec les autres. Et y’avait souvent des trucs qui me faisaient penser à lui. Des dessins animés, des jouets ou des dessins en forme de sirène. A chaque fois je pensais à lui. Les semaines, les mois ont passé. Et je comptais sur mes doigts combien il en restait avant d’arriver à juillet. Le moment où avec maman et mes frères on allait partir jusqu’à la maison. Et quand on est arrivé au mois de juin, chaque jour je me disais qu’il en restait un de moins avant qu’on parte. Je crois que maman m’a jamais vu aussi impatient de partir, moi qui d’habitude aimait pas trop passer autant de temps loin de la maison.
Durant le voyage, papa a menacé de me bâillonner si je demandais encore une fois quand est-ce qu’on arrivait. Et j’arrivais même pas à me concentrer sur ma Game Boy tellement je pensais à lui et à tout ce qu’on allait pouvoir faire pendant ces deux mois. Alors, dès qu’on est enfin arrivés, j’ai sauté jusqu’à mon vélo et je suis allé le retrouver.

Sur la plage, j’ai peur. Peur qu’il soit parti, qu’il soit allé vivre loin. Qu’il ait décidé de rester avec ses copains sirènes et qu’il m’ait oublié. Mais je veux quand même être sûr. Alors je commence à rentrer dans l’eau, en maillot, et regarde autour de moi en l’appelant. J’espère que de ça aussi, il s’en souvient. Je regarde autour de moi, cherchant à le voir, regarder s’il arrive. Mais rien. Peut-être qu’il est loin ? Qu’il lui faut du temps ? Je sais pas grand-chose de sirènes finalement, et peut-être qu’il a des trucs de sirènes à faire…

Sauf que d’un coup, sans l’entendre venir, je me fais bousculer et je tombe dans l’eau, avant de reconnaître la bouille de Steve, et son rire qui résonne à mes oreilles.

Steve, t’es là ! C’est trop bien !

Je le serre très fort contre moi, et lui fait un bisou sur la joue.

Toi aussi tu m’as manqué ! J’avais peur que tu…que tu m’aies oublié ou…que t’aies pas pu venir, ou plus envie. Rah je suis content ! Vraiment content !

Je me tortille en sentant sa nageoire s’enrouler autour de moi, comme il le faisait quand on jouait tous les deux. J’avais presque oublié ce que ça faisait le contact de ses écailles contre moi. Froid et glissant. Je garde un grand sourire quand il me dit très vite tout ce qu’il veut faire avec moi.

Oui ! Promis ! On pourra faire tout ça ! Je suis là tout l’été, pendant deux mois. Ca doit faire…à peu près soixante jours. Soixante jours qu’on pourra passer ensemble ! C’est chouette ! Mais après, je vais de nouveau devoir partir… Enfin j’ai pas envie d’y penser ! Pour l’instant j’ai juste envie qu’on rigole tous les deux.

Alors je remonte mes mains et commence à le chatouiller, comme on faisait l’été dernier, et je rigole en le sentant se tortiller et éclabousser tout autour de nous. On se chamaille comme ça pendant de longues minutes, jusqu’à ce qu’on se calme, et que je me laisse retomber sur le sable, les jambes encore à moitié dans l’eau, reprenant mon souffle. Je tourne la tête vers Steve avec un grand sourire idiot.

Et sinon, il s’est passé quoi pour toi depuis un an ? Tiens t’es plus grand !

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Jeu 2 Avr - 21:30

Blue Scales

Je rigole quand je le sens m'embrasser sur la joue. C'est bizarre comme habitude, selon, c'est un truc que les humains font quand ils sont heureux de revoir quelqu'un qu'ils aiment bien. Enfin c'est ce qu'il m'a expliqué l'été dernier... C'est marrant de constater que les humains sont bien plus tactiles et démonstratifs que nous. Entre les câlins, les bisous sur la joue... C'est comme si ils se touchaient tout le temps, simplement pour se rassurer et se dire les uns les autres qu'ils sont là... Alors que nous... Ben, de temps en temps on se croise, histoire de voir qui est en vie ou non, sinon, les grands rassemblements ne se font que pour la saison des amours... Et étant trop jeune pour y participer... Ben je ne vois pas les autres tant que ça... Enfin, sauf quand une sirène ou deux s'approchent suffisamment du rivage pour me dire que je devrais faire attention... Donc, la seule personne avec qui je passe du temps et avec qui je m'amuse, c'est Buck. Sans lui... Les journées sont longues et tristes... Mais maintenant, c'est pas grave, parce qu'il est là. Enfin, selon lui, pour soixante jours.

« Ça va ! On a le temps de faire pleins de choses ! »

De toute façon, je ne veux pas non plus penser au moment où Buck devra repartir. Parce que j'ai pas envie qu'il me laisse à nouveau. J'aime bien quand il est là, avec moi... On fait pleins de trucs cool, genre manger des sandwichs, jouer et se chamailler dans l'eau... Des trucs que je ne peux faire avec personne d'autre. Parce que c'est notre truc à tout les deux. Ses mains remontent doucement alors qu'il commence à me chatouiller et je commence à me tortiller sous ses doigts, essayant d'échapper à ses chatouilles. Ma nageoire frappe la surface de l'eau, nous éclaboussant tout les deux. Pendant de longues minutes nous nous chamaillons, avant de finalement nous écrouler tout les deux dans le sable. Je pousse un soupir alors que je m'allonge sur le ventre, m'étirant de tout mon long alors que du bout de ma nageoire je trouble la surface de l'eau. Je ferme les yeux, appréciant simplement le soleil qui réchauffe doucement ma peau. Je rouvre un œil alors qu'il me demande ce que j'ai fais en un an... Je fais la moue avant de venir poser ma tête sur sa poitrine, souriant lorsqu'il remarque que j'ai grandis. Tout heureux je laisse un rire m'échapper alors que je relève quelque peu, prenant appuie sur mes coudes.

« T'as vu ?! J'ai plus d'écailles qu'avant ! Au moins... Quatre rangées d'écailles supplémentaires !  Et toi t'as grandis ? Comment on voit ça chez un humain ? Vous comptez quoi ?»

Tout content je lui désigne les écailles légèrement plus claires que les autres. C'est comme ça qu'on vérifie chez nous qu'on grandit ou non, si on gagne des écailles ou non... Et là quatre rangées, c'est pas mal ! Je croise alors les bras sur sa poitrine avant d'y reposer ma tête, esquissant un sourire. Ce que j'ai fais pendant un an... ? Eh bien...

« Bah tu sais... Je t'ai surtout attendu... Oh sinon j'ai récupéré quelques trésors... Bref, rien d'intéressant, des trucs d'ondins... Raconte moi plutôt ce que t'as fait pendant une année ! Tu fais quoi de tes journées ? Tu joues avec les autres humains ? D'ailleurs, tu les vois tout le temps ? Tu manges aussi des sandwichs avec eux ? »

Je ne cesse de lui poser des questions, la tête toujours posé sur son torse. J'aime bien l'écouter me raconter ce que font les humains, je trouve ça marrant. Ça me change tellement de ce qu'on a pu me raconter à leurs propos... Avec un sourire je l'écoute avec plaisir avant de lui demander ce qu'il a ramené pour aujourd'hui... Mais si il préfère, on peut aussi aller nager au large...

© charney
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Sam 4 Avr - 9:42

Blue Scales
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Je suis tellement content d’être là, avec lui, après de si longs mois passés à New York. J’y ai pensé depuis tellement longtemps ! Pendant des semaines j’ai fait des listes des trucs que je voudrais faire avec lui, que j’aimerais ramener au chalet pour lui. Et là ça y est enfin, je le retrouve. Mon sac à dos est plein de choses chouettes pour qu’on s’occupe toute l’après-midi, et encore, j’ai pas tout ramené du chalet.
On rigole, on se chatouille, avant que je retombe sur la plage, les pieds dans l’eau et qu’on regarde le ciel bleu avec des mouettes qui tournent par-ci par-là. Et le bruit des vagues. Ca aussi ça m’avait manqué. C’est tellement mieux que les bâtiments qui sont tellement hauts qu’ils cachent le soleil, avec toutes ces voitures qui empestent et le bruit. Là c’est juste…tranquille. C’est une fois qu’il est à côté de moi que je vois qu’il a grandi. Ouais je me rappelle bien que quand il était à côté, sa queue était moins longue la dernière fois. Et quand je le lui dit, il a l’air tout content, et il relève sa nageoire pour me montrer les rangées d’écailles plus claires qui sont tout au bout, en m’expliquant que c’est à ça qu’on voit qu’ils ont grandi. Je les touche du bout du doigt, en souriant, avant de répondre à sa question.

Ben en fait, chez nous on le voit pas vraiment comme pour toi. On est juste plus grand. On le voit à nos vêtements qui deviennent trop courts. Genre j’ai un jean, ben l’an dernier il était bien, et maintenant il me va au-dessus de la cheville, parce que j’ai grandi… Et puis pour voir ça, maman nous mesure aussi tous les six mois. On doit se mettre debout, bien droit contre le mur, et elle met un trait avec un crayon, avant de marquer la date. Du coup, tu vois de combien t’as grandi entre les différents traits.

Il croise ses bras sur ma poitrine et y pose son menton, pendant que je le décoiffe gentiment. Et mon sourire s’efface un peu quand il me dit qu’il m’a surtout attendu pendant un an. Je me sens pas bien qu’il ait passé autant de temps sans rien pouvoir faire d’autre, mais ça m’étonnerait que les sirènes aient un calendrier où elles pourraient marquer que je reviens début juillet… Il faudrait que je trouve un moyen de lui faire compter les jours et les mois…mais comment ?

Je l’écoute quand il me raconte le reste, et qu’il me pose plein de questions. Alors je lui parle des petits trucs. Je lui raconte l’école, et ma nouvelle maîtresse miss Pillsbury qui est super jolie et super gentille, et les garçons de ma classe, Martin qui est passionné par les insectes, Eric qui est fan de Star Wars, et Greg qui pense qu’à jouer au foot. Et je lui parle du grand Ted qui fait peur à tout le monde et qui a essayé de nous voler notre déjeuner. Heureusement le surveillant l’a vu et il a été puni. Je lui parle aussi de mon grand frère qui s’est cassé le bras en faisant du skate, et de la nouvelle Game Boy que j’ai reçue en cadeau. Sauf que ce qu’il sait pas, c’est que papa a pu faire réparer l’ancienne, et du coup maintenant, j’en ai deux ! Et on va pouvoir jouer ensemble !

Et une fois que j’en ai un peu raconté, il me demande ce que j’ai prévu. Je souris en me levant, le bougeant doucement pour qu’il me laisse aller chercher mon sac à dos. Je sors de la limonade, de nouveaux sandwiches et je me mets à rire en voyant sa mine ravie. Il a passé l’été dernier à se goinfrer de ça, forcément ça a dû lui manquer. Je sais qu’il en meurt d’envie mais je demande quand même.

T’en veux ?

Je lui tends le tout et je sors une boite en carton que je pose devant lui. J’étale ensuite un des draps de bain  de maman et ouvre la boîte.

Alors ça tu vois, c’est un puzzle. En gros, c’est une image qu’on a découpée en plein de petits bouts. Et le but du jeu c’est de refaire l’image en remettant les petits bouts en place. Tu comprends ? Regarde, jte montre.

Je me sèche les mains et commence à piocher jusqu’à trouver deux morceaux qui s’emboitent.

Tu vois ? C’est comme ça que ça marche ! Tu veux essayer ?

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Dim 5 Avr - 18:54

Blue Scales

Un rire discret m'échappe alors que du bout des doigts il effleure les écailles sur le bout de ma nageoire. Eh. Ça chatouille je te signale. J'esquisse un léger sourire alors que je reviens poser ma tête sur son torse, l'écoutant m'expliquer de quelle façon ils mesurent leur croissance. Et je dois avouer qu'il me perd complètement avec cette histoire de traits et de jean au-dessus des chevilles... En plus j'ai beau le regarder, je ne vois pas le trait sur sa peau qui indique sa croissance. Je fronce quelque peu les sourcils avant de hausser les épaules. Oh et puis tant pis au pire. C'est pas si important que ça, il est plus grand et c'est ce qui compte... Non ? Je ferme les yeux et souris alors que ses doigts se glissent dans mes cheveux humides. J'aime bien quand il fait ça... Je pousse un soupir de contentement alors que du bout de la nageoire je trouble la surface de l'eau. Et puis, il en vient à me raconter ce qu'il a fait de son année... Il me parle de sa nouvelle maîtresse, de ses copains, dont un qui semble particulièrement aimer les insectes... De son frère qui s'est cassé le bras et de sa nouvelle Game Boy.... Je l'écoute avec un certain pincement au cœur. Il a l'air d'avoir plein de copains autre que moi, et même quand il est pas là... Il a l'air de s'amuser. Il reste pas tout seul à attendre, à guetter le rivage... Et ça me rend triste. Parce que je me dis qu'il peut très bien ne pas revenir et m'oublier... Ce serait pas grave. Il aurait quand même ses autres copains. Alors que moi... Bah j'ai que lui. Alors je pose mon regard dans le sien, lui adressant un petit sourire. Je chasse bien rapidement cette idée alors que je lui demande d'un ton léger ce qu'il a ramené aujourd'hui. Je m'écarte un peu de lui, le laissant aller chercher son sac. Je le regarde faire avec impatience, découvrant avec plaisir qu'il a pensé à ramener des sandwichs et de la limonade.

« Bien sûr que j'en veux ! »

J'attrape le sandwich et croque dedans avec envie, en appréciant simplement le goût. Je pourrais mentir et dire que ça ne m'avait pas tant manqué que ça... Mais autant être honnête. Ayant passé tout mon été à ne manger que ça... Je dois avouer que lorsque j'ai du repasser à un régime plus... Adapté à mon espèce, je dois avouer que ça été un peu triste. Parce que bon... Le poisson cru c'est bon... Mais les sandwichs de la mère de Buck sont mieux. Bien mieux. Et alors que je me lèche les lèvres, essayant d'en retirer toute la confiture qui s'y trouve, je le regarde sortir une immense boîte en carton. Je hausse un sourcil alors que je m'approche, regardant les milliers de petits fragments éparpillés sur le sol.

« C'quoi ? »


Un puzzle selon lui. Une image que l'on a découpé en pleins de petits morceaux et qu'il faut rassembler. Drôle de façon de passer le temps... Je termine mon sandwich rapidement avant de m'émerveiller lorsqu'il assemble sous mes yeux deux petites pièces. Non... Mais c'est trop bien. Je lève la tête vers lui, des étoiles pleins les yeux.

« Oh oui, laisse-moi essayer ! »

Il me demande d'attendre quelques secondes, le temps de me sécher les doigts avant de me dire que je peux y aller. J'attrape une première pièce avant d'essayer de trouver celle qui va avec. Ma nageoire gigote doucement dans l'eau tandis que je ronchonne, essayant d'accoupler chaque pièces avec celle que je tiens. Mais... T'es pas marrante toi... Tu veux pas simplement te laisser faire plutôt que d'être méchante comme ça ? Et puis finalement, voilà que j'arrive à trouver celle qui va avec. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je continue à fouiller dans les pièces. Je croise le regard de Buck et le voit, tout sourire, m'observant tout simplement. Je le lui rends avant de lui tendre les deux pièces.

« Regarde ! J'assure, hein ? »

Je ris doucement avant de me pencher à nouveau sur le puzzle, impatient de le terminer pour en découvrir l'image en question. Et le temps passe, file même, à tel point que je sursaute en entendant sa montre sonner. Mon sourire se fane. C'est déjà l'heure pour lui de partir. Je lève les yeux vers mon copain, un sourire un peu triste se dessinant déjà sur mes lèvres.

« Tu reviens demain, hein ? Histoire qu'on puisse terminer le puzzle tout les deux... Promis ? »

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Lun 6 Avr - 17:07

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J'aime mes copains. Mais j'ai jamais autant rigolé, je me suis jamais aussi bien entendu qu'avec Steve. Même si c'est une sirène. Et même si je peux le dire à personne. Je suis juste...content d'être avec lui. Et ça m'amuse de voir à quel point y'a des trucs qu'il comprend pas, et combien je dois lui expliquer de trucs. C'est sûr que s'il a jamais mis les pieds hors de l'eau. Enfin...les nageoires. On se parle un peu du temps qui a passé, je lui raconte les trucs marquants de l'année qui s'est écoulée, mais ça va vite. Et je suis pas sûr qu'il comprenne tout. Mais il m'écoute avec le sourire, son menton sur ma poitrine pendant que je lui caresse les cheveux.

Je souris quand je le vois se jeter sur les sandwiches et la limonade, et je lui laisse tout. Maman en a bien assez à la maison. Pareil pour les sandwiches. Et pendant qu'il prend son goûter je prépare la suite de ce que j'ai ramené pour notre après-midi. Un puzzle. J'aime bien les puzzles. Parfois j'en fais avec maman, quand il pleut. On est bien tous les deux installés sur la table de la salle à manger, elle qui boit un thé et moi un chocolat, avec de la musique. On se parle pas forcément, mais on est juste bien...et de temps en temps on se regarde en souriant.

J'ai envie de faire découvrir ça à Steve, et on dirait que ça lui plait. Il a de grands yeux ronds quand je lui montre comment ça marche, et il est tout content quand il arrive à assembler ses premières pièces. Et c'est comme avec maman. On parle pas forcément, ou alors juste pour se dire que telle pièce irait bien avec elle pièce, ou que ce bout irait plutôt là. Et on se sourit. Ca l'amuse, et moi aussi. Et quand ma montre sonne pour me dire de rentrer, il refait sa petite mine triste et il sourit de nouveau seulement quand je lui promets de revenir finir le puzzle.

Les jours passent, l'été se termine, et le jour du départ je glisse ma montre à son poignet. Normalement les piles devraient tenir jusqu'à l'année prochaine, j'ai pris un peu de mon argent de poche pour aller voir le bijoutier. Et je les changerai l'été prochain.

Steve...tu vas garder ça. Comme ça tu verras quel jour on est et t'auras pas besoin de m'attendre. Regarde, je reviendrai quand là y'aura un 1 et là un 7. D'accord? Avant tu es pas obligé de rester près de la plage, tu peux faire ce que tu veux... Et le 1 ou le 2 je serai là. Jte le promets. Et t'as vu que je tiens mes promesses.

Je suis super triste quand je le laisse, mais moins que la dernière fois, parce que je sais que je vais le revoir l'été prochain. On a fait tellement de trucs. Des raquettes, des puzzles, du coloriage, des dames chinoises et des petits chevaux. J'ai aussi commencé à lui apprendre à lire et compter, sortant des placards nos vieux livres de quand on était petits pour qu'il commence avec quelque chose de facile. Mais je pleure quand même un peu quand je le prends dans mes bras pour la dernière fois.

Comme promis, début juillet je le retrouve, et l'année d'après, et l'année d'après... En écoutant Steve on doit avoir à peu près le même âge...et on grandit tous les deux. Même si moi plus vite que lui. D'ailleurs ça le fait râler de voir que petit à petit je commence à être plus grand. J'ai quatorze ans maintenant, et Steve reste encore mon meilleur ami. Même si je le vois pas pendant de longs mois. Parce que les deux mois qu'on passe ensemble, c'est ma période préférée de l'année. Et comme tous les ans je suis super impatient à l'idée de le revoir. Comme d'habitude, maman me voit filer dès que j'ai aidé à vider la voiture et à tout sortir, surtout que cette année Donnie vient pas avec nous. Il prépare son entrée à la fac. Maman et papa sont super fiers.

Maintenant je prends le vélo de Donnie, l'autre est devenu beaucoup trop petit. Et je redescends jusqu'à notre plage, toujours déserte. On dirait que je suis le seul à connaître cet endroit! Mais tant mieux. Au moins avec Steve on est tranquilles. J'ai le coeur qui bat vite alors que je m'enfonce dans l'eau, juste en bermuda, et je glisse mes doigts dans ma bouche pour siffler aussi fort que je peux. Avant d'attendre. Ca aussi c'est notre rituel. Qu'il bondisse par surprise et qu'il me fasse tomber dans l'eau pour me dire bonjour à mon arrivée en vacances. Et comme toujours, j'ai cette petite trouille qu'il vienne pas...

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Mar 7 Avr - 21:25

Blue Scales

Je ne veux pas qu'il parte à nouveau, je sais qu'il reviendra demain mais j'ai cette peur idiote qu'il ne revienne pas. Qu'il reparte pour de longues journées et que je me retrouve à nouveau seul. J'affiche une mine triste alors que je le regarde remballer ses affaires, essayant de lui arracher la promesse qu'il revienne terminer avec moi le puzzle demain. Et je ne retrouve mon sourire que quand il me le promet alors que ses doigts se perdent dans mes cheveux humides. Je le regarde disparaître entre les  branchages, attendant quelques minutes avant de simplement pousser un soupir et me glisser dans l'eau, attendant avec un pincement au cœur que Buck revienne. Et le lendemain, il est bien là. Avec le puzzle, avec de quoi manger. Je lui saute dessus comme tout les jours, ne cessant de lui que je suis heureux de le revoir. Et c'est ainsi tout les jours, durant tout l'été il passe ses journées avec moi, simplement pour jouer aux raquettes, pour manger des sandwichs, boire de la limonade... Mais l'été prend fin. Le dernier jour arrive bien trop rapidement à mon goût et je vois déjà le moment où je vais devoir le laisser partir à nouveau. J'ai envie de le retenir, de lui dire une fois de plus de rester, mais je sais qu'il ne va pas pouvoir.... Parce que les humains ne vivent pas dans l'eau avec les ondins. Tout triste je le regarde avant d'hausser un sourcil quand il passe une étrange chose à mon poignet. Je considère le truc du regard tandis qu'il m'explique.

« Un et sept... D'accord, je serais là... »

J'ai un léger rire quand il ajoute que je peux lui faire confiance puisqu'il tient de toute façon ses promesses. C'est vrai. Alors pourquoi avoir aussi peur ? Parce qu'il est un humain ? Et que je suis un ondin ? Oui sûrement. J'ai peur qu'il finisse par se lasser, qu'il finisse par ne plus venir ici et qu'il reste avec ses copains humains... Et je ne veux pas me retrouver tout seul, à nouveau. Je croise une dernière fois son regard avant de le serrer dans mes bras une dernière fois. Je suis triste de le voir partir... Mais je me dis... Il tient toujours ses promesses... Il revient toujours, avec plein de trucs. Il s'occupe même de moi en m'apprenant bien des choses. Je veux dire... Il a passé cet été à m'apprendre à lire... Et aussi à écrire... Alors... Si il s'occupe autant de moi, c'est qu'il m'apprécie, non? Qu'il aime bien être avec moi, et donc que si il me dit qu'il va revenir, c'est qu'il va revenir. Je le laisse s'échapper de mon étreinte avant de lui adresser un dernier signe de la main, le voyant une fois de plus repartir vers son monde.

*

Buck tient sa promesse et chaque été il revient, passant soixante jours avec moi à simplement profiter de l'eau, du beau temps et de tout ce que sa mère lui donne à manger. Et c'est marrant de voir que les années passent et qu'on ne grandit pas de la même façon, que lui reste plus grand malgré les rangées d'écailles qui s'ajoutent au fil du temps... Et à chaque fois, je suis heureux de le retrouver, parce que le reste de l'année semble si fade sans lui... Très certainement parce que je reste seul, contrairement à lui qui me raconte à chaque fois tout ce qu'il a pu faire. Je dois avouer que quand je l'écoute me conter ses aventures d'humain, je ne peux m'empêcher de ressentir un poil de jalousie. Parce qu'en comparaison, j'ai l'impression que ma vie est fade, bien moins passionnante que la sienne. Je n'ai pas d'exploits à lui raconter, pas d’anecdotes à propos de mes frères, non tout ce que je lui raconte à chacune de nos retrouvailles, c'est que je l'ai attendu. Malgré la montre pour m'indiquer la date... En même temps, ce n'est pas comme si j'avais un endroit où rentrer, ou même une « maison » où je serais attendu... Alors pendant son absence, je me contente d'attendre, bien sagement, en guettant le rivage, priant pour que les deux chiffres arrivent rapidement.

Alors quand je vois le un et le sept s'afficher sur l'écran de cette montre qu'il m'a offert il y a des années, je ne peux m'empêcher de me mordre les lèvres d'impatiences. Ça y est. C'est aujourd'hui. Le jour où il revient. Celui où on va pouvoir sauter dans les bras l'un de l'autre et se dire à quel point l'année a été longue sans l'autre... C'est aujourd'hui. Impatient je quitte ma cachette avant de nager jusqu'au rivage, attendant simplement le moindre signe qui indiquerait sa présence. J'attends quelques minutes, le cœur battant avant de l'entendre. Un sifflement se fait entendre alors que je peux apercevoir sa silhouette si familière au loin. Un rire m'échappe alors que je nage le plus rapidement possible vers lui, sautant hors de l'eau pour lui sauter au cou.Comme d'habitude il bascule avec moi dans l'eau, se retrouvant avec ma nageoire enroulée autour de sa taille. Je croise son regard avant de rapidement poser mes lèvres sur les siennes, comme nous le faisons depuis des années. Selon lui, c'est comme ça qu'on se dit qu'on s'aime bien quand on est humain. Et moi j'aime bien. Surtout quand c'est lui qui vient effleurer ses lèvres des miennes. Ça me rassure au fond...

« Te voilà ! Tu m'avais manqué ! »

Je croise rapidement son regard, avant d'esquisser un rapide sourire. Je suis tellement heureux de le revoir, de pouvoir à nouveau le serrer tout contre moi et simplement de l'entendre me parler. A tel point que je reprends rapidement la parole, lui collant déjà sous le nez le bout de ma nageoire.

« T'as encore grandis... ! C'pas possible, faut que t'arrêtes hein, tu vas finir par être gigantesque alors que moi cette année j'ai gagné que deux rangées d'écailles ! »

Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je reste tout contre lui, riant discrètement alors que mon regard se perd dans le sien... J'aime tant quand il est là... Je crois que ses deux mois qu'on passe tout les deux sont mes préférés. Simplement parce qu'il est là, avec moi, et qu'on s'amuse, années après années... À tel point que par moment... Je me dis que si je venais à le perdre... Je serais complètement perdu sans lui.

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