Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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First class - Steven & Bucky

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Lun 22 Déc - 14:39


❝First Class❞
Bucky & Steven
Sa voix me fait sursauter, du moins j'en oublie presque de respirer. J'esquisse un demi-sourire, me retournant à peine vers lui, le voyant assis, attentant sagement que je finisse de préparer les oeufs. Si j'ai bien dormi ? Dans ses bras oui. Mais est-ce le genre de réponse que je peux me permettre de lui donner ? Je ne pense pas. De toute façon, je ne sais même pas ce dont je peux lui parler ou non. Doit-on parler de ce baiser ou non ? De cette nuit que nous avons passé tout les deux, dans lest bras l'un de l'autre ? Aucune idée. Et c'est ce qui me terrifie dans le fond. Que tout ceci ne soit qu'une exception d'une nuit, quelque chose qui a eu lieu et qui ne se reproduira jamais. Quelque chose qui appartient au passé et qui ne se répètera pas dans le futur. Un moment éphémère que je n'aurais plus le droit de vivre.

"Hey frère… Bien, bien…"

Je n'ose lui demander si lui aussi a eu une nuit aussi tranquille, plus par peur d'évoquer simplement cette soirée que par réelle impolitesse. Pour être franc j'étais bien entre ses bras, à me laisser bercer par les battements calmes et réguliers de son coeur, à sentir sa peau doucement tiède contre la mienne… Mais lui ? Je n'ose poser une question dont la réponse me fait autant peur. Plutôt rester dans le doute. Je hausse vaguement une épaule, surveillant avec la plus grande attention la poêle dans laquelle mes oeufs cuisent lentement.

"Buck… T'as toujours une faim de loup le matin… Puis bon, si j'oublie de te nourrir, je suis sûr que ta mère va venir me gronder personnellement ou pire… S'installer ici pour nous faire les repas."

Je souris vaguement à cette idée. Le pire c'est que je crois Madame Barnes parfaitement capable de faire cela. Suffit que l'un de nous perde un peu trop de poids et c'est bon, elle posera ses valises ici jusqu'à ce que, selon elle, nous soyons de nouveau en forme. Je sens bien qu'il évite certains sujets, tout comme je fais tout pour esquiver toute question ou remarque qui pourrait me gêner. Il n'y a qu'à voir la question qu'il me pose par la suite. De nouveau je hausse une épaule, de plus en plus mal à l'aise.

"Je ne sais pas… Faudrait que j'avance en effet… Faut qu'on rende le truc la semaine prochaine il me semble… Et j'ai pas l'impression d'avancer des masses…"

Voir pas du tout. J'ai toujours été lent quand il s'agit de travailler, simplement parce que je prends mon temps pour bien faire les choses, ainsi j'ai souvent besoin de deux fois plus de temps que les autres pour boucler un travail. Sans compter que ses derniers jours, depuis ce fameux baiser, je n'avais pas été réellement dans la meilleure des formes pour avancer ma peinture. Je n'avais juste pas envie, sans oublier que j'étais plutôt préoccupé par Buck et cette distance qui s'était installée entre nous. Une distance qui m'avait bouffé. Et en le voyant hier, se glisser dans mon lit, pour venir m'embrasser… Et ensuite m'avouer qu'il aimait ça…. Ouais, j'avais cru que ça changerait quelque chose, mais à la voir ce matin, aussi gêné que moi… Je me rends compte que ça ne devait qu'être une erreur à ses yeux. Quelque chose qu'il ne ferait pas deux fois.

"… Je préférais finir ça au plus vite… Mais je peux t'aider… 'Fin si tu as besoin d'aide… Sinon… Ben… "

Ma voix se meurt. C'est ridicule. Je suis idiot. C'est assez clair non ? Il ne veut pas. Point. Il a aimé, mais jamais il n'a promis quoi que ce soit. Alors je devrais déjà m'estimer heureux d'avoir eu cette nuit, ce baiser. Je coupe le feu, et vient lui servir les oeufs brouillés au lard, remplissant copieusement son assiette, me contentant de peu comme d'habitude. Je repose la poêle dans l'évier avant de venir m'assoir à mon tour à ses côtés. Je le regarde, triturant du bout de la fourchette le contenu de mon assiette. L'angoisse me serre l'estomac, le doute me dévorer et l'envie de lui poser la question me brûle les lèvres. Est-ce que ça change quelque chose… ? Est-ce qu'il me voit autrement que comme son frère… ? Est-ce qu'il… m'aime ?

Je repousse toutes ses idées, me forçant à manger un morceau, lui jetant de rapide coups d'oeil. J'ai envie de savoir bon sang. J'ai envie qu'il me dise. Quitte à ce qu'il détruise mes espoirs tout de suite. Ce serait mieux. Je préfère souffrir maintenant que… plus tard, quand je serais irrévocablement amoureux de lui… Même si j'ai peur que ce soit déjà le cas. Oh et puis merde.

"Buck… ?"

Je prends une grande inspiration, rassemblant le peu de courage qu'il me reste. Allez un peu de courage Rogers.

"…Hier soir… Est-ce que… 'Fin… Qu'est-ce que… Est-ce que ça change quelque chose entre nous ?…"

J'ai besoin de savoir. Dis-moi simplement si je ne suis que ton petit frère ou si j'ai la chance d'être un jour plus que ça à tes yeux.


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Lun 22 Déc - 15:11

First Class




Steve & Bucky


Je sais vraiment pas sur quel pied danser, alors qu’on se recroise pour la première fois après notre… nuit passée ensemble. Et ces baisers qu’on s’est échangés. Tout est normal autour de nous, rien a changé dans la petite cuisine, mais entre nous… et pourtant je pensais que retourner le voir, retenter l’expérience allait me rendre les idées plus claires. Sauf que ça a tout compliqué. Et on dirait que cette fois, c’est Steve qui… fait marche arrière. Peut-être que le coup de la peinture, c’était qu’un sursaut de folie et que… que quand je suis revenu le voir il en avait… ptet déjà plus envie ? Rien qu’à l’idée d’avoir pu lui forcer la main, qu’il se sente obligé de… ça me rend mal. Enfin… pourquoi il m’aurait demandé de le prendre dans mes bras alors ? Oh punaise c’est tellement compliqué !

Je ris doucement quand il me parle de ma mère qui risquerait de débarquer si elle se rendait compte que je mange pas assez bien ici. Je hoche lentement la tête et souris, un peu plus détendu.

Mais c’est tellement ça… Je la vois d’ici déposer son sac et ses casseroles dans l’entrée, avant de nous donner une liste de courses à faire… Et puis râler à cause du linge sale qui traîne ou de la vaisselle pas faite...

Je le regarde faire la cuisine, de dos. Si fluet, si fragile. Mon frère à protéger. Pour meubler le silence je tente de parler un peu de notre travail à rendre, et je suggère à Steve qu’on s’y mette. Sans arrière-pensée. Je le sens hésiter, et sous-entendre qu’il va bosser seul dessus.

Hey frère… il est hors de question que jte laisse bosser tout seul. C’est un travail à deux… alors on le fera à deux… ok ?

Je tente maladroitement de lui montrer que quoiqu’il arrive… il reste mon frère. Et je veux pas lui donner l’impression de… l’abandonner, ou quoi que ce soit. Il sait que c’est juste impossible. Encore plus après ces quelques jours où on s’est éloignés, et où on s’est rendus compte que c’était trop dur. Roh je déteste ça. Tâtonner, ne pas être sûr.  Réfléchir à chaque chose que je dis ou fais. Alors que d’habitude je réfléchis pas aux bêtises que je dis… C’est bien la première fois que je me retrouve dans cet état-là…

Je le remercie du bout des lèvres alors qu’il me sert, et je plonge déjà ma fourchette dans les œufs brouillés qui crissent encore un peu dans mon assiette, avant de regarder la portion que lui s’est servie. Je saisis mon assiette et la place au-dessus de la sienne, y faisant glisser un peu de mes œufs.

Non mais tu dois manger plus que ça sinon tu vas dépérir. Vraiment.

Je commence à manger, silencieux, jusqu’à ce que la voix de Steve me fasse lever la tête, la bouche pleine.

Hmmm ?

Alors ça y est. On aborde enfin LA question. Celle de ce qui s’est passé. Je déglutis lentement et bois une gorgée de café avant de le regarder.

Steve… c’est… à toi de me le dire. Ce matin quand je me suis réveillé et que j’étais seul je m’étais dit que… enfin j’ai cru que… c’était toi qui regrettais. Que t’avais changé d’avis. Je… me suis senti mal.

Je baisse les yeux, jouant nerveusement avec ma fourchette et les quelques miettes d’œufs brouillés qui restent, lâchant d’une voix faible.

Pour moi ça change tout mais… ça veut pas dire que… que ça me plaît pas.

Je soupire doucement avant de relever les yeux vers lui.

Mets-toi juste... à ma place. Du jour au lendemain tu apprends que la personne qui compte le plus pour toi, ton frère... te voit...autrement que...ce que tu pensais. Et... tu te rends compte qu'il y a quelque chose... Steve toi ça fait peut-être...combien de temps? Des semaines? Des mois? Que tu...enfin tu me comprends. Moi je... jusqu'à l'autre jour je m'étais jamais...même posé la question. Je...j'aime les filles. T'es...mon frère. Et là t'as tout bousculé. Je dis pas que...j'en ai pas envie. Je dis pas que... j'éprouve rien. Juste que tu...dois me laisser le temps. De voir. De savoir ce dont j'ai vraiment envie. De me faire à l'idée que peut-être... même si ça sera pas facile. Je...je crèverai plutôt que de te faire souffrir, tu le sais. Comprends juste que c'est nouveau, inattendu et... pas forcément normal de nos jours. Ca fait beaucoup. Je veux pas...te blesser. T'as ma parole. Je dois juste être sûr. Pour pas tout casser. Tu vois ce...que je veux dire?

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Lun 22 Déc - 21:24


❝First Class❞
Bucky & Steven
"Mais j'ai pas assez faim pour manger tout ça, Buck…"

Je le laisse faire, presque impuissant. De toute façon, plus j'essaye de râler, plus il va insister, alors autant le laisser faire. De toute façon je sais que je serais incapable d'avaler plus que ce que j'ai déjà dans l'estomac. Alors je le regarde faire d'un oeil presque las, avant de récupérer mon assiette, triturant les oeufs avant de lui poser LA question. Parce que j'ai besoin de savoir, de comprendre, parce que le doute n'est en fait pas supportable. Je préférais qu'il tue dans l'oeuf tout espoirs plutôt que de me laisser espérer encore une minute de plus. Alors je lui demande, d'une voix hésitante, presque tremblante. Je repose la fourchette sur la table, osant à peine croiser son regard. J'ai peur. Terriblement peur.

"… Je voulais pas te réveiller… J'ai juste voulu faire comme d'habitude… Me lever et te préparer le petit-déjeuner… Je voulais pas que tu… 'Fin… Surtout que…"

Surtout que je ne regrette pas. Oh que non. Ça ne tiendrait qu'à moi, oui peut-être que je viendrais l'embrasser à nouveau. Juste pour lui faire comprendre que non, je ne regrette rien. Ni de l'avoir embrassé il y a quelques jours, ni de lui avoir demandé de rester dormir avec moi et de me prendre dans ses bras. C'est ce que je voulais, et je le veux toujours. Je baisse la tête, l'écoutant. Ça change tout mais ce n'est pas pour lui déplaire. Je me referme un peu plus. Par ses mots je lui à la fois étrangement rassuré, et quelque peu blessé. Je vois ce qu'il veut dire. C'est trop inattendu pour lui et jusqu'à présent je n'étais que son petit frère, celui sur lequel il faut veiller. Comment lui en vouloir ? C'est impossible et je ne lui en veux pas. À sa place je serais dans ce même conflit. Pourtant… J'ai cette part égoïste qui souffre et qui aurait aimé autre chose de sa part. Et je me hais pour ça. Je repousse doucement mon assiette, l'appétit définitivement coupé. Je laisse un silence s'installer entre nous tandis que j'ose enfin le regarder.

"Ce matin je voulais juste pas te réveiller. Et je pensais pas que tu aurais préféré que je reste avec toi… Jusqu'à ce que tu te réveilles."

Je réussis enfin à terminer ma phrase tandis que je pousse un long soupir, passant rapidement ma main dans mes cheveux.

"Je vois parfaitement ce que tu veux dire et je comprends que ça ne doit pas être… aisé pour toi de devoir te retrouver dans cette situation. Je suis… comme ton frère après tout. Tu passes ton temps à veiller sur moi et honnêtement je ne peux pas t'en demander plus. Alors… Prends le temps qu'il te faut… Je ne veux pas que tu te forces. Et surtout pas pour moi. Si tu n'en a pas envie, ou que c'est trop… compliqué pour toi… Eh bien soit. Tu dois pas être le seul à tout porter pour deux. Tu n'as pas à t'imposer quelque chose pour moi… Ou simplement pour éviter de me blesser."

Je lui souris, du moins j'essaye avant de détourner à nouveau le regard, soupirant très légèrement. Eh bien… Ainsi soit-il. Il a besoin de temps, qu'il le prenne. Je comprends qu'il ne veuille pas me faire de mal, je reconnais bien Buck là-dedans. Toujours à vouloir mon bien à être sûr que je ne souffre pas… Et surtout pas à cause de lui. Seulement il ne se rend pas compte que je suis parfaitement conscient qu'il ne pourrait jamais, au grand jamais, me faire le moindre mal. Quoiqu'il fasse ou quoi qu'il puisse dire. Je jette un dernier regard à mon assiette avant d'aller la poser dans l'évier. Je m'adosse à ce dernier, lui adressant un sourire contrit.

"… Je te laisse t'occuper de la vaisselle… et pour ce qui est de débarrasser la table… Histoire qu'on puisse travailler sur nos rendus… Je… Je reviens… Je vais simplement vérifier si… 'fin chercher ma peinture…"

L'air de rien je panique, recommençant à me perdre dans ce malaise étrange. Alors je fuis, le laissant seul, tandis que je vais me réfugier dans ma chambre, usant de ce prétexte ridicule pour ne pas me retrouver une fois de plus en tête-à-tête avec lui. Je referme la porte derrière moi et me laisse glisser contre celle-ci, poussant un long soupir. En fait… Je ne voulais pas savoir. Parce que même si il m'a dit aimer ce baiser… J'ai peur. J'attends de ne plus entendre l'eau couler dans l'évier pour me décider à le rejoindre, mes affaires sous le bras et un sourire factice sur les lèvres. Après tout… Il lui faut juste du temps, pour qu'il réfléchisse à tout ça. Y'a pas de raison de paniquer, et puis de toute façon, il reste mon frère… Il reste pour moi…

"Alors… Prêt à te remettre sur le chef d'oeuvre de ta vie ? Celui qui va époustoufler autant les profs que le reste de la promo ?"


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Mer 24 Déc - 8:31

First Class




Steve & Bucky


Je déteste que tout se passe pas bien avec mon frère. Parce que c’est mon frère. Parce que c’est la seule personne qui sera toujours là, quoi qu’il arrive, pendant les dix, vingt, trente années à venir. Voire plus. Même si maintenant, je sais pas comment vont se passer, ces années à venir. Si… si on sera…ensemble ou si… on restera des frères. Alors je tente de lui expliquer tout le bazar qui se passe dans ma tête, et qu’un simple baiser a provoqué. Parce que je veux pas lui faire de mal, et pas lui faire avoir de faux espoirs, alors que c’est le bordel dans ma tête. Bien la dernière chose que je veux. Je veux pas être la personne qui l’aura fait souffrir, surtout que j’ai passé une bonne partie de ma vie à faire en sorte que ça arrive pas. Je soupire un peu, soulagé qu’il comprenne, qu’il m’en veuille pas de pas partager ses sentiments. Enfin, pas tout de suite.

Je hoche doucement la tête quand il me dit que je dois me coller la vaisselle, et lui souris légèrement.

Ah bon ? La princesse abandonne lâchement ses devoirs au preux chevalier ? Allez file, t’as préparé le petit dej, je nettoie !

Je le suis du regard et je sens pertinemment qu’il va mal. Et que ce que je lui ai dit l’a déçu. Ou blessé. Même pas besoin qu’il ouvre la bouche, je le sens. Je le connais par cœur. Et ça me  bouffe de l’avoir mis plus bas que terre. Une fois la porte fermée je me tourne face à l’évier et expédie rapidement la vaisselle, avant de revoir la porte s’ouvrir et Steve s’approcher avec tout notre matériel sous le bras. Je m’essuie les mains au torchon et lui prends des trucs des mains pour tout installer, avant de rire doucement en l’entendant parler du projet. C’est vrai que celui-là est important…. Sacrément important, et on doit pas le foirer.

Ouais, clairement. On va tout donner et ils vont nous vénérer. Mais avant…viens.

Je m’avance vers lui et l’attire doucement contre moi. Pas l’accolade virile comme on a l’habitude, mais plutôt comme…on prend une fille dans ses bras pour la réconforter. Depuis notre baiser, ça, ça a changé. Je l’ai toujours vu comme mon petit frère à protéger et là… c’est comme si je devais veiller encore plus sur lui. Etre plus…doux et délicat. Ma main se pose dans son dos et mon autre dans ses cheveux alors que je penche la tête vers lui pour le regarder.

Attends une seconde. Steve…mon frère. Je sais que jte déçois en… en te demandant d’attendre. Et en voulant rien te promettre. Et t’as pas idée à quel point ça me bouffe. J’ai toujours veillé sur toi… je t’ai toujours protégé. Et je veux pas être celui qui te fera du mal. Sérieusement. Je suis désolé que tu sois mal à cause de moi… Je… je le fais pas exprès tu sais ? Vraiment pas… Et la dernière chose que je veux c’est que tu souffres à cause de moi. Je l’ai promis à ta mère, et je me le suis promis à moi…

Je le garde contre moi une seconde, ma main s’égarant dans ses cheveux, avant de me détacher doucement de lui et de retrousser les manches du tshirt que j’ai enfilé pendant qu’il était revenu dans sa chambre. Je me laisse retomber sur la chaise et jette un œil à ce qu’on a fait et ce qui nous reste à faire.

T’as bien avancé l’autre jour ! Mais je vais me rattraper promis. Bah tiens laisse-moi avancer un peu. Tu nous fais du café ? Je crois qu’on va en avoir besoin…


Pendant ce temps je commence à préparer nos mélanges de peinture et de couleurs, sortir les pinceaux et tout le bataclan, avant de me mettre au travail, le nez sur la grande feuille qui commence doucement à ressembler à quelque chose. Ouais, cette fois on va les épater. Enfin, moi surtout parce que Steve sort souvent des trucs de dingue que les profs admirent. Moi...beaucoup moins.
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Sam 27 Déc - 12:38


❝First Class❞
Bucky & Steven
Rester digne et conserver les apparences, peu importe la situation. C'est un peu mon crédo, le leitmotive que je m'impose. Avoir une santé fragile c'est une chose, mais montrer à tout le monde cette faiblesse c'en est une autre. Une chose que je m'interdis. La seule personne, encore vivante j'entends, qui peut me voir dans mes plus grands états de faiblesse, c'est Buck. Lui et lui seul. Il n'y a qu'avec lui que je me laisse aller, à qui je révèle cette fragilité que je ne supporte pas. Ce besoin que j'ai d'avoir quelqu'un qui veille sur moi en permanence. Même lorsqu'il m'est arrivé d'avoir des débuts de crises à l'école, j'ai toujours préféré aller me réfugier loin des autres. Parce que je refusais qu'ils me voient ainsi. Seul Bucky peut et doit s'occuper de moi. Il n'y a que lui qui peut me voir dans cet état de faiblesse. C'est ainsi. Le reste de la promo sait que j'ai une santé incertaine, mais jamais je ne leur ai laissé l'occasion de voir à quel point. Simplement parce que je ne veux pas que tout le monde me considère comme une chose faible. Question de fierté.

Seulement, là, pour la première fois, je ne me laisse pas aller devant Bucky. Je me refuse à lui montrer que ses mots m'ont atteints et que je souffre un peu de ça. Non, pour lui, je préfère esquisser un sourire et faire comme si tout allait pour le mieux. Il a besoin de temps, c'est tout. Ce n'est pas un non, mais pas non plus complètement un oui. Et je crois que c'est ça qui me fait le plus peur. C'est cette possibilité qu'à un moment il me dise que finalement… Il préfère vraiment les filles. Et ça je ne sais pas si je le supporterais. De voir Bucky m'abandonner pour une brunette ou une rouquine qui saurait attirer son regard. Mais plutôt que de penser à ça, je préfère me concentrer sur notre peinture. Un sourire un peu contrit m'échappe.

"J'suis sûr qu'au fond ils nous vénèrent déjà… Faut juste leur donner une raison de le dire cette fois-ci…"

Et je le pense. Sincèrement, même si j'ai du mal à boucler mes projets correctement, ils semblent toujours assez satisfait de ce que je produis et quoi que puisse en dire Buck, je sais que les profs aiment aussi ce qu'il fait. D'ailleurs que je l'entende râler sur la qualité de son dessin et je lui en met une. Mais avant que je n'ai le temps de m'assoir à mon tour à la table, voilà que mon frère s'approche et me prends dans ses bras. Pas comme nous avions l'habitude de le faire, mais plutôt comme si il prenait une fille tout contre lui. Je me fige, retenant mon souffle. J'ai la vague impression qu'il a peur de me faire du mal, qu'il se fait encore plus doux avec moi… Comme si j'étais devenu encore plus fragile depuis ce baiser. Et actuellement, entre ses bras, j'ai l'impression d'être une frêle demoiselle qu'il protège. Et je ne sais pas si cela me plaît ou non. Qu'il me voit comme une fille et non comme… Ce que je suis.

Je l'écoute, mon regard se perdant dans le sien. Voilà qu'il est mal à cause de moi. Parce qu'il sent que ça me bouffe aussi cette incertitude. Et je m'en veux de le faire se sentir mal à cause de mon égoïsme, de mon envie de savoir maintenant. Il a besoin de temps, bon sang. Je ferme les yeux quelques instants, esquissant un vague sourire.

"Buck… Je sais que tu as besoin de temps. Et je ne te demande pas de te décider tout de suite. Vraiment. Je vais bien. Vraiment. Alors ne te ronges pas les sangs simplement à cause de ça… T'as pas trahis ta promesse. Pense aussi un peu à toi. Tu n'as pas à tout faire en fonction de moi, surtout quand ça te concerne personnellement."

Nous restons encore quelques secondes l'un dans les bras de l'autre avant qu'il ne me lâche. C'est à contre-coeur que je m'éloigne, me détournant bien rapidement, préférant regarder ma peinture plutôt que ses manches qui se retroussent, dévoilant ses bras puissants. Je le laisse s'installer avant de m'assoir à ses côtés, regardant d'un oeil intéressé ce qu'il a fait. Un rire m'échappe en l'entendant me commander un café.

"Et pourtant je suis pas rapide quand je peins… Et puis j'ai encore bien du boulot à faire… Mais ouais, je vais te laisser rattraper ton retard."

Je lui tapote gentiment l'épaule, dans un geste d'encouragement tandis que je m'en vais lui préparer une bonne dose de café, car j'ai comme dans l'idée qu'il va avoir besoin de ça… Non pas qu'il soit vraiment à la bourre… Mais tout comme moi, il lui reste pas mal de boulot à faire. Alors que je dose le café, je le regarde se lamenter silencieusement devant nos boulots. Je pousse un soupir, je déteste ce regard qu'il a parfois. Celui qu'il a quand il commence à se dire que je suis meilleur que lui. Et je déteste ça.

"Interdiction de dire que mon boulot est mieux que le tiens. C'est pas terminé et le tiens non plus. Alors tu attrapes tes pinceaux et tu te mets au boulot…"

Je n'aime pas le voir se rabaisser en permanence lorsqu'il compare son boulot au mien. Alors oui, les profs aiment, mais après tout, c'est purement subjectif. Ce qui compte réellement au fond, c'est d'être fier de ce que l'on fait. L'avis des autres n'est pas si important au final. Et comme je lui dis souvent, j'aime beaucoup ce qu'il fait. Parce que c'est différent de ce que je produis et que d'une façon ça me touche presque plus que ce que je suis capable de faire. C'est plus impulsif, plus énergique que ce que je peux dessiner. Tout semble si calme dans ma peinture, presque figé… Alors que lui on peut sentir la vie s'en échapper. Comme si nos travaux n'étaient que des reflets de nos personnalités. Et c'est pour ça que j'apprécie autant le travail de Buck. Parce qu'il respire cette vie dévorante et impulsive que j'aimerais avoir. Ce côté libre et impulsif qui me manque tant. Alors que le café chauffe doucement derrière moi, je le regarde travailler un vague sourire sur les lèvres. Je finis par lui apporter sa tasse de café, avant d'aller lancer notre vieux tourne-disque, histoire de combler un peu le silence qui règne dans l'appartement.

"Si ça te gêne… Tu me dis."

Je reviens vers lui, allant m'assoir à ses côtés, le regardant peindre et faire ses mélanges avec attention. Je sirote pour ma part ma propre tasse de café, l'observant travailler. Je me penche doucement vers lui, pointant du doigt une partie de sa peinture.

"Tu devrais mettre un peu plus de rouge dans ton jaune. La lumière serait plus orangée et plus douce…"

C'est plus fort que moi, je me sens toujours obligé de l'ouvrir par moment… Même si j'ai peur que parfois ça le gêne. Alors je me tais, préférant ne pas le déranger plus que cela, me penchant à mon tour sur mon rendu. Après tout, il nous reste quoi… Une semaine ?

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Sam 27 Déc - 15:51

First Class




Steve & Bucky


J’espère avoir réglé les choses en le prenant dans mes bras et en m’expliquant. Parce que bon sang c’est pas facile cette situation. Clairement pas. Et je déteste lui imposer ça, le laisser mariner le temps que je me décide. Je peux pas prendre une décision tout de suite car j’aurais trop peur de devoir revenir dessus plus tard. Je sais que ça le tuerait. Et putain j’en ai pas envie. A quoi ça aurait servi de distribuer des pains à tous ceux qui lui cherchaient des noises depuis des années, si au final… c’est moi qui lui fais le plus mal ? Je tente de chasser tout ça en lui proposant qu’on se mette à bosser sur notre rendu. Oui, moi, Bucky Barnes je suggère qu’on se mette à bosser. Pour qu’on soit dans les temps, pour une fois, et aussi pour qu’on s’occupe et que les choses reviennent, un peu, à la normale. Comme avant.

Je m’installe ensuite à table pendant qu’il prépare du café, et je souris quand il lance le vieux tourne disques. J’aime ça. Notre routine. Notre petit appart, avec nos dessins, nos affaires de peinture, nos vinyles… Et ce qui me stupéfie un peu c’est que je me dis que c’est un truc de… ‘’couple’’. En fait. Wow. Je passe la main dans mes cheveux, un peu sonné par cette révélation. Y’a…un peu de ça aussi, vu la façon dont on vit. Bon allez ça suffit. Je lève la tête en entendant Steve et je lui souris.

Tu peins lentement, mais c’est bon du premier coup. Moi ça m’arrive souvent de foirer en cours de route et de devoir tout recommencer… Je suis pas sûr que ce soit moi qui m’en sorte le mieux. Tu sais, comme l’histoire, là, avec le lapin et la tortue. Ou le paresseux ? Je sais plus. Enfin t’as compris.

J’observe ce qu’il a déjà fait. Etudie ses coups de pinceaux et son choix de couleur, pour rester dans la même harmonie. Sinon la peinture aura l’air d’avoir été faite par un truc comme le docteur Jekyll et Hyde là. Où y’en a un gentil et un méchant, et les deux dans le même corps. Je soupire doucement. Steve est doué. Vraiment. Ses touches de couleur sont régulières, ses fondus sont doux. Si je pouvais faire une comparaison, il peint… comme une ballerine. C’est joli, doux, délicat… moi je suis plus…brutal. Dans mes couleurs, ma façon de dessiner et de peindre. Et pour que ce soit bien, va falloir que j’atténue tout ça. On dirait qu’il lit dans mes pensées car il me dit d’arrêter de râler et que mon boulot sera tout aussi bon que le sien.

A tes ordres caporal Rogers !

Je ris doucement, esquissant un faux salut militaire, avant d’attraper ce qu’il me faut et de commencer à travailler. Je commence à compléter le travail de Steve, accentuant les ombres d’un rebord de fenêtre, ou rectifiant l’arrondi d’un nuage, au son des big band qui résonnent en fond. Je relève à peine le nez en sentant Steve s’asseoir près de moi, et jeter un œil à ce que je fais, jusqu’au moment où il me donne des conseils. Je hoche doucement la tête.

Ouais, t’as pas tort. Attends…

J’attrape ma palette, rectifie un peu le mélange et corrige le tir, avant de relever le nez vers mon frère.

Mieux là ?

Quoi qu’il dise, c’est lui le meilleur artiste de nous deux. Je reprends mon pinceau et m’y remets, fredonnant doucement le morceau qui passe.

*Quelques jours plus tard*

Au final, on a repris notre routine d’avant. Deux frères qui vivent et étudient ensemble. Mais…dont l’un des deux aime l’autre. Et l’autre qui est encore paumé. Enfin, au moins on rit et on se chamaille comme avant, et putain qu’est-ce que ça m’avait manqué. Certains soirs, Steve est venu me rejoindre pour simplement dormir avec moi, et j’avoue que… j’ai aimé ça. Le sentir dans mes bras, à respirer calmement. Avoir vraiment l’impression de le protéger. De veiller sur lui. Et il a pris l’habitude de plus se tailler au saut du lit comme s’il se prenait pour moi. Sauf quand c’est moi qui doit filer pour aller bosser et que je préfère le laisser dormir que lui mentir. Et j’ai l’impression que le lit est vide quand je dors seul.

On s’est retrouvés en cours, et j’ai sorti un bobard en disant que ma mère avait eu besoin que je lui cherche un truc… Ou que je l’aide, et qu’elle avait envoyé mon frère Rick pour me chercher. Heureusement, c’est le genre de ma mère donc il a pas posé trop de questions. Les cours se sont passés normalement, et heureusement, les profs ont adoré notre rendu, ce qui nous assure la validation du semestre, et la paix de la part de nos profs pour les mois à venir.

Le soir, on dîne tranquillement d’une fricassée de veau cuisiné par ma mère, avec de la purée maison, et on termine de manger que j’entends siffler par la fenêtre ouverte. Je vais voir, m’accoudant au rebord et vois quelques copains qui m’attendent.

Eh Buck, tu viens prendre une petite mousse ?
- Pourquoi pas ! Attendez !


Je me tourne vers Steve pour savoir s’il veut venir, mais il me dit qu’il est fatigué et qu’il veut rester travailler. Je hausse les épaules. Soit.

Laisse la vaisselle frère, je m’en occupe demain ! Si…y’a besoin on sera au O’Brady’s. T’as le numéro sur la table. Si y’a un souci tu appelles et je rapplique d’accord ?

Je passe ma veste, attrape mon portefeuille et mes clefs, et fais un rapide passage par la cuisine pour déposer un baiser dans ses cheveux avant de filer.

Une fois au pub, on s’installe à une table et on commence à bavarder de tout et de rien. Des copains du lycée, que Steve aimait pas trop parce qu’il les trouvait un peu trop « brutes », mais moi, c’est comme ça que j’ai été élevé, alors ce type de discussions, pas forcément sur l’art, ça me change et ça fait du bien. Des trucs d’irlandais quoi. Mais au bout d’une pinte ou deux de Guinness, je sais pas… je me sens… pas forcément à ma place. Enfin, pas ça mais c’est comme si… je m’attendais à voir Steve à côté de moi à chaque seconde. Et une fois ou deux j’ai été à deux doigts de lui parler comme s’il était là. On passe toutes nos journées ensemble, nos soirées aussi et… ce petit con me…manque. J’en souris un peu. L’habitude, sûrement.

J’attaque ma troisième pinte et continue à bavarder, de bagnoles cette fois, quand Danny me donne un coup de coude et me désigne la porte d’un mouvement du menton. Sans trop comprendre, je regarde dans la direction qu’il m’indique, et j’aperçois un groupe de filles qui entre. Je hausse les épaules avant de revenir à ma discussion, et je vois que les autres me regardent avec des yeux ronds.

Ben quoi ?
- Tu vas bien mec ?
- Ouais, pourquoi ?
- D’habitude quand t’as de jolies poulettes on te tient plus, et là on a une cargaison de belles poupées, t’y as même pas jeté un œil !
- Oh c’est pas dramatique non plus ! Je suis en train de discuter, c’est tout…
- Ouais ouais… ou alors t’en as une régulière qui t’a fait tourner la tête, hein ?
- Arrêtez d’être cons…


Je me force à sourire, et descend une ou deux gorgées, plus touché par ce que je viens d’entendre que ce que je veux bien montrer. C’est…c’est vrai dans un sens. Depuis quand j’ai pas…levé une fille ? Plus depuis que…depuis ce baiser. Et puis d’un coup je me mets à rire. Mais oui. Mais tellement. Je ris de plus en plus fort, un immense sourire au visage alors que je termine ma pinte presque cul sec, et que je lâche un billet sur la table.

Désolé les mecs, mais je dois vous laisser. J’ai une urgence.

Et quelle urgence. J’attrape mon blouson et je sors dans la rue, me retenant même de courir jusqu’à chez nous, le cœur battant comme un dingue. Je soupire de soulagement en remarquant que les lumières sont encore allumées. Tant mieux. Je pourrais pas attendre jusqu’à demain matin. Je cavale dans l’escalier, chancelant un peu à cause des bières, et m’engueule presque avec la porte parce que cette mégère ne veut pas me laisser rentrer. Enfin elle cède et je m’avance dans l’entrée, ôtant mon blouson.

Steve ? Steve mon frère t’es où ?

Je commence à passer ma tête dans la cuisine, en continuant à l’appeler. Et enfin je le vois. J’ai le cœur qui bat comme une collégienne.

Steve, t’es là ! C’est bien ! Je…j’ai un truc à te dire et…

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Bucky & Steven
J'ai toujours eu peur qu'il le prenne mal quand je me permet de lui donner des conseils. Qu'il se braque en pensant que je lui fais la leçon comme le derniers des étudiants en art bien suffisant, alors que j'essaye juste de l'aider. Mais à chaque fois, il le prend bien, m'écoute et applique ce que je lui dis. Je le regarde corriger son jaune, lui ajoutant un peu de rouge histoire de le rendre moins vif, lui adressant un sourire lorsqu'il lève le nez vers moi.

"Mieux."

Derrière ma tasse de café, je le regarde travailler peut-être une bonne demie-heure avant de me remettre moi-même au travail. Et étrangement, c'est plaisant que de travailler à nouveau à ses côtés, comme avant. La gêne disparait au fur et à mesure de mes coups de pinceaux, tandis que je me concentre de plus en plus sur ce travail que je ne veux surtout pas louper.

*Quelques jours plus tard*

Les profs avaient adorés. Ils avaient été plus que satisfaits de nos rendus, nous félicitant tout les deux pour notre travail. Selon eux nous nous étions surpassés et ça se sentait dans la qualité de la peinture. C'est donc sans étonnement que le reste de la promo nous avait un peu regardé avec envie, se demandant presque si nous n'avions payés les profs. Sinon… Eh bien la vie avait repris son cours. Entre moi et Bucky… C'est redevenu comme avant, enfin, presque. Maintenant il sait que je l'aime et lui cherche encore à savoir si il pourrait ou non. Mais ça ne ne nous empêche pas de nous chamailler régulièrement, chose qui me fait énormément de bien. J'avais peur à un moment que tout ce dégrade entre nous à cause… à cause de ce baiser. Et même si Buck me dit avoir besoin de temps pour y réfléchir, il est le premier à me demander si je veux passer la nuit en sa compagnie. Chose que je n'ai jamais refusé… Et qu'il ne semble pas détester. Au point qu'il m'a presque fait remarquer qu'au lieu de l'imiter au petit matin, je pourrais me contenter de rester au lit avec lui. Et plus je vois notre quotidien évoluer, je me dis… C'est dingue le nombre de chose qu'on fait tout les deux, ses petites habitudes de couple qu'on peut avoir par moment. Notre petit appartement, notre petite routine… Je serais une fille, je pense que sa mère voudrait déjà annoncer nos fiançailles, et je ne plaisante qu'à moitié. Combien de fois ai-je pu entendre Madame Barnes me dire que son fils d'amour devrait se trouver une petite demoiselle travailleuse et qui saurait s'occuper de lui ? Bien trop.

Ce soir là, comme pour fêter notre validation de semestre, Buck décide de nous préparer la fricassée de veau de sa mère, encore un cadeau de celle-ci qui, voyant la fin de mois arriver, nous a gracieusement offert ça. Le repas se termine tranquillement, jusqu'au moment où des sifflements se font entendre en bas de la rue. Des potes à Buck. Des gars que j'ai vaguement du mal à supporter. Pourquoi ? Disons qu'ils ont plus la carrure des types qui s'amusent à me tabasser à l'arrière d'un pub que de ceux avec qui je vais avoir envie de partager une bonne bière. Alors quand Buck me propose de venir avec lui, je prétexte une faiblesse et une envie de bosser au calme.

"Je passe mon tour… J'ai envie de travailler sur un truc ce soir et plus je suis un peu fatigué… Alors vas-y sans moi."

Il m'indique leur point de chute, me disant qu'au moindre soucis je n'ai qu'a appeler. Je le rassure d'un hochement de tête avant de sourire face à son baiser, lui donnant un petit coup dans les côtes.

"Allez file… Et rentre pas trop tard. Oublie pas que t'auras de la vaisselle à faire demain !"

Je le regarde partir en rigolant, avant de pousser un soupir. C'est étrange comme tout d'un coup l'appartement semble vide. Comme si à lui seul il arrivait à rendre cet endroit vivant, comme si sans lui tout ceci n'était qu'une coquille vide dans lequel je survivais. Je regarde la vaisselle avant de retrousser mes manches. J'ai la soirée devant alors autant l'occuper. Je fredonne doucement, commençant à faire les assiettes tandis que je pense à Buck, qui doit certainement écluser les pintes avec ses potes, rigolant de bon coeur tandis qu'il doit faire chavirer le coeur de bien des demoiselles. Je m'assombris un peu à cette idée. Avant ça me gênais mais pas autant, et là, d'un coup ça me dérange. Pire, je suis presque… jaloux de l'imaginer en train d'embrasser je ne sais quelle pimbêche… Je ferme les yeux. J'ai pas à penser ça. C'est Buck, il fait ce qu'il veut.

Je termine la vaisselle avant d'aller me changer les idées, m'installant sur le canapé avec mon carnet de dessin, histoire d'en noircir quelques pages. Seulement je n'arrive à rien. Je ne cesse de raturer, de recommencer, encore et toujours. Alors au bout d'un moment, agacé, je referme mon carnet, soupirant de plus belle. Faut que je me sorte cette idée de la tête. Ouais il est possiblement avec une fille. Et alors ? Je n'ai pas à taper une crise pour ça. Et pourtant. C'est alors que j'entends du bruit dans les escaliers, je lève la tête vers la porte, me demandant si ça ne serait pas mon cher colocataire. Je regarde rapidement l'heure… C'est un peu tôt, surtout pour lui. Le pas dehors est chancelant et les grognements que j'entends derrière la porte me font dire que c'est bien Bucky qui rentre. Je hausse un sourcil lorsqu'il commence à m'appeler.

"Ici."

Mais visiblement il ne m'a pas entendu puisqu'il continue me cherchant, dans la cuisine avant de finalement me trouver. Je le regarde, un peu perplexe. Il m'aborde avec son air béat, m'annonçant qu'il a quelque chose à me dire. Si c'est le prénom de sa dernière conquête, autant l'arrêter tout de suite. Je l'interromps d'un ton un peu trop sec, me massant les tempes du bout des doigts.

"Écoute Buck si c'est pour t'entendre te vanter de la dernière fille que t'as levé ou du résultat de votre concours de levé de coudes… Ça attendra demain. Là je ne suis pas d'humeur. Alors va te coucher, on en parlera au petit-déjeuner."

Et sur ce je pousse un dernier soupir avant de lui tourner le dos, m'apprêtant à rejoindre ma chambre. J'ai sûrement été trop dur avec lui, mais honnêtement, ça me tuerait de connaître le nom de la fille avec qui il pouvait être ou non. Je préfère ne pas savoir et me dire que je me crée des angoisses tout seul. C'est moins douloureux.


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Dim 28 Déc - 22:47

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Steve & Bucky


Après le bazar de ces derniers jours, ça fait du bien de presque revenir à la normale. Notre petite routine, à tous les deux. Se chamailler comme des gosses à propos de tout, de n’importe quoi, ou juste pour le plaisir. Tirer à pile ou face qui va faire certaines tâches. Dîner avec des trucs que ma mère nous cuisine avec amour. Et bosser sur nos travaux, même si c’est principalement Steve qui me donne des conseils. Moi je suis bon à rien d’autre qu’à les suivre. Surtout qu’ils sont bons.

Au final, notre boulot sérieux de ces derniers jours a porté ses fruits, et on a réussi à valider notre semestre haut la main. Pourtant on partait de loin… Et on a pas caché notre joie en apprenant la nouvelle, en se donnant une franche accolade dès que les profs sont venus examiner notre travail. Sous les regards admiratifs et parfois même un peu jaloux des autres. Une belle leçon donnée par les outsiders, et pour nous, un beau souci de réglé. C’est donc l’esprit léger qu’on est rentrés chez nous, fêtant ça autour d’un bon repas préparé par ma mère. Pile ce qu’il nous fallait pour l’occasion. On vient de finir quand j’entends qu’on m’appelle dehors. Les copains qui veulent que je sorte. C’est vrai qu’avec le boulot et les dernières crises de Steve, j’ai pas tant eu d’occasions que ça de traîner au pub avec eux.

Comme je m’y attendais, Steve veut rester ici. Il apprécie pas trop ce genre de types et je veux pas le forcer. Sans réfléchir je dépose un baiser dans ses cheveux, comme ça m’arrive parfois quand il dort contre moi. Je rigole quand il se prend pour ma mère en me disant de pas rentrer trop tard, et me rappeler mes corvées à faire. Sale petit con !

Je dévale les escaliers pour rejoindre les copains, et on écluse quelques pintes, à parler de tout et de rien. Sauf que, plus les minutes passent plus je sens que ce petit gringalet me manque. Que pas mal de choses me font penser à lui. Ou, même, à nous. A des trucs qu’on a fait, qu’on a dit. Mais ce qui me chamboule vraiment, c’est le coup des filles. J’y ai même pas prêté attention, et c’est les copains qui m’ont fait remarquer à quel point c’était…pas moi de réagir comme ça. Quelque chose a changé. Ouais. Ou plutôt quelqu’un. Un petit mec sur qui j’ai veillé depuis plus de dix ans. Et qui m’a embrassé en me disant qu’il m’aimait. Et ça, simplement ça…a tout chamboulé. Sauf que je me rends compte seulement maintenant que c’est en bien. Que la réponse était évidente, en fait. Que… la seule personne vers qui je reviens toujours, c’est lui. Que… la seule personne pour laquelle je me suis toujours inquiété… c’est lui. Que… la seule personne que je voudrais jamais faire souffrir… c’est lui. Lui et personne d’autre.

C’est l’illumination que j’attendais. Je sais pas, le signe qui dissipe un peu le brouillard dans lequel je nageais depuis une semaine ou deux. C’était simple en fait. Comme on cherche ses lunettes quand on les a sur le nez. Steve. Mon Steve. Mon Frère. Et du coup je suis bien. Encore chamboulé, encore paumé, mais moins. Parce que maintenant je sais au moins où je vais. Vers la maison.
Je monte les escaliers, le cœur tambourinant dans ma poitrine, et je laisse retomber mon blouson sur le parquet. Ouais on s’en fout. J’entends la voix de Steve et je m’avance à sa recherche. Mais il est où cet idiot ? Au moment où je dois lui dire le truc le plus important que j’aie jamais eu à lui dire, il se planque. Enfin je le vois dans le salon, et je sens comme un coup de poing dans l’estomac. Oh bon sang, j’ai jamais été dans cet état là… Et c’est un mec qui m’y met…

Steve, je… je sais ! Pour…

Mais, alors que je suis en train de m’avancer vers lui, il me fait à moitié la leçon sur ma soirée, et je peux pas me retenir de rire, secouant doucement la tête quand il me parle d’une fille que j’aurais levée ce soir. T’as rien compris. T’as tellement rien compris. En plus cet idiot ose me tourner le dos et se barrer, après son numéro de diva. En quelques pas je l’ai rattrapé et je l’attire contre moi, avant de prendre ses lèvres avec passion, ma main caressant sa joue et l’autre se glissant dans son dos pour le ramener contre moi. Mon sourire a pas quitté mes lèvres alors que mon baiser se prolonge, le cœur sur le point d’exploser dans ma poitrine. Au bout de quelques secondes, je sens qu’il est totalement perdu alors je me recule, mon front contre le sien.

Tu me laisses en placer une, bougre d’âne ? Je pense que savoir le nom de celle que je me suis levée ce soir t’intéresserait quand même. Elle s’appelle Steve, et si elle a pas de seins, c’est une sacrément bonne artiste…

Je ris, mes lèvres contre les siennes, glissant une mèche de cheveux derrière son oreille.

On était…on était au pub avec les autres et… et j’me suis rendu compte que… Qu’y avait juste un seul endroit où j’avais envie d’être, c’était là…avec toi…

Je lui vole encore un ou deux baisers fiévreux avant de le regarder encore, toujours mon sourire d’abruti heureux aux lèvres. Parce que je le suis. Heureux.

Je suis…tellement désolé de t’avoir fait attendre. Sérieusement. Mais…maintenant je sais. Enfin non, enfin… je sais que ça sera pas facile, qu’on…qu’on devra se cacher… qu’on… mais… je m’en fous. C’est toi que je veux…Steven Rodgers affilié Barnes…

Et je reviens prendre ses lèvres, le serrant avec force contre moi.

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Lun 29 Déc - 11:20


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Bucky & Steven
Je ne veux pas savoir. Je ne veux pas entendre. Dans le fond j'ai peur que ses doutes et cette soirée avec ses potes lui ai fait réaliser que voilà, je ne suis que Steve, son frère, celui qu'il doit protéger. Et pas celui avec qui il voudrait être. Alors je préfère l'arrêter tout de suite et m'enfuir, dans le fond c'est plus simple. Ça m'évite de devoir affronter son refus. Seulement, alors que je tente de retourner me réfugier dans ma chambre pour la nuit, j'entends à peine ses pas derrière moi. En quelques secondes il me rattrape, ses doigts se refermant sur mon poignet il m'attire à lui sans le moindre mal, venant m'embrasser. Pas de façon douce comme la dernière fois, mais plutôt avec une passion qui immédiatement me fait monter le rouge aux joues. Je reste quelques secondes comme un idiot dans ses bras, avant de me laisser aller, venant passer mes bras autour de son cou, me serrant un peu plus contre lui, comme sa main dans mon dos semble le vouloir.

Ce baiser semble durer une éternité, mais pour être franc, je voudrais que jamais il ne s'arrête. Mais autant mon coeur que mon souffle me remercient. Sans compter que… J'aimerais savoir pourquoi ce soudain baiser… Même si… Il doit savoir non ? Il a du faire son choix, pas vrai ? Je le regarde, le souffle court et les lèvres légèrement entrouvertes, mon front contre le sien. Il commence doucement à parler, tandis que mes doigts jouent nerveusement avec les cheveux dans sa nuque, insistant tout de même sur le fait de me révéler le nom de sa conquête. J'ai un pincement au coeur, ne comprenant pas pourquoi ce baiser puis cette fille… Qu'est-ce qu'il essaye de faire ? Me tuer ? Seulement lorsque j'entends le prénom de cette fameuse demoiselle, un immense sourire m'échappe tandis que toutes mes angoisses s'envolent d'un coup. Ce qu'il est con. Il m'a foutu une de ses trouilles. Entre ses bras je rigole à moitié tandis que je viens chercher un autre baiser, comme pour le faire taire. Idiot. Quel idiot. Il rit à son tour, replaçant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Et ce qu'il ajoute finit de m'achever. Ici, avec moi ? C'est tout ce qu'il voulait. Je le regarde, n'arrivant pas à lui offrir autre chose qu'un immense sourire et un regard humide. C'est tout ce que je voulais entendre… Même plus. Bon sang, j'ai l'impression d'être une midinette entre ses bras, à rougir, lui jeter des regards plein d'étoiles…

Un sourire m'échappe tandis qu'il s'excuse nouveau, me disant que c'est moi qu'il veut. Mon coeur cesse bien de battre plusieurs fois tandis que j'ai du mal à m'en remettre. Et son baiser me laisse fiévreux. Emporté par l'euphorie du moment, je me fais plus aventureux dans cette étreinte, me serrant allègrement contre lui, appréciant de le sentir tout contre moi. J'enviais secrètement les filles qu'il pouvait étreindre de la sorte et ce soir, je suis celui qu'il enlace, celui qu'il embrasse, celui qu'il… aime. Ce soir il n'y que lui et moi. Je romps ce baiser, le souffle court et le coeur en vrac, mais ça ne m'intéresse pas. Ce n'est pas grave. Tout ce qui compte c'est lui. Lui et lui seul. Je mordille la lèvre le regardant, plus heureux que je ne l'ai jamais été.

"T'as pris le temps qu'il te fallait… T'excuses pas… Ce qui compte… C'est… Enfin… On s'en fout. Je suis juste… Heureux que tu sois là."

Je me jette dans ses bras, l'enlaçant fermement, comme si j'avais peur de le perdre, peur qu'il disparaisse. Je me réfugie dans son cou, m'enivrant de l'odeur du pub qui colle à sa peau. Un mélange d'alcool et de cigarette qui lui va si bien. Je ferme les yeux, sentant son coeur battre contre le mien, appréciant d'être si proche de lui, de cette façon. Il est revenu… Pour moi. Et pas parce que j'étais mal ou quoi, mais parce qu'il voulait être avec moi. Je resserre un peu plus notre étreinte. C'est… mon Bucky. C'est étrange à penser, encore plus à envisager. Et pourtant… C'est ça. Je finis par m'éloigner un peu, revenant lui faire face, un sourire aux lèvres. Je pose une main sur sa joue, détaillant son visage avec attention, comme si je le découvrais à nouveau.

"Je m'en fous aussi qu'on doive se cacher ou quoi… C'est pas important. Tout ce que je veux… C'est être avec toi… James Buchanan Barnes. Juste avec toi… Le reste… C'est pas important…"

Le reste on y pensera plus tard. Ce soir, ce n'est vraiment pas important. Lentement je viens à nouveau l'embrasser, peut-être de façon plus douce qu'avant. Un baiser qui veut dire "Reste avec moi".


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Jeu 1 Jan - 17:13

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Steve & Bucky


Tout est chamboulé ce soir. J’ai ouvert les yeux, ptet de façon un peu brutale, et pas vraiment d’une manière dont je l’aurai voulu, mais c’est fait. C’est là. C’est limpide. Alors oui j’ai peur, oui je ne sais pas dans quoi je m’engage, je sais pas comment on va faire parce que… parce que…deux types ensemble, c’est… pas normal, pas bien vu. Pourtant pour moi c’est clair. C’est avec lui que j’ai envie d’être, c’est la seule personne pour qui je m’inquiète depuis toujours, et la seule personne que je veux pas, mais vraiment jamais blesser. La seule personne qui compte. C’est simple, c’est évident maintenant.

Je le fais revenir contre moi, et l’embrasse. Pas le baiser pour être sûr, qui était doux, et agréable, mais le baiser passionné. Le baiser qui dit « c’est avec toi que j’ai envie d’être, toi et personne d’autre ». Ce qui est vrai. Je ris encore quand je vois son visage se décomposer alors que je rebondis sur la fameuse « fille que j’ai levée ce soir », et s’illuminer quand il comprend que je parle de lui. Oui Steve, c’est toi. Il m’en a fallu du temps, j’ai eu besoin qu’on me mette le doigt dessus et qu’on m’appuie encore sur le crâne pour que je réalise. Maintenant c’est clair.

Je l’embrasse encore, avec passion, pour lui prouver que je suis sérieux, que le brouillard dans ma tête s’est dissipé et que j’ai vraiment, vraiment envie de me lancer dans quelque chose avec lui. Parce que l’avoir dans les bras, là, est tellement évident et naturel. Parce qu’avec lui je pars pas le matin mais je partage le petit déjeuner. Parce qu’on est complices. Des frères. Je le sens se blottir contre moi et je resserre mes bras autour de lui, glissant ma main dans ses cheveux.

Et maintenant je pars plus…plus jamais… T’en fais pas…

Je lui souris en sentant sa main aux doigts fins se poser sur la joue mal rasée et la caresser doucement.

J’ai peur putain. T’as même pas idée… si ça se sait… ma mère…les profs… mais… Mais c’est toi. C’est avec toi que je veux être alors…on va se débrouiller. Faire attention mais… je veux rester avec toi…

Je souris ensuite, parce que c’est lui qui vient vers moi pour m’embrasser doucement. Mon Steve, mon frère. Il est tellement adorable quand il fait ça. Et j’ai peur de le casser, à le serrer aussi fort contre moi. Pourtant je veux pas le laisser partir. Non. Pas question. Pas maintenant. Pendant de longues minutes mes lèvres ne quittent pas les siennes et je le guide doucement jusqu’au canapé. Je m’y laisse retomber et l’attire contre moi, le faisant asseoir sur mes genoux, mon bras autour de sa taille, et je souris comme un idiot pendant que ma main libre caresse ses cheveux. C’est simple, c’est évident, c’est lui.

*Le lendemain*

On a dormi l’un contre l’autre dans mon petit lit, et on a filé en cours après avoir pris notre petit déjeuner. Notre premier matin… ensemble ? C’est bizarre, mais en même temps à chaque fois qu’on se regarde, on sourit comme deux crétins. On est enfin… au clair avec nous-mêmes. Et au final c’est…bien. On file se préparer, on se relaye dans la salle de bains pour se brosser les dents et j’attrape nos cartons à dessin en même temps que mon sac, avant de dire à Steve de se dépêcher.

Finalement on arrive à l’heure pour nos cours, et quelques heures s’écoulent avant qu’avec quelques copains on descende faire une pause cigarette. On discute cinq minutes, prenant notre compte de nicotine, avant de remonter pour le cours d’histoire de l’art qui va suivre. Sauf que du bout du couloir j’entends déjà de l’agitation. Qui vient de notre salle. Sans même réfléchir je presse le pas et passe la tête par la porte. Steve est en train de se battre avec Roy, un espèce de crétin qui pense qu’à boire et à se lever des filles. Enfin, j’étais un peu comme ça aussi, mais au moins j’avais de l’élégance. Lui est une grosse brute étroite d’esprit. Steve est déjà amoché, le nez en sang et une belle marque sous la joue, et les autres ont tenté de les séparer mais sans succès, et font cercle autour d’eux en y allant chacun de son commentaire.

Je pose ma main sur l’épaule de Roy et le fait se tourner vers moi, avant de lui décrocher une droite qui le colle au tapis, avant de soulever Steve par les bretelles et l’asseoir sur une chaise, pendant que je m’accroupis devant lui et que je contemple les dégâts.

Non mais tu vas m’expliquer ce qui se passe oui ? Je te laisse cinq minutes, t’entends, cinq minutes, et tu sautes déjà à la gorge de ce crétin !


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Ven 2 Jan - 2:38


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C'est dans ses bras que j'ai ouvert les yeux. Lové contre lui, tout autant par l'envie d'être l'un contre l'autre que par largeur du lit, j'avais finis par m'éveiller, la tête posée sur son épaule. Un sourire m'échappe tandis que je reste bien sagement contre lui. C'est dingue, hier il ne savait pas encore… Et là, ce matin, lui et moi….  Voilà que nous sommes… Ensemble. Je reste un moment à simplement le regarder avant de timidement m'extraire de ses bras pour attraper ma montre qui traîne sur sa table de nuit. Je considère l'heure me frottant encore les yeux… Bon, nous avons encore un peu le temps… Je pousse un soupir avant de retourner me lover tout contre lui, fermant à nouveau les yeux. Au pire nous serons un peu en retard et nous glisserons pour mot d'excuse que j'ai eu une petite faiblesse matinale. L'air de rien je me rendors dans ses bras jusqu'au moment où je le sens remuer contre moi. Je le salue d'un sourire tandis qu'il ébouriffe mes cheveux, me demandant d'une voix rauque l'heure.

"Bien trop tard pour qu'on soit à l'heure."

Il me demande alors des précisions et soupire lorsque je m'exécute. Oui je sais… Faudrait qu'on se lève, qu'on se prépare et qu'on aille en cours… Mais étrangement, j'ai plus envie de rester dans ses bras et de me prélasser toute la journée avec lui. Simplement pour être avec lui. Je m'étire, lui indiquant que je lui laisse quelques minutes de sursis le temps d'aller préparer le petit-déjeuner. Lorsqu'il me rejoint nous ne cessons d'échanger des sourires comme deux idiots, comme si maintenant, tout était enfin à sa place. Comme si tout devait être comme ça et pas autrement. Et pour être franc ça me plait d'être là, avec lui, à savoir… Qu'il est à moi. Ça me semble presque naturel alors qu'hier encore… Oh et puis je n'ai pas envie d'y penser. En voyant l'heure tourner, nous nous dépêchons passant chacun notre tour à la salle de bain pour se préparer. Et après avoir du finir de me brosser les dents en enfilant ma chemise, voilà que nous quittons enfin notre appartement, Buck insistant comme d'habitude pour tout porter. Seulement aujourd'hui, je n'essaye pas de ronchonner lui, me disant qu'au final ça nous permettrait peut-être d'être à l'heure.

Par un miracle nous arrivons tout de même à être à l'heure. Chose qui relève presque de l'exploit je dois avouer. Sans un mot je m'installe à ses côtés, laissant les heures filer. Et finalement une pause nous est accordées, nous laissant souffler avant que le cours d'histoire de l'art ne commence. Buck file fumer avec ses potes tandis que je reste à l'intérieur, le nez dans mon carnet de croquis. Je me retrouve quasiment seul en compagnie de Roy, un charmeur tête à claque des plus désagréables assez lourd avec les filles et une fille de notre promo dont je n'ai toujours pas saisis le nom. Non pas parce que je n'en ai rien à faire d'elle, mais simplement parce que je ne suis pas assez présent pour retenir les prénoms de tout le monde. Leur discussion me fait presque lever les yeux au ciel. Comme à son habitude Roy joue les Dom Juan, roucoulant face à la jeune fille, insistant un peu trop, osant même avoir les mains un peu trop baladeuses. Même si elle tente de le repousser, lui continue, comme si plus en devenant désagréable, plus elle allait être susceptible d'accepter ses avances. Agacé, je finis par pousser un soupir, levant les yeux au ciel.

"Bon sang Roy… Tu ne vois pas qu'elle ne veut pas ? C'est pas en insistant que son refus va devenir un oui. Alors laisse-la."

Roy se retourne lentement vers moi, délaissant la jeune demoiselle. Je referme mon carnet, ne le quittant pas des yeux. Ok. J'aurais du me taire, n'importe qui l'aurait fermé. Mais pas moi. Je sais qu'il fait bien deux têtes de plus que moi et qu'il lui suffirait d'un simple coup pour m'envoyer à l'hôpital mais si c'est pour l'empêcher de mettre ses pattes sur une demoiselle qui préférait mieux qu'une vache lui lèche la joue plutôt qui lui essaye de l'embrasser.

"Rappelle-moi en quoi ça t'regardes Rogers ? T'es jaloux, c'ça ?
- Ça me regarde parce que tu me forces à assister à ta parade amoureuse à la manque et franchement c'est ridicule."

Un sourire arrogant s'affiche au coin de mes lèvres tandis qu'il se lève, venant m'attraper par le col de la chemise. Je soutiens son regard refusant de m'écraser tandis qu'il me menace de me frapper.

"Non."

Son premier coup me cueille sur la pommette droite. J'étouffe un grognement tandis que je m'écroule à terre. Roy insiste, me donnant une dernière chance de m'excuser. Et puis quoi encore ? C'est lui qui devrait présenter ses excuses à la fille et voilà que maintenant c'est à moi de ramper à ses pieds ? Alors ça mon pote. Jamais. Mon refus me vaut un autre coup de poing. Celui-là me fait voir des étoiles. Je reste quelques secondes par terre avant de me relever, lui faisant face, prêt à en découdre. J'essaye de riposter, mais tout ce que je récolte c'est un coup de coude dans le nez. Immédiatement un long filet de sang commence à couler, imbibant autant mes lèvres que ma chemise. Et alors que je m'apprête à essayer de me défendre, voilà que débarque Bucky. Sans chercher à comprendre quoi que ce soit, il étale d'un coup de poing Roy avant de me saisir par les bretelles pour m'assoir de force sur ma chaise. Je me débat lui demandant de me lâcher tandis qu'il vient ensuite s'accroupir face à moi, commençant à me faire des reproches que je ne veux pas entendre. J'ai un reniflement agacé tandis que j'essuie le sang sur mon visage d'un revers de la main.

"Oh parce que parce que tu n'es pas là pour me surveiller, c'est forcément moi qui fais des conneries ? Est-ce que t'es en train de sous-entendre que, parce que tu n'es pas là, je ne suis pas capable de faire attention à moi ? Mais je ne suis pas complètement dépendant ! Je peux débrouiller tout seul !"

Sans compter que ce n'est même pas moi qui ai frappé le premier. Tout ce que je voulais c'est que Roy laisse la demoiselle tranquille. Rien de plus. Je regarde ma main ensanglantée, poussant un long soupir.

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Jeu 8 Jan - 9:56

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Steve & Bucky


Si j’ai toujours veillé à ce que personne ne lui fasse de mal, y’a quand même eu pas mal de fois où j’ai eu envie de lui coller une méchante trempe des familles. Parce que, depuis des années, il se jette dans le danger, totalement inconscient, voire con, dès qu’il voit quelque chose qu’il ne supporte pas. Ou qui lui semble injuste. Dans un sens, j’admire ce côté-là. Le fait qu’il prenne tout à cœur, et qu’il préfère agir plutôt que de prendre la solution facile de tourner la tête et de regarder ailleurs. Mais d’un autre côté… c’est Steve. Steve avec autant de trucs qui déconnent que moi j’ai mis de filles dans mon lit. Steve qui peut être terrassé par une crise d’asthme, qui peut avoir son cœur qui lâche après un effort trop violent, qui chope toutes les saletés qui passent. Et qui, malgré tout ça, se jette tête baissée s’il estime devoir intervenir. Mettant sa santé, et sa vie, en danger.

C’est ça que j’ai jamais compris. Son côté chevalier servant de l’extrême, et en même temps comme l’autre idiot là, Don Quirote ou Don Quipète, qui va se battre contre des moulins à eau pensant que ce sont des géants. Peu importe la taille du type, peu importe qu’ils soient même un ou plusieurs… Il va foncer, jouer les redresseurs de torts et se lancer dans une bagarre. La première fois qu’on s’est rencontrés, c’était déjà à cause de ça. Je crois que des grands avaient piqué ses bonbons à une petite, Mary-Lou, et il avait trouvé ça tellement injuste qu’il l’avait ouvert. Et s’était pris coups de pied et coups de poing avant que j’intervienne. Moi non plus j’ai jamais aimé qu’on s’en prenne à plus faible que soi, mais au moins je suis assez intelligent pour savoir quand tirer ma révérence si je risque ma peau.

Et là, encore une fois, Steve s’est jeté sur ce crétin de Roy, en redresseur de torts pour je ne sais même pas quoi. J’ai juste le temps d’étaler cet idiot pour tirer Steve de là, avant de l’installer sur une chaise et de m’accroupir devant lui. Derrière-moi j’entends le remue-ménage des autres élèves qui parlent à Alice, et qui remettent rapidement le mobilier en place. Je jette un rapide coup d’œil à ce grand crétin qui se relève en grognant, et qui me regarde en me fusillant du regard. D’un léger signe du menton je lui fais signe de me ficher la paix, et à Steve aussi. Avant de m’occuper de mon frère. Son nez saigne et je vois déjà un bleu s’étaler sous son œil. J’ai le réflexe de vouloir lever la main pour lui caresser la joue, avant de me rappeler juste à temps où je suis, et mes doigts finissent sur son épaule, en un geste protecteur, rassurant, et… innocent. Tout ça, tout ce qui se passe, c’est trop nouveau et il va falloir qu’on fasse sacrément attention pour pas nous trahir. De mon autre main j’attrape mon mouchoir en tissu dans ma poche, avant de le débarbouiller un peu. Je referme son gilet pour cacher les taches de sang sur sa chemise, et secoue doucement la tête.

On en reparlera à la maison.

Le prof arrive juste après, et heureusement l’incident fait pas de vagues. Roy a trop honte de s’être pris une trempe, parce qu’il aurait dû avouer qu’il faisait chier Alice, et, venant de Steve, un saignement de nez est tout ce qu’il y a de plus normal. Tant mieux. Par chance pour nous, histoire de l’art est le dernier cours de la journée, et il est à peine treize heures quand on rentre chez nous. Durant le trajet, on ne dit rien, parce que j’ai pas envie de lui hurler dessus en public, et c’est seulement une fois la porte fermée, que j’ai déposé nos cartons à dessin et mon sac, enlevé ma veste et pris une bière que je me laisse retomber à la table de la cuisine.

Steve… pourquoi tu te crois sans cesse obligé de sauver l’humanité ? Pourquoi ? Un de ces quatre tu vas finir par te faire sérieusement amocher. Ou… pire… Alors, pourquoi ?


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Ven 9 Jan - 0:13


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Bucky & Steven
Buck qui vient me sauver la mise c'est comme une vieille rengaine que l'on peut avoir en tête depuis des jours. C'est tellement peu surprenant qu'à certains moments je me demande si ce n'est pas un cliché en soit. C'est comme si il avait un sens supplémentaire qui le mettait directement au courant au moment-même où je commence à avoir des emmerdes, comme si il était un ange gardien ou un truc du genre. Je vous jure. C'en est flippant par moment. Alors je ne vais pas me plaindre, car bien souvent il arrive toujours au bon moment pour me sauver la mise. Et même si à chaque fois je râle pour la forme, lui assurant que j'allais m'en sortir, j'apprécie tout de même qu'il vienne m'attraper par le col de la chemise, me tirant hors des ennuis dans lesquels j'adore me fourrer. Mais étrangement là, en cet instant exact, je déteste être ce chaton qu'il tire d'un mauvais pas par la peau du cou. Au point que je me débat, râlant comme jamais.

Je sais qu'il n'aime pas me voir me jeter ainsi aux devants de ennuis. Je sais qu'il préférait que je reste en retrait… Tout le temps. Que je fasse attention à moi… Mais il ne semble pas comprendre que par moment, je ne peux pas rester en arrière et… attendre que quelqu'un fasse quelque chose à ma place. J'ai besoin de prouver que je suis aussi capable de me défendre, que je n'ai pas en permanence besoin de Bucky pour veiller sur moi ou pour jouer des points à ma place. Alors lui pense simplement que j'essaye juste de jouer avec le feu, sans comprendre que je veux simplement prouver que… Je peux. Mais là je ne dis rien. Je me contente de le regarder en maugréant un peu, essayant de calmer mon hémorragie nasale. Ma joue elle est douloureuse, et sans même la regarder, je sens d'ici un bleu immense poindre le bout de son nez. Je pousse un soupir tandis que je regarde mes mains ensanglantées. Je relève les yeux vers lui quand je sens sa main se poser sur mon épaule. Le genre de geste innocent et neutre qu'il peut se permettre d'avoir envers moi lorsque nous sommes en public. Un sourire manque de m'échapper avant qu'il ne vienne me débarbouiller le visage comme si j'étais un gosse. Je ronchonne basculant la tête en arrière pour tenter d'empêcher le sang de couler. C'est alors que mon frère en profite pour refermer mon gilet, histoire de cacher au prof les quelques gouttes de sang qui se sont perdues sur le tissu blanc de ma chemise.

"Si y'a que ça pour te faire plaisir."

Même si je considère qu'il n'y a rien de plus à dire. J'ai pris un début de correction, Buck est intervenu, il a collé une trempe à Roy et voilà. Je ne vois pas sur quoi l'on pourrait épiloguer pendant des heures. Mais bon, le connaissant, je sais qu'il ne va pas vouloir lâcher le morceau. Pas tant qu'il aura prouvé son point. Heureusement le prof arrive enfin et coupe court à tout autres réprimandes de la part de Bucky, préférant nous faire coller notre nez sur nos livres d'histoire de l'art. Finalement, au bout d'une heure qui me semble interminable, le prof finit par nous relâcher. Je pousse un soupir avant de rassembler mes affaires et de suivre Bucky jusqu'à l'appartement. Nous ne disions rien durant tout le trajet, nous contentant d'apprécier le silence. Chose qui ne m'étonnes pas. Parce que quitte à m'engueuler, je sais qu'il préfère le faire en privé et non en public. Simplement parce qu'il sait qu'essayer de me m'humilier en public n'est pas quelque chose qu'il vaut mieux tenter. Seulement à peine ai-je le temps de déposer mes affaires et de changer de chemises qu'il en remet une couche. Je lève les yeux au ciel, poussant un soupir tandis que je le regarde, lui et sa bière.

"Et quoi ? T'aurais préféré que je fasse quoi ? Que je laisse Roy importuner Alice sans rien dire ? Buck, ce n'est pas parce que je suis…. Faible que je dois passer mon temps à attendre que d'autres fasse le boulot à ma place. Je ne suis pas un enfant bon sang, j'ai le droit aussi de défendre ce qu'il me semble juste. Et je ne vais pas passer ma vie à me cacher dans ton ombre. Tu ne comprends pas ce que c'est Buck… Je peux me défendre et je le dois. Et si tu veux tout savoir Buck…. Je préfère me prendre une raclée ou deux en me battant pour ce en quoi je crois plutôt que de rester les bras croisés."

Je n'ose pas ajouter que de toute façon si cela doit me tuer et bien qu'il en soit ainsi. Car je sais qu'il déteste m'entendre ça. Et j'ai peur que depuis… que nous sommes emsembles…. Il le supporte encore moins.

"Alors ouais, t'as peut-être l'impression que je me jette au devant du danger sans réfléchir… Mais c'est pas le cas. Seulement tu ne peux pas comprendre. Parce que tu n'es pas moi."

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Ven 9 Jan - 14:49

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Steve & Bucky


On a échappé à la catastrophe en cours, quand j’ai réussi à me retenir juste à temps de lui caresser la joue. J’imagine même pas la tête des autres, qui nous regardaient, si ça s’était passé. L’horreur… Heureusement, ils savent que Steve est mon meilleur ami, mon frère, qu’on se connaît depuis presque quinze ans, alors, certaines…Familiarités les étonne moins, venant de deux garçons. Mais il va vraiment falloir faire attention, pour pas nous trahir. On a déjà assez de problèmes pour pas en rajouter un autre sur nos épaules. Comme Steve qui se prend pour le sauveteur de l’humanité.

Je souffle un peu en rentrant, et m’installe dans la cuisine, avant de balancer tout ce que j’ai sur le cœur. Parce que ouais, ça me pèse, tout ça. Et Steve a pas l’air de comprendre. Je le laisse changer de chemise avant de l’ouvrir enfin. Et comme d’habitude je sais déjà ce qu’il va me répondre… Je soupire avant de me lever et de me planter face à lui. Mes mains sur ses épaules.

Steve, bon sang. Personne t’a demandé de… prendre des risques ! Surtout dans ton état ! Je veux dire, je te reproche pas de…vouloir faire ce qui est juste ! Pas du  tout ! Mais plutôt que de t’interposer face à un mec qui fait deux fois ta taille, va prévenir un flic, je sais pas, quelqu’un ! T’aurais agi, mais pas frôlé le suicide ! Jveux dire… bats-toi avec les moyens que t’as… T’es… t’es un sacré dessinateur, alors change le monde avec tes pinceaux, et pas avec tes poings ! Moi je suis pas aussi doué que toi, alors je fais comme je peux mais…pourquoi tu veux tout gâcher en jouant les héros à tout prix ? Hein ?

Il me répond ensuite que je peux pas comprendre parce que je suis pas lui. Evidemment que je suis pas lui. Mais est-ce que lui s’est déjà demandé, ce que c’est d’être moi ? On dirait pas. Eh ben le moment est venu de lui donner une leçon. Je soupire doucement avant de lui répondre.

Justement… maintenant tu vas te mettre à ma place. Quand on est devenus amis, j’ai toujours voulu te protéger et veiller sur toi parce que t’étais mon meilleur ami et que je voulais toujours avoir quelqu’un avec qui m’amuser. Et on a grandi. Et on était toujours aussi proches. Pis t’as commencé à être malade, avec ton asthme. Et les autres trucs. Tu t’imagines quoi ? Ouais je vais bien, mais il s’est pas passé un jour où j’ai pas eu peur de perdre mon frère ! Alors je fais ce que je peux pour veiller sur toi. Faire attention. Et tu penses que ça me fait plaisir, qu’après des nuits à courir après le médecin, à rester près de toi jusqu’à ce que tu puisses respirer, à aller te chercher des médocs, qu’après tout ça, je vois que tu sautes à la gorge du premier con qui file pas droit ? Mais j’ai… j’ai parfois l’impression que tu…t’en fous de ce que je fais pour toi. Que tu t’en fous de… du fait que j’ai promis à ta mère de te protéger. Que tu t’en fous de ce que ça peut me faire, à moi, du fait que je m’inquiète ! Et s’il t’arrive quelque chose de vraiment grave ? T’as pensé à moi ? T’as pensé que, parce que t’aurais joué au crétin, tu vas me laisser seul ? Hein ? Sans mon frère ? Tu t’es imaginé ce que ça me ferait, à moi si… si tu claquais et que je devrais vivre sans toi ? Mais je survivrai pas ! T’es avec moi depuis toujours, et à chaque fois que tu sors les poings, c’est comme si tu me faisais comprendre « Nan mais Bucky, t’es moins important que ce crétin de Roy, le crétin du ciné, ou n’importe quel autre crétin contre qui je me serais énervé » ! Tu…t’imagines pas comme ça fait mal de voir que… je compte moins que tes stupides combats…

Je me redresse un peu et ôte mes mains de ses épaules, sortant de la cuisine et me dirigeant vers ma chambre.
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Sam 10 Jan - 15:18


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Bucky & Steven
C'est sûr et certain maintenant, il ne me comprend pas. Mais alors pas du tout. Il pense que je suis ingrat, pire que je ne me rends pas compte de tout ce qu'il fait pour moi. Je le regarde sans rien dire, le laissant me cracher son couplet. J'ai envie de lui dire que je sais, que je comprends que c'est parfois… chiant de devoir courir après des médicaments et le médecin, simplement parce que je fais une mauvaise crise et que je n'arrive pas à m'en défaire… Mais le fait que je décide de me battre pour ce qui me semble juste… Ce n'est pas une façon pour moi de lui dire que je n'en ai rien à foutre… J'ai… J'ai simplement besoin de me prouver que je peux faire quelque chose. Que je peux être utile moi aussi. Parce que oui, j'en ai peut-être marre de n'être que le gentil garçon, le frêle artiste… Peut-être que je veux aussi prouver au monde que je suis capable de me défendre et de défendre ce qui me semble juste. Et je trouve ça terriblement injuste de ne pouvoir intervenir et de devoir me contenter de cette phrase de "change le monde grâce à tes pinceaux et non tes poings". Si seulement Buck… Si seulement c'était aussi simple, crois-moi je n'en serais pas là à me jeter au devant du danger… Mais ça… Pourrait-il le comprendre ? A ce qu'il en dit, j'ai peur que non.

"Buck… Je…"

Il ne me laisse pas en placer une, prononçant des mots qui étrangement me blessent, me laissent presque honteux. Alors c'est ce qu'il pense ? Qu'il ne compte pas à mes yeux ? Mais bon sang… Non, non, non. Je le poursuis, lui attrapant la manche pour tenter de le faire se retourner, seulement après quelques vaines tentatives, je finis par lui barrer la route, passant devant lui, mes mains posés sur son torse. Je le regarde quelques secondes, cherchant mes mots quelques instants avant de simplement venir l'embrasser. Un simple baiser pour lui dire tout ce que j'ai sur le coeur. Non t'es pas moins important que Roy, ou le mec du ciné. Non tu comptes pas moins que ses stupides combats. Non j'en ai pas rien à faire de toi. T'es plus important que tout pour moi. T'es… Mon Bucky. Alors pourquoi tu sembles encore en douter ? Tout ça en plus à cause d'un stupide combat avec le crétin de la classe. Au bout de quelques minutes, je finis par rompre ce baiser, m'éloignant lentement de lui pour simplement le regarder. Vas-tu comprendre un jour ?

"Je t'interdis de penser que tu ne comptes pas à mes yeux. Ou même de penser que je suis ingrat ou quoi… Crois-moi… Je sais ce que ça doit être pour toi de devoir courir après le médecin ou d'énièmes médicaments en plein milieu de la nuit pour moi… Je sais à quel point ça doit être pénible pour toi de me voir quand je fais une crise… Quand je suis malade ou quoi. Et crois-moi, si je pouvais, je ne t'infligerais pas ça. Je te préserverais de ça…"

Je baisse la tête, repensant subitement à ma mère. Ça la rongeait de voir son seul et unique fils aussi malade qu'elle pouvait l'être. Son seul fils… Oh je suis sûr que tout les soirs elle se demandait pourquoi je n'étais pas plus comme mon père et non comme elle… Mais que voulez-vous, la vie n'est pas juste. Alors voir le mal que cela a pu faire à ma propre mère… Je préférais mourir plutôt que de voir Bucky souffrir à cause de moi. Je n'ai pas envie de voir cette même tristesse dans ses yeux. Je n'ai pas envie d'être la raison pour laquelle il est malheureux. Et peut-être que l'embrasser, lui avouer mes sentiments… Ce n'était qu'un geste égoïste de plus de ma part.

"Je… J'en ai pas rien à foutre de toi. Buck. T'es… la personne qui compte le plus pour moi. Sans toi… Je n'aurais personne, je ne serais personne… Bon sang… Je n'ai que toi. Et c'est pas parce que parfois… Je fais le con à vouloir jouer les héros que ne tiens pas à toi. Je crois que dans ses cas-là… J'essaye de prouver aux autres que… Que je suis capable de me défendre. Je sais que c'est con…"

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Dim 11 Jan - 10:06

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Steve & Bucky


Je déteste jouer cette carte. Je déteste lui rappeler que c’est moi qui lui sauve la mise quasiment tout le temps. Je fais pas ça pour avoir une médaille, ou pour qu’il passe ses journées à me remercier à genoux de l’avoir empêché de mourir une bonne dizaine de fois par an. J’ai jamais fait tout ce que j’ai fait pour ça. Pour qu’il me montre sa reconnaissance, qu’il me soit redevable de quoi que ce soit. Non. Si je fais tout ça, c’est parce que sa mère m’a demandé de veiller sur lui, et que je veux pas perdre mon meilleur copain. Qui maintenant est… encore plus que ça. Et de le voir se jeter au devant du danger, s’enflammer, et se mettre en danger, alors que moi je suis là, depuis plus de quinze ans, à veiller sur lui comme une poule sur son poussin, ça me tue, tout simplement.

Je lui balance tout ce que j’ai sur le cœur, même si ça me fait pas plaisir qu’il sache comment moi, je vois ses espèces de croisades, et tourne les talons. Tout ça me lasse, et je pense que c’est, et ça a toujours été la seule ombre au tableau entre lui et moi. Et je tourne les talons. Là je suis fatigué de me faire toujours du sang d’encre pour lui, alors qu’il semble en avoir rien à faire. Je vais vers ma chambre, pour rester un peu seul, quand je l’entends m’appeler doucement, et attraper ma manche. J’ai juste… pas envie, alors je m’arrête même pas. Sauf que cette petite anguille se glisse devant moi et m’arrête en posant ses mains sur mon torse. A l’expression de son visage, je vois que ce que j’ai dit l’a touché. Putain je déteste l’idée de lui avoir fait du mal, même un peu, et même si c’était la vérité… Et il m’embrasse. En se hissant sur la pointe des pieds. Par réflexe et par envie je glisse une main dans le bas de son dos, et l’autre dans sa nuque pour le garder contre moi. Il est le seul qui me donne envie de le gifler et de le serrer dans mes bras en même temps…
On s’embrasse de longs instants avant qu’il se recule légèrement. Je le laisse parler, avant de reprendre d’une voix fatiguée.

Steve. Tout ce que je fais pour toi, je l’ai choisi. Parce que t’es mon frère, mon meilleur ami, mon…je…et plus que ça… Parce que j’ai pas envie de te perdre, c’est tout. Je vois pas ça comme une corvée. C’est juste que moi je fais tout ça et toi… à la première occasion tu fais tout pour te faire tuer et ça me tue, moi-aussi…

Je relève les yeux alors qu’il reprend de sa toute petite voix, et un léger sourire naît sur mes lèvres quand je l’entends me dire que je suis la personne qui compte le plus pour lui. C’est pas que j’aime qu’on me flatte, je laisse ça aux filles, mais venant de lui ça fait aussi plaisir de juste sentir… bah que j’ai une place spéciale pour lui.

Te faire tuer parce que t’auras voulu jouer aux héros va pas te faire avoir quelque chose dans l’autre vie tu sais… A part que j’y serai pas, et ça sera très con n’empêche… Parce qu’autant, avec de la chance, tu seras plus malade, mais qu’est-ce que tu vas t’ennuyer sans moi pour te chercher non ?

Je l’attire de nouveau contre moi pour l’embrasser, et mon baiser devient de plus en plus fiévreux. Je le fais reculer jusqu’au mur, sans quitter ses lèvres, et j’attrape ses poignets, que je lève au-dessus de sa tête alors que je me presse contre lui, le souffle court.

J’ai parfois envie de te tuer et t’embrasser en même temps, petite teigne…

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Dim 11 Jan - 17:54


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J'avais peur de l'avoir fâché simplement à cause de mon caractère parfois plus compliqué qu'on peut le croire. Tout le monde pense que je suis un gentil garçon qui ne pose pas de problèmes… Mais je reconnais sans détour être parfois un peu compliqué à vivre. D'avoir moi aussi mes humeurs et que cette volonté que je peux avoir à toujours vouloir me jeter dans la gueule du loup est parfois compliqué à supporter. J'insiste une fois de plus sur le fait qu'il est la personne qui compte le plus à mes yeux avant de lui adresser un sourire presque timide. Et voilà qu'il reprend, m'indiquant que mort, certes je serais plus tranquille niveau santé, mais que sans lui… Éternité ou pas, je risquerais de m'ennuyer. Un rire m'échappe.

"Tu as raison… Je ferais mieux d'être plus raisonnable alors… Si ça me permet d'être avec toi…"

Un sourire de sale gosse se dessine sur mes lèvres tandis que Buck se penche à nouveau vers moi pour m'embrasser. Je passe mes bras atour de son cou, mes doigts se perdant dans ses cheveux. Seulement, et bien rapidement son baiser se fait plus fiévreux, plus intenses… Sa langue vient à nouveau chercher la mienne et avant que je n'ai le temps de comprendre ce qu'il m'arrive, je me retrouve contre le mur, Bucky tenant mes poignets tandis que son corps se presse tout contre le mien. Le souffle déjà court, je lève les yeux vers lui, une amorce de sourire sur les lèvres.

"Sans vouloir t'offenser… Je préfère que tu m'embrasses… C'est pas si désagréable que ça en plus."

Volontairement, je le provoque. Juste pour qu'il m'embrasse à nouveau pour me faire taire. Je souris contre ses lèvres, suivant tant que je peux le rythme de sa langue. Mon coeur cogne dans ma poitrine tandis que tout semble se faire plus passionné entre nous. Je ferme les yeux, l'attirant un peu plus contre moi. Ma respiration se fait plus courte entre deux baisers tandis que tout semble se faire plus fiévreux entre nous. Au point que… Je me tends subitement, mon coeur sautant un battement tandis que je cesse de respirer. Je rougis subitement, tandis que mes doigts se crispent dans la chevelure de Bucky. Oh mon dieu… Est-ce que… ? Oui. Y'a pas de doutes. C'est quasiment impossible de se tromper. Il est vraiment en train de… 'Fin… À cause de moi. Je reste comme un con à regarder le plancher, n'osant plus croiser son regard et encore moins l'embrasser. Simplement parce que je le sens à l'étroit dans son pantalon et pire… Je le sens tout contre mon bassin. Et… Je sais que… Nous allions forcément en venir à autre chose que de simples baisers, mais…  Je dois avouer que je n'y avais pas pensé plus que ça. Que je n'avais jamais jusque là envisagé un passage à l'acte. Pas parce que je ne veux pas, mais plus parce que… Entre deux hommes… Je suis parfaitement ignorant. Alors j'avais préféré ne pas me poser la question et me dire que… Eh bien nous verrons le jour venu. Seulement je n'avais pas pensé que cela arriverait aussi tôt….

Et c'est étrange cette situation… Je reste dans ses bras, tout contre lui, mais d'un autre côté, je n'ose plus le regarder et je me dévore la lèvre inférieure, presque nerveux. J'ai envie qu'il continue, c'est certain… Mais d'un autre, j'ai presque honte d'être si ignorant. J'ai peur de passer pour un idiot… Surtout à ses yeux. Alors je reste comme un idiot dans ses bras, n'osant pas bouger, n'osant pas le regarder. Parce que je suis entre ses deux envies : celle de continuer et celle de paniquer. Ridicule, pas vrai ?

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Mar 13 Jan - 17:57

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Steve & Bucky


J’aurais jamais imagine que…qu’être “ensemble” allait être si naturel. C’est comme avant, en fait, mais… en…mieux. L’embrasser, dormir avec lui, le tenir dans mes bras… Que des trucs que j’aurais jamais imaginé faire…avec un mec. Et encore moins avec Steve. Mon Steve. Mais c’est arrivé, et aussi dingue que ça puisse paraître… je suis bien. J’ai eu besoin de réfléchir qu’une fois avant de l’embrasser. D’hésiter une seule fois avant de le garder contre moi pour dormir.

Et là, c’est sans  trop réfléchir que je reviens l’embrasser avec passion après notre prise de bec. Evidemment que ça m’a pas plu de le voir se mettre en danger, mais ça m’a aussi prouvé… à quel point il compte pour moi. Enfin, à chaque fois que ça lui arrive, j’ai cette sensation, mais encore plus maintenant que… tout a changé. Je finis par le plaquer doucement contre le mur, parce que c’est quand même Steve, et je lui attrape les poignets pour l’empêcher de s’échapper. Enfin, c’est juste pour l’idée parce que je sais très bien qu’il en a envie autant que moi. Surtout qu’il se débrouille de mieux en mieux pour embrasser. De timide, il devient un peu plus audacieux et… ça me plait carrément.

Sauf que je me laisse emporter, et d’un coup je sens que Steve est mal à l’aise. Il s’arrête et baisse les yeux. Sur le coup j’ai la trouille, et je lui remonte le menton avec mon index pour le regarder dans les yeux.

Je t’ai…je t’ai fait mal ? Je…

Sauf qu’en me reculant un peu de lui je comprends. Merde. Bordel de merde même. Je lâche immédiatement les poignets de Steve et rougis comme une collégienne en lui tournant le dos, pour cacher ce qui…dans mon pantalon. Oh la vache, je m’attendais pas à… ça. Enfin, à éprouver ça envers lui, à… ce qu’il me mette dans des états pareils. Lui. Steve. Il…me donne envie. Truc de malade. Trop gêné et mort de honte je balbutie un

Je…je suis désolé je… je veux pas que tu croies que jvais te…sauter dessus ou quoi je… suis pas avec toi pour…ça…merde…

Et je file dans ma chambre, m’adossant à la porte une fois refermée, et je souffle lentement pour…faire passer tout ça. Oh bordel.

*_*_*_*_*_*_*

Quelques semaines ont passé. Et tout va bien. Mais du genre… vraiment bien. On est heureux. Enfin moi, je le suis, et à voir la tête de benêt heureux de Steve quand il dort contre moi, me bavant de temps en temps sur le torse. D’ailleurs, je lui ai fait la surprise l’autre jour de déplacer nos meubles, pour mettre nos deux lits une place dans la plus petite des chambres, et les deux bureaux, avec tout le matériel de dessin dedans, dans la plus grande. Et je l’ai attendu dans le salon, en train de feuilleter un magazine, qu’il rentre de son rendez-vous de contrôle chez le médecin. Et l’air de rien je lui ai demandé d’aller me chercher un truc dans ma chambre. Je me relevé et je l’ai suivi sans qu’il le remarque, juste pour voir sa réaction. Heureusement, il a un sourire d’imbécile heureux quand il découvre ma surprise un peu bête. Si déjà on dormait toutes les nuits ensemble, autant qu’on le fasse dans un vrai lit avec de la place…

Mais en parlant de lit… j’avoue que la situation de l’autre jour, où je me suis un peu emballé, s’est reproduite plusieurs fois. C’est dingue à dire mais je commence à…avoir envie de lui. Mais comme d’une fille qui me plairait. Vraiment. J’aime que mes mains caressent sa peau, j’aime l’embrasser, j’aime le sentir contre moi… et ça se sent. Au début j’avais trop honte, et je suis allé me planquer tout honteux une fois ou deux avant d’en parler avec Steve. Pour moi c’était clair, il était hors de question qu’on…qu’on tente quoi que ce soit parce que j’avais peur qu’il puisse pas supporter.
Physiquement. L’idée c’est pas de réduire à néant tous mes efforts pour le protéger depuis des années pour…une seule nuit. Et je commençais même à me dire que si on le faisait jamais, je pourrais le supporter.

Sauf que Steve a insisté pour qu’on tente… Mais on y connaissait rien. Et lui encore moins que moi. Alors… j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai traversé toute la ville pour aller dans une boutique qui vendait des trucs pour les mecs qui… Enfin… J’ai pris le premier magazine qui traînait, j’ai jeté quelques pièces sur le comptoir et j’ai planqué le truc dans un livre, que j’ai mis dans un sac en papier, que j’ai mis dans ma besace, que j’ai bien fermée avant d’oser prendre le bus pour rentrer à l’appart. Et j’ai profité de ce que Steve est chez le cardiologue pour m’allonger sur le lit et commencer à feuilleter ce…truc.

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Mer 14 Jan - 12:46


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Bucky & Steven
Mes yeux croisent à nouveau les siens, tandis qu'il me demande si je souffre. Oh que non. Bien au contraire… J'apprécie cette étreinte, mais… Je panique simplement de le sentir… Aussi… Bien tout contre moi. Je ne dis rien, déglutissant difficilement tandis qu'il se recule un peu, me lâchant au passage les poignets. Et là il réalise la source de mon embarras. De plus en plus mal à l'aise je baisse à nouveau les yeux tandis que lui me tourne le dos, bredouillant quelques excuses supplémentaires avant de me laisser là, contre le mur, pour aller s'enfermer dans sa chambre. Je pousse un soupir. J'aurais dû lui dire… Que non je ne pense pas qu'il veut simplement me sauter dessus, ou que ce n'est que ce que pour cela qu'il est avec moi. Mais non. Faut qu'en plus de le mettre dans cet état, je n'essaye même pas de calmer ses angoisses… Je reste quelques minutes sans rien faire, avant d'aller à mon tour me réfugier dans ma chambre, allant me perdre sur ma table dessin, préférant tuer mes pensées en travaillant plutôt qu'en triturant les méninges à ressasser je ne sais trop quoi dans mon lit.

*-*-*-*-*-*

Quelques semaines ont passés depuis et tout va pour le mieux. J'oserais même dire que tout va bien. au point que désormais nous dormons tout les deux, tout les soirs… Bon j'avoue plus dormir sur Bucky qu'avec lui, vu qu'aucun de nos lits n'est vraiment assez grand… Mais pour être franc, c'est le cadet de mes soucis… Au contraire, ça me donne une excuse de plus pour me lover tout contre lui. Bon, même si je suis moins extatique quand à l'idée de lui baver dessus certains soirs… Mais lui m'assure qu'il trouve ça adorable. A chaque fois je grogne en m'essuyant le coin des lèvres, lui répétant à chaque fois qu'un jour je devrais lui baver dans le cou et voir si il trouve ça toujours aussi mignon. Mais désormais, il est vrai que la question ne se pose plus. Tout cela grâce à Bucky et à son envie de réaménager l'appartement. Désormais… Nous avons notre chambre, avec notre lit. Oh rien d'exceptionnel, juste nos deux sommiers l'un contre l'autre et nos deux matelas avec… Certains diraient que c'est du bricolage… Mais moi je m'en fous. Je trouve ça parfait. Et c'est ce que je lui avais répondu lorsque j'étais rentré d'une visite de contrôle et qu'il m'avait fait la surprise. C'est plus que je ne pouvais en demander. Un lit, juste pour nous deux. Je n'osais lui en parler, mais lentement et sûrement, on commençait à ressembler… à un couple et honnêtement… Rien ne pouvait me rendre plus heureux.

Et comme un couple… Nos étreintes se font sans cesse plus fiévreuse… Au point que la situation de l'autre jour s'est reproduite bien plus d'une fois. À chaque fois je paniquais l'air de rien tandis que je le sentais aussi désireux de ma personne… A tel point qu'une fois ou deux il m'a planté là pour aller se réfugier, honteux, dans sa chambre. J'en étais voulu à chaque fois… Parce qu'au fond… Bon sang j'aime savoir qu'il me désire ainsi, pire, j'ai moi-même envie de lui. J'aime quand il m'embrasse, quand ses mains se glissent dans mon dos ou sur ma nuque… Parfois j'aimerais qu'il ose aller plus loin, que ses doigts se glissent sous ma chemise et caressent doucement ma peau… Seulement, à force de le voir fuir… Je commençais à me demander lequel de nous deux avait réellement le plus peur. Alors nous avions longuement discuté, lui disant qu'il voulait mais qu'il avait peur de me faire mal, pire de me tuer. J'avais dû longuement le rassurer, lui disant que j'en avais tout aussi envie que lui… Pire, que je voulais qu'on tente. Tant pis, au pire, j'aurais une crise, et nous n'irons pas plus loin.

Seulement, de nous deux, je ne suis pas vraiment celui qui est le plus… Instruit dans ses choses-là, alors, étrangement, je me repose sur ce que Bucky doit savoir ou non, n'osant pas tellement lui poser la question pour être franc. Alors la question était resté en suspens. Oui nous voulions aller plus loin que les simples baisers et autres caresses… Seulement… Étais-je capable de supporter cela ? Physiquement, parlant… À voir.

Ce jour-là, je sors de chez le cardiologue, ce dernier m'annonçant suite à cette visite de contrôle, que non, je n'allais pas mieux mais qu'au moins, rien ne c'était aggravé. Je n'avais pas osé lui demander si ce-dernier supporterait un… effort important. Alors je préfère me contenter de ce "tant que c'est stable c'est bon signe", remerciant une dernière fois le cardiologue avant de rentrer à l'appartement. Je ferme la porte, jette ma veste sur le canapé avant d'aller annoncer la "bonne nouvelle" à Buck, qui fume très certainement à la fenêtre de notre chambre.

"Tu vas rire, je vais voir le cardiologue et voilà qu'il me dit que…"

J'ai à peine le temps de passer la porte de notre chambre, qu'il commence à paniquer, dissimulant quelque chose sous son oreiller. Je hausse un sourcil tandis qu'un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Eh bien… Qu'est-ce que tu essayes de me cacher avec autant de subtilité qu'un gosse qui vient de se faire prendre la main dans le pot de confiture ? Quelque chose de honteux que je ne devrais pas voir mon grand ? Je n'essaye même pas de faire comme si de rien n'était, préférant insister pour savoir ce qu'il tient tant à me cacher.

"Qu'est-ce que tu me caches Buck ? Pas un truc trop honteux j'espère… Parce que, si l'oreiller est ta meilleure cachette, dois-je te rappeler que nous dormons dans le même lit tout les deux ?"

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Ven 16 Jan - 14:42

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Steve & Bucky


J’en reviens pas. J’en reviens vraiment pas de tout ce que j’ai fait récemment. Pour lui. Réaménager notre appart pour qu’on puisse vraiment dormir ensemble, et pas l’un sur l’autre. Prendre un boulot pour être sûr qu’il manquera jamais de rien. Le défendre, encore et toujours. Et… traverser la ville pour aller chercher…ça. La boutique était tellement glauque. Il y avait des trucs en cuir pendus au mur et je voulais même pas savoir à quoi ça servait .Des statuettes de…bites sur des étagères. Mon dieu si ma mère savait que j’avais mis les pieds dans un endroit qu’elle aurait jugé « refuge de satanistes ». Et pire encore, la raison qui m’avait amené ici. Roh bordel. Personne, mais alors vraiment personne doit savoir. Que j’ai été ici. Et surtout, ce qui se passe entre Steve et moi. Pendant…longtemps je trouvais aussi que c’était…pas normal que deux hommes…et que…enfin, ce qu’on disait des types qui faisaient ça. Que c’étaient des mecs de mauvaise vie, ce genre de trucs. Mais ce qu’on a, avec Steve, c’est pas du tout ça.
C’est…bien. Calme. Beau, tout simplement. Pas…dégueulasse, ou je sais trop quoi. J’ai même été plus…attentionné avec Steve qu’avec aucune des filles que j’ai pu… Enfin bref. Heureusement, je me tire de là vite fait, je prie pour croiser personne que je connais, et on dirait que Dieu est avec moi sur ce coup là : pas un chat. Je respire enfin calmement quand je rentre chez nous, et que je m’installe sur notre lit pour…étudier ce truc.

Je crois que j’ai même fermé les rideaux avant de le déballer et de commencer à le feuilleter. J’avoue que je fronce les sourcils en voyant les photos qui…wow. C’est vraiment pas comme ça que je m’imaginais les choses. Enfin ça a pas l’air…doux. Mais après tout c’est que des photos. J’ai juste besoin de savoir comment m’y prendre.

Parce que…ben au début, j’étais gêné de voir que parfois…je m’emportais un peu, quand j’étais avec Steve on s’embrassait et que nos baisers devenaient plus intenses. Je m’en suis voulu, de penser à lui de cette façon là, je voulais pas qu’il me voie comme…une sorte d’obsédé, ou qu’il pense que je suis « avec lui » juste pour…ça. Enfin, au bout de plusieurs fois, c’est quand même lui qui est venu mettre le sujet sur le tapis, et qui m’a rassuré. Qu’il le voulait aussi. Qu’il me voulait moi. Et ça m’a fait chaud en cœur en même temps que ça m’a fait flipper. Pourquoi ? Parce que Steve n’a jamais eu de copine, parce que je sais que son premier baiser, c’est celui qu’il m’a volé le jour où a fait notre bataille de peinture. Et que je veux que ce soit…bien. Je crois que j’en mourrai de honte s’il me disait qu’il regrettait. Mais vraiment.

Alors je suis là, profitant du fait qu’il soit chez le cardiologue pour pouvoir regarder ce…truc sans risquer de me faire surprendre. Mon regard se promène sur les pages et ça m’arrive même de tourner le magazine dans tous les sens pour arriver à comprendre comment ça fonctionne. Sauf que je suis en pleine étude anatomique que la porte de la chambre s’ouvre. Merde, Steve. Je l’ai pas entendu rentrer. Et comme par hasard il me prend la main dans le sac. J’essaie de planquer le magazine tant bien que mal mais c’est trop tard. Il m’a vu et il me le fait remarquer.

Non mais c’est rien Steve ! Rien du…rien du tout ! Alors il…a dit quoi le cardiologue ? Tout va bien ?

Sauf que cette petite teigne est du genre tenace, et il ne lâchera pas le morceau facilement. Il s’approche et tente de récupérer le magazine que j’ai planqué sous l’oreiller. Je tente de batailler, l’empêcher de s’approcher en le chatouillant, mais il arrive à se glisser entre mes mains et à choper le magazine. Je rougis et je baisse les yeux.

Oui bon… Je… Je suis allé prendre ça pour savoir comment… comment nous deux…je… je t’interdis de te moquer de moi d’accord ? C’est pour…me documenter…


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Ven 16 Jan - 18:51


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Je hausse un sourcil lorsque je le vois tenter de changer de sujet avec autant de subtilité qu'un pavé dans une mare. C'est dingue, il a toujours été comme ça, grande gueule et audacieux quand tout va bien et dès qu'il essaye de me cacher un truc, il devient pire qu'un gosse qui essaye de cacher à sa mère qu'il vient de briser le vase de la tante décédée. Je reste donc, avec ce petit sourire au coin des lèvres, adossé contre l'encadrement de la porte.

"Essaye pas de changer de sujet Barnes…"


De toute façon qu'y a-t-il à dire sur mon coeur ? Que rien ne s'arrange mais qu'au moins rien n'empire ? Est-ce que l'on peut vraiment parler d'une bonne nouvelle ? Je ne sais pas, et franchement je préfère ne rien dire. Pas de nouvelles, bonne nouvelle, pas vrai ? Je regarde rapidement l'oreiller sous lequel il a caché je ne sais trop quoi. Bon connaissant Bucky… Je parie pour un magazine érotique féminin… J'aurais bien parié sur le paquet de réglisses… Mais heureusement pour sa mère, il y a bien longtemps qu'il n'a plus dix ans. Je me retiens de soupirer avant d'entrer à mon tour dans la chambre, approchant l'air de rien du lit. Je ne peux retenir mon sourire de sale gosse prêt à faire une bêtise tandis que je tente d'atteindre du bout des doigts le trésor qu'il semble vouloir cacher sous son oreiller. Seulement avant que je ne puisse, ne serait-ce qu'effleurer du bout des doigts du coussin, voilà qu'il m'attrape et me chatouille, dans l'espoir de me retenir. Bien malgré moi je commence à gigoter, riant aux éclats tandis qu'entre deux respirations difficiles j'essaye d'articuler :

"Arrête… Arrête… C'est bon… Je touche à rien…"

Mensonge que cela. L'avantage d'être frêle et pas forcément grand, ça à son avantage. Bon, rarement, mais dans une situation telle que celle-ci, je dois avouer que je suis presque content de ne pas avoir la carrure de Buck. Ainsi à la manière d'une anguille, j'arrive à me faufiler hors de son étreinte, mes doigts se refermant finalement sur ce qu'il cache avec tant d'ardeur. J'ai un sourire en sentant la texture bien particulière du papier à magazine bas-de-gamme, le genre qui vous colle sur les doigts alors que vous avez les mains propre. J'ai un sourire victoire tandis que je brandis sont soit-disant secret. Et alors que je m'apprête à fanfaronner comme le dernier des idiots, je me fais soudain bien plus calme lorsque je découvre le contenu réel de ce magazine.

"Oh."

Je m'attendais à un des trucs qu'il avait l'habitude de lire ou de découvrir avec ses potes, ce genre de magazines pas bien cher, avec un papier qui brille et qui fleure bon l'encre. Mais au lieu de ça… Je me retrouve avec un de ses magazines que l'ont vend en sous-main, généralement dans des lieux peu fréquentables… Buck baisse immédiatement les yeux, osant même un rougissement. Mon regard passe du magazine, que je n'ose ouvrir, à Buck. Et voilà qu'en plus il me dit qu'il est allé chercher cela… Pour moi, histoire de se documenter et de savoir… Comment cela fonctionne… Entre deux hommes. Étrangement je rosis à mon tour avant de reposer le magazine sur le lit.

"Je… Je ne vais pas me moquer Buck… Je… Je comprends que t'ai voulu… 'Fin voilà… juste pour moi, pour savoir…"

En fait, j'apprécie le fait qu'il ait voulu se renseigner. Qu'il cherche à comprendre, juste pour qu'au moment où… Il sache quoi faire…  Parce que c'est une chose qui m'angoisse grandement… Qu'il trouve qu'être avec moi, ce n'est pas si satisfaisant que ça… Pire, qu'après il regrette même… Et c'est la dernière chose que je voudrais. Qu'il regrette tout ce que l'on a actuellement. Je suis vraiment bien avec lui, et je pense que si il devait m'abandonner… J'en mourrais. Je ne pourrais le supporter de le voir s'éloigner de moi. Je baisse la tête à mon tour, me mordillant quelque peu la lèvre. Tout est là… Et si je le décevais ? Et si il partait ? Buck doit sentir mon malaise puisqu'il s'inquiète, ajoutant même que de toute façon, tout se ferait à mon rythme. Un demi-sourire m'échappe.

"Je vais bien… C'est juste que… J'apprécie vraiment que tu fasses tout cela pour moi, vraiment hein… Mais… J'ai juste besoin d'un peu de temps. Je ne dis pas que je n'en ai pas envie, loin de là… Mais… Merci…"

Je n'ajoute rien, venant simplement me blottir dans ses bras. C'est tout ce que j'avais besoin d'entendre. Que les choses iraient à mon rythme, qu'il ne me forcerait pas… Non pas que j'en doutais avant… Mais juste si peur qu'il finisse par se lasser… Je le serre contre moi, laissant un léger silence s'installer tandis que je reprends d'une petite voix.

"Et dis-moi… C'est si horrible que ça ?"

Non parce que… Pour qu'il le cache sous son oreiller alors que j'arrive… C'est que ça ne doit pas être aussi agréable à regarder que ça...

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Ven 16 Jan - 21:25

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Steve & Bucky


Steve…sérieusement tu…t’as pas besoin de voir ça.
Mes bras se referment autour de Steve alors qu’il vient se blottir contre moi. Et je soupire de soulagement quand il me dit qu’il va pas regarder ce qu’il y a dans ce magazine. Heureusement. Parce que… parce que lui et moi, ça sera pas comme ce que j’ai vu là-dedans. Ca sera pas sale, ça sera pas…violent. C’est juste hors de question. Je veux que ce soit…bien. Doux. Pour lui. Je peux pas imaginer de prendre du plaisir à lui faire mal parce que je…je l’aime, tout simplement.

La petite fouine est arrivée à récupérer le magazine que j’avais pris tellement soin de planquer sur tout le trajet du retour, et commence à me titiller sur ce que c’est. Mais il s’imagine quoi ? Enfin, je vois son visage changer d’expression quand il jette un œil à la couverture et qu’il comprend. Qu’il comprend ce qu’il tient entre ses mains. Je me sens con, d’avoir eu besoin de…me renseigner, de pas…savoir gérer ça comme j’ai toujours su gérer tout le reste. Alors je bafouille des excuses maladroites, et heureusement je me sens mieux quand mon frère me rassure en me disant qu’il est reconnaissant de faire ça…pour nous. Steve, si tu savais ce que je serais encore prêt à faire pour toi… Je préfère même pas t’en parler parce que ça pourrait te faire peur.

Et là, maintenant, dans mes bras, je sens qu’il est encore mal à l’aise, et qu’il a peur. Mon frère, j’ai jamais voulu que t’aies peur de moi. Jamais. J’inspire profondément et je lui lève le menton pour croiser son regard. Je lui souris doucement avant de murmurer.

Hey… On fera rien tant que toi…tu l’auras pas décidé. Tant que tu seras pas prêt. Je veux pas te brusquer, et je veux pas que tu te forces. D’accord ? On a tout le temps du monde, et je supporterai pas que tu…que tu regrettes ou quoi que ce soit…

C’est vrai. Ca me tuerait. Je peux attendre, des mois s’il le faut. Parce que je pourrais…même pas m’intéresser à quelqu’un d’autre. Pas depuis que…ça a changé entre nous. J’approche doucement mon visage du sien et je l’embrasse tendrement, caressant sa joue avec ma main.

*_*_*_*_*_*_*_*

Quelques semaines ont passé. Et petit à petit, Steve et moi on découvre ce que c’est qu’être ensemble, dans tous les domaines. Petit à petit, je lui fais découvrir ce que c’est les caresses glissées sous les vêtements. Les baisers qui se font aventureux. Les mains qui s’égarent timidement, et de plus en plus passionnément sous sa chemise, avant d’enlever, cette chemise...

Comme un escalier, on y va doucement, pas à pas, marche après marche. Et c’est Steve qui fixe les limites. C’est lui qui nous arrête, qui pose doucement sa main sur la mienne pour ne pas qu’elle aille plus loin. Pendant de longs moments on est juste simplement l’un contre l’autre à nous embrasser, à somnoler, à discuter de tout et de rien, dans les bras l’un de l’autre.

Et ce soir encore, après avoir dîné et avoir bossé un peu pour nos cours, l’un en face de l’autre sur nos deux bureaux réunis en un seul, on est allés se coucher. Comme d’habitude mes mains caressent son corps, mes lèvres prennent les siennes, et bientôt son haut de pyjama atterrit sur le parquet de la chambre. Je l’embrasse dans le cou, avant d’effleurer son torse de mes lèvres. Mes mains glissent sur ses hanches, et il ne m’a toujours pas arrêté. Il n’y plus qu’une seule barrière de tissu qui nous sépare, alors je lève les yeux vers lui. Il est complètement abandonné, yeux fermés, et j’ai envie de lui. Tellement envie de lui. On est jamais allés aussi loin, et je meurs d’envie de faire glisser enfin son bas de pyjama, alors je me redresse un peu et lui caresse le visage avant de lui demander.

Tu…tu veux?

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Sam 17 Jan - 0:28


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J'ai peur. C'est étrange, pas vrai ? D'avoir peur de quelque chose que l'on veut pourtant. Je le désire, je veux dire… J'ai envie de lui, et pourtant j'ai tant peur d'en arriver là… Alors dans ses bras, je me réfugie, fermant les yeux tant que je n'ose songer à ce que peut contenir ce magazine au papier glacé racoleur. Je n'ai même pas besoin de lui dire que je suis mal à l'aise qu'il vient tout de suite me rassurer, me dire que de toute façon rien ne presse… Que nous avons le temps. Étrangement cela me rassure, de savoir qu'il peut attendre, pour nous, pour moi. Je me détends tout contre lui tandis qu'il vient doucement m'embrasser, sa main caressant ma joue. Et tandis que je reste tout contre lui, profitant de ce baiser, j'en viens à me rendre compte de la chance que j'ai, de l'avoir lui. Parce qu'il est mon premier. Mon premier ami, mon premier baiser, mon premier amour… Et il sera très certainement ma première fois. Je ne l'aurais pas, je n'aurais littéralement rien. Sans lui… Je n'ose y songer. Et de toute façon ce n'est pas important. Tout ce qu'il compte… C'est qu'il m'aime.

*

Les semaines passent, et petit à petit, nos étreintes s'approfondissent. Doucement Bucky m'apprend ce que c'est d'être en couple. Lentement il me fait apprécier ses petites caresses que l'on vient dérober sous les vêtements de l'autre, ses baisers que l'on peut semer dans le cou de l'autre pour ensuite se perdre sur ses épaules… Le plaisir que l'on peut avoir à défaire lentement la chemise de l'autre… Juste pour voir le tissu échouer au sol avec son propre vêtement. Bien des choses que je n'imaginais pas et qui lentement me font frémir. Lentement mais sûrement je le laisse me guider. Et si jamais cela va trop vite à mon goût, je n'ai qu'à poser ma main sur son poignet et immédiatement il arrête. Sans que cela le gêne. Il comprend, il me comprend. Et j'ai une confiance aveugle en lui. Je sais que jamais il ne me forcera à quoi que ce soit, et que jamais il ne me jugera pour cela. Alors lentement, les caresses se font plus audacieuses, les baisers plus fiévreux… Et à chaque fois je l'arrête lorsque ses mains glissent le long de mon échine, et qu'elles tentent doucement de ses glisser sur mes hanches… A chaque fois que ses doigts manquent de se faufiler sous mon bas de pyjama, ou mon pantalon, je l'arrête. Et jamais il ne bronche, jamais il ne s'insurge ou quoi… Il se contente dans ses cas-là de me prendre dans ses bras, de m'embrasser, de parler avec moi… Avant de finalement somnoler à mes côtés.

Alors ce soir-là, nous dînons tranquillement tout les deux, et travaillons quelque peu sur nos rendus. Face à lui, dans ce qui est désormais notre bureau commun, je travaille une petite heure avant de lui annoncer que j'en ai marre. C'est sans se faire prier qu'il me suit, m'annonçant que de toute façon, il s'ennui et que depuis le début, il fait semblant de travailler. Je lève les yeux au ciel avant d'aller me changer, me glissant avec un certain plaisir dans notre lit. J'ai un sourire à cette simple pensée. C'est vrai que depuis quelque temps… Nous vivons vraiment comme un couple, entre le lit, la chambre commune… Et tout le reste. C'est à peine si j'arrive à me rendre compte du changement que cela a crée dans nos vies. Avant nous n'étions que deux très bon amis qui vivions ensemble, et maintenant on est… ensemble. L'idée m'arrache un sourire tandis que Bucky me rejoint.

Comme tout les soirs, ses mains caressent doucement mon corps tandis que j'en fais de même, traçant avec lenteur chaque muscles sur son corps, appréciant de les sentir rouler sur le bout des mes doigts. Ma peau frémis face à ses baisers. D'abord dans le cou puis bien rapidement sur le torse. Un frisson me parcourt l'échine tandis que je soupire doucement. Il m'embrasse, et c'est sans la moindre gêne que je lui rends son baiser, mes doigts glissant de sa nuque puis sur son torse pour finalement venir se perdre dans le creux de ses reins. Et ce soir, lorsque ses mains viennent effleurer mes hanches… Je le laisse faire. Parce que ce soir, ça ne me gêne pas, ce soir, j'ai envie qu'il continue, non… Qu'il ne s'arrête pas. Je frissonne sous ses lèvres qui embrassent mon corps tandis que je cambre doucement le dos, les yeux clos. Je le sens s'immobiliser, comme si il hésitait. Je rouvre les yeux, croisant son regard tandis qu'il caresse doucement ma joue. Sa demande n'est qu'un murmure. Est-ce que je veux ? Oui. La réponse est évidente. J'ai envie qu'il continue, parce que j'ai envie de lui. Alors doucement, une de mes mains vient agripper le bas de son pyjama tandis que l'autre se glisse sur sa nuque. Je le regarde une dernière fois avant de venir lui voler un long baiser, un de ceux qu'il aime me donner, ceux qui sont bien langoureux et qui valent bien mille mots.

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Sam 17 Jan - 8:33

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Grandir avec lui, étudier avec lui, habiter avec lui, tout ça avait toujours été tellement normal, au point que je ne m’étais même jamais posé la question de faire les choses autrement. C’était avec lui et c’était tout. Et…être avec lui, maintenant, m’apparaît aussi comme la chose la plus normale du monde. Comme si…entre nous, ça avait toujours été comme ça. Normal de le sentir contre moi quand je dors. Normal de l’embrasser longtemps quand on est enfin rentrés chez nous après les cours et que personne ne peut nous voir. Normal de simplement effleurer son épaule ou déposer un baiser dans son cou quand je passe derrière lui alors qu’il bosse. D’avoir envie de lui. Et depuis quelques temps, de sentir sa respiration plus rapide alors que je suis penché sur lui et que je lui enlève sa chemise. Normal de sentir ses mains se glisser timidement dans mon dos ou dans ma nuque.

C’est drôle, parce que venant d’une fille, j’aurais jamais été aussi…doux. Patient. Inquiet même. Alors bien sûr j’ai jamais été un vrai salaud ou une brute épaisse, loin de là, mais je les ai toujours vues comme…des sources d’amusement. Même si certaines m’ont sacrément bien fait courir. Avec Steve c’est différent. Parce que c’est lui. Parce qu’il y a autre chose qu’un simple béguin. Je l’aime. C’est con à dire, ptet même ridicule mais…c’est ça. Et j’ai jamais ressenti ça pour personne. Tous les autres, je pourrais m’y faire si je les perdais, enfin, à part ma famille. Mais pas lui.

Et ce soir, je suis encore contre lui, sur lui, en  train de le caresser tendrement, faisant courir mes lèvres sur sa peau nue avant d’avoir fait valser son haut de pyjama. Je sens aussi ses mains sur moi, qui petit à petit, au fil des jours, sont devenues moins timides. Plus impatientes. Et ça me brule de le sentir être de plus en plus à l’aise, en confiance, avec moi. Parce que je sais que j’ai pas le droit à l’erreur. Parce que j’ai été son premier baiser, et que je serai sûrement son premier…amant ? Ca fait quand même bizarre, dit comme ça. Lentement ma respiration se fait plus rapide, alors que je me presse contre lui, sans cesser de l’embrasser, de le caresser, sur son torse, sur son ventre, jusqu’au moment où mes mains se posent sur ses hanches. Jusqu’à présent, c’était là où il m’avait toujours arrêté. On n'était jamais allés plus loin. Je continue de l’embrasser, de promener mes mains sur sa peau, mais je ne le sens toujours pas prendre ma main comme…signal.

Est-ce que ça voudrait dire que ? Qu’il…se sent prêt ? Qu’il veut ? Qu’il me veut ? Plein d’espoir, mais aussi de désir, je caresse son visage et lui pose clairement la question. Je vois ses yeux s’ouvrir, malgré l’obscurité de la pièce, et je le sens se redresser contre moi pour attraper mes lèvres, avant de frémir au contact de sa main qui baisse mon pantalon de pyjama. Wow. J’ai chaud, très chaud d’un coup. Je prolonge son baiser quelques instants avant de faire glisser le sien le long de ses jambes et atterrir sur le parquet. Mon cœur tambourine dans ma poitrine en le sentant nu, contre moi, pour la première fois. Plus rien nous sépare, ça y est. Je me repenche sur lui, caressant lentement ses cuisses avant de remonter jusqu’à son ventre, et je viens murmurer à son oreille après l’avoir embrassé.

Steve tu…arrête-moi si…si t’as mal ou si…tu changes d’avis. Je…je supporterai pas que tu regrettes…je…je t’aime trop pour ça…

Je me serre encore plus contre lui, entre ses jambes, alors qu’une de mes mains vient courir le long de son bras pour croiser mes doigts avec les siens. J’ai le trac. Vraiment. Qu’il ait mal. Qu’il souffre. Qu’il se dise qu’au final, c’est pas ça qu’il voulait. Mais ce qui me rassure c’est de sentir la passion dans ses baisers. Ses mains toujours sur moi. Alors, je lui murmure « Je t’aime » dans un souffle avant de commencer, très doucement, à entrer en lui.

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❝First Class❞
Bucky & Steven
Il m'a fallu du temps avant d'être capable d'oser à mon tour. D'oser lui retirer sa chemise, d'oser glisser mes doigts sur son corps… Tout ce dont j'avais besoin de c'est de temps, juste de quoi être parfaitement à l'aise avec lui. Alors si au début je glissais timidement mes mains sur sa nuque, jouant peut-être avec ses cheveux, ce soir je n'hésite pas à laisser mes mains se perdre sur son corps. Mon souffle se fait plus rapide lorsque que ses mains se glissent lentement sur mes hanches. D'habitude c'est là que je lui demande de s'arrêter. Mais ce soir non. Ce soir j'ai envie qu'il continue, que jamais il ne s'arrête. Alors lorsqu'il me demande si j'en ai vraiment envie, je rouvre quelque peu les yeux, croisant son regard malgré l'obscurité. J'aimerais lui dire que, oui, je ne demande que ça, que j'ai envie de franchir ce pas avec lui, autant parce que je l'aime que parce que j'ai envie de lui… Mais plutôt que de m'encombrer de mots inutiles ou ridicules je préfère largement venir l'embrasser, glissant une de mes mains sous le bas de son pyjama pour le faire glisser le long de ses jambes. Mon coeur s'affole tandis que la dernière barrière de tissu qui nous sépare disparait sous mes doigts. Presque timidement je caresse doucement ses hanches, puis le creux de ses reins, tandis que notre baiser s'approfondit. Et là c'est à son tour de me débarrasser du mien. Le tissu glisse sur mes jambes avec lenteur tandis que j'ai presque du mal à respirer. Je ferme à nouveau les yeux frissonnant de sentir sa peau, qui me semble brûlante contre la mienne, tout contre la mienne. Plus rien ne nous sépare l'un de l'autre. Plus aucun vêtements, plus aucune gêne… Rien. Il n'y a que son corps tout contre le mien. Sa peau qui contre la mienne frissonne avec autant d'envie que moi… Lentement j'effleure ses omoplates, puis ses épaules tandis que mon souffle se fait plus rapide. Est-ce que j'ai peur ? Non, j'appréhende… J'ai tant peur de le décevoir. Peur que malgré tout l'amour qu'il me porte… Il soit déçu. Après tout c'est ma première fois… Tout comme c'est la première fois que je me retrouve, ainsi… Juste à sentir nos deux corps s'effleurer, se rencontrer…

Seulement ses mains continuent de caresser mes cuisses, avant de remonter sur mon ventre. Je me mords quelque peu la lèvre, retenant un long soupir. Ma peau me semble parcouru de long frissons… Et j'aime ça bon sang. J'aime que le bout de ses doigts caressent doucement mon corps, qu'il sème sur ma peau de bien doux baisers… À nouveau il vient m'embrasser avant de venir doucement murmurer à mon oreille. Je retiens ma respiration tandis que je frissonne en sentant son souffle dans mon cou. Je rouvre les yeux, tandis que tout se qui dérange le silence qui flotte entre nous, c'est mon souffle bien trop court…

"Je te le dirais… N'ai crainte… Mais… J'en ai envie… Vraiment… Je… Je t'aime Buck…"

Je chuchote à peine, caressant tendrement sa joue tandis que je l'embrasse dans le cou. Je veux juste le rassurer, lui faire comprendre qu'il ne craint rien et qu'il ne doit pas avoir peur de me faire mal. De toute façon il en est incapable. C'est Buck. Il a toujours tout fait pour me protéger, alors qu'il n'ai aucune crainte, je sais que tout va bien se passer. Il se serre un peu plus tout contre moi, faisant rater à mon coeur un battement. Ses doigts viennent doucement se lier aux miens, dans une étreinte que je trouve des plus rassurantes. Ma gorge se noue. J'ai subitement peur. Qu'il ne veuille plus, pour une raison ou une autre. Qu'il décide que finalement, il vaut mieux que nous n'allions pas plus loin… Même si au fond, j'ai aussi peur de souffrir… Mais j'ai confiance en lui. Alors quand il commence à lentement entrer en moi, un gémissement m'échappe. Mon corps entier se tend face à ce plaisir teinté d'une légère douleur. Je cambre le dos, serrant ses doigts entre les miens tandis que l'air semble me manquer. Je le sens s'arrêter, comme si il hésitait ou si il avait peur de quoi que ce soit. Un silence entrecoupé de ma respiration affolée s'installe entre nous, tandis que je rouvre doucement les yeux. J'aimerais lui dire de continuer, que je ne souffre pas et que je n'ai pas envie qu'il arrête. Mais tout ce qui s'échappe d'entre mes lèvres, c'est un autre gémissement, peut-être plus désireux, plus fiévreux… Je serre un peu plus ses doigts entre les miens tandis que mon autre main vient se perdre sur sa nuque, que je griffe quelque peu, sur laquelle j'appuie un peu, comme pour l'attirer jusqu'à moi.

"Ça va Buck… Je vais bien… Je vais bien…"

Tout ceci n'est qu'un murmure qui traverse presque difficilement mes lèvres entrouvertes. Je ne veux que le rassurer. Lui dire que je vais bien, que j'ai envie qu'il continue… Parce que je l'aime.

© Pando
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