Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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First class - Steven & Bucky

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Dim 7 Déc - 23:33

First Class




Steve & Bucky




Je pousse la porte et dépose les clefs dans la coupelle de l’entrée avant d’avancer dans l’entrée, le sac de papier kraft contenant quelques courses sous le bras, et ma besace sur l’épaule.

Steve ?

J’entends la respiration sifflante de mon meilleur ami avant même d’arriver à sa chambre. En un sens, je suis soulagé, car tant qu’il respire, c’est que c’est pas trop tard. C’est devenu une peur avec laquelle j’ai appris à vivre. Au gré des crises de Steve, du yoyo que fait sa santé. L’angoisse de sortir acheter des médicaments, ou d’aller en cours, et de ne pas savoir dans quel état je vais le retrouver en rentrant. Mieux. Idem. Plus mal. Voire pire. Je chasse ces mauvaises pensées et un sourire un peu forcé s’affiche sur mes lèvres. Parce que je dois être celui qui va bien. Parce que je dois être celui qui s’occupe de tout, comme je le lui ai promis quand il s’est retrouvé tout seul. Seul à part moi.

Steve je suis là. C’est bon je t’ai ramené tes médocs…

Ma gorge se noue quand je le vois allongé, si frêle entre le millefeuille de couvertures amassé pour lui tenir chaud. Il est pâle à faire peur et il fait un effort pour ouvrir les yeux quand je m’approche de lui et que je touche sa joue froide. Steve, mon meilleur ami. Mon petit frère sur lequel je dois veiller…

C’est bon j’ai trouvé ce qu’il te faut… Attends…

Je sors du sac de courses quelques flacons et vais m’asseoir près de lui sur le lit, posant le tout sur le chevet avant de glisser doucement mon bras dans son dos pour le redresser un peu. Je dévisse la bouteille en verre avant de la tenir pour lui permettre d’en boire quelques gorgées et je l’aide à se rallonger lentement. Son souffle se fait plus profond, et le nœud dans ma gorge se défait petit à petit. A chaque fois, à chacune de ses crises c’est comme si je m’arrête un peu de vivre, suspendu à ses poumons cassés, avant d’être enfin rassuré quand les médocs le font aller mieux. Quand sa respiration n’est plus une plainte qui résonne dans toute la pièce, mais juste un très léger bruit. Quand il ne lutte plus pour absorber le moindre filet d’air.

J’arrange un peu les coussins avant de filer à la cuisine ranger le reste de ce que j’ai ramené, et je retourne voir Steve, un verre d’eau que je pose sur son chevet. Je déteste me sentir impuissant comme ça. Rien pouvoir faire. Le seul truc, c’est de tout faire pour que, les jours où ça va pas, il souffre pas trop et se sente bien ici, dans notre appart. Même si ça doit passer par le fait d’avoir un petit boulot pour aider à boucler les fins de mois, ses visites chez le médecin et les médicaments dont il a tout le temps besoin. Deux matins par semaine j’aide à décharger les cargos sur les docs. C’est épuisant, mais ça paie bien… Sauf qu’il le sait pas. J’ai pas envie qu’il se sente mal parce qu’il peut pas faire autant que moi. Et puis, deux matins, c’est pas terrible. Je me couche plus tôt, et je sors moins. Ce qui, d’ailleurs, l’a pas mal étonné au début. Et je dois inventer quelques excuses pour expliquer le fait que je sois déjà parti quand il se lève…

Ca va mieux mec ? Partant pour un peu de musique ?

Je ramène notre tourne-disques que je pose sur son bureau et je lance son vinyle préféré, un big band de jazz. Le diamant crachote un peu avant que les cuivres ne se mettent à résonner doucement dans la pièce. On est quand même bien tombés en trouvant cet appart. C’est pas du grand luxe, mais c’est déjà propre, sans rats et sans cafards, pas trop loin de notre école, avec une chambre pour chacun. Alors bon, évidemment c’est un appart habité par deux garçons, donc point de vue maniaquerie on repassera, et que j’ai pas forcément le temps de faire le ménage pendant que Steve a une crise, mais quand il va bien on s’organise plutôt pas mal. On fait des roulements, comme pour la cuisine. Et puis j’ai pas honte d’avouer que quand c’est mon tour d’être aux fourneaux, c’est souvent les jours où je décide d’aller voir ma mère, qui me laisse toujours repartir avec assez de nourriture pour nourrir « ses garçons » pendant plusieurs jours.

J’ôte mes chaussures et je viens m’allonger près de lui, mon carton à dessin sur les genoux, et commençant à bosser sur quelques rendus pour nos cours, tout en jetant de temps en temps un œil sur Steve, qui s’est paisiblement endormi à côté de moi. C’est dur. Dur de le voir comme ça, qu’il soit si fragile, que la moindre chose puisse le terrasser et le laisser dans un tel état. J’ai parfois l’impression d’être un colosse à côté de lui, et dieu sait que je suis pas le plus grand et le plus carré du quartier… Le vinyle s’arrête mais j’ai la flemme de me lever, surtout que j’ai peur de réveiller mon frère en faisant ça, alors le silence, ça sera très bien. Pas d’autre bruit que la respiration de mon coloc, la mienne, et mes coups de crayon ou de gomme sur les feuilles devant moi.

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Lun 8 Déc - 5:02


❝First Class❞
Bucky & Steven
C'est comme se noyer alors que la mer est à des kilomètres. C'est ce que je me surprends à penser à chaque fois que j'ai une crise. L'air dans mes poumons me semble être l'eau salé et lourde de l'océan qui tente de noyer. Mon coeur s'affole tandis que je désespère pour capter une goulée d'air. Ma gorge se serre tandis que mon corps tout entier lutte pour un oxygène qui est pourtant à porté de souffle. Ainsi, je me retrouve souvent allongé dans un coin de ma chambre, à tenter de retrouver ma respiration, priant pour que la crise soit plus courte que la précédente. Ou que Buck débarque pour m'aider. Et c'es ce qu'il s'est passé ce jour là. Tranquillement installé devant ma table à dessin, je me débattais avec notre rendu, traçant avec une concentration presque fébrile mon dessin, le crayon à mine grasse crissant avec tendresse sur le papier au grain épais, jusqu'au moment où j'eu du mal à respirer. D'un coup. Un battement de coeur, tout va bien, un second battement de coeur, et voilà que j'ai du mal à respirer. Je ne saurais dire si c'est à cause de ma fatigue passagère ou simplement dû à mon état qui s'aggrave, mais voilà que j'étais désormais, le front contre ma table, à chercher désespérément mon souffle. Et heureusement Bucky était là. En moins d'une minute il était là, m'aidant à m'allonger tandis que je me débattais, paniquant de plus en plus, m'accrochant désespérément à lui, comme pour le prier silencieusement de m'aider. Mais tout ce qui traversait mes lèvres c'était une respiration sifflante et douloureuse.

Enroulé sous mes multiples épaisseurs de couverture, je frissonne, écoutant le bruit rassurant de la porte qui se referme, et la voix de Bucky, au travers de ma respiration laborieuse. Je n'arrive pas à répondre à son interrogation, bien trop abasourdie par la douleur. Il sait que je suis là, que je souffre, que j'ai besoin de lui. J'aimerais lui dire quelque chose, mais rien, je n'ai de la force pour rien. Juste pour ouvrir les yeux lorsqu'il arrive à mon chevet. J'essaye tant bien que mal d'esquisser un sourire tandis qu'il pose une main sur ma joue glacée. Sa main semble brûlante et la différence de température entre nos deux peau fait courir sur mon échine un frisson. Je le laisse faire, de toute façon incapable du moindre mouvement. Entre ses bras j'ai l'impression de n'être qu'une poupée de chiffon, un enfant malade que l'on manipule sans la moindre difficulté… Je porte la bouteille en verre à mes lèvres, avalant le liquide avant de me rallonger. Je ferme les yeux, essayant de contenir la nausée qui m'envahit, appréciant de retrouver une respiration presque normale. Ce n'était qu'une crise, rien de plus. Sans avoir à le regarder, je sais qu'il s'inquiète. Parce qu'il s'inquiète toujours et à chaque fois. Sa vie n'est qu'une constante angoisse, une incessante question qui martèle chaque jours de son existence : "Est-ce que Steve va bien ?" Alors qu'il me délaisse pour ranger le reste des commissions, je le regarde, respirant profondément.

J'ai toujours envié Bucky. De par sa force, sa santé de fer, cette allure qu'il a, de ce charme qui semble séduire tout le monde, de cette assurance presque insolente qu'il possède. Secrètement j'aurais aimé être comme lui… Et plus les jours passent, plus je l'envie. Moi aussi j'aimerais être assez fort pour suivre correctement les cours, pour ranger l'appartement, pour sortir… Je ne veux pas être dépendant d'un corps qui se meurt lentement. Mais le destin en a décidé autrement. Asthme, anémie, déformation cardiaque… Je suis presque un cas qui fascine mon médecin. Ce dernier ne cesse de se demander quel pathologie chez moi va me tuer en premier. Pour être honnête avec vous, j'ai parié sur le coeur, même si lui s'accorde à dire que c'est sûrement une de mes crises qui va me tuer… Morbide vous trouvez ? J'ai envie de dire qu'il vaut mieux en rire que d'en pleurer.

"Tu me connais… Je vais toujours bien… Et je suis toujours partant pour qu'on égaie un peu cette garçonnière avec un peu de musique."

Je souris tandis que ma voix n'est qu'un soupir tout au plus. Je ferme à nouveau les yeux, comme terrassé par les réminiscences de cette crise. Comme d'habite le cocktail des médicaments me laisse groggy comme au bord d'une inconscience médicamenteuse pas des plus agréable. Le crachat du diamant me berce tandis que les premières notes du vinyle que j'affectionne particulièrement, se font entendre dans un doux son qui emplit la pièce. Je me détends, ma respiration se faisant plus calme. De toute façon, j'ai bien finis par comprendre qu'il est parfois inutile de me battre, surtout avec mon propre corps. Chaque jour est une lutte, pour ne pas céder à une nouvelle crise, mais parfois, juste de temps en temps, dans des moments comme celui-ci, c'est presque comme une délivrance que de se laisser aller. D'abandonner et de se laisser emporter par l'inconscience. C'est à peine si je sens Bucky s'allonger à mes côtés. La musique emplit chaque recoins de notre appartement tandis que le bruit discret de la mine de crayon sur le papier se fait entendre. Et dans ce cocktail gracieux et calme, je me laisse emporter, sombrant dans un sommeil calme et sans angoisse.

L'enfer, le silence. Je rouvre les yeux, un frissons parcourant mon échine. J'ai l'impression d'avoir dormis pendant des siècles. L'appartement semble vide dans la musique, le tourne-disque ne chante plus et tout ce qui me parvient ce sont les coups de crayons de Bucky à côté de moi. Je souris doucement avant de m'étirer, m'extirpant à peine de mes couvertures, me retournant au passage pour poser ma joue contre son bras, regardant au travers de mes longs cils son travail. Un autre sourire m'échappe tandis que j'arque un sourcil.

"Pas mal… Mais t'es au courant que tu travailles pas au bon format ?"

Typique de Buck. Il écoute une partie des consignes et oublie-le reste. A force, je me dis que je devrais peut-être lui filer mon carnet de note… Histoire qu'il ne se plante plus de format. Je lève les yeux vers lui, gardant cette esquisse de sourire sur mes lèvres.


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Lun 8 Déc - 19:06

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Steve & Bucky




Encore une fois, le pire est passé. Et comme à chaque fois, je ne sais même pas à quel point on est passés près. Une sorte de loterie, ou de roulette russe. Et à chaque fois que je le vois, quand il est en crise, j’oscille entre le miracle qu’il soit encore là, avec toutes ses pathologies, et l’angoisse de me dire que chaque jour sera peut-être le dernier. Mais heureusement ses moments sont encore relativement rares. Une fois par quinzaine, parfois plus quand le temps est mauvais. En dehors de ça, je retrouve mon meilleur ami, mon frère, ma petite demoiselle en détresse à sauver de son asthme. Avec qui on va se prendre une bière après les cours, avec qui on va voir tous les nouveaux films si on est pas trop à la bourre dans notre boulot. La seule personne qui tolère aussi bien mes conneries et qui est capable de me mettre un coup de pied aux fesses (au figuré, il en serait littéralement incapable) quand j’en ai besoin.

N’empêche qu’il m’a fait peur ce matin. On était tous les deux tranquillement en train de bosser, moi à mon bureau et lui au sien, quand j’ai entendu d’ un coup que ça démarrait. A force, la moindre respiration de travers et je tends l’oreille comme une jeune mère sursaute en entendant son nouveau-né chuiner au beau milieu de la nuit. Ca a pas raté. J’ai juste eu le temps de rattraper Steve avant qu’il ne tombe de sa chaise, de le porter comme une mariée jusqu’à son lit et à l’allonger là. Pendant de longues minutes je suis resté près de lui, à lui tenir la main et à lui répéter doucement qu’il devait se calmer, que j’étais là et que je m’occupais de tout. Et dès qu’il s’est un peu apaisé, enfin, assez pour que je puisse le laisser seul, je suis vite sorti faire quelques courses, nos stocks étant au plus bas.

Heureusement ces médocs marchent bien avec lui, quitte à le laisser un peu assommé quelques heures après une crise. Je le laisse se reposer, restant près de lui pour l’avoir à l’œil, et je propose un peu de musique pour qu’il se sente mieux. Je hausse un sourcil quand il me dit qu’il va toujours bien, et je pose le diamant sur l’acétate.

Mais oui Steve… et moi je vais dire que je te crois… Enfin, si ce week end tu vas mieux, on pourra aller dans ce club, dont Charlie m’a parlé. A ce qu’il parait y’a un orchestre phénoménal. On pourra ptet trouver quelques filles à faire swinger…

Je souris en coin, esquissant quelques pas de danse pour le faire rire tout en ramassant mes affaires avant de m’installer près de lui. Petit à petit il se calme, il se détend et finit par fermer les yeux. Je continue à travailler, restant près de lui, veillant au grain comme d’habitude. Je le laisse reprendre quelques forces, parce que dieu seul sait comme il en a besoin, et je me plonge dans mon rendu. Autant que la fonction de garde-malade s’avère utile.

Je le sens bouger un peu plus contre moi, et il se dégage des couvertures, s’étirant comme un chaton. Je le regarde avec un sourire rassuré. C’est bon, son visage a plus ce teint de craie, et il s’appuie contre mon bras alors qu’il contemple mon œuvre en souriant. Mon crayon s’arrête au vol quand je l’entends. Et je le fusille du regard, avant de faire l’aller-retour entre mon œuvre et sa mine d’enfant qui a fait une connerie.

Nan t’es pas sérieux là. Dis-moi que c’est une mauvaise blague et que tu te fous de moi. Steven Rogers affilié Barnes, je te préviens que je te colle de vaisselle, crise ou pas, pendant un mois, si tu te fous de ma gueule !


       
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Lun 8 Déc - 21:44


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Bucky & Steven
Je me retiens de rire en le voyant s'interrompre au simple son de ma voix. Son regard furieux passant de sa feuille à ma personne. Mon sourire s'élargit tandis que je remonte un peu plus les draps sur mes épaules. Comme si ses menaces de me coller la vaisselles dans les pattes allait me faire peur. J'ai presque envie de lui dire qu'en temps normal c'est déjà moi qui m'occupe de ça… Enfin le linge uniquement une semaine sur deux. Alors même si lui, arrive à descendre les étages sans soucis avec notre paquet de linge sale, je dois avouer que j'ai un peu plus de mal. Je ne compte pas vraiment le nombre de fois où j'ai faillis me manger les escaliers. A tel point que je me demande certains jours si ce ne serait pas plus simple de jeter les draps du haut des escaliers pour les récupérer quelque étages plus bas. Mais bon, pour la vaisselle… Limite je m'en chargerais avec grand plaisir, cela aura peut-être le mérite de m'occuper l'esprit quelques temps.

"J'aimerais bien Buck, mais je t'assure que c'est pas le bon format, attends je vais te montrer ce que j'ai fais et tu vas voir que je me fous pas de toi…"

Je me débarrasse de mes couvertures, me débattant presque avec cette multitude de couche, qui ne sont là que mon bien-être. Je m'assois d'un coup, prenant le temps à mon vertige de se calmer tandis que je me lève, me dirigeant d'une démarche la plus assurée possible jusqu'à mon bureau. Mes crayonnés m'attendent bien gentiment sur mon bureau, là où je les ai abandonnés avant le début de cette crise bien désagréable. J'attrape mon dessin par un coin, allant ensuite le lui coller sous le nez.

"Tu vois, c'est ce format qu'il faut…"

Je le pose sur ses genoux, avant de venir me rallonger à ses côtés, poussant au passage un long soupir, appréciant de ne plus sentir ce poids sur ma poitrine. Je ferme les yeux. Je dois avouer que c'est la seule chose que j'apprécie dans le fait de me bourrer de médicaments, le fait qu'après tout ça, il n'y a que ce calme. Cet instant sans douleur où chaque respiration n'est pas un combat et où mon coeur a un rythme normal. C'est presque apaisant. Et pour être franc, je savoure chaque goulée d'air frais. Un rire de sale gosse m'échappe quand j'entends mon ami de toujours s'indigner face au format de mon dessin.

"Oh… Mais c'est incroyable ! Oh mais en fait, t'avais le bon format ? Oh désolé pour cette frayeur, j'ai pas vraiment le compas dans l'oeil… Surtout quand je viens de me réveiller."

Je continue de rire, m'étirant une fois de plus avant de me relever d'un coup, m'échappant du lit pour éviter toute vengeance de la part de Bucky. Sans cesser de rire, je me dirige vers le vieux tourne-disque, replaçant le diamant sur le vinyle, simplement pour faire crachoter à nouveau les premières notes.

"Bon… Allez.. Vu que je suis d'humeur et qu'en plus je sors d'une sieste, je vais m'occuper de la vaisselle… Et si t'es sage, je m'occuperais aussi du repas de ce soir. Ah et au faite, tu évites de trop mettre tes doigts sur mon dessin, j'ai pas eu le temps de fixer le crayon et sans vouloir te vexer, je ne voudrais pas que ça bave."

Mon ton se fait plus taquin tandis que je commence à me diriger vers la cuisine, laissant mon rendu au bons soins de mon colocataire.


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Mar 9 Déc - 18:43

First Class




Steve & Bucky




Encore plus que de l’entendre respirer correctement, c’est surtout le voir retrouver le gosse qui est en lui qui me montre qu’il va mieux. Que sa crise est passée, et qu’il est redevenu mon meilleur ami, mon frère. Le gosse avec qui j’ai grandi, le gosse avec qui je vis, quand il est pas cloué au lit. Je le vois qui sourit en coin, examinant mon boulot, avant de lâcher le couperet. Mauvais format. Je doute pendant d’interminables secondes, sans savoir si je viens vraiment de gâcher de longues heures de travail, et que je peux juste aller me pendre, ou si ce petit con est en train de se foutre de moi. Il va encore plus loin en me lançant son petit regard de chiot perdu, et me dit qu’il va me le prouver en comparant avec son propre boulot. Par réflexe, je tends la main vers lui quand je le vois vaciller, et la repose sur mes genoux quand il se remet et qu’il se redresse.

Je le surveille comme du lait sur le feu alors qu’il s’approche de son bureau, autant pour être sûr qu’il ne se vautre pas sur le sol que pour être sûr de cette histoire de format. Il farfouille dans ses feuilles, et m’en pose une juste sous mon nez, sur mon dessin. Les deux se superposent parfaitement. Je lève un regard assassin vers lui tout en soupirant de soulagement, et je repose lentement mon carton à dessin près de moi, avec nos deux travaux dessus. La petite teigne fanfaronne alors qu’elle remet le diamant sur le vinyle, et s’éloigne avec son petit rire. Je vais le tuer. Non sincèrement, je vais le tuer. Deux secondes plus tard, le dessin aurait été réduit en une boule de plus sur le sol, et j’aurais été bon pour tout recommencer. Oh ouais il va pas l’emporter comme ça…

En deux enjambées je le chope et je passe mon bras sous ses aisselles pour le soulever. Je le fais remonter le long de mon torse et je sens ses jambes qui pédalent dans le vide. De ma main libre, je commence à lui frotter le crâne avec le poing, tout en le traînant vers la salle de bains.

Oh oui tu vas être de vaisselle. Et de dîner. Mais tu vas aussi avoir l’immense honneur de te coller au repassage et aux courses ! Pour au moins quinze jours !

Il est tellement léger. Je vérifie quand même qu’il a pas mal et que je suis pas en train de l’étouffer sans faire exprès, mais le fait qu’il râle et qu’il me traite de tous les noms me dit qu’il est loin de mourir. Trop loquace pour ça.

Mais avant ça, je crois que l’heure est venue pour toi de prendre un bain. Un bon bain hein ? Histoire de remettre tes idées de te foutre de moi au clair !

Je pousse la porte de la salle de bains du pied, le portant toujours devant moi, et lui qui se débat avec autant d’énergie qu’un chaton dans la gueule de sa mère. Une fois face à la baignoire, je le tiens quelques secondes, le temps que j’allume l’eau, et surtout, le temps qu’elle chauffe, avant de le choper par sa ceinture et de le soulever pour l’asseoir de force dans le bac. L’eau chaude commence à ruisseler sur lui alors que je le tiens toujours sous le jet, et j’éclate de rire devant son air penaud, qui tente vaguement d’être menaçant, ce qui le rend encore plus ridicule.

Eh, y’a des trucs sur lesquels on peut plaisanter, d’autres non ! Tu sais que j’ai besoin de deux fois plus de temps que toi pour arriver à un truc correct… Voilà ton châtiment, petit plaisantin ! Et encore, c’est ton dessin que j’aurais dû noyer !

Je me recule, remontant les manches trempées de ma chemise sur mes avant-bras, et continue à rire à gorge déployée devant ses airs de chaton mouillé.

Ok ok, j’arrête…

Je reviens près de lui et lui tends la main pour l’aider à sortir de la baignoire.

Sors de là sinon tu vas attraper la mort. Ou alors tu veux que jte laisse finir ta douche ?

Je guette sa réaction, toujours près de lui, la main tendue.

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Mar 9 Déc - 23:49


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Bucky & Steven
Est-ce que je suis content de moi ? Ah je vais être honnête avec vous, oui plutôt. Il est vrai que j'oscille entre ses moments de faiblesse extrêmes et ce côté de sale gosse qui aime bien taquiner Bucky, surtout sur ses rendus. Enfin pour ma défense, je ne dirais qu'une chose, si il était plus studieux, il ne se laisserait pas avoir par mes petites blagues douteuses… Seulement je n'ai pas le temps de me pavaner plus que ça, ni même d'atteindre la cuisine en fait, que je sens son bras se glisser autour de ma poitrine. Oh non… Qu'il n'essaye même pas de… Et si. En moins de temps qu'il m'en faut pour commencer à protester, voilà que je sens mes pieds quitter le sol tandis qu'il me soulève sans le moindre problème. Je gigote, essayant de lui donner quelques coups de pieds pour qu'il me lâche. Je gronde, mes mains posées sur ses bras.

"Buck.. Je te jure que si tu ne me reposes pas…"

Je n'ai pas le temps de finir de proférer ma menace qu'il vient m'ébouriffer sèchement les cheveux, se foutant de moi tandis qu'il m'annonce que je vais devoir m'occuper du repassage, des courses, ah et de la vaisselle aussi. Bah bien sûr, tu m'as pris pour Cendrillon ou quoi ? Je me débat de plus en plus, parfaitement conscient que c'est vain et que de toute façon si il veut me traîner dieu sait où, je suis malheureusement complètement à sa merci.

"Je jure que tu vas t'assoir sur tes courses si tu ne me lâches pas ! Quand au repas, je sens que tu vas aller te coucher le ventre vide mon pote. Parce qu'il n'est pas question que je te fasse à manger. Alors repose-moi immédiatement avant que je ne te morde. Et je suis sérieux."

Bon je le menace… Mais il est vrai que je ne pourrais pas le laisser mourir de faim, alors de toute façon je lui ferais bien quelque chose à grignoter. Et j'ai bien peur qu'avec le temps Bucky ait finit par comprendre que je n'exécute aucune de mes menaces… C'est donc pour cela qu'il m'annonce le plus naturellement du monde qu'il est temps pour moi de prendre un bain. Je me fige quelques secondes, cherchant à savoir si il est vraiment sérieux. Et le pire c'est qu'il l'est. D'un coup de pied il ouvre la porte de la salle de bain, me tenant toujours tout contre lui tandis qu'il ouvre le robinet, laissant l'eau s'écouler, attendant qu'elle chauffe. Je ne cesse de me débattre, parfaitement impuissant. J'ai toujours détesté qu'il me fasse ça. Simplement parce que dans ses moments-là je suis incapable de me défendre et que j'ai l'impression d'être un vague sac de patate qu'il trimballe à sa guise. Il m'attrape alors par la ceinture et me force à m'assoir dans la baignoire. Il ne faut que quelques secondes à l'eau chaude pour qu'elle ruisselle sur moi, réchauffant ma peau fraîche et imbibant bien rapidement le tissu de ma chemise. Je me retiens de soupirer. Génial. Maintenant va falloir que je fasse sécher mes vêtements, tout en faisant attention à ne pas choper la mort. Je lui jette un regard noir, tandis qu'il se permet d'éclater de rire, me faisant remarquer que c'est mon travail qu'il aurait dû noyer et pas moi.

"C'est bon t'es content ?"

Mon colocataire se recule, remontant ses manches en continuant de rigoler comme une baleine, se foutant visiblement de mon air dépité. Tu perds rien pour attendre… Je passe une main dans mes cheveux, enlevant les mèches humides qui tombent devant mes yeux tandis que je lui adresse un semblant de sourire face à la main qu'il me tend.

"Je te jure que si je suis malade demain, tu pourras t'en prendre qu'à toi-même et tu devras t'occuper de moi."

Je n'ai pas pour habitude d'être insupportable quand je suis malade, au contraire, cela me gêne déjà suffisamment qu'il s'occupe autant de moi au quotidien, alors quand en plus je me trimballe un rhume, je dois avouer que j'ai du mal à avoir cinq minutes à moi. Bucky passant son temps à vérifier que je ne vais pas mourir dans la seconde qui suit. Je considère sa main du regard avant d'étouffer un sourire. Je voulais me venger ? Je pense que je sais exactement comment lui rendre la pareille. Je lui fais signe de se pencher un peu plus pour m'aider à sortir de la baignoire, et tandis qu'il s'approche, je l'attrape par le col de la chemise, tirant dessus de toutes mes forces, le faisant chuter avec moi dans la baignoire. Un rire de sale gosse content de son coup m'échappe, le regardant avec satisfaction être tout aussi trempé que moi.

"Et ça t'apprendra à me faire prendre une douche de force… Non mais ! En plus ça te fera pas de mal, j'suis sûr que t'en avais besoin."

Je continue de rire tandis que j'essaye de sortir de là, peinant bien puisque dans sa chute Bucky n'a pas trouvé mieux que de me tomber dessus. Alors j'essaye de le pousser, de le repousser, histoire de pouvoir à mon tour me glisser hors de la baignoire. Sans cesser de rire, l'eau ruisselant toujours sur ma personne, je le pousse, arrivant à m'agripper au bords du bac. Seulement au moment où j'essaye de sortir, je sens les deux mains de Bucky se poser sur ma ceinture, me tirant de force dans la baignoire à nouveau.


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Mer 10 Déc - 11:52

First Class




Steve & Bucky



Là il est allé trop loin. En général j’en suis pas réduit à lui infliger ce genre de traitement, mais il m’a foutu une trouille bleue, ce con ! Alors ça veut dire punition. Je le soulève et je ris à moitié en le voyant pédaler dans le vide, et totalement quand il ose commencer à me menacer. Non mais sérieusement, il veut tenter de me faire quoi ? Hein ? M’insulter, ouais j’ai l’habitude, et puis il est trop bien élevé pour dire de vraies horreurs. Je lui frotte le crâne tout en le traînant dans la salle de bains et je le colle sous l’eau chaude.

Ah non, tu dois te racheter, espèce de sale gosse ! Tu oses me tourner en bourrique alors que je te sauve la vie même pas deux heures avant ! Quelle ingratitude ! Et puis je m’en fous, si tu me mords, c’est toi qui vas y laisser des dents !

Je l’enfourne sous le jet d’eau chaude, et le laisse infuser comme un sachet de thé. Les arômes en moins mais le regard de tueur en plus. Quoiqu’à bien y regarder, le sachet et la peau de Steve doivent avoir la même couleur…

Mais je suis pas sadique. Une fois que je l’ai collé là-dessous, je m’arrête et lui tends la main. Même si je continue de rire. Oui je sais. Je devrais pas. Je m’approche de la baignoire, et attends pour l’aider à sortir.

Oui, je suis content. T’as payé ton crime misérable ! Et si t’es malade par ma faute, jte jure de m’occuper de toi. Comme d’habitude. Tu le sais bien non ?

Sauf que ce petit avorton fait de la résistance et au moment où il prend ma main, alors que j’avais déjà le grand drap de bain dans l’autre pour l’enrouler dedans, il m’attire vers lui, et je m’effondre dans la baignoire. La tête la première. Tout habillé. Et je sens déjà l’eau chaude qui coule sur mon dos, trempe ma chemise et mon pantalon…

Oh espèce de petit… oh tu vas me le payer !

Manque de chance pour lui, je lui suis tombé dessus, et du coup il est coincé dans le fond du bac. Un sourire en coin s’affiche sur mes lèvres à l’idée de me venger de ce nouveau coup fourré. Je plonge les mains vers ses côtes et je commence à le chatouiller, comme quand on était gosses. Il se tortille sous mes doigts, et son rire envahit toute la pièce, en même temps qu’il me supplie d’arrêter. Oh non je vais pas m’arrêter. C’est que le début.

Reste la ma cocotte !

Il est presque arrivé à se tirer, comme une anguille, surtout depuis que l’eau l’a rendu glissant. Mais heureusement il a encore sa ceinture en cuir et je le chope pour le ramener avec moi dans le bac. Je le fais glisser sous moi, pour le dominer, mes jambes de chaque côté des siennes, et je le plaque sur le fond d’une main, pendant que l’autre va attraper la bouteille de shampooing qui n’avait miraculeusement pas bougé depuis le début de nos bêtises. Je l’ouvre et je lui en verse sur le crâne, avant de la reposer et de commencer à lui frotter les cheveux avec énergie. Sa tête est bientôt recouverte de mousse et je m’amuse à lui en barbouiller sur le visage, en faisant attention à ne pas lui faire mal et à pas lui en mettre dans les yeux ou dans la bouche.

Fier de moi je me redresse, le libérant enfin, alors que j’attrape le pommeau de douche pour me rincer le visage avant de me relever et de m’extirper de la baignoire. Je manque de tomber une fois ou deux, les chaussettes mouillées sur le carrelage, et je commence à ôter mes fringues trempées. J’ôte ma chemise en la faisant passer par-dessus ma tête et j’ouvre ma boucle de ceinture avant de faire glisser mon pantalon le long de mes jambes et je reste à poil quelques secondes, le temps de m’enrouler une serviette autour de la taille. Je tourne la tête vers Steve qui a toujours pas bougé.

Eh, ça va ? Je t’ai fait mal?

Je m’approche de la baignoire et me penche au-dessus de lui.


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Mer 10 Déc - 15:15


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Bucky & Steven
Un rire m'échappe. Voilà que j'ai réussi à obtenir ma petite vengeance, attirant à son tour mon colocataire dans la baignoire, lui faisant goûter sa propre médecine. Seulement malheur pour moi, il m'est tombé dessus, me forçant à un sandwich entre lui et le fond de la baignoire. Je continue de rire, essayant de me dégager, mais voilà qu'un sourire mauvais se dessine sur ses lèvres alors qu'il commence à me chatouiller, m'arrachant un fou rire. Entre deux respirations, j'essaye de m'extirper hors de la baignoire, peinant presque à respirer tandis que je le supplie d'arrêter, mes mains posées sur ses bras.  J'ai vaguement l'impression de revenir à l'époque où nous étions enfants et où nous passions effectivement bien du temps à nous chamailler de la sorte. Mon rire se répercute dans toute la pièce, se mêlant avec le bruit de l'eau qui coule autour de nous. J'essaye bien de lui dire d'arrêter, gigotant et me débattant avec force, essayant tant bien que mal de m'échapper. Je finis d'ailleurs pas réussir à m'extirper de son emprise, posant les deux mains sur le bord du bac, pensant pouvoir lui échapper. Seulement, c'est à ce moment là que je sens ses deux mains se poser sur ma ceinture, et que d'un geste d'un seul il arrive à me ramener dans l'eau. En moins d'une seconde je me retrouve à nouveau sous lui. Je l'observe sans rien dire, reprenant doucement ma respiration tandis que je le laisse me maîtriser. De toute façon, ce n'est pas comme si je pouvais réellement me défendre. Je reste un instant à le regarder, mon coeur ratant un battement alors que je croise son regard. Merde. Être là, complètement à sa merci… Mes joues rosissent tandis que j'attends de savoir à quel sauce il  va me manger sur ce coup-là. Bucky ne se fait pas attendre, attrapant la seule bouteille de shampoing qui a survécut à nos chamailleries. Il l'ouvre d'un coup et commence à m'en verser sur le crâne, me frottant par la suite les cheveux comme un gamin. Je ferme les yeux, les mains crispées sur sa poitrine, tentant de le repousser une fois de plus.

Il finit par cesser, se relevant fièrement comme pour contempler son oeuvre, en profitant au passage mon pour me rincer une dernière fois. Je lui crache un peu d'eau au visage avant de le regarder se relever, rigolant quand il manque de glisser une fois ou deux. Je coupe le robinet d'eau, frissonnant presque immédiatement en ne sentant plus l'eau délicieusement chaude m'entourer. Les deux bras croisés sur le rebord de la baignoire je le regarde, esquissant un vague sourire. Ce dernier disparaît bien vite au moment même où Bucky commence à se déshabiller sans la moindre gêne devant moi. Non pas que ce soit nouveau, selon lui, y'a pas de raison à ce que cela crée un malaise entre nous, soit-disant que de toute façon, on est bien fait de la même façon. Sauf qu'il ne se rend pas compte, il ne sait pas ce que c'est que d'être coincé dans ce corps chétif. Il ne pourra jamais comprendre. Je ne peux pas avoir cette assurance presque insolente à exposer mon corps de la sorte. Parce que je ne suis pas aussi séduisant que lui à regarder. Là où il possède une musculature délicate à contempler, je n'ai que la peau sur les os et encore… Alors oui, j'ai presque honte de devoir me déshabiller, surtout face à lui.

Mon regard suit la course de ses vêtements qui rejoignent le sol, caressant chaque ligne de son corps, appréciant de voir ses muscles rouler sous sa peau. Je l'observe, appréciant et enviant quelque peu son corps, le menton posé sur mes bras croisés. Le temps de quelques secondes il se dévoile sans la moindre pudeur à moi, avant de s'enrouler dans une serviette éponge, se retournant vers moi pour me demander si je vais bien. J'essaye de bredouiller quelques mots, mais rien ne me vient. Je reste presque idiot face à lui et encore plus lorsqu'il vient se pencher au-dessus de moi. Je cesse de respirer le temps d'une seconde avant de détourner le regard, les joues bien roses tandis que je le repousse, me relevant pour quitter la baignoire.

"Non, non ça va… J'ai juste un peu froid et j'ai besoin de me changer."

J'enjambe le rebord de la baignoire, me retrouvant à ses côtés, un frisson parcourant mon échine. J'aimerais me débarrasser de ma chemise qui me colle à la peau mais je n'ose même pas ouvrir le premier bouton de mon col. Parce que j'ai honte. Je sais que c'est idiot, mais lui ne peut comprendre. Je ne porte quasiment que des chemises et parfois quelques T-shirts, déjà pour ne pas attraper froid, mais surtout pour ne jamais trop exposer mon corps. Je secoue doucement la tête, passant une main dans mes cheveux humides tandis que je lui dis, sans me retourner.

"Va me chercher des affaires de rechange s'il-te-plait, le temps que je me déshabille et que je me sèche."

J'essaye de le virer de la salle de bain, le temps que je puisse me changer et surtout me sécher. J'attrape une serviette, commençant à m'essuyer le visage, retenant un autre frisson qui secoue légèrement mes frêles épaules.


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Jeu 11 Déc - 9:48

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Steve & Bucky




On est deux grands gosses qui jouons parfois aux adultes. Mais là on a totalement abandonné le côté adulte, et j’ai l’impression qu’on a régressé à l’époque du bac à sable. Ca fait tellement de bien, surtout après la frayeur du début de journée, où je me suis inquiété comme un dingue. Cette crise-là était gratinée… et j’ai vraiment eu peur. Alors oublier un peu l’inquiétude permanente qui pèse sur Steve, c’est comme un bol d’air frais. Montrer qu’il est pas seulement que des pathologies ambulantes et une bombe à retardement. Qu’il est juste mon frère avec qui j’ai mes plus beaux fous rires.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et je ne veux pas qu’il se chope la mort à rester trempé dans la baignoire. Je le libère après de dernières chatouilles pour le punir d’avoir osé me cracher de l’eau au visage, et je sors du bac, avant de commencer à me déshabiller. Pantalon, chemise, chaussettes et caleçon atterrissent bientôt dans le panier à linge sale, après les avoir rapidement poussés sur le sol pour m’en servir en tant que serpillère improvisée, pour éponger les éclaboussures sur le carrelage. Si déjà tout ça doit passer au sale, après tout… Je hausse un sourcil, souriant en coin quand je vois Steve qui pique en fard alors que je fais tomber les couches de tissu les unes après les autres.

Tu me fais encore le coup de la jouvencelle effarouchée ? Sérieusement Steve, je comprends pas pourquoi ça te met tellement mal à l’aise quand je me dessape. On se connait depuis des siècles…

Je hausse les épaules, finissant de m’enrouler une serviette autour de la taille avant de me pencher vers lui, toujours dans la baignoire. Il me repousse doucement, pendant qu’il se relève et qu’il baisse les yeux. Je me recule d’un pas pour lui laisser la place et je l’aide à sortir, avant de finir de me sécher les cheveux, me plantant devant le miroir recouvert de buée.

On peut être cons quand même hein ?

J’ai un petit sourire satisfait, content d’un petit moment tout bête, à faire les idiots tous les deux. C’est ça ce qui est chouette avec lui. Il sait être sérieux pour deux, et aussi se laisser aller quand il le faut. J’aurais pas pu habiter avec quelqu’un d’autre que lui de toute façon. Je me tourne vers lui quand il me demande d’une petite voix de lui ramener de quoi se changer, et je hoche doucement la tête.

Ok j’y vais. Comme ça la princesse pourra garder toute sa pudeur, et ne pas avoir de regard d’homme qui pèse sur sa frêle personne…

Je sens une serviette m’aterrir sur le dos et je l’attrape en riant, avant de l’entourer autour de mes épaules, m’en faisant une cape tout en m’éloignant vers la chambre de Steve.

C’est bon c’est bon princesse, ton humble servant va quérir pourpoint et haut de chausses pour son auguste majesté !

Je passe d’abord par ma chambre pour enfiler un caleçon propre et je farfouille dans les tiroirs de Steve pour attraper les premiers trucs qui me passent sous la main, à condition qu’ils soient chauds. Un pantalon de sport en molleton et un grand pull épais. Après ce qui s’est passé plus tôt il faut pas qu’il prenne froid. Je pioche aussi un caleçon et des chaussettes et je vais le retrouver. J’entrouvre simplement la porte et je lui tends le tout, le laissant se changer seul et tranquille. Je l’ai assez embêté pour aujourd’hui.

Allez, pour la peine je m’occupe du dîner !

Je file dans la cuisine et sors du frigo un gros bocal en verre rempli d’une soupe aux légumes et au bœuf, que je verse dans une casserole. Merci maman… Pendant que ça commence à chauffer, je passe un bas de pyjama et un pull large, avant de revenir surveiller la soupe qui commence à fumer. Je mets rapidement la table, et je finis par m’affaler sur ma chaise, décapsulant une bière avec les dents.

Hey frère, t’en veux une aussi ? Viens c’est bientôt prêt…

Je me coupe une tranche de pain que je grignote en attendant que Steve vienne et que la soupe soit chaude.

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Jeu 11 Déc - 12:42


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Pourquoi ça me met mal à l'aise ? Oh je ne sais pas, peut-être parce que j'apprécie un peu trop pour mon propre bien de te voir ainsi. J'ai presque honte de ressentir ce genre de… choses, envers mon ami de toujours, pire mon frère. Je ne devrais pas être en émois comme une de ses demoiselles avec qui il adore aller danser. Et pourtant… Pourtant j'ai du mal à décrocher mon regard de son dos. Je baisse bien vite les yeux lorsqu'il se retourne vers moi, ne parvenant pas à cacher ma gêne. Je sais bien qu'il le remarque, qu'il voit cet embarras et que, heureusement ou malheureusement je ne saurais dire, il ne le comprends pas. Je souris vaguement à sa remarque, lui jetant au passage la serviette que je tiens au visage. Bucky l'attrape sans soucis osant même un rire tandis qu'il la passe autour de ses épaules, se drapant avec comme si il était un prince.

"C'est ça va donc, manant."

J'éclate de rire face à sa dernière remarque avant d'attraper une autre serviette, la posant sur ma tête le temps de me sécher les cheveux. Face au miroir je regarde mes mèches blondes vaguement humides faire n'importe quoi tandis que je commence lentement à défaire ma chemise. Cette dernière atterrit dans le panier à linge sale. Je passe la serviette autour de mes épaules, poussant un soupir tandis que je frissonne. Allez calme-toi. C'est bon. Il fait pas si froid. Je hais cette capacité presque surnaturelle que j'ai à avoir froid pour un rien. Même en été il faut que je fasse attention, car il me suffit d'un courant d'air pour que je chope la mort. Je pousse un soupir, avant de défaire ma ceinture, sursautant au moment où j'entends la porte s'ouvrir, voyant Bucky me passer simplement mes affaires de rechange. Un sourire s'esquisse sur mes lèvres tandis que je les attrape, le remerciant d'un petite voix.

"Merci frère…"

La porte se referme bien vite et voilà que je me retrouve de nouveau seul. Je finis donc de me sécher, commençant à me rhabiller tandis que je note le pull qu'il m'a apporté. Je souris doucement. Typique de Buck… Toujours à veiller sur moi. J'enfile le pull constatant avec agacement que ce dernier est un peu trop grand pour moi… De toute façon, je n'ai pas un truc qui est parfaitement à ma taille. Y'a toujours trop de tissu à un endroit. Même les plus petite chemises que j'arrive à trouver flottent autour de ma personne, et niveau pantalon c'est pareil. Une malédiction, mais je ne vais pas me plaindre… A une époque, ma mère et celle de Buck avaient voulu m'habiller avec les vieilles fringues de celui-ci et ça avait été une catastrophe. Je vous jure que j'aurais pu faire de ses chemises mes nouveaux pyjamas. Alors franchement, je ne vais pas me plaindre pour un pull un poil trop lâche. Je remonte donc les manches de ce dernier, avant d'ouvrir la fenêtre de la salle de bain, histoire d'aérer et surtout d'éviter que l'humidité s'accumule trop.

"Buck, faudra pas oublier de fermer la fenêtre de la salle de bain avant d'aller se coucher…"

Dis-je tandis que je referme la porte derrière moi. Je le découvre assis à la table, une bière à la main. Un sourire m'échappe tandis que je replace une mèche rebelle avec les autres, allant le rejoindre.

"Eh bien… T'as mis la table, tu fais le repas… Dis-donc… T'essayerais de te faire pardonner ou quoi ? Et grignote pas… Sinon tu vas plus avoir de place pour la suite."

Je lui vole sa tranche de pain, un sourire taquin aux lèvres, en piquant une bouchée tandis que je vais voir si la soupe se porte bien. J'attrape une cuillère et commence à touiller, goûtant rapidement la soupe. Délicieux, Madame Barnes, comme d'habitude. Je passe ma langue sur mes lèvres avant de me retourner vaguement vers lui, mâchonnant mon bout de pain.

"Non tu sais bien que je ne peux pas. Enfin que je ne veux pas… La dernière fois j'ai été malade comme un chien. Mais je t'en prie, bois pour nous deux…"

Ouais la dernière fois j'ai eu un vertige à en avoir l'impression d'être marin, j'avais à peine pu décoller de mon lit et j'avais une nausée des plus désagréable. Alors depuis, l'alcool j'évitais. Même une seule bière. Je remonte une fois de plus la manche sur mon coude, tendant la main vers Bucky pour qu'il me passe son bol. Je l'attrape du bout des doigts, chopant une cuillère pour lui servir son bol. Je fais de même avec le mien, couvrant la soupe au passage, histoire de la garder au chaud. Je viens m'assoir à ses côtés, touillant ma soupe de la cuillère, attendant qu'elle refroidisse un peu. Un sourire m'échappe lorsque je lèche la cuillère, regardant mon frère du coin de l'oeil.

"Au fait… Tu penseras à remercier ta mère pour la soupe la prochaine fois que tu iras la voir…"

J'entoure de mes deux mains le bol, réchauffant mes doigts autour de la faïence chaude, regardant Bucky manger, un vague sourire aux lèvres. Je souffle doucement sur le liquide encore chaud, dont l'odeur ne cesse de réveiller les grondements de mon estomac. Lentement je me perds dans mes pensées, trempant mes lèvres dans la soupe, grimaçant au moment où je me brûle la langue. Je repose le bol, faisant la moue.


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Ven 12 Déc - 17:12

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Steve & Bucky




Je crois qu’on a assez fait les idiots pour aujourd’hui. Oui parce que des épisodes de ce genre arrivent quand même assez régulièrement. Début de semaine on a commencé à se battre à coups de grandes règles en bois dans tout l’appart, et il s’en est fallu de peu qu’on casse une lampe… Aujourd’hui c’étaient jeux aquatiques. Qui sait quelle autre bêtise on va faire demain ? C’est ça qui est chouette…

Enfin, pour cette fois je sens que j’y suis allé un peu fort avec Steve, surtout vu la crise qu’il a faite plus tôt dans la journée, alors je compense en veillant à ce qu’il ait chaud, et qu’il ait le ventre plein. Je le laisse tranquille pour qu’il se change, et je vais réchauffer un bocal de soupe que ma mère m’a donné l’autre jour, quand je suis passé la voir. Sans elle, nos repas seraient tellement plus tristes et… hmmm complets ? A chaque fois que je repars de chez elle, j’ai de quoi nourrir un régiment, surtout qu’elle a un sens des quantités assez disproportionné. Ca a dû lui rester de l’époque où mes frères aînés étaient encore à la maison… Enfin, c’est toujours agréable de savoir que si on a pas le temps, l’envie, ou l’argent pour bien manger un soir, il y a toujours un bocal ou deux qui nous attendent, avec du ragoût, de la soupe, ou je ne sais quel truc délicieux qu’elle nous a préparé avec amour. Alors ce soir, après nos bêtises, un dîner digne de ce nom s’impose. Steve a besoin de quelque chose qui cale pour se retaper un peu.

Je laisse la potion magique chauffer, et m’ouvre une bière en attendant que Steve ait terminé de se changer. Je hausse un sourcil quand il commence à me faire la morale sur le fait que je sois en train de grignoter un bout de pain.

Steven Rodgers, si j’ai quitté ma mère pour habiter avec toi, c’est pas pour en trouver une autre ici ! Et qu’est-ce que ça peut te faire que je mange un malheureux bout de pain ? Hein ? Faut que tu manges correctement après ta crise, c’est tout !

Je ronchonne un peu, buvant une gorgée ou deux de bière alors qu’il s’approche de la table, et avant même que je comprenne ce qui se passe, cette petite chose ose me piquer mon morceau de pain. Et quasiment dans ma bouche en plus !

Oh fais gaffe ! Parce que si t’es pas sage je peux coller Petit Poucet au lit le ventre vide hein ! Pour la peine tu surveilles la cuisson et tu nous sers ! Moi je me lève plus !

Je rigole doucement quand je le vois perdu dans ses fringues immenses, en train de remuer la soupe et la goûter. C’est tellement dur de se dire qu’on a le même âge. Pire. Qu’il est plus vieux que moi de quelques semaines… On dirait un collégien, habillé comme ça. Je tends les mains pour attraper mon bol, et hoche la tête quand il me dit de remercier ma mère au passage.

Ma mère, sponsor officielle de notre petite équipe. Spécialité intendance ! Je transmettrai t’en fais pas… Mais viens avec moi la prochaine fois, elle sera contente de te voir !

Je plonge ma cuillère dans le potage épais, soufflant un peu dessus pour le refroidir, et l’attaque doucement pour ne pas me brûler. Je me retiens de rire en voyant Steve moins prudent, et je secoue un peu la tête.

Tu cherches vraiment le danger c’est pas possible…


*Le lendemain *

Non mais sur ce coup-là il faut vraiment pas que je me plante. Les profs t’ont à la bonne, mais moi ils m’attendent au tournant. Heureusement que le dernier rendu leur a plu. Tu sais, celui avec lequel j’ai failli te tuer…

Je pousse la porte d’entrée de l’appartement, un sac de fournitures sous le bras, et Steve sur mes talons. On vient de nous imposer un rendu décisif pour notre fin d’année, et pas question qu’on le foire.

Et si on s’installait dans la cuisine ? Ca serait sûrement plus pratique de nous installer à la grande table ? T’en penses quoi ?

Je repose nos achats sur le meuble de l’entrée pendant que j’ôte mon manteau et que j’accroche ma besace au crochet dans le mur.

T'as déjà une idée de ce qu'on pourrait faire? Tu veux qu'on se lance tout de suite?

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Ven 12 Déc - 20:11


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Voilà qu'il me compare à sa mère. Tout ça parce que je lui fais remarquer qu'il ne faut pas se bourrer de pain avant le souper. Il abuse tout de même, moi qui fait simplement ça pour son propre bien… Sans compter qu'il a de la chance, je suis bien moins exigeant que Madame Barnes. Je lui fais simplement remarquer par moment qu'il ne devrait pas faire certaines choses ou tout simplement qu'il devrait se foutre au boulot. J'émet un sourire discret tandis que je nous sers, revenant m'assoir avec lui. Je dois lui accorder le fait que sans sa mère, on aurait des fins de mois compliqués. Car mine de rien, recevoir régulièrement des bocaux de soupes et autres ragoûts c'est autant de repas dont on ne doit pas s'inquiéter. Et je ne vais pas me plaindre, au contraire, mais à force, je me demande si on ne pourrait pas tenir un siège avec tout les bocaux qui attendent dans nos placard. Je lève doucement les yeux vers lui, mes doigts se réchauffant doucement au contact de la faïence chaude du bol.

"Avec plaisir… En plus cela fait un moment que je ne l'ai pas vu…"

Pas depuis l'enterrement de ma mère en fait. Ce jour-là, Buck et elle avaient été là pour moi, chose que j'avais grandement apprécié, c'est d'ailleurs à partir de ce moment là que j'ai finis par habiter avec Buck. Et depuis il est vrai que je sentais toujours la présence maternelle de sa mère sans pour autant l'avoir revu depuis des mois. Pourquoi ? Je ne saurais dire. Je sais pourtant qu'elle ne cesse de tanner son fils à mon sujet, chose qu'il adore me rappeler à chaque fois qu'il rentre, n'arrêtant pas de lui dire que la prochaine fois je devrais venir. Et c'est vrai que je devrais… Parce que je suis sûr qu'elle serait ravie de me revoir, qu'elle voudrait me nourrir et me demander si son fils n'est pas trop insupportable à vivre. Un sourire m'échappe tandis que je trempe mes lèvres dans le potage brûlant. Une grimace m'échappe tandis que mon colocataire se fout de moi. Je lève les yeux au ciel, lui glissant un rapide sourire.

"Oh mon dieu… C'est vrai que c'est tellement dangereux de se brûler la langue…"


*Le lendemain*

"Les profs ne m'ont pas à la bonne. Ils ont surtout pitié c'est pour ça qu'ils sont aussi souple avec moi. Et ton rendu ne pouvait que leur plaire, il était génial."

Je me retiens de lever les yeux au ciel, préférant me contenter d'un demi-sourire tandis que je le suis, portant difficilement mon carton à dessin. Comme d'habitude, Buck m'interdit de porter quoi que ce soit de lourds et se retrouve donc à faire la mule, trimbalant autant nos fournitures communes que nos récents achats. La vérité, c'est que si ils l'attendent au tournant, c'est que Buck est aussi irrégulier que moi dans ses rendus… Sauf que lui n'a pas l'excuse d'une santé fragile pour le couvrir. Alors les profs l'attendent, car ils savent qu'il est capable de bien mieux, mais qu'il ne s'en donne pas pleinement les moyens. Et je peux comprendre que ça les agace, pour être honnête, ils le sont aussi avec moi, ils savent que je pourrais faire bien mieux mais que ma condition physique reste un obstacle. Pour être franc, je comprends son inquiétude. Ce rendu… C'est un peu notre chance ultime de prouver qu'on est doué pour ce que l'on fait et que l'on mérite de réussir notre année. Même je me refuse à le dire, tout ceci m'angoisse particulièrement, au point que j'en ai l'estomac noué. Je le suis dans notre appartement, allant déposer mes affaires sur mon bureau.

"C'est pas une mauvaise idée… On serait plus efficace en travaillant tout les deux que chacun de notre côté… Et je préférais qu'on ne fasse pas le truc à la dernière minute pour une fois, alors mieux vaut commencer maintenant."

Je me débarrasse de mon manteau et attrape mon carnet à dessin, venant le rejoindre à la cuisine. Je pose le carnet sur la table et l'aide à faire le tri dans nos achats.

"On doit faire une étude de paysage non ? Pourquoi ne pas faire une vue de la rue ? Y'a moyen d'avoir une belle palette colorée, tu ne trouve pas ? Suffirait juste qu'on pousse la table jusqu'à la fenêtre…"

Je lui fais signe de m'aider, et même si il refuse au début, nous finissons par pousser la lourde table jusqu'à la fenêtre que je lui ai indiqué. L'effort me fait souffler comme un boeuf, mais je le rassure, lui faisant remarquer que si j'avais un début de crise, je ne chanterais pas la même chanson. Il me jette un regard suspicieux tandis que je le rassure une fois de plus.

"Je te dis que ça va, la table est lourde voilà tout… Bon, installe-toi au lieu de t'inquiéter, je vais chercher mes pinceaux et on va pouvoir s'y mettre…"

Je m'éclipse le temps de repasser dans ma chambre, y faisant une pause le temps de calmer mon coeur. Un long soupir m'échappe tandis que je retrouve progressivement mon souffle. Je reviens ensuite m'installer à ses côtés, faisant face à une immense feuille au grain épais. Je remonte les manches de ma chemise, de façon à ce que le tissu ne trempe pas dans la peinture et ne se risque pas à faire baver ma composition. J'attrape mon carnet, un crayon un peu gras et me lance dans une étude préparatoire. J'observe avec plus d'attention la vision que nous offre notre fenêtre sur cette petite rue bien tranquille. Outre la corde à linge de la voisine, sur laquelle sont accrochés bien des linges plus ou moins délicats, la rue nous offre mille et une chose à dépeindre tandis que la douce lumière de la fin de journée vient baigner tout ceci dans une ambiance dorée des plus enchanteresse. J'effectue donc rapidement mon étude à l'encre, mes yeux passant de ma feuille à la fenêtre, histoire de fixer ma palette de couleur. Je considère le résultat, mordillant mon pinceau, vaguement satisfait. M'ouais, un essai à la peinture serait peut-être plus concluant. Sans relever les yeux de mon dessin, je tends la main vers Buck.

"Passe-moi le jaune s'il-te-plait…"


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Steve & Bucky




Je l’écoute me parler de leur opinion sur nous, et annoncer le fait qu’ils étaient plus souples avec lui à cause de sa santé fragile, mais je souris quand il me dit que le travail de la veille, celui qui nous avait fait nous battre comme deux chiffonniers à travers tout l’appart pour finir dans la baignoire, trempés comme des souches.

Je dépose nos cartons à dessin, notre nouveau matériel pour le travail à la peinture et j’écoute Steve alors qu’il file dans sa chambre, sa voix s’éloignant et se rapprochant avant qu’il ne revienne près de moi. C’est vrai qu’on a un peu, voire beaucoup la pression pour ce rendu. Et heureusement pour nous les profs nous ont autorisés à travailler à deux… sûrement parce qu’ils savent que la santé de Steve est fragile et que je bosse à côté. J’ai été géné d’aller tout leur balancer, au début, mais au final ils ont été plutôt compréhensifs, et m’ont même dit que ça expliquait beaucoup de choses. Ils savent aussi que m’occuper de Steve quand il est mal est aussi quelque chose qui me met parfois en retard sur certains boulots…

Enfin, on doit assurer sur celui-là. J’ôte ma veste et je remonte les manches de ma chemise avant de hocher la tête et de me planter à côté de mon frère dans la cuisine. Il propose qu’on se lance dans une vue depuis la cuisine ;

Oui chef ! Jouons les élèves studieux et appliqués et mettons-nous au travail de suite !

Je le vois qui s’approche de la lourde table sur laquelle on dîne et je le pousse doucement. Sans même y réfléchir, je suis constamment en train de veiller au grain pour lui. Faire gaffe à tout par réflexe. C’est à moi de le protéger et de veiller sur lui, et c’est quelque chose que je me suis promis de faire bien avant que sa mère me le demande.

Laisse-moi faire. Tu vas encore faire une attaque ou te faire un claquage à un endroit où c’est normalement pas possible…

On créé enfin notre bureau de fortune, et on commence à préparer notre matériel. Steve a déjà attrapé son calepin et griffonne une esquisse de ce que ça va rendre, alors que de mon côté je mets en place les palettes avec la peinture, les gobelets d’eau, et autres.

Pendant un temps on bosse chacun de notre côté, au son du tourne disques qui crachote dans un coin de la cuisine et de nos coups de crayon sur le papier. De temps en temps je jette un coup d’œil à ce qu’il fait, et je retiens difficilement un soupir. Il est tellement plus doué que moi. Parfois j’ai juste envie de tout lâcher, de faire mécano, ou un truc du genre… mais j’aurais plus un œil sur lui comme ça…

Je lève le nez de mon calepin quand il me demande du jaune, et je lui tends la palette. On continue à travailler, tentant de définir ce que chacun va faire pour notre rendu, et le temps passe tranquillement. Sauf que, contrairement à Steve, mes capacités de concentration sont plutôt limitées. Et à partir d’un moment ça me gonfle de rester à dessiner, il faut que je fasse autre chose. Je m’agite un peu sur ma chaise, tentant de trouver quelque chose à faire, ou d’essayer d’avancer un peu. Et puis je le vois… la belle dose de rouge vermillon déposée sur un coin de la palette. Je jette un coup d’œil ou deux à Steve avant d’en prendre un peu sur le doigt. L’air de rien. J’attends une seconde ou deux, et je souris comme un gosse quand je vois qu’il se doute de rien. Et je lance mon plan diabolique.

Eh frère ?

Et quand il se retourne, mon index plein de rouge vient se poser sur le bout de son museau. Je le vois commencer à être en colère, et à froncer les sourcils, ce qui me fait éclater de rire.

Oh, t’as vraiment pas le sens de l’humour, pour quelqu’un qui ressemble à Rudolph le renne au nez rouge…

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Bucky & Steven
Je suis plutôt le genre sérieux et concentré comme étudiant, une fois que je me suis mis à la tâche, il m'en faut pas mal pour me distraire. C'est pourquoi j'enchaîne les études préparatoire, fredonnant avec plaisir la mélodie que nous crache notre vieux tourne-disque, appréciant que le bruit de nos crayons et de nos pinceaux se mélangent bien avec le rythme doux et langoureux de la chanson. C'est étrangement bien agréable que de travailler avec lui, dans cet fin d'après-midi. Je repousse doucement mes croquis, le pinceau entre les dents. J'observe avec attention mon rendu, pas complètement satisfait du résultat. C'est pas l'ambiance que je voulais. Je cherche une lumière douce et tamisé d'une fin d'après-midi et tout ce que j'obtiens c'est cette impression que le soleil est à son zénith. Je fais la moue, jetant un rapide coup d'oeil à Buck.

Ce dernier bosse toujours plus lentement que moi, certainement parce qu'il a bien moins de patience que moi. Lui en est encore à des croquis quand moi j'en suis à râler sur mes encres. J'allais lui demander son avis, mais vu son avancement, je me retiens de le faire. Je l'ai plusieurs fois entendu dire qu'il me trouve bien plus doué, ce à quoi j'ai envie de dire : non je ne le suis pas, c'est juste que j'ai plus de patience et que je prends le temps. Mais après… Qui suis-je pour juger ? Tant que cela plait aux profs c'est tout ce qui compte et franchement, ce qu'il fait n'est en rien inférieur à mon travail. Et je dois avouer ne pas trop apprécier quand il m'assure que c'est le cas. J'attrape la palette qu'il me tends, recommençant à me pencher sur ma peinture.

J'effectue mes mélanges, laissant les pigments imprégner le papier, et l'air de rien le temps passe doucement et je me replonge dans mon travail. Je sens bien Buck gigoter à mes côtés, remuant inutilement sur sa chaise, comme si il avait des vers. Il est pas possible, pire qu'un enfant il est incapable de rester tranquille plus d'une heure. Même en cours c'est ça, la dernière fois, en pleine séance de nue, voilà que monsieur en avait marre de bosser sa technique au fusain et avait décidé de discuter avec son voisin, pour le plus grand déplaisir du prof' et du modèle. Au début j'essayais bien de lui demander de faire un effort, mais j'ai bien vite compris que c'était inutile. Sans vouloir être désagréable, mon frère a autant de concentration qu'un enfant de six ans. Et encore j'ai vu des gosses capable d'être plus calme que lui. J'arque un sourcil en l'écoutant, avant de me retourner doucement pour le regarder.

"Quoi..?"

Son index vient me poser une tâche rouge sur le bout du nez. Je reste quelques secondes comme un  idiot, le regardant sans trop comprendre. Je fronce les sourcils, vaguement agacé par ce geste. Moi qui pensait qu'il avait un truc à me dire, voilà qu'en réalité ce dernier cherche juste un moyen de se distraire. Je lui jette mon plus beau regard d'étudiant contrarié.

"Sérieusement ? Tu ne penses pas qu'on a plus important à faire ?"

L'insolent ose même me rire au nez. Moi, pas le sens de l'humour ? Disons qu'avec de la peinture sur le nez, c'est bien plus compliqué. Je repose mon pinceau avant de pousser un soupir. Je me contente de le regarder un instant, avant de considérer du coin de l'oeil la palette à mes côtés. Un sourire de sale gosse se dessine doucement sur mes lèvres tandis que je trempe mes doigts dans la palette. D'un coup, je viens lui dessiner de belles peintures de sioux sur les joues.

"J'ai de l'humour vois-tu… C'est juste que je n'aime pas être dérangé pendant que je travaille, surtout pour être embêté par Lily la Tigresse en personne."

J'éclate de rire avant de mettre un peu plus de peinture sur ma paume, venant la lui plaquer sur le front.

"Attends… Te manque encore un peu de peinture par là petite squaw… 'Fin faut encore qu'on te trouve une plume à te mettre dans les cheveux… Oh tu serais belle avec tout ça…"

Je continue de rire, arrêtant presque de respirer tant je m'amuse de le voir ainsi. D'un coup, il arrive à me faire oublier que nous devons travailler sur nos rendus, préférant plutôt nous battre comme des gosses, nos rires emplissant l'appartement.


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Lun 15 Déc - 15:42

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Steve & Bucky



Je sais que je suis un grand gosse. Avec les capacités de concentration d’un grand gosse. A savoir, limitées. Pourtant j’aime dessiner, mais un temps. Au bout d’un certain moment, j’en ai marre. Ca me démange de faire autre chose, de bouger, même si c’est simplement pour prendre un livre. Et là, après une bonne heure, voire plus, disons deux vinyles, j’ai besoin de faire autre chose. Sauf que, comme ça arrive souvent, la première occasion de me distraire c’est… une bêtise. La peinture dans les palettes est trop tentante et puis Steve est beaucoup trop sérieux pour que je résiste…

Après l’avoir appelé, je lui applique une bonne couche de peinture sur le bout du nez, j’éclate de rire en voyant son air fâché, aussi intimidant qu’un chaton mouillé. Il peut avoir des mimiques tellement drôles par moments, un spectacle à lui tout seul. Mais bizarrement, je crois que si n’importe qui d’autre osait se moquer de lui, je lui casserais les dents. Parce que j’estime que moi, en tant que frère, j’ai certains droits sur lui, mais aussi le devoir de le protéger. Même si ça passe par le surveiller comme du lait sur le feu quand il cherche la bagarre pour un oui ou pour un non. Combien de fois j’ai réglé la situation d’un crochet du droit, alors que le type qui le cherchait était en train de l’esquinter, et qu’il essayait si maladroitement de se défendre ?

Je guette sa réaction, pour voir s’il va réagir à ma provocation, ou bien s’il va simplement me faire la leçon et me dire à quel point je suis un mauvais garçon, à quel point je ne suis pas sérieux, bla bla bla… Sauf que quand je le vois commencer à sourire en coin, et je sais. Je sais qu’on est partis pour faire les idiots. Il plonge ses doigts dans les restes de peinture, avant de me coller de beaux traits sur les joues. En mode sioux.

Moi ? Lily la tigresse ? Je préfère ça à Rudoph, ou Murdoch, le vieux clodo du bout de la rue ! Eh, tu crois que si j’éteins la lumière, tu brilles la nuit ?

Là où mon rire s’efface, c’est quand il me plaque une main pleine de peinture sur mon front. L’avorton est allé trop loin. Je fronce les sourcils, faussement énervé, alors que j’attrape la coupelle de noir, y trempant mes index et l’attirant contre moi pour lui dessiner le contour des yeux, comme un panda.

Mon rire redouble quand je le vois comme ça, tout simplement ridicule, et je prends le gros tube de gouache bleue, le dévissant lentement avant de le tenir comme si je voulais l’en asperger. Je sens qu’il se recule et je veux plonger vers lui, mais je sens que je perds l’équilibre, la chaise basculant en arrière, et celle de Steve part dans l’autre sens. Dans le vide. Je lâche le tube de gouache, et par réflexe, je pousse du pied les chaises pour qu’on ne retombe pas dessus, avant de glisser ma main à l’arrière du crâne de Steve histoire d’amortir sa chute.

Heureusement on ne retombe pas trop lourdement, et j’arrive à me rattraper sur mes bras, évitant d’écraser mon frère au passage.

Hey, ça va ?

Je le regarde, inquiet pendant une seconde, avant de commencer à sourire en voyant que tout va bien. Je suis à moitié vautré sur lui, mes mains à plat de chaque côté de sa tête, et je relève doucement la mienne. Je me mets à rire, des mèches de cheveux me barrant le visage, alors que je vois sa mine barbouillée de peinture, qui, au final, doit pas être mieux que la mienne.

On est cons hein ?

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Lun 15 Déc - 18:46


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Il abuse. On devrait travailler sérieusement sur notre peinture plutôt que de gâcher notre gouache à nos faire des peintures de guerre. Y'a des jours je me demande vraiment quel âge nous avons, déjà hier on se battait dans la salle de bain, se chamaillant pour une histoire de format et voilà qu'aujourd'hui on se bat simplement parce que monsieur Barnes en a marre de travailler. Je pourrais lui gueuler dessus et faire le rabat-joie, mais aujourd'hui, j'ai moi aussi envie de m'amuser. De toute façon… Au pire… On aura le temps de s'y remettre plus tard, une pause ça fait du bien, puis au pire, ce n'est qu'un peu de peinture au bout du museau, rien de plus. Je lève les yeux au ciel quand il me compare au clodo du coin.

"Je devrais t'en mettre une Bucky, t'as de la chance que je ne frappe pas les gamins."

Je me venge lui rajoutant un peu de peinture. Seulement je me fige en voyant son regard énervé. Oh. Serais-je allé trop loin ? Pendant une demi-seconde je ne dis rien, le regardant, quelque peu inquiet de sa réaction. Et celle-ci ne se fait pas attendre. Il m'attire à lui pour me badigeonner le tour des yeux de noir. Je les clos, tirant la gueule tandis que j'essaye de le repousser. Mais c'est trop tard, maintenant je dois ressembler à un panda. Et vu son rire, j'ai l'impression que ça vaut le détour. Je tire la gueule, cherchant déjà une répartie bien cinglante quand je le vois attraper le tube de bleu.

"Ah non… James Buchanan Barnes, je t'interdis d'essayer non mieux, je t'interdis même d'y penser."

Mais ça ne semble pas l'arrêter. Au contraire, il s'approche une fois de plus, essayant de me rajouter encore une tâche de plus. Je me recule, un sourire aux lèvres tandis que du bout des doigts je cherche une palette de peinture. Mais je n'arrive à rien trouver, il bascule vers moi tandis que je sens ma chaise tomber en arrière. Je retiens ma respiration avant de me retenir à la première chose qui me tombe sous la main : la chemise de Buck. Nous basculons alors tout les deux, moi en premier et lui se trouvant au-dessus de moi. Sa main se glisse dans ma nuque, comme pour essayer d'amortir ma chute. Mes doigts se crispent sur le tissu de sa chemise tandis que nous tombons.

Heureusement, le choc n'est pas violent. Je ferme les yeux m'attendant à le sentir me tomber dessus mais il arrive à se réceptionner sur ses bras. Je reste un instant sans rien dire, les yeux clos, retrouvant mon souffle, mes doigts toujours fermés sur sa chemise. J'ose le regarder à nouveau lorsqu'il me demande si je vais bien. Je hoche doucement la tête, mes épaules se détendant tandis que je relâche le tissu désormais froissé de sa chemise.

"Oui, oui… Je vais bien, plus de peur que de mal…"

Je croise son regard, soudainement bien mal à l'aise de cette proximité. Son rire tinte doucement à mes oreilles tandis que je ne cesse de passer de son regard à ses lèvres, qu'un sourire vient étirer. Mon coeur rate un battement. Merde. Voilà que ça recommence. Cette gêne subite, le coeur qui s'affole. Comme hier dans la salle de bain. J'esquisse une rire forcé, déglutissant difficilement. Bon sang Rogers, reprends-toi. C'est Buck. C'est juste Buck. Ça fait des années que vous vous chamaillez de la sorte, alors pas la peine de commencer à avoir des palpitations parce que ce dernier est… Oh gosh. Mon coeur rate un autre battement quand il ouvre une fois de plus la bouche. C'est horrible. C'est même terrible. Je ne devrais pas avoir ce genre de… ressentis pour lui. Déjà parce que c'est un homme et ensuite parce que c'est mon frère. Je n'ai pas le droit d'avoir ce genre d'envie. Déjà hier je n'aurais pas dû… Et voilà que ça recommence là. Mes yeux ne cessent de passer de ses yeux insolent à ses lèvres, mon coeur ne cesse de faire n'importe quoi. Je ne devrais pas et je ne dois pas… Et pourtant, dieu seul sait comme j'en ai envie. Furieusement envie. Juste… pour savoir. Je reste sans rien dire, les lèvres vaguement entrouvertes tandis que je le fixe, les joues déjà légèrement rougit par l'anticipation. Je ne cesse de me répéter, "fais-le et puis tant pis. T'en as envie et si tu n'oses pas, tu ne le sauras jamais…". Je prends une grande inspiration, posant mes deux main sur son col pour l'attirer jusqu'à moi, venant plaquer mes lèvres contre les siennes. Je ferme les yeux, profitant de ce premier baiser qui est comme tout les premiers de ce genre : maladroit, incertain, vaguement impatient et poussé par une pulsion. Je ferme les yeux, appréciant simplement de sentir ses lèvres contre les miennes, mon coeur semblant sur le point d'exploser, mes doigts se refermant un peu plus autour de son col de chemise.


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Lun 15 Déc - 20:43

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Et moi je frappe pas les filles, Steven Rodgers affilié Barnes !

Il tente encore de jouer au dur alors qu’il a une carrure de coton tige croisé avec un bâton de sucette. Mais en même temps, c’est peut-être aussi ça qui fait que je me suis tellement attaché à lui. Le fait que la première fois où je l’ai vu, il était en train de se faire castagner dans notre cour d’école, et que j’ai collé une droite ou deux à ceux qui lui cherchaient des noises, distribuant nez en sang et œil au beurre noir jusqu’à ce qu’ils le laissent tranquille. Une fois qu’ils se sont écartés, j’ai enfin vu un moineau ébouriffé, roulé en boule sur le sol avec les genoux et les poings écorchés. Je lui ai demandé si ça allait, il a hoché doucement la tête en me souriant, je l’ai aidé à se relever et on est devenus amis. Notre tandem si opposé et qui fonctionne tellement bien.

Tellement bien que là, pour une histoire de peinture on se retrouve à se chamailler, encore, et à vouloir tester de nouvelles couleurs pour la peau humaine, moi transformé en peau rouge et lui en une sorte de panda alcoolique.

Alors, t’as eu assez de bambous ou alors tu veux devenir un schtroumpf ?

Sauf qu’au moment où je veux le tartiner de peinture bleu électrique, je m’avance trop rapidement, perds l’équilibre, et l’entraîne dans ma chute. J’ai juste le temps de repousser les chaises du pied et de tenir la tête de Steve pour qu’il ne se cogne pas la tête trop lourdement sur le sol.

Heureusement j’arrive à prendre appui sur mes avant-bras pour ne pas m’écraser sur lui. Je risquerais de déglinguer un des seuls trucs qui marche encore chez lui…
Je me redresse doucement, me marrant comme un môme d’avoir fini comme ça, à moitié sur lui, et c’est là que… Wow. Sans l’avoir vu venir, en moins d’une seconde il… m’embrasse. Mais pas comme un baiser déposé sur la joue. Un… un vrai baiser. Un baiser… d’amoureux. De surprise, je perds presque mon appui alors qu’il s’accroche à mon col et m’attire vers lui. Avant de poser mes lèvres sur les miennes.

Je suis tellement surpris que je mets une seconde à réaliser ce qui se passe. Que ce qui est en train de se passer est bien en train de se passer. Peut-être par réflexe mes lèvres se referment un instant sur les siennes avant que je me recule un peu. Je comprends pas ce qui se passe. Il s’agrippe à moi, et m’a embrassé comme avec… désespoir. Comme avec certaines filles avec qui je suis sorti quand je leur ai dit que c’était pas possible. Le genre de baiser qui veut dire « reste avec moi ».

Je me bascule en arrière pour atterrir sur mes fesses, et me passer nerveusement la main dans les cheveux pour me recoiffer, les joues enflammées. Non mais qu’est-ce qui vient de se passer là ?

Steve qu’est-ce que… tu… Pourquoi t’as fait ça ?

Vraiment gêné, la tête en vrac, je me relève lentement et attrape un chiffon pour m’essuyer les mains.

Je… je vais m’ôter tout ça je…

Je lui tourne le dos en même temps que les talons alors que je m’approche du lavabo de la cuisine, passant les mains sous l’eau chaude et contemplant les volutes de peintures qui se dissolvent dans l’eau, n’osant pas regarder ailleurs. Ce qui vient de se passer est juste violent. Plus violent que n’importe quelle droite que j’ai pu recevoir, quel coup de poing dans les côtes. Là c’est mon esprit tout entier qui vacille. Je trempe le torchon dans l’eau pour me débarbouiller le visage, et une fois à peu près propre, je m’éclipse comme un voleur.

Je vais… bouquiner un peu. Si ça va pas tu me… tu me dis hein ?

J’entre dans ma piaule, attrape mon paquet de cigarettes et comme d’habitude, je m’en grille une, assis sur le rebord, et une jambe dans le vide.

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Lun 15 Déc - 23:30


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Pendant peut-être… quelque secondes il ne bouge pas, me rendant presque mon baiser, enfin du moins c'est ce que je me dis pour me rassurer. Mes doigts tremblent presque tandis que j'entends mon propre coeur cogner furieusement contre ma poitrine, au point que je commence à croire qu'il va me lâcher. Mais finalement, il recule, rompant ce premier baiser que j'échange avec mon frère. Il s'éloigne de moi, passant nerveusement une main dans ses cheveux, les joues certainement aussi rouges que les miennes. Pourquoi ? Parce que j'en mourrais d'envie, Buck. C'est ce que j'aimerais lui dire. Lui avouer que déjà hier j'aurais aimé l'embrasser alors que nous nous amusions tout les deux dans la salle de bain. Tout ceci pèse presque sur mon coeur, et tout ses mots débordent en moi mais aucun ne semble vouloir travers la barrière de mes lèvres. Je me contente donc de le regarder, virant de plus en plus au pivoine. Et plus je vois sa réaction, plus je regrette ce geste. J'aurais dû garder cela pour moi. Je baisse les yeux en le voyant se relever, n'essayant même pas de le retenir. Après tout, qu'est-ce que je pourrais lui dire ? Que je suis désolé ? Que je m'en veux ? Je serres les poings, réprimant un tremblement. Je suis stupide. Terriblement stupide. Je m'attendais à quoi ? A ce qu'il m'embrasse en retour ? Qu'il me prenne dans ses bras et qu'il m'avoue que pour lui aussi ça lui semblait évident depuis des années ? Allons Rogers, t'es pas une de ses midinettes avec qui il aime tant danser. Toi t'es juste son frère, le fardeau qu'il se trimbale chaque jour, la chose dont il doit prendre soin. Pas quelqu'un qu'il pourrait trouver désirable.

J'écoute l'eau couler dans le lavabo tandis que je me relève tant bien que mal, me mettant machinalement à ranger notre bureau improvisé, essayant d'occuper mon esprit, histoire qu'il ne commence pas à me plonger dans des interrogations qui me laisseraient éveillé toute la nuit. Il ne pouvait pas me rendre ce baiser de toute façon… Deux hommes qui font ça… Ce n'est pas bien, ce n'est pas normal et c'est loin d'être moral. Je devais m'attendre à ce qu'il me repousse… Et par cette fantaisie idiote, ce désir interdit, je vais le perdre. Et je m'y refuse. Il est tout ce que j'ai, sans lui… Sans lui je ne suis rien. A aucun moment je n'essaye de l'interrompre. Le visage encore couvert de peinture je trie nos dessins, poussant un soupir lorsque je regarde par la fenêtre. Faudrait que je m'y remette, histoire de ne pas perdre trop de temps… Mais le coeur n'y est plus. Je ne me retourne pas pour lui répondre, hochant simplement la tête.

"… Oui, je te le dirais…."

Chose que je ne ferais pas. Je me connais. J'ai trop honte actuellement pour simplement le regarder, alors pour aller toquer à sa porte pour lui dire que je ne vais pas bien…. Jamais. Je me débrouillerais seul. Je ne me détends que lorsque j'entends la porte de sa chambre se refermer. D'un coup je me laisse tomber sur une chaise, tremblant comme une feuille. Wow. C'est bien la première fois que je le vois dans cet état… Il ne semble même pas en colère, et pour être franc, je préférais qu'il le soit… Mais non, il semble me fuir, et c'est pire. J'essaye de retrouver mon calme, refoulant au loin une crise de panique qui ne demande qu'à s'installer. Je ferme les yeux. Suffit que je m'occupe. Que je pense à autre chose. Je regarde mes mains pleines de peinture avant d'aller à mon tour me décrasser le museau dans l'évier. Je regarde l'eau colorée disparaître dans le siphon avant de tout simplement tuer le temps en reprenant mon travail. Et c'est en me forçant à travailler, que je tue le temps.

Je repose mon pinceau, décidant qu'avec la lumière qui décline, ce n'est plus tellement la peine de continuer, autant reprendre demain. Je pousse un soupir, regardant l'heure d'un oeil discret. Presque l'heure du repas, et Buck "bouquine" toujours enfermé dans sa chambre. Je me relève, jetant un rapide coup d'oeil vers la porte close de sa chambre. Je pourrais aller le voir, m'expliquer ou tout du moins m'excuser, mais je suis lâche. Au lieu de ça je préfère aller me réfugier à  mon tour dans ma chambre. Au moment où je ferme la porte, je sens un immense poids me tomber sur la poitrine, tandis que je respire plus profondément. Je me déshabille bien rapidement avant d'aller me glisser dans mes draps, fermant les yeux en souhaitant trouver le sommeil avant qu'une crise ne me trouve.

*Quelques jours plus tard*

Voilà que depuis… l'incident diront nous, nous vivons dans un drôle de malaise. Certes nous continuons de vivre ensemble, d'aller en cours tout les deux, de rire et de parler, mais j'ai l'impression de sentir chez Buck une volonté d'imposer une distance entre nous deux… Comme si il refusait désormais que je l'approche de trop près. Pour ma part je n'avais rien changé à mes habitudes, je continuais de me lever plus tôt, de lui préparer le petit-déjeuner et depuis ce fameux jour c'est moi qui m'occupe des repas. Comme pour essayer de me faire pardonner. Comme pour essayer de lui faire oublier. Et ce jour-là n'est finalement pas si différent des autres. Un peu fatigué, j'avais passé la journée à travailler, avançant minutieusement mon rendu de peinture. Au point que je m'en étais endormis sur la table, le pinceau en main.

C'est Buck qui finit par me réveiller, s'inquiétant à son habitude pour moi, et tandis que je le rassure, je vérifie que je n'ai pas fait baver mon travail. Je pousse un soupir de soulagement en constatant que ce n'est pas le cas, avant d'aller prétexter un subit besoin d'aller prendre une douche. Mon frère essaye bien de me retenir en prétextant qu'il va s'occuper le repas, mais je balaye ça d'une excuse bancale, allant m'enfermer dans la salle d'eau, pour prendre une bonne douche, histoire de me remettre les idées au clair. Quand j'en ressors, je le retrouve attablé, en train de manger. Je me racle la gorge passant une main dans mes cheveux.

"… Je… Je vais retourner m'allonger… Je n'ai pas vraiment faim et je suis épuisé, en plus je n'ai pas faim… Alors…hum… Bonne nuit Buck."

Je n'attends pas qu'il commence à insister ou quoi, que je vais me réfugier à nouveau dans ma chambre. A force il va finir par se rendre compte que je l'esquive de plus en plus et à mon avis, il le sait déjà. Je ferme les yeux avant d'aller me rouler sous mes draps, quelque peu nauséeux, retombant dans un sommeil agité.


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Mar 16 Déc - 20:16

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Steve & Bucky


Une fois revenu dans ma piaule, j’avoue que je suis complètement largué. Je tire sur ma cigarette comme un malade, les mains qui tremblent. Je me repasse en boucle la scène qui vient juste de se passer, alors que mes doigts effleurent doucement les lèvres. Là où il m’a embrassé. Steve, mon frère. Mon petit frère. Mon meilleur ami. La personne qui compte le plus pour moi, en dehors de ma famille, et encore. Et là, là…

Je sens le vent frais du dehors frôler ma peau, et je tente de respirer profondément, observant du coin de l’œil les fenêtres illuminées, les morceaux de vie que j’arrive à apercevoir entre les rideaux entr’ouverts. Du jazz vient de l’appartement en face, et au loin j’entends les sirènes d’une ambulance qui crève la nuit. La vie normale autour de moi, alors que j’ai l’impression que rien n’est plus pareil. Steve. Steve qui m’a embrassé. J’en reviens toujours pas. Si encore on avait été bourrés, et qu’on aurait fait ça comme on aurait fait une autre de nos bêtises, ça aurait été autre chose. Mais Steve était plus que sobre quand il m’a agrippé par le col…

Je suis perdu. Tout est remis en question maintenant. Il… il est attiré par moi. Bordel. C’est mon frère ! Alors il devrait pas ! Et puis c’est…un mec ! Ma cigarette est déjà terminée et je jette le mégot dans le vide, petite luciole rouge qui brille une seconde avant de disparaître. J’en allume une autre à la suite. Je me sens même un peu… sale. Pourquoi ? Parce que tout ce qui semblait constituer notre amitié vient de s’effondrer. Depuis quand je lui plais ? Depuis quand il est attiré par moi ? Depuis quand il a eu envie de faire… ça ? Et d’autres choses ? Un frisson me parcourt à l’idée de ce que j’ai entendu des rapports entre mecs. C’est contre nature. Pas bien. Alors que Steve est le mec le plus droit et réglo que je connaisse.

Et vient l’horrible sentiment du doute. Tout ce qu’il fait pour moi, il l’a fait pour avoir mes bonnes grâces ? Pour arriver à me plaire ? Je lui faisais confiance, et peut-être tout, tout ce qu’on a partagé, il l’a fait dans le but de… non. Non c’est pas possible. C’est mon frère. Je lui confierai ma vie et je donnerai la mienne pour qu’il s’en sorte. Enfin… jusqu’à ce soir… J’attrape même une vieille bouteille de gin que je garde planquée dans un coin de ma chambre juste au cas où, et j’en bois une lampée ou deux, juste histoire de me calmer un peu les nerfs.

Au final, c’est seulement après avoir descendu un tiers de la bouteille que j’arrive enfin à m’endormir pour quelques heures.

Les jours suivants sont bizarres. Steve se fait encore plus petit que ce qu’il n’est, tente d’être le plus normal possible. Comme si rien n’avait été changé. Le petit déjeuner est prêt, c’est lui qui se charge des repas, et je m’occupe de la laverie et de la vaisselle. Mais quoi que je dise, quoi que je fasse, je me sens pas à l’aise. Comme si j’étais pas sûr de la façon dont il allait prendre ce que je dis, ou ce que je fais. Moi qui avais l’habitude de le charrier, de m’amuser avec lui, de le… toucher… j’ose plus. Bon sang mais quel bordel !

Et petit à petit je m’interroge. Est-ce que j’ai détesté ça à ce point ? Est-ce que j’ai pas aimé, même un tout petit peu, le sentir contre moi ? Et pourquoi je me suis senti obligé, dès le premier jour, de m’occuper de lui ? De veiller sur lui ? De traverser la ville pour un médecin au beau milieu de la nuit, ou pour lui chercher ses médicaments ? De rester près de lui pendant une crise jusqu’à ce qu’il se calme ? Parfois pendant des heures ? Pourquoi j’ai la boule au ventre à chaque fois que je laisse seul quand il va mal, et j’ai l’impression de respirer seulement quand lui y arrive à nouveau ? D’avoir pris un job dont il ne sait rien, juste pour être sûr qu’il pourra avoir les soins dont il a besoin ?

Jamais, je l’ai vu comme… quelqu’un dont je pouvais être attiré. C’est mon frère, mon meilleur ami. Un mec. Mais jour après jour, je me surprends à l’observer. A sourire quand je le vois tellement concentré sur son dessin. Même si j’ai toujours souri en le voyant faire ça. Une fois où deux, j’ai aussi entr’ouvert la porte de sa chambre et je l’ai regardé dormir pendant quelques instants. . Je sais plus où j’en suis. Je passe de longues heures à fumer, me repassant en boucle cette scène, ce baiser. Oui ou non ? Pourquoi ou pourquoi pas ? Je fais enfin une pause dans mes réflexions pour aller manger un morceau. C’est vrai qu’avec tout ça, j’avais du mal à être trop près de lui, et j’ai passé plus de temps seul dans ma chambre. Je souris quand je le vois endormi sur son bureau. Je m’approche et touche doucement son épaule pour le réveiller.

Hey… Je crois que t’as besoin de faire une pause là. Va te doucher, ça te fera du bien…

En une seconde, sans même y réfléchir, j’ai repris le rôle du grand frère protecteur que j’ai pas quitté depuis les bancs de l’école. Comme si c’était trop normal pour que je puisse agir différemment. Quitter ce besoin de tout le temps le protéger. Veiller sur lui. Je le suis du regard alors qu’il file vers la salle de bains, et je m’active pour le dîner. Allez, soyons fous, je fais bouillir une casserole d’eau et je fais cuire des pâtes, attrapant un peu de bacon et de fromage pour accompagner le tout. Je termine de servir deux assiettes quand j’entends la porte s’ouvrir.

Je t’ai… ah…ok. Je te laisse une part si tu veux manger… enfin… plus tard…

Il m’évite, et je peux le comprendre. J’ai aussi tenté de l’esquiver après ce qui s’est passé, et j’ai la désagréable impression qu’il m’en veut. Ou que je l’ai blessé. La première fois de ma vie que je vois ça dans ses yeux, envers moi, et ça me tue. Je veux pas. Je peux pas perdre ce qu’on a. Notre amitié. Le fait de plus l’avoir près de moi. Est-ce que ça veut dire quelque chose ? Que je sois tellement chamboulé rien qu’en voyant qu’il me repousse ou qu’il ne veut plus être près de moi ? Me priver de quelque chose qui a été évident tellement d’années ?

Je termine de manger en silence, déposant la vaisselle dans l’évier, et je suis sur le point de rentrer dans ma chambre quand je m’arrête. Oh et puis merde. Mon cœur se met à tambouriner dans ma poitrine alors que je pousse celle de Steve, qui grince doucement. Je le vois qui se redresse dans son lit, alors que je m’approche lentement. Je sens les ressorts gémir quand je m’assieds près de lui, et je pose mon doigt sur ses lèvres quand je l’entends commencer à parler. Ne dis rien, sinon tout pourrait se briser. Et le peu de courage que j’ai réuni pour venir pourrait s’envoler.

Pendant une seconde je le regarde. Lui mon frère. Mon meilleur ami. Et je murmure doucement

Il…faut que je sache…

Avant de poser ma main sur sa joue, et de me pencher vers lui pour déposer un léger baiser sur ses lèvres, aussi intimidé que la première fois où j’ai embrassé une fille.


       
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Bucky & Steven
Un bras sous l'oreiller et la couverture bien remonté jusqu'au nez, j'essaye de trouver le sommeil. Chose qui est compliqué. Je ne cesse de me tourmenter à propos de ce… baiser. Voilà plusieurs que je l'ai embrassé, dans un geste presque désespéré. Une pulsion à laquelle j'avais cédé sur un coup de tête. Et depuis j'avais la désagréable impression que j'ai détruit tout ce qu'il y avait entre moi et Bucky. Qu'à cause de cette envie stupide j'avais foutu en l'air tout ce que nous partagions. Et je m'en veux. Terriblement. Chaque jours je me dis que j'aurais mieux fait de ne rien faire et de ravaler tout ça, comme d'habitude. Mais non, il avait fallut que je vienne lui prendre ce baiser… Que je vienne chercher de force ses lèvres, simplement parce que je nourrissais quelques inavoués sentiments. Je m'enroule un peu plus dans mes draps, fermant les yeux. Je suis en train de perdre Bucky à cause de mon geste stupide. Il est tout ce que j'ai et plutôt que de faire attention à lui, dans un élan égoïste, je vais tout perdre. Et ça me glace le sang. Si lui n'est plus là pour moi… Qui sera là pour veiller sur moi ? Qui ira courir les rues pour quelques médicaments ? Qui passera ses nuits à mon chevet, simplement pour être sûr que ma crise d'asthme se décide à passer ? La triste vérité c'est que personne ne le fera à part lui. Personne ne s'encombrera du fardeau que je suis. Personne.

Alors certes, rien que dans son comportement de cet après-midi, je sens bien qu'il prend toujours son rôle de grand frère à coeur mais cette gêne, cette distance entre nous. C'est étrange, c'es comme si on s'évitait tout les deux, n'osant plus se retrouver l'un avec l'autre comme avant. Lui je pense que c'est certainement parce qu'il m'en veut ou pire parce que je le révulse, mais moi… C'est simplement parce que j'ai peur d'affronter son regard. J'ai peur d'y voir quelque chose qui pourrait me blesser. Alors je préfère l'éviter… Parce que pour moi… Ce baiser… Je le voulais. J'en avais terriblement envie… Un soupire m'échappe tandis que j'essaye de penser à autre chose, respirant calmement pour tenter de faire partir l'immense poids qui pèse sur mon coeur. Mais au moment où je réussis presque à glisser dans les affres du sommeil, voilà que j'entends la porte de ma chambre grincer. Je sursaute, rouvrant d'un coup les yeux avant de me relever, prenant appui sur mes coudes, pour me retrouver face à Bucky.

Il s'approche lentement, ne disant rien, ce qui n'est pas sans me foutre gentiment la trouille. Qu'est-ce qu'il a ? Il veut m'annoncer une mauvaise nouvelle ou quoi ? Mon coeur s'emballe quelque peu tandis que je ne cesse de le regarder. C'est étrange, il semblait sur le point d'aller se coucher lui aussi, vu le pantalon de pyjama qu'il porte. Les ressors du matelas grince de douleur lorsqu'il vient s'assoir à mes côtés, ses yeux cherchant les miens. Je frissonne de plus en plus inquiet par son comportement. Qu'est-ce qu'il lui prend ? D'habitude il est moins silencieux, là j'ai l'impression qu'il va m'annoncer la mort de quelqu'un… Et je ne plaisant qu'à moitié. Je déglutis difficilement avant de me décider à percer ce silence abrutissant.

"Quelque cho-"

Je n'ai pas le temps d'en dire plus qu'il pose un doigt sur mes lèvres pour me faire taire. Je tressaille, de plus en plus inquiet. Mais qu'est-ce qu'il me fait ? Bordel Buck, explique-moi. Il murmure à son tour. Qu'il sache ? Que veut-il savoir ? Si j'étais sincère ? Bien sûr, mais je n'aurais pas le courage de lui avouer. Mon regard ne cesse de passer de ses yeux au fond des quels j'essaye d'y trouver les réponses à mes questions et ses lèvres que j'aimerais sentir à nouveau contre les miennes. Sa main se pose doucement sur ma joue et je frissonne. Il se penche vers moi et vient poser sur mes lèvres un léger baiser.

Je reste une seconde sans trop savoir quoi faire, bien surpris par ce geste, surtout venant de lui. Mon coeur sursaute tandis que je sens un frisson d'un autre genre me parcourir l'échine. Je ferme doucement les yeux, pressant mes lèvres un peu plus contre les siennes. De quoi veut-il être sûr ? Du fait que cela lui a plu ou au contraire que cela l'a profondément et réellement dégouté ? Je ne sais pas, et à ce stade je ne suis pas sûr de vouloir savoir. Je veux simplement profiter de le sentir à nouveau si proche de moi. Comme avant. Juste pour sentir l'odeur de ses cigarettes sur sa peau tiède. Peut-être que mon baiser transpire une fois de plus un désespoir apparent, mais je m'en fous. Tout ce que je veux qu'il sache, c'est que j'ai désespérément besoin de lui, qu'il est tout ce que j'ai et surtout… Que je veux qu'il reste avec moi.

Je n'ose passer mes bras autour de son cou, ni même me rapprocher, de peur de briser ce fragile baiser que nous échangeons. Mais au bout d'un moment, il le rompt et à contre-coeur je le laisse partir, levant doucement les yeux vers lui. J'ai envie de lui poser la question. De lui demander ce qu'il en est. J'entrouvre les lèvres mais me ravise bien vite. Que pourrais-je lui dire ? Rien. Je cherche désespérément à croiser son regard, espérant qu'il réponde enfin à mes interrogations silencieuses. Je frémis, ma respiration se faisant légèrement plus courte. L'angoisse me serre doucement la gorge au fur et à mesure que les secondes s'égrènent. Je veux juste savoir une chose Buck, dis-moi simplement si je t'ai perdu ou non.


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Mer 17 Déc - 20:05

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Steve & Bucky


J’ai autant la trouille que la première fois où je suis entré dans une chambre avec une fille. Je me rappelle encore de son nom. Sally Andrews. C’était un peu maladroit, un peu rapide aussi, et je me rappelle surtout de la trouille d’enfer que j’avais eue, même si j’en ai rien montré. Eh, j’avais une réputation à tenir, alors je l’ai joué gros dur, en mode « Ouais ouais je l’ai déjà fait plein de fois, t’inquiètes ma belle… ». Tu parles. Depuis, j’ai pris du galon, et pas qu’un peu. Les filles me demandent et me redemandent, mais là… je me retrouve aussi paumé qu’au premier jour. A me glisser en douce dans la chambre de Steve comme je l’avais déjà fait chez certaines de mes petites copines, en passant par la fenêtre.

Je le fais se taire, posant mon index sur ses lèvres alors que je m’assieds près de lui. J’en reviens pas de ce que je suis en train de faire. J’en reviens pas d’être là, comme ça, autrement que pour le surveiller parce qu’il va mal. Je viens prendre quelque chose que je ne me serais jamais imaginé. Un baiser. Un baiser de mon frère. D’un mec. Bordel Buck tu fous quoi ? Mais tout ça me taraude beaucoup trop et je dois régler ça. Savoir si ça m’a plu, ou pas. Et ensuite… on verra.

Je le sens perdu, paniqué en face de moi, me regardant sans comprendre ce que je fais ici, et le regard inquiet. Jamais, jamais je veux le voir me regarder avec crainte. Je veux être la dernière personne au monde de qui il pourrait avoir peur… Alors, avant même d’y réfléchir, ma main se pose sur sa joue, et je me penche vers lui. Mes lèvres caressent lentement les siennes, et je me surprends à constater que ses lèvres sont douces. Et qu’en fait, c’est comme embrasser une fille… Je sais pas, je m’attendais à…autre chose venant d’un…mec.

Mon cœur s’emballe alors que je continue, et je commence à glisser ma langue entre ses lèvres. Et je l’embrasse comme j’embrasserais une fille dont c’est le premier baiser. C’est doux, un peu maladroit, mais je le guide sans même m’en rendre compte. Je me retiens de sourire alors que je sens le goût du dentifrice à la menthe qu’on utilise. Pourtant j’aime ça… Et je crois que je suis plus délicat que je l’ai jamais été. Je me rapproche un peu de lui, alors que ma main vient glisser dans sa nuque, et que l’autre se pose dans son dos pour le garder contre moi. Et je recule mon visage, pour le regarder, pendant un instant. Mon frère. Il est là, tellement inquiet, son regard adorable de chaton mouillé. Alors je souris, bêtement, et je me repenche vers lui, le rapprochant encore plus.

Les secondes, les minutes passent, tranquilles, avec aucun autre bruit que nos deux respirations qui se calment petit à petit. Steve commence à prendre le rythme, à suivre les mouvements de ma langue. Ma main se détache de son dos pour le caresser lentement. J’avais jamais remarqué à quel point sa peau est douce. C’est drôle, à sa façon d’embrasser, à son gabarit, j’ai l’impression d’avoir une fille entre mes bras. Le genre de fille qu’on croit en porcelaine, et qu’on a toujours peur de casser. Après de longues minutes je me détache doucement de ses lèvres et je souris, mon front contre le sien.

Je…je crois que j’aime bien ça…

     
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Jeu 18 Déc - 2:01


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J'ai presque l'impression de rêver, tout semble si… enfin…. trop parfait. Il est là, assis sur mon lit, une main sur ma joue et il m'embrasse. Bien sûr je ne dis pas que cela me dérange, au contraire, puisque j'avais longuement nourris quelques espoirs que cela se produise réellement un jour… Alors oui j'apprécie, mais j'ai peur que tout cela ne soit qu'une blague cruelle du destin, un rêve qui semble tellement réel que je me laisse emporter par l'illusion. Pourtant sa main contre ma joue et ses lèvres sur les miennes semblent si réel… Mais tout doutes s'envolent lorsque je sens sa langue se glisser doucement entre mes lèvres, venant chercher la mienne. Mon coeur s'affole. Oh… Oh… Tout devient subitement maladroit, comme le sont tout les premiers baisers. Timidement, j'essaye de suivre la sienne, mon coeur cognant doucement dans ma poitrine. Sa main glisse de ma joue à ma nuque tandis que l'autre vient se poser dans mon dos, simplement pour m'empêcher de m'éloigner. Comme si j'allais essayer de fuir ce que je désirais depuis si longtemps.

Lentement il se recule rompant notre baiser tandis que je lève les yeux vers lui, rongé par une inquiétude vicieuse. J'ai peur qu'il me dise que cela le dégoûte, pire que je le dégoûte et que plus jamais, au grand jamais, nous ne devons recommencer. Je panique à l'idée qu'il puisse seulement me repousser et recommencer à m'éviter, car je ne pourrais pas le supporter. Ce serait insoutenable de le voir à nouveau s'éloigner de moi. A-t-il seulement conscience que je n'ai que lui ? Que sans lui à mes côtés, je ne suis rien ? Parfois j'en doute. Il ne se rend pas compte à quel point il compte pour moi, à quel point j'ai besoin de lui. Et par moment, je m'en veux d'être aussi dépendant…

À ma grande surprise un sourire lui échappe. Je le regarde sans trop comprendre, mais je me retrouve bien vite interrompu dans mes interrogations par ce nouveau baiser qu'il vient m'offrir. L'air de rien il m'attire un peu plus contre lui, au point que, de peur de le voir disparaitre, je viens passer mes bras autour de son cou. Je ferme les yeux, quelque peu rassuré, caressant timidement du bout des doigts sa peau, la découvrant d'une tout autre façon. Les minutes passent tandis que le seul bruit de nos souffles qui se mélangent vient déranger le silence de cette nuit. Je frissonne lorsque que sa main quitte mon dos pour se perdre sur le reste de mon corps, effleurant ma peau dans une tendresse qui me donne l'impression d'être une femme entre ses bras. Un être fragile qu'il a presque peur de serrer contre lui, sous peine de me blesser. Lentement je perds cette angoisse, laissant une certaine assurance prendre le dessus. J'ose passer mes doigts dans ses cheveux, caresser sa peau, tandis que ma langue suit plus aisément les mouvements de la sienne. De longues minutes s'écoulent avant que le baiser ne cesse à son tour. Il pose son front contre le mien, un sourire aux lèvres. Il croit aimer ça… D'une certaine façon ça me rassure. J'esquisse un demi-sourire, mes deux mains toujours posées sur sa nuque. Je passe lentement ma langue sur mes lèvres, craignant toujours tout de même qu'il disparaisse et qu'il me laisse seul. Je n'ose lui dire que pour ma part, je suis sûr d'aimer ça, malgré le fait que ce soit…. Buck quoi. Mon frère. Et pourtant… J'aime être contre lui, j'aime quand il m'embrasse. Alors oui, j'ai envie de le garder avec moi, ce soir. Je baisse légèrement les yeux, murmurant doucement.

"Alors… Si-si tu aimes bien ça…. Tu… ne voudrais pas rester avec moi… ce soir ?"

Mes doigts jouent nerveusement avec ses cheveux. J'ai l'impression de lui demander l'impossible alors tout ce que je veux c'est simplement passer la nuit, niché au creux de ses bras, comme l'une de ses demoiselles. Parce qu'il m'a manqué, parce que ça me tuait de le savoir si loin de moi...


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Jeu 18 Déc - 9:45

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Steve & Bucky


Je m’emballe, un peu, quand je viens l’embrasser de nouveau, doucement, très doucement. C’est Steve. Mon frère. Mon petit frère fragile. Et sans même réfléchir, encore et toujours, je veille sur lui. Je fais attention à tout, à ne pas le blesser, parce que je ne me le pardonnerai pas. Je supporterai pas de le voir souffrir à cause de moi. Impossible. Après tout, j’ai promis, et il ne s’imagine même pas à quel point cette promesse compte.

Mon cœur bat plus vite quand je le sens venir se glisser contre moi, un peu plus près, sa peau fraîche contre la mienne. Et je le rapproche encore, pour le réchauffer. Manquerait plus qu’il tombe malade à cause de moi… Ses mains viennent timidement se nouer autour de mon cou alors qu’il revient m’embrasser. Et ses doigts m’effleurent doucement. Comme certaines filles avec qui j’ai passé la nuit. Sauf que…là, tout est différent. Des filles, il y en a eu plein. Elles sont venues, elles sont passées. Je me rappelle même pas du prénom de certaines. Là… c’est Steve. Mon Steve. Et je crois que je m’arracherais le cœur plutôt que de jouer au con avec lui et ses sentiments.

Parce qu’il m’aime. C’est dur à avaler, quand même. Il m’aime. Mais il est sincère. Ca se sent dans ses baisers, dans ses caresses timides. Je me retiens de sourire quand je me rappelle de son surnom de l’autre soir, « princesse ». Ce soir il en est une. Timide, fragile, frêle. Sa main s’égare dans mes cheveux, maladroitement, mais qui pour lui doit être un sacré sursaut de courage. Je sais pas ce qui se passe. Pourquoi, petit à petit, ça me semble presque…normal. Un peu comme…d’habitude, mais différemment.

Enfin je m’arrête, je le regarde en souriant, et je lui avoue que… c’était bien. Que j’ai aimé. Oui. Moi, James Buchanan Barnes, j’ai aimé embrasser mon meilleur ami. Et j’aime le tenir dans mes bras. Même si c’est juste mettre un coup de pied à tout… tout ce que je crois. Tout se bouscule encore, mais… j’y vois un peu plus clair. Pour l’instant. Parce que même si certaines choses deviennent plus claires, d’autres viennent se bousculer. Qu’est-ce qui va se passer, maintenant ? Si…si les choses continuent… comment on va faire ? C’est comment d’être…avec un homme ?

Je sors de mes réflexions quand la voix timide de Steve s’élève dans ma chambre alors qu’il est toujours contre moi. Je hoche doucement la tête, un peu angoissé en l’entendant, mais mon sourire n’a quand même pas disparu.

Ouais… ouais d’accord je… si tu veux…

Pour la première fois depuis des années, je suis à nouveau perdu par rapport à la suite des événements. Il entend quoi par « rester » ? Juste qu’on dorme dans le même lit, même quand on avait dix ans ? Ou…autre chose ? Mais en le regardant, en le sentant contre moi, juste comme un gosse qui a besoin d’être rassuré, mon angoisse s’envole un peu. Après tout, c’est Steve…

Pousse-toi princesse !

Je m’allonge sur son lit une place, me collant contre le mur pour lui laisser assez de place à côté de moi. Je sursaute quand il me demande de le prendre dans mes bras, et j’hésite une seconde avant de sentir sa tête se poser sur mon torse, et que mon bras vient se glisser autour de sa taille pour le garder contre moi. C’est assez bizarre, vu qu’on n’a jamais été… comme ça. Ensemble. Mais au bout de quelques secondes ma main se pose calmement sur sa peau, et l’autre dans ses cheveux. Presque comme si c’était…normal finalement. Enfin, pas encore tout à fait mais j’ai le sentiment que… ça le sera. Bientôt.

Je ferme les yeux, libéré d’un poids et je m’endors en écoutant Steve respirer contre moi.      
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Jeu 18 Déc - 16:36


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Il accepte. Mon coeur rate un battement tandis que, soulagé, je lui adresse un demi-sourire. Moi qui avait peur qu'il parte à nouveau, qu'il se décide à retourner s'enfermer dans sa chambre sans rien me dire… Mais il a aimé ça, peut-être pas autant que moi, mais à la limite, ce n'est pas important. Tout ce qui compte c'est qu'il accepte d'être avec moi ce soir. Ce n'est pas la première fois qu'on dort ensemble… Plus jeune on passait des étés à dormir tout les deux, se racontant des histoires de fantômes en dévorant des sucreries avant de s'écrouler, assommé par la fatigue. Mais là… C'est différent non ? Enfin… L'est-ce ? Certes nous nous sommes embrassés mais est-ce que cela change quelque chose entre nous ? Je ne sais pas, et pour être franc, j'ai bien trop peur de lui poser la question. je rigole doucement doucement à sa remarque, lui faisant de la place pour qu'il puisse s'installer à sa guise… Après tout ce n'est pas moi qui prends le plus de place.

"Princesse ? T'exagères pas un peu ?"

Il s'allonge contre le mur, le laissant la place de m'allonger à côté de lui. Je m'exécute, sans rien dire, cachant ma déception. Ouais comme quand on était gosse… Rien n'a changé alors… Je voulais simplement être entre ses bras… Le sentir contre moi et tout… Je triture les draps du bout des doigts, continuant de rosir comme une demoiselle.

"… Je… Je peux… Enfin… Tu… Tu ne veux pas me prendre dans tes bras ?"


Ma voix n'est qu'un tout petit murmure timide. J'ai peur qu'il refuse en fait, mais il n'hésite qu'un instant avant d'accepter. Lentement je viens poser ma tête sur son torse, de façon à ce que je puisse entendre son coeur battre tout contre mon oreille. Je retiens presque mon souffle avant de me calmer au moment où il passe son bras autour de ma taille. Je ferme les yeux en sentant ses doigts caresser doucement ma peau dans un geste rassurant tandis que des doigts se glissent doucement dans mes cheveux. Un sourire m'échappe tandis que je soupire doucement. L'air de rien je me laisse doucement bercer par les battements lents et régulier de son coeur, glissant lentement dans l'inconscience, réchauffé par la tiédeur de sa peau.

*le lendemain matin*

J'émerge finalement, à la lumière du soleil qui filtre doucement au travers de mes volets. Je me frottes les yeux, la tête toujours posé sur son torse. Je le regarde dormir, un sourire aux lèvres. Je reste quelques secondes sans bouger avant de finalement quitter à regret ses bras pour attraper de quoi m'habiller. Ça toujours été comme ça, je me lève avant lui et je m'occupe de préparer le petit-déjeuner, c'est le moins que je puisse faire après tout… Vu que lui doit s'occuper d'à peu près tout le reste.

Une fois frais et dans une chemise propre, je prends le temps de descendre jusqu'au rez-de-chaussée, histoire de récupérer le courrier. Et comme tout les matins, je croise la voisine du dessus, une cinquantenaire bien tassée qui a toujours quelques attentions pour moi, toujours à me demander comment je vais, si nous avons ce qu'il nous faut… Mais surtout, c'est elle qui me donne presque tout les matins un exemplaire du journal… Soit-disant qu'elle en reçoit toujours un en trop et que ne sachant pas quoi en faire, c'est plus simple de me le donner. Alors comme chaque matin, je récupère un exemplaire du journal la remerciant chaudement avant de remonter. Je crois que tout les locataires du coin me connaissant, enfin en tout cas, ils sont tous au courant de notre petit duo : les deux étudiants fauchés dont l'un a une santé plus que… incertaine. Alors étrangement, pas mal d'entre eux nous ont pris en affection. Par exemple, le mec du 3eme étage nous laisse utiliser de son téléphone lorsque Buck doit aller appeler le médecin en urgence… Le couple du premier m'aide pour la lessive lorsque c'est mon tour de la faire, pliant les draps avec moi. Et c'est ce genre de petites attentions qui rendent notre quotidien un peu plus simple…

Je pose le journal sur la table de la cuisine tandis que je m'occupe du petit-déjeuner, préparant des oeufs brouillés avec un peu de bacon. Je fais griller quelques toasts que je saupoudre cannelle. Je sers deux verres de jus d'orange et fais chauffer un peu de café pour Buck. Et pendant que tout ceci chauffe, j'attends que ma marmotte de colocataire se décide à émerger… Même si étrangement, j'appréhende un peu cela… Simplement parce que je ne sais pas ce que notre baiser d'hier soir a changé… Comment devenons-nous nous considérer ? Et surtout… Comment nous comporter l'un avec l'autre ? Comme des frères ? Des amants ? Je ne sais pas et c'est ce doute qui me file une crampe d'estomac, au point que je me demande si je n'ai pas avalé une nuée de papillons.


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Dim 21 Déc - 23:21

First Class




Steve & Bucky


C’est bizarre, sur le moment, d’avoir Steve comme ça, avec moi, dans le même lit. Et encore plus quand il me demande d’une toute petite voix de le prendre dans mes bras. Ouais… c’est pas vraiment le truc qui me rend le plus à l’aise, surtout que je l’ai jamais fait avant ce soir. Et pourtant rien qu’à l’entendre, je peux pas refuser. Parce que je sens que… ça compte pour lui. Et j’ai pas envie de le décevoir en refusant. Alors je l’attire contre moi, passe son bras autour de sa taille et glisse mes doigts dans ses cheveux. Au final…c’est un peu comme avec certaines filles avec qui j’ai passé la nuit… même si ses cheveux sont moins longs, et qu’à la place d’une douce poitrine il y a juste un torse gringalet.

J’ouvre les yeux, et je grimace en constatant que je suis pas dans mon lit. Ouh… qu’est-ce que j’ai encore bien pu faire hier soir moi ? J’ai éclusé quelques pintes de trop ? Oh Dieu, priez seulement pour qu’elle soit pas trop moche, et pour que je puisse m’en tirer rapidement. Mieux, sans qu’elle me voie. Non mais… non mais attends… ce pieu… mais je suis dans la chambre de Steve ! Qu’est-ce que… Oh. Oh oui. Oh je me souviens maintenant. Hier soir. Cette fameuse nuit où… alors ça s’est… vraiment passé. Et on dirait qu’il y en a eu des regrets vu qu’il a déserté les lieux. Je me redresse lentement et me frotte les cheveux, mal à l’aise. Pourquoi est-ce qu’il s’est barré ? C’était lui qui…est venu m’embrasser il y a quelques jours. Lui qui m’a demandé de passer la nuit près de lui et de me prendre dans mes bras. Alors pourquoi est-ce qu’il est pas là ? Je rejette les couvertures et m’extirpe du lit.

Je passe la tête dans le couloir et je soupire de soulagement en entendant du bruit venant de la cuisine. Au moins il est encore dans l’appartement… Je m’avance à petits pas et entre dans la cuisine. Un peu perdu, je l’avoue. Je ne sais pas du tout comment réagir. Déjà parce qu’en général, je ne reste jamais jusqu’au matin, et ensuite parce que c’est…Steve. Steve mon frère que j’ai…embrassé. Qui a dormi dans mes bras. Heureusement, tout est… normal. Je veux dire, tout est comme d’habitude. Le petit déjeuner est servi, Steve me tourne le dos, face à la cuisinière, en  train de faire cuire je ne sais quoi qui sent super bon. Je me laisse retomber sur la chaise et jette un œil au festin.

Hey frangin… T’as…bien dormi ?

Je me suis simplement assis. J’avoue que je ne sais pas quoi faire. Comment… comment lui dire bonjour ? Le truc tout bête ? J’attrape ma tasse de café et j’en bois une gorgée avant de la reposer sur le bois.

Merci pour le petit déj... J’ai une faim de loup ce matin…

Ok. Euh… là il faudrait que je trouve un sujet de conversation. Sur le coup je vois pas. Mais vraiment pas. Alors que d’habitude on est de vraies concierges. J’inspire avant de me lancer.

Eh euh… t’as prévu quoi aujourd’hui ? Tu veux qu’on…bosse sur notre peinture ?

Je bloque. Vu comment les choses ont évolué la dernière fois, j’ai peur qu’il prenne ça comme une invitation à ce que… ça dégénère. Enfin, que je propose autre chose que de la peinture.  Oh merde. Je tente maladroitement de me dépêtrer.

Ouais, je crois que le rendu est bientôt non ? Enfin c’est… comme tu veux. Sinon j’irai descendre le linge ou…

Je me mords la lèvre. Je suis en train de me rendre totalement ridicule, alors je préfère me taire et finir ma tasse de café avant d’attendre que Steve ait fini de cuisiner pour attaquer le déjeuner.
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