Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Lone Wolf (Loup garou 3.0)

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Messages : 691
Date d'inscription : 26/11/2014
Sam 28 Jan - 15:55

Lone Wolf
There is no songs for the lonely and broken ones.

Nous ne savons plus le jour qu'il est. Nous ne savons plus qui Lucy est, ni même Papa ou Maman. Nous savons juste que cela fait longtemps que nous sommes ici. Très longtemps. Nous savons que la chaîne autour de notre cou fait mal, qu'elle nous blesse, qu'elle nous entrave et nous fait gémir quand nous tirons dessus. Nous savons qu'il fait tout le temps nuit ici et que si au début cet endroit sentait le métal et la graisse, il y règne désormais une odeur d'urine, de transpiration et de pourri. Nous savons que nous devons être seuls, sans cesse pour le bien des autres et pour le reste… Nous ne savons rien.

Nous sommes ignorants mais effrayés. Ils nous laissent croupir ici, disant que c'est pour le mieux, le temps qu'on arrive à nous sauver. Mais de quoi ? Ils ne veulent pas nous le dire… Ils ne nous disent rien de toute façon. Ils se contentent de nous jeter de la viande et de nous abreuver à l'aide du tuyau d'arrosage, mais c'est tout. Ils ne nous parlent pas, sauf pour nous appeler James, et jamais ils ne vient desserrer la chaîne autour de notre cou. Ils viennent pas pour nous, mais pour s'assurer que nous ne mourrons pas, comme si nous étions important, ou plutôt, comme si nous l'avions été un jour. Car nous avons dû l'être, pas vrai ? L'un de nous, a dû un jour être important pour nos deux geôliers, sinon, ils nous auraient déjà tués ou du moins, auraient arrêtés de nous nourrir. Mais nous ne savons plus. Tout ce dont nous sommes sûr, c'est que la chaîne devient de plus en plus difficile à supporter. Nous portons une patte à notre cou, sentant sous nos doigts difformes et terminé d'une griffe acérée les cicatrices que nous avons appris à savoir nôtres… Car nous nous sommes vus, une fois, dans le reflet de l'eau qui croupissait sous notre nez… Nous savons que nous avons un visage caché par de longues mèches de cheveux brunes, nous avons vus les cicatrices qui déforment nos lèvres et notre joue gauche, remontant jusqu'à notre oreille… Et nous avons constatés notre propre laideur… Nos yeux dorées et nos crocs qui déforment notre mâchoire… Nous nous souvenons avoir pleuré en voyant ce que nous étions devenus, comme si nous regrettions ce que nous étions avant… Un être qui ne devait pas avoir les membres difformes que nous avons et le ventre aussi creusé que nous… Une créature qui ne devait pas avoir de queue ou de griffes… Et qui ne devait pas sans cesse se tordre sous la douleur de ses articulations incertaines et sans cesse en pleines transformations… Peut-être ce que nous étions avant souffrait moins et savait qui il était. Peut-être que lui était capable de produire de vrais mots et non des sons comme nous… Peut-être que lui ressemblait plus à ceux qui nous nourrissent… Peut-être.

Nous entendons du bruit venir d'en-haut, mais personne ne vient pour nous. Ils sont déjà passés, comme en témoigne le vieil os que nous avons rongés pour tromper l'ennuie et la faim. Ils ne nous donnent jamais assez, alors pour ne pas en venir à se ronger la patte, nous mâchonnons sans cesse les mêmes os, dans l'espoir de faire taire notre faim quand nous ne dormons pas. Nous levons le museau vers le haut, humant frénétiquement l'air dans l'espoir de capter un changement mais rien. Nous les sentons eux, nous nous sentons et c'est tout. Un jour, un inconnu était venu. Un Logan qui se disait être comme nous… Mais il ne l'était pas. Il était différent et c'est pour ça que nous l'avions attaqué. Qu'à son cou nous nous étions jeté, furieux d'avoir été insulté et traité de monstruosité qui ne pouvait plus durer. Nous avions trouvés cela injuste de sa par d'ainsi nous réduire au rang d'abomination quand tout ce que nous voulions était de survivre et d'exister. Nous voulons juste être libre et être plus qu'une pauvre chose à qui on lance de la nourriture de temps à autre pour ne pas la voir mourir au fond de la pièce sombre dans laquelle on la garde captive. Nous voulions avoir notre droit à vivre et l'inconnu venait nous dire que nous ne pouvions. Il méritait de voir nos crocs tenter de se planter dans sa chair de traître…  Lui qui disait en plus nous connaître, répétant sans cesse des mots qui n'avaient aucun sens pour nous. Il parlait de l'hôpital, de notre discussions et de l'attaque… Mais nous ne comprenions pas. Ça n'avait pas de sens. Alors nous l'avons chassé. Et maintenant, nous sommes seuls.

Un soupir nous échappe, long et ennuyé. Notre estomac grogne mais incapable de le calmer, nous décidons de ramper et de nous rouler en boule dans un coin encore sec de notre prison, un endroit où le sol n'est pas encore trop imbibé d'urine ou de saletés. Un endroit relativement sec où nous nous roulons en boule avant de chercher le sommeil, malgré la douleur dans nos articulation qui sans cesse nous fait gémir, au même titre que cette chaîne sur laquelle nous tirons sans cesse. Nos griffes crissent un peu contre le béton et après ce qui nous semble être des heures, nous sombrons enfin dans un sommeil léger.

"Eh, James ?"

Je sursaute à moitié, mes livres de trigonométrie encore mains, alors que Lucy, ma charmante partenaire de biologie vient papillonner des cils à mes côtés, me glissant un regard qui me fait rougir et sourire comme le grand abruti que je suis. Gêné au possible, et caché derrière mes cheveux un peu long et rendu gras par les affres de l'adolescence, je lève timidement les yeux vers celle que je contemple parfois pendant les cours ou durant ses entraînements avec le reste des cheerladers. Elle que je prends souvent en photo pour le journal de l'école et qui là, en cette soirée, vient m'adresser la parole. Mon coeur rate un battement, voir deux, et tandis qu'elle reprend d'une voix douce, je fourre mes livres dans mon sac.

"Je me disais… Je sais que…" Elle marque une pause, se mord la lèvre alors que mes doigts tremblent autour de la fermeture de mon sac à dos. "Tu rentres souvent à pieds pas vrai ? Enfin je veux dire… T'as pas de voiture tu sais…" Elle rit. Je baisse un peu plus la tête, presque blessé qu'elle me rappelle que contrairement à elle, j'ai pas des parents qui peuvent m'offrir une voiture de sport toute neuve à l'obtention de mon permis, mais plus le genre à me dire que je pourrais travailler un peu pendant les vacances pour me faire deux trois sous et ainsi commencer à économiser pour une vieille bagnole d'occasion. Je fronce légèrement les sourcils, ne pouvant ignorer le pincement que j'ai au coeur en réalisant qu'à force d'avoir fantasmé sur elle, je lui ai prêté un caractère qui n'est pas le sien, et que contrairement à ce que j'ai longuement imaginé, elle n'a rien de la fille super charmante qui pourrait avoir envie de sortir avec moi, mais tout de la garce qui comme les autres de son espèce va me dire que je suis juste un raté qui devrait s'effacer pour lui faire de la place dans le couloir quand elle veut passer. Je l'entends se racler la gorge et capte du coin de l'oeil une amorce de geste pour replacer une mèche de cheveux, mais me refuse à lui répondre, préférant me plonge dans un profond mutisme tandis qu'elle balbutie à moitié. "En fait… Je passe souvent devant chez toi et à chaque fois… J'te vois souvent rentrer tout seul et je me dis, genre pour une fois… Je pourrais te ramener, tu vois ? C'est sur mon chemin et ça serait sympa… Je fais aussi le chemin seule et…" Elle s'interrompt en voyant qu'en silence, je passe mon sac sur mon épaule la laissant de ce fait dans un flou inconfortable qui lui fait avoir un autre sourire un poil crispé. J'ai envie de m'excuser, lui dire que je ne cherche pas à la mettre mal à l'aise, mais rien ne vient, à part ce tic qui agace ma mère et qui consiste à venir maltraiter ma lèvre inférieure de mes dents jusqu'à la blesser et la faire saigner. Un silence gênant s'installe entre nous et n'est brisé que par la réponse que j'arrive à bredouiller quand elle commence simplement à prononcer les premières syllabes de mon prénom.

"Non… Je… J'aime bien marcher… Puis t'em-t'embêtes pas…"

C'est mieux ainsi. Vaut mieux que je parte dans mon côté et que je sois pas dans ta voiture, à te regarder nerveusement du coin de l'oeil en sachant pas quoi dire pendant que tu seras là, à chercher des sujets de conversation histoire de faire passer le temps… Crois-moi, c'est mieux ainsi. Voilà ce que j'aimerais ajouter alors que mes doigts se crispent sur les manches de mon sweat un peu sale. J'entends un soupir de sa part puis un simple. "Tu sais ça me dérange pas… Au contraire…" Mais je fais non de la tête, bafouillant une fois de plus que je ne veux pas l'obliger à quoi que ce soit avant de m'éclipser hors de la salle de cours, ratant de ce fait le vague geste de la main qu'elle me fait. Le coeur encore affolé de cet échange que je viens d'avoir avec la fille qui fait chavirer mon coeur depuis des années. J'aurais dû trouver le courage de lui parler, ou au moins d'accepter son offre, mais non, une fois de plus, le grand James Barnes a été l'idiot de service, et au lieu de saisir sa chance, il a fui comme le pire des lâches, préférant faire le chemin à pieds au lieu de le faire sur la place passager de la voiture de la fille de ses rêves. Agacé par mon propre comportement, j'enfile ma capuche d'un geste rageur avec de donner un coup de pied dans un caillou qui traîne sur le trottoir, maugréant plus pour moi-même que pour la pleine lune qui brille généreusement dans le ciel d'encre.

"J'aurais dû dire oui… J'suis trop con…  Maintenant elle va penser que je suis un débile… Enfin… Elle le pense sûrement déjà…."

Je pousse un grognement de frustration tandis que derrière-moi, je laisse le bahut, m'enfonçant ainsi dans les ruelles de la banlieue tranquille de notre petite ville du New-Jersey. Un soupir m'échappe et désireux de ne pas ressasser une fois de plus à quel point je suis un crétin pour avoir céder à ma putain de timidité, je fouille dans mes poches à la recherche de mon téléphone et de mes écouteurs. Je bataille un peu avec ceux-ci, entendant alors un bruit au loin qui me fait frissonner. Je me retourne inspecte les enivrions mais ne voit rien. Je retiens pourtant mon souffle, me disant que ça doit être un chat qui a fouillé dans une benne ou quoi, pressant tout de même le pas, au cas où. Et c'est là que je l'entends à nouveau. Ce bruit étrange et désagréable. Celui qui ressemble à un grondement animal. Cette fois-ci je me fige face à l'obscurité et au silence qui ne me renvoient que les battements affolés de mon coeur. J'entrouvre les lèvres non par pour demander de l'aide, mais juste pour laisser s'échapper ma respiration hachée tandis que tremblant comme une feuille, je croise deux prunelles dorées. L'envie d'hurler me traverse l'esprit, mais avant que je ne puisse ne serait-ce que prendre l'inspiration nécessaire pour faire ça, la bête bondit et le néant m'avale.


C'est en un hurlement que nous nous éveillons. Allongé sur le dos, notre cage thoracique se soulevant au rythme de notre souffle court, nous prenons tout juste conscience de ce premier rêve que nous avons depuis le début de notre existence… Un rêve qui portait le nom qu'ils veulent que nous ayons et qui comprenait cette Lucy dont nous ne nous souvenons pas… Cet être qui fait s'éveiller notre corps d'une bien étrange manière et qui s'accompagne de prunelles qui sont comme les nôtres… La gueule grande ouverte et les lèvres encore couvertes de salive, nous nous laissons hanter par ce regard familier qui fait pourtant trembler notre corps repoussant. Un gémissement nous échappe et après avoir roulé sur le ventre, nous laissons couler sur nos joues abimées de brûlantes larmes tandis que nous geignons le prénom de celle que nous aimerions voir en cet instant, elle qui voulait nous éviter de contempler ce regard qui nous fait désormais trembler.

"Lu… Cy…. Luc… Lucy…" répétons-nous sans cesse en sanglotant alors que d'en-haut il nous parvient des bruits et une voix que nous ne connaissons pas. Une voix qui porte avec elle une odeur de bois ancien et de cendres… Une odeur qui nous fait nous redresser et montrer les crocs. Nous n'aimons pas cet homme qui d'en-haut descend nous voir et se présente à nous, après une longue volée de marches. Lui allume la lumière et nous aveugle alors que nous nous recroquevillons dans un coin, grognant dans l'espoir de faire peur à l'homme qui ose s'approcher de nous.

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Sam 4 Fév - 12:26
Lone Wolf
Loups 3.0
Steve?
Oui Sam?
On a un souci. Une piste à creuser.
Comment ça?
Tu sais que je laisse tourner des moteurs de recherche, et dès qu'il retrouve certains mots clefs, ça me vient pour que j'examine de quoi il est question sur le net?
Oui et?
Une nana a posté anonymement un truc à propos de son fils. Il serait victime d'une étrange maladie qui l'a rendu difforme depuis trois semaines, les muscles tétanisés, hyper agressif, ne veut plus manger que de la viande... Elle dit qu'elle a peur de l'emmener à l'hôpital et demande si quelqu'un a déjà eu un cas similaire...
Ouais... c'est louche cette histoire. Tu as raison, va voir. Si c'est une fausse alerte tant pis mais au moins on aura rien laissé passer.
Bien, je prépare mes affaires et j'y vais.
D'accord. Fais attention sur la route et dès que tu en sais plus, tiens moi au courant.


Je raccroche, le regard vide pendant quelques secondes. Je comprends pourquoi cette mystérieuse annonce a fait mettre la puce à l'oreille de Sam mais je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit de concret derrière tout ça. Les symptômes ressemblent à une transformation qui aurait pu mal se passer, c'est sûr, mais si un gamin a du mal la première fois, c'est le rôle de son alpha de l'accompagner, le guider et l'aider durant tout le processus. C'est notre devoir envers nos jeunes que d'être là pour eux, pour en faire des loups à l'aise avec leur partie animale, des loups qui ne seront un danger ni pour eux, ni pour les autres. Des gens qui seront heureux et vivront en harmonie... C'est un moment unique et un privilège d'être la première chose que voit le loup lorsqu'il apparaît la première fois. De tenir dans ses bras un gamin apeuré, de le calmer et le rassurer, tout en appelant le loup et l'invitant à venir au monde, puis de jouer avec un petit louveteau maladroit qui tient à peine sur ses pattes. Lui faire avoir confiance, au point de nous confier sa vie, aussi petite soit-elle à cet instant, et lui faire comprendre que quoi qu'il arrive, il y aura quelqu'un qui sera prêt à le défendre au péril de la sienne. Puis l'introniser dans la meute, et voir la famille s'agrandir sous un regard plein de fierté. C'est une des règles cruciales pour un alpha, avec celle de veiller à ce que sa meute soit en sécurité et hors de danger...

Je hausse les épaules et replonge dans les bouquins de comptabilité du garage pendant une heure ou deux avant de rentrer à la maison. Je pousse la porte et mon estomac grogne en sentant une délicieuse odeur provenir de la cuisine. Tasha. J'ôte mes chaussures et mon blouson avant d'aller rejoindre ma compagne, la saluant d'un long et tendre baiser, mes mains autour de sa taille.

Quoi de beau mon amour?
Eh bien Sam a l'air d'avoir trouvé quelque chose qui lui a mis la puce à l'oreille. Une annonce bizarre d'une nana qui raconte que son fils a un comportement bizarre depuis trois semaines, tétanie des muscles et autres.
Tu penses vraiment que ça pourrait être une histoire de loups?
Je n'en sais rien mais dans le doute... Je suis sûr que c'est une fausse alerte, mais il est quand même allé vérifier.


Elle rit doucement avant de se tourner dans mes bras pour me faire face et caresser ma joue mal rasée.

Tu sais que tu t'inquiètes beaucoup trop?
Je sais... mais je suis le Marrok... l'alpha des alphas... et si je laisse des trucs comme ça hors de contrôle... on pourrait tous être découverts...
Bien sûr. Tu verras, Sam va t'appeler demain et dira que c'était rien du tout... une maladie un peu moche, mais rien en lien avec nous...
Je l'espère ma douce...


Après un long baiser je l'aide à finir de préparer le dîner, puis après un film on monte dans notre chambre, et on s'endort après avoir laissé nos loups se retrouver pour une étreinte aussi douce qu'intense. Le lendemain notre douce routine, on prend notre petit déjeuner, on discute des chose qu'on a prévues de faire et on se quitte pour mieux se retrouver. Si je gère le garage qui appartient à notre meute, Tasha contrôle l'hôtel, un des seuls de la région. Et en plus de ça, on a encore plusieurs commerces et sources de revenus pour notre meute, qui constitue l'ensemble des habitants de notre petite ville, soit une cinquantaine de personnes réparties entre une trentaine de chalets adossés à flanc de montagne et nichés entre les sapins. Boutique de location de matériel de ski, fabrication de produits à base d'ingrédients naturels du coin comme des savons ou des bougies, une boite d'informatique tenue par Scott, tout ça nous permet de faire rentrer assez d'argent pour fonctionner, pour partir parfois à l'autre bout du pays s'il y a une urgence, si un alpha a besoin d'être secondé, si une meute part en vrille, ou autres. Et pour nous occuper aussi des loups fracassés à qui on veut donner une seconde chance, si leur alpha ne peut plus les gérer. Tout cela c'est moi qui en est responsable, et ça me prend du temps.

En cours de matinée je reçois un texto de Sam, mon beta, qui me dit que les choses sont beaucoup plus moches qu'elles n'y paraissent. C'est un loup, et pire que tout, une transformation qui a mal tourné. Il y a urgence, surtout que le gamin est seul. Je laisse tout en plan et attrape un sac qui contient de quoi voyager léger pour deux ou trois jours, le balançant ensuite dans le coffre de la voiture. Une fois au volant j'appelle Tasha pour la prévenir de mon absence, puis Sam.

Steve, il faut vraiment que tu viennes... C'est moche. En questionnant la mère j'en ai appris un peu plus... Le gamin était un lycéen normal, un peu nerd. Un soir il s'est fait attaquer en passant près d'un bois. Ils pensaient à un chien errant, et le gosse était pas trop amoché sur le coup. On a fait des points de suture à la morsure, piqûre antirabique et antibio, le pack normal. Sauf que deux semaines plus tard, à la nuit tombée, le gamin s'est mis à hurler et à grogner... et devine quel jour c'était? La pleine lune. C'est un loup errant qui a osé s'en prendre au petit et le laisser là sur le bord de la route, comme si de rien n'était...

Mon loup gronde et montre les dents à cette idée. On doit protéger les petits. On doit les aider, les accompagner. Et les changer s'ils le veulent, surtout. Un loup qui n'a pas choisi d'être là est un loup qui peut se retourner contre nous, donc d'autant plus dangereux. Alors savoir qu'un gamin a dû subir ça sans avoir été préparé, sans avoir été informé, guidé et autres, c'est d'une violence que je ne m'imagine même pas, surtout à son âge...

Des idées de qui a pu faire ça?
Non, je suis sur le coup. En attendant on a eu de la chance que les parents l'aient gardé chez eux. Il est attaché dans la cave. Imagine s'ils étaient allés à l'hosto... Sur ce coup-là on a eu chaud... Très chaud...
Bien sûr, mais maintenant c'est surtout du petit qu'il faut que je m'occupe. Je vais le ramener chez nous le temps de tout lui apprendre... Je te laisse enquêter sur place. J'arrive d'ici deux ou trois heures, je prends l'avion.
D'accord, appelle moi quand tu arrives. Je t'envoie l'adresse par texto.


Tout au long de la route je pense à ce gosse qui doit être mort de peur, surtout s'il est bloqué entre deux stades de son évolution. Sa peur à lui, celle de ses parents... bon sang. Mon sang d'alpha bout alors que je gare mon pick-up sur le parking près de notre aérodrome. Vu notre situation loin de tout et les conditions météo parfois catastrophiques, l'avion est un moyen rapide et sûr de se rendre où le devoir nous appelle. Pietro est celui qui s'en occupe et les pilote, et je m'approche du hangar.

Pietro, on a une urgence. J'ai besoin que tu m'emmènes dans le New Jersey. Un gamin a récupérer.
Très bien, le plein a été fait hier, on est prêts à partir. Je dois juste annoncer notre plan de vol et on pourra partir. Installe toi pendant que je m'en occupe.
Parfait merci.


J'ouvre la porte du petit avion et m'installe sur le siège du co-pilote, mon sac derrière mon siège, avant de glisser le casque sur mes oreilles. Quelques minutes plus tard mon pilote me rejoint.

On a l'autorisation de décoller dans dix minutes.

Une fois en l'air je lui explique ce qui s'est passé, et lui aussi tire la gueule en apprenant la situation du gamin, là bas. Je sens sa rage, sa colère et son envie de vengeance qui répond à la mienne, et se diffuse parmi la meute même si la moitié de ses membres n'est encore au courant de rien. Je laisse à Tasha le soin de les prévenir. Au bout de trois heures on atterrit dans un petit aéroport et je loue une voiture pour me rendre au domicile de cette famille, laissant Pietro tout préparer pour notre retour qui devrait se faire dans quelques heures à peine. Le temps d'aller voir le petit, et le ramener... Enfin c'est si tout va bien.

Grâce au GPS je me rends facilement devant la petite maison de banlieue, comme il y en a tellement. Pourtant à peine la portière claquée je sens le loup... enfin... pas vraiment. Une odeur de loup mais pas complètement... Mon loup grogne, ne comprenant pas le sens de cette odeur alors que je m'approche de la porte, mon sac sur le dos. La mère, une jolie femme encore jeune, mais au visage défait par l'inquiétude m'ouvre, et me salue avec chaleur, me faisant ensuite entrer dans le salon où se trouve Sam. On échange quelques mots et il file pour remonter la piste de l'agresseur pendant que la mère me montre une porte menant au sous-sol. L'odeur est épouvantable pour mon nez hypersensible et je m'aventure lentement dans l'escalier. Des grondements. Des bruits de chaine. Je serre les dents, me préparant au pire, et débouche enfin dans la grande pièce aménagée à la hâte. Des barreaux ont été vissés au mur et au sol pour séparer la pièce en deux, et au fond, dans un coin, une masse informe et sanguinolente est tapie, grognant contre moi.

Putain de merde.

Ca m'a échappé et c'était plus fort que moi mais... mais j'ai jamais vu ça. Enfin si, mais normalement cette phase de transition dure quelques minutes, parfois une heure lors des première fois où le corps doit accepter la transformation. Mais là... là ça fait plus de trois semaines qu'il est ainsi, dans un corps qui lutte pour changer alors que quelque chose, mais je ne sais pas quoi, l'en empêche. Bordel... Je m'approche lentement, l'odeur de transpiration, de nourriture avariée et d'urine me brûle les narines. Je m'accroupis face aux barreaux, et croise le regard de cette chose. C'est le loup que je vois dans ses yeux... et je me rends compte que le petit était destiné à devenir un alpha. Bordel. Ca va être d'autant plus difficile que les loups alpha sont moins dociles et plus durs à canaliser. J'inspire profondément et commence à parler de ma voix la plus douce.

Bonjour toi... je m'appelle Steve. je suis venu t'aider à aller mieux, et à quitter cet état qui te fait tellement souffrir...

A chaque respiration son corps craque pour cicatriser immédiatement après, créant des boursouflures et des cicatrices dégueulasses.

Je suis un ami et j'ai fait un long chemin pour venir te voir. Si tu me laisses faire, si tu me fais confiance, tout ça va s'arrêter bientôt... Je te le promets...

Nymeria. ♕ gif de ICI ♕ 0000 mots.
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Dim 5 Fév - 19:25

Lone Wolf
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L'odeur est entêtante, envoûtante et bien étrange… Elle nous appelle, nous révulse, nous agace, nous effraye. Elle nous fait lever le museau vers cette porte qui s'entrouvre, puis montrer les dents en seule réponse au juron que laisse échapper l'homme en nous contemplant. Nous savons. Nous savons ce que nous sommes et à quoi nous ressemblons… Nous avons conscience de notre propre laideur et pourtant, entendre l'inconnu s'en étonner et jurer nous arrache un grognement menaçant qui est sûrement là pour masquer cette étrange douleur qui fait se contracter notre coeur fragile. Tout en cherchant à nous faire menaçant, voilà que nous dévoilons une fois de plus les crocs, retroussant nos babines abimées par les griffes de celui qui a fait de nous ce que nous sommes en cet instant. L'idée même nous fait hérisser le peu de poils qui couvrent notre échine osseuse alors que celui dont émane cette odeur, qu'une part de nous trouve rassurante et pourtant terrifiante, s'approche des barreaux installés pour notre bien soi-disant. Lentement, il vient vers nous, visiblement dégoûté par l'odeur que nous dégageons, déclenchant de ce fait en notre être des sentiments et pulsions que nous ne savons pas comprendre et encore moins gérer. Nous nous sentons furieux, délaissés, fascinés et résignés. Nous sommes un tout, incertain de ce qu'il doit éprouver en l'instant où l'homme s'accroupit pour nous faire face et où son regard d'un bleu similaire à celle dont nous prononcions le prénom quelques minutes auparavant, et ainsi, les griffes enfoncées dans la crasse qui recouvre le béton froid sur lequel nous vivons depuis trois semaines désormais, nous le laissons venir à nous, de toute façon incapable de l'arrêter dans cette envie qu'il a de nous observer de plus près. Nos prunelles ancrées dans les siennes, nous humons timidement son odeur, cherchant à comprendre pourquoi celle-ci nous donne tant envie de nous rouler sur le dos et de lui offrir notre ventre, écoutant au fil de notre respiration, autant nos os craquer puis se ressouder que les quelques mots doux qui traversent ses lèvres pleines. Pour lui, nous redressons une oreille et lui accordons notre attention tandis qu'il nous explique être Steve et venir pour nous aider. Nous frissonnons, hésitons et notre pelage encore timide et pourtant sombre, glisse et pousse presque le long de notre musculature à peine dessinée, là où incertains, nous tentons de comprendre pourquoi lui, cet inconnu à l'odeur familière et pourtant étrangère, viendrait pour nous. Perdu dans nos pensées, nous détournons le regard un instant, avant de le reposer sur l'homme dont désormais nous tentons de prononcer le prénom.

"S…."

Une simple syllabe nous échappe pendant nous rampons au sol, bien incapable de tenir sur nos pattes difformes et douloureuses. Nous sifflons presque, faisant céder, puis craquer notre mâchoire qui difficilement se régénère et change de forme pour nous permettre d'articuler les différentes syllabes de son prénom.

"S-s-s-te-ve…. Ste…ve… Steve…"

Notre voix est rauque mais son prénom sonne comme une plainte entre nos lèvres charcutées. Désormais immobiles, et non loin des barreaux de cette cage qui est la nôtre, nous soupirons pour lui, brisant de ce fait quelques unes de nos côtes, qui heureusement se ressoudent tandis que nous essayons une fois de plus d'exprimer ce que nous n'étions pas encore capable de ressentir avant sa venue.

"A-mi ?"

Nous semblons hésiter. Il ne peut être un ami, il a odeur de celui aux yeux jaunes qui était dans notre rêve. Nous faisons non de la tête, dévoilant inconsciemment les crocs.

"Steve… Pas ami…."

Nous grondons, comme l'animal que nous sommes et qui forme une part de cette conscience multiple que nous sommes, de cet être nouveau qui existe et fait face à celui qui essaye, pour une raison qui m'échappe, d'obtenir notre confiance. Non, il ne peut, car un ami ne resterait pas derrière les barreaux. Un ami n'aurait pas peur. Un ami n'aurait pas l'odeur du monstre qui se tapit dans un recoin de notre esprit. Non. Un ami serait là, à défaire la chaîne autour de notre cou. Un ami serait à nos côtés, à panser nos plaies et cicatrices qui enlaidissent notre corps déjà repoussant. Un ami ne viendrait pas juste murmurer de douces paroles sous notre museau et ne demanderait pas notre confiance.

"Steve…"
nous aboyons à moitié son prénom, laissant remonter de notre cage thoracique faiblarde un semblant de son menaçant. "Ici…. Pour nous blesser." Nous tirons sur la chaîne qui nous étrangle et la laissons s'enfoncer un peu plus dans nos chairs meurtris tandis que nous donnons un coup de patte dans l'air, cherchant à atteindre celui que nous considérons désormais comme un ennemi et non ce qu'il prétend être.

"Steve… Steve…" grognons-nous férocement, en hymne menaçant qui couvre presque les craquements sourds et humides de notre corps qui change à nouveau et devient au fil des secondes plus animal qu'humain. Nous devrions nous réjouir du changement, mais nous sommes trop aveuglé par la colère sourde qui fait trembler nos os et nous pousse en cet instant à nous battre contre celui que nous estimons être une menace.

"Steve… Sur… Notre… Territoire…." Nous ouvrons grand la gueule, laissant de ce fait un filet de bave épais couler de nos babine jusqu'au sol. "Steve… Ennemi. Steve… Mauvais. Pas ami."

En vérité, nous avons peur, mais c'est elle qui nous dit qu'il faut nous battre, elle qui nous pousse à croire que nous pouvons être plus fort que lui et que comme les deux autres humains qui disent être nos parents, nous pouvons le faire fuir…

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Dim 5 Fév - 20:48
Lone Wolf
Loups 3.0
Pauvre chose... pauvre chose sanguinolente qui se tient à quelques pas de moi, tas de muscles informes et hybride, qui a l'air de changer de forme à chaque seconde. Il a l'air de ne pas être une chose fixe, mais être en mutation constante, en changement permanent. Chaque geste, chaque réaction de sa part provoque des déchirures, des torsions et des craquements, accompagnés du bruit caractéristique des tissus qui se régénèrent. Mais rien ne se passe comme cela devrait. Rien. Ni l'humain ni le loup ne se dessinent, mais une aberration, une erreur, quelque chose de fugace et de temporaire qui ne devrait même pas être conscient. Et elle souffre. Ca s'entend à son souffle court, à ses gémissements, et à tous les os qui se brisent que j'entends. Parce que si les loups guérissent vite, et quasiment de tout, ils ne sont pas insensibles à la douleur. Et ce qu'il doit endurer doit dépasser l'entendement...surtout que ça dure depuis plus de trois semaines, d'après la mère.

En étant plus près je remarque également ses babines blessées, et sa gorge tuméfiée à cause du collier qu'ils lui ont mis. Il guérira, mais c'était nécessaire pour contrôler la bête le temps qu'on l'apprivoise... Que je l'apprivoise. Et j'avoue que là, tout de suite, je ne sais pas comment faire. Le plus souvent il faut juste guider les loups perdus, les plus instables, éviter qu'ils puissent être au contact d'humains, mais ça... Alors que mon regard se promène sur cette créature, mon loup grogne, méfiant. Il ne sait pas ce que c'est. Il ne comprend pas ce qui lui fait face, derrière les barreaux. Il sent le loup mais ne le trouve pas, et ne pense qu'à attaquer cette chose pour protéger la meute de cette menace. Lui aussi il va falloir que je l'habitue... si on arrive à le ramener. Je sens que la bête me reconnaît comme son supérieur, je perçois son envie de se soumettre, pour ne plus être seule, et je commence à lui parler, doucement et calmement.

Je frissonne en entendant sa voix rauque à la respiration sifflante lutter pour simplement prononcer mon prénom, et je souffle doucement.

Chuuuut... tu dois faire doucement... ne te fatigue pas...

Sa voix résonne comme des griffes sur un tableau noir, avant de réagir quand je lui dis que je viens en ami, les doigts sur les barreaux glacés.

Oui, un ami. Je viens t'aider, et bientôt tu n'auras plus mal.

J'espère que mes mots feront leur chemin dans son esprit. Peut-il au moins m'entendre? Me comprendre? Il a retenu mon prénom mais ensuite? J'attends, alors que quelques secondes passent, et brutalement je le sens changer. Son humeur. Ses émotions. De la peur et la curiosité, l'envie de se soumettre aussi, on passe à la colère. Pourquoi je n'en sais rien, je sens juste qu'il me perçoit maintenant comme une menace. Bon sang qu'est-ce qui peut passer par la tête d'une chose comme ça? La seule certitude, c'est que s'il n'arrive pas à changer, dans une forme ou une autre, je vais devoir abréger ses souffrances. Jamais je ne pourrais laisser un être humain souffrir le martyr ainsi, je ne le souhaiterais même pas à mon pire ennemi. Il se met à aboyer, enfin une sorte d'aboiement, mélangé à un cri et il n'a pas l'air de se calmer. Il se fait menaçant, alors que je sens sa peur et sa colère. Et autant en arrivant je sentais que j'avais une chance de pouvoir lui parler, là...C'est mort.

Ses émotions décuplées se lisent sur son corps, qui change encore plus vite, et l'espace d'un instant j'ai l'espoir que finalement, être aussi enragé lui permettra de terminer sa transformation. J'attends, je guette le moindre signe d'amélioration, une lueur d'espoir, un signe que la situation va enfin se débloquer, dans un sens comme dans l'autre. Mais rien. A part à ressembler un peu plus à un loup, le monstre reste monstre et souffre encore plus à cause de tous ces changements soudains. Ok... il est temps d'agir... c'est grave ce qui se passe. J'expire doucement en fermant les yeux, laissant mon loup revenir. Il gronde d'abord, nerveux et prêt à attaquer.

C'est un des nôtres. C'est un des nôtres mais il s'est perdu. C'est un louveteau qui a besoin d'aide. On a besoin de toi pour qu'il entre dans la meute, et qu'on l'aide...

Je le sens hésiter, cogiter et se méfier, observant le petit pendant de longues secondes de ses yeux dorés. Puis enfin il semble s'être décidé, et je lui laisse le contrôle. Je sens la magie de la meute monter en moi, une magie tellement vieille... remontant au temps du roi Arthur, au temps des Saxons et des Vikings... au temps où les fées et les druides parcouraient encore les lointaines terres d'Europe. Au temps où il y avait encore des sorcières et des dragons... l'espace d'un instant je peux presque sentir l'odeur de la neige et des pins dans les fjords, avant de lui laisser le contrôle. D'un grondement sourd, et envoyant toute notre magie vers lui, il l'appelle.

Viens... viens petit être... deviens ce que tu devais être, l'animal fier et courageux qui va m'accompagner chasser le cerf et le sanglier. Viens et rejoins les tiens plutôt que de rester ici à pourrir dans une cage. Viens et rejoins nous... les tiens, tes frères...

Et par ses yeux j'observe la créature, cherchant à savoir si elle répond à son appel.

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Lun 6 Fév - 12:48

Lone Wolf
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Nous n'aimons pas Steve, ou plutôt, nous ne l'aimons plus. Non. Nous ne l'avons jamais aimé, ni même apprécié. Nous l'avons craint, nous l'avons admiré, nous avons voulu nous offrir à lui le temps d'une seconde et maintenant…. Nous le voulons loin de nous. Nous sentons la menace qu'il représente et la puissance qui se cache derrière ses mots trop doux pour être honnête. Il faut nous méfier, nous montrer fort et prouver à Steve que nous n'avons pas besoin de lui, mais d'un allié, d'un vrai. Nous ne voulons plus de mots creux, plus d'émotions feintes et plus de fausse pitié. Nous voulons quelqu'un comme Lucy. Nous la voulons elle… Non. Nous ne la voulons pas, ou du moins plus. Nous ne voudrions pas qu'elle nous voit ainsi, nous n'aimerions pas la voir triste ou effrayé… Nous voulons qu'elle nous observe avec un sourire sur les lèvres et qu'elle nous demande une fois de plus de rentrer avec elle… Oui, ça nous le voudrions… Ça, nous le désirons. Nous la voulons, mais pas comme alliée, pas en cet instant. Nous ne voulons pas qu'elle nous voit et nous ne voulons pas que lui reste et prenne la place de celui ou celle qui pourrait nous tirer de cette cage puante. Les babines retroussées et les crocs dévoilés, nous prenons une décision. Nous ne voulons pas faire confiance à Steve, nous ne voulons pas le laisser approcher et pire, nous voulons qu'il soit celui qui nous craigne, celui qui tremble, celui qui recule et baisse les yeux en s'excusant. Steve doit être celui qui nous respecte et qui s'effraie de ce que nous sommes. Steve doit se soumettre à nous, ami ou pas.

Un grognement sourd plus proche du gargouillement nauséabond que du réel grondement mauvais nous échappe alors que face à nous, Steve devient le monstre qui nous a attaqué dans notre sommeil. Ses prunelles se teintent de nuances dorées qui font courir sur notre échine tordue des frissons de terreur. Il est le monstre. Il ne l'est pas. Il ne peut pas. Il ne doit pas. Nous devons être forts. Nous sommes faibles. Nous perdons de la cohérence, de l'unité et tout ce qui nous composait jusque-là. Nous sommes un tout, mais nous devenons plusieurs à craindre, là où l'un dit que c'est le moment de nous battre. Nous perdons en cohésions, nous nous divisons face à celui qui change à son tour et devient ce monstre que nous craignons. Notre corps mute à nouveau, se couvrant d'un peu plus de fourrure tandis que nos crocs s'allongent et que nous nous recroquevillons face à Steve, dont l'odeur change et devient plus puissante, se teintant d'une fragrance de pins qui fait naître dans notre esprit de nombreuses images de forêts que nous n'avons pourtant jamais connu. Nous imaginons la neige, les torrents furieux dans les montagnes sauvages et alors que nos regards se croisent, nous sentons presque le vent frais d'un hiver rigoureux caresser notre pelage. De lui, émane désormais une étrange sensation, un froid qui s'infiltre sous notre peau et réchauffe nos os pour notre plus grande surprise, distillant au passage dans nos veines une impression de calme et de fierté mélangées qui réveille en nous une envie étrange de répondre à son appel. Nous voulons venir. Nous voulons chasser. Nous voulons être libres. Nous voulons sortir d'ici.

"Nous…" La chaîne se tend, tinte un peu et s'enfonce dans nos plaies alors qu'un changement s'opère en nous. "Nous… Nous sommes fiers." Nous essayons de l'être. Nous voudrions l'être. Nous existons et c'est déjà merveilleux. Nous pourrions ne pas être et pourtant nous sommes là, nous endurons la douleur. Nous forçons les choses et nous faisons entendre. "Nous sommes courageux." Et nous méritons ce qu'il nous offre. Nous voulons chasser. Nous voulons quitter cette cage… Alors nous répondons à son appel. Nous laissons son aura nous étreindre et nous mener là où il le veut. Nous grognons, grondons, jappons, mais n'essayons plus de résister, préférant nous laisser porter par ce qu'il insuffle en notre coeur.

"Nous… Être forts." est la dernière chose que nous grondons avant le début du changement qui enfin se fait correctement. Nous gémissions, nous pleurons car la douleur revient, plus forte, plus intense alors que nous cessons d'être, perdant notre unité pour devenir des consciences partagés.

"Nous avons… Peur."

Lui surtout. Lui non. Nous si. Nous devenons des fragments, des morceaux brisés d'un tout qui était fragile. Il s'en réjouit. Il s'en désolé. Nous avons peur. Il veut sortir. Il veut se terrer. Nous ne savons plus ce que nous voulons. Nous nous effaçons, disparaissons au rythme de notre corps qui craque, qui se déchire, qui change et qui lentement prend l'apparence de ce nous qui ne craint rien, de cette part de nous qui prend le dessus et décide désormais pour nous tous. Il dit qu'il veut être fort, qu'il ne veut plus se mélanger aux faibles. Il grogne et nous reculons. Il dit que lui pourra chasser, qu'il pourra nous rendre fiers et courageux. Nous acceptons, nous cédons. Nous disparaissons et sombrons en un gémissement.

Le changement est si long petit loup. Si long que tu n'es même pas conscient le temps que ton corps prenne la forme qui aurait dû être la tienne depuis trois semaines. Lentement, la peau de l'humain disparait et est remplacée par ta fourrure duveteuse et sombre, tandis que tes os deviennent forts et robustes en prenant la forme qui est la leurs. Oui, cela prend du temps, mais bientôt, c'est toi qui émerge. C'est toi qui ouvres les yeux et contemples du coin de l'oeil l'alpha qui t'a fait venir lui. Tu chouines doucement à ses côtés, la truffe entre les pattes, masquant de ce fait les trois griffures qui ne cicatrisent pas et défigurent ton museau jusqu'à ton oreille gauche. Toujours enchaîné, tu prends une grande inspiration et découvres alors ce que ça fait de ne pas souffrir et de ne pas avoir à faire avec les plaintes de ton être. Tu relèves les oreilles, soudain soulagé de voir qu'exister n'implique pas de pleurer sans cesse. Tu remues doucement de la queue, puis tente de te relever, chancelant plus d'une fois avant de retomber au sol, ignorant pour l'instant l'homme qui t'a aidé pendant ta transformation et qui ne t'intéresse pas plus que ça pour l'instant. Non… Tout ça n'a aucune importance pour l'instant… Ce qui en as une… C'est que tu ne souffres plus et que tu es désormais celui qui décide. Tu n'as plus à vivre dans la conscience mélangée de l'hybride et ça… Savoir que tu es le seul aux commandes… Cela fait battre ton coeur d'une toute nouvelle manière. Tu te sens fort. Tu te sens puissant. Tu te sens unique et vivant.


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Lun 6 Fév - 17:56
Lone Wolf
Loups 3.0
Mon loup aussi a mené de nombreuses batailles au fil des siècles, mais pas toujours de la même nature. La première a été de se faire accepter, par moi. Personne encore n'avait reçu le cadeau que la dame du Lac m'avait fait, et découvrir qu'à partir de maintenant je n'allais plus être seul dans mon corps mais que j'allais devoir cohabiter avec une bête, un animal. Sentir deux esprits, deux voix dans mon crâne, qui parfois n'étaient pas d'accord. Il a fallu de nombreuses années pour apprendre à nous écouter et nous comprendre, que le loup avait ses besoins, moi les miens, et qu'on devrait s'écouter, puis s'entendre pour survivre, tout simplement. Les premiers temps... je n'étais pas mieux qu'un animal sauvage, j'ai cru devenir fou, trop perturbé par ces changement trop violents et trop soudains. Pendant de longues années, mes compagnons et moi avons passé nos pleines lunes enfermés dans un cachot bien gardé, par peur de tuer et blesser quelqu'un. Nos loups en ce temps étaient trop sauvages, et incontrôlables. Une fois qu'ils avait le dessus, qu'ils étaient là, ils étaient en colère et ivres de leur toute puissance. Ils n'écoutaient rien ni personne et nous ne pouvions pas faire autrement pour éviter que des régions entières soient décimées par leurs crocs avides.

Et puis... et puis les choses se sont calmées. Les loups ont commencé à accepter de partir et de revenir, d'attendre leur heure, quand l'astre de la nuit apparaissait enfin entre les nuages, et les quelques moments où nous avions besoin d'eux de façon urgente. Plusieurs fois notre survie s'est faite grâce à eux, et dans ces moments je les ai sentis fiers de nous avoir porté secours. Et lui là... La bête qui l'habite est le fruit d'une longue et lente domestication qui a pris des siècles. Qui a fait de nos loups et surtout leurs descendants des animaux mieux adaptés à la ville, à l'époque moderne, mais aussi à la cohabitation et au changement. A sa naissance, mon loup n'aurait jamais pu être tenu par ces simples barreaux et un collier... en moins d'une heure il les aurait défaits, brisés, et serait allé faire ce qu'il voulait... Ce qui est pas plus mal, car s'il avait eu ma force, dans cet état... il y aurait eu des morts, beaucoup de morts à déplorer.

Mon vieux camarade vient donc réclamer ses droits d'alpha et de chef de meute, ramener les loups errants et aider les plus faibles. Il vient parler de bête à bête dans une langue plus vieille encore que l'anglais, plus vieille que nous, humains même. Ce ne sont pas que des mots, mais des idées, des impressions. Il lui fait sentir le vent glacé et la neige, la piste de sang frais dans la prairie et le vol du hibou à la tombée du jour. Il lui montre où est sa place, ce à quoi il aura droit s'il décide enfin de devenir ce qu'il doit être, ce qu'il aurait dû savoir et connaître avant même d'être transformé. Et il lui promet tout ça, il lui promet une meute, une famille. Il lui promet la sécurité et la protection, l'entraide. Un pour tous, et tous pour un. Il lui dit tout ça, il le lui fait voir et sentir, le fait vibrer dans ses os difformes et craquants.

Ca marche. Ses sentiments changent. Il écoute. Ses yeux se referment, alors qu'il rêve à tout ce qu'il connaîtra, s'il accepte de se laisser aller. Tu es doué mon frère... sacrément doué... mais rien n'est encore gagné. Il a réussi à entr'ouvrir la porte, maintenant il faut que le petit sorte. Et je souris quand il dit qu'il est fier. Enfin il... il va falloir qu'il m'explique pourquoi il parle à nous, mais ça c'est une autre histoire... le fait est que pour l'instant il parle et surtout, il écoute. Il est réceptif. Le loup le sent et continue.

Oui petit loup, tu es fier et courageux. Tu seras un loup grand et fort, qui protègera sa meute et la mènera aux coeur des batailles. Tu connaîtras l'appel de la lune et les courses les nuits d'été. Mais pour ça viens. Viens à moi petit loup. Viens à moi ton alpha, viens à nous, tes frères et tes soeurs. Viens... viens ne retiens pas. Trouve ta place...avec nous...

Et comme un déclic, c'est bon. Le loup me laisse la place, satisfait lorsqu'on sent que la transformation se relance, pour que je m'occupe du petit. Je saurais mieux faire, selon lui, avec mes bras d'hommes qui sont plus pratique que les griffes. Il reste à l'affut, observant le changement par mes yeux alors que j'ouvre enfin les barreaux et que je me glisse à l'intérieur. Ma gorge se noue en l'entendant pleurer et gémir et je viens attirer la chose contre moi, lui envoyant des ondes apaisantes et réconfortantes, puisant dans ma magie et les ressources de la meute. Je m'assieds sur le sol en béton dans un coin pas trop sale et garde l'hybride sur mes genoux, caressant sa peau qui se tire et se déchire.

Voilà... voilà... viens mon petit loup viens... Et tu n'as pas à avoir peur. Je suis là... ton alpha est là et il va t'aider. Je suis là... laisse toi aller... laisse toi faire...et ça va bien se passer. Bientôt tu n'auras plus mal... bientôt tout ça sera terminé... Tu seras bien...tu seras chez toi, à ta place...

C'est long et je tente de l'apaiser comme je peux, l'entendant gémir entre mes bras. Son corps change et rapetisse, se couvre de fourrure, pour laisser enfin la place à un petit louveteau tout noir qui me regarde avec surprise. On voit quand même les blessures qui mettront du temps à cicatriser, mais au moins... au moins c'est fini. La torture est terminée pour lui. Et ça se voit, il réagit comme un petit loup, curieux et explorateur, qui peine à tenir sur ses grosses pattes. Je souris, alors qu'avec le loup on se dit que ça y est, que le plus dur est derrière nous maintenant. Il a au moins franchi une étape, et c'est bien... J'ai un léger rire en le voyant tomber à moitié, et tends les mains pour lui ôter cet horrible collier, bien trop grand pour lui à présent, massant lentement son cou pour faire circuler le sang. Je tends ensuite la main vers lui pour qu'il me renifle, le sourire toujours aux lèvres.

Bonjour petit loup... moi c'est Steve... enchanté...

Je le laisse me découvrir, s'imprégner de mon odeur, puis je le soulève dans mes bras avant de me redresser. Un long moment je le garde contre mon torse, faisant courir mes mains sur son petit corps tout neuf, avant de quitter cette cage horrible et remonter avec lui à l'étage, le tenant toujours dans mes bras.

C'est bon... il... a pu se transformer. Il n'est plus en danger mais il va falloir un bon moment et beaucoup de temps pour qu'il soit à l'aise avec tout ça alors je vais l'emmener. Sam vous a déjà tout expliqué, et vous serez les bienvenus pour lui rendre visite quand vous voudrez, dès qu'il se sera stabilisé. Vous êtes ses parents et vous le resterez toujours, c'est une évidence... Et quand il se contrôlera bien, rien ne l'empêchera de reprendre ses études et de vivre une vie tout à fait normale. Enfin... compte tenu de ce qu'il est à présent. Ne vous en faites pas... Il est entre de bonnes mains...

La mère regarde le louveteau, les larmes aux yeux.

C'est lui? C'est Buck?
Oui, c'est lui... c'est à ça que ressemble son loup à présent... et il va grandir...


Elle s'approche et tends la main pour le caresser, étouffant un sanglot.

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Mar 7 Fév - 11:44

Lone Wolf
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Tu apprécies de ne plus être dans la conscience mélangée de vos trois personnalités. Pour la première fois, tu ressens et découvres le plaisir d'être le seul à parler et à penser, le seul à exister. Alors que tu tentes une fois de plus de te lever et de tenir sur tes pattes encore tremblantes, tu savoures cet instant où il n'y a ni hybride pour te contredire et ni humain pour t'affaiblir. Non, tu es désormais le seul et tu aimes ça. Tu aimes avoir le dessus et avoir le pouvoir de décider pour eux. Tu aimes être là et exister, car enfin, tu te sens fort et fier. Brave et invincible… Capable de tout et surtout de quitter ce trou puant. Tu arrives enfin à te lever, faisant un début de pas tandis que l'humain, ou plutôt Steve, vient poser ses mains autour de ton cou, retirant tout d'abord le collier qui vous étranglait avant de venir masser ton cou meurtri. Les yeux mi-clos, tu acceptes et lui accordes le droit de faire, l'observant tout de même du coin de l'oeil, presque méfiant… Car si tu admets qu'il a fait cesser la douleur, tu ne peux oublier son regard et son odeur. Tu ne peux ignorer la peur qu'il fait naître dans tes entrailles et même si tu te prétends être le brave des trois, tu trembles tout de même à l'idée de faire de nouveau face à celui qui a plongé ses crocs dans l'épaule gauche de l'humain et ses griffes dans sa chair. Un frisson discret secoue ton échine et quand ses mains quitte ta fourrure encore douce, tu viens renifler avec attention les mains qu'il te tend, remuant à peine une oreille en entendant sa voix. Ta truffe effleure le bout de ses doigts et le coeur encore un peu affolé, tu découvres Steve au travers des odeurs qu'il transporte avec lui.

Dans le creux de ses paumes, tu trouves la fragrance du bois, de quelque chose d'humide et frais. Sur son pouce, c'est la piste du cambouis, du cuir et d'une machine. Son index, lui, porte l'essence d'autres êtres comme toi, de son âge, ancien, et un peu de toi. Tu te recules légèrement, éternue, puis reprends ton inspection. Le majeur a l'odeur de son gel douche, de son after-shave et des autres produits qu'il utilise pour couvrir la sienne, mais toi, sensible et curieux comme tu l'es, tu ne laisses pas filer cette pointe de braise et de cendres qui épicent l'odeur de forêt de pins qu'il tente de masquer sous tout le reste. Tu baisses légèrement les oreilles, comprenant que face à toi se tient un être qui aurait aussi pu se contenter de te laisser pourri en cet endroit. Tu sens sur sa peau qu'il est capable d'être cruel ou du moins, qu'il l'a été… Tu souffles doucement sur ses mains, et te recules légèrement, venant croiser son regard. Steve est tout ça. Il est les forets, la chasse, le sang frais sur la neige et le blizzard… Mais il est aussi le feu dans l'âtre, la couverture en laine sur les épaules et le miel. Il est un mélange étrange, un être que tu ne peux comprendre et que tu reconnais pourtant en cet instant comme l'ami que l'hybride et l'humain ne voulait pas voir en lui. C'est eux qui murmurait qu'il était dangereux, eux qui disaient qu'il fallait mordre. C'est pour ça que lorsqu'il te prend dans ses bras, tu te laisses faire, baillant simplement alors que sur son épaule tu poses ta tête, observant une dernière fois la cellule de laquelle il te tire. Tu éternue une fois de plus face à l'odeur insupportable d'urine et de viande avarié alors que Steve t'emmène à l'étage, te faisant de ce fait redécouvrir ta maison et son odeur qui éveille en toi l'humain, qui vient murmurer doucement quelques mots au creux de ton esprit.

"Sécurité…. Ici…. Aide…" essaye-t-il d'articuler avant de sombrer à nouveau, quand d'un simple grognement tu le fais fuir. "Je ne veux pas de toi ici, humain." lui fais-tu comprendre. "Toi… Faible. Loup brave." termine-tu tandis que Steve te présente à deux humains et un autre comme toi. Fébrile, tu écoutes sans trop remuer, te contentant en réalité de laisser ta truffe se perdre sur le t-shirt de Steve car attiré par une odeur plus féminine et sucrée qui te fait par instant lui donner quelques coups de museau, comme si tu tentais de déterrer cette piste que tu n'as pas à traquer. Mais il vient l'instant où l'attention revient sur toi, et la femme, celle qui porte ton odeur et une qui te semble familière s'approche, tendant la main vers toi, sûrement pour tenter de te caresser. Tu l'observes une seconde, reculant ensuite légèrement la tête avant de lui donner un coup de patte, plus pour repousser ses doigts que pour te montrer joueur, car incertain de vouloir la laisser te toucher. C'est vrai après tout, qu'a-t-elle fait pour toi à part pleurer et là réclamer une caresse ? Est-elle venue te voir ? "Oui." souffles l'hybride à ton oreille. "Oui elle est venue nous voir." Alors a-t-elle cherché à t'aider ? "Non. Elle est celle qui nous a passé le collier. Celle qui est venue nous laver au jet d'eau glacé." Tes oreilles se plaquent sur ton crâne. Oh, voilà que tu trouves l'humaine bien incroyable, à se faire douce face à toi après ce qu'elle a fait. Elle est responsable de tes blessures, responsable de cette douleur que tu as dû endurer seul. Elle a construit la cage pour vous et maintenant, voilà qu'elle veut te toucher et se faire pardonner ? "Elle nous a enfermé." ajoute-t-il alors que tu montres les crocs de façon menaçante et grogne à l'intention de la femme qui recule déjà sa main. Tu cherches à la mordre, mais Steve t'en empêche d'une tape sur le museau et surpris de ce geste, tu lèves la truffe vers lui, presque penaud, tandis que d'un coup de langue, tu tentes de te faire pardonner auprès de celui qui te tient dans ses bras.

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Mar 7 Fév - 16:21
Lone Wolf
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Et voilà, ça y est, la meute s'agrandit. C'est ce que je me dis alors que j'observe attentivement la chose geindre et pleurer pendant que je la caresse et lui murmure des encouragements, hurler de douleur aux moments les plus difficiles alors que je lui envoie la magie de la meute pour l'aider et le seconder. Voilà. Voilà petit loup, voilà. Viens avec nous, les tiens. Viens avec nous car c'est ta place maintenant. Avec nous. Rejoins ta meute et mets toi sous notre protection. Rien ne t'arrivera, car on te défendra, au péril de notre vie. Et alors que je berce à moitié cette aberration geignante, je me rappelle des premiers temps, du loup qui ne comprenait pas pourquoi il était enfermé, pourquoi il n'avait pas le droit de sortir avant la pleine lune. Deux caractères trop forts dans un seul corps, sans explication ni guide. Mes hommes et moi avons dû apprendre, et maintenant il n'en reste qu'un autre, William, que j'ai quitté il y a plusieurs siècles maintenant pour le Nouveau Monde. La vieille Europe m'ennuyait et devenait trop civilisée, trop peuplée, alors que mon loup grondait pour avoir des forêts et des montagnes à conquérir, sans entrave et sans limites. Au moment où je suis parti nous étions plusieurs, la moitié de nos troupe, six sur les douze. Et si au début nous sommes restés isolés du monde, par peur de voir nos bêtes semer terreur et désolation, petit à petit nous avons eu envie d'aller voir ailleurs. De bouger. De rêver. Surtout après que la cohabitation avec nous bêtes a été plus douce et que nous les contrôlions de mieux en mieux. Car oui... nous avons tous été créés en tant qu'alphas et ce n'était pas possible de vivre les uns sur les autres. Gawain est parti vers le Nord, dans les pays de glace, Ulrik vers l'Est, vers les terres mongoles, Kay est descendu au Sud, près de la Méditerranée, William s'est installé en Angleterre et j'ai décidé d'habiter dans les montagnes qui sont maintenant celles de la Suisse. Nous loup ont hurlé le besoin d'être en meute, d'avoir de la compagnie, et peu à peu, chacun de notre côté, nous avons constitué nos familles, ajoutant des personnes de notre connaissance, des gens de confiance, aimés et respectés. Avec ça, d'autres catégories de loups sont apparues : les bétas, les gammas, les omégas, comme dans la nature, et leur venue a apaisé les choses. Nos loups ont trouvé un but, une place, et la cohabitation a été plus facile...

Et maintenant voilà un descendant d'un très lointain degré, de l'un de nous. Lequel? Je n'en sais rien... Je vois juste qu'il est enfin là, petit loup perdu mais qui ne souffre plus. Il a l'air surpris d'être là, étonné d'exister, tout simplement, avant de commencer à explorer la cage qui était tout son univers, puis moi, une fois que j'ai décroché ce foutu collier et qu'il se retrouve libre de ses mouvements. A peine conscient, il part à l'aventure, me renifle avec application avec aplomb, fier et décidé. Un vrai petit alpha... Il m'inspecte, plus curieux qu'effrayé, renifle ma peau, apprend à me connaître par là, aussi. Nos odeurs. Un monde d'informations qu'on ne peut ni voir ni toucher et qui sont pourtant tellement riches et précieuses. Il apprend, emmagasine ses connaissances même si ce n'est que plus tard qu'il saura y donner du sens et les utiliser. Pour l'instant il fait ses premiers pas de loup, et ça passe par découvrir le monde du bout de la truffe. Un long moment je le laisse me découvrir, me reconnaître comme son alpha, avant de le prendre dans mes bras. Il ne se débat pas, et son petit corps mou et chaud vient contre le mien, posant son menton sur mon épaule. J'ai un léger rire alors qu'on sort de là et que je m'éloigne, une main dans sa fourrure.

T'as vraiment pas peur toi... Mais c'est un bien. Un alpha doit être fier et courageux...

Avec d'autres c'était pas aussi simple. Parfois certains omégas sont si peureux qu'ils n'osent pas s'approcher de moi, et il peut se passer un bon moment avant qu'ils osent enfin venir tout près et faire connaissance. Je me rappelle de Wanda, qui est restée deux jours sans se transformer, cachée sous un lit, morte de peur... Alors que lui... autant la chose l'avait bloquée, autant le loup a l'air terriblement bien dans ses pattes, et c'est tant mieux. Je remonte les marches et souris à Sam, rassuré. On échange un regard complice avant que je ne m'approche des parents du petit, pour qu'ils lui disent au revoir. Enfin... d'une certaine manière. Mais sur le coup, c'est surtout l'odeur de mon tshirt qui le préoccupe plus, et je souris en sentant sa truffe humide se promener partout, comme pour avaler la moindre parcelle de toutes les odeurs qu'il ne connaît pas. Il est détendu contre moi, curieux, attentif, mais pas effrayé. Parfait... c'est parfait. Et alors que je le tiens toujours contre moi, que je sens ses petits poumons se soulever régulièrement au rythme de sa respiration et son petit coeur qui bat sous ma main, j'explique ce qui va se passer aux parents. Sam de son côté est sorti mettre la valise qui continent des affaires du petit dans la voiture. Mes mots sont aussi clairs que possible, vu les circonstances, ne voulant ni les alarmer, ni leur donner de faux espoirs, et c'est là que sa mère s'approche. D'un coup il couche les oreilles et se tend. Je sens une vague de colère et de peur se dégager de lui alors que je le serre un peu plus fort, lui envoyant des ondes apaisantes.

Tout va bien terreur. Je suis là... Je suis là...

Sauf que quand la mère fait mine de le toucher, il veut la mordre. Rapidement, et par réflexe je lui donne une petite tape sur le museau, fronçant les sourcils.

Eh, doucement!

Il l'ignore, elle, ne réagissant que par rapport à moi. Il baisse la tête, honteux, et me lèche piteusement le bras. Dans un sens je suis content. Il cherche mon approbation, il veut que je sois content de lui. Ca veut dire qu'il me respecte, et me craint aussi. Mais sa mère n'a plus l'air d'avoir d'intérêt à ses yeux. Ca viendra... Je lui lance un sourire rassurant.

Ne vous en faites pas, ça arrive. Au début c'est confus pour eux, que le loup ait accès aux souvenirs de Buck et réciproquement... Pour lui vous êtes juste celle qui l'a enfermé. Mais rassurez vous, avec le temps et l'entraînement les deux vont vivre ensemble et tout ça sera oublié. Je vous appelle quand j'arrive, et vous pourrez me contacter quand vous voudrez.

Je leur tends ma main libre, la serre, tapotant ensuite l'épaule de la mère en larmes, avant de sortir. Sam m'attend près de ma voiture.

Tu restes encore ici?
Ouais j'ai une piste. Le loup est resté ici quelques temps avant de se barrer.
Très bien, on doit savoir qui a fait ça et l'arrêter avant qu'il ne refasse le coup. Je file a l'aérodrome et dans quelques heures je l'aurai ramené chez nous...
A bientôt Steve.
A bientôt Sam. Fais gaffe hein.
Eh, tu me connais!
Justement!


On rit tous les deux alors que je m'avance vers la voiture. J'installe le petit par terre côté passager et me mets au volant.

Allez mon petit loup, on s'en va pour un long voyage. Mais tu seras bien, tu verras... Je te le promets!

Puis je démarre et m'éloigne, son ancienne maison disparaissant bientôt de mon rétroviseur.

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Mar 7 Fév - 20:23

Lone Wolf
There is no songs for the lonely and broken ones.

Calmé par la tape sur ton museau, tu restes désormais sage entre les bras de Steve, te réconfortant simplement du fait qu'il te garde contre ton coeur comme si tu étais précieux et que tu valais la peine d'être sauvé. Un soupir t'échappe et ta tête retrouve son épaule, te permettant ainsi de contempler, non plus tes "parents" qui s'inquiètent pour l'humain avec qui tu as dû cohabiter pendant trois longues semaine et qui en cet instant se désole de ne pouvoir leur dire adieux, mais la porte qui mène vers l'extérieur et surtout, ce fragment de paysage que tu entrevoies par la fenêtre. C'est ça qui fait désormais battre ton petit coeur et attire ton oeil curieux, c'est cette idée de pouvoir sortir et de sentir sous tes pattes autre chose que le béton de la cage ou les bras de Steve… Les oreilles dressées, tu imagines déjà ce que cela serait de pouvoir courir librement dans les forêts immenses dont il t'a parlé, d'avoir le droit de chasser ce qu'il te plait et de surtout ne sentir aucune chaîne autour de ton cou. "Ce serait bien. Si bien.", murmure une voix à ton esprit tandis que Steve termine les adieux que tu aurais dû faire à ta famille, t'entraînant alors à l'extérieur.

La porte passée, tu laisses derrière-toi les odeurs et souvenir de l'humain qui pleure, découvrant alors la myriade de fragrances et de sensations, qui en ce premier instant pour toi dans le monde réel, agresse tes sens et te demande de prendre en compte bien trop d'informations, à tel point que tu ne sais plus où donner de la tête. Tu ne sais pas si c'est le soleil que tu dois apprécier, ainsi que ses caresses dans ta fourrure juvénile, ou la palette de sons qui proviennent des autres êtres vivants qui dans les alentours ne mettent pas en pause leur quotidien pour te permettre de comprendre ce qui se passe autour de toi. Perdu, et légèrement confus, tu renifles frénétiquement l'air tout autour de toi, apprenant au fil des secondes tant de choses que tu as peur de ne pas retenir, sans te douter que d'une certaine manièrent tu sais déjà tout ça… Tu connais déjà l'odeur du goudron et celle des arbres… Tu as déjà pu sentir l'odeur de la pluie et de la terre humide, ainsi que celle qui a été séché par le soleil… Et tout ça, grâce à l'humain que tu trouves faible… Tu sais, via sa mémoire inconsciente,  que tout ça existe et en réalité, en cet instant, tu ne fais que re-découvrir ce que tu avais oublié suite à votre enferment. Tu re-découvres l'odeur du quartier dans lequel l'humain a habité, et surtout de la voiture dans laquelle Steve te dépose. Certes, elle ne sent pas exactement comme celle dans laquelle l'humain a déjà pu être, mais elle porte l'odeur du cambouis que tu avais trouvé dans ses paumes, ainsi que celle plus sucrée de la femme qui partage sa vie. Et pourtant, assis aux pieds du siège passager, tu angoisses à l'idée de te retrouver bloqué en cet endroit exigu, qui devient bruyant au moment-même où il met le contact. Pas rassuré, tu pleures un peu, posant alors dans ses prunelles un regard apeuré. "Sors-moi d'ici" essayes-tu de lui dire. Mais il ne comprend pas. Il te parle d'un long voyage en sa compagnie et d'une promesse qu'il te fait. Tu pleures un peu plus mais le moteur qui rugit couvre tes plaintes alors que vous vous éloignez de la maison de l'humain. Tu ressens la peine de cet autre toi mais décide de l'ignorer, trouvant que ta peur est ce qui doit être pris en compte en cet instant. Ainsi, une fois de plus, tu repousses et renvois au loin l'humain, lui grognant dessus tandis que Steve vous conduit bien loin de ce qui était jusque-là votre maison.

Pendant quelques minutes, tu restes tranquillement dans ton coin, à observer Steve et à te demander quand il recommencera à t'accorder son attention… C'est si étrange. Tu veux faire le brave, le fier et courageux petit loup et pourtant, quand il ne t'accorde que quelques regard de temps à autres, pour vérifier que tu vas bien, tu n'es pas satisfait… Pire, tu trouves que ce n'est pas assez… Et c'est sans compter cette étrange sensation qui vient doucement vient t'envelopper… Une sensation qui te murmure que tu ne devrais pas être ainsi ignoré et pire, que tu devrais être à son niveau, histoire d'avoir toute son attention. Un léger soupire t'échappe et si au début, tu hésites, te disant qu'après tout, tu as ici toute la place qu'il te faut pour t'allonger, voilà qu'au fil des secondes, tu commences à renifler le cuir du siège passager, te disant que tu pourrais être encore plus à ton aise ici. Ton regard fait des aller-retour entre celui-ci et Steve, et finalement, d'un bond souple et plus agile que tu ne le pensais, tu te hisses sur le siège, te roulant en boule dessus avant de pousser un long soupir de plaisir. Finalement, tu ne regrettes pas d'avoir eu le courage de venir t'allonger ici, mieux tu te dis que si tu fermais les yeux, tu pourrais presque t'endormir… Chose que tu fais, après un long bâillement. Tu enfouis ton museau entre tes pattes, pousses un long soupir et voilà que tu te laisses bercer par les ronrons du moteur, somnolant bien rapidement sous le regard tendre de Steve.

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Jeu 9 Fév - 20:08
Lone Wolf
Loups 3.0
Le petit se blottit tout contre moi, se méfiant de sa mère, et grognant à son encontre alors qu’elle tend la main vers lui. La pauvre… C’est comme si le loup ne sait pas du tout quel est le lien de son hôte avec lui, quelle est la relation entre eux deux. Il n’a pas l’air de se douter que c’est elle qui l’a porté, elle qui l’a aimé, elle qui a calmé ses pleurs, l’a nourri, lavé, a éloigné ses cauchemars et l’a emmené jouer au parc. Avant son père, c’est elle qui a constitué tout son univers, où tout ce dont il avait besoin dépendait d’elle. C’est elle qui le regardait dormir et qui regardait l’horloge, nerveuse, les première fois où il sortait le soir… Et maintenant pour le loup c’est une étrangère, la bête ne se doute de rien. Je n’imagine même pas à quel point elle a dû souffrir… voir ce qu’est devenu son fils alors qu’elle n’y connaît rien, et que lui n’a rien demandé… Mais ça ne sera plus long. Le plus dur est passé, enfin je l’espère. Maintenant il s’est transformé, et peut-être que tout va s’arranger. Que le loup et le garçon vivent ensemble, en harmonie…

Désolé pour elle je m’éloigne, quittant sa maison pour me diriger vers la voiture. Le petit loup reste tout contre moi, effrayé par ce monde qu’il ne connaît pas, cet infinité autour de lui, lui dont les premières semaines ont été limitées à la longueur d’une chaîne et aux barreaux d’une cave. Toutes ces odeurs, ces choses à voir… il y a de quoi être chamboulé. Déjà à mon époque, ça faisait beaucoup, alors que la terre était beaucoup moins peuplée et que les villes étaient rares. Alors que là…

Je l’installe, petite chose encore innocente et fragile que je caresse avant de refermer la portière, et me mets au volant. Bientôt petit loup… bientôt tu pourras courir dans la neige et renifler les traces des cerfs. Bientôt tu pourras rencontrer les tiens et ne plus connaître ni colliers ni barreaux. Tu seras libre et guidé, avec nous, et surtout, plus personne n’aura peur de toi…

On roule quelques centaines de mètres, un kilomètre peut-être alors que je l’entends chuiner doucement, posant ses prunelles d’or sur moi. Je caresse son petit crâne et ses oreilles encore tombantes avant de reporter mon attention sur la route. Sans le regarder je le sens batailler, vouloir que je m’occupe de lui, comme le petit loup qu’il est et qui a besoin d’une famille, d’amour et d’affection et la volonté d’alpha d’être le chef et le centre de l’attention. Mais oui petit loup, tu vas y arriver, tu vas savoir vivre avec tout ça, avec le loup et avec l’humain… ensemble.

Je l’observe du coin de l’œil alors qu’il commence à renifler, considérant le siège en cuir qui doit lui apparaître comme une montagne à gravir, et je souris alors qu’il sautille, pour l’atteindre. Et si au début je suis à deux doigts de le faire redescendre, je vois qu'il s'installe juste bien tranquillement, se roule en boule et garde son regard sur mon de longues minutes avant de bailler et s'endormir. C'est ça... C'est ça petit loup. Dors. Repose toi de ces trois semaines où ton corps a été mis à rude épreuve et où ton esprit a été malmené. Dors petit loup... Dors...

Moins d'une heure plus tard j'arrive à l'aérodrome et je vais me garer devant l'agence de location de voiture. La nana me regarde, un peu surprise de me voir ramener la caisse même pas deux heures après l'avoir empruntée mais bon... Je dépose les clefs, remplis la paperasse, et souris en voyant le petit loup, debout sur le siège et les pattes sur le tableau de bord en train de m'attendre, paniqué et en même temps impatient. Je lui ouvre et ris en le voyant me faire la fête, venant caresser sa fourrure toute douce sur son corps maigrichon qu'il va falloir remplumer un peu, faisant attention à ne pas toucher ses cicatrices encore fraîches mais qui ont déjà meilleure allure que quand je l'ai tiré de là. Les pouvoirs du loup, même s'il ne sait pas comment les utiliser. Mais on a le temps... tout le temps. L'essentiel c'est déjà qu'il ait pu se transformer, et qu'il aille mieux. De l'espoir. Une promesse de pouvoir vivre avec ça...

Je le soulève et l'assieds sur mon avant-bras, une main sur son poitrail alors que je m'approche de l'avion. Pietro est déjà à l'intérieur, en train de jouer sur son portable et sursaute quand j'ouvre la portière, manquant de faire tomber son joujou dernier cri. Il me sourit et observe la petite chose contre moi.

Alors c'est lui qu'on est venus chercher?
Exactement. On va le ramener chez nous et lui apprendre tout ce qu'il aura besoin de savoir... Le chemin est encore long mais j'ai bon espoir.
Si tu le sens bien, on va tout faire pour qu'il y arrive notre petit loup!


Je le dépose sur le siège passager et caresse sa petite tête.

Tu restes sage ici pendant que je cherche tes affaires? Je reviens vite.

Un dernier sourire et je referme la portière, le laissant avec Pietro qui se penche vers lui et tend la main pour le caresser.

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Ven 10 Fév - 9:41

Lone Wolf
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"Je suis désolé…"dit la voix dans ton rêve. "Nous avons faits tout ce que nous pouvions mais…." Mais tu ne sais pas la suite. Tout se brouille à nouveau et devient une fois de plus de l'encre, ou plutôt une mer sombre dans laquelle tu te perds. Tu ne comprends pas et les deux autres ne t'aident pas. L'humain continue de se taire et cet autre vous… C'est étrange, c'est lui qui semble ne pas vouloir te laisser voir tout ce que tu penses entrevoir dans cette inconscience qui est la tienne. Il lutte dans l'ombre et retient ce qu'il estime ne pas être tien. Tu aimerais gronder, lui dire que cette décision n'est pas sienne à prendre, mais ici tu n'as aucun pouvoir… Au sein de votre esprit et de cet endroit étrange où tu peux rêver, tu n'as prise sur rien et sur personne. Tu peux te débattre autant que tu le veux, tu ne peux rien faire. Tu dois subir et accepter les caprices de votre esprit. Ici tu es faible et tu dois faire avec. "James…. Ja…" Une autre voix se fait entendre au loin avant de disparaitre tandis que se dessine sous tes yeux un semblant de chambre d'hôpital. L'odeur de ton propre sang et des médicaments te revient, ramenant au passage le chant binaires des machines qui devaient vous tenir en vie. Tu crois entendre les médecins, sentir à nouveau les points dans ton cou et sur ton visage, alors qu'une femme tenait ta main. Ses doigts semblent s'entrelacer aux tiens mais avant que tu n'aies le temps de réellement savoir qui elle est, elle disparait à son tour, te laissant alors en compagnie des deux yeux jaunes. Un grondement se fait entendre et tu trembles. Tu voudrais fuir. Tu voudrais supplier, partir, laisser un autre toi se débrouiller avec ça, et pourquoi pas jeter à nouveau l'humain dans la gueule de cette chose qui vous observe, mais c'est trop tard… Il est là. Il vient pour toi. Et il le fera chaque soirs. Il sera là, car il est votre monstre, votre fardeau et surtout celui qui vous a crée et il a ce pouvoir sur vous. Il sera celui capable de vous effrayer mais qui d'une certaine façon, vous rendra plus fort avec le temps… Mais l'instant n'est pas encore venu pour vous d'affronter vos propres démons, non, il est temps pour toi de t'éveiller, petit loup, et de revenir en ce monde où tu as à tes côtés un puissant alpha pour te protéger.

Lentement, tu rouvres les yeux, puis bailles là où Steve quitte la voiture et te laisse seul dans cet espace exigu à l'odeur vaguement agaçante. Tu couines d'abord, espérant faire revenir l'alpha à toi, mais comprenant qu'il ne t'entend pas, tu décides que tu vas te rappeler à lui d'une autre manière, posant ainsi tes pattes sur le tableau de bord pour être à même d'observer ton alpha au travers du pare-brise. Tu tentes de japper pour obtenir son attention, t'agaçant presque de voir qu'il ne se retourne pas de suite pour croiser ton regard, préférant d'abord s'occuper de la femme qui lui fait face. Chose que tu n'aimes pas. Non, Steve ne devrait s'occuper que toi, il ne devrait pas être avec elle mais avec toi… Mieux, tu devrais être dans ses bras pendant qu'il est avec elle, juste pour rappeler à celle qui s'accapare toute son attention qu'au final c'est toi qui compte, toi et toi seul. Parce qu'après tout, Steve est venu pour venir te chercher toi, pas vrai ? Il a fait tout ce voyage jusqu'à ta cage pour toi… Alors ne serait-ce pas plus normal qu'il ne s'occupe que de toi et qu'il ne te laisse plus jamais seul ? Oui, hein… C'est ce que tu penses, pas vrai ? C'est ce que tu te dis en cet instant où il croise ton regard tout en esquissant un sourire. "Reviens. Reviens pour moi." penses-tu. Mais il se fait désirer. Ton alpha ne revient pas de suite et ça t'angoisse. Tu crains qu'il te laisse à nouveau, ou pire, que cette voiture devienne ta nouvelle cage. Le temps d'un instant, tu as peur que Steve ait pu te mentir en te parlant des forêts dans lesquelles tu aurais le droit de courir, libre, et à vrai dire, tu ne te rassures que lorsqu'il revient vers toi, ouvrant la portière qui est de ton côté pour mieux glisser ses mains dans ta fourrure duveteuse. Tout heureux, tu bats de la queue pour lui et jappe, comme le louveteau heureux que tu es en cet instant. "Tu es revenu… Pour moi, juste pour moi. Parce que je compte. Parce que je suis important." Voilà ce que tu essayes de lui dire en cet instant alors que tu croises son regard. Tu ne peux et tu ne sais exprimer ça avec des mots, mais instinctivement, tu lui fais parvenir via des ondes tes sentiments. Tu aimes l'avoir là mais tu as eu peur sans lui. Tu es reconnaissant qu'il soit de retour mais étrangement, tu lui en veux aussi de t'avoir laissé. "Tu aurais dû me garder tout contre ton coeur. C'est ma place. Dans tes bras. Ma place." essayes-tu de lui faire comprendre alors que tu bats de la queue pour lui, appréciant les caresses qu'il t'offre. "Encore." as-tu envie de dire, là où lui te prend dans ses bras. Heureux d'être à nouveau tout contre son coeur, tu te laisses porter avec la joie qu'ont les louveteaux qui se sentent aimés. Après un léger soupir, voilà que tu profites de cet instant avec lui en tirant un peu la langue, observant le reste du monde comme si tu en était le roi… Mais qui pourrait t'en vouloir ? Tu es comme un enfant dans les bras de son père. Tu as envie que tout le monde t'observe et te dise que tu es beau, ainsi, en compagnie de Steve. Tu veux le respect du monde extérieur et l'attention de l'alpha. Ce que tu as en cet instant, où présenté à un autre loup, tu te sens précieux et presque admiré par le jeune homme qui pose sur toi un regard presque fasciné. Steve te dépose sur le siège passager et si tu prends le temps de rapidement effleurer ses mains de ta truffe, tu ne comprends pas pourquoi il te laisse avec le jeune homme qui semblait jusque-là plus intéressé par le petit objet qu'il tient toujours entre ses doigts. Tu l'observes, autant inquiet que vaguement impatient de faire sa connaissance, attendant qu'il soit celui qui fasse le premier geste. Quand tu le vois approcher sa main, tu la renifles avec attention avant de la lécher, puis de te tenter de mordiller ses doigts, lui arrachant de ce fait un léger sourire. Il trouve ça amusant, et mieux, commence à jouer avec toi, t'empêchant de refermer tes crocs sur sa peau. Et si au début tu trouves ça follement marrant de jouer avec lui, tu finis par te lasser et trouver qu'il a bien trop le dessus. Après tout, tu veux juste mordiller ses doigts, alors pourquoi ne se laisse-t-il pas faire ? Tu lui donnes un coup de patte pour tenter de lui faire comprendre ça, mais voyant qu'il continue de se jouer de toi en riant, tu viens sauter sur ses genoux, posant tes pattes avant sur son coeur tandis que tu te venges sur le col de son t-shirt, venant l'attraper entre tes crocs, lui tirer dessus, arrachant alors un rire au jeune loup.

"Eh bah, terreur… Il te plait ?"dit-il en venant te caresser derrière les oreilles, t'arrachant de ce fait un grondement joueur. Oui ça te plait, mais ce que tu veux, c'est qu'il admette que tu as gagné et que mieux, tu es son alpha. Tu veux qu'il te respecte et qu'il te laisse gagner. Tes deux pattes sur son coeur, tu appuies sur sa poitrine et tente de le forcer à s'allonger tandis que de ta langue, tu viens lécher son cou, lui arrachant d'autres éclats rires alors que Steve revient vers vous, découvrant de ce fait deux de ses loups en train de jouer, l'un tout de même essayant d'expliquer ce qui se passe. "Je crois qu'il essaye de faire le grand…" dit-il entre deux rires. "Il est mignon… Je l'aime bien."

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Sam 11 Fév - 14:29
Lone Wolf
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Ca y est, on est partis. Le voilà qui quitte sa maison et sa famille, tout son univers depuis qu'il était tout gamin, un bébé même. Et maintenant il va devoir tout recommencer, ailleurs, à savoir chez nous, loin, très loin d'ici, dans des montagnes encore sauvages, où il n'y a ni étrangers ni dangers. Où le jeune loup capricieux qu'il est pourra trouver ses marques, se tromper, et être guidé sans risquer de faire du mal et de blesser qui que ce soit. Où il aura toute une meute de loups sages et expérimentés pour lui apprendre tout ce qu'il devra savoir et surtout pouvoir intervenir au cas où les choses tourneraient mal... Pourtant quand je me retourne vers la voiture alors que je vais la rendre, et que je vois sa petite bouille de louveteau à la vitre, me suivant du regard, je me dis que ça devrait aller. Qu'au moins il n'est pas méchant, ni enragé, et aussi difficile que ça puisse être pour lui, il va s'en tirer...

Il me fait la fête quand je reviens, après l'avoir laissé seul à peine cinq minutes, et je le sens déjà avoir besoin de moi, me demander, je sens son inquiétude d'avoir été laissé seul se dissiper, et être rassuré alors que je reviens. C'est bien. C'est bien parce qu'il me voit comme un protecteur, quelqu'un en qui il peut, et va avoir confiance. Comme le rempart entre lui et la peur, la douleur, le mal et le danger. Et en même temps, alors que je le caresse et ris sous ses coups de langue, je sens aussi qu'il est fâché que je l'aie laissé. Qu'il me veut tout à lui. Un vrai alpha... jaloux et possessif... et on dirait qu'il me considère aussi comme une de ses possessions. Que je suis à lui. Putain mais normalement ce genre de pulsions commence pas aussi tôt, et quand le loup atteint sa puberté alors que là... c'est encore un bébé... ça promet...

Toujours dans mes bras je l'emmène jusqu'à Pietro le temps de chercher les valises, et à peine revenu je vois que cette sale petite teigne est en train de jouer avec lui. Enfin... c'est ce que Pietro croit, alors qu'il le caresse et rit pendant que Buck est sur ses genoux, ses pattes sur le torse de mon pilote, et lutte avec son tshirt ou le lèche. J'en crois pas mes yeux, enfin, je crois surtout pas ce que je ressens. Bordel de merde... le petit con joue, mais pour lui il essaie de soumettre Pietro. Pire, il est persuadé que c'est déjà fait. Non mais c'est pas possible... et ça promet de sacrées emmerdes pour la suite j'en suis sûr. Il va falloir que je tienne serré, que je le surveille avec attention, car avec un loup aussi dominant, il peut sérieusement partir en vrille s'il n'est pas guidé comme il faut... Enfin, il sera temps d'y remédier...

Je m'installe sur l'autre siège du cockpit, attrape le petit loup et le pose sur mes genoux, baissant les yeux vers lui. Tu dois te calmer et faire attention. Chaque personne que tu croises n'a pas à être sous tes ordres et soumis. Il faut que tu le comprennes petit loup... et vite. Je lui dis ça au travers de nos regards qui se croisent, et je le tiens d'autorité une main sur son petit corps, posée sur son poitrail.

C'est bon Pietro on peut y aller.
Ca roule Steve. C'est parti!


Il allume les moteurs, et l'avion commence à rouler paresseusement hors du hangar jusqu'à la petite piste. Après un contrôle radio, on nous donne l'autorisation de décoller et il met les gaz. On accélère et ramène un peu plus le petit loup contre moi avant de finir par décoller. J'observe les maisons qui deviennent de plus en plus petites, passer de maisons à des cabanes pour enfants, puis à de simples carrés digne de figurer dans un jeu de Monopoly. Et les arbres devenir des têtes d'épingle.

Pendant le reste du trajet je laisse Buck regarder par la fenêtre, debout sur ses pattes arrière, la truffe contre la vitre et la queue battant la mesure alors que j'explique rapidement à Pietro ce que j'ai appris et ce qui s'est passé. On discute du programme des jours à venir, par rapport à la meute et autres, puis de trucs divers et variés. Le petit n'a pas peur, il est impatient, curieux. Il veut conquérir tout ce monde qu'il ne connaît pas et qu'il découvre. Il veut tout pour lui... petite teigne. Et bientôt on arrive chez nous. Sans même avoir besoin de regarder dehors je sens... je sens qu'on est à la maison, cette combinaison de neige, de sapins, de forêt et de tellement d'autres choses qui n'appartient qu'ici... Je ramène le petit tout contre moi le temps qu'on atterrisse, et le pose à mes pieds avant de me détacher. J'attrape le petit, l'installe sur le siège passager de ma voiture avant de refermer la porte pour aller échanger quelques mots avec Pietro et récupérer ses valises. Je glisse le tout dans le coffre, fais un dernier signe de la main à mon loup qui est en train de rentrer l'avion et je me mets au volant. Je m'adresse ensuite à Tasha, que j'appelle via notre lien.

Ma douce, je rentre bientôt. Une urgence. Je t'expliquerai...

J'observe ensuite le loup qui cette fois est de nouveau debout sur ses pattes, reniflant comme un fou par la fenêtre que j'ai un peu ouverte, et on finit bientôt par arriver. Je vois ma louve si belle qui m'attend devant notre porte,assise sur les marches du porche, et je me gare, lui ramenant le petit.

Bonjour mon amour... Tu m'as manqué... Et voilà l'urgence en question... il s'appelle Bucky...


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Dim 12 Fév - 21:46

Lone Wolf
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"Je suis puissant. Je suis grand. Je suis dominant." Voilà ce qui émane de toi alors que Steve revient vers vous et t'attrape par la peau du coup, te faisant retrouver ta place dans ses bras. Tu hésites une seconde à te débattre, avant d'accepter cette idée qui doucement te fait soupirer. C'est ici que se trouve sa place, dans ses bras, contre son coeur et donc non loin de ses yeux qui peuvent sur toi se poser. Satisfait d'avoir au final retrouvé ta place, et un après un dernier regard au jeune homme que tu estimes désormais soumis, tu croises alors les prunelles de Steve, lisant dans celle-ci quelque chose qui fait quelque peu hérisser tes poils sur ton échine maigrelette. Tu n'aimes pas le sentir contrarié et encore moins qu'il te fasse sentir que tu dois te mesurer. "Je fais ce que tu m'as promis. Je suis fier, je suis brave et je suis courageux." essayes-tu de lui dire. "Je suis ce que tu veux. Je suis ce loup que tu voulais rencontrer, celui pour qui tu as fait fuir le monstre. Je n'ai pas à faire attention. Je dois juste être." termines-tu avec aplomb, détournant le regard au moment où l'avion se met en marche pour observer par la petite fenêtre le paysage défiler sous tes prunelles curieuses. La truffe en alerte, tu t'enivres de se mélange d'odeur de cambouis, du cuir du blouson de Steve et des bonbons à la menthe que suçote l'autre loup, acceptant sans trop de peine de voir progressivement les maisons et arbres s'éloigner pour ne plus être que des taches de couleurs abstraites. L'humain en toi est peiné, voir attristé qu'on l'arrache à sa maison, et il tente, le temps d'une seconde de reprendre le dessus pour verser une larme, tu le repousses sèchement, lui grognant que les faibles doivent se taire maintenant. Tu le sens se recroqueviller et disparaitre dans ton inconscience alors que tu quittes un peu les bras de Steve, venant coller ta truffe à la vitre pour mieux admirer le paysage changer et se métamorphoser pour toi, même si en cet instant, tu ne comprends pas vraiment ce qui se passe. L'humain pourrait se douter que vous voyager et que Steve t'emmène chez lui, mais toi ? Toi tu te dis juste que tu vas quelque part et que cet endroit sera celui où tu pourras être libre. Tu ne vois pas le voyage qui se fait et à vrai dire, tu peines à réaliser que le temps passe et pour toi les minutes n'ont aucune valeur. Tout ce qui compte, c'est d'atteindre cette terre où tu seras à jamais libre, où tu pourras courir et être brave. C'est ça que tu veux, et non te soucier de la durée de ce voyage, que tu ne trouves réellement long qu'au moment où, après avoir quitté l'avion, tu te retrouves une fois de plus porté, et déposé dans une voiture. Un léger soupir t'échappe et si le temps d'un instant, tu te dis que tu vas passer le temps en grignotant la ceinture de sécurité, l'odeur fraîche qui te vient de l'extérieur te charme plus et est capable, elle, de te distraire durant la dernière ligne droite de votre voyage. La truffe levée vers la fine ouverture, tu renifles en battant de la queue, te délectant des caresses et des promesses que le vent porte jusqu'à toi. Il te promet la liberté et te parle des chasses que tu auras avec les autres. Ton coeur se gonfle d'envie et alors que Steve se gare devant un chalet, tu pousses un jappement, tout excité à l'idée d'enfin poser tes pattes dans la neige qui t'appelle et te promets tant. Tu jettes un regard à Steve et quand il te prend simplement dans ses bras, tu gigotes, grognant un peu pour tenter de lui faire comprendre que tu veux qu'il te pose par terre, là où la louve qui jusque-là était assise sur les marches du perron se lève et s'approche de Steve, pour lui voler un baiser. Curieux, et quelque peu dérangé qu'elle se permette une telle chose avec ton Steve, tu lèves le museau vers elle et vient lui donner un léger coup de patte, arrachant de ce fait un léger rire à la jeune femme.

"Eh… J'allais venir m'occuper de toi… Tu me laisses embrasser mon compagnon d'abord ?" dit-elle en posant sa main sur ton crâne, t'arrachant de ce fait un léger jappement tandis qu'elle s'adresse à Steve avec un sourire. "Tu m'as manqué aussi… Un peu plus et j'allais lancer une battue pour te ramener ici par la peau des fesses…" Un léger rire lui échappe. "Mais bon, t'es pardonné… Heureusement que t'as ramené ce petit amour…" Doucement, elle vient te caresser derrière l'oreille et si au début tu étais quelque peu jaloux, tu te calmes en comprenant que tu as son attention aussi. Du bout de la langue, tu viens lécher le creux de son poignet, posant tes prunelles dorées dans les siennes. "Il est vraiment adorable… Je peux le prendre ?" demande-t-elle à Steve avant de reprendre. "Oh quoi que… Pour cette urgence, on peut quand même rentrer non ?" Rentrer ? Tu dresses une oreille, pas sûr de comprendre. Ils veulent rentrer ? Pas toi. Non… Tu veux courir dans la neige, pas retourner dans une maison et te retrouver enfermé. Tu gigotes un peu plus et enfin, tu arrives à quitter les bras de Steve, sautant de ceux-ci pour tomber lourdement dans la neige à leurs pieds. Ta réception n'étant pas très bonne, tu roules un peu sur le flanc et quelque peu sonné par le choc, tu restes simplement allongé dans la neige, la truffe levée vers le couple qui s'inquiète sûrement pour toi.

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Lone Wolf
Loups 3.0
Je me sens enfin chez moi et à ma place ici. Mon loup n'aime pas la ville et moi non plus, nous ne trouvons la paix que dans le chant du vent dans les branches surchargées de neige, dans les cascades d'eau pure et dans les grands espaces. Mon loup aime voir l'infini dans ses yeux jaunes sans aucune trace de vie humaine, il n'aime ni les voitures, ni l'avion, déteste l'odeur des gaz d'échappement et le bruit des moteurs, car tout ça perturbe ses sens et soi-disant en fait un moins bon chasseur et l'empêche de suivre correctement une piste si l'occasion se présentait. Je reviens dans mon royaume, notre royaume, à mon loup, Tasha, sa louve et moi. Nous quatre qui veillons sur des kilomètres et des kilomètres de bois qui ont à peine connu le pied de l'homme mais qui sont un sanctuaire pour tout un tas d'espèce, et pour ma meute de loups brisés, encore sauvages, ceux qui ne peuvent pas se faire à une vie citadine où leurs sens sont trop sollicités. Pour ceux qui veulent se couper de quelque chose ou de quelqu'un, se cacher ou tout recommencer. Ceux qui espèrent avoir une nouvelle chance auprès du Marrok... moi. Nous.

Et voilà que comme un souverain dans son royaume je retrouve toutes ces odeurs et ses bruits familiers, mon fief et mes protégés... Je me détends, reprenant en quelque sorte possession de l'espace, jetant de petits coups d'oeil à Buck qui, debout sur ses pattes arrière, renifle furieusement tout ce bouquet d'odeurs qui lui sont inconnues. Sens petit loup. Sens le parfum de la forêt et écoute son chant. Sens l'odeur des cerfs et celle de la neige de printemps. Sens la glace bleue et les épines de sapin. Sens ce qui sera bientôt ton royaume petit être, le tien et celui de ton humain. Vous allez apprendre à vous repérer ici, à retrouver la trace d'un faisan et à reconnaître le cri d'un aigle pêcheur. Vous allez aimer cet univers... La voiture glisse entre les collines et les arbres centenaires hauts comme le ciel, jusqu'à arriver au village. Et je souris encore plus en voyant ma louve m'attendre, comme tant de fois depuis tant d'années.

J'ouvre la portière et vais le chercher avant de me rapprocher d'elle. Tellement d'années et je m'étonne encore à quel point elle me manquer, même quand je suis loin d'elle une journée... un trop long moment sans elle et c'est comme s'il me manquait quelque chose, comme si j'étais incomplet, et il faut que je la sente près de moi, que je renifle son parfum, que je glisse ma main dans sa cascade de feu pour être de nouveau complet et heureux. Ma louve... celle qui m'a redonné espoir alors que je m'étais décidé à rester un vieux célibataire même si mon loup grondait que ce n'était pas normal qu'un alpha aussi puissant ne trouve pas de compagne. Et puis elle est arrivée, tout juste débarquée d'Angleterre, encore étudiante, et elle voulait enquêter sur les origines de notre espèce, pas juste apprendre à contrôler la partie animale en elle. Elle voulait tout savoir, comme une scientifique. Mon loup en est immédiatement tombé amoureux et il m'a fallu du temps et beaucoup trop d'énergie à cacher les mêmes sentiments pour ma partie humaine, avant de me rendre à l'évidence. Elle était arrivé à me faire rire, à m'amuser, à faire s'envoler tous les soucis forcément attachés au fait de gérer une meute si grande et imposante. Elle avait été mon rayon de soleil entre les nuages...et elle l'est encore.

Je ressens toujours la même chose quand je la vois m'attendre, ses cheveux noués à la hâte et un vieux pull à moi sur les épaules. J'ai juste hâte de l'embrasser, de la prendre dans mes bras, mais la petite créature s'agite dans mes bras, se tortille et je dois le tenir plus fermement pour ne pas qu'il tombe. Une fois près d'elle je viens l'embrasser mais j'ai à peine posé mes lèvres sur les siennes que la petite chose nous interrompt. Je fronce les sourcils et remarque qu'il tente de repousser Natasha, pour attirer toute mon attention. Non mais quel petit... c'est pas vrai... ça promet plus tard... Et elle rit, comme d'habitude, ne voyant jamais les choses en noir, contrairement à moi... Ses doigts fins glissent dans la fourrure du louveteau alors que nos regards se croisent et je l'embrasser une nouvelle fois.

Je t'expliquerai tout à l'heure toute son histoire mais c'est compliqué... Et ça va l'être encore...

J'observe Buck qui de défensif semble fondre sous les mains de Natasha, et n'a l'air de penser qu'à une chose, vouloir lui plaire et qu'elle s'occupe de lui. Elle fait cet effet là à tous ceux qui la croisent... vouloir lui faire plaisir, l'impressionner, avoir de la valeur à ses yeux... Elle propose qu'on rentre et j'avoue que j'ai envie de retrouver ma maison et la retrouver elle, sauf qu'un moment d'inattention et voilà que la boule de pols retombe sur le sol et roule à moitié dans la neige. On le regarde tous les deux, aussi surpris qu'inquiets alors qu'il relève le museau vers nous et je m'accroupis pour être plus près de lui.

Eh ben alors terreur, tu nous fais quoi? Tu joues les cascadeurs? Tu aurais pu te faire mal...

Je me tourne ensuite vers Tasha.

Tu sais quoi? Rentre et fais nous quelque chose de chaud, j'arrive tout de suite. Le petit a pas pu se dégourdir les pattes depuis qu'on est partis de chez ses parents alors je vais rester un peu avec lui dehors, et je te rejoins dès qu'il s'est un peu fatigué. Ok? Tu m'as manqué ma louve...

Je me redresse et l'embrasse rapidement avant de me mettre à marcher dans le jardin, attrapant une pomme de pin que je vais lui lancer au loin.

Allez, va chercher ça!

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Ven 7 Avr - 11:42

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Allongé dans la neige, le museau levé vers Steve et sa compagne, tu découvres en plus de la fraîcheur de celle-ci sur ta fourrure, l'inquiétude de celui qui t'a pourtant tiré du trou puant dans lequel les humains qui se disaient tes parents vous ont laissés croupir. Étrangement surpris par une telle émotion dans le regard de l'alpha que tu pensais être infaillible, tu te redresses un peu plus pour lui et ose même lui donner un léger coup de patte sur le genou pour le rassurer. "Fort. Et brave. Comme moi. Pas comme eux." essayes-tu de lui dire, sans mots certes mais grâce aux ondes diffuses de fierté et de confusion que tu émets. Un instant tu croises son regard et quand celui-ci te délaisse pour sa femelle, tu en profites pour te relever et te secouer afin de chasser de pelage duveteux les flocons qui s'y trouvent, pour mieux par la suite plonger ta truffe curieuse dans la poudreuse. Tu éternues rapidement face a froid qui commence à piquer ton museau et blesser un peu plus tes babines écorchées avant de te venger de cet affront en croquant dans la neige, découvrant ainsi que celle-ci fond sur ta langue et devient un peu d'eau qui étanche la soif qui rendait ta gorge sèche depuis votre départ. Tout heureux d'ainsi pouvoir te désaltérer, tu plantes à nouveau tes crocs juvéniles dans la neige, battant légèrement de la queue en l'entendant quelque peu croquer. Amusé, tu continues ainsi, même alors que tu essayes de suivre Steve dans la découverte de ce domaine qui est pour l'instant celui de ton sauveur, jonglant entre quelques foulées maladroites et un coup de crocs dans la poudreuse.

Et si ta soif, tu aurais aimé faire complètement taire, voilà que Steve t'en empêche quand entre ses doigts il saisit une pomme de pin qu'au loin il jette, tout en te disant qu'il te faut aller la chercher. Les oreilles dressées et l'oeil vif, tu observes la petite chose s'éloigner de vous et atterrir dans la neige à quelques mètres de vous. Un instant tu hésites, malgré les tremblements d'excitation qui te font remuer la queue et pousser un léger jappement avant qu'enfin tu ne t'élances dans une course aussi effrénée que maladroite, avec au coeur l'espoir fou de retrouver cette pomme de pin. Plus d'une fois, car encore trop peu conscient de ton corps, tu manques de tomber et de rouler sur quelques mètres dans la neige, mais à chaque fois, alors que tu sembles être prêt à terminer ta course le museau dans la neige et les pattes par-dessus la tête, tu te rattrapes toujours, comme si d'instinct, ton frêle petit corps savait comment rattraper les choses plus ou moins dignement afin de te permettre de te jeter avidement sur la pomme de pin comme tu le fais à l'instant. D'un bond autant amusant à observer qu'un poil ridicule, tu fonds sur ta proie, les crocs en avant et les griffes juste derrière sur cette pauvre chose qui n'avait rien demandée et qui maintenant, après ton atterrissage grandiose dans la neige, se trouve être couverte de bave et surtout malmenée par tes petites quenottes qui se plante dans l'écorce de celle-ci pour mieux la déchiqueter.

Coincé entre tes pattes, la pauvre pomme de pin se retrouve être massacrée entre tes crocs tandis que tout amusé d'ainsi pouvoir te défouler sur quelque chose, tu t'allonges plus confortablement dans la neige et commence à battre de la queue en poussant de légers grognements de bonheur. Tout d'heureux d'être ainsi libre, tu en oublierais presque la cage dans laquelle tu croupissais en compagnie des deux autres, à tel point qu'en cet instant, tu deviens enfin le louveteau curieux et plein de vie que tu aurais dû être lors de cette nuit de pleine lune si l'humain n'avait pas tant résisté et hurlé que tu n'étais qu'un monstre de plus qu'il ne voulait pas voir dans sa vie. Tu te souviens que tu sentais le dégoût, la haine et la terreur dans vos veines alors que tu tentais de venir au monde. Tu te souviens que c'est à l'instant précis où il avait usé de votre corps pour hurler et te dire de disparaitre, que tu avais méprisé cet être qui n'était capable que de deux choses : geindre et créer cette immondice que fut l'hybride. Tu avais été furieux de sentir cette chose prendre ta place et faire entendre de sa voix, disant qu'il allait faire sans vous le temps que vous vous réconciliez. Tu avais grogné mais il avait fait la sourde d'oreille, préférant devenir cette chose monstrueuse qui pendant des semaines avait agonisé en vous serinant que c'était le mieux à faire… Que c'était la seule chose qui faisait que vous étiez en paix. Tu n'avais pas été de cet avis, et l'humain, lui, avait lâchement déclaré que ce n'était plus son problème car il voulait juste que tout ça cesse. Mais tout ceci ne semble plus avoir d'importance, tant heureux tu es en cet instant. Ton nouveau monde n'existe qu'au travers de cette pomme de pin que tu dévores avec amour et de Steve, qui à pas lent se rapproche de toi. Seulement quand son ombre vient te couvrir, voilà que tu retrousses tes babines abimées pour mieux dévoiler tes petits crocs. "Ma proie. À moi." grondes-tu alors que face à toi il se plante. "À moi."

Tu tentes de te faire menaçant, lui faisant comprendre que tu ne veux pas qu'il pose ses doigts sur ce que tu estimes être ton trophée de chasse et après quelques coups de dents de pattes, toujours en le fixant de tes iris méfiants, tu finis par te lasser de cette petite chose que du bout du museau tu pousses vers lui, comme pour lui faire comprendre que maintenant que tu t'es lassé de réduire en charpie cette pomme de pin, il peut en faire ce qu'il veut. Après t'être secoué tu fais quelques pas sans lui, reniflant de-ci et de-là, arbres et neige, jusqu'à trouver une odeur familière. Une qui n'appartient ni à Steve ou à sa compagne, mais plutôt au jeune omega que tu as tenté de soumettre un peu plus tôt dans la journée. Avec intérêt tu suis la piste de cet autre loup, jusqu'à arriver au pied d'un arbre. Les oreilles dressées, tu y découvres l'odeur de bien d'autres loups dont tu n'as pas encore fait la connaissance et désireux de laisser à ton tour ta marque ici, tu soulages et vides ta vessie contre l'écorce de cet arbre, prouvant ainsi aux autres que c'est chez toi. Tu te secoues ensuite et trottines alors jusqu'à Steve, lui offrant un bâillement adorable avant de te dresser sur tes pattes arrières et de poser les autres sur sa jambe, réclamant à nouveau son attention. "Mon Steve." penses-tu alors que dans ses prunelles tu poses les tiennes.

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Mer 24 Mai - 17:08
Lone Wolf
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Mêmes les plus grands chasseurs commencent leur vie avec des proies modestes. Et là c'est avec une simple pomme de pin que le petit loup apprend à être un loup justement, à se repérer et à chasser, à suivre une trace et à fixer une odeur dans sa truffe. C'est ta première chasse mon petit loup, et tout viendra à point si tu te montres patient. C'est ta première chasse et c'est une proie un peu ridicule, mais ça tu ne le sais pas. A te voir comme ça, c'est la plus grosse bête de la création, un monstre sanguinaire que tu n'hésites pas à aller affronter. C'est bien. Tu es joueur, tu as l'esprit libre à présent, et tout ton univers ne se concentre plus qu'autour des quelques arbres qui nous entourent, de cette pomme de pin et de moi. Rien de plus. Rien d'autre. Bats-toi contre cette créature sans foi ni loi mon petit loup...

Je souris en repensant à ce coup de patte qu'il m'a donné sur le genou, son regard fier, la tête bien relevée alors que je m'étais accroupi pour voir si tout allait bien après sa chute. Oh que oui tout va bien... La preuve est là devant moi. Petite teigne. Adorable petite teigne qui nous annonce bien des soucis et des batailles, mais quelque chose en moi me dit que ça en vaut la peine. Ca en vaut toujours la peine quand il s'agit de quelqu'un qui souffre...et qui est perdu. Je suis là pour ça, moi le Marrok. Ramener, aider et guider. Protéger les faibles de ma meute, contre le monde, les autres et surtout eux-mêmes... Je ris, de la buée s'élevant dans l'air glacé de la forêt en entendant le petit jappement d'excitation qui s'échappe des babines du petit avant de s'élancer dans la poudreuse, et qui, maladroit, tangue et manque de tomber dans l'épaisseur blanche qui a dû tomber pendant la mâtinée. Il se jette sur la terrible pomme de pins, et la mâchouille amoureusement, couché dans la neige, et poussant de petits grondements furieux. C'est bien... c'est bien mon petit. Je m'approche lentement de lui, l'observant avoir déjà les premiers réflexes de chasseur, et voyant son instinct émerger doucement du brouillard dans lequel il était jusqu'à présent. Je m'accroupis près de lui et hausse un soucil quand la petite teigne ose me grogner dessus. Le loup gronde de concert en me soufflant que le petit est trop insolent, et qu'il a besoin d'une correction. Il a raison, même si je serai plus doux que lui aurait été avec un jeune. De l'index je lui sonne une petite tape sur le museau avant de grogner doucement.

Tu ne dois jamais grogner contre ton alpha tu entends? Jamais. Ce qu'il dit est sacré et tu ne dois que lui obéir et rien d'autre. C'est la règle sacrée. Toujours obéir à son alpha.


Il pousse un léger couinement autant de peur que de soumission et couche les oreilles en s'aplatissant un peu plus sur la neige et je me radoucis.

Bien. C'est bien...

Je le laisse rejouer avec sa pomme de pin jusqu'à ce qu'il se lasse, et qu'il relève les yeux vers moi. Je le félicite en caressant sa fourrure tellement douce et me redresse, l'observant filer entre les troncs parfumés, le museau sur la neige. C'est ça mon petit loup, apprends toutes ces odeurs et mémorise-les. Apprends quel est cet endroit et où tu es, retrouve tes marques ici dans ton nouveau chez toi... Il bat de la queue, reniflant le bois, sentant sûrement plusieurs membres de la meute qui sont passés par là et je le regarde faire, avant de le voir enfin s'accroupir près d'un tronc et se soulager. Bien... nous voilà tranquilles... Il revient vers moi, fier de lui, baillant à moitié avant de revenir poser ses pattes humides sur mes rangers en cuir et je souris.

C'est bien mon petit, ton alpha est fier de toi. Maintenant allons découvrir la maison, et tu pourras dormir. Tu l'as bien mérité... c'était une longue journée pour toi!


Je fais demi-tour et me rapproche de la maison, le petit loup continuant son exploration mais restant plus près de moi. Une fois sur le perron j'attrape une vieille serviette et lui essuie les pattes avant de le poser sur le parquet de l'entrée, et ferme la porte avant d'enlever mes chaussures.

Tasha ma belle, je suis là...

Le petit a de nouveau la truffe au sol, et avance en zigzag dans l'entrée qui donne sur le salon. La voix de Tasha résonne et je siffle doucement pour encourager le petit à me suivre pour aller la rejoindre. Ma louve est dans la cuisine et je viens l'enlacer par derrière, embrassant sa nuque.

Nous voilà. Il a chassé la pomme de pin et a déjà marqué son territoire comme un grand!

Je ris et lui vole un baiser avant d'attraper une tasse de thé et la suivre au salon où je m'assieds à côté d'elle sur le canapé. Je lui souris puis observe Bucky qui est debout devant nous et nous regarde sans comprendre.

Eh ben terreur, qu'est-ce qui t'arrive?

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Mar 30 Mai - 12:12

Lone Wolf
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Tu bats un peu plus de la queue quand Steve t'offre un sourire et si tu sens en ton être l'hybride jalouser tout ce qu'il te donne si gracieusement, tu te contentes de repousser au loin la conscience du monstre. "Ce n'est pas juste..." ose-t-il te dire. "Nous avons souffert... Nous aussi nous méritons tout ça... Il nous l'a promis.... Ca devait être notre." Une puissante bouffée d'agacement te saisit et tandis que Steve déclare qu'il est temps pour vous de rentrer, voilà que toi tu t'occupes de sèchement remettre à sa place l'abomination. "Steve ne voudrait pas de toi." dis-tu. "Il m'aime moi. Il aime le petit loup, celui qui est fort et brave. Toi tu es comme l'humain... Faible." A ses mots tu les entends gémir douloureusement et se recroqueviller dans un recoin sombre de ton être et si ici tu aurais pu arrêter, tu décides d'enfoncer le clou et d'assoir ta position d'alpha. "C'est moi qu'il a appelé. Pas l'humain. C'est toi qu'il voulait chasser, monstre. Je suis celui qu'il veut. Je suis celui qui doit rester à ses côtés." Dans ton esprit, un simple silence se fait et ravi de toi, tu suis désormais Steve, la truffe dans la neige à t'enivrer de toutes ses odeurs nouvelles qui sont désormais les tiennes, car comme l'a dit celui qui à tes côtés marche, cet endroit est désormais ton territoire de jeu, l'endroit où à tout instant, tu seras libre de courir et de chasser les pommes de pins quand tu ne seras pas dans ses bras ou au chaud dans la maison vers laquelle vous vous dirigez. C'est en trottinant gaiment que tu le suis jusqu'au perron, levant simplement le museau vers lui quand il attrape une serviette. Curieux, tu essayes de renifler celle-ci avant de carrément venir la mâchouiller quand Steve commence à venir essuyer tes petites pattes à l'aide de celle-ci. Tout amusé tu te laisses faire en battant de la queue, poussant de simple jappements joueurs quand sur tes coussinets encore doux au toucher tu sens les doigts puissants de ton alpha Tu gigotes dans ses bras et ente de refermer tes petits crocs autour de ses mains, désireux surement de capter un peu plus l'attention de l'alpha qui pourtant, prend déjà grand soin de toi. C'est peut-être pour ça qu'une fois que tu te retrouves au sol, sur le parquet de la maison, tu lui jettes un dernier regard et le suis si docilement jusque dans la cuisine, la truffe collée au sol car curieux de retrouver ici les odeurs de Steve et de sa compagne. Sans trop de mal, tu arrives à comprendre qu'ici c'est leur territoire, l'endroit intime où tout les deux vivent, à l'abri des autres loups... Et même si tu perçois des traces de fragrances étrangères qui indiquent que d'autres sont venus ici, tu comprends que rien ne les dérange en cet endroit et que personne ne s'invite dans leur quotidien, à part toi. Ainsi, le temps d'une seconde, tu hésites à faire confiance à cette impression qui en toi te souffle de marquer ton territoire au coin d'une porte ou au pied d'un meuble, histoire d'ajouter ton odeur à la leurs et d'ainsi prouver que tu existes et qu'avec eux, tu vis. Et si tu fais mine de lever la patte, tu t'arrêtes en voyant que le couple file sans toi et t'empresses alors de les rejoindre au salon, te plantant face à eux, dans l'espoir d'attirer leurs attentions. Heureusement, tu n'as pas longtemps à attendre avant que la femelle et Steve ne posent leurs prunelles sur toi, te demandant d'une voix douce et à l'aide d'un sourire ce qui peut se passer. Perplexe tu penches la tête sur le côté et jappe doucement, comme pour lui dire que tu veux simplement qu'ils s'occupent de toi. "Regardez-moi..." essayes-tu de dire. "Je suis là. J'existe. Je suis là. Ne m'oubliez pas." Mais rien. Lui ne semble pas réaliser et elle... Oh elle, elle pose sur ta fourrure un regard tendre qui immédiatement capture ton coeur de louveteau et te donne envie de venir tout contre elle te blottir, surement pour trouver en elle la présence rassurante d'une mère que tu n'as jamais eu.

"Il veut peut-être des genoux.... Ou alors il a faim ?"

Tu soupires un peu. Elle comprends, ou du moins elle semble voir ce que Steve ne réalise pas forcément. Tu joues les braves et les grands, mais au fond, tu es un peu comme l'hybride qui dans sa cage craignait l'étranger qui se disait être un ami. Tu as peur de la suite et de ce qui peut arriver. Tu crains pour ton futur, pour ce que tu es et ce qui n'est plus. Tu crains le monstre en toi et l'humain... Tu crains les secondes qui passent et la possibilité que tout les deux te laissent ou t'enferment dans une autre cage. Tu crains d'être seul à nouveau et l'idée même te donne envie de te rouler en boule pour chuiner. Oui, il est là ton problème, petit loup, tu crains la solitude et l'idée d'être un jeune petit alpha livré à lui même et contraint de laisse remonter, peut-être l'hybride ou l'humain.

"Hmmm je pense qu'il veut des bras et des câlins..." ajoute-t-elle avant de poser sa tasse sur la table basse à ses côtés pour mieux se pencher vers toi avec un sourire et tendre ses mains vers ta truffe curieuse. Doucement, tu viens renifler le bout de ses doigts, et t'avances vers elle, la laissant te soulever du sol pour terminer sur ses genoux. "Allez terreur... Viens là." Tout contre elle, tu te sens bien et après avoir gigoté un peu sur ses cuisses, tu finis par te rouler en boule et par coucher les oreilles, désormais plus serein, car plus seul. Tu es avec eux et tu te sens en sécurité avec eux. Tu sais qu'ils sont là et qu'ils prendront soin de toi. Tu soupires doucement, alors qu'elle pose une main dans ta fourrure duveteuse. "Mais oui... Tu es bien là..." dit-elle alors qu'elle commence à te caresser. Oui. Tu l'es. Tu es calme, heureux et faiblement, en réponse à la douceur de la louve, tu émets de diffuses ondes sereines tandis que tu fermes tes petits yeux, déjà somnolant et prêt à t'endormir.

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Ven 14 Juil - 20:45
Lone Wolf
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Minuscule petit loup qui n'a absolument pas conscience à quel point il est petit, et à quel point il est fragile. Petit être qui croit être déjà un dangereux prédateur, un chasseur redoutable que tout le monde craint,même si pour l'instant il donne surtout envie de le prendre dans ses bras et de lui gratter le ventre. Adorable petite terreur qui fait partie de ma maison et de ma meute. Bien sûr tout ça n'a rien d'officiel, mais personne ne serait assez fou pour remettre en question une de mes décisions, ou faire du mal à un loup que j'aurais personnellement ramené ici. Cette région perdue, loin de tout, nichée au coeur des forêts sauvages et des vallons encaissés, piquetées de lacs à l'eau turquoise et aux montagnes aux neiges éternelle est à moi. Mon terrain de chasse, mon havre de paix pour ma meute. Ici nous sommes loin de la civilisation et loin des hommes, et c'est seulement ici que certains loups peuvent se remettre de leur vie passée, peuvent guérir, et découvrir qui ils sont vraiment. Mon rôle, mon fardeau mais aussi ma bénédiction, ce qui m'a fait garder les pieds sur terre là où tant de vieux garous sont devenus fous et ont cherché à ce qu'on les tue, ne trouvant plus de sens à leur vie... Je suis le chef de tous les loups, mais le guide de ceux qui en ont le plus besoin, morceau de légende qui a traversé les siècles et les millénaires presque par miracle, et qui pourtant est toujours là, à veiller, à superviser, et à m'intéresser à la marche de ce monde qui court de plus en plus vite.
Mais il est trop tôt pour penser à tout ça, lui dont la vie vient seulement de commencer, lui pour qui chaque chose est nouvelle, une vraie aventure.

Il arpente donc de ses petites pattes le terrain qui entoure la maison et qui se perd dans les bois, avant de revenir vers sa nouvelle demeure. Loin de moi l'idée de vouloir le couper de son ancienne vie, car je sais très bien que tu n'es pas apparu de nulle part et que depuis dix-huit ans il y a un couple à quelques milliers de kilomètres qui ont calmé tes cauchemars, séché tes larmes, fêté tes anniversaires et tes réussites, deux personnes qu'il a appelés papa et maman et qui sont encore pour lui le centre de son univers. Je ne veux pas le priver de ça et je ne le dois pas surtout. Ca serait comme priver un arbre de ses racines... Il a besoin d'apprendre ici, pour y retourner plus tard, pour les retrouver avec le sourire, en tant que jeune adulte parfaitement maître de lui même, et avec toutes les cartes en main pour choisir la vie qu'il veut. C'est ça que je lui offre, le choix. Le choix de faire de sa vie ce qu'il en a décidé, sans que cette histoire de loup ne lui mette des bâtons dans les roues, et rien ne me rendra plus fier que de le voir réussir à faire ce qu'il veut grâce à son passage ici. Je sais que tout ça n'est que temporaire, même si ici temporaire peut quand même vouloir dire un siècle ou deux...

Arrivés devant la maison je lui essuie les pattes et je souris, amusé et attendri quand je le vois jouer avec la vieille serviette, la mordiller et japper de joie et de plaisir... Il est encore ignorant de tout ce qu'il a vécu, de ces semaines bloqué dans cette forme bâtarde, coincé derrière des barreaux glacés dans une cave puante. Ca aurait dû être comme ça dès le début, sans autre douleur que celle de sa première transformation, quelques heures pénibles avant de profiter de sa condition, auprès d'un loup expérimenté, celui qui l'aurait transformé, et qui l'aurait accompagné dans toutes les étapes de la mutation... Au lieu de ça il a souffert... Beaucoup trop, et je suis content de voir qu'au moins maintenant, tout ça s'est envolé, et que j'ai un petit être in souciant entre mes bras, qui me mordille les doigts, s'attirant une petite tape sur le museau. Reposé sur le sol, il me suit sans souci, m'accordant déjà sa confiance pleine et entière, et entre dans ce nouvel endroit comme s'il était chez lui, son petit museau furetant à gauche et à droite jusqu'à retrouver la cuisine, et Natasha. On s'installe au salon, et une fois assis tranquillement sur le canapé, je souris à nouveau, ma tasse de thé en main en voyant la petite chose nous faire face, complètement perdue. Où est-ce qu'il est? Qu'est-ce qu'il doit faire? Tout ça est nouveau pour lui, et je me tourne vers Tasha qui se pose les mêmes questions que lui.

Hmmm on lui donnera à manger après, je pense que là il va surtout dormir un peu...

Elle se penche et attrape la petite chose qui ne pèse presque rien, le hissant ensuite sur ses genoux. Ma louve... une vraie mère protectrice pour tous ceux que je ramène, à défaut d'avoir pu avoir des enfants nous-mêmes à cause de notre transformation... et elle a déversé tout l'amour qui débordait en elle sur nos protégés et nos rescapés, s'occupant d'eux comme s'ils étaient de la famille. Et encore une fois, sous mes yeux, elle reprend ce rôle à la perfection, caressant et embrassant cette petite créature qui a tant besoin d'attention et d'amour après tout ça. Je la regarde faire, m'étonnant qu'après tant d'années j'éprouve toujours le même amour pour elle, et ma main rejoint la sienne pour les glisser dans la fourrure de Bucky, qui en quelques secondes à peine s'est sagement roulé en boule et à fermé les yeux. Puis on échange un regard complice quand on le sent rayonner, émettant des ondes de petit alpha, rassurantes et apaisantes. J'embrasse la tempe de ma belle rouquine et commence à lui raconter tout mon périple, sans qu'elle ôte sa main de notre nouvelle recrue. Je la sens triste, inquiète et angoissée à son propos, et je la rassure comme je peux. Puis, comme il se fait tard j'attrape le petit profondément endormi, la langue coincée entre les mâchoires, et l'installe sous le plaid du canapé alors qu'on dîne tous les deux juste à côté, dans la cuisine.

Fatigués, on se prépare à aller au lit, et pendant qu'elle se brosse les dents dans la salle de bains à l'étage, je viens installer le petit encore endormi dans la cuisine, installant la barrière anti évasion, et remplissant des gamelles d'eau et de croquettes tout comme je dépose un vieux pull pour qu'il dorme dessus. Je remonte la retrouver et me glisse sous les couvertures, sauf qu'à peine installé j'entends chuiner en-bas. Je soupire, et après un regard à Tasha, je descends et souris en voyant la petite bête toute triste derrière la grille, et qui bat de la queue quand elle me voit.

Eh ben alors terreur? Tu veux dominer le monde mais t'as la trouille de rester tout seul?

Je passe la main par-dessus la grille pour lui caresser le crâne avant de faire demi tour et m'approcher des escaliers en bois.

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Dim 16 Juil - 11:43

Lone Wolf
There is no songs for the lonely and broken ones.

Tu soupires et somnoles déjà, te laissant emporter sans crainte par ce sommeil qui t'appelle et réclame ta personne. Ton museau abimé et scarifié coincé entre tes pattes, tu clignes une ou fois des yeux alors que dans ta fourrure duveteuse se perd les doigts de ceux qui en cet instant, te donnent l'impression que tu as enfin ta place autre part que derrière les barreaux de cette cage puante qui servait de prison à l'hybride. Pour la première fois de ta courte existence et conscience, tu te sens bien, aimé et chéri par le couple, qui tendrement, s'amusent et se rassurent de te sentir si bien en leur compagnie. Lentement, c'est tout ton corps qui se détend et qui accepte de lâcher prise alors que ton esprit bascule dans l'inconscience et se mêle un peu plus aux deux autres êtres qui en toi sommeillent et s'inquiètent de te voir revenir. Un très léger couinement t'échappe sans que tu ne te réveilles tandis que tu abandonnes Steve et sa compagne pour retrouver les autres au sein des affres de ton esprit. Les battements de ton coeur ralentissent, ton souffle se fait plus profond, tout s'efface et s'étiole, ne laissant place qu'à la voix éraillée du monstre qui fut un jour enfermé.

"C'est à nous de venir ? Nous voulons bien sortir. Nous voulons que Steve tienne sa promesse. Nous voulons voir la neige." geint-il.

Sous tes prunelles de louveteau il se dessine une pièce que tu reconnais pas et dont du parfum étrange qui la compose tu ne retiens que votre propre odeur. Tu tentes d'humer l'atmosphère mais rien ne semble éveiller quelque chose en toi. Tes griffes grattent un peu sur le parquet de cette chambre que tu ne sais pas être celle de l'humain, et si curieux tu étais en découvrant la tanière de Steve, ici tu te fais timide, ou du moins plus réservé, préférant découvrir de tes prunelles seulement ce que tu déduis être l'antre de l'humain. Tu observes un instant le lit, son bureau et les nombreuses images qui trônent sur ses murs, restant étrangement indifférent à ce qui aurait pu être ton havre de paix à toi aussi si les choses n'avaient pas aussi mal tournées lors de votre premier changement. Un léger soupir d'agencement t'échappe alors que tu aperçois ton alter-égo à forme humain, recroquevillé dans un coin de son propre territoire. Il t'offre un simple regard et se referme un peu plus à toi tandis qu'au centre de la chambre, tu vois le monstre difforme s'approcher et quémander à nouveau quelque chose que tu ne lui accordera jamais.

"Steve nous avait promis. Il parlait de chasse, de forêts et de lumière. Nous voulons voir tout ça. Nous voulons être libre…"

Tu montres les crocs pour la créature alors que le long de ton échine encore maigrelette se dresse les poils duveteux de ta fourrure juvénile.

"Steve ne veut pas te voir. Il ne veut voir aucun de vous deux. Steve m'aime moi."

L'humain étouffe un rire que tu sens être désagréable et si un grondement t'échappe, le seul qui y réagit vraiment est l'hybride, qui après avoir couché les oreilles dévoile à son tour ses crocs tordus et inégaux.

"Nous voulons le voir. Nous voulons poser nos pattes dans la poudreuse fraîche. Nous voulons sentir sur notre fourrure le vent et ressentir ce qu'ils te donnent. Nous aussi nous voulons voir l'amour et la tendresse dans leurs regards. Nous voulons ce que tu as. Nous voulons être heureux."

Tu grognes à nouveau, incapable d'entrevoir la possibilité que tu puisses ou doives partager ce que l'on t'offre en cet instant avec lui. Tu estimes que tout est tien et que rien ne peut être à eux. Tu penses et crois que jamais ils ne peuvent prétendre avoir ce que tu as. Tu es égoïste, comme le serait tout enfant à ta place. Tu veux être le centre de l'attention de Steve. Tu veux que l'on prenne soin de toi et uniquement de toi. Tu ne veux pas souffrir ou être abandonné. Tu ne veux pas subir le même sort que lui. Tu ne veux pas être un monstre que l'on enferme dans une cage. Tu veux être un brave louveteau, pas une abomination que l'on laisse pourrir au fond d'un garage. Alors pour eux, tu joues au petit alpha qui ne craint rien. Pour eux, tu montres les crocs et gonfle la poitrine.

"Mais tu ne mérites rien. Tu es un monstre qui ne devrait pas être là. Steve voulait simplement te faire partir. Il voulait que je vienne mais jamais il ne voudra te revoir. La neige, sa patience, tout ça ce n'est que pour moi !"

Le monstre grogne et toi avec. Dans la pièce, vous entamez la danse de ceux qui veulent assoir leur dominance et enfin, alors que l'hybride semble prêt à te sauter à la gorge, c'est l'humain qui hurle et se lève, vous forçant presque à vous coucher au sol face au souffle puissant qui se dégage de sa silhouette pourtant tremblante.

"Assez ! Disparaissez ! Disparaissez !"

Tu t'écrases face à l'étrange vibration qui se dégage de lui, face à cette note grave et puissante qui te fait trembler. Il fait un pas vers vous, les poings serrés et les yeux bordés de larmes qui paresseusement dévalent le long de ses joues rouges.

"J'en ai assez de vous, assez de vous sentir dans ma tête à râler et à dire qui est le plus légitime d'entre vous à exister ! J'étais là avant et j'étais heureux avant que vous n'arriviez !"

Tu sens sa haine se déverser sur vous et dans la pièce, couvrant ainsi chaque parcelle de cette chambre d'adolescent d'une poix noire comme du goudron. Face à la colère de l'humain que tu ne soupçonnais pas aussi violente, tout se consume et se noie dans cette noirceur étouffante qui rapidement vient vous étrangler. Tu gémis et tente de te débattre, de fuir cette entité sombre qui commence à te dévorer. Tu essayes, tu couines, tu implores la pitié de l'humain mais c'est trop tard. Ses mots deviennent simplement hurlement alors que tu t'étouffes dans les vagues de sa rage et c'est ainsi, que seul dans la cuisine de Steve, tu t'éveilles en un glapissement effrayé. Vivement, tu te redresses et plante tes petites griffes dans le pull portant l'odeur de ton alpha et le cherche de tes prunelles apeurées. Un premier couinement t'échappe alors que la truffe en l'air, tu tentes de comprendre ce qui se passe. Tu te souviens qu'ils étaient là, sur le canapé que tu vois au travers de la barrière qui te sépare du reste de la maison. Tu sais que tu étais sur les genoux de la jeune femelle et que tu étais heureux. Tu sais qu'ils étaient là et maintenant, tu t'effraies de leur absence. Vivement, tu te redresses et commences à pleurer, les implorants de tes petits cris que tu as besoin d'eux. "J'ai eu peur" dis-tu. "J'ai eu peur… Je ne veux pas être seul." Quelques secondes filent et enfin, tu entends Steve te rejoindre. De l'étage il descend et sur toi il pose ses prunelles fatiguées. Tu bats de la queue pour célébrer son retour et continue de couiner un peu alors qu'il caresse rapidement ton crâne. Tu fermes les yeux pour son attention et émets de légères ondes diffuses pour lui. Tu es heureux qu'il soit venu te retrouver et tu l'es encore plus quand tu l'entends te parler. Tu redresses un peu les oreilles pour lui avant de recommencer à couiner quand il t'abandonne une fois de plus. "Non… Non…." Tu geins à nouveau. "J'ai peur. J'ai peur… Je ne veux pas être tout seul dans une cage. Je ne veux pas être comme l'hybride." Tu jappes et tente de le retenir alors qu'il s'éloigne. Tu sautilles sur place et voyant que Steve ne semble pas décider à revenir, tu abandonnes toutes idées de passer ta nuit dans la cuisine et préfère le rejoindre, te jetant ainsi sur la barrière de toute tes forces. Le choc brutal t'arrache un couinement douloureux et si pendant quelques secondes, il te faut simplement reprendre tes esprits, tu recommences ensuite, te fichant de te faire mal ou de te blesser. Non, tout ce qui compte, c'est que tu fasses tomber cette barrière et qu'enfin, tu puisses rejoindre ton alpha.


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Lone Wolf (Loup garou 3.0)
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