Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Vogue - Fashion stucky

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Date d'inscription : 03/04/2014
Sam 19 Mar - 12:57



Vogue



Je pousse la porte d'entrée de l'immeuble et j'ouvre ma boite aux lettres. Pub. Facture. Facture. Encore une facture. Putain c'est pas vrai... Je soupire et la referme avant de monter d'un pas lourd, mon sac sur l'épaule, ouvrant les différentes lettres et je deviens de plus en plus pâle au fur et à mesure que je vois les montants s'ajouter les uns aux autres. Electricité. Deuxième rappel. Loyer. Premier rappel. Et hôpital. Cinq cent dollars. Je sens ma gorge se nouer alors que j'arrive sur mon palier et entre dans mon petit studio. Je laisse retomber mon sac sur le sol, abandonne mes Converse déchirées et ma veste, avant de m'asseoir sur le canapé. Je cache mon visage dans les mains, le souffle de plus en plus court, avant de finir par pleurer comme un gamin, la peur au ventre. Comment je vais faire? Sérieusement? J'en sais rien... j'en sais foutrement rien.

Pourtant, ça avait bien commencé... je me rappelle encore l'année dernière, quand maman était remontée jusqu'à notre ancien appartement de Brooklyn, une lettre serrée contre sa poitrine. On s'était installés dans la cuisine, et je lui avais demandé de l'ouvrir pour moi, parce que j'avais trop la trouille de savoir ce qui pouvait se trouver à l'intérieur. De connaître la réponse à ma candidature à l'école d'arts de Brooklyn, où j'avais toujours rêvé d'aller. Je me rappelle encore du bruit du papier, de ses doigts qui dépliaient la feuille, et de son regard qui parcourait les lignes noires. Avant qu'un grand sourire s'étale sur son visage. Alors j'avais compris. J'ai mis une seconde ou deux avant de vraiment réaliser et je me suis levé pour sauter dans les bras de maman. On a ri tous les deux, et elle avait les larmes aux yeux quand elle m'a ébouriffé les cheveux en me disant qu'elle était fière de moi. Moi aussi j'étais fier de moi. J'avais réussi. Par chance pour nous, et pour le plus grand soulagement de ma mère, j'avais obtenu une bourse, ce qui fait que les frais de scolarité étaient vraiment pas importants. Il fallait juste que j'achète toutes les fournitures qu'ils demandaient, et comme je dessinais depuis des années, il y avait pas tellement de trucs que j'avais pas déjà. Tout commençait si bien...

Sauf que l'hiver qui a suivi a été glacial et long. Maman n'a pas survécu. Une vilaine pneumonie qui s'est aggravée me l'a enlevée en un mois, et le maigre héritage qu'elle me laissait était vite parti pour les factures d'hôpital, son enterrement, et les premiers mois où j'avais dû vivre seul, sans elle. Sauf que l'appartement était trop cher alors je l'ai rendu, et j'ai pris un studio, grand comme une boite à chaussures mais beaucoup plus dans mes moyens. J'avais vendu les meubles que je ne pouvais pas emmener avec moi, ce qui a pu payer la caution de mon nouvel appartement, et j'ai tenté de faire de mon mieux comme ça. De me débrouiller. Mais ça a pas duré. Il aura suffi de deux violentes crises d'asthme et d'un malaise cardiaque pour plomber mes comptes et les mettre dans le rouge. L'assurance vie de maman me donnait un petit quelque chose tous les mois, sauf que ça suffisait clairement pas pour quelqu'un a la santé aussi fragile que moi. Et là je me retrouve avec une montagne de dettes, et aucune idée de comment les éponger. Je pouvais pas prendre un boulot à côté, parce que l'école me prenait trop de temps, et ma santé limitait clairement ce que je pouvais faire. Je pouvais pas me prendre un appart encore plus petit ou limiter mes dépenses, c'était pas possible. Je mangeais qu'un repas par jour, et chauffait à peine l'appart, tout comme j'avais qu'une seule lampe allumée, et que je débranchais soigneusement tout ce qui était pas utilisé, à part le frigo. Je sais vraiment pas comment faire. Vraiment pas. Et si je me retrouvais à la rue? Et si je devrais tout arrêter? Renoncer à mes rêves?

Tout ça tourne et retourne dans ma tête même après que je sois allé me coucher, et comme je n'arrive pas à dormir, j'allume la télé, me roulant en boule dans mon canapé lit déplié. Je zappe, distraitement, et là je tombe sur une émission de télé réalité débile. Il est une heure du matin, et j'ai pas franchement l'humeur à me concentrer sur quelque chose de trop sérieux, alors je laisse défiler. Des candidats ont des secrets, et ils présentent ceux de chacun. Puis, une des candidates annonce "J'ai vendu ma virginité contre de l'argent". Mouais, pathétique. Je laisse défiler l'émission quelques minutes, l'esprit vague, avant de commencer à repenser à ce qu'elle a dit. Et si...et si je faisais ça aussi? C'est...c'est la seule chose de valeur que j'aie... et... peut-être que...Non... putain Steve arrête, tu déconnes. Tu vas pas te vendre comme un morceau de viande. Tu vaux mieux que ça. Sérieusement. Arrête. Je secoue la tête, et chasse ces mauvaises idées de la tête avant d'éteindre ces conneries et de me rendormir.

Sauf que dans les jours qui suivent, ça s'arrangent pas. Les impôts me rappellent que je leur dois quelques centaines de dollars, et honnêtement, je vois aucune issue. Vraiment aucune. Et je repense de plus en plus souvent à cette idée de dingue. Me vendre. Après tout, pas mal de personnes le font juste comme ça, alors... peut-être que... qu'une nuit, et tous mes problèmes seraient réglés? Je commence à faire des recherches sur le net, et trouve finalement un site spécialisé. J'hésite longtemps. Des heures. Des jours. Mais rien va. Aucun miracle arrive. Alors un soir, totalement désespéré, je soupire, et commence à taper.

Citation :
Bonsoir
Je m'appelle Steve, j'ai 19 ans, et je suis en école d'art. J'ai besoin d'argent alors je serais prêt à vendre ma première fois. J'ai quelques soucis de santé mais aucune maladie transmissible.

Personnes peu sérieuses s'abstenir.

BrooklynBoy



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Sam 19 Mar - 15:49




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VOGUE


J'ai à peine le temps de faire deux pas dans le couloir qui mène à mon bureau que j'entends déjà le bruit des talons des Jimmy Choo de ma première secrétaire, Anna, une blondinette à la silhouette soigneusement enveloppé dans du Prada ou du Chanel en fonction des jours de la semaine. Je n'ai pas un mot pour elle, pas un bonjour alors qu'elle vient trottiner à mes côtés, commençant cette petite routine qui n'appartient qu'à nous et qui est le début de ma longue journée de travail. Je retire simplement mes lunettes de soleil, lui les tendant alors qu'en échange, elle commence à me faire la liste de tout ce que le monde de la mode a commencé à exiger de ma part à pas même neuf heure du matin.

"Monsieur Barnes…. J'ai Vanity Fair qui a appelé genre… Trois fois. Ils insistent sur le fait qu'ils veulent absolument quelques unes de vos créations pour leur prochain numéro.
- Mmh-mmh… Dites-leur que je n'ai pas le temps. Qu'ils repassent dans deux mois.
- Ils semblaient dire que ça serait un numéro rien que sur votre travail Monsieur…
- Eh bien ils le feront dans deux mois.
- Oh sinon, les dernières photos du shooting de la semaine dernière sont dans votre bureau, avec vos magazines, votre citronnade et comme demandé, la jeune blogueuse de mode passera vous voir après votre pause-déjeuner.
- Parfait… D'ailleurs, déplacez mon rendez-vous de demain à aujourd'hui. Demain je veux être libre pour passer voir les dernières créations que j'ai laissé à l'atelier.
- Oui Monsieur Barnes…
- Maintenant disposez Anna."

D'un simple hochement de tête, celle-ci me quitte alors que je passe la porte de mon bureau. Je laisse ma sacoche terminer sur un des fauteuils en cuir avant de m'installer, laissant mon regard vérifier que tout est bien à sa place. Ma journée de travail ne peut commencer qu'ainsi : mon ordinateur doit être allumé, les différents magazines de mode qui ont pu sortir dans le courant du mois ou de la semaine, doivent être étalés dans l'ordre de leurs sorties et un verre de citronnade doit attendre sagement sur un coin de mon bureau. Et là… Je peux commencer à travailler. Ce qui va se résumer finalement à vérifier et constater qu'effectivement, tout le monde est complètement incompétent dans ce milieu… Chose qui va forcément me pousser à appeler un magazine ou un autre créateur pour l'engueuler. Habitude qui a amené à ce proverbe qui me fait doucement sourire "Si le grand Bucky Barnes t'appelles le matin, c'est pour t'engueuler." Ainsi, dans le monde sans pitié de la mode, tout le monde espère ne pas recevoir un appel de ma part tôt le matin. Car oui… Si le monde de la mode est une fosse pleine de requins, j'en suis l'empereur et mon trône est composé des cadavres de mes concurrents. JBB est l'une des plus grandes et plus prestigieuses maison de mode grâce à moi. Parce que je suis le créateur et parce que j'ai tout fait pour devenir le roi de la mode. Tout le monde s'arrache mes créations et tout le monde rêve de pouvoir porter l'une de mes robes ou l'un de mes costumes. Les stars montent les marches des plus grands évènements en portant mes créations alors que mes pairs rêvent d'un jour avoir mon talent ou même ma reconnaissance. Ici-bas je suis roi du bon goût et de l'excellence. Le maître suprême de la mode et du talent, dont tout le monde a envie de s'attirer la sympathie ou l'attention. J'ouvre ma session sur mon ordinateur et alors que je vois les mails défiler sous mes yeux, je commence à feuilleter le dernier Elle, tournant du bout des doigts les pages de papier glacé. J'attrape ma citronnade et commence à la siroter, ayant un simple demi-sourire en me disant qu'Anna la fait toujours aussi bien. Le verre retrouve la table et je continue de parcourir les magazines, faisant des coins à certaines pages, notant des idées dans mon carnet ou dessinant carrément dans celui-ci et quand je ne fais pas ça, je râle et décroche mon téléphone, commençant à cracher mon venin sur la personne que j'ai au bout du fil. Et est-ce que j'aime ça ? Ouais, un peu.

Car quitte à être au sommet, quitte à être le plus grand créateur de cette ville et de ce siècle peut-être, autant en profiter. Je suis celui qui doit avoir dans sa boîte mail une bonne cinquantaine de mail contenant des CVs ou des books de jeunes artistes qui souhaitent que je leur accorde une seconde de mon attention. Chaque matins y'a toujours des gamins qui se présentent à l'accueil en espérant que je vais leur accorder un rendez-vous… Je ne suis pas juste le roi de la mode ou même la référence dans ce milieu, non je suis plus que ça, je suis presque un dieu à qui certains vendent leur âme ou accordent leurs prières. Je suis un être divin que beaucoup veulent approcher. Et en parfaite idole que je suis, je n'accorde mon attention qu'à quelques élus, à certains qui trouvent effectivement grâce à mes yeux. Je termine mon verre et mes magazines, répondant ensuite à quelques mails et quand la pause déjeuner arrive, je quitte à nouveau mon bureau, avalant peut-être un demi-bagel avant de filer pour le reste de ma journée. Là je cours pour un shooting puis pour un fameux rendez-vous mais des fois, je passe simplement à l'atelier pour voir où en sont mes petits souris qui avec la plus grande minutie s'occupent de fabriquer les pièces que j'ai imaginé. La seule chose qui ne changera pas, c'est que ce soir, je terminerais ma journée dans mon appartement, à me préparer un bon repas pour évacuer le stress de la journée avant de terminer dans mon bureau, à travailler sur de nouveaux vêtements tout en répondant à divers mails d'Anna qui n'est pas capable de sortir ses ongles parfaitement manucurés de son cul que son mec du moment remplis avec grand plaisir. Seulement ce soir, alors que je me grille une fine cigarette et que je réponds assez sèchement à Anna, je n'arrive pas dessiner, me contentant de dessiner un drapé pour le principe. Je me réinstalle sur ma chaise et commence à fixer le plafond, me disant que putain… Ça fait un moment que je n'ai pas pris le temps d'avoir quelqu'un dans ma vie. Je ne parle pas là d'une relation saine et normale, mais juste d'un coup d'un soir. A quand remonte le dernier ? Je ne sais pas… Peut-être un bon mois. Je ne me souviens pas vraiment de son prénom… Ni même de la tête qu'il avait… Je me souviens juste qu'il avait une belle cambrure de rein et une douce façon de gémir. Mais depuis… Personne. Je pousse un soupir avant d'attraper mon ordinateur, ouvrant un site que je commence à bien connaitre. Un où je trouve par exemple ceux que je paie pour une nuit. Je pourrais avoir honte ou me dire que je suis top bien pour ça, mais la vérité, c'est que je n'ai juste pas le temps pour aller traîner dans des boîtes ou dans des bars. J'ai de l'argent pas beaucoup de temps et là dehors, y'a plein de jeunes gens qui ont besoin d'un peu d'argent… Et moi, je suis là pour les aider à payer leurs factures. Je commence à faire défiler les différentes annonces jusqu'à tomber sur la perle qui m'arrache un haussement de sourcil. Un certain Steve, dix-neuf ans et artiste à Brooklyn qui vend sa première fois. Un sourire se glisse sur mes lèvres face à s petit message transpirant l'innocence et le désespoir financier. Je pense que ce sont ceux qui me plaisent le plus. Ceux qui n'ont jamais rien fait et qui se vende pour un peu d'argent. Je m'allume une autre cigarette avant de lui envoyer un message, espérant que je suis le premier à le contacter.

"Bonsoir Steve,

J'ai eu le plaisir de lire ton annonce et je dois avouer être intéressé. C'est pour ça que j'aimerais discuter avec toi de ton offre. Donc si ça t'intéresse… J'adorais pouvoir en discuter longuement avec toi.

Bucky."

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Dim 20 Mar - 8:52



Vogue



Le lendemain, quand je rallume mon pc, je soupire en voyant que j'ai aucune réponse à mon annonce. Heureusement. Non mais sérieusement, dans quoi je me suis lancé? Quelle idée débile j'ai eue. Me vendre. Vraiment. Non mais Steve tu déconnes à plein tubes. C'est hyper malsain. Je suis pas un morceau de viande. Je suis pas...une marchandise. Non non on arrête tout ça. Je vais trouver. Je vais trouver. Je dois trouver. Je me traine jusqu'au placard qui me sert de salle de bains, prends une douche rapide, et m'habille avant de prendre mon petit déjeuner. A savoir quelques biscottes trempées dans ma tasse de thé. Version fauchée de Proust. J'attrape ensuite mes affaires, et file en cours. Heureusement là ça se passe bien. Là mes profs sont contents, ils disent que je suis prometteur. Que j'ai du talent. Que je suis capable de grandes choses. J'y crois, j'ai envie d'y croire, même si j'ai toujours cette menace qui plane au-dessus de ma tête : celle de pas pouvoir continuer parce que j'ai plus de quoi payer. Et que je serai obligé de bosser au McDo à mi temps, à gagner juste assez pour payer mon studio et manger un peu...

La pause de midi commence et je m'installe avec les autres. Je sors un bout de pain garni d'une tranche de bacon. Tout ce qui restait dans le frigo. Mes potes me demandent une fois ou deux si ça va me suffire et je mens. Bien sûr que non. Depuis des mois j'ai constamment la dalle, mais j'ai pas les moyens de manger trois repas par jour. J'aimerais le leur dire, mais j'aurais tellement honte. Alors je mens, comme d'habitude, je dis que j'ai vraiment pas faim et que je mange jamais beaucoup. Et je les aime parce que chacun finit par me sortir le "Steve, tu veux pas terminer mon truc? J'ai plus faim.'' ou ''Tiens Steve, tu veux un cookie, ma mère m'en a filé trois fois trop''. A chaque fois qu'ils font ça j'ai envie et les prendre tous dans mes bras, mais je me contente juste de leur sourire sincèrement, et de leur répéter dix fois un ''merci'' qui est peut-être le plus sincère qu'ils entendront de la journée.

Les cours de l'après-midi se passent bien, on fait du dessin de modèle vivant, et la fille qui pose pour nous est toute mignonne, avec de jolies formes, et c'est un plaisir de la dessiner. Puis la fin des cours arrive, il est dix-huit heures et je rentre chez moi d'un pas lourd. J'aime pas cet appart. J'ai l'impression d'être en prison, d'avoir de place pour rien, même si je suis tout petit. Alors que notre appartement, avant... il était pas grand, mais on avait chacun notre chambre, et on s'y sentait bien. Je passe prendre le courrier et mon moral retombe dans mes chaussettes quand je vois la facture pour mes médicaments. J'en ai pour une bonne centaine de dollars par mois, entre mon asthme, mon coeur et mon anémie... Une fois rentré, je range la facture avec les autres, et j'essaie de dessiner, pour avancer dans mon travail. Quand mon estomac grogne trop je fais juste chauffer de l'eau et j'y mets un cube de bouillon, pour me donner l'illusion que j'ai quelque chose dans le ventre avant de continuer. Au bout d'une heure je fais une pause, et je relève le nez de mes feuilles. J'allume mon pc, je vais me refaire du thé, utilisant le sachet pour la deuxième fois, le temps qu'il démarre, et je reviens jeter un oeil à mes mails. Mon sang se glace quand je vois que j'ai eu une réponse. Un certain Bucky qui est intéressé. Etrangement, sa réponse est simple et polie, rien de...glauque ou quoi que ce soit. On dirait presque qu'on négocie pour vendre un meuble sur Craigslist...

Arrête. Steve non. T'as trop d'estime de toi-même pour faire ça. Arrête. Tu peux pas. Tu peux pas. Tu vas pas écarter les cuisses pour un inconnu en échange d'argent. Tu vaux mieux que ça. Il y a une solution. Tu vas trouver un moyen. Un vrai moyen. Pas juste... pas juste faire la pute. Ouais. Ouais. Je soupire et retourne bosser. Sauf qu'aux alentours de 21h je repose mon fusain et regarde autour de moi. C'est ça? C'est comme ça que je veux me trainer jusqu'à la fin de mes jours? Galérer? Avoir faim? Froid? Pas avoir acheté de fringues depuis que maman est morte. Avoir des baskets qui prennent l'eau et des jeans usés jusqu'à la trame? Allez... allez Steve... ça sera juste pour une nuit. Quelques heures, et moins de problèmes. Je reprends mon pc, hésite, et finalement réponds.

"Bonsoir Bucky.

Merci d'avoir répondu à mon annonce. Est-ce que vous désirez qu'on se voie pour en parler? Je suis disponible demain après 17h si ça va pour vous. Vous avez une adresse à me donner? Si possible j'aimerais qu'on se rencontre dans un lieu public...

Merci et bonne soirée.

Steve"


Finalement, le lendemain je sors des cours avec mes fringues en meilleur état sur le dos et prends le métro jusqu'au centre ville. Point positif, on va se voir dans les bureaux de son entreprise. S'il a son entreprise, c'est qu'il a de l'argent... ce qui est bon signe. Au moins il pourra me payer. Je sors du métro et il me faut quelques secondes avant de me mettre en route. Brooklyn est tellement plus paisible alors qu'ici les gratte-ciel cachent le ciel, et il y a tellement de voitures et de gens... Je remonte mon sac sur mon épaule et pousse la porte des entreprises Barnes, enfin c'est le nom que j'ai noté sur ma main. Je me demande bien ce qu'il fait pour avoir des bureaux en plein Manhattan... Dans quoi il travaille. Je me présente à l'accueil et une nana tout juste sortie d'un magazine me détaille de haut en bas avant de regarder son carnet de rendez-vous. Et elle se force à sourire avant de dire d'une voix mielleuse.

Oui, vous êtes attendu. Par ici...

Je la suis dans les couloirs design, aux murs couverts de tableaux contemporains. Je crois même reconnaitre certaines signatures et mes yeux s'agrandissent de surprise. La vache, il doit vraiment vraiment avoir de l'argent! On arrive enfin devant des double portes et elle toque à la porte avant de me faire signe d'entrer. Un homme, la trentaine, se lève et vient m'accueillir. Il est... il est juste magnifique. Des cheveux bruns soyeux qui lui arrivent jusqu'aux épaules, une machoire carrée, une barbe de quelques jours et des yeux bleus à tomber. Wow... Moi qui avais eu peur de tomber sur un vieux bedonnant... là ça...serait plutôt une agréable surprise, si c'est bien lui. Bon, après, il peut être le dernier des salauds, mais au moins il est pas repoussant. Je déglutis avant de serrer sa main.

B...bonjour. Vous êtes Bucky? Enchanté...

Et je m'assieds timidement sur le fauteuil magnifique qui fait face à son bureau.


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Dim 20 Mar - 22:53




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VOGUE


Des volutes gracieuses glissent d'entre mes lèvres alors que patiemment, j'attends une réponse de cette petite créature désespérée répondant au doux prénom de Steve. Seulement la réponse ne vient pas et agacé, je finis par éteindre mon ordinateur et dé laisser mon travail, écrasant ma cigarette à peine entamée dans le cendrier avant de quitter mon bureau. Je le ferme à clé derrière-moi et file prendre une longue douche chaude, me préparant déjà à la journée de demain. Je pousse un soupir alors que je regarde l'eau terminer dans le siphon, je me dis que le manque d'inspiration et d'énergie vient simplement d'un besoin d'évacuer la pression. Depuis combien de temps n'ai-je pas eu quelqu'un dans mon lit ? Depuis combien de temps n'ai-je pas pris le temps de me faire plaisir, au moins tout seul ? Suffisamment longtemps pour que je ne m'en souvienne pas. L'eau chaude continue de rouler sur ma peau et alors que je sens mes épaules se détendre, je glisse une main sur mon membre que je commence à caresser. D'habitude je n'ai pas le temps pour ça ou du moins, mon esprit n'a pas le temps de me rappeler que j'ai envie d'une telle chose… Mais ce soir, l'idée de peut-être pouvoir m'offrir une nouvelle petite douceur, refait revenir la morsure de l'envie. Mes caresses se font plus envieuses et doucement, je commence à créer de la buée au même titre que l'eau chaude. Un long soupir m'échappe alors que je viens et après m'être savonné une dernière fois, je quitte la salle de bain, enfilant mon pyjama avant de répondre à quelques mails sur mon téléphone. Puis après un dernier message à Anna pour lui dire de régler tout ceci avant mon arrivée demain matin, je me glisse dans mes draps de soie, sombrant dans une délicieuse inconscience.

Et comme tout les matins, je reprends ma routine, attaquant ma journée par une bonne heure de cardio, une longue douche et alors que je prépare mon petit-déjeuner, je consulte sur ma tablette les derniers blogs à la mode ou les dernières nouveautés, faisant déjà une liste de tout ce qu'Anna va devoir faire aujourd'hui. Puis une fois mon petit-déjeuner avalé, je m'habille, me brosse une dernière fois les dents et quitte mon appartement, mon téléphone en main, pianotant déjà un bon millier de choses à Anna. Je laisse mon chauffeur garer ma Jaguar à sa place attitrée avant de prendre l'ascenseur, remontant le couloir jusqu'à mon bureau avec la démarche de l'empereur que je suis, entendant une fois de plus le bruit des talons de ma secrétaire.

"Monsieur Barnes…. Vous êtes particulièrement resplendissant aujourd'hui… Ils vous attendent à l'atelier mais par contre j'ai Vogue qui aimerait passer à votre bureau vers 15h30, alors bien sûr j'ai dis que ce n'était pas possible, mais visiblement, la rédactrice en chef veut…
- Rappelez Vogue et dites que vous êtes une idiote tout juste bonne à tanguer sur ses Louboutins, et que oui, Miranda peut passer à 15h30. Autre chose ?
- Euh… Oui… Je me suis occupé de faire passer votre mémo à Elle et j'ai réussis à réserver le lieu de votre prochain shooting… Vous aurez donc l'exclusivité du lieu et les autres qui l'utiliseront donneront simplement l'impression de vous copier.
- Merveilleux… Comme quoi des fois Anna, je me dis que vous pouvez vous rendre utile.
- Merci Monsieur… Tout vous attend comme d'habitude."

Seulement, alors que je tends mes lunettes de soleil à Anna, qui s'apprête déjà à refermer ses ongles manucurés dessus, voilà que je me rends compte qu'une bien étrange demoiselle est installée dans le bureau qui fait face à celle de ma secrétaire. La petite brune lève les yeux vers moi et se redresse maladroitement, articulant un vague "Bonjour Monsieur Barnes." Mon regard la détaille de haut en bas et j'hausse un sourcil en voyant les serpillères qu'elle ose porter.

"Anna ? Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Oh oui, j'ai oublié de vous prévenir… J'ai trouvé une remplaçante à Stacy…
- Vous plaisantez j'espère ? Vous appelez ça une remplaçante ? Elle porte du dégriffée. Foutez-là dehors.
- Bien Monsieur."

Je passe devant la jeune femme, poussant simplement les portes de mon bureau pour m'y installer, attaquant dignement ma journée en jouant avec les nerfs avec un de mes concurrents, qui ne se gêne pas pour me dire que je suis sûrement le plus gros connard de la planète. Et finalement, la journée se passe plutôt bien. Ma visite de l'atelier me rassure et je vois que mes petites mains exécutent bien docilement mon travail, faisant bien attention à suivre à la lettre mes instructions. Anna m'inonde de mails et à partir de 15h30, je suis dans mon bureau avec la charmante et insupportable Miranda, avec qui je fume quelques cigarettes en crachant sur le reste de nos semblables. C'est peut-être seule femme de ce monde dont j'ai goûté les charmes malgré les vingts ans qui font d'elle mon aînée… Mais je dois avouer que pour une femme qui est bien installé dans sa cinquantaine… Elle a un charme indéniable. Miranda me quitte vers 18h, prétextant un repas d'affaire avec un autre homme, certes moins charmant que moi, mais charmant tout de même et une fois seul, je ferme mon bureau avant de rentrer à mon appartement. Là je me permets de prendre un vrai repas, avant d'aller dans mon bureau, m'installant derrière ma table à dessins et mes carnets, m'étonnant d'être un poil plus productif qu'hier soir. Et lors d'une de mes pauses cigarette, je suis presque amusé de constater que Steve m'a répondu. Son message me fait sourire et ma cigarette aux lèvres, je lui réponds.

"Bonsoir Steve.

Il serait en effet préférable que nous nous voyons pour discuter de tout ça, demain à 17h je serais très certainement disponible alors pourquoi ne pas passer à mon bureau ? Je te transmettrais l'adresse si ça te convient.

Bucky."

La réponse ne se fait pas attendre et je décroche mon téléphone, comptant jusqu'à cinq avant qu'Anna ne se décide à décrocher, ne s'attendant visiblement pas à ce que je l'appelle à cette heure-ci.

"Oui Monsieur Barnes ?
- Si j'ai des choses de prévues demain aux alentours de 17h, vous annulez. Je m'en fous de savoir ce que c'est, vous dites que j'ai mieux à faire et que je les rappellerais sans faute dès que possible. Clair ?
- Euh… Oui, mais il me semble que demain vous avez…
- Je m'en fous Anna. Je m'en fous complètement. Demain à partir de 17h, je ne suis plus disponible pour personne. Je vais avoir un entretien dans mon bureau et je ne veux pas être dérangé.
- Euh oui…. Oui…. Je m'occupe de tout déplacer…
- Bien."

Je raccroche sans rien ajouter, retournant à mes dessins avant d'aller me coucher. Et le lendemain, à 17h, soigneusement vêtu d'un costume bleu nuit, j'attends Steve dans mon bureau, terminant un appel avec ma soeur, avant de sourire à Anna qui m'indique que mon rendez-vous est là.

"Qu'il entre alors."

Je lui souris et me lève, allant saluer le jeune homme qui se présente à moi. Et je dois avouer être quelque peu… Déçu ? Non, pas vraiment. Juste… Comment dire… ? Je m'attendais étrangement à quelqu'un de ma taille ou tout du moins, qui ait terminé sa croissance. Bon point positif il a une certaine grâce qui n'est pas désagréable si l'on occulte son côté Cendrillon. Mon regard parcourt rapidement sa tenue et j'hausse un sourcil, me demandant si il ne sort pas tout droit d'une ferme… Non, dans l'annonce il disait venir de Brooklyn, mais bon… C'est vrai qu'une fois qu'on a mis les pieds hors de Manhattan, on quitte la civilisation… Donc après tout je ne devrais pas m'en étonner. Je lui tends ma main, serrant fermement la sienne qui semble tout aussi osseuse que celle des mannequins qui travaillent pour moi. Je croise à nouveau son regard en lui faisant signe de prendre place et je dois avouer lui trouver un certain charme… Certes j'ai presque envie de lui faire retirer ses fringues et de lui passer un vrai costume mais je m'abstiens, me disant qu'il est comme un diamant brut et qu'entre de bonnes mains, il pourrait devenir un joyau. L'idée m'arrache un autre sourire alors que ses doigts glissent bien loin des miens, en une caresse presque éphémère.

"Enchanté Steve… Je t'en prie installe-toi… Quelqu'un a pris le temps de te proposer quelque chose à boire ? Non ? Tant pis, de toute façon je ne pense pas vraiment que je vais te garder toute la soirée… Je ne suis pas le genre de personne à aimer perdre mon temps alors allons droit au but. J'ai cru comprendre que tu souhaitais vendre ta première fois et je suis prêt à y mettre le prix, il suffit simplement de me donner le tien et je pense que nous aurons un accord."

Un autre sourire m'échappe alors que du bout des doigts, je trace des cercles sur le bois de mon bureau, m'attendant à ce qu'il bégaye, ne sachant pas vraiment quel chiffre m'annoncer. Ma langue passe sur mes lèvres et alors que j'écoute son silence pendant peut-être quelques secondes, je finis par reprendre la parole.

"Qu'est-ce que tu voudrais ? Un peu d'argent ? Une voiture ? De quoi payer ton loyer… Ou rembourser des factures, des dettes ?"

Et c'est à l'éclat que je vois dans ses yeux que je sens que je le tiens. Dans ce que je viens de dire, il y a quelque chose que tu désires. Dis-moi. Dis-moi et je pourrais te l'accorder. Ton innocence contre tes désirs assouvis… Est-ce si impensable que cela ?
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Lun 21 Mar - 18:29



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Voilà. Je me sens comme un animal qu'on emmène à l'abattoir. Enfin c'est à peu près l'idée, alors que je suis sa secrétaire tirée à quatre épingles qui tangue sur des escarpins qui doivent sûrement coûter plus cher que tout ce que j'ai dans mon appart, moi y compris. Le vaste couloir me donne sur le coup l'impression d'étouffer, et je vois aucune sortie. Juste... juste la fin, celui qui m'attend au bout, dans un bureau qui doit être grand comme tout l'étage de mon immeuble, aux meubles de créateurs les plus tendance et les plus chers d'une boutique hors de prix de Manhattan ou de l'Upper East Side. Mon coeur tambourine dans ma poitrine alors qu'on s'approche, pas après pas, et même si je jette de petits coups d'oeil autour de moi, histoire de voir si je peux m'enfuir, trouver une issue, je sais bien que ça serait seulement repousser un problème que je pourrai jamais résoudre.

Je dis rien, et elle ne se retourne pas tout au long du chemin, jusqu'au moment où elle s'arrête près de la porte et qu'elle toque doucement. Une voix autoritaire mais calme lui dit de me faire entrer, et la porte se referme derrière moi sans un bruit. Dire que dans mon immeuble j'entends si le voisin du dessus va pisser... Je regarde la porte se refermer avant de tourner enfin la tête vers celui qui m'attend. Comme une façon très bête de retarder l'évidence. Et j'avoue que j'ai un choc plutôt agréable en voyant que ce n'est pas un vieux avec des poils qui dépassent des trous de nez et des oreilles, avec un bide digne d'une femme au bout de son terme, où je ne sais quel autre horreur. Il est vraiment jeune, et ça me surprend de me dire qu'un type comme lui est obligé de payer pour avoir ça. Je veux dire, il a clairement les moyens, il est carrément beau... il peut se lever tous les mecs qu'il veut. Si ça se trouve il s'attendait peut-être à un jeune puceau canon, comme on en voit dans les séries télé, où à tout juste seize ans ils sont foutus comme des dieux grecs alors qu'on les voit jamais faire du sport, mais tout le temps bouffer des saloperies. Il va juste me dire qu'il va pas débourser un rond pour moi, et me dire que je devrais déjà être content si quelqu'un le fait gratuitement. Ou même, que je devrais payer, en me voyant. Je déglutis, m'installant sur le fauteuil divinement confortable. Ouais, j'ai envie de m'y installer. Vraiment. On peut vivre dans un fauteuil? C'est possible? Si on peut y mettre une salle de bains, je quitte plus cet endroit. Bref, Steve, c'est pas le plus urgent. Maintenant je dois juste me préparer à me faire envoyer péter gentiment, et me dire qu'on peut toujours rêver pour qu'on me donne quoi que ce soit.

J'ose à peine le regarder, et j'attends juste qu'il vide son sac, pour que je puisse rentrer chez moi et chialer tout seul sur ma vie misérable. Sauf que... je crois avoir mal entendu. Je relève lentement les yeux pour croiser son regard. Non. Il vient bien de répéter que j'ai juste à donner mon prix et qu'il le paiera. Putain mais il doit être à la fois blindé de thunes et...frappé de la cafetière pour annoncer ça comme ça. Ou alors il va me découper en morceaux et me manger, comme dans Hannibal. C'est ça. C'est obligé. C'est tout ce qu'il veut. Me manger petit à petit, et cuisiner des bouts de moi qu'il sortira du congélateur. J'hésite une seconde, et pendant ce temps, il me fait la liste de tout ce qu'il pourrait m'offrir. Une voiture? Un loyer? Mes yeux s'agrandissent de surprise avant que je me lâche enfin.

Je... je suis étudiant et j'ai personne pour m'aider. J'ai une santé fragile, et j'ai eu pas mal de frais médicaux alors oui... Je m'en sors plus. Donc si vous pouviez...m'aider pour ça je... on tient notre accord...

Nos regards se croisent encore quelques secondes avant que je continue d'une petite voix.

Alors comme ça je... je vous plais vraiment...

Finalement il me dit que je n'aurai qu'à transmettre les factures que je dois payer à son avocat, qui se chargera de tout. Mais qu'avant cela, il va falloir signer un contrat. Je fronce un peu les sourcils, à la fois intrigué et rassuré.

Un...contrat dans lequel il y aura quoi? Je... je ne dis pas que vous...n'êtes pas réglo monsieur Bucky mais... J'aimerais juste...comprendre.

Je sens qu'il se retient de lever les yeux au ciel et de soupirer en même temps, un peu comme nos profs quand les glandus de la classe posent des questions débiles, et je me sens bête sur le coup. Mais bon, je vais littéralement me vendre, alors il vaut mieux être au courant de tout non? D'une voix d'instituteur qui s'adresse à un gamin qui n'a toujours pas compris qu'on écrit pas girafe avec un ''ph'', il me fait la leçon. Il m'explique que c'est un personnage public, et qu'en tant que tel, je ne peux parler à personne de notre petit arrangement. Un personnage public? Lui? J'ai jamais entendu parler de lui avant, et je l'ai jamais vu à la télé... Enfin, il est peut-être dans les affaires, ou ce genre de choses. Soit. Et de toute façon, c'est pas comme si j'allais me vanter d'avoir vendu ma première fois pour éponger mes dettes. Il continue, expliquant que par ce contrat, qu'il fera rédiger par son avocat, je toucherai l'argent, et qu'il sera légalement obligé de me payer une fois qu'on...enfin qu'on l'aura fait. Ca me rassure, dans un sens. Me dire qu'il essaie pas d'abuser de moi, mais qu'il y aura un vrai papier qui me protège. Enfin protège... plutôt qui m'assure que je touche bien ce à quoi j'ai droit. Ouais. Je sais que je vais... enfin que je vais y passer, mais au moins... j'aurai ma contrepartie. Je hoche lentement la tête et quand il me demande si j'ai des questions, ou des choses que j'aimerais ajouter au contrat je murmure faiblement.

J'aimerais... pouvoir dire que... que je peux refuser que vous me fassiez certaines choses si je ne veux pas. Comme... me baillonner, ou m'attacher, ce genre de trucs? Je... je ne sais pas si j'aimerais ça mais je voudrais juste... avoir la possibilité de dire non si jamais... Vous pensez que c'est possible? Ca... me rassurerait.

Il m'assure qu'il fera ajouter ça, et il termine ensuite en me disant qu'il me reverra pour la signature du contrat, avant de me demander quand est-ce que je serai disponible pour revenir ici et le signer en présence de son avocat. Je dis que le lendemain je termine les cours pas trop tard et le rendez vous est pris.

Alors, à peu près vingt-quatre heures plus tard je suis de nouveau derrière la porte de son bureau, toujours aussi nerveux, alors que sa secrétaire me fait entrer et que je m'avance timidement vers lui et la femme qui se tient près de lui. Sûrement son avocate.

Bonsoir...


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Jeu 24 Mar - 20:45




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Tout le monde à un prix. Ceux qui se disent incorruptibles sont ceux qui succombent aux cadeaux les plus étincelants. Moi-même il est possible de m'acheter. Offre-moi plus de pouvoir et je suis tout à toi. Après, quelqu'un n'a-t-il pas dit un jour : "Connais les désirs de tes amis et de tes ennemis et tu règneras sur le monde ?" Il me semble. Ainsi, face à lui, mon regard dans le sien, je tente de comprendre ce qui a pu le séduire au point de créer cet étrange éclat dans son regard. J'ai quelque chose que tu veux et il ne tient qu'à toi de me dire ce que c'est. Un mot et je pourrais t'offrir ce que tu veux. Je conserve mon sourire, m'amusant à repenser aux autres qui ont pu se tenir dans mon bureau avant lui. Certains voulaient simplement un peu d'argent, d'autres que je paye le loyer de l'appartement bien trop au-dessus de leurs moyens quand lequel ils vivaient, tandis que le reste voulait autant des choses futiles que purement matériels. Combien m'ont demandés de beaux vêtements ou de belles montres ? Peut-être trop et c'est bien pour ça qu'aujourd'hui, ils ne sont plus là et que c'est Steve que je reçois dans mon bureau. Et je dois avouer que je serais presque déçu si il me demandait de l'argent ou quelque chose de brillant. J'aimerais qu'il soit autre chose qu'une pie qui vend sa première fois pour une belle parure… Mais à le voir ainsi face à moi, je me doute qu'il n'est pas ce genre de personne. Vu sa dégaine, il a plus l'air d'un étudiant fauché qui ne sait plus quoi faire pour payer le loyer du trou à rat quand lequel il vit… Alors c'est presque sans grande surprise que je l'écoute m'avouer qu'il galère et qu'avec sa santé fragile, il peine à payer les factures et les frais médicaux. J'hausse un sourcil, tentant de dissimuler mon sourire. Je vois, alors c'est ça ? Je vais juste avoir à payer des frais médicaux et en échange, tu t'offriras à moi ? Soit. Mes doigts cessent leurs tracés sur le bois de la table et d'une voix douce, je me permets de confirmer ce qu'il semble me demander d'une petite voix.

"J'en ai bien l'impression Steve."

Nos regards se croisent et j'ai un sourire qu'il ne me rend pas. Oh, allez, fais un effort… Ce n'est pas comme si j'étais le Grand Méchant Loup et que j'allais te croquer. Tu devrais être heureux de savoir que quelqu'un va t'aider à sortir la tête de l'eau… Est-ce que j'aimerais qu'il me dise que je lui sauve la vie et qu'il se jette déjà à mes pieds ? Peut-être. Mais je n'ai pas le droit à ça, je n'ai le droit qu'à une angoisse, une question presque agaçante qui glisse d'entre ses lèvres. Un soupir m'échappe et je détourne le regard, presque déçu qu'il arrive à poser une telle question après ce que je viens de lui proposer.

"Ce ne serait pas le cas, je ne pense pas que je serais en train de te proposer de payer tes frais médicaux. D'ailleurs, tu feras parvenir tes factures à mon avocat, histoire que je puisse les payer le moment venu. Mais avant ça, j'aimerais que tu signes un contrat."

Mon esprit est déjà bien loin alors que je lui dis cela, pensant déjà au fait que je vais devoir appeler Rebecca, la faire venir à l'appartement et discuter avec elle de tout ça autour d'une bonne bouteille de vin. Puis mes pensées dérivent sur les croquis que je dois terminer, peut-être que je la laisserais regarder tout ça avant de présenter ça aux incompétents qui me servent d'assistants… Sans que je ne m'en rende vraiment compte, mes doigts viennent doucement caresser mes lèvres en geste pensif, trahissant le fait qu'il n'a plus qu'une fraction presque infime de mon attention… Attention qu'il récupère quand il me demande les tenants de ce contrat. Mon regard revient se poser sur lui et je dois avouer que dans un effort presque sur-humain, je ne lève pas les yeux au ciel, me contentant d'un long soupir. Pardonnons-lui cette question stupide. Certes il aurait été quelqu'un d'autre, je lui aurais sûrement répondu quelque chose de particulièrement acide mais là, je fais un effort, me disant qu'après tout… Ce n'est pas pour sa conversation que je me paye ses services mais pour sa capacité à écarter les cuisses pour moi. Mais la chose qui m'agace réellement, c'est le "Monsieur Bucky" qu'il me donne. Je pince les lèvres et d'un ton presque froid, je commence à lui expliquer ce que ce contrat implique.

"Vois-tu, je ne suis pas n'importe qui en ville, je suis un personnage public et et qu'en tant que tel, je ne peux pas me permettre de faire quoi que ce soit qui pourrait nuire à ma réputation. Alors ce contrat serait une façon de légaliser notre petit accord, te permettant toi d'être sûr que je vais effectivement payer tes frais médicaux et moi ça m'assura que tu n'iras rien raconter à personne… Et même si tu avais la stupidité de le faire, je lâcherais les chiens sans pitié qui me servent d'avocat à tes trousses. Voilà ce qu'il y a comprendre Steve. D'autres questions ?"

Et à ma plus grande surprise, oui, il aimerait ajouter quelque chose au contrat. J'attrape un stylo et commence à noter, un sourire discret aux lèvres.

"Bien sûr… Mon but n'est pas de te faire du mal ou de te forcer à faire quoi que ce soit. Si tu ne veux pas, tu me dis non. Si tu ne veux pas être attaché, je ne t'attache pas. Et ainsi de suite. L'idée c'est que tu sois consentant, pas que je te force. Donc tu ne peux pas te refuser à moi, mais je ne peux pas non plus te forcer à faire quelque chose qui te dérange profondément."

La plume de mon stylo glisse sur le papier alors que je rédige une petite note pour mon avocate de soeur avant de relever les yeux vers lui, lui offrant un demi-sourire.

"Eh bien si c'est tout, je pense que tout est prêt… Ce que nous allons faire c'est que je vais préparer le contrat, le faire rédiger par mon avocat et je te rappelle quand celui-ci est prêt. Tu pourrais le lire, tu le signeras et là nous aurons notre accord. D'accord ?"

Et là où je m'attends à ce qu'il me dise qu'on peut s'occuper de ça plus tard dans la semaine, voilà qu'il me dit que demain il termine ses cours assez tôt et que nous pourrions nous occuper de ça au plus tôt. J'ai un sourire, lui disant qu'alors, le rendez-vous pris. Après cela je le laisse filer, annonçant à Anna qu'il faut qu'elle libère à nouveau mon agenda avant d'attraper mon téléphone et de prévenir ma très chère soeur que j'ai besoin d'elle demain sans faute. Je l'entends râler et après quelques injures à mon encontre, elle me dit qu'elle passera ce soir et que j'ai intérêt à sortir le Mouton Rothschild pour elle.

Ainsi le lendemain, comme deux prédateurs nous attendons l'arrivé de ce cher petit Steve, sirotant de ce fait un whisky à la robe d'ambre, contemplant Manhattan comme si nous la ville nous appartenait. Ses ongles tintent doucement contre le verre qu'elle tient et un sourire se glisse sur mes lèvres quand une fois de plus, elle me demande si je peux lui parler de ce fameux Steve.

"Tu le verras bien assez tôt… Cesse de poser la question.
- Comprends que je suis curieuse… Pour que tu me fasses faire un contrat aussi rapidement, c'est qu'il doit te plaire… Ou alors qu'il doit avoir un je-ne-sais-quoi qui te séduit."

Je trempe mes lèvres dans mon verre.

"Ou alors j'ai simplement besoin de quelqu'un dans mon lit le temps d'une nuit….
- Tu sais, il faudrait vraiment qu'un jour tu te trouves quelqu'un. Genre un mec  bien qui supporterait de te voir que le soir… Avec une relation stable, tu serais peut-être quelqu'un de bien.
- Je n'ai pas le temps pour ça, Rebecca.
- Oh j'oubliais, le grand James Buchanan Barnes n'a le temps pour rien… Pas même pour trouver quelqu'un pour partager son lit, alors à la place, il achète les premières fois de gamins qui peinent à boucler leurs fins de mois… C'est tellement plus sain."

Je lève les yeux au ciel, la mâchoire verrouillée. Je hais quand elle ose remettre en question mon mode de vie. Oui je n'ai pas le temps pour ça, pour aller faire des rencontres et chercher mon âme soeur. Je ne peux pas être le meilleur dans ce milieu et en plus prendre le temps de construire une relation pseudo-saine avec quelqu'un. Je me détourne et pose mon verre sur mon bureau, regardant le contrat qui n'attend que Steve.

"C'est vrai qu'avoir déjà un divorce à ton actif et une multitude d'amants que tu collectionnes dans le dos de ton chirurgien adoré, c'est tellement plus sain. Qu'est-ce que tu vas me dire ensuite ? Que je devrais arrêter de porter de la fourrure et que je dois virer végétarien ?"

Si un sourire se glisse sur mes lèvres, je sens qu'elle aussi commence à en avoir marre. Nos regards se croisent et alors qu'elle entrouvre les lèvres, Anna nous interrompt, annonçant l'arrivée de ce cher Steve. J'ai un sourire, ton étant pourtant aussi sec qu'un claquement de fouet.

"Faites-le entrer alors."

Et c'est donc dans une envie d'étriper l'autre que Steve débarque, nous saluant d'une petite voix. Dans un geste parfaitement synchronisé nous posons notre regard sur lui et d'un coup, je sens ma soeur se détendre, osant même un léger sourire alors qu'elle commence presque à ronronner pour lui.

"Bonsoir Monsieur Rogers."

Oh pitié. Arrête. Je sais ce que tu penses. Je sais que tu te dis qu'il est parfaitement ridicule et qu'il est bien loin de ressembler à mes anciennes proies. Alors ne pense pas m'avoir avec ce sourire. Je sais que tu le regardes déjà comme un avorton pour qui je ne pourrais pas bander. Je passe ma langue sur mes lèvres avant de le saluer, bien incapable de sourire.

"Bonsoir Steve. Je suis content de te voir, je t'en prie installe-toi…"

Je lui désigne d'un geste un des fauteuils alors que déjà, Rebeca s'approche de lui, lui offrant sa main parfaitement manucurée.

"Ravie de faire votre connaissance Steve… Je me présente, Rebecca Barnes, avocate de Monsieur Barnes… Je suis celle qui s'est occupé de rédiger le contrat protégeant votre arrangement et qui sera là pour répondre à la moindre de vos questions avant que vous ne le signez. D'accord ?"

Elle attend qu'il lui fasse signe qu'il a compris avant de s'assoir face à lui, laissant la jupe de son tailleur qui est une de mes créations, découvrir ses longues et fines jambes qu'elle croise, lui offrant ensuite du bout des doigts le contrat.

"Dedans vous trouverez le contrat, comprenant les closes suivantes : celle que votre arrangement ne tient que pour une nuit et pour votre première fois, celle qui indique qu'une fois votre première fois consommé Monsieur Barnes s'acquittera de vos frais d'hôpitaux et celle qui spécifie que si vous ne pouvez lui refuser votre première fois sous peine de ne pas voir vos factures payées, lui ne pourra pas non plus vous forcer à effectuer quoi que ce soit qui pourrait te gêner ou te blesser ou entrer dans le cadre du sado-masochisme…
- Pitié Rebecca… Épargne-moi ça.
- Tu m'excuseras, je préfère qu'il soit au courant de tout. De plus il vous ait demandé de signer une close de confidentialité. Monsieur Barnes préférait que ce genre de chose ne se sache pas, en partie à cause de sa position. En signant cette décharge vous promettez ne rien révéler de cet arrangement et de ne pas tenter de nuire à mon client et si jamais vous essayez… Nous vous poursuivrons en justice et nous gagnerons."

Elle lui offre un immense sourire qui m'arrache un soupir presque désolé pour lui. Désolé mon petit, mais ici tu es coincé avec deux requins, si je ne veux pas te croquer, elle le fera sûrement. Ainsi va le monde. Je termine mon verre de whisky alors qu'elle le laisse lire, croisant sagement ses doigts, sur ses genoux, attendant d'éventuelles questions de sa part.
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Ven 25 Mar - 11:30



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Au moins je peux dire non. Au moins il y a des choses que je peux refuser qu'il me fasse. Je peux pas lui dire non pour qu'on couche ensemble, mais j'ai au moins mon mot à dire sur le comment ça va se passer, et ça c'est bien. Enfin c'est bien... au moins je suis sûr qu'il me fera pas mal, ou qu'il voudra pas me faire des trucs bizarres comme... je sais pas, des trucs bizarres que j'ai pu voir sur le net. Ou dont mes potes ont parlé. Putain je suis terrorisé, mais j'ai pas le choix... Je relève timidement les yeux vers lui alors qu'il accepte de m'accorder ça, de me laisser le droit de refuser quelque chose qu'il voudrait faire avec moi, et dit d'une petite voix.

Merci beaucoup. J'apprécie...monsieur Barnes.

J'ai remarqué qu'il a tiqué quand j'ai dit "monsieur Bucky", utilisant sans faire exprès le pseudo qu'il avait sur le forum. Et je me suis rappelé trop tard le nom qu'a employé la secrétaire pour parler de lui. Je hoche sagement la tête quand il m'explique qu'il est un personnage public, et je comprends vite qu'il ne travaille pas seulement ici, mais que tout ça est à lui. Des bureaux en plein Manhattan. Un étage tout pour lui, et peut-être même plus. Et je me dis qu'au moins, s'il a tout ça, je n'ai pas à avoir peur qu'il ne paie pas mes factures. Je suis quand même pas désespéré au point de me donner pour rien. Enfin, j'aurais aimé, avec quelqu'un dont j'aurais été amoureux, mais le destin et mon corps fracassé en ont décidé autrement. Alors au lieu du prince charmant ça sera un millionnaire de Manhattan qui m'achète comme on fait un caprice. Parce qu'il le veut et surtout, qu'il le peut. Mais bon, s'il a l'air froid, il n'a pas l'air méchant, et je lui rends timidement son sourire quand il me dit que tout est réglé et que je viendrai demain soir. Je me lève alors et file après lui avoir dit au revoir, et je fonce dans l'ascenseur, une boule dans la gorge. C'est seulement dehors que je laisse tout sortir, et que j'éclate en sanglots. Putain... si ma mère voyait à quoi je suis réduit... Elle mourrait une deuxième fois, c'est sûr. Et dans un sens, heureusement qu'elle est plus là, pour voir ça. Parce qu'avec son simple salaire d'infirmière... Je reste de longues minutes sur un banc juste devant son immeuble, et une fois que je me suis un peu calmé, je descends prendre un métro et rentre chez moi.

J'appelle Clint, et ça me fait du bien de l'avoir avec moi pour quelques heures. Plusieurs fois je me retiens tout juste de lui balancer la vraie  raison de mon état, avant que le fameux contrat se rappelle à mon souvenir. Et que si j'en parle je perds tout, voire pire. Alors je lui ressors le vieux couplet de ma mère qui me manque et que je suis dans la merde. Il me garde juste contre lui, et sauve la soirée en commandant une pizza pour nous deux, qu'il offre royalement. On se mate un film et je le laisse filer, m'écroulant peu après. Mon corps est tellement plus habitué aux gros repas qu'une demi pizza, il est déjà KO et a besoin de toutes les ressources pour pouvoir digérer. Le lendemain je file en cours, je déjeune du reste de pizza, et finalement, une fois terminé je grimpe à nouveau dans le métro et je retrouve les locaux de Barnes. Mon coeur bat vite et j'ai le souffle court quand j'arrive à l'étage et qu'on me guide jusqu'à son bureau. La même secrétaire m'escorte, et une fois là, je le découvre, encore une fois dans un costume magnifique, et aux côtés d'une femme tout aussi belle. Sa soeur, d'après ce que j'ai compris, vu qu'ils ont le même nom de famille... Je serre la main de l'avocate, et quand je vois que Bucky ne fait pas un geste vers moi je m'assieds sagement dans un fauteuil, et prends la liasse de feuilles qu'elle me tend. Je l'écoute avec attention, hochant de temps en temps la tête à ses explications. J'ai un sourire amer lorsqu'elle me parle encore une fois de la clause de confidentialité alors que j'attrape le contrat et que je griffonne ma signature en trois exemplaires.

C'est pas comme si j'allais crier sur les toits que j'ai été obligé d'avoir recours à un arrangement comme ça pour pouvoir payer mes dettes vous savez... Et...merci d'avoir ajouté le détail sur...les pratiques que je pourrais ne pas avoir envie de faire...

Je lui rends les feuilles, après qu'elle m'ait dit d'en garder une pour moi et je la plie soigneusement avant de la ranger dans mon sac. Je me relève ensuite, me mordant la lèvre.

Eh bien je... demain soir... ça serait bon pour vous? Pour qu'on... remplisse notre contrat? Vous souhaitez qu'on...Se retrouve dans un endroit particulier? Je vous préviens juste que... vaut mieux pas venir chez moi. C'est vraiment très petit, et sûrement très loin de ce à quoi vous êtes habitué...

Il me dit qu'on fera ça chez lui, et il m'écrit l'adresse sur un bout de papier qu'il me tend. Je le range soigneusement et je leur dis au revoir. Seulement, juste avant de sortir du bureau je m'arrête et me tourne une dernière fois.

Au fait je... vous voulez que... enfin que je porte quelque chose de particulier? Ou...enfin je sais pas...

Je soupire quand il me dit que ça n'a aucune importance et je file, vraiment flippé. Ca y est. Ca y est c'est réglé et décidé... Je file aussi vite que je peux, et rentre chez moi. Le lendemain soir, à l'heure convenue, je sonne à sa porte, mon petit coeur tambourinant dans ma poitrine. Ne réponds pas. Non ne réponds pas. Tu n'es pas là. Tu n'es pas là c'est pas grave. C'est pas grave. Sauf que non la porte s'ouvre et je le vois dans une tenue plus décontractée que d'habitude. Je me force à sourire alors que nos regards se croisent.

Bonsoir monsieur Bu...Barnes...



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Ven 15 Avr - 14:33




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Rien. Pas une question, pas une objection. Docilement, avec la douceur presque d'un agneau qui ne se doute pas qu'il est en présence de deux loups prêts à le dévorer, il me remercie ajoutant l'air de rien de toute façon, il n'y gagnerait rien à avouer au monde entier qu'il vend sa première fois à James Barnes. Si un léger sourire se glisse sur mes lèvres, je le cache du bout de mes doigts, contrairement à Rebecca qui lui montre la blancheur de ses dents parfaites. Les doigts fins de Steve attrapent le contrat et sans broncher, je l'observe signer les trois exemplaires du contrat qu'il tend ensuite à Rebecca. Elle en attrape deux avant de ronronner en lui rendant son exemplaire.

"Celui-ci est pour vous Monsieur Rogers. Gardez-le précieusement au cas où."


Je manque de lever les yeux au ciel quand je sens qu'elle est à deux doigts de lui adresser un clin d'oeil et un sourire ravageur. Mes doigts tapotent doucement le bois de mon bureau, lui faisant comprendre d'un regard qu'elle ferait mieux de ne pas penser à l'idée de le croquer à son tour. Chose qu'elle ferait non pas parce qu'il lui plait, mais simplement parce que ça l'amuserait de me voler mes affaires si je puis dire. Le contrat termine dans son sac et un léger sourire se glisse enfin sur mes lèvres quand il me demande si je suis libre demain avant de commencer à bredouiller en me demandant si je veux qu'on fasse ça quelque part en particulier, parce que c'est chez lui ce serait bien trop petit. Un léger soupir masque le léger rire que j'ai presque envie de laisser échapper, plongeant ensuite mon regard dans le sien.

"Demain c'est parfait et le mieux c'est que nous fassions cela chez moi, nous aurons la place et tout le confort nécessaire…"

J'attrape un stylo et derrière l'une de mes cartes de visites si prisées en ce bas-monde, j'y inscris mon adresse, me disant avec un certain amusement que certains tueraient pour posséder ces deux choses-là. Certains donneraient tout pour ma carte de visite, se disant très certainement qu'ils ont désormais une chance d'avoir mon attention. Quant à mon adresse… Je n'en parlerais même pas. Du bout des doigts je lui tends la carte, ronronnant à mon tour pour lui.

"Alors… À demain Steve."

Ses doigts se referment sur la carte et alors que je me tourne déjà vers ma soeur, voyant que Steve est tout impatient de partir, je dois avouer être surpris quand d'une petite voix il me demande si j'aimerais qu'il porte quoi que ce soit. J'hausse un sourcil, me retenant d'être particulièrement désagréable. J'ai envie de lui dire, quelle importance ? Ce n'est pas pour me montrer ta garde-robe que tu viens, et de toute façon, pour ce qu'on va faire… J'ai presque envie de lui dire de venir nu… Du bout des doigts je trace le contour de mes lèvres avant d'esquisser un geste de la main qui illustre parfaitement mes propos.

"Peu m'importe, ça n'a pas la moindre importance."

Parce que ce que je veux sentir sous mes doigts, ce n'est pas du tissu de plus ou moins mauvaise qualité… Mais sa peau fine et chaude. Un dernier regard paniqué et ma petite brebis aux abois disparait, retournant sûrement se terrer dans son minuscule appartement en paniquant à la simple idée que demain il va s'offrir à moi. La porte de mon bureau se referme et un soupir m'échappe quand ma soeur se tourne vers moi, esquissant un sourire qui me rappelle l'époque où nous jouions à "qui va voler la conquête de l'autre." Nos regards se trouvent et de longues minutes passent sans que rien ne soit dit, cédant finalement, agacé par sa simple présence.

"Allez. Dis-le.
- Il n'est pas du tout, du tout, du tout ton genre. Qu'est-ce qui te prends ? Il est à peine mignon. Et dieu du ciel… Il ressemble à une des pétasses russes qui te servent de portes-manteaux. Certes il a de jolis yeux… Mais c'est bien tout.
- Chanceuse que tu es alors de ne pas coucher avec…
- Tu vas te faire chier avec lui. Je parie qu'il est pas si bien que ça à baiser…"

Je serre les dents avant de prendre une grande inspiration.

"Je pense que tu peux partir. J'en ai finis avec toi.
- Oh ne le prends pas comme ça… Je t'aiderais à trouver mieux… Puis si ça ce trouve… Ses lèvres seront peut-être pas trop mal autour de ta queue.
- Sors."

Je la vois se refermer, pinçant les lèvres comme notre mère pouvait le faire quand elle était déçue ou simplement blessée. Elle ramasse ses affaires et rapidement, je n'entends plus que le bruit de ses talons sur le parquet, me retrouvant finalement seul, ressassant autant les mots de ma soeur que le regard craintif de Steve. Les deux se superposent et pour noyer tout cela, j'ai besoin d'un verre de whisky hors de prix. De toute façon, ce n'est que pour une nuit. Si ne me plait pas… Si il n'est pas à mon goût, il ne sera qu'un amant jetable de plus. Ainsi, le lendemain je n'ai pas le temps de penser à lui ou de perdre du temps à préparer quoi que ce soit. Ma routine de folie se déroule alors que je passe d'un studio de photo à une réunion avec mon équipe pour parler des dernières créations. Ce n'est que lorsque j'arrive à mon appartement que je réalise que Steve doit arriver dans presque une heure. Un soupir m'échappe et je suis heureux de voir que comme à son habitude, l'appartement est resplendissant de propreté. Même mes draps ont été changés, le frigo est toujours plein et tout semble être parfait. Mon téléphone en main je m'accorde un soupir satisfait, hésitant désormais sur ma tenue. Peut-être que le costume complet est de trop pour ce soir. Je file dans mon dressing et dans un élan de décadence, j'opte pour un jean de créateur, décidant de garder ma chemise. Je glisse simplement mes doigts dans mes cheveux, décidant que pour lui, ça ira. Je n'ai pas à les attacher ou quoi… Peut-être que comme d'autres avant, aimera-t-il les sentir effleurer sa peau… ? Entre deux interrogations je réponds aux mails d'Anna, lui rappelant sans cesse qu'elle ferait mieux d'apprendre à se débrouiller sans moi par moment, ce à quoi elle me répond sans cesse que sans moi, la boîte ne tiendrait pas deux minutes tant je suis le patron parfait. C'est ça… Tu sais, ai-je envie de dire, si tu veux simplement me sucer pour ta prime de Noël… Il suffit de le dire et demain, avant ton bagel végétarien et ton smoothie détox', tu passes sous mon bureau pour une petite pipe en entrée. Je me retiens sincèrement d'écrire cela, étant dérangé par, ce qui doit être Steve, en train de sonner. Je vais lui ouvrir et lui offre un sourire qui masque mon dégoût pour sa tenue alors que je croise son regard. Il m'observe en bredouillant et je dois avouer que je ne sais pas si je trouve ça mignon ou fatiguant. Quoi qu'il en soit, je ne montre rien, laissant simplement ma voix se faire de velours pour lui.

"Bonsoir Steve, parfaitement à l'heure… Je t'en prie… Entre…"

Je m'efface pour le laisser pénétrer dans mon appartement, alors que je termine un mail pour Anna, glissant ensuite mon téléphone dans ma poche. La porte se referme sur lui et après lui avoir laissé pas moins d'une bonne minute pour découvrir mon appartement, enfin du moins l'entrée, je reprends.

"Pose tes affaires non loin de la porte. Tu veux quelque chose à boire avant que l'on ne commence ? Ou tu préfères te donner du courage avec un verre ?"

Je le vois pâlir, puis bredouiller quelque chose qui ressemble à un non merci bien faible. Un autre sourire se glisse sur mes lèvres et tandis que mon portable ne cesse de vibrer dans ma poche, me faisant comprendre que l'univers entier ne peut se passer de moi le temps d'une soirée, je m'approche de lui, roulant des hanches avec l'élégance qui me caractérise tant. Mon regard ne cherche que le sien et je ne sais pas si j'apprécie vraiment de lire cette appréhension dans son regard. Je ne vais pas lui faire de mal après tout. Je le paye pour cette nuit, il devrait être soulagé de savoir que ses dettes vont être remboursés et qu'il sera libre. Mes doigts viennent se poser sur sa joue que je caresse rapidement alors que je viens chercher ses lèvres pour un premier baiser.
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Ven 15 Avr - 22:18



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Je me vends. Littéralement, je me vends. Je m'offre sur un plateau à ce type qui a l'air blindé aux as au point de pouvoir se payer comme petit plaisir de dépuceler un petit jeune paumé, comme moi, pour quelques milliers de dollars... Mais s'il a besoin d'un avocat, qui est en même temps sa soeur, pour s'occuper de ça, et de me faire signer un contrat, c'est qu'il doit avoir pas mal de choses à perdre. Contrairement à moi. De toute façon, et heureusement pour elle, maman n'est plus là pour avoir honte. Pour réaliser à quel point je suis tombé bien bas... Elle serait morte de honte, si c'était pas déjà fait... Mais au moins mes dettes seront épongées. Une nuit. Même pas une nuit. Quelques heures, voire peut-être juste une. Et ça sera fait. J'aurai qu'à fermer les yeux, à tenter de penser à autre chose, et quand il aura fini, mon compte en banque sera peut-être enfin plus dans le rouge...

Plus je m'éloigne de leur bureau et plus je respire vite. Et je me précipite presque pour sortir et respirer de l'air frais. J'ai le papier dans mon sac qui solde ma vente, comme on vend une voiture ou un cheval. Je me suis vendu à lui. Et demain soir je serai dans son lit, à le laisser m'utiliser comme il le veut pour éviter de me retrouver à la rue. Pendant de longues minutes je reste assis sur un banc dans la rue, juste devant son bureau, à regarder passer les voitures et à tenter de calmer mon coeur qui tambourine si fort dans ma poitrine, incapable de bouger. Un peu comme si, tant que je restais ici le moment fatidique arriverait pas. Comme si tant que je resterai sur ce banc, le monde allait aussi s'arrêter de tourner. Et c'est seulement si je me levais que les choses allaient continuer leur cours. Sauf qu'au bout d'un moment je sais très bien que je ne peux pas rester là, et que quoi qu'il arrive je devrai tenir mes engagements. Parce que je le sais, il n'y a aucun autre moyen. Aucune autre solution. J'ai tout essayé. Tout. Il y a que ça...

Je suis rentré ensuite en métro, marchant comme un automate jusqu'à mon appart, et m'écroulant sur le canapé une fois rentré. Un million de scénarios plus glauques les uns que les autres se bousculent dans ma tête et je m'interdis d'allumer mon pc, histoire de pas flipper plus en trouvant d'autres scénarios qui viendraient s'ajouter à la liste. Au lieu de ça j'essaie de travailler tant bien que mal mais rien ne vient. Alors je légume devant la vieille télé qu'on avait depuis des années dans l'ancien appartement, celle qui est presque plus vieille que moi, et je finis par m'endormir. Le lendemain le réveille me fait sursauter, et je me prépare avec une sensation bizarre. Une sorte de boule au ventre sans explication alors que je prends une douche rapide et que je saute dans des fringues propres. C'est seulement alors que j'allais prendre un bout de pain avec un petit quelque chose dessus que je me rappelle. Que je réalise pourquoi j'ai les tripes nouées. Dans quelques heures je le vois. Dans quelques heures je serai à lui. Mais dans quelques heures, tous mes problèmes se seront envolés et je serai plus libre. Ouais. C'est comme ça qu'il faut voir les choses...

Finalement je fie en cours le ventre vide, vu que de toute façon ça sera pas la première fois et j'enchaîne les cours. Mes mains tremblent et je fais rien de bien, mais quand les autres s'inquiètent je leur dis simplement que je suis un peu patraque, que j'ai une mauvaise tension, ou ce genre de conneries. Je peux décemment pas leur dire que j'ai un compte à rebours au-dessus de ma tête avant qu'un type me mette dans son lit contre de l'argent... Et je pourrais même pas en parler, de toute façon, à moins de vouloir voir les chiens de l'enfer se déchaîner sur moi... Et là encore je suis tiraillé entre l'envie que le temps s'arrête, pour repousser l'inévitable, et qu'il accélère, histoire d'être débarrassés de tout ça. Les cours s'enchaînent et je suis bientôt libéré. J'ai envie d'y aller et j'ai envie de tout annuler. Putain je déteste ça, je déteste cette sensation. Ma dignité/mes problèmes, chacun dans un plateau d'une balance et c'est parti...

Je reprends une douche, en m'appliquant à être vraiment propre. J'ai pas envie qu'il me sorte que je sens le poney. Et je me rase aussi. Sous les bras. Et un peu entre les jambes, même si j'ai jamais eu de la moquette comme Clint, que j'avais vu sous les douches un jour. Mais encore une fois, j'ai pas envie de l'entendre dire que je suis pas à son goût. Ou que je me suis pas donné du mal pour être présentable... Je mets des sous-vêtements propres, je galère pour trouver des chaussettes sans trous et un boxer potable, avant de renfiler mon jean et un tshirt propre. J'enfile ensuite ma veste et reprends mon sac. Puis je file. Le coeur battant je compte le nombre de stations qu'il me reste avant d'arriver à son arrêt. Puis c'est la bonne. Encore une fois, pendant une seconde j'ai envie de rester dans la rame, qu'elle continue, mais je finis par descendre. Je remonte dans la rue, et c'est là que je vois où il habite. Un des immeubles les plus luxueux de l'Upper East Side, juste en bordure de Central Park. Rien que le hall a l'air d'une boutique d'antiquaires avec un lustre en cristal et un immense bouquet de fleurs fraîches dans un vase chinois. Un concierge vient me demander qui je viens voir et quand j'annonce monsieur Barnes, il monte dans l'ascenseur avec moi et m'accompagne jusqu'au bon étage, avant de disparaître. La moquette du couloir est tellement épaisse qu'elle va presque jusqu'aux chevilles, et c'est comme marcher sur un nuage... Mon coeur bat tellement fort que je l'entends dans mes tympans et j'arrive enfin devant sa porte. Chez lui. Sa maison. Je tends la main et hésite une, deux, trois fois avant d'appuyer sur la sonnette. Quelques secondes après, il est en face de moi. Et il est beau. Il est vraiment beau, surtout maintenant qu'il a juste une chemise au col un peu ouvert et aux manches retroussées.

Je m'engouffre dans l'appartement et reste con quelques secondes. C'est...c'est immense! On pourrait caser mon studio rien que dans son entrée! Et de ce que je vois, tout le reste a juste l'air...magnifique. Je sursaute en entendant à nouveau sa voix qui me dit de me mettre à l'aise et je hoche la tête, déposant mon sac sur un fauteuil près de la porte, et ma veste au portemanteau. Je m'étrangle un peu quand il parle de ''avant que l'on commence" avant de répondre d'une petite voix.

Je veux bien boire quelque chose s'il vous plait.

Je m'avance pour le suivre, et contemple son immense salon avec une vue à tomber sur le parc. Et cette pièce-là fait au moins deux fois l'appart qu'on avait ma mère... Les deux canapés sont immenses et ont l'air merveilleusement moelleux. Il y a de vraies oeuvres d'art au mur. Pas des posters. De vrais tableaux d'art. Et même...non...non c'est pas...

Bucky? C'est quand même pas un Pollock?

Je me tourne vers lui et à son sourire je comprends que c'est vrai. Un putain de Pollock. Dans son salon. Son salon. Bordel. Il s'approche de moi, deux verres en main et un sourire à tomber aux lèvres. Sauf qu'il pose les verres sur le guéridon près de lui et s'approche tout près de moi, posant sa main sur ma joue. Mon coeur rate un battement alors qu'il se penche pour m'embrasser. Et surprenament, il est doux. J'hésite une seconde avant de glisser mes bras autour de son cou, et de lui rendre son baiser, suivant le rythme de ses lèvres, ouvrant les miennes pour lui, et caressant sa langue de la mienne. Oui... il embrasse bien. Très bien même. Maintenant, la seule chose que j'espère, c'est que le reste suivra...


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Lun 18 Avr - 21:00




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Face au Pollock qui trône dans mon salon, je viens lui arracher un premier baiser, goûtant sur ses lèvres l'innocent même que je vais lui prendre. Et alors que ses bras frêles se nouent autour de mon cou, je pose mes mains sur ses hanches fines, souriant doucement quand je sens ses lèvres s'entrouvrir pour ma langue, m'offrant de ce fait l'opportunité de prolonger ce baiser déjà agréable. Ma langue vient chercher la sienne et pendant de longues minutes, je ne fais que caresser la sienne, mes doigts effleurant toujours sa joue avec une douceur qui m'étonne presque. Je ne dis pas que d'habitude je suis plus pressant, mais là, c'est comme si j'avais presque peur de le briser. Sa peau semble presque être de la porcelaine sous mes doigts et quand je romps ce baiser, c'est pour croiser son regard de petite chose apeurée. Rebecca ne voit pas ce que je lui trouve et pour être honnête, je ne sais pas vraiment encore ce qui me plait réellement chez lui…  Je ne sais pas si je l'ai contacté simplement parce qu'il n'avait rien à voir avec mes précédents amants ou si c'est parce qu'il m'attire… Du pouce je trace et dessine la courbe de sa lèvre inférieure légèrement plus rouge à cause de ce baiser, laissant mon regard se perdre dans le sien. Je ne sais pas pourquoi il me plait, ou du moins me fait envie mais un sourire se glisse sur mes lèvres alors que ma main quitte sa joue, ne lui accordant qu'une dernière caresse éphémère avant que je ne lui tende un verre de whisky.

"Pour te donner du courage…"


Le liquide ambré semble danser dans le verre qu'il attrape de ses doigts fins et qu'il porte à ses lèvres. Je fais de même et alors que je ne fais que boire une gorgée d'alcool que je fais ensuite rouler sur ma langue, lui descend son verre comme si c'était de la pisse d'âne dont il devait se débarrasser au plus vite. Ma mâchoire se verrouille le temps que son verre retrouve sa place sur le guéridon qu'il a quitté il y a moins d'une minute. Je pourrais rire, ou du moins sourire pour ne pas lui montrer ma déception quant à son manque de respect face à un alcool qui est sûrement plus vieux que lui, mais je reste simplement là, à l'observer, arquant un sourcil pour lui faire part de ma désapprobation, retenant tout de même un soupir. Je me permets de savourer une autre gorgée de whisky avant de reposer à mon tour mon verre sur le guéridon, me permettant un reproche qui a la douceur du velours.

"Bien, je pensais que tu aurais envie de prendre ton temps pour savourer ce whisky mais si tu es si impatient que ça d'en terminer… Allons-y."

Ma langue caresse doucement mes lèvres alors que je m'approche de lui, revenant dessiner du bout des doigts sa joue de porcelaine. Il ne veut pas que ça dure des heures, dans son regard je ne lis que cette envie que tout ceci se termine au plus vite. Il ne veut pas profiter de tout ça mais simplement que je prenne ce que je veux et que je le laisse partir. C'est dommage… D'autres ont pris le temps et ils n'ont pas trouvés ça si désagréable… Mais soit. Si c'est ce que tu souhaites…

"Allons dans ma chambre, veux-tu ?"

La question traverse mes lèvres mais j'avoue ne pas vraiment attendre la moindre réponse et encore moins entendre le moindre refus. Il est hors de question que pour sa première fois nous fassions ça sur le canapé. Je ne viens pas chercher sa main, me contentant simplement de lui ouvrir la voie jusqu'à ma chambre. Je pousse la porte et m'y engouffre, lui dévoilant l'immense lit deux places aux draps sombres en soie, le tableau style art-nouveau qui décore la pièce et la table de chevet sur laquelle attend sagement une boîte de capotes et une bouteille de lubrifiant. Je lui souris alors que je m'installe sur le lit, le laissant approcher à son rythme. Sans un mot je le laisse découvrir ma chambre, lui souriant simplement quand il s'installe à mes côtés, lui promettant silencieusement et d'un sourire que tout va bien se passer. Je ne prends aucun plaisir à faire souffrir mes partenaires, je ne cherche qu'un plaisir partagé et non un plaisir que j'arracherais de force à un pauvre gamin qui peine à payer ses frais médicaux. Mes lèvres reviennent chercher les siennes et pendant de longues minutes, je ne fais que ça. Laisser mes lèvres caresser les siennes, mes doigts effleurer sa peau et nos langues se trouver. Pendant de longues minutes, je ne fais que le mettre en confiance, lui prouvant simplement que je ne vais pas le prendre de force… Pendant de longues minutes, je tente simplement de calmer son coeur qui bat bien trop vite contre le mien. Au fil de nos baisers, ma main glisse de sa joue à son torse, terminant sur sa cuisse que je caresse désormais avec une certaine douceur teintée d'une envie que je ne lui dissimule pas. Mes lèvres quittent les siennes et avec un sourire je viens prendre son visage d'une main, caressant du pouce sa joue alors que c'est sur sa gorge que je dépose désormais de longs baisers tandis que mon autre main se glisse sous son t-shirt que je lui retire. Mes doigts caressent désormais son torse fin et sa peau étrangement douce alors que mes lèvres se perdent sur sa gorge, puis ses épaules osseuses. Et il n'a pas particulièrement besoin de me caresser, de me déshabiller pour me plaire et me donner envie de le posséder. La simple idée de l'étreindre me donne envie, une envie suffisante pour me faire chauffer le creux des reins et me faire revenir chercher ses lèvres pour un baiser plus envieux et plus brouillon. D'une main je commence à défaire ma chemise qu'il n'ose pas toucher, lui offrant un accès à ma peau qu'il ne semble pas vouloir caresser. Je tente de lui faire poser ses mains sur mon torse alors que je l'attire à moi, laissant nos lèvres se trouver à nouveau. Et après de longues minutes ainsi, à simplement goûter ses lèvres, à sentir sa peau contre la mienne tandis que ma chemise termine au sol, rejoignant de ce fait son t-shirt. Nos vêtements ne font qu'un sur le plancher de ma chambre alors que mes doigts glissent autant sur la peau douce de son ventre que ses cheveux fins et qu'entre deux baisers, je l'allonge sur mon lit, venant m'allonger sur lui. Et lentement, je prends moins de temps à le faire frissonner et plus à simplement le déshabiller. Rapidement je fais glisser son jean le long de ses fines jambes, avant de venir le caresser par-dessus son boxer, lui arrachant à peine quelques soupirs. Mon jean termine lui aussi au sol et alors que mes cheveux caressent doucement sa peau, mes lèvres ne quittent pas les siennes là où lentement, mes doigts se glissent dans son boxer, venant doucement saisir son membre que je caresse avec douceur. Et je ne peux retenir un rire quand je sens sa peau fraîchement rasé sur le bout de mes doigts, murmurant doucement contre ses lèvres.

"Je vois qu'on s'est fait beau pour moi…"

Je l'embrasse à nouveau, faisant taire le moindre bégaiement ou mot, terminant de nous déshabiller. Je me retrouve nu contre lui, lui faisant sentir mon membre dur contre le sien, roulant lentement des hanches contre les siennes jusqu'au moment où fatigué de prendre mon temps, j'attrape simplement un peu de lubrifiant, et glisse une main entre ses fesses. Lentement je le caresse, jusqu'à glisser un premier doigt en lui, prenant le temps de le préparer pour la suite, me refusant de lui faire mal.
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Mar 19 Avr - 20:40



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Je... en envoyant l'annonce sur le site, j'avoue que j'ai passé des nuits blanches à m'imaginer les pires scénarios. A m'attendre à un vieux grassouillet qui aurait une salle de jeu comme dans cette horreur de 50 Shades of Grey que Tasha m'a obligé à regarder un soir où elle venait de se faire larguer et où elle chuinait comme quoi elle voulait trouver un mec comme lui. Je lui ai dit qu'elle était dingue de préférer un manipulateur psychopathe seulement parce qu'il était beau et qu'il avait du blé, et ce à quoi elle m'avait répondu que c'était toujours plus agréable de pleurer dans une Ferrari que sur un vélo. Mouais. Face à sa logique extraordinaire j'ai abandonné le combat et j'ai juste passé le reste du film à soupirer. Enfin bref. Ouais. J'avais peur d'un vieux vicieux, le genre pervers qu'on voit dans les séries policières et qu'on dirait toujours avoir été pas terminé, ou bercé trop près du mur. Au lieu de ça... au lieu de ça me voilà dans l'Upper East Side, dans un appartement tout droit sorti d'un magazine de déco, avec vue plongeante sur le parc, et un putain de Pollock au mur. Je m'attendais à ce qu'il m'arrache mes vêtements et me plaque contre le mur, ou qu'il me fasse me pencher sur une table, et non. Ses lèvres sont douces et il prend son temps. Alors oui il me paie, mais... mais rien que de prendre le temps de m'embrasser, longuement, sans rien faire d'autre que me caresser la joue ou poser ses mains sur mes hanches. Il rompt notre baiser et me tend un verre de whisky que je descends d'une traite, avant grimacer, puis lui accorder un petit sourire d'excuse quand je repose le verre.

Merci... j'en avais besoin...

Sauf qu'il a l'air contrarié. Il fallait peut-être pas le boire comme ça... J'en sais rien moi, en général l'alcool est déconseillé avec mes médocs, alors je crois que c'est une des premières fois où je bois du whisky. Si c'était bien du whisky. Et en effet j'ai merdé quand il me sort un peu sèchement que j'ai mal fait. Merde. Quel con. Je baisse les yeux en me mordant la lèvre et murmure, honteux.

Pardon. Je... je voulais pas me montrer impoli...

Il revient reprendre mes lèvres et je me détends un peu en revenant contre lui, parce qu'il me fout pas dehors. Et même si j'ai pas vraiment envie d'être là, j'ai tellement besoin de cet argent... que j'ai pas le choix. Je peux pas me permettre qu'il me foute dehors sinon c'est moi qu'on va foutre dehors, et définitivement. Je lui rends timidement son baiser avant qu'il ne s'arrête pour me proposer d'aller dans sa chambre. Mon coeur rate un battement alors que je hoche rapidement la tête.

Oui, je te suis...

Il tourne les talons et s'éloigne de moi, s'engouffrant dans un long couloir avant d'ouvrir une porte. Sa chambre. Même le couloir est magnifique. Tout est un mélange de trucs design, d'oeuvres d'art et de trucs hors de prix dénichés chez des antiquaires qui ont plus dans leur boutique que le PIB d'un petit pays d'Afrique. Tout est beau. Parfait. A sa place. Et sa chambre est pareille. Grande, spacieuse, avec le lit le plus grand que j'aie jamais vu. Sincèrement. Il doit faire la taille de deux lits normaux. Encore une fois, classe, sobre, élégant. Je déglutis en voyant la boite de capotes et le lubrifiant bien en évidence. Mais après tout, je suis pas là pour une visite d'appart. Au contraire, je suis juste là pour écarter les cuisses pour lui. Et pendant une seconde, je me demande si ses capotes sont griffées aussi, genre Gucci, ou si le lubrifiant contient des paillettes d'or. Je vais voir ça bientôt, de toute façon.

Il s'assied sur le lit et me laisse le rejoindre. Etrangement, j'apprécie qu'il respecte juste le fait...que j'ai besoin de temps. Pas beaucoup, mais au moins juste un peu. Pas à pas je m'approche, avant de m'asseoir timidement à côté de lui. Il me sourit encore, et pas tant le sourire qui veut dire ''Je vais transformer ton anus en grotte du Gévaudan, peintures comprises'' mais plutôt le ''Je te trouve à croquer''. Je ferme les yeux quand il se penche à nouveau vers moi et lui rends son baiser. Encore une fois, le baiser est long, et reste un baiser pendant un temps, sa main caressant ma joue dans un geste tendre comme je n'en ai presque jamais reçu. Le baiser se prolonge, sa main quittant ma joue pour mon torse. Je frissonne sous ses doigts, et sursaute un peu en sentant sa main sur ma cuisse. Ok. Là ça devient sérieux. Vraiment. Mon souffle s'accélère et je croise son regard. Ce sourire, encore. Il... on est tout seuls sur son lit, et il pourrait prendre ce qu'il veut, là, tout de suite. J'ai signé un contrat qui l'y autorise. Pourtant non... Il se penche vers moi et ses lèvres, au lieu de retrouver les miennes se posent sur ma gorge. Et pour la première fois j'ai chaud. C'est peut-être l'endroit, ou l'alcool qui fait effet mais... mais c'est agréable. J'ai la chair de poule à sentir sa bouche sur ma peau, et son souffle aussi. Ma main glisse dans son dos pendant que l'autre s'agrippe à son épaule. Il s'amuse comme ça de longues secondes, soupirant doucement, et quand il recule son visage, je suis presque déçu. j'aurais... j'aurais aimé qu'il continue. Je lui rends son baiser parce que j'en ai envie, et je sens qu'il commence à ôter les boutons de sa chemise qui doit être en soie, ou en je ne sais quel tissu hors de prix que je ne dois même pas connaître, sans quitter mes lèvres. Il prend mes mains et les pose sur son torse. Wow. C'est juste... c'est juste...tellement sorti de photoshop. Il a un foutu corps de rêve et j'ose à peine effleurer ses muscles bien dessinés, me sentant même pas digne de le faire. Ses bras me ramènent contre lui et mon coeur s'emballe alors que je suis tout contre lui. Moi. Et bientôt c'est mon tshirt qu'il relève, et qui atterrit sur le sol, me laissant torse nu face à lui. Sur le coup j'ai peur. J'ai peur qu'il change d'avis et qu'il m'envoie promener. Que je le dégoûte. Qu'il voudra pas payer aussi cher quelque chose d'aussi... minable. Et que j'aurai mon compte en banque à néant et ma dignité en miettes.

Mais non. On dirait qu'il a encore plus envie de moi, ses caresses sont plus envieuses, ses baisers plus passionnés, et bientôt je le sens m'allonger doucement, avant qu'il vienne me rejoindre. Pendant une seconde j'ai le souffle coupé par son poids, et je panique un peu à l'idée que là, je suis totalement bloqué. Que s'il veut vraiment me faire du mal, rien le retient. Rien l'en empêche. Je suis totalement à sa merci. Il m'embrasse toujours, avant que ses mains viennent ouvrir les boutons de mon jean, et le faire glisser le long de mes jambes. Mon coeur tambourine dans ma poitrine, et pendant une seconde, j'ai envie de tout arrêter. Tout. De lui dire que je me débrouillerai autrement. Que je trouverai un moyen. Et puis.

Et puis, comme si une lumière s'allumait dans mon esprit je me dis qu'en fait, j'ai pas de raison d'avoir peur. C'est lui qui m'a choisi. Il aurait pu se payer des escorts, des mannequins prêts à assouvir tous ses fantasmes, pour sûrement moins que les factures d'hôpital qu'il s'est engagé à régler. Il aurait pu prendre n'importe qui d'autre. Mais il m'a pris moi. Il m'a vu, et il était pas désespéré pour me le faire signer, ce contrat. Personne lui a mis un flingue sur la tempe. Au contraire. Il m'a voulu moi. Pourquoi? J'en sais rien. Mais c'est moi qu'il voulait. Et il m'a pas fait de mal. Il m'a pas poussé ou quoi que ce soit. Au lieu de flipper je devrais plutôt me dire que je suis dans un appartement de folie, avec un mec beau comme un dieu qui est en train de se donner assez de mal pour que ce soit agréable. Et que...merde, ça aurait pu être pire, au final. Ca aurait pu être dans un lit superposé dansu n dortoir crasseux, pendant que le lit du dessous est occupé par le coloc endormi. Ou ça aurait pu être à l'arrière d'une voiture sur un parking désert. Que finalement... c'est peut-être mieux que ce que j'aurais pu espérer en temps normal... Bizarrement, voir les choses comme ça me fait me détendre. Et je commence à apprécier ce qu'il me fait. Il me veut. Il est allé jusqu'à payer pour m'avoir... je sursaute un peu avant de sentir sa main glisser dans mon boxer et commencer à me caresser. Puis je me détends, basculant la tête en arrière alors que je commence à caresser sa peau nue avec plus d'envie. Jusqu'au moment où il remarque que je me suis rasé, ce qui me fait rougir comme une pivoine.

Je...

Il me fait taire d'un baiser, et il se redresse un peu pour ôter son jean et son boxer. Il est nu, tout contre moi, et je frissonne en sentant sa trique contre moi. Je suis à la fois dégoûté et à la fois impatient, et quand il revient m'écraser de son poids, mes mains se posent naturellement sur son dos, et je cale mon souffle sur ses mouvements, mes ongles griffant doucement la peau de son dos alors que je lui rends ses baisers. C'est... c'est pas mal en fait. C'est... c'est pas mal... sauf qu'au moment où je commence à m'habituer et à apprécier, il se redresse un peu et je le sens se pencher vers la table de chevet. Je sursaute, me crispant une seconde quand il glisse sa main entre mes fesses, avant de me détendre, petit à petit, fermant les yeux. Les secondes passent, et ça devient de plus en plus agréable. Je soupire doucement, me mettant à griffer la peau de son dos, descendant jusqu'au creux de ses reins et ses hanches, avant de gémir en sentant son doigt s'enfoncer. Je me raidis d'abord, avant de m'habituer à cette sensation. Et petit à petit, c'est...c'est vraiment bien. Je soupire longuement, avant de gémir timidement, mes hanches commençant à accompagner le rythme de sa main.


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Ven 22 Avr - 14:18




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Ses ongles griffent ma peau et je peine à ne pas sourire. Comme c'est plaisant de le voir enfin se détendre et apprécier. Oui, tu aurais pu tomber sur bien pire que moi et oui, je suis aussi doué dans ce domaine que je suis talentueux dans le monde de la mode. Et d'un doigt et de quelques baisers, j'ai l'impression que je l'ai convaincu. Mes lèvres rencontrent sa gorge qui palpite et frissonne, alors que lui gémit doucement pour moi, commençant lentement à rouler des hanches pour ma main. Bien. Tu vois ? Ce n'est pas si mal. Je dépose de longs baiser sur sa gorge, y laissant peut-être des marques qui deviendront bleues demain tandis que d'une main, je lui arrache ses premiers gémissements. Je glisse un deuxième doigt en lui et là, j'espère lui arracher des supplications d'envie. Car c'est peut-être ce qui me plait le plus avec mes amants… Qu'ils soient à genoux, à me demander de les prendre, ou à me chuchoter des choses bien sales à l'oreille… C'est ça que j'aime, que nous soyons deux à vouloir le plaisir de l'autre et non que l'un ne fasse rien, attendant simplement que tout se termine. Je pense que si Steve avait continué à se crisper, à retenir son souffle et fermer les yeux en priant que je fasse rapidement mon affaire, je pense que j'aurais tout arrêté avant de lui dire de foutre le camp. Mais là, là je prends le temps de glisser deux doigts en lui pour lui arracher de longs gémissements, embrassant toujours sa peau alors que mon autre main se perd sur son torse, mes doigts jouant et maltraitant l'un de ses tétons. Au milieu de ses gémissements, de mes caresses et de mes propres soupirs, je me rends compte que j'avais besoin de ça. Ma dernière fois remonte à bien trop longtemps et oui, ça m'avait manqué de ne pas avoir sous mes doigts un corps frissonnant et un être gémissant pour moi. J'entends mon portable vibrer au sol mais ce n'est pas important. J'ai dis que j'allais être occupé pour une partie de la soirée et en cet instant, Steve est plus important. Il l'est par ce qu'il représente quelque chose que je ne me suis pas accordé depuis un long moment et dont étrangement j'avais besoin. Un sourire se glisse au coin de mes lèvres. Tu devrais t'entendre Barnes, on dirait que tu deviens sentimental. Il n'est qu'un moyen de combler un besoin, un moyen que je me suis payé. Si j'apprécie ses gémissements, c'est simplement parce que j'ai envie de quelqu'un pour un soirée. Pendant de longues minutes je ne fais que le travailler, deux doigts en lui, embrassant sa peau et recueillant ses gémissements jusqu'au moment où je retire doucement mes doigts, décidant qu'il doit être prêt. Je me redresse légèrement et croise son regard pour lui offrir un léger sourire avant de me pencher à nouveau vers ma table de chevet, essuyant rapidement mes doigts à l'aide d'un mouchoir, pour ensuite attraper une capote que j'enfile. Mes deux mains se posent sur ses cuisses que je caresse du bout des doigts et qui remontent jusqu'au creux de ses reins alors que je me penche vers lui pour venir lui voler un autre baiser. Nos lèvres s'unissent, nos langues se caressent et lentement il soulève ses hanches fasse à la pression de mes doigts sur sa peau de porcelaine, me permettant ainsi de me glisser entre ses fesses. Et si une main se glisse dans ses cheveux, l'autre reste sur ses reins alors que je bouge contre lui, pressant un peu plus mon membre entre ses fesses, impatient de le prendre à chaque coups de reins. Chose que je fais finalement. Je finis par simplement me presser tout contre lui, le pénétrant d'un long et lent coups de reins. Si je suis doux, je ne m'arrête que lorsque que je suis entièrement en lui. Là un soupir m'échappe et je croise son regard, lui offrant un sourire quand mes doigts effleurent doucement sa joue. Je sais que je devrais prendre le temps de lui demander si il va bien, si il est prêt pour ce qui va suivre, mais j'en ai marre d'attendre, d'être patient. Je devrais m'assurer qu'il n'a pas mal… Mais vu qu'il n'est pas en train de pleurer ou quoi, je commence à bouger, donnant un premier coup de reins. Puis un autre et lentement, je commence simplement à bouger en lui, lui faisant l'amour dans mon lit aux draps de soie. Si mes mains le gardent tout contre moi, ce sont mes lèvres qui le caressent, qui déposent sur sa peau de légères marques rouges tandis que j'accélère lentement au fil des secondes. Je finis par en oublier que c'est sa première fois, qu'il n'a jamais été dans le lit de qui que ce soit, recherchant simplement mon propre plaisir. Chose qu'il m'offre assez aisément. Certes il n'a pas comme ses amants qui me rendent les caresses que je leur offre, mais au moins, ce n'est pas désagréable d'être avec lui, au contraire. De longs soupirs s'échappent d'entre mes lèvres alors que des vagues de plaisir font s'enflammer mon être, me faisant accélérer un peu plus. Et si les gémissements de Steve me grisent, ce n'est pas à son plaisir que je pense mais au mien… Mes coups de reins se font plus impatients, mes doigts s'agrippent aux draps et quand je viens, j'arrondis le dos dans un long soupir. Les yeux fermés et le souffle court, j'apprécie les restes de l'orgasme qui déferlent dans mes veines, me laissant avec un léger sourire aux lèvres et une sensation qui m'avait manqué. Seulement tout se dissipe bien trop rapidement et si ce ne sont pas les caresses timides de Steve qui me ramènent à moi, c'est mon téléphone portable qui s'en charge. Je rouvre les yeux, croise son regard et pousse un soupir alors que je me retire, me levant déjà pour aller dans la salle de bain. J'y jette la capote avant de me laver les mains, enfilant ensuite un peignoir en soie revenant ensuite vers Steve pour lui offrir une serviette et sourire.

"Ça va… ? Tiens… Tu pourrais avoir besoin de ça…"

Je lui offre la serviette avant de m'assoir à côté de lui, récupérant ensuite mon téléphone. Et je soupire à nouveau quand je vois les nombreux messages qu'Anna m'a laissé. Je commence à y répondre, ne prêtant presque pas attention au silence qui s'est posé entre nous. J'aimerais avoir le temps de faire attention à lui, mais j'ai eu ce que je voulais et lui ne va pas tarder à avoir ce qu'il veut. Sans compter qu'il n'était pas inscrit dans le contrat que je devais absolument le garder dans mes bras pendant des heures. Mais après un ou deux messages, je viens distraitement passer une main dans ses cheveux, reprenant sans même lui accorder un regard.

"Si tu veux prendre une douche, je t'en prie… Et je peux même t'appeler un taxi pour rentrer…"

Je réponds à un autre message avant d'ajouter.

"Oh et… C'était… Bien. J'espère que ce n'était pas trop désagréable pour toi."

Puis sans vraiment attendre sa réponse, je recommence à répondre à Anna, lui disant que si elle ne règle pas le problème des commandes pour l'atelier avant demain, elle va devoir se trouver un autre boulot.
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Mer 27 Avr - 20:02



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Petit à petit, je me force à voir les choses un peu différemment et finalement, je commence à apprécier. Cette épreuve que je m'imaginais terrible, dont je faisais des cauchemars depuis des semaines, me voyant déjà à finir dans des scénarios pires les uns que les autres, sanglé dans une combinaison de latex, attaché la tête en bas ou me retrouver avec une espèce de pomme en plastique dans la bouche... est finalement pas si terrible que ça. Au contraire. Il est loin du cliché du pervers que j'avais en tête. Il est beaucoup plus jeune que ce que j'imaginais. Et il est doux. Il prend son temps et j'apprécie qu'il comprenne que c'est pas facile, pour moi. Qu'il me saute pas dessus comme un obsédé pour prendre au plus vite ce qu'il veut de moi. Ca pourrait être pire. Vraiment pire. Ses caresses sont agréables. Plaisantes. Sentir ses mains sur moi ne me dégoûtent plus. Au contraire, je soupire pour lui, laissant mon corps prendre le contrôle de la situation et suivre ses mouvements, ses caresses. Je découvre pas mal de trucs que j'aurais pas imaginé en me faisant plaisir tout seul.

Et même si je suis nu contre lui, ça va. J'ai pas trop peur. Enfin plus tellement. J'appréhende toujours ce qui va suivre, mais je me dis que... qu'il a l'air assez gentil pour ne pas me faire mal. Je sursaute une première fois quand sa main vient entre mes fesses, personne ne m'ayant touché là depuis que j'ai abandonné les couches. Et si au début sentir son doigt là est pas franchement agréable, à partir du moment où il commence à bouger et s'occuper de moi... ça s'est avéré vraiment pas mal. Et plus ses caresses s'intensifient, plus je sens le plaisir monter en moi, et j'ai commencé à gémir pour lui. Doucement, puis plus fort alors qu'il accélère, et j'ai presque l'impression que ça lui plait. Qu'il aime me voir dans cet état là. C'est peut-être ça qu'il cherche, en répondant à une annonce comme la mienne. S'éclater de faire se mettre un puceau comme moi dans tous ses états. Et dans un certain sens... ça marche. Il rajoute un doigt, ce qui me fait gémir plus fort, pendant que son autre main vient sur mes tétons et je me cambre pour lui. Putain. C'est... c'est juste...la vache. J'aimerais que jamais ça s'arrêter, parce que... j'aurais jamais pensé que ça pourrait être aussi bon. Aussi fort. Et plus il continue plus je m'agrippe à lui.

Sauf qu'il s'arrête. Sa main me quitte, et nos regards se croisent. Il me sourit et tend la main. Ok. Ok là on va passer aux choses sérieuses. Et s'il y a une seconde j'étais frustré de le sentir arrêter ses caresses, là je flippe justement parce qu'il les arrête. Car ça veut dire que... que ça va se faire. Je déglutis, mon coeur toujours affolé et mon souffle court. Je le regarde enfiler une capote, avant de revenir se glisser entre mes cuisses. Il sait y faire, ses gestes sont précis alors qu'il bouge mes hanches, et que je le sens appuyer légèrement...là. Je lui rends son baiser, mais je peux pas m'empêcher d'appréhender le moment où il appuiera pas juste légèrement, mais où il... enfin où il viendra...vraiment. Je me raccroche un peu plus à lui, et sa main se glisse dans mes cheveux. C'est...c'est rassurant dans un sens. Et il se met à bouger. Il se presse un peu plus, roulant des hanches, et à chaque mouvement il devient de plus en plus proche de moi jusqu'à...commencer à entrer. Et là c'est loin d'être agréable. Je ferme les yeux, serrant un peu les dents mais je me tais. Je reste juste immobile alors que je le sens progresser en moi. Ca fait mal et c'est...tellement bizarre comme sensation. D'avoir un...un corps étranger à l'intérieur de soi. Mes cuisses se resserrent autour de ses hanches et je rouvre les yeux quand sa main se pose sur ma joue. Bon. Ca va mieux. Maintenant qu'il ne bouge plus, ça va. Quelques secondes passent avant qu'il recommence à bouger, mais doucement. Et ça va. Ca fait un peu mal, mais pas trop. C'est supportable.

Je m'accroche à lui alors qu'il continue de bouger, et petit à petit je me détends. Je n'ai plus mal, et je glisse de timides caresses sur sa peau pendant qu'il souffle contre ma peau. Il va de plus en plus vite et étrangement, à certains moments c'est même plaisant. De petites vagues de plaisir, encore timides, et aléatoires, mais qui me tirent parfois un soupir ou un gémissement avant de disparaitre. Lui au contraire, semble apprécier, à son souffle, à ses gémissements, ça lui plait. Et après de longues minutes il cambre le dos, se raidit, son front contre le mien. Alors ça y est. C'est fini. Il a eu ce qu'il voulait. Sans trop réfléchir mes mains caressent son dos pendant qu'il garde les yeux fermés, sursautant juste quand j'entends son portable vibrer sur le sol. Sauf qu'une seconde plus tard il s'est retiré et a déjà quitté le lit. Je reste comme un con sur le lit, me redressant un peu pour m'asseoir, remontant les draps sur mes jambes pour me cacher un peu, même si deux minutes avant il avait tout vu. Alors... alors c'est ça? C'est terminé? Je... Il disparaît dans la salle de bains et je me sens vraiment seul alors que je l'entends s'agiter à côté.

J'ai un petit sourire timide quand je le vois revenir, une serviette en main, et enroulé dans un peignoir magnifique qui doit sûrement coûter plus que tout ce que j'ai dans mon appart. Je le remercie avant de m'essuyer timidement, un peu gêné et...un peu sale, alors qu'il s'assied près de moi. Sauf qu'il ne me regarde plus. Son regard est rivé sur son écran de smartphone dernier cri.

Oui ça va... Et euh oui... j'aimerais bien une douche et...un taxi si ça ne te dérange pas.

Je garde la serviette et l'enroule autour de ma taille alors que je me relève, mes jambes me portant pas vraiment bien après l'effort. Je fais un pas ou deux et j'ai un nouveau petit sourire quand il me dit que c'était bien et que c'était pas trop mal pour moi.

Oui je... je suis content que ça t'ait plu. C'était...c'était pas mal pour moi aussi. Même si j'étais...vraiment nerveux.

Il ne me regarde même pas quand il me désigne la salle de bains et je m'y glisse rapidement, entrant dans la douche immense au jet qui tombe en pluie. Mais là je n'ai pas envie de m'attarder. J'ai bien vu qu'il a eu ce qu'il voulait et qu'il veut juste que je dégage. Non mais Steve tu t'attendais à quoi? Qu'il te dise de rester, que tu dormes dans ses bras et qu'il dise que tu es devenu l'amour de sa vie? Tu savais que ça serait comme ça, et tu peux t'estimer heureux que ça se soit passé aussi bien et qu'il n'ai pas été un connard fini qui te demandait de faire entrer un hamster dans ton cul. Je prends du gel douche à l'odeur juste divine, qui doit coûter aussi cher que mes médocs, et me rince rapidement. Je prends une autre serviette, plus grande, pour m'enrouler dedans, et je reviens timidement reprendre mes affaires et me rhabiller. Je veux sortir. Je veux rentrer chez moi. J'enfile mes chaussures, grimaçant un peu alors que je dois me pencher, et je lutte pour ne pas éclater en sanglots devant lui. Non. Je me force à sourire et dit d'une petite voix.

Je... je ne te dérange pas. Je vois que tu as beaucoup de travail. Je... merci pour le taxi et je transmettrai les factures à ton avocat. Alors euh... bonne... bonne continuation Bucky...

Je tourne les talons et file dans le couloir feutré puis dans l'ascenseur immense. Une fois dans le hall le concierge me demande si le taxi est pour moi. Je murmure un oui, sentant déjà le coin de mes yeux se troubler. Je m'engouffre dans le taxi et j'ai juste le temps de donner mon adresse que je commence à pleurer doucement, puis de plus en plus fort, recroquevillé contre la portière.


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Anna me fait chier. Anna et ses ongles manucurés me fait chier à ne pas être capable d'expédier les commandes quand je le dis. Les lèvres pincées, je tapote rapidement sur mon téléphone, lui envoyant un mail incendiaire tandis que Steve chancèle et peine à atteindre ma salle de bain. Mais est-ce que je l'aide pour autant ? Non. Pas le temps. Il est grand, c'est plus un poulain et il n'hurle pas à la mort, c'est donc qu'il a encore le cul en état et qu'il est capable de tanguer comme une mannequin sur des échasses. J'envoie mon mail et m'occupe ensuite des autres, soupirant alors que mon quotidien reprend déjà, après cette pause délicieuse que j'ai eu entre ses cuisses. Mes cheveux cascadent librement sur la soie du peignoir alors qu'au loin, j'entends l'eau couler et Steve sûrement se laver. Un soupir glisse d'entre mes lèvres et le temps d'un battement de cils, je lève les yeux, fixant le tableau qui trône dans ma chambre. Était-ce bien ? Je crois. C'était en tout cas agréable d'être en lui… Après est-ce que ça a chaviré mon monde ? Non. Il n'était qu'un puceau de plus, timide et maladroit. Mignon mais pas non plus canon. Le genre délicieux mais qui pourrait être encore meilleur si il se lâchait un peu, si il acceptait de faire plus que de simplement trembler. Ma langue passe sur mes lèvres et mes yeux retombent déjà sur mon écran alors que je m'occupe de lui faire venir un taxi, indiquant au chauffeur qu'il fera parvenir la note à mon bureau, avant de reprendre mes échanges avec Anna, n'entends pas tout de suite que Steve est revenu. C'est d'ailleurs uniquement lorsqu'il commence à se rhabiller que je note sa présence. Du coin de l'oeil je note son sourire et termine un autre mail avant de lever les yeux vers lui, lui rendant un sourire qui est loin d'être aussi sincère que le sien.

"Bien sûr, le taxi t'attend en bas de mon immeuble et ne t'inquiètes pas, je paierais le trajet en plus de tes factures. Tu peux donc rentrer l'esprit tranquille…"

Sous-entendu, le contrat tient toujours et je ne vais pas tenter de le baiser parce que j'ai mieux à faire. Mon portable vibre une fois de plus entre mes doigts alors qu'il s'éloigne et que les yeux sur l'écran, j'ai pour lui les derniers mots que je prononcerais pour sa personne.

"Bonne continuation à toi, Steve."

Rien ne semble vraiment chaleureux ou gentil. C'est une formule de politesse comme une autre entre mes lèvres, quelques mots que j'aurais pour qu'un que je n'ai pas de raisons d'engueuler… Même si Steve serait une proie de choix pour moi. Il bosserait dans ma boîte, je crois que je le croquerais avant ma citronnade du matin. Je n'en ferais qu'une bouchée et là le petit aurait le plaisir de pleurer pour une bonne raison et pas simplement parce que je viens de le prendre dans un lit sûrement plus confortable que le sien. J'entends la porte se fermer et je me lève à mon tour, reprenant mon quotidien comme si cette soirée n'avait jamais eu lieu. Mon portable en main je vais me servir un autre verre de whisky avant d'aller jusqu'à mon bureau, m'installant à ma table dessin pour entamer ma session de croquis… Et étrangement, comme à chaque fois après une baise, je suis là à noircir des pages pour la nouvelle collection, me disant que de toute façon, au réveil, il n'y en aura qu'un qui sortira du tas et qui sera vraiment digne de moi, le reste ne seront que des brouillons sur lesquels j'écraserais mes cigarettes. Je travaille ainsi une grande partie de la nuit avant de prendre une dernière douche qui se terminera ensuite dans mon lit aux draps de soies qui ont encore son odeur de gentil garçon fraîchement rasé.

Deux jours passent et ne ressemblent pas, car je me refuse à m'ennuyer. Si un jour je m'occupe de la nouvelle collection, le lendemain je prends le temps de répondre à quelques interview ou de m'occuper de superviser des séances photo… Oui, la monotonie est quelque chose que je fuis pour me jeter dans les bras d'une nouveauté qui commence à s'épuiser. C'est ce qui me traverse l'esprit en ce jour, alors qu'assis dans mon bureau, je feuillète quelques magazines, trouvant que mes concurrents ne m'arriveront jamais à la cheville si ils ne sont pas capables de faire mieux… Et c'est là que j'entends mon téléphone sonner. Je décroche et me contente de claquer de la langue.

"J'espère que c'est urgent.
- Oh… Tu as tes règles ou quoi pour être aussi glacial en ce jour ? Ou alors c'est ta petite douceur qui t'a filé une saloperie ? Oh ça se voyait à sa bouille faussement angélique…
- Rappelle-moi pourquoi je n'ai pas encore envoyé quelques photos bien compromettantes à ton sucre d'orge ? Je suis sûr qu'il sera ravi de voir que tu te fais bourrer le cul par deux mecs en même temps. Ça l'amuserait sûrement de constater que tu as l'endurance et la gourmandise d'une actrice porno.
- Hmmm, sûrement parce que j'ai moi-même des traces de contrats que tu as passé avec des jeunes hommes que tu as dépucelé vieux pervers."

Je ris à peine et écoute la friture sur la ligne, une main à plat sur la page d'un des magazines que j'étais en train d'éplucher et d'analyser de mon oeil si critique.

"Qu'y a-t-il pour que tu viennes me faire chier ?

- J'ai les factures du petit."

Intéressé, j'hausse un sourcil.

"Et ?
- Et je te dis juste que je m'occupe de les régler en ton nom, comme d'habitude…. Mais dis-donc, tu n'as pas pris la meilleur qualité…
- Comment ça ?
- Ce sont des factures pour le traitement d'une crise d'asthme et un malaise cardiaque."

Intéressant.

"Et c'est censé m'intéresser ?"

Elle soupire.

"Non, j'oubliais, rien n'est important à part ta petite personne. Bien en tout cas, considère que tout est réglé.
- Parfait alors."

Et je raccroche sans plus de cérémonie, me concentrant plutôt sur les problèmes de santé de celui que j'avais entre mes bras il y a deux nuits. Qui dit malaise cardiaque, dit que ça va sûrement se reproduire et qu'il aura d'autres factures à régler… Et qu'il doit de toute façon être dans la merde financièrement parlant si il n'est pas capable de se payer une assurance digne de ce nom… Ce qui veut dire qu'il mettra un jour ou l'autre sa deuxième fois à vendre… Et l'idée me tente. Lentement les secondes s'égrènent et je me dis que oui, peut-être qu'il serait plus intéressant la deuxième fois. Voilà ce qui revient me chercher, presque un mois plus tard. Cette pensée, qui vient se rappeler à moi et me susurrer qu'il serait peut-être prêt à se vendre une fois de plus pour un homme comme moi… Une idée qui se glisse au milieu des volutes de tabac que ma cigarette laisse échapper. Je ne sais pas l'heure qu'il est mais je m'en fous… Tout ce que je sais c'est que j'ai de nouveau l'esprit assez libre pour penser à ce petit blond qui tremblait entre mes bras. J'attrape mon portable et commence à chercher son numéro, lui envoyant un rapide texto.

"Bonsoir Steve… Je sais qu'un mois est passé mais je me demandais si tu avais d'autres factures à payer. Si oui, je me ferais un plaisir de régler tes dettes pour une autre nuit avec toi.

- Bucky"

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Sam 17 Sep - 16:00



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Je me sens sale. Je me sens une simple marchandise, un objet qu'on a acheté sur un coup de tête, et qu'on jette une fois utilisé. Alors oui, ça s'est bien passé dans le sens où il a été doux, j'ai pas eu trop mal, et il m'a pas tapé dessus mais ensuite... une fois que c'était fini, j'ai vraiment compris qu'il avait eu ce qui l'intéressait, et qu'il en avait plus rien à foutre de moi. Normal j'ai envie de dire, on garde pas le pot vide de son yaourt par nostalgie... sauf que... sauf que ça, tout ça, ça me rappelle violemment la merde dans laquelle je suis, que ce soit point de vue finances, et point de vue...vie sentimentale. Pathétique, ouais, je sais. Je suis qu'une merde qui a rien trouvé de mieux que de vendre sa première fois pour pas se retrouver à la rue, et pour manger le soir. J'en ai été réduit là... Je sanglote doucement alors que le taxi me dépose en-bas de chez moi et je remonte lentement les marches. Heureusement je croise personne, et une fois la porte fermée, je me laisse retomber sur le canapé, m'enroulant dans une couverture.

Je suis en colère. Tellement en colère de tout ce qui m'arrive. C'est pas juste. C'est loin d'être juste. D'autres ont tout. D'autres ont des parents, qui s'occupent d'eux. D'autres ont de quoi payer leurs études. D'autres ont... tout, et moi j'ai rien. A croire que je sais pas qui là-haut a décidé de jouer aux dés celui qui allait avoir le plus d'emmerdes et c'est moi. Je reste un long moment à chialer avant de reprendre une douche, et finalement m'endormir, épuisé. Le lendemain... à part les courbatures, tout m'apparaît presque comme un mauvais rêve. Comme un truc trop dingue pour que ça ait pu se produire, et je fais tout pour que ma petite vie retourne à la normale, à part le petit moment où j'ai scanné les factures d'hôpital à l'avocat de Bucky. Je retrouve Tasha et Sam, mais je n'arrive pas à ouvrir la bouche par rapport à ce qui s'est passé hier. Je peux pas m'abaisser à raconter ce que j'ai dû faire. Je les aime et je sais qu'ils me jugeraient pas, sauf que je pourrais pas supporter leur regard désolé et plein de pitié... ça me mettrait plus bas que terre alors que je le suis déjà. Je mens, je dis que j'ai bossé toute la soirée devant un film nul, et ça passe. Heureusement, ensuite, la vie reprend son cours. On discute de tout, de rien, des cours et des boulots qu'on doit faire. C'est bien, j'oublie. J'oublie petit à petit, pris dans ma routine, même si parfois, l'espace d'une seconde, ça me revient, et j'ai de nouveau la gorge nouée. Pourtant, le soir, quand je vois mon compte en banque dans le vert pour la première fois depuis des semaines, voire des mois... je me sens un peu mieux. J'ai fait un sacrifice mais ça en valait le coup. Maintenant je peux respirer et dormir tranquille. Grâce à ma bourse et aux petits boulots de dessin ou de graphisme que je fais à côté, je devrais pouvoir m'en sortir.

Enfin ça...c'est ce que je croyais. Pauvre con que je suis. Un mois avait passé, et j'avais repris ma petite vie, rangeant cette nuit dans une boite fermée à clef dans un coin de mon esprit. Voilà, c'est fait, c'est terminé, et la vie continue... jusqu'au moment où les hauts parleurs crachotent que le dirlo va faire une annonce à la pause de midi. Intrigués, on se rassemble tous dans le hall de l'école et le directeur, Tony Stark, s'approche et prend la parole.

Chers élèves, j'ai une sale nouvelle à vous apprendre. Suite à un changement à la mairie, toutes nos subventions sautent. Les élèves qui ont payé leurs frais d'inscription ne sont pas concernés, mais pour les élèves boursiers... on ne pourra plus rien faire. Je suis navré, j'ai fait tout ce que j'ai pu, menacé d'incendier la mairie et faire une grêve de la faim mais rien à faire. Vous allez devoir vous débrouiller autrement... j'en suis désolé...

Puis silence. Tasha et moi on se regarde, paniqués : on est boursiers tous les deux, et ça craint. Le coup de massue du destin qui te donne envie de hurler que c'est pas possible, qu'encore une fois on m'enlève le peu que j'ai. J'en ai tellement marre que j'ai envie de hurler de rage, là, au beau milieu du hall, et d'abandonner. De dire merde au destin et d'en finir, rien que pour pouvoir lui dire ''Ca suffit, je te laisse plus t'éclater avec moi plus longtemps, j'en ai assez''. Mais ma Tasha me serre contre elle et pendant de longues minutes, elle fait que me rassurer, me dire qu'elle pourra m'aider, qu'on trouvera une solution... même si y'en a aucune. Son salaire de serveuse lui permet tout juste de joindre les deux bouts, et je peux pas lui demander de me prendre en charge... C'est pas ma mère... Au final je décide de rentrer chez moi, malgré les protestations de Tasha qui a vraiment peur que je fasse une connerie. Comme un zombie je remonte jusqu'à mon appart, et je sors mon téléphone. Je vois que ça... j'ai pas le choix... Et on dirait que le destin, ou lui, ou les deux, a lu dans mes pensées, parce que je reçois un de ses textos.

Pendant une bonne heure je regarde mon vieux portable qui permet juste de téléphoner et d'avoir des textos, appuyant dix fois sur le bouton ''Appeler'' avant de le reposer à la dernière minute. Oui. Non. Je peux pas. Mais qu'est-ce que je pourrais faire d'autre? Je soupire, et cette fois je laisse le sonneries s'enchaîner jusqu'à ce qu'il décroche, sursautant quand j'entends enfin sa voix grave.

Bucky? Je... bonsoir c'est Steve... je... je voulais savoir si ça...te dirait qu'on se revoie... J'ai bien eu ton message et je serais...intéressé


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Jeu 29 Sep - 20:09




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Je déteste attendre et lui ose me faire patienter. Steve, par son silence, me fait clairement comprendre qu'il va prendre son temps pour me répondre et si au début je trouve ça délicieusement osé, j'avoue rapidement m'agacer de ne pas avoir une réponse quasi-immédiate comme peut le faire Anna quand je lui demande la moindre chose. Le filtre de ma cigarette entre mes lèvres, je fume, contemplant la vue que m'offre la fenêtre de mon bureau, faussement pensif. En cet instant, j'aimerais être capable de penser à autre chose, mais son absence de réponse m'obsède autant qu'elle m'agace, me laissant avec une envie d'appeler je ne sais trop qui juste pour décharger ma frustration sur lui. D'un geste énervé, j'écrase mon mégot dans mon cendrier, me levant le temps d'aller me chercher un verre de whisky, acceptant l'évidence qui lentement se dessine dans mon esprit : mes envies primaires auront plus d'importance ce soir que mon besoin de créer. Et alors que je me sers un peu de cet alcool ambré qui bien rapidement vient danser dans le fond de mon verre, j'en viens à tirer une étrange conclusion qui me laisse perplexe une bonne minute. Avant cette nuit avec Steve… Je n'avais pas eu d'amants depuis presque trois mois… Et cette impression d'avoir besoin de me changer les idées au lit, cet étrange manque de ressentir un autre homme dans mes bras, ne m'avait pas effleuré l'esprit… Mais depuis Steve… Voilà que cet envie revient. Celle d'avoir quelqu'un dans mon lit. Je porte le verre à mes lèvres, et vaguement dérangé par cette subite constatation, je retourne pourtant dans mon bureau, y trouvant alors mon portable en train de vibrer. Du bout des doigts je l'attrape et en voyant le numéro inconnu qui s'affiche à l'écran, je décroche, prêt néanmoins à envoyer mon interlocuteur sur les roses.

"Barnes. J'espère que c'est important."

Je me permets de siroter une gorgée de whisky avant de sourire très légèrement en entendant au bout du fil la petite voix timide de ce cher Steve. Je retiens un rire en le sentant être telle une biche face à sa mort prochaine. Je passe ma langue sur mes dents et laisse un léger silence flotter alors que je m'installe à nouveau dans mon fauteuil.

"Steve… Oui Steve… Monsieur j'avale mon whisky hors de prix cul-sec…" J'avoue m'amuser avec lui. "Bonsoir…" Je me permets une autre gorgée de whisky avant de reprendre. "Tu n'as qu'à passer demain. Le contrat sera quasiment le même, nous ferons les changements sur place. D'accord ?"

J'attends qu'il me confirme que ça lui va et après un dernier sourire, je raccroche, m'allumant par la suite une autre cigarette, comme pour savourer l'autre nuit qu'il va m'offrir. Certes ce ne sera plus sa timide première fois, mais peut-être fera-t-il preuve d'un peu plus d'audace cette fois. Je termine ma cigarette et le lendemain, entre deux mails, deux engueulades et un entretien, j'en viens à le recevoir à nouveau dans mon bureau en compagnie de ma soeur. Posément, je l'écoute bafouiller, cherchant à croiser son regard quand il fuit le mien, les bras sagement croisés sur mon bureau. Un sourire ou deux m'échappent peut-être alors que mon avocate s'occupe de faire les changements et de lui faire signer ce fameux contrat. Une fois les papiers fait, je la congédie et me tourne vers Steve.

"Tu reviendras à la maison, demain soir, si tu es d'accord. Je m'occuperais de te payer le taxi pour que tu puisses rentrer… Ça se passera comme la dernière fois. Je te demande juste de te préparer pour la soirée. Oh et si jamais tu as envie de faire quelque chose de particulier au lit. Tu peux toujours me soumettre une envie et je verrais si c'est réalisable."

Généralement, ce n'est pas rare que certains me disent qu'ils veulent tenter certaines choses plus ou moins moralement acceptable. Certains veulent que je devienne la parfaite incarnation de leur Oedipe, d'autres que je sois violent ou dominant… Tout le monde a des fantasmes plus ou moins avouables. Certains voulaient me sucer pendant que je travaillais, d'autres me chevaucher jusqu'à en tomber de fatigue… Tout le monde veut quelque chose et je peux le faire, pas parce que ça me fait plaisir mais parce que ça m'amuse. Mais lui… Lui ose me dire qu'il ne veut rien. Soit. Je fronce les sourcils et soupire discrètement.

"Bien, alors à demain Steve. Même heure que la dernière fois."

J'ai un sourire pour lui avant qu'il ne quitte mon bureau et pour le reste de la journée, je l'oublie, bien trop occupé à faire tourner mon entreprise. Ce n'est que le lendemain soir, alors qu'Anna me fait parvenir mon planning du lendemain que je pense à Steve. Ainsi donc, une fois à mon appartement, je me débarrasse de mon épais manteau, ne gardant pour lui que ma chemise et le veston qui va avec. Je réponds à quelques mails et quand je l'entends sonner, je vais lui ouvrir, portable en main et sourire aux lèvres.

"Steve."

Toujours avec des fringues de merde à ce que je vois, ai-je envie d'ajouter.

"Bonsoir… Entre et laisse tes affaires dans l'entrée."


Je m'efface et pénétrer dans mon appartement, refermant derrière-lui la porte. Sans lui je fais quelques pas et attrape déjà un verre que je lui remplis et lui tends.

"Pour te donner du courage. Et prends le temps de le savourer."

Le verre termine entre ses doigts et face à lui, je m'autorise un sourire, ne lui volant le premier baiser de cette soirée qu'après sa première gorgée, ne m'excusant même pas pour mon impatience flagrante. De toute façon, que dirais-je ? Que j'ai envie ? Que je n'aime pas attendre ? Que le whisky ne se sentira pas délaissé si nous l'abandonnons pour la chambre ? Non. Ma langue se glisse entre ses lèvres et alors que je l'attire à moi, j'approfondis ce baiser, sentant sous mes doigts sa peau fine rougir.
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Dim 15 Jan - 20:54



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Au moment où j'appuie sur le bouton d'appel, où la première, puis la deuxième sonnerie retentissent à mes oreilles, je me déteste. Je me déteste pour être cet avorton faible et incapable de subvenir à ses besoins tout seul, d'avoir une santé tellement pourrie qu'elle m'empêche d'avoir un boulot, et pire que ça, elle creuse mes finances avec toutes ces factures d'hôpital et de médecin. Je me déteste d'avoir voulu poursuivre mes rêves avec comme seul résultat d'être à deux doigts de me faire foutre dehors de mon appart et devoir faire la manche... Ouais... tout ça. Et maintenant je vais me vendre à lui, encore une fois, à aller dans cet appart outrageusement magnifique où il y a un foutu Pollock et où le whisky qu'il m'a servi provient d'une bouteille qui servirait à acheter une bagnole. Ouais, pendant quelques heures je vais me glisser dans un monde qui n'est pas le mien, un univers de luxe, de débauche, de superflu, un monde qui ignore ce que c'est que d'avoir faim, que de ne plus pouvoir utiliser sa carte bleue, un monde où je n'ouvre plus la porte sans scruter par le judas de peur que ce soit les huissiers ou le proprio qui rale encore. Un monde où leur plus gros problème c'est de savoir dans quel lieu hyper prisé ils vont passer leurs vacances et s'ils vont s'offrir le dernier modèle de voiture de sport... Et j'aimerais...j'aimerais avoir cette assurance, cette sérénité, celle de ne plus jamais à devoir m'inquiéter de mes comptes en banque et mes factures, celle où je pourrais dormir la nuit sans me réveiller dans une crise de panique... J'aimerais savoir ce qu'est cette paix...ou enfin la retrouver...

Je sursaute quand on décroche et je bégaie à moitié sous le coup de l'émotion. Pourtant je suis rassuré quand il me reconnaît, et qu'il me parle. Il n'est pas le genre de personne à s'embêter avec les convenances, ou à faire ce qu'il n'a pas envie de faire. S'il ne m'a pas raccroché au nez, c'est qu'il veut me parler... J'ai un léger sourire en l'entendant plaisanter sur ma façon de traiter le whisky, et étrangement, j'ai un peu moins peur. Juste un peu...

Oui...d'accord. Bien sûr. Ca...ça m'ira très bien donc comme...la dernière fois. A votre bureau. A...demain.

Tout tremblant, et un peu rassuré je repose mon portable. J'avais peur que...maintenant qu'il ait eu ce qu'il voulait, il ne décroche même pas, cherchant déjà un autre Steve désespéré mais puceau qui lui offrira ce qu'il cherche, et me jetant comme un vieux kleenex usagé. Pourtant non...demain j'irai le voir, et au prix de quelques heures dans son lit, je pourrais espérer quelques semaines de répit. Parce que je suis maudit, je sais que ce n'est pas en une fois ou deux que ça sera réglé... le destin s'acharne, et quand j'arrive à trouver une solution à un problème, le lendemain un autre se présente, et parfois j'ai juste envie de baisser les bras, vu que ma vie n'est qu'une foutue barque pleine de trous alors que j'ai que deux mains pour les combler... le seul espoir ça serait qu'il...m'apprécie assez pour me rappeler de temps en temps... et au prix de ma dignité et mon amour propre...je pourrais peut-être m'en sortir. Je dis bien peut-être...

J'arrive à bosser un peu avant de me mettre au lit, et le lendemain, après mes cours je traverse la ville en métro, et grimpe dans les bureaux luxueux des entreprises Barnes... Assistantes et secrétaires tout droit sorties de books d'agences de mannequins, meubles design et décor feutré, voilà son univers...univers dont je ne ferais jamais partie, à part via une des mes oeuvres, si un jour elles arrivent à plaire assez pour qu'on les achète et les affiche quelque part. Je m'installe timidement face à lui et à son avocate, qui fait glisser devant moi quelques feuilles couvertes d'une petite écriture. J'attrape le stylo que je trouve lourd sous mes doigts, et pâlis quand je vois que c'est un MontBlanc... même si ça aurait même pas dû m'étonner... Y'a pas un truc bon marché dans tout l'étage et je suis sûr que même les trombones sont plaqué or... Une fois les feuilles revenues à l'avocate qui nous laisse, je lève les yeux vers lui, écoutant ses recommandations, les lèvres pincées.

Oui...bien sûr. Et pas de problème pour venir comme...comme la dernière fois vu que vous avez aimé ça...

Pourtant je ne peux pas retenir de pouffer légèrement quand il me dit que je peux lui soumettre des propositions pour ce qu'on va faire ensemble et quand je croise son regard qui devient plus dur je m'explique, rougissant légèrement.

Je...je me moque pas, c'est juste que... je n'ai jamais rien fait avant...la dernière fois alors j'ai...pas vraiment d'envie ou de...truc particulier...C'est...c'est tout...

Il fronce les sourcils et je sens que notre ''entretien'' est terminé, ce qui se confirme une seconde après, quand il ouvre la bouche. Je me lève et glisse le contrat dans ma besace, avant de la refermer et glisser la bretelle sur mon épaule.

Bien sûr, je serai là... Alors à...à demain Bucky...

J'ai un sourire timide avant de tourner les talons et disparaître. Il est...tellement intimidant...tellement plein d'assurance et d'autorité... je comprends pas ce qu'il recherche avec moi. Il a je sais combien d'employés sous ses ordres, alors...franchement, il a de quoi les traumatiser autant qu'il veut. Pourquoi trouver un petit avorton puceau? Enfin...je vais pas me plaindre, si ses goûts un peu bizarres me permettent de pas passer l'hiver sous les ponts... J'inspire profondément en sortant de l'ascenseur et file jusqu'à la bouche de métro. Bien sûr je cogite toute la soirée et la journée du lendemain, mais j'ai donné mon accord et j'en ai besoin. En plus... il a été plutôt correct la dernière fois, voire très correct. Je m'étais attendu à pire et au final il m'a pas fait mal, m'a pas frappé ni fait des trucs dégueulasses. Je rentre chez moi, prends une longue douche et me rase en essayant de pas me couper, avant d'enfiler les fringues les plus correctes que j'aie, et surtout qui aient pas de trou. Enfin pas de trou à part les chaussettes. De plus en plus nerveux je me prépare à partir et arrive bientôt vers le centre, puis les beaux quartiers. Je remonte dans sa rue, l'air frais me fouettant le visage, et entre dans son immeuble après avoir salué le concierge. Je retrouve le couloir couvert de moquette épaisse, l'ambiance feutrée, avant de sonner. Quelques secondes plus tard le grand Barnes est là, à me sourire, son portable encore et toujours aux lèvres.

Bonsoir Bucky... J'espère que je...suis pas en retard.

Je sais que je suis en avance, j'avais trop peur de le froisser en me pointant pas à temps mais bon...question de politesse. J'entre timidement, abandonne mon blouson trop fin pour la saison, mon pull, mon écharpe et je reste en chemise un peu grande et en jean, entrant ensuite dans son salon, et tombant encore une fois en extase devant le Pollock, souriant comme un idiot...

Je sursaute légèrement en entendant sa voix derrière moi et sors de ma contemplation pour me tourner vers lui. Il m'impressionne, et je frissonne rien qu'à le sentir tout près de moi, sans savoir si c'est de peur ou parce qu'il est terriblement beau... il...a rien qui va pas chez lui, tout est parfait. C'est presque effrayant, autant de perfection qui est pas sur une page de magazine, parce que lui est pas photoshoppé... Je prends le verre qu'il me tend, avant de croiser son regard et hocher la tête.

Promis je ne le massacrerai pas cette fois...

Je le porte à mes lèvres et en avale une petite gorgée que je fais rouler sous ma langue, me retenant de grimacer en sentant le goût puissant dans ma gorge, avant de soupirer en sentant la douce chaleur gagner mon corps. Je me lèche les lèvres et commence à lever le verre pour en prendre une autre quand je sens qu'on me l'enlève, avant de sentir ses lèvres douces sur les miennes, et son parfum hors de prix m'envahir. Je suis sûr qu'il est le genre de personne à avoir un parfum juste pour lui, unique, et que personne d'autre ne porte... Mes mains se posent sur son torse et s'agrippent à sa chemise, mon coeur s'emballant dans ma poitrine, surtout quand sa langue glisse entre mes lèvres, sentant le goût du whisky s'ajouter au mien. Je retiens mon souffle alors que ses bras m'attirent un peu plus contre lui, signe que...qu'il a envie de moi. Qu'il m'attendait et que... qu'il me veut. Mes doigts s'agrippent plus fort à sa chemise, alors qu'une de mes mains vient timidement se glisser autour de son cou alors qu'il me guide doucement vers la chambre, sans cesser de m'embrasser.


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I hold him so tight and turn him to gold in the sunlight
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Sur ses lèvres je goûte le whisky hors-de-prix que j'ai glissé entre ses doigts et son innocence tout juste envolée là où de mes mains, j'encadre son visage frêle et délicat, avec une impatience qui ne me ressemble pourtant pas. D'habitude, j'aime en effet ne pas perdre de temps en des banalités affligeantes de stupidité, et me contente de partager avec l'objet de mes désirs éphémères une cigarette et un verre, j'admets m'étonner, à l'instant même où entre ses lèvres je glisse ma langue pour approfondir ce baiser que je n'ai pas envie d'éterniser, d'être aussi brûlant de le posséder et de l'emmener jusque dans ma chambre. Les yeux clos, je me délecte de frissons délicats de son être intimidé, et fier d'ainsi le dominer, j'avoue sentir se déverser dans mes veines un rare plaisir quand autour de ma chemise sur-mesure, il referme ses doigts plus par crainte, que par réelle envie de me sentir entre ses cuisses. Et alors que notre baiser se fait plus long et langoureux que je ne l'aurais voulu, je laisse mes mains se faire aventureuses et découvrir à nouveau la silhouette frêle de Steve, qui malgré la dernière fois, arrive encore à trembler face à mes caresses sûrement trop rudes à son goût. Bien rapidement, je passe de son maigre torse à sa taille fine que j'enlace, permettant ainsi à nos deux corps de mieux se trouver et s'épouser, lui offrant ainsi la possibilité de sentir toute l'envie qui fait se durcir mon membre. Le souffle court, je croise brièvement son regard au moment où notre baiser prend fin, et sans un mot, sans une réflexion, car peu désireux de perdre plus de temps que nécessaire, je l'entraîne avec moi, une main au creux des reins jusqu'à ma chambre. Sur le lit je le fais s'allonger, et moins délicat que la dernière fois, je ne prends pas le temps de l'embrasser avant de venir à ses côtés m'allonger, le dominant ainsi sans frémir, lui volant de ce fait un autre baiser empressé qui arrive pourtant à allumer en mon être une pointe de désir.

Sans m'embarrasser de trop longs instants de douceur et de flottement, durant lesquels je me trouverais obligé de devoir croiser son regard inquiet et incertain, je laisse mon impatience prendre le dessus et ainsi guider mes mains sous son t-shirt, permettant ainsi à mes doigts se perdre sur les creux de son être osseux et plus particulièrement sur ses tétons pareils à deux timides boutons de rose, que de mes doigts je maltraite avec envie tandis que de mes lèvres, je lui vole de longs baisers, qui si s'accompagnent souvent de la caresse de ma langue, se teintent parfois du bout de mes dents dans la chair tendre de sa lippe offerte. Le souffle court pourtant, je finis par délaisser ses lèvres, et alors que je presse entre ses cuisses mes hanches, c'est sa gorge que je viens flatter de quelques baiser et d'une marque peut-être proche d'un suçon, tandis qu'une de mes mains, délaisse l'un de ses mamelons pour se perdre sur la courbe de son ventre, puis sa peau fine et enfin son jean que je défais sans attendre pour mieux glisser ma main entre ses cuisses et ainsi saisir son membre que je commence à caresser. Entre mes doigts, je le sens se durcir et si je sens bien que Steve n'arrive à complètement s'offrir à moi, je décide de ne pas m'agacer de suite de simplement continuer de faire naître sur sa peau de timides frissons de mes lèvres et de mes doigts, n'ayant pour lui qu'un murmure qui me permet d'étouffer la pointe d'agacement qui nait en mon coeur.

"Déshabille-moi. J'ai envie de toi."

Et cesse de trembler par pitié, ai-je envie de rajouter. Rapidement je me mords la lèvre et alors que ses doigts tremblants bataillent avec les boutons de ma chemise, je plante mon regard de glace dans le sien, cherchant à comprendre dans ses prunelles anxieuses les raisons qui l'empêchent de complètement s'offrir à moi et de profiter de cette étreinte qui pourrait être plus agréable si il se laissait enfin aller. Il pourrait aimer ça, il pourrait se dire qu'il est chanceux de se faire baiser par un homme comme moi, mais non, il est sans cesse craintif et hésitant, comme si malgré l'argent que je suis prêt à claquer pour lui n'était pas suffisant. Alors qu'il dévoile enfin mon torse si parfaitement dessiné, je suis là à m'agacer de cette étincelle d'admiration et de gourmandise que je ne trouve pas dans ses prunelles… Pire, alors que ses doigts se perdent enfin sur ma peau, j'en viens à le trouver ingrat pour ne pas être capable d'apprécier d'être dans mon lit et de jouer encore les vierges effarouchées avec moi, alors qu'il n'y a pas un mois, il me vendait son pucelage. L'envie de le brusquer un peu dévale mon échine sous la forme d'un frisson mais est bien vite balayé par ses doigts qui timidement se referment sur mon membre. Un léger soupir m'échappe et après quelques caresses, je me redresse pour mieux terminer de me déshabiller, laissant ainsi chuter au sol chemise, pantalon et téléphone, me présentant ainsi à lui complètement nu.

Le long de ses hanches, je fais glisser son pantalon et son boxer, me permettant ainsi d'accéder pleinement à ses cuisses que je lui fais écarter un peu plus. Du bout des doigts je vais ensuite saisir la bouteille de lubrifiant sur ma table de chevet et alors que j'en fais couler un peu sur le bout de mes doigts, je me permets de l'observer ainsi, allongé et nu sur mon lit, de mon oeil critique et de me dire que si je n'étais pas sur le point de le prendre et de venir entre ses cuisses, je ferais peut-être quelque chose de lui… Peut-être rien de grandiose mais peut-être qu'avec les bons vêtements et mon talent, il ne serait plus juste mignon mais beau… Du bout de mes doigts je termine d'étaler correctement le lubrifiant et avec l'ombre d'un sourire aux lèvres, je me penche, glissant sans honte ma main entre ses fesses pour lentement le caresser tout en venant lui voler un long baiser. De ma main libre je reprends mes caresses sur son membre fin alors que délicatement, je commence à glisser en lui un doigt, puis deux, dans l'espoir de lui arracher quelques gémissements délicieux que je pourrais cueillir à même ses lèvres.
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Etrangement, être ici est tellement surréaliste, avec lui, que j'ai du mal à réaliser que tout ça est vrai. Que c'est vraiment en train de se produire. Lui, Bucky Barnes... lui un des patrons les plus importants dans le monde de la mode et dans cette ville, qui a son nom sur des parfums, des chaussures, des fringues et des sacs que tout le monde s'arrache. Lui qui fait un spectacle de chacune de ses apparitions, qui créé l'attente sur ses modèles en en sortant qu'un nombre plus que limité qui fait qu'il y a une plus longue liste pour son dernier modèle de sac à main que de receveurs d'organe, à peu de choses près. C'est ça Bucky Barnes, d'après ce que j'ai déduit en passant des heures sur internet à chercher des informations sur lui. Un maniaque du contrôle et de l'apparence qui s'est affiché en couverture des plus grands magazines avec les plus belles filles du monde à son bras. Alors... pourquoi quelqu'un qui maîtrise tout à ce point, quelque de tellement beau, riche et talentueux qu'il pourrait avoir qui il veut en un claquement de doigts s'intéresse à moi? A eu envie de s'offrir ma première fois comme on craque sur une voiture de luxe ou plus modestement, sur un carnet à dessin neuf au beau papier. Pourquoi? Son portable à l'étui en cuir d'autruche doit être rempli de numéros de stars, et pourtant c'est moi qui suis seul avec lui dans son appartement de rêve. Pourquoi? Que cherche-t-il avec moi? Je ne suis pas con, je me doute bien que ce n'est pas parce que je lui ai tapé dans l'oeil et que je ne dois pas être le genre de conquêtes qu'il ramène dans sa tanière faite de soie, de velours et de bois précieux. Alors pourquoi? Quel intérêt est-ce qu'il trouve à vouloir me posséder moi? A m'avoir rappelé moi? Et à me payer pour ça, lui qui n'aurait que l'embarras du choix...

Sauf que ses lèvres stoppent toutes mes réflexions, et me vident la tête, tout du moins en partie. Je suis brutalement enveloppé par son odeur si particulière et par ses lèvres terriblement douces au goût de miel et de champagne. Ses grandes mains se posent sur mes joues alors que les miennes, qui paraissent minuscules sur son torse, viennent agripper la soie de sa chemise, la chose la plus douce que j'aie touchée de ma vie, à part ses joues... Comment est-ce qu'il peut avoir une peau aussi douce? Je n'en sais rien. La seule chose que je sais est qu'il ne lâche pas mes lèvres, et qu'il m'embrasse encore et encore jusqu'à ce que j'en aie le souffle court, réveillant en moi des frissons qui se glissent dans toute ma colonne vertébrale, de mes reins jusqu'à ma nuque. Alors c'est ça... c'est ça être désiré. C'est ça être attendu... Et alors que je sens ses mains prendre possession de moi comme une armée le ferait d'une forteresse, ou un aigle de sa proie, je m'imagine le voir ici, et m'attendre. Je l'imagine penser à ce qu'il me ferait, d'ici quelques heures, puis quelques minutes. Je l'imagine impatient et désireux de moi, le petit avorton en école d'art, le petit Steve... qui avait un homme comme Bucky Barnes qui l'attendait et qui avait envie de lui... Qui a toujours envie de moi...

Son souffle s'accélère aussi et quand ses mains m'agrippent plus fort et me ramènent contre lui, je le sens déjà dur. C'est à cet instant que le baiser s'arrête, alors que fiévreux mais encore perdu je rouvre les yeux et croise ses prunelles d'un bleu de glace dans lesquelles j'y lis du désir. Pour moi. Et sans dire un mot, je sens sa main au creux de mes reins, y créant déjà des frissons électriques avant de me guider jusqu'à sa chambre. Mon coeur tambourine dans ma poitrine et quand je me mets en route je me rends compte que moi aussi je suis déjà dur... Pourtant en sortant de là la dernière fois je m'étais senti sale, utilisé... un objet qu'il s'est payé et qu'il a balancé à la poubelle. Alors pourquoi je suis dans cet état? Pourquoi ses lèvres et ses mains ont rallumé une fièvre que je ne pensais plus éprouver? Tout en marchant j'enlève rapidement mes vieilles converse qui trainent ensuite, abandonnées, sur le tapis moelleux du couloir, début d'une longue et intense chasse au trésor, en laissant pas mal d'indices sur notre passage...

Et à peine le seuil franchi, il reprend mes lèvres et cette fois sa langue ne caresse plus la mienne, mais elle prend possession de ma bouche, la fait sienne, et je commence déjà à devenir son territoire avant qu'il me pousse presque sur le lit, me laissant reculer un peu pour être entièrement allongé sur le dos, et c'est là que je croise son regard. Il est là, devant moi, debout, les yeux brillants d'envie et l'entrejambe déformée pour la même raison, le souffle court et les joues rouges. Tout ça pour moi. Tout ça parce que ce qu'il voit lui plait et l'enflamme. Parce qu'il est le prédateur qui savoure sa chasse et qui s'apprête à dévorer sa proie. Est-ce que j'ai peur? Oui. Est-ce que j'ai envie de lui? Aussi. Un mélange des deux qui me laisse tremblant autant qu'excité. Et puis il attaque. Il vient s'allonger sur moi, reprenant mes lèvres comme on revient en terrain conquis et nos regards se croisent, lui terriblement envieux, et moi... je n'en sais rien. Puis il attaque encore, ses mains comme des serres se posant sur la peau de mon ventre et mon torse, me faisant frissonner et fermer les yeux en un doux soupir. Il vient même s'en prendre à mes tétons, ce qui me fait gémir doucement. Il est doué... et me fait découvrir des sensations que je n'ai jamais connues avant lui. Rien que ça, rien que de sentir son poids m'écraser, sentir que je suis à sa merci... ça me brûle au point d'en avoir mal, même si j'ai aussi peur de ce qui va suivre, le fait de ne pas savoir ce qu'il va faire, est-ce qu'il va être brutal? Me forcer? Ses dents viennent mordiller mes lèvres pendant que ses mains s'occupent toujours de moi avec une fièvre qui me fait timidement rouler des hanches contre les siennes, avant qu'il ne marque mon cou. Mes doigts viennent se raccrocher à sa nuque et à ses cheveux doux comme de la soie pendant que tout mon corps se cambre pour lui, surtout qu'il se presse encore plus contre moi, me faisant sentir à quel point il me veut... Il me torture délicieusement et j'en deviens fou...surtout quand c'est à mon entrejambe qu'il s'attaque, me faisant étouffer de nouveaux gémissements. Jusqu'au moment où sa voix résonne, rauque et profonde à mon oreille, accentuant le brasier au creux de mes reins.

Sans dire un mot mes mains viennent s'attaquer à sa chemise, m'asseyant un peu plus pour lui faire face, et libérant petit à petit son torse parfaitement dessiné. Un foutu dieu grec, voilà ce qu'il est... et il me veut. J'arrive finalement à gagner le combat contre cette pieuvre sombre qui retombe en un soupir délicat sur le tapis, venant ensuite ouvrir sa boucle de ceinture mais il interrompt mon geste après quelques caresses sur son entrejambe par-dessus son pantalon, étant sûrement trop lent ou trop doux à son goût et termine de se déshabiller lui même.

Je reviens timidement le caresser, comme si je n'y avais pas droit. Comme si je ne méritais pas de le toucher, d'effleurer cette perfection... avant de glisser sur son membre dont je m'occupe enfin. Je le sens, dur et palpitant sous ma main alors que je fais doucement courir mes doigts de haut en bas, sentant ses veines et les plis de sa peau avant qu'il ne me fasse arrêter encore une fois, cette fois pour écarter un peu plus mes cuisses et venir s'y glisser. Je le regarde nerveusement alors qu'il ouvre son chevet, et je vois la bouteille de lubrifiant entre ses doigts, avant de sentir sa main se glisser sur son membre pour se préparer. Se préparer à me prendre. Pendant ce temps je caresse son torse et ses hanches, ses cuisses musclées mais je sursaute quand ce sont ses doigts qui viennent entre mes fesses, avant de fermer les yeux et me détendre, soupirant doucement, puis de plus en plus profondément alors que ses doigts entrent en moi et bougent presque de façon magique vu ce qu'ils me font éprouver. J'ai un gémissement plus plaintif avant de murmurer dans un souffle, le dos cambré et les yeux clos.

Je suis à toi Bucky... tout à toi...


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