Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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All That Glitter is Not Gold

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Messages : 687
Date d'inscription : 26/11/2014
Jeu 4 Fév - 23:44
A Stucky AUTout ce qui brille n'est pas orJe jette un coup d'oeil à Damen, qui comme moi et les huit autres apprentis, est sagement agenouillé dans un des salons pour les invités, attendant que le seigneur de notre comté se décide. Vingt minutes. Cela fait vingt minutes que nous sommes face à lui, simplement vêtus alors qu'il nous scrute, cherchant celui qui sera "le cadeau parfait." Un léger frisson glisse le long de mon échine quand son regard vient chercher le mien et mon coeur ne peut rater qu'un battement quand il me demande de me lever et d'approcher. Lentement je me redresse et viens me planter face à lui, laissant le soin à maître Parrish de me présenter à lui.

"Très bon choix mon seigneur… James est notre perle… Une merveille même… Le genre de compagnon qui est de plus en plus rare à former… Nous espérions pouvoir le vendre à très bon prix….
- Et l'offrir à un prince n'est pas suffisant ?
- Oh si mon seigneur… Au contraire… Nous serions honoré que le prince le possède."

Un sourire glisse sur les lèvres de mon maître de formation alors que le seigneur continue de me considérer du regard, me faisant un vague signe de la main.

"Déshabille-toi."

Anxieux, je jette un regard à mon maître qui d'un signe de la tête me fait comprendre que je ferais mieux de m'exécuter. Et ainsi, lentement, je défais la ceinture en soie de mon sari, laissant le tissu épais de couleur mauve tomber au sol, dévoilant ma peau cannelle ainsi que les nombreux tatouages aux motifs floraux qui recouvrent mes épaules et mes bras. Il hausse un sourcil et glisse une main sous mon menton, me forçant à lever les yeux vers lui. Je retiens mon souffle alors qu'il se permet un premier commentaire.

"Je dois admettre qu'il est plus qu'agréable à regarder…"

Ses doigts effleurent doucement ma joue et une vague envie de me reculer me saisit quand il vient attraper une mèche de cheveux entre ses doigts. Je ferme quelque peu les yeux, recommençant à respirer. Je dois simplement lui plaire… Du moins, je dois répondre à ses critères… Il vérifie juste que je suis la perle qu'on vante tant. Sa main quitte mes cheveux et alors qu'il s'apprête à effleurer l'anneau en or qui orne mon téton gauche il est arrêté par maître Parrish.

"Je suis désolé mon seigneur… Mais on ne le touche qu'avec les yeux. Il perdrait de la valeur si vous commencez à le tripoter. Personne n'a envie d'un compagnon qui a déjà été utilisé.
- Vous m'avez laissé l'effleurer il n'y a pas cinq minutes.
- Je vous laissais profiter d'un échantillon."

Sa main retombe alors qu'il me détaille avec attention, faisant rapidement le tour de ma personne.

"Il a une jolie silhouette…
- Et aussi une très belle conversation."

J'esquisse un léger sourire avant de frissonner quand il revient se placer face à moi, laissant une dernière fois son regard dessiner mon être, non sans se poser quelques minutes sur mon entrejambe. J'entends les battements de mon coeur s'accélérer et le temps d'une seconde, je me dis que je ne vais pas lui plaire, qu'il va me renvoyer… Et la sentence tombe enfin.

"Le prince sera ravi d'avoir un tel présent pour ses dix-sept ans… Faites-le préparer. Demain je l'emmène à l'aube."

Mon coeur se serre et alors qu'il quitte la pièce… Je me sens mourir de l'intérieur. Ça y est. On m'a vendu. Quelqu'un m'a acheté. Je vais être un cadeau… Je vais quitter cet endroit… Je… Je…. Je suis devenu un compagnon, un vrai. Un frisson glisse le long de mon échine alors que Damen se lève et vient à mes côtés, m'aidant à me rhabiller, prononçant des paroles que je n'écoute pas… Quelle importance ? J'ai été vendu… Je vais appartenir au prince de notre royaume… Je suis désormais la chose, le compagnon, d'un prince que je n'ai jamais vu, dont je n'ai jamais entendu la voix… Lui qui a désormais droit de vie et de mort sur ma personne… Lui à qui j'appartiendrais jusqu'à la fin de mes jours.

*

"Un prince… Tu te rends compte James…. ? On t'offre au prince du royaume…. Je te jalouserais presque…"

L'ombre d'un sourire se glisse sur mes lèvres alors que mon ami, Damen, se laisse tomber dans les coussins de mes quartiers, poussant au passage un léger soupir presque songeur. Pour ma part, je reste sagement assis sur mon lit, ne pouvait que regarder avec crainte le soleil entamer sa course vers l'horizon. Je devrais partir demain, avec le lever de celui-ci… À l'aurore je serais déjà en tenue, prêt à quitter la forteresse de la Guilde dans laquelle j'ai grandis, pour rejoindre le prince Steve à qui l'on m'offre pour son anniversaire. Une boule se forme dans ma gorge à cette simple idée alors que je ne devrais pas. Je veux dire… J'ai passé ma vie à être éduqué et former dans le simple but d'être un jour acheté par un riche noble ou même un prince… Alors… Pourquoi ai-je subitement peur ? Pourquoi suis-je incapable de me réjouir de cette nouvelle ? Parce que… Je ne veux pas partir et être donné à quelqu'un que je n'ai jamais vu. Et si il était mauvais ? Et si il décidait de me faire du mal ? Je tente de prendre une grande inspiration, essayant de me calmer. C'est un prince… Et il a mon âge… Il va prendre soin de moi et être heureux que je sois là pour faire son éducation avant le mariage. Je vais être le compagnon d'un prince, je devrais être heureux, pas mort de peur.

"James… ? Eh… Qu'est-ce qui se passe ?"

Je baisse un peu plus la tête, tentant de réprimer le tremblement qui secoue mon être.

"Rien… C'est juste… C'est idiot."

Un léger silence s'installe dans ma chambre alors que d'un froissement de tissu, je comprends que Damen s'est relevé, s'approchant de moi, jusqu'à pouvoir s'assoir à mes côtés. Le matelas s'enfonce quelque peu sous son poids alors que ses mains viennent doucement chercher les miennes, entrelaçant tendrement nos doigts. Ma vision se brouille et je sens une de ses mains venir chercher ma joue.

"Tu sais… Tout les compagnons ont peur quand ils doivent quitter la Guilde… C'est normal, James…"

Une première larme commence à rouler sur ma joue et alors que je me raccroche à sa main, je me retrouve dans ses bras, à sangloter contre son épaule, souillant sa tenue de nuit en soie fine de mes larmes salée. La vérité c'est que je ne veux pas partir, je ne veux pas quitter cette forteresse dans laquelle j'ai été élevé, je ne veux pas quitter Damen avec qui j'ai grandis… Je veux rester ici et continuer de passer mes après-midis à jouer aux dames avec lui, ou à se promener dans les jardins… Je ne veux pas que tout ceci s'arrête, je veux que rien ne change et que tout reste ainsi… J'aimerais interrompre la course du soleil et rester figé dans cet instant, dans ses bras. Je ne veux pas aller me coucher et je ne veux pas avoir à me préparer demain en vue du long voyage qui m'attends. Je ne veux pas quitter Damen ou les autres… Ses doigts se perdent dans mes cheveux alors qu'il me berce tout contre lui, murmurant de douces paroles pour tenter de sécher mes larmes.

"Je suis sûr que ça va bien se passer… Le prince sera doux et tendre avec toi… Tu seras son compagnon, tu seras traité comme son bien le plus précieux… Tu seras son plus beau cadeau et il fera attention à toi… Jamais il ne te fera du mal… Tu seras sa perle…"

Je continue de sangloter tout contre lui, alors qu'il se recule, venant encadrer mon visage de ses mains. Damen a raison… Il faut être idiot pour blesser ou abimer un compagnon… Nous sommes bien trop précieux… Bien trop rare pour n'être traité que comme des domestiques… Ce serait comme acheter un pur-sang pour l'abattre. Nous sommes précieux, par notre savoir et notre éducation. Recevoir un compagnon pour son anniversaire… C'est une chance, un honneur… Je vais être un cadeau d'une grande valeur… Et je serais à lui. Je serais son compagnon jusqu'à sa mort ou la mienne. Il sera le seul à être capable de me toucher ou à avoir le droit de m'ordonner quoi que ce soit. Ma vie sera entre ses mains et le seul but de mon existence sera de lui plaire et de le rendre heureux. Du bout des doigts il vient chasser mes larmes de mes joues, venant murmurer contre mes lèvres sur lesquelles il dépose un léger baiser.

"Tu as de la chance James… D'être le cadeau d'un prince… Tu ne seras pas la propriété d'un vieux marchand ou d'un noble… Il a ton âge… Il ne va voir que toi… Tu seras son trésor…"

Il dépose un autre baiser sur mes lèvres que je lui rends quelque peu avant de me reculer, mes mains sur ses poignets.

"On ne peut pas…
- Je sais… Tu es déjà à lui…"

Il pousse un léger soupir, caressant simplement ma joue. Je croise son regard et lui souris, me reculant pour essuyer mes yeux d'un revers de la main. Ça aussi va s'arrêter… De le voir, de croiser son regard, d'être dans ses bras… D'avoir quelqu'un pour me soutenir. J'ai un léger sourire alors que je tente de ravaler la boule dans ma gorge.

"Tu vas me manquer… Vraiment.
- Toi aussi…
- Et t'as intérêt à te faire acheter par un noble… Ou par un autre prince… "

Il rit légèrement.

"Je prendrais ta place au pire…"

Je ris à mon tour et reviens chercher le confort de ses bras, posant ma tête sur son épaule pour pousser un long soupir. J'aimerais ne pas avoir à partir demain… J'aimerais avoir encore un peu de temps pour me préparer à l'idée d'avoir désormais un propriétaire, je ne demande pas des années, juste quelques jours… Quelques jours pour accepter le fait que désormais, le prince va pouvoir décider de ce que je porte ou non, de ce que je peux manger ou non… Il pourra me couper les cheveux, m'ordonner de les laisser pousser… Je serais entièrement à lui… Et si j'ai été entraîné, formé à ça… L'idée me donne subitement le vertige. Il pourra faire ce qu'il veut de moi…

"Demain… Demain tu seras à lui. Ce soir je t'ai encore pour moi, James… Tu veux que je reste pour la nuit ?
- S'il-te-plait…"

Il dépose un baiser dans mes cheveux avant de m'aider à me débarrasser de ma tenue, se glissant avec moi dans mon lit. Je me fais tout petit contre lui, dissimulant mon visage dans son cou alors qu'il m'enlace, ne cessant de murmurer à mon oreille.

"Tu seras sa perle… Il fera attention à toi… Je te le promets."

Ses doigts se perdent dans mon dos et doucement, je glisse dans l'inconscience, jusqu'à sombrer entre ses bras, le coeur encore lourd.

*

On vient me réveiller avec le lever du soleil. L'air est encore frais et l'aube à peine visible à l'horizon quand mes affaires sont transportés hors de ma chambre et qu'assis dans un fauteuil, je contemple les recrues bien plus jeunes que moi défaire mon lit. Les doigts de Damen s'affairent à discipliner mes mèches de cheveux alors que j'observe pour une dernière fois ma chambre. Je ferme les yeux et prends une grande inspiration. Ça devait arriver. Quelqu'un allait un jour m'acheter. J'aurais juste aimé… Avoir plus de temps pour me faire à cette idée. Je suis né ici, j'ai grandis ici… Damen pose une dernière épingle et vient ensuite caresser ma joue, me forçant à rouvrir les yeux pour lui.

"Te voilà prêt… "

J'ai un sourire aussi triste que le sien. Aujourd'hui je ne porte aucun bijou, aucune parure, n'étant vêtu que d'un sari beige, qui fera l'affaire pour le voyage. Le reste de mes effets sont dans des malles, qui attendent déjà avec le reste du cortège. Pendant le voyage je n'aurais le droit qu'à ça. Je dois garder mes plus belles tenues pour lui. Ses doigts viennent dessiner le contour de mes lèvres et je détourne doucement la tête, posant une main sur son poignet.

"S'il-te-plait…
- Je sais… Excuse-moi… C'est juste… C'est la dernière fois que je te vois… Je… Je n'arrive pas à me faire à l'idée que… Que nous nous disons adieu."

Je baisse les yeux. Moi non plus. Je n'arrive pas à réaliser, je n'arrive pas à me dire que c'est la dernière fois que je suis avec lui, la dernière fois que je croise son regard, que j'entends sa voix… Dans quelques heures, quelques minutes… Il quittera ma vie, à jamais.

"Je sais… Je n'arrive pas à y croire non plus…"

Il pince les lèvres et à regret, ses doigts quittent ma joue, venant plutôt chercher les miens.

"Nous allons donc vraiment nous quitter ainsi ? Sans rien de plus que ça ?
- Je ne crains ne pouvoir t'offrir plus…
- Je sais… Et c'est qui m'attriste, James. Nous allons nous quitter ainsi."

Un silence pesant se glisse entre nous et alors que j'entrouvre les lèvres, maître Parrish entre, m'annonçant qu'il est l'heure pour moi de partir. Non. Pas tout de suite. Pas encore. J'ai besoin de quelques minutes encore… Juste une… Je déglutis difficilement et lentement je me lève, me tournant vers Damen. Je ne veux pas partir. Je ne veux pas te quitter… J'ai envie qu'on continue tout les deux, à paresser au soleil l'après-midi ou à jouer aux cartes… J'aimerais déposer un dernier baiser sur ses lèvres mais à la place je me contente de poser deux doigts sur mes lèvres avant de tendre la main vers lui. Ses doigts viennent effleurer les miens, puis ses lèvres et je ne peux qu'avoir un dernier sourire pour lui.

"Adieu, Damen."

C'est tout ce que j'arrive à lui murmurer avant de quitter ce qui était ma chambre, laissant derrière-moi une partie de moi-même et Damen, dont la silhouette et le sourire semble déjà se faire plus floue dans mon esprit. Le temps d'un instant, j'ai presque envie de me retourner, simplement pour le regarder une dernière fois, mais je ne peux pas. Je ne peux que traverser la cour aux côtés de Parrish, sentant ma gorge se nouer à chaque pas. Quelque chose en moi aimerait qu'il me rattrape ou qu'il vienne avec moi… Mais non… Je grimpe dans un palanquin que je partage avec mon maître. Je m'allonge dans les coussins et ferme les yeux quand le cortège part, m'arrache définitivement à la Guilde.

*

"Là… Avec ça… Il ne pourra qu'avoir envie de te garder avec lui… Tu vas être son joyau…"

J'esquisse un faible sourire alors que Parrish termine de fermer le lourd collier en or autour de mon cou, avant de me faire passer deux lourdes manchettes du même métal. Ses doigts effleurent ensuite l'anneau à mon téton, vérifiant qu'il est bien en place et noue ensuite une petite chaînette en or à l'une de mes chevilles. Il se recule et m'observe avec un sourire.

"Bien… Ta tenue maintenant."

Lentement il m'aide à l'enfiler, et une fois habillé… J'ai l'impression d'être aussi nu qu'avant. Le tissu ne commence à me recouvrir qu'à partir des coudes et est si fin que l'on distingue aisément ma peau en dessous… Je frissonne et le laisse me coiffer, lâchant simplement mes cheveux.

"Là… Détaché il pourra apprécier en apprécier la souplesse… Il te demandera sûrement des les laisser ainsi tu sais…
- Oui, Sir.
- Bien… Et maintenant…"

Il s'avance vers moi, attachant une longue et fine chaîne en or à mon collier, qu'il garde en main.

"Maintenant tu es un digne compagnon, prêt à être offert au prince de notre royaume. Tu dois être fier et honoré.
- Je le suis.
- Tu as un destin bien enviable pour un compagnon… Certains n'appartiendront jamais à des rois ou des princes… Alors fais nous honneur.
- Oui, Sir.
- Rends nous fier James."

Je m'incline une fois de plus avant de regarder la chaîne terminer entre les doigts du seigneur de mon ancien comté, qui doucement enroule celle-ci entre ses doigts. On m'inspecte une dernière fois et une fois de plus, nous nous mettons en route. Je ferme les yeux et me laisse entraîner jusqu'au palais du roi, priant simplement pour que tout se passe bien… Et surtout… Pour que je lui plaise. Je prends une grande inspiration. Je lui plairais. J'ai été formé pour ça. Je ne le décevrais pas. Je serais le compagnon parfait. Je serais son joyau, sa merveille. Nous finissons par passer les portes du palais et je ne peux que frémir face aux regards qu'on porte sur ma personne, tantôt admiratif, tantôt méprisant. Certains admirent et jalousent ceux qui peuvent s'offrir un compagnon alors que d'autres trouvent que c'est bien cher payé pour une simple pute… Dans tout les cas, je relève le menton, me refusant de me laisser atteindre par qui que ce soit. Je suis le cadeau du prince. Je suis un compagnon. Le reste n'a pas d'importance. Sauf que je reste sans voix quand je découvre l'intérieur du palais et les festivités qui ont lieu pour le prince. Pendant de longs instants, je ne fais qu'observer la myriade d'invités, venus de toutes part du royaume, les bras chargés de présents pour le jeune héritier, avant de me perdre dans la contemplation du palais et des gardes… Tout est si différent de chez moi… Plusieurs fois je suis ramené à moi par le seigneur qui tire doucement sur ma chaîne, me faisant m'enfoncer un peu plus dans ce monde qui va devoir devenir le mien. Les minutes passent et aux côtés du seigneur, je regarde les invités défiler, offrant mille et une chose au prince qui de loin ne semble pas tout le temps si heureux que cela… Et avec une légère angoisse, je ne peux que l'observer, me rassurant en me disant qu'au moins… Il est beau. Franchement beau même. Il a une de ses beautés fine et si évidente… Le genre qui frappe quiconque avec une certaine évidence… Une beauté qui se trouve dans sa silhouette fine, dans ses yeux d'un bleu profond et ses cheveux dorés… Il a l'air d'un saint… Presque d'un ange, qui bientôt m'aura pour lui… Serais-je capable de lui arracher un sourire… ? J'espère. Sera-t-il bon avec moi ? J'aimerais. J'aimerais être quelque chose qu'il chérit et non pas quelque chose qu'il utilise. Mon regard se perd sur sa peau halée puis sur sa tenue aux riches broderies et je sens le noeud dans mon estomac se faire plus léger. Au moins… Il est beau. Quelqu'un appelle mon seigneur et avec une pointe d'angoisse, je le suis, m'avançant presque sur la pointe des pieds jusqu'aux trônes. J'entends les murmures des autres invités et sens leurs regards sur ma personne alors que je peine à croiser le regard du roi, de la reine et du prince. Mon coeur semble prêt à quitter ma poitrine et c'est presque avec peine que je m'incline face à mon roi.

"Mes hommages votre Majesté. Je tiens tout d'abord à souhaiter une merveilleuse journée à notre bien-aimé prince qui aujourd'hui fête ses dix-sept ans, j'espère que vous verrez le soleil se lever pendant des siècles mon prince…"

Il fait une légère pause et je ne peux que l'observer, notant la boucle à son oreille, et les nombreuses bagues à ses doigts. De près il est encore plus beau. Pas grand… Mais beau. Je déglutis alors que le seigneur tire doucement sur ma chaîne, me faisant venir à ses côtés alors que je me tenais jusque là en retrait.

"Ainsi, pour fêter dignement vos dix-sept ans mon prince, je ne pouvais venir sans un cadeau d'exception et j'ai décidé de vous ramener ce qui se fait de mieux dans mon comté… Je vous offre donc un compagnon… Une perle qu'ils ont élevés dans le seul but de vous plaire mon prince… Et qui j'espère, saura vous satisfaire…"

Il fait un pas en avant et tend le bout de ma chaîne au prince, alors qu'impuissant, j'attends la réaction de mon acquéreur.
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Dim 7 Fév - 13:49


   
On top of the world


   
Je sors du bassin pavé de céramique bleue et écarte les bras pour laisser les servantes me sécher. L'eau où flotte encore quelques pétales de roses, mélangées à des huiles précieuses se vide doucement alors que la pièce n'est éclairée qu'à la lueur des bougies disposées autour du bassin et un peu partout. Une fois sec on me présente plusieurs tenues. Je laisse mon regard errer sur chacune d'entre elles avant de finalement me décider pour une tunique de soie et de brocart blanc rebrodée d'argent, et un pantalon en soie rouge. Parvati s'incline et rapporte les négligées dans la garde-robe pendant que Padma dépose mes vêtements sur mon lit. J'enfile un dessous puis passe le pantalon, avant qu'elle ne ferme soigneusement la rangée de boutons en perles. Parvati revient ensuite avec plusieurs bijoux et mes doigts effleurent les perles et les diamants disposés sur le velours couleur de nuit. J'attrape une boucle d'oreille ornée d'une lourde perle en forme de goutte, que je pends à mon oreille droite, et désigne un long sautoir de perles où s'intercalent de temps à autres un rubis en cabochon. Ma servante me le glisse autour du cou avant de se reculer.

Vous êtes très beau ainsi mon prince.
C'est le but recherché Parvati.
Vous avez raison mon prince, ce n'est pas tous les jours votre anniversaire.
Précisement. Bien, maintenant les chaussures et ma ceinture.
Tout de suite mon prince.


Sa soeur jumelle revient avec une lourde ceinture de soie rouge rebrodée d'or, qu'elle noue à ma taille, et y suspend ensuite mon baudrier. Mon sabre d'apparat, à la garde et au pommeau sertis de rubis et de saphirs scintille doucement à la lueur des bougies de ma chambre. Puis la touche finale, de fines babouches rouges brodées d'or. Je m'assieds ensuite sur un coussin et une des jumelles s'approche avec un petit pot en terre cuite et une fine tige de bois. Le Khôl. Je lève les yeux au ciel et m'efforce de ne pas bouger tant qu'elle n'a pas fini de tracer une fine ligne autour de mes yeux bleus. On dépose ensuite quelques gouttes de parfum précieux au creux de mon cou du bout du bouchon qui ferme le flacon en cristal et je me relève.

Vous êtes parfait mon prince.
Merci mesdemoiselles. Maintenant vous pouvez allez aider pour la fête. Je vous verrai peut-être là bas...
Bien mon prince. Et encore un bon anniversaire.


Je leur souris alors qu'elles s'inclinent et disparaissent dans une bruissement d'étoffes. Je soupire et attends une seconde, écoutant au loin le bruit de la musique et l'agitation dues aux festivités. Ce soir c'est moi le roi de la fête, et je sais que les émissaires de tous le royaume ainsi que toute la cour son présents pour me présenter leurs hommages et me couvrir de cadeaux plus précieux les uns que les autres. Aujourd'hui tout le pays fête mes dix-sept ans, et encore un printemps avant que je ne sois officiellement un homme. Je m'engage dans les couloirs qui bordent les jardins et les cours intérieurs fleuries ornées de fontaines jusqu'à arriver aux portes de la cour du palais. La journée est belle, et les festivités se passent dehors. D'immenses dais de tissus colorés ont été tendus, et des centaines de bougies et de torchent éclairent comme en plein jour et concurrencent la lune et les étoiles. Une immense table en U a été richement dressée, avec mes parents et moi-même à la place d'honneur.

Tout le monde est déjà installé, et le spectacle est grandiose. Des musiciens et des danseuses distraient les convives, tout comme des cracheurs de feu et des jongleurs. Au moment où j'apparais la musique s'arrête et le crieur m'annonce d'une voix forte.

Sa majesté le prince Steve!

Toute l'assemblée se lève et s'incline profondément. Je leur souris, les saluant de quelques signes de la main avant de rejoindre mon trône. C'est seulement une fois que je me suis laissé retomber dans les coussins que je tape deux fois dans les mains.

Reprenez!

Les musiciens reprennent leurs instruments et des airs entraînants résonnent à nouveau entre les piliers de marbre. J'échange quelques mots avec mes parents et pendant quelques dizaines de minutes je contemple distraitement la fête, grignotant quelques dattes ou noix de cajou. Mon père fait un signe aux musiciens qui s'arrêtent immédiatement et il se lève.

Mes chers amis. Nous sommes tous réunis ici pour fêter les dix-sept ans de mon cher fils. Jour après jour il s'approche de l'âge d'homme, et je suis fier de  voir en lui mon héritier, sage et avisé. Maintenant l'heure est venue pour nous tous de célébrer cet heureux jour en lui offrant les présents qu'il mérite! J'ai dit.

D'un geste gracieux de la main il invite l'assemblée et me sourit. Commence ensuite une longue procession des invités et des courtisans qui viennent s'agenouiller devant moi et me présenter avec fierté et appréhension les présents qu'ils ramènent parfois de très loin. Une table a même été dressée pour l'occasion, sur laquelle s'entassent rapidement bijoux de prix, vaisselle en argent ciselée, parfums, objets d'arts, étoffes, soieries cristaux et autres. Mais tous les présents ne peuvent pas y être entreposés. Le sultan du Bundeklund m'a même offert un éléphanteau, j'ai aussi reçu deux faucons pour la chasse, tout comme un troupeau de petits gazelles dont les yeux semblent être ourlés de khôl également, et dont les pieds sont si petits qu'ils rentreraient dans un verre à thé. Je remercie chacun avec plus ou moins d'empressement, en devenant presque distrait dans le défilé est long, et je hausse un sourcil quand je remarque un autre dignitaire, qui n'a rien dans les mains. Enfin... si. Sa main tient ce qui semble être un lien qui est relié...au cou du jeune homme qui se tient à côté de lui. Qu'est-ce? Pourquoi? Je suis curieux, et c'est presque par automatisme, et sans un regard que je remercie ceux qui s'intercalent entre moi et ce mystérieux cordon d'or...

Heureusement, il ne me faut à peine que quelques minutes pour avoir la réponse à ma question. Je les regarde avec curiosité et impatience quand je comprends. Et un sourire aussi sincère qu'étonné s'affiche sur mes lèvres à l'annonce de ce présent. Un compagnon. Il m'offre un compagnon. Un cadeau rare et précieux, et le seul qui a réussi à éveiller mon intérêt ce soir... Un compagnon... Je l'écoute à peine, trop occupé à le dévisager, et je me lève, descendant d'une marche ou deux pour être plus près de lui. Il est beau. Vraiment beau. En toute honnêteté il est un des plus beaux garçons qu'il m'ait été donné de voir. Et maintenant il va être à moi. Beaucoup de rumeurs courent sur les savoirs que possèdent ces compagnons et il me brûle déjà de vérifier si tout ceci est vrai. Mais pas maintenant. Non. Maintenant je dois profiter de la fête et m'afficher au milieu des courtisans alors que... plus tard. Nous aurons tout le temps... tout le temps... Mes doigts effleurent son menton pour croiser ses yeux bleus et je lui souris.

Votre présent est très apprécié très cher. Vous m'avez offert ce qui va marquer cette journée spéciale. Soyez remercié et vous pourrez repartir en étant certain que le prince saura se souvenir d'une telle attention...

Ma main fine vient attraper le cordon qu'il me tend et j'ignore l'acheteur du cadeau pour me concentrer sur le cadeau lui-même.

Bonsoir compagnon. A présent tu vas vivre ici à mes côtés. Viens et installe-toi. Profite de la fête et des victuailles, car tu as dû faire un long voyage. Et plus tard on t'installera dans tes appartements...

Je retourne sur mon trône et lui fais signe de s'installer à côté de moi, mais au niveau des autres, me laissant plus haut que lui de trois fameuses marches qui mènent à l'estrade royale, symbole de notre supériorité. Une servante lui sert à boire, et bientôt le dernier cadeau m'est offert. Trois coups sont frappés à un lourd gong en bronze et d'un même geste les deux portes latérales menant à la cour s'ouvrent, laissant passer un régiment de serviteurs portant de lourds plats d'argent chargés de monceaux de victuailles appétissantes. La musique bat son plein et je commence à manger, tout en jetant de petits regards à ce jeune homme, mon compagnon, qui siège tout près de moi et qui m'appartient à présent.

La fille d'un comte, que je connais depuis l'enfance, vient me prendre la main et m'entraîne avec les autres danseurs. Pendant de longues minutes je m'amuse et je ris, tout en étant partagé avec l'envie que la fête s'arrête, et que je puisse enfin déballer mon cadeau le plus précieux. Je reviens me laisser retomber dans les coussins en riant et pioche une pâtisserie à la fleur d'oranger.

Alors compagnon, trouves-tu la fête à ton goût? T'amuses-tu assez?


Je l'observe quelques secondes avant de glisser une main dans ses cheveux qui s'avèrent doux comme de la soie.

Tu as l'air fatigué et ta route fut longue. Je vais te faire conduire dans tes appartements où tu pourras t'installer et te reposer. Qu'en dis-tu?

Je fais signe à deux servantes de s'approcher, et leur glisse à l'oreille de veiller sur mon nouveau compagnon, et de l'installer dans la chambre attenante à la mienne. Je lui lance un dernier sourire avant d'être happé par des courtisans qui veulent mon avis sur l'une ou l'autre chose. La fête continue de battre son plein, avec nourriture, vin et danses. Un magnifique feu d'artifice vient couronner en fanfare cette journée, et je remercie avec chaleur mes parents, avant de retourner jusqu'à mes appartement, titubant légèrement à cause des nombreuses coupes de vin. J'ouvre la porte et je souris en découvrant mon compagnon assis sur mon lit, dans une autre tenue que celle dans laquelle il m'a accueilli.

Je mentirai en disant que ce n'est pas agréable d'avoir un tel accueil en rentrant...


   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart
   
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Dim 7 Fév - 19:09
A Stucky AUTout ce qui brille n'est pas orLes mots des Damen me reviennent et je sens mon coeur se serrer en me disant qu'effectivement, il avait raison. Je pourrais sourire et murmurer quelques mots mais à la place je ne peux que contempler le prince se lever, quittant son trône pour descendre les quelques marches qui me séparent de lui. Sa voix ne cesse de résonner au creux de mon oreille et à chaque fois que je ferme les yeux, je peux presque encore sentir ses doigts qui effleurent doucement ma joue. Et à sa façon de me regarder, j'ai l'impression de lui plaire… Ou du moins, un peu. Ses doigts se glissent sous mon menton et alors que je cesse de respirer, je viens croiser son regard soigneusement ourlé de khôl, frissonnant presque autant à cause de son sourire que du bleu profond de ses yeux. "Une telle attention"… Mon estomac se noue nerveusement. Il reconnaît ma valeur. Il admet que je ne suis pas n'importe quel cadeau, et mieux, il admet que je suis peut-être le plus précieux en cette soirée. Je retiens un sourire, me mordant légèrement la langue alors que ses doigts glissent et effleurent ma gorge avant de se refermer sur la fine chaîne en or qui me sert de laisse. Mon coeur rate un battement et je sens presque mon sang se figer dans mes veines. Ça y est. Je suis à lui. Désormais je suis son compagnon, sa chose sur laquelle il a le droit de vie et de mort, son objet de plaisir… Son homme de compagnie. Je tente de reprendre mon souffle, ayant presque l'impression de me noyer tandis qu'il s'adresse enfin à moi, me dévorant du regard comme si j'étais un plat des plus délicieux et lui un homme qui a jeuné depuis des jours. Un frisson dévale mon échine alors que j'esquisse un sourire, m'inclinant légèrement.

"Merci mon prince, votre générosité me va droit au coeur et je vous remercie de vous soucier de mon voyage, qui je vous rassure s'est bien passé."

Il se retourne et suivant son mouvement, je quitte la compagnie de mon ancien seigneur pour venir m'installer aux côtés de mon nouveau maître. Presque timidement je viens m'installer dans le siège, situé trois marches plus bas, à ses côtés, osant à peine regarder les courtisans qui sont à ma droite ou le reste des invités. La vérité c'est que je tremble presque. Malgré mon entraînements, malgré les années de préparation, je suis terrifié. Terrifié à l'idée de mal faire ou de décevoir le prince dont je suis le présent. Je dois le satisfaire, je dois être le parfait compagnon… Je baisse les yeux et tente de retrouver un semblant de calme, ne pouvant m'empêcher de sursauter quand du bout des doigts il vient défaire la chaîne en or de mon collier, me rendant un semblant de liberté. Je ne peux retenir un sourire, appréciant étrange ce geste. Il pourrait me garder en laisse, me faire s'assoir à ses pieds et me demander d'avoir ma joue posée sur une de ses cuisses mais non… Il se détourne et je ne peux qu'admirer son profil, caressant du regard son visage, en me disant qu'au fond… Damen avait raison. Un léger sourire triste se glisse sur mes lèvres à cette simple idée, remarquant à peine la servante qui me sert une coupe de vin."Il sera doux et tendre avec toi… Tu seras sa perle." Je baisse les yeux er remercie du bout des lèvres la jeune femme avant de laisser mes doigts effleurer la coupe que je ne porte pas à mes lèvres. Trois coups sont frappés et alors qu'on commence à apporter le repas, mes pensées vont à Damen. Que fait-il en cette heure ? Est-il lui aussi à table ou passe-t-il sa soirée avec un autre apprenti de la Guilde ? Me pleure-t-il ? Me regrette-t-il autant qu'il me manque ? Les questions défilent dans mon esprit alors que je pioche à peine dans les plats, grignotant peut-être un fruit ou deux pour ne pas paraître grossier. Le reste du monde continue de tourner sans moi et alors que tout le monde s'enivre, s'échauffe et rit pour célébrer l'anniversaire du prince, je suis là à me demander comment la soirée va se terminer et si surtout Damen a le coeur aussi lourd que le mien en ce jour-ci. Peut-être a-t-il déjà tourné la page et peut-être devrais-je faire de même. Je déglutis difficilement et observe au loin le prince qui désormais danse et rit au milieu des invités, s'enivrant tout autant que les autres alors que de loin, je me laisse dévorer par des regrets et par une époque que je dois accepter de laisser derrière moi. Je dois accepter que comme l'eau, je ne peux pas retenir ce qui refuse de ne pas glisser d'entre mes doigts. Ça ne sert à rien de ressasser tout ça… Je suis ici désormais. Je ne suis plus un apprenti compagnon, mais le présent du prince. Je ne suis plus James mais son compagnon. Le reste n'a plus grande importance. Je tente de porter ma coupe à mes lèvres mais m'arrête au moment même où l'odeur du vin capiteux me parvient. La coupe retrouve la table et mes doigts la délaisse pour venir sagement se poser sur mes genoux. Je dois rester lucide pour lui… Après l'ivresse viendront les plaisirs de la chair et je me dois d'être capable de passer ma nuit avec lui et de lui offrir ce qu'il attend déjà de ma personne. Un frisson secoue doucement mes épaules alors qu'il revient s'installer auprès de moi, s'intéressant de nouveau à ma personne par une question qui m'arrache un léger sourire.

"Je n'ai jamais connu ou entendu parler d'une fête aussi grandiose dans tout le royaume mon prince… Je serais un idiot de ne pas en apprécier chaque minutes."

Léger silence et finalement, ses doigts viennent se perdre dans mes cheveux, se glissant sans soucis dans mes mèches soyeuses. Je souris un peu plus, croisant son regard désormais légèrement embrumé par l'alcool et l'ivresse. Je baisse les yeux alors qu'il reprend, sentant une certaine culpabilité commencer à ronger mon être. Je pourrais mentir et dire que je ne suis pas le moins du monde fatiguer mais la vérité est tout autre. La vérité est que je donnerais tout pour un vrai lit et une vrai nuit seul ou dans ses bras. Je passe rapidement ma langue sur mes lèvres et presque dans un murmure je lui avoue que oui.

"J'en dis que c'est avec plaisir si son altesse estime que ce serait une bonne chose…"

Je lui glisse un sourire et je retiens un soupir de soulagement lorsqu'il se penche vers l'une des deux servantes, leur murmurant bien des instructions à l'oreille avant de me laisser filer en compagnies des deux jeunes femmes, non sans un sourire que je lui rends avec plaisir. Lentement, et au fil des couloirs, nous nous éloignons du bruit, de l'ivresse générale et des festivités pour nous enfoncer dans le palais. Presque timidement je les suis jusqu'à mes appartements, ne pouvant que rester muet en les découvrant. Je pose une main sur mes lèvres, entrant sur la pointe des pieds dans la chambre qui est désormais la mienne, souriant en constatant que mes affaires m'attendent déjà. Je remarque à peine que je suis seul alors que le bout de mes doigts glissent sur mes malles, sentant mon coeur se faire plus léger à chaque battement. J'ai le droit à ma propre chambre… Il aurait pu me faire dormir au pied de son lit ou avec le reste de ses domestiques mais non… Il m'offre mes propres appartements, ma propre intimité et un lieu où dans lequel je pourrais me recueillir quand il n'aura pas besoin de moi. Je me laisse retomber sur le lit délicieusement moelleux et m'autorise un soupir tandis que je remarque la porte entrouverte qui semble donner sur une chambre encore plus spacieuse et luxueuse que la mienne…. Qui doit être sa chambre. J'ai un vague sourire avant de me relever, continuant de découvrir mes appartements. Mes doigt se perdent d'abord sur le mobilier, puis les rideaux avant de pousser la porte de ma propre salle d'eau, dont je contemple le large bassin creusé dans le sol. Sans hésiter je fais glisser mes vêtements au sol, et viens lentement ouvrir un des robinets, laissant l'eau délicieusement chaude remplir celle-ci. J'y verse quelques huiles et m'y glisse, ne pouvant retenir un soupir satisfait. Je ferme les yeux et m'offre quelques instants, laissant l'eau délasser mes muscles fatigués. Damen verrait ça… Il serait jaloux. Un léger sourire m'échappe et je finis par abandonner la baignoire, me séchant minutieusement avant de retourner dans mes appartements, sans prendre la peine de me rhabiller. Je dépose mes vêtements sur une des malles, me contentant de venir m'alanguir sur les draps de mon lit, attendant le retour du prince. Je ferme les yeux, ne les rouvrant que lorsque la porte s'ouvre et qu'il se présente à moi, un sourire d'homme ivre aux lèvres. Lentement je me redresse, ne pouvant retenir un léger rire quand il m'avoue apprécier avoir un tel accueil.

"Je pensais que mon prince aimerait cela… Que cela pourrait lui faire plaisir après une telle fête en son honneur…"

Un sourire délicieux se glisse sur mes lèvres et lentement, dans un froissement de tissu gracieux, je me relève, le laissant plus amplement profiter de chaque parcelles de ma peau nue, des motifs floraux qui courent sur ma peau et des bijoux en or qui semble étinceler sur mon corps.
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Dim 7 Fév - 23:23


   
On top of the world


   
La fête bat son plein et je profite de toutes les festivités organisées avec soin depuis des semaines voire plus. Je sais que contrairement à d'autres dynasties, le fait que le roi n'ait qu'un fils est surprenant. Personne n'a pu expliquer pourquoi ma mère n'a pu avoir que moi, et ensuite plus rien. Et plus surprenant encore, la chance a voulu que mon père et ma mère s'aiment profondément, et que mon père n'a jamais pu tolérer l'idée de prendre une autre femme ou d'avoir un harem pour tenter de peupler le palais d'êtres à son image. Du coup tous leurs espoirs pèsent sur moi parce que je suis le seul. Je suis le seul et pourtant je surprends parfois cette lueur dans le regard de mon père. Il aurait aimé que je sois différent. Il aurait aimé que je sois plus grand et plus fort, pas ce petit garçon à la santé fragile qui ne lui arrive qu'à l'épaule, aux muscles fins et délicats. Je sais me battre de bien des manières, car j'ai appris au fil des ans, mais je ne serais jamais le champion ou le prince de guerre qu'il aimerait parfois que je sois. Et quand je surprend ça dans son regard, je ne peux m'empêcher de sentir mon coeur se serrer.Alors je tente de leur montrer que j'apprécie leurs attentions, le mal qu'ils se sont donnés pour cette fête magnifique. Je ris, je mange, je danse, observant l'air ravi de mes parents. Ils sont heureux, et je le suis aussi.

Pourtant ils ne sont pas les seuls que je regarde, les seuls que j'observe durant le repas, et les danses. Même au milieu du tourbillon de couleurs que sont les tenues des courtisans et des invités, des chants et des danses, mon regard le cherche lui. Mon compagnon. Mon plus beau présent d'anniversaire... un compagnon pour moi... magnifique, avec ses cheveux noirs et sa peau cuivrée, ses épaules larges et sa haute stature. Dans un sens, tout ce que je ne serai pas... mais qu'importe. Les compagnons sont des mythes vivants, des hommes et des femmes entraînés pour satisfaire les désirs les plus fous de leurs propriétaires, et apprendre tous les jeux de l'amour aux plus innocents. Comme moi. Dès que je suis entré dans l'adolescence, mon père m'a menacé en me disant qu'il était hors de question que je conçoive un bâtard, et qu'il valait mieux pour moi que je la garde bien sagement dans mon pantalon si je ne voulais pas courir le risque de perdre mon titre et ma couronne. Evidemment, cette menace a eu le don de me faire être plus que discipliné, et a largement réduit le champ de mes expérimentations. Alors là, savoir qu'à partir de cette nuit, j'aurais dans ma chambre, près de moi, quelqu'un dont la fonction, l'utilité est de satisfaire le moindre de mes désirs... a le don de m'enflammer, et je brûle d'envie de tout abandonner pour l'entraîner avec moi dans mon grand lit, afin qu'il me montre tout ce que j'ignore mais que je meurs d'envie de découvrir.

Et quand la tentation devient trop grande, et que je remarque sa fatigue je lui propose d'aller dans ses appartements, attenants aux miens. Et en effet l'agitation de la fête, les invitations à danser, et à boire, ainsi que de ne plus l'avoir sous les yeux font baisser ma fièvre. C'est seulement quand la nuit est bien avancée que les musiciens s'arrêtent enfin et que les serviteurs débarrassent. Quelques convives trop ivres, trop fatigués ou bien les deux gisent de-ci de-là, dans des coussins, sur des bancs ou tout simplement sur l'herbe des jardins. Je ris tout seul alors que je regagne mes appartements donnant sur les jardins, titubant légèrement dans les couloirs de marbre avant de pénétrer enfin chez moi. Et c'est là que mon compagnon se rappelle à mon bon souvenir de la manière la plus exquise qui soit : il est totalement nu. En une seconde je sens tout mon être s'embraser, et mon pantalon être trop étroit. Je m'approche, grisé par l'alcool et impatient comme jamais, venant me placer face à lui.

Tu as bien fait...très bien fait... ça te va bien...

Je ris de ce que je viens de dire alors que je me penche doucement vers lui pour prendre ses lèvres. Il sent divinement bon et ma main s'égare sur sa joue, m'étonnant de la sentir si lisse et si douce. Tout chez lui n'est que beauté et harmonie. Il ressemblerait pour peu à une vraie statue faite par un artiste amoureux. Je me penche un peu plus et m'écroule à moitié sur lui, le sourire aux lèvres.

Le vin se montre un compagnon bien traitre ce soir...

Je reviens l'embrasser, mes baisers se faisant plus hardis alors que je me sens être de plus en plus impatient. Surtout que ses mains commencent à se faire aventureuses et à errer doucement sur mes bras et ma nuque. Je quitte ses lèvres au gout de miel et me redresse légèrement.

J'apprécie ton accueil mais... j'ai envie de profiter de ma première fois avec toi... et d'en être pleinement conscient... Alors... pour ce soir, et même si j'aurais bien envie de continuer, nous nous arrêterons là... Aide-moi à ôter tout cela et... et nous dormirons...

Je lutte avec les boutons de perles avant de soupirer, ôtant les mains de ma tunique pour le laisser faire. Et alors qu'il s'active docilement je ris, mon front contre le sien.

D'ailleurs compagnon, comment t'appelles-tu? Quel est ton prénom?

Je hoche la tête et répète plusieurs fois son prénom en murmurant, le temps qu'il me débarrasse et j'ôte ensuite mon pantalon, peu soucieux qu'il voie mon impatience au travers de mon dessous de lin. Et je roule sur le dos, me laissant retomber dans les oreillers moelleux de mon immense lit à baldaquin.

Reste dormir là... demain...nous verrons... bonne nuit mon compagnon. James...

Et quelques secondes à peine plus tard je sombre dans le sommeil. Le lendemain j'ouvre les yeux et je vois à l'inclinaison des rayons du soleil que la matinée est bien avancée. Qu'importe, aujourd'hui tout le palais sera en sommeil, et seules les affaires les plus urgentes seront traitées... Je me rappelle ensuite de mon présent, qui dort profondément à côté de moi, ses longs cils effleurant la peau veloutée de ses joues. Je sors du lit et m'éloigne vers la salle de bains, ouvrant les robinets d'eau chaude.


   
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Mar 9 Fév - 17:28
A Stucky AUTout ce qui brille n'est pas orUn frisson dévale mon échine alors que debout, face à lui, je le laisse me dévorer du regard. Presque timidement, je baisse les yeux, ne croisant plus son regard mais plutôt la bosse qui se dessine bien rapidement dans son pantalon. Je retiens un sourire, presque content de voir que je suis autant à son goût. Mon coeur s'affole doucement alors que je le vois approcher d'une démarche qui trahit les nombreuses coupes de vin dans lesquelles il a trempé ses lèvres. Je retombe dans le lit et esquisse un simple sourire quand un léger rire lui échappe et qu'il se penche pour venir me voler un baiser qui à la maladresse de l'impatience et le goût du vin capiteux de cette soirée. Je ferme les yeux et frémis en sentant sa main venir caresser ma joue, le laissant m'allonger plus ou moins volontairement sur le lit. Je rouvre et croise son regard, lui rendant le sourire qu'il m'offre alors que nous sommes tout les deux sur le lit. Je bouge quelque peu des hanches, poussant un léger soupir en sentant son membre impatient se presser contre ma cuisse. Je dois être son premier. Il doit être impatient de pouvoir profiter de mes enseignements. Je ne dis rien, me contentant de le laisser venir une fois de plus et de lui rendre ses baisers de plus en plus impatients. Mes mains se glissent lentement sur sa peau et si au début je reste chaste dans mes caresses, je me laisse gagner par son impatience, me retrouvant rapidement à caresser le creux de ses reins ou ses hanches. Un soupir m'échappe alors que sa langue vient chercher la mienne, me permettant de goûter pleinement l'alcool et les épices qui étaient déjà sur ses lèvres. Il se débrouille bien… Je m'attendais à ce que ce soit bien plus brouillon… Mais non… Certes c'est un peu maladroit mais c'est plus l'alcool qu'il faut blâmer. Certes il n'a pas la maîtrise de Damen ou d'un compagnon mais… C'est étrangement agréable de l'embrasser. Tout comme c'est plaisant de le sentir contre moi. Il est si frêle… Si fragile… J'ai presque envie de le prendre dans mes bras et de simplement le garder tout contre mon coeur… C'est aussi un peu mon rôle en tant que compagnon… Que de faire attention à mon acquéreur… Je dois certes être capable de satisfaire ses moindres désirs mais aussi d'être quelqu'un à qui il peut parler, à qui il peut s'ouvrir… Et à le sentir aussi joyeux, aussi ivre, j'ai juste envie de l'allonger et de l'étreindre tendrement. Ses lèvres quittent les miennes, rouvrant les yeux pour le voir se relever légèrement, m'annonçant que pour ce soir, il me veut simplement à ses côtés pour la nuit. Je souris légèrement et hoche de la tête avant de venir mêler mes doigts aux siens, essayant de défaire les boutons de sa tunique. Je ris doucement quand il tente avant d'abandonner, me laissant enfin poser mes doigts sur les perles qui ornent sa tunique. Lentement je fais glisser le tissu soyeux sur sa peau que je découvre, non sans y laisser mes doigts l'effleurer. Un rire lui échappe et si au début je pense que c'est une réponse aux frissons que mes doigts déchaînent sur sa peau, je suis surpris en sentant son front se poser contre le mien. Je souris quelque peu, riant à mon tour alors que je défais avec délicatesse la ceinture de soie qui dessine sa silhouette fine.

"James, mon prince… Je me nomme James."

Je murmure cela contre ses lèvres que je pourrais presque à nouveau embrasser. Son souffle aux notes de vin vient caresser mon visage et lentement, je reprends, recommençant à lentement le dévêtir tandis qu'il ne cesse de répéter mon prénom, comme si il tentait d'en apprécier chaque syllabes. Un frisson court sur ma peau et mon souffle se fait plus court alors qu'il continue encore et encore de répéter mon prénom, finissant par simplement le murmurer. Sa tunique termine au sol dans un froissement délicat et mes mains quittent son corps quand il se recule pour défaire son pantalon de soie, me laissant ainsi ne pleine vu sur son sous-vêtement de lin quelque peu étroit. J'évite le moindre sourire ou réaction, constatant que pour quelqu'un de sa taille, il est loin d'avoir à rougir de ce dont la nature l'a pourvu. Je l'observe retomber au milieu des coussins et des draps avec un léger sourire, m'apprêtant presque à lui demander si il veut que je prenne congé quand il murmure une fois de plus qu'il me veut avec lui cette nuit. Je souris doucement et viens doucement me glisser avec lui sous les draps, restant à distance raisonnable, attendant qu'il me demande de me glisser ou non contre lui.

"Bonne nuit mon prince…"

Ses yeux se ferment et en quelques secondes à peine il sombre dans un profond sommeil, me laissant simplement avec le bruit de sa respiration encore rapide. Allongé sur le flanc j'observe sa silhouette délicate se découper entre les draps et l'obscurité, hésitant une ou deux fois à caresser sa joue, de peur de le réveiller. Un léger soupir lui échappe et du bout des doigts, je viens repousser ses mèches de cheveux de ses yeux avant d'à mon tour fermer les yeux et de me laisser glisser dans l'inconscience, profitant d'un repos bien mérité après ce long voyage.

Je frissonne doucement et me recroqueville sur moi-même, cherchant du bout des doigts les draps pour m'enrouler dedans, espérant ainsi me réchauffer quelque peu. Je remonte les draps sur moi et tenter de replonger dans un épais sommeil au son de l'eau qui coule au loin. Puis je change de position et je comprends que le lit est vide. Je rouvre les yeux et pousse un léger soupir, comprenant que le prince est sûrement en train de se préparer pour la journée et que je ne suis pas à ses côtés. Je m'étire rapidement et m'assieds dans le lit, passant rapidement une main dans mes cheveux pour tenter de les discipliner avant de retirer mes bijoux, que je dépose sur une des tables se trouvant sur le chemin de la salle d'eau. La baignoire se remplis doucement et avec un sourire je viens me glisser à ses côtés, le saluant d'une voix aussi chaude que l'eau.

"Bonjour mon prince… "

Je m'avance, roulant quelque peu des hanches pour venir m'installer sur le bord de la baignoire, me permettant d'ajouter à l'eau quelques huiles précieuses. Puis avec délicatesse, je me permets de poser mes mains sur ses hanches, prêt à défaire son sous-vêtement pour lui proposer ensuite de venir se glisser dans l'eau en ma compagnie. Je relève les yeux vers lui et d'une petite voix, ose lui demander.

"Puis-je mon prince ? Puis-je vous aider à vous préparer pour cette journée ?"

Mes doigts continuent de doucement effleurer ses hanches et c'est simplement quand il m'en donne l'autorisation que je me permets de le dénuder entièrement. Je passe rapidement ma langue sur mes lèvres, découvrant ainsi pour la première fois son corps, désormais offert à ma contemplation. Il n'est pas épais, pas bien grand, mais il reste beau… Je lui offre ma main et l'aide à s'installer dans la baignoire déjà remplis avant de me glisser dans l'eau chaude avec lui, attrapant une des immenses éponges qui attendent sur le bord du bassin. Puis lentement, je commence à le savonner, à laver sa peau, veillant à laisser mes doigts effleurer les zones sensibles de son corps, retenant un sourire à chaque frissons que je lui dérobe.
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Jeu 11 Fév - 12:56


   
All Glitter Is Not Gold


   
Un compagnon. J'ai reçu un compagnon. Certaines maisons de plaisir s'endettent sur des années pour acquérir un de ces êtres à l'éducation si particulière, qui fait le bonheur des clients les plus exigeants. Certains riches nobles, ou marchands arrivent à s'en offrir, mais c'est une dépense immense pour une seule personne, un signe évident de grande richesse. Et voilà qu'on m'en offre un. Qu'on m'offre une vie humaine, quelqu'un qui me sera totalement soumis jusqu'à son dernier souffle, quelqu'un à qui je pourrais imposer ce que je veux, quand je le voudrais, et qui sera obligé de m'obéir en tout. C'est grisant et à la fois effrayant, parce que, bien qu'il soit obligé de m'obéir, son esprit ne pourra pas être contrôlé, et j'espère tout de même lui offrir une vie agréable. Je n'ai jamais été de ceux qui font souffrir pour le plaisir, et je détesterai avoir à mes côtés quelqu'un qui me hait mais qui est obligé de tout faire comme je l'exige. Non. Je n'aimerais pas ça du tout...

Tout au long de la soirée j'ai empêché mon esprit de divaguer sur toutes les choses qu'il pourrait m'enseigner, m'apprendre. Toutes les techniques et les usages les plus raffinés et les plus variés pour les plaisirs de la chambre, qu'il va pouvoir m'enseigner. Et je brûle de connaître enfin tout ce que j'ai été empêché d'expérimenter, tout ce dont j'ai dû me priver. Là je ne cours aucun risque, surtout qu'il m'a été offert. Il est là pour ça. Pour m'éduquer, et c'est terriblement dur de me dire que sous peu, je pourrai également mordre à ce fameux fruit défendu dont tout le monde parle mais dont j'ignore le goût. Et si j'ai pu mettre tout cela un peu de côté en profitant du vin et de la fête, mais à le voir m'accueillir ainsi, nu, il me rappelle trop violemment toutes les promesses d'extase dont il est porteur et ne fait que redoubler mon envie de lui.

Pourtant, tout arrêter est un supplice mais je me force car j'ai envie que cette première fois, avec lui, soit quelque chose dont je me souviendrai. Je veux tout éprouver, tout ressentir, la moindre caresse, le moindre baiser, et pas que tout ceci ne soient que de vagues souvenirs noyés dans les brumes du vin et de la fatigue d'une nuit bien trop courte. On m'a offert un compagnon, et le faire dans cet état serait comme écouter des musiciens avec des bouchons de cire dans les oreilles. Mais alors qu'il m'aide à me deshabiller, je peux quand même remarquer certaines choses. Il est doux et calme. Sa voix est caressante comme du velours, et apaisante. Il y a pourtant une inquiétude dans son regard, qui semble s'être dissipée petit à petit, comme s'il avait été rassuré en voyant où il allait vivre, et comment je le traitais. Enfin c'est une impression, peut-être que dans son esprit, les choses sont toutes autres. Il semblait aussi avoir pris du plaisir à ce premier échange, à ses premières caresses entre nous. Et ce serait mentir que de nier qu'il n'a pas allumé un brasier en moi en à peine quelques instants. Mais ça sera encore mieux demain. Ca sera encore mieux quand les vapeurs d'alcool se seront dissipées et que j'aurais les idées claires. Je subis encore la torture de sentir ses mains me deshabiller, étant à deux doigts de céder plusieurs fois avant de finalement m'écrouler dans les oreillers de plume et les couvertures en cachemire. Je lui souris simplement alors qu'il s'allonge près de moi et sombre dans le sommeil.

Le lendemain je souris en le voyant endormi près de moi. Il est vraiment beau, beau comme une statue ou une enluminure, presque irréel, avec ses muscles bien dessinés, sa haute stature, la courbe de sa mâchoire... Et dans un certain sens il me rappelle aussi tout ce que je ne suis pas. Le grand et fier guerrier que mon père souhaitait tant, un homme à la vraie stature de roi, et pas ce jeune homme prisonnier d'un corps d'enfant. Il est beau et fort comme moi je ne le serai jamais... Je passe ma langue sur mes lèvres avant de m'extirper du lit et je vais dans la salle d'eau. Un bon bain me fera du bien et dissipera les dernières fatigues de la nuit. Peut-être même que je m'octroierai une sieste dans l'après-midi, paresseusement étendu sous une tonnelle dans les jardins, bercé par les caresses du vent et le chant des oiseaux... Je pense à tout ceci alors que l'eau commence à remplir la cuve, sursautant en entendant une voix s'élever par-dessus mon épaule. Je tourne la tête et souris en le voyant, s'avançant lentement, toujours dans le plus simple appareil, en roulant des hanches alors qu'il s'approche. Cette simple vision fait jaillir des frissons au creux de mes reins, qui remontent jusqu'à ma nuque.

Bonjour James... As-tu bien dormi?

Je reste près du bassin, à le regarder verser le contenu de quelques flacons précieux dans l'eau qui mousse légèrement et change subtilement de couleur. Il se tourne ensuite et vient poser ses mains sur mes hanches sans plus de manières, ce qui m'arrache autant un sourire qu'un frisson d'envie. Je baisse les yeux vers lui, lui rendant son sourire et frissonne en entendant sa demande.

Oui... occupe-toi de moi ce matin...

Mon dessous vient glisser le long de mes jambes fines avant que je ne le rejoigne dans l'eau délicieusement chaude et parfumée. Je m'assieds sur le banc de pierre immergé, basculant ma tête en arrière, quand il attrape une éponge et s'approche de moi. Très doucement, il commence à me frotter le corps. Je ferme les yeux, me redressant quelque peu pour le laisser faire, respirant lourdement. Par les dieux rien que cela et j'aurais envie de le faire là, tout de suite, dans cette baignoire... Une fois que je suis propre, et un peu plus réveillé, j'ouvre à nouveau les yeux.

Bien, me voilà propre. Viens, je vais te faire visiter le palais, et je nous ferai servir un déjeuner qui nous attendra quand nous aurons fini...

Je le repousse sans brusquerie, lui souriant, et monte les quelques marches pour sortir de la cuve, l'attendant, les bras écartés. Je le regarde finir de se rincer très rapidement et sortir de l'eau avant de prendre un linge propre pour me sécher. Il fait de même pour lui et je laisse encore une fois mon regard errer sur son corps magnifique avant de briser le silence.

Compagnon, cherche moi une tenue et habille-moi. Mes vêtements sont dans l'armoire ici... Prends quelque chose de léger et de simple, nous ne quitterons pas l'enceinte du parc...

Je l'attends, me servant un verre d'eau fraîche d'un pichet en argent et le laisse m'habiller avec un sourire aux lèvres. C'est plaisant. Agréable mais plaisant. Une fois qu'il a terminé je m'essuie un peu plus les cheveux pendant qu'il s'habille à son tour et lui fais signe de me suivre une fois qu'il est prêt. Je commence à lui expliquer les différents endroit où nous passons, et interpelle une servante au passage, lui donnant la consigne de nous préparer un déjeuner. Et quand je vois son regard errer sur les jardins plutôt que les tentures je souris à nouveau.

Tu voudrais voir ce qui se passe dehors? Viens, nous allons te montrer cela également...

Je pousse une porte et nous arrivons sur un chemin de marbre qui serpente entre des buissons aux fleurs odorantes, et rempli d'oiseaux colorés et chanteurs, qui bordent un bassin couvert de lotus délicats.


   
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Sam 20 Fév - 20:05
A Stucky AUTout ce qui brille n'est pas orL'éponge caresse doucement sa peau là où mes doigts l'effleurent et à chaque frissons qui parcourt son être, je fais un effort pour contenir un sourire. Parce que c'est plaisant de constater que d'une simple caresse éphémère, j'arrive à provoquer en lui quelque chose d'aussi simple et délicieux, de voir que du bout des doigts, j'arrive à réveiller une envie, un désir… Mes maîtres de formation seraient heureux de moi… L'eau semble chantonner autour de nous alors que je savonne sa peau si douce, tandis que mon souffle caresse les courbes de son être et que du regard, je ne peux m'empêcher de l'observer. Oui il est beau et certes, il n'est ni grand, ni imposant mais c'est dans sa grâce, dans sa silhouette fine que je me surprends à l'admirer. Je le rince et croise son regard quand il ouvre les yeux, déclarant que maintenant ses ablutions matinales terminées, il veut me faire visiter le palais. Je lui souris et me recule doucement quand il me repousse, me savonnant à mon tour.

"Bien mon prince… Permettez simplement que je termine ma toilette et je vous rejoins."

Plus rapidement je nettoie ma peau, regardant mes tatouages hennés supporter l'eau et le savon, me rinçant avant d'à mon tour quitter l'eau pour le rejoindre hors du bassin. Du bout des doigts j'attrape un linge propre et sans lui demander son avis, je commence à le sécher. Lentement et dans un geste presque méticuleux, je fais disparaitre chaque gouttelettes d'eau qui jusque là se permettaient de dévaler le long de sa peau, en suivant ou non le tracé de ses muscles fins. Le linge les absorbe et une fois qu'il est sec, je me permets de faire de même, ne pouvant retenir un léger frisson malgré la chaleur de la journée qui a déjà commencé sans nous. Le linge glisse sur le creux de mes reins et je dois retenir un sourire en sentant son regard se poser sur ma personne… Il me veut ou du moins, il me trouve toujours aussi appétissant. L'alcool lui donnait envie de profiter de mes charmes et je suis heureux de constater que même sobre… Je suis toujours aussi attirant. Là sous son regard envieux et désireux, j'ai l'impression d'être une perle qu'il rêve de porter à ses lèvres et de faire rouler entre ses doigts. Peut-être suis-je vraiment le joyau qu'on vantait… Une perle sombre bien précieuse… Un trésor dont il prendrait soin… Du moins j'espère. Je repose le linge désormais humide là où je l'ai trouvé et un sourire se glisse sur mes lèvres quand il me demande de choisir sa tenue pour la journée et de l'habiller… D'une certaine façon, j'apprécie qu'ilmd demande déjà ce genre de chose, comme si nous étions déjà suffisamment intimes pour ça.

"Bien sûr mon prince…"

D'une démarche tranquille je le laisse, retournant dans sa chambre pour ouvrir l'immense armoire qui contient ses vêtements. Du bout des doigts je les effleure, découvrant la variété des tissus précieux de celles-ci, appréciant autant la soie que du lin et d'autres que je peine à identifier. Les couleurs vives et toutes sublimes me subjuguent et lentement je commence à me dire que je serais bien incapable de trouver quoi que ce soit d'adapter à une simple visite du palais… Parce qu'il est un prince. En toute circonstances il se doit d'être au mieux, d'être beau et je serais un bien mauvais compagnon en choisissant une tenue qui ne souligne pas sa beauté ou son rang… Mais en même temps… Il faut que cela reste sobre… Je passe ses tenues d'apparat  et finalement, une attire mon oeil. Je la tire de son armoire et en caresse doucement le tissu fin et de couleur safran, souriant face aux broderies discrètes mais élégantes qui ornent la tunique. Celle-ci sera parfaite… Celle-ci pourra même s'accorder avec l'une de mes tenues et tout les deux, nous pourrons déambuler dans les couloir du palais… Je souris et reviens dans la salle de bain, lui montrant la tenue que je l'aide à enfiler. Mes doigts effleurent à nouveau sa peau alors que d'une voix douce, je murmure pour lui.

"J'ai choisis quelque chose de simple et de léger, comme vous le souhaitiez mais pardonnez moi à propos de la couleur… Une part de mon être voulait la voir s'accorder à votre peau…"

Je termine de l'habiller et me recule pour l'observer esquissant un léger sourire avant de m'excuser auprès de lui, le temps d'aller enfiler une tenue pour la journée. Je retourne dans ma chambre et fouille dans mes mâles, finissant par trouver une tenue à la couleur presque semblable à la sienne, qui si cette fois-ci couvre mes épaules, fore une large vue sur mon torse. Je l'enfile et passe quelques bijoux, avant d'attraper un large éventail en plume de paons et de le rejoindre. Je lui glisse un sourire, n'osant demander si la tenue est à son goût et à ma grande déception, rien… Pas un mot, pas un compliment. À la place il se contente de me demander de le suivre dans les couloirs. Mon sourire se fait plus faible et d'un pas tranquille, je le suis, laissant les plumes effleurer par moment ma peau. Et ainsi, il me fait découvrir les différentes ailes du palais, me montrant tentures, salons, salles de réceptions alors que l'air de rien, mon regard préfère se perdre dans les jardins à la végétation abondante. Je n'ai jamais été le genre à m'extasier devant des tapisseries ou des tentures mais plus à paresser à l'ombres d'arbres en grignotant des dattes et à siroter du thé. Avec Damen nous aimions passer nos après-midis ainsi, l'un contre l'autre, à rire, à discuter, à regarder le temps défiler sous nos yeux sans nous en soucier. Je frissonne en entendant Steve, lui offrant un rougissement et un sourire gêné.

"Euh oui, pardon mon prince… C'est juste que… Le chant des oiseaux m'attire…"

Il pousse une porte et sans se froisser ou se vexer, il m'entraine sur un chemin de marbre qui serpente entre des buissons aux fleurs colorées, caché par l'ombre des arbres aux feuilles immenses. D'entre les feuilles me parvient le chant des oiseaux sûrement magnifiques qui se cachent dans la végétation, en oubliant presque Steve qui est à mes côtés. Puis lentement, je découvre le bassin parsemé de lotus, dans lequel des carpes paresseuses qui doucement ondulent sous la surface de l'eau. Je souris doucement, continuant de m'éventer avant de me tourner vers lui, presque excité comme un gamin.

"C'est magnifique… Vraiment… Je n'ai jamais vu un jardin aussi beau… Il y en avait bien un à la Guilde… Mais il n'égale pas la beauté de celui-ci… Je dois vous avouer mon prince que j'aimerais pouvoir y passer mes après-midis avec vous… À boire du thé et manger des dattes…."

Un oiseau vole au-dessus de moi, passant d'un arbre à l'autre, riant doucement.

"Ils sont apprivoisés mon prince ? Ou l'on ne peut pas les approcher… ?"
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Dim 21 Fév - 21:39


   
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J'ai eu des servants et des servantes depuis aussi longtemps que je me souvienne, et pourtant ceci, me dire que maintenant je vais avoir quelqu'un qui sera entièrement dévoué à ma personne, qui passera toute sa vie à ne chercher que les moyens de me plaire et de m'agréer... c'est étrange. Savoir qu'il ne répondra qu'à moi, n'obéira qu'à moi et que sa vie est à partir de maintenant entre mes mains est tellement inhabituel. Inhabituel car je ne m'attendais pas à le trouver près de moi, dans mon propre lit, paisiblement endormi. Pourtant après nous être enfoncés dans l'eau chaude j'apprécie sa compagnie, et c'est presque naturellement que je lui demande de s'occuper de ma tenue après m'avoir séché. Certes on m'a déjà séché, et habillé, mais là...c'est différent. Etrange et agréable. Ses mains sont douces et expertes, même si je le soupçonne de savoir pertinemment comment éveiller mes sens et faire dévaler des frissons d'envie jusque dans mes reins. Mais je me retiens. On a toujours dit que c'était toujours plus agréable d'obtenir une récompense après l'avoir attendue. C'est pour cela que je le laisse sagement m'habiller et je suis curieux de savoir quelle tenue il va choisir pour moi. Saura-t-il faire preuve d'autant de goût que sa réputation laisse entendre? J'attends donc, nu, me rafraichissant alors que je le regarde se perdre dans la contemplation de mon armoire, faisant glisser ses doigts sur les étoffes précieuses rebrodées.

Je me tourne en entendant ses pas légers et souris en voyant la tenue qu'il me présente, avant de rire en l'entendant me flatter.

En quoi devrais-je te pardonner pour la couleur? Je ne t'ai rien demandé de précis donc...tout va bien...

J'écarte les bras pour le laisser me passer ma tunique et en refermer les boutons de nacre, avant d'enfiler un dessous puis un pantalon ample. Ses mains sont adroites alors qu'il achève de me vêtir. Je glisse mes pieds dans de fines chaussures pendant qu'il va lui-même s'habiller en quelques minutes, et je me tourne légèrement en entendant un bruit de cliquetis métallique. Que peut-il bien être? J'ai la réponse une seconde plus tard quand il revient et que je remarque sa tenue qui partage mes couleurs, ainsi que le lourd collier sur sa peau couleur cannelle largement dévoilée. Ferait-il ça exprès? Dans le but de montrer à quel point il est beau et attirant? A quel point il est conscient de son pouvoir de séduction? Tout chez lui semble être le fruit d'un long apprentissage, et de longues heures d'un travail attentif et souvent répété.

Je reprends un peu mes esprits, en me disant que je profiterai bientôt de tout ce qu'il aura à m'offrir, et m'amuse presque à me torturer en repoussant le moment où il sera mien et uniquement mien. Je le fais me suivre dans les couloirs et les patios, lui présentant sa nouvelle résidence. Sauf que bien vite son attention semble être attirée ailleurs, dehors, et je souris en le ramenant à l'intérieur, trouvant son air coupable d'enfant pris en faute absolument adorable. Une fois dehors, je vois son regard s'illuminer, ses yeux s'agrandir de surprise et de fascination alors que nous nous enfonçons dans les jardins luxuriants. Il observe tout avec attention, effleurant les fleurs ou les buissons, cherchant des oiseaux chanteurs dans les arbres. Il est encore plus surpris en arrivant devant le bassin aux carpes recouvert de lotus multicolores. Je m'assieds sur le rebord du bassin en mosaïque bleue et plonge mes doigts dans l'eau fraîche, sentant les écailles glissantes des carpes venant toucher mes doigts en quête de nourriture. Je relève la tête en l'écoutant et ne cache pas mon plaisir à l'entendre m'inclure dans ses souhaits.

Vraiment? Tant que ça? Eh bien... tu es libre de tes mouvements au sein de l'enceinte du palais. Si un jour tu souhaites aller en ville touche-en au moins un mot aux gardes afin que tu n'y ailles pas sans escorte. Pour le reste tu peux te déplacer où bon te semble. Et... ça sera avec plaisir que je partagerai tes promenades une fois les conseils royaux achevés...

Il s'émerveille de tout et c'est rafraichissant par rapport aux courtisans qui ne se préoccupent que de leurs rangs et leurs privilèges. Je viens près de lui et tends la main, sifflant doucement. Quelques perruches viennent se percher sur mes doigts, avant de tenter de picorer ma peau nue.

Ma mère a réussi à en apprivoiser quelques-unes, mais pas toutes, il y en a bien trop. Approche ta main je vais te montrer.

Je saisis doucement ses doigts et fais que les petits volatiles viennent se percher sur mon compagnon, le temps pour moi d'attraper un fruit mûr et le couper en deux d'un geste sec, avant de le poser dans la main de James pour qu'ils en mangent la chair. D'autres s'approchent et se perchent également sur ses doigts. Je l'observe sourire, puis rire, fasciné en contemplant ces petites choses. Il est beau ainsi. A abandonner un peu le jeu du compagnon, de celui qui doit tout faire pour être parfait, et à juste apprécier ce qu'il découvre, ces choses simples. Je le laisse s'amuser ainsi jusqu'à ce que les oiseaux, dépités de ne plus rien trouver à manger dans le fruit, abandonnent sa main et s'envolent les unes après les autres.

Viens, allons déjeuner. Je commence à avoir faim.

Je tourne les talons et le regarde alors qu'il chemine à mes côtés jusqu'au palais, puis à mes appartements. Un copieux déjeuner est servi dans ma chambre, avec une dizaine d'assiettes richement garnies de mets savoureux et appétissants. Je me laisse retomber sur le sofa, piochant un chausson à la viande épicée dans lequel je mords avec appétit.

Installe-toi et mange... Tu n'as pas faim?

je souris et l'encourage d'un petit geste avant de continuer mon repas, lui demandant de me servir un verre de lassi à la mangue.



   
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Ven 26 Fév - 18:28
A Stucky AUTout ce qui brille n'est pas orUn autre sourire se glisse sur mes lèvres alors qu'il m'avoue qu'ici, je suis libre. Libre de décider où je vais, où je me promène et même, avec un garde ou deux, j'aurais le droit de quitter le château pour profiter de la ville. Ça me rassure de savoir qu'il ne me voit pas comme un meuble qu'on laisse dans une chambre et dont on se sert de temps à autre… Mais comme un être humain précieux dont il ne veut s'attirer que la sympathie. Les plumes de mon éventail effleurent une fois de plus ma peau tandis qu'après un léger rire et un remerciement des plus sincères, je recommence à déambuler dans le jardin, m'émerveillant de tout ce qui s'y trouve. Presque comme un enfant, je touche du bout des doigts les fleurs, les feuilles des arbres, à chercher du regard les oiseaux chanteurs… En quelques secondes, j'oublie tout. J'oublie l'angoisse qui étreignait mon coeur et le vide que Damen y a laissé. Là, je ne pense qu'à ce jardin dans lequel je pourrais me prélasser à ses côtés, à siroter un bon thé et grignoter quelques douceurs… Ce serait bien… Ça me donnerait l'impression d'être presque à la maison, à la Guilde. Je fais quelques pas, laissant ma main de libre se perdre dans les buissons généreux qui entourent le chemin, cherchant toujours à trouver l'un de ses oiseaux au chant si agréable. Finalement l'un d'entre eux se décide à voler au-dessus de ma tête et avant qu'il n'ait le temps de se cacher à nouveau, je peux apercevoir le plumage coloré de celui-ci, ne pouvant retenir un autre sourire et une question qui le fait s'approcher de ma personne. Mon regard se pose sur sa silhouette tandis qu'un sourire émerveillé m'échappe quand après avoir sifflé, quelques oiseaux vienne sur poser sur ses doigts, picorant doucement la paume de sa main.

"Ils sont si beaux…. "

C'est un murmure d'admiration qui m'échappe alors que l'envie de poser mes doigts sur leur plumage me démange. À les voir perchés sur ses doigts, j'ai envie de tendre la main et de sentir leurs plumes sur le bout de mes doigts et la seule chose qui m'empêche de le faire, c'est la peur de les voir s'envoler. Ainsi, prudemment, je me contente de les observer, n'osant même plus remuer mon large éventail de plumes. Mon regard revient croiser le sien, et lentement, je lui offre ma main, ne pouvant retenir un léger sursaut lorsqu'il fait en sorte que les perruches viennent se percher sur mes doigts. Je ris, autant amusé que fasciné face à leurs petites pattes qui serrent mes doigts ou les légers gazouillements qu'elles émettent. Je n'ose bouger et un autre rire m'échappe quand elles commencent à venir manger le fruit que Steve dépose au creux de ma main.

"Elles sont si belles… Je crois que… Que je pourrais passer mes journées ainsi…."

J'oublie de préciser que ce serait uniquement si il me l'autopsierait ou même en sa compagnie, oubliant quelque peu mes devoirs de compagnon en cet instant. Face aux froissements d'ailes, aux couleurs des plumes et aux petits chants joyeux, j'oublie que je lui appartiens et que j'ai des devoirs… Je redeviens simplement James…. J'oublie Damen, la Guilde et tout le reste… Dans ce jardin et en cet instant… Je comprends qu'ici… Je serais bien. Steve s'occupera bien de moi… Il ne me forcera pas à rester dans ma chambre, à l'entendre…. Je ne serais pas là juste pour satisfaire ses pulsions. Là il me dit que j'ai le droit de me déplacer dans le palais à ma guise… Que je suis libre. Les perruches terminent le fruit et quittent mes doigts, retournant se cacher derrière l'épais feuillage des arbres. Le moment est terminé et doucement, je reviens à moi et à la réalité de ma situation. Oui je serais bien traité, mais je reste un compagnon. Ma vie lui appartient et jusqu'à la fin de mes jours je ne serais qu'à lui. Les oiseaux ne sont plus là et mon regard revient croiser le sien. Un sourire plus faible nait sur mes lèvres alors que déjà, il tourne les talons, m'annonçant qu'il est l'heure pour lui de manger. Je lève une dernière fois les yeux vers les hautes branches des arbres, n'y voyant aucunes plumes ou petites taches de couleur, avant de le suivre, laissant à nouveau les plumes de mon éventail effleurer mon menton.

"Bien mon prince…"

De temps à autre, je croise son regard alors que nous remontons les couloirs du palais jusqu'à sa chambre pour ce fameux repas. Et au fil de mes pas, je reprends doucement mon rôle de compagnon, restant discret et agréable, ne pouvant m'empêcher tout de même une pensée pour Damen. J'espère que lui aussi aura la chance d'être acheté par quelqu'un de bien…. Par quelqu'un qui le traitera comme si il était une perle… Nous passons la porte de sa chambre et alors qu'il se laisse retomber dans le sofa, pochant déjà un feuilleté qu'il porte à ses lèvres, je me contente de m'assoir à ses côtés, sans un mot. Mes yeux viennent chercher les siens et presque gêné, je souris, reposant mon éventail.

"Si… Bien sûr… "

Je suis même affamé. N'ayant rien mangé hier soir, je dois avouer que la vue de ses plats riches fait gronder mon estomac d'envie. Je tends la main et attrape à mon tour un chausson dans lequel je croque avec envie, soupirant de plaisir face à la viande tendre et épicée qu'il renferme. Je commence à mâcher, sentant son regard sur ma personne. J'avale et lui souris doucement, passant ensuite ma langue sur mes lèvres pour y enlever toutes miettes qui pourraient s'y trouver.

"C'est délicieux mon prince… Je… Je ne pense pas avoir goûté quelque chose d'aussi bon depuis bien longtemps…."

Je croque à nouveau dans celui-ci, savourant simplement le repas en sa compagnie. Et comme tout bon compagnon, je mange juste ce qu'il faut, m'occupant de remplir son verre quand il me le demande. J'ai l'impression que le repas se passe bien et qu'il est satisfait. J'ai le droit à quelques sourires et à de nombreux regards et par moment, je ne peux m'empêcher de penser qu'il rêve parfois de simplement défaire ma tenue pour avoir le plaisir de goûter à nouveau à ma peau. Chose qui me plait… Terriblement même. Il termine de manger et alors que les servantes rapportent les plats, je me permets de poser ma main sur son avant-bras, cherchant simplement à lui dérober quelques minutes d'attentions.

"Mon prince aimerait-il que je lui prépare du thé ? C'est une de mes spécialités…"

Avec un sourire il accepte et avec plaisir, je vais chercher dans ma chambre de quoi lui préparer une infusion. Je dépose mon matériel devant lui et alors que je fais chauffer de l'eau, je commence à préparer mon mélange, décidant qu'en ce début d'après-midi chaud, quelque chose de délicat serait le bienvenue. Je mélange les différents herbes à thé et dépose le mélange au fond de la théière. J'y verse ensuite l'eau chaude et après avoir laissé le tout infuser, je lui sers une tasse que je viens glisser entre ses doigts.

"Pour vous mon prince… Faites attention, je ne voudrais pas que vous vous brûliez…"

Je lui offre un sourire, laissant mes doigts effleurer les siens en une caresse éphémère avant de venir me servir une tasse, m'installant de nouveau à ses côtés. Je garde ma tasse en main et attends avec une certaine angoisse le moment où il va tremper ses lèvres dans son thé.
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Dim 28 Fév - 9:37


   
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L'expression de son visage est curieuse et fascinante. Quand il s'est approché de moi, le soir du banquet, j'ai vu que toute son éducation était déployée afin de paraître sous son meilleur jour, afin que je m'intéresse à lui, que je le chérisse. Mais là, là il s'oublie, il ne pense plus à ce qu'il doit dire, faire, à comment se tenir ou à quels mots employés. Il apparaît comme l'enfant qu'il est encore, au fond, comme moi, un enfant qui en plus n'aura pas connu le plaisir d'une vie aussi riche que la mienne. D'après ce que j'ai compris toute sa vie s'est passée à la Guilde, et il n'a rien, ou presque connu du monde extérieur. Alors là, dans un sens, je trouve ça touchant qu'il s'émerveille de simples oiseaux colorés qui viennent manger un fruit dans sa main, perchés sur ses doigts. Si ça se trouve il y a encore beaucoup de choses qu'il n'a jamais vues, ou faites... Peut-être que si nous nous entendrons bien, je prendrai du plaisir à lui servir ainsi de guide. Sinon il se débrouillera seul. Il est assez grand de toute façon.

Eh bien il n'y a pas de raisons pour que tu ne viennes pas dans les jardins quand bon te semble James...

Il contemple les oiseaux de longues minutes, un sourire extatique aux lèvres, sans faire attention à ce qui se passe autour de lui. Rien ne compte à part les petites boules de plumes colorées qui pépient et picorent la pulpe et les graines entre ses doigts, se balançant doucement sur leurs pattes minuscules. Puis petit à petit les oiseaux, déçus de ne plus rien avoir à manger, s'envolent petit à petit et je décide de ce moment pour regagner mes appartements et manger. Sur le chemin, il redevient mon compagnon, cheminant légèrement à mes côtés, comme une ombre parfumée et délicieusement peinte, agitant distraitement son éventail devant ses yeux bleus jusqu'au moment de regagner mes appartements. Je m'y installe, m'attaquant au déjeuner déjà prêt, et haussant un sourcil pour le pousser à faire de même. Je souris quand il me dit qu'il n'a jamais mangé quelque chose d'aussi bon et je bois une gorgée de lassi avant de lui répondre.

Ne t'en fais pas pour ça, les cuisiniers ici sont les meilleurs du royaume. Et tu as de la chance de ne pas avoir atterri dans un état plus au Sud, parce que là-bas tout est grillé, et il n'y a que du poisson, du riz et des lentilles... Tu partages ma table donc ne te prive pas et mange à ta faim, d'accord?

Le repas se passe tranquillement, à parler de sa chambre et de mes appartements, à lui demander s'il est bien installé et s'il a tout ce qu'il faut. Enfin je trempe mes mains dans l'eau citronnée pour les laver et les essuie à un linge blanc, m'enfonçant un peu plus dans les coussins, le ventre plein. Je somnole à moitié quand j'entends sa voix douce résonner à mes oreilles et je sors un peu de ma torpeur.

Du thé? Eh bien oui avec plaisir... Une façon agréable de terminer un bon repas...

Je l'observe s'affairer, plonger une cuillère en argent dans des pots de terre cuite, peser soigneusement ce qu'il ramasse, mélanger, ajouter, écraser les fleurs et les feuilles séchées entre ses doigts fins avant de plonger le tout dans une théière en argent. La maîtrise de tout cela est assez impressionnante, ses gestes sont précis et sûrs. Cela se sent qu'il a travaillé longtemps l'art du thé... Je ne m'étais jamais demandé comment se faisait le thé qui arrivant dans ma tasse, mais maintenant, face à lui, ça éclaire quelque peu ma lanterne. Il semble surveiller le thé avec précision, parce qu'à partir d'une certaine seconde je le vois soulever la théière et en remplir deux tasses, en glissant une dans mes mains. Je me penche légèrement pour la prendre, et nos doigts se frôlent. Ses mains sont si douces... des mains de quelqu'un qui n'a jamais eu à connaître la dureté d'un travail manuel. Tout comme moi. Et encore, ses mains à lui n'ont pas été façonnées par le rude maniement des armes, comme elles l'ont été pour moi, même si mon entraînement est pratiquement terminé, et que sa partie la plus ardue s'est faite dès l'enfance. Maintenant je ne rencontre le maître d'armes qu'une fois par semaine, pour éviter de perdre mes réflexes...

Je fais lentement tourner le liquide orangé dans la tasse, soufflant doucement dessus avant d'en boire une gorgée. Pendant une seconde je laisse le liquide rouler sur ma langue avant de sourire. Je sens son soulagement à ses épaules qui s'abaissent, et au léger soupir qui s'échappe de ses lèvres.

Il est très bon... Laisse-moi deviner... il y a de la pêche... de la rose... de la framboise non? Enfin c'est ce que j'ai pu sentir pour l'instant, mais j'imagine bien qu'il doit y avoir bien d'autres choses à l'intérieur...

Je bois une autre longue gorgée de thé, vidant ma tasse avant de la reposer sur la table basse et étouffant un baillement.

Eh bien, la courte nuit, la promenade et maintenant ce bon repas, tout ça m'a donné envie de dormir... Viens, allons faire une sieste...

Je me relève, et ôte ma tenue pour rester avec mon dessous en lin. Je passe une tunique de lin blanc qui descend jusqu'à mi-cuisses, ample et légère, avant de me laisse retomber sur mon lit, faisant signe à James de venir me rejoindre. Il s'exécute avec un sourire, venant se glisser contre moi, et je ferme les yeux, ma main sur son ventre plat et chaud. Je ne sais combien de temps je suis resté à dormir, mais quand j'ouvre les yeux le soleil est moins haut et la chaleur a un peu diminué. Je me redresse légèrement et perçois l'odeur de mon compagnon, toujours assoupi près de moi. Les huiles précieuses dont il s'enduit, sa chaleur... et à être simplement ici, nonchalamment alanguis sur le matelas de plumes, l'envie de le posséder me mord le creux des reins. J'étais arrivé à faire taire ce feu jusqu'à maintenant, mais là, le moment est juste...parfait. Et je n'ai plus envie d'attendre davantage. Je le veux. Et je l'aurai... Avec un léger sourire, ma main vient caresser son ventre pendant que je commence à déposer des baisers dans son con et sur son épaule, mon impatience grandissant petit à petit.


   
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Mar 1 Mar - 16:41
A Stucky AUTout ce qui brille n'est pas orJe retiens mon souffle alors qu'avec un certain sérieux, il fait tourner le liquide brûlant dans la tasse, l'inspectant comme si il tentait d'en percer les mystères, comme si il cherchait déjà à savoir ce que j'ai bien pu mettre dans cette infusion. Et finalement, le souffle me revient quand après avoir trempé ses lèvres dans sa tasse, un soupir lui échappe. Je sens mes épaules retomber et un sourire se glisser sur mes lèvres, ne laissant qu'un léger rire m'échapper quand il tente de me dresser une liste des ingrédients de cette infusion. Je porte la tasse à mes lèvres, lui glissant un rapide regard avant de lui répondre, non sans une pointe d'amusement.

"Presque mon prince… Mais vous imaginez bien que je ne peux rien vous dire… C'est un secret que nous, compagnons, nous gardons bien précieusement."

Tout compagnon se doit de savoir préparer parfaitement le thé, certains son certes plus doués que d'autres mais dans notre code, il y est inscrit que jamais nous ne devons dévoiler les secrets de notre apprentissage… Nos secrets d'infusions y compris. Si il devine, tant mieux pour lui… Mais rien ne m'oblige à tout lui révéler. Par-dessus ma tasse, je l'observe boire une autre gorgée de thé tandis que je me contente d'en siroter une du bout des lèvres. Je suis rassuré… Pour l'instant, j'ai l'impression de n'avoir commis aucun faux pas… Il semble satisfait de moi et surtout, satisfait de m'avoir eu comme présent. Il a de doux regards sur ma personne et des sourires qui me rassurent. Ils me rassurent parce que de cette façon, j'ai presque la certitude qu'il lui faudra du temps avant d'être lassé de ma personne et surtout qu'il prendra soin de moi. Que je serais effectivement la perle qu'il voudra chérir et garder tout contre son coeur. Damen avait raison, comme à son habitude, et alors que Steve termine sa tasse, je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour Damen. Pensivement je trempe mes lèvres dans le thé encore chaud, me demandant si lui aussi a été acheté ou si il est toujours à la Guilde, à parfaire son entraînement tandis qu'il attends que quelqu'un se décide à l'acquérir. Un soupir presque imperceptible se glisse d'entre mes lèvres et je peine à ignorer la façon dont mon coeur se serre rien qu'à penser à lui. Un goût franchement amer me reste sur la langue alors que je repense à nos séparations. Peut-être aurais-je dû demander quelques minutes de plus… Juste quelques instants pour une dernière étreinte, un dernier baiser, un dernier murmure… Un bâillement de sa part me ramène à la réalité et alors que j'esquisse un sourire, j'en oublie Damen, me rassurant comme je peux en me disant qu'il doit être en sécurité et heureux… Peut-être… Peut-être que je ne lui manque pas, qu'il ne souffre pas de mon absence et si c'est le cas, c'est peut-être mieux ainsi. La tasse retrouve la table et dans un froissement délicat je le suis jusqu'au lit, l'observant se changer avant de faire de même. D'un geste volontairement élégant, je laisse ma tenue retomber au sol, lui offrant une fois de plus mon corps. Je retiens un sourire et le rejoins au lit quand il m'en donne l'autorisation, me glissant tout contre lui, sentant un léger frisson glisser sur ma peau au contact des draps de soie. Sa main se pose sur mon ventre et je m'autorise un autre sourire, l'observant s'endormir à une vitesse qui m'impressionne. Timidement je tends une main vers lui, et comme je pouvais le faire avec Damen, je viens glisser mes doigts dans ses cheveux, les caressant tendrement. Je devrais être heureux d'être là, d'être avec lui… Et pourtant… Derrière l'angoisse de le décevoir, l'envie de lui plaire et ses attentions… Je ne peux m'empêcher de regretter ma vie à la Guilde… De me dire que Damen me manque, tout comme les après-midis que nous passions tout les deux ou les nuits que je passais dans ses bras… Tout ces moments qui désormais n'appartiennent qu'au passé. Je dois l'accepter, passer à autre chose et oublier Damen. Maintenant il n'y a plus que Steve et il n'y aura plus que lui… Mes doigts quittent ses cheveux et viennent doucement effleurer sa joue dans une caresse plus légère et éphémère que celle d'une plume. Il prendra soin de moi… Après tout, je suis un cadeau d'un bien trop grande valeur… M'abimer serait idiot… Il fera attention à moi et me traitera comme son trésor le plus précieux. Ma main se pose sur la sienne et je pousse un soupir, finissant par fermer les yeux à mon tour.

Je ne sais pas combien de temps je somnole et pour être franc, je ne sais même pas si je dors réellement, tout ce dont je suis sûr, ce sont des baisers qu'on vient déposer au creux de mon cou ou sur mon épaule. De légers frissons court sur ma peau alors qu'il caresse la peau chaude de mon ventre, et un léger soupir m'échappe quand j'ouvre les yeux. Il me faut peut-être quelques secondes avant de comprendre avec qui je suis, avant de sourire, sentant quelque chose d'agréable dévaler mon échine, venant réveiller une certaine envie en moi. Il me veut. Sans un mot, et à l'aide de quelques baisers timides et pourtant aventureux, il me fait comprendre qu'il me veut. Je lui offre ma gorge, venant glisser une main dans sa nuque alors que l'autre se perd dans le creux de ses reins. Ses caresses sont maladroites mais envieuses… Comme elles le sont toutes pour une première fois. Je me souviens avoir eu les mêmes… Pendant de longues minutes, je le laisse faire, le laissant goûter ma peau tandis que du bout des doigts, je crée des frissons sur son échine et sa nuque, embrasant un peu plus son être qui brûle déjà pour ma personne. Puis avec délicatesse, après peut-être un soupir d'envie que je n'offre qu'à lui, je laisse mes doigts effleurer sa joue, murmurant avec douceur.

"Permettez-moi mon prince…"

Deux de mes doigts se glissent sous son menton et dans un geste délicat, sa tête se relève, nos regards se croisent et je viens unir nos lèvres. Et progressivement, je deviens celui qui mène la danse de nos langues, pressant du bout des doigts le creux de ses reins pour l'attirer un peu plus à moi. Pour sa première fois, je serais celui dirige, celui qui décide… Juste pour cette fois, prince ou pas, il n'aura aucun mot à dire. Je serais son esclave pour toutes les prochaines fois… Mais là… Je suis celui qui sait et qui enseigne… Mes lèvres reviennent chercher les siennes, et entre deux battements de coeur, je viens l'allonger, me glissant sur lui. Du bout des dents, je goûte encore à ses lèvres avant de les abandonner, venant embrasser sa gorge, puis ses épaules tandis que mes mains se perdent sur ses côtes que je caresse du bout des doigts. Et lentement, je laisse ma langue courir sur sa peau, ses tétons que j'effleure, puis son ventre que mes dents effleurent. Mes doigts défont rapidement son dessous, libérant son membre déjà dur que je viens déjà caresser de mes doigts experts. Nos regards se croisent à nouveau et je peine à retenir un sourire face à ce que je lis dans ses prunelles. Tu m'auras, n'aie crainte. Ma lèvres et ma langue viennent s'ajouter à mes doigts pour le caresser et doucement, je commence à le prendre en bouche, suçotant simplement le bout de son membre pour lui arracher un premier gémissement.
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Mar 1 Mar - 18:57


   
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Il ne parle pas beaucoup, sans doute une des consignes qu'on lui a données... ne parler que quand on lui demande. Enfin, j'espère qu'à mes côtés cela va changer car je n'ai aucune envie de passer mes journées avec une simple ombre à mes côtés, qui sera entièrement soumise à mon bon vouloir. Non. Un compagnon, comme son nom l'indique, est là pour me tenir compagnie, et pas juste hanter les couloirs près de moi et gémir quand je lui en donnerai l'ordre. Sinon tout cela sera terriblement ennuyeux et je risque bien vite de me lasser de lui... Et pendant que nous déjeunons je l'observe, mais il ne m'offre qu'un visage de statue, agréable et souriant, sans que je puisse lire et dire vraiment ce qui lui passe par la tête. Est-il déçu de m'avoir pour maître? Se plait-il ici? Je n'aime pas être tenu ainsi à l'écart, d'une certaine manière, mais je ne poserai pas la question, car il mentirait sans doute pour simplement m'agréer... Qu'importe, nous verrons. Il est arrivé seulement hier alors nous avons tout le temps pour nous découvrir, et lui pour se dérider.

Je l'observe alors qu'il me montre une des facettes de son talent, à savoir l'art du thé, et je savoure son mélange avant de tenter de deviner quelques arômes. Je ris enfin lorsqu'il me dit qu'il ne pourra pas révéler la composition du thé car c'est un secret de compagnon. La tasse retourne sur la table basse alors que je passe ma langue sur mes lèvres.

Ou sinon, comme on dit, tu devras me tuer pour que je n'ébruite pas vos précieux secrets?

Je l'entraîne ensuite jusqu'au lit où nous nous écroulons tous les deux, et je m'endors rapidement. Pourtant, alors que je glisse dans le sommeil, je ne peux me retenir de penser que la situation est étrange. Il est mon compagnon et en même temps il est plus grand et plus fort que moi, et je n'aime pas trop l'idée qu'il puisse me dominer par la force, s'il le veut, même si je doute bien qu'il n'a pas la moindre idée sur la manière de se battre. Que je dois lever les yeux pour croiser son regard alors qu'il est à moi. Totalement à moi... Et dire que je pourrais faire ce que je veux de lui et j'en aurais tous les droits... Je frissonne en y pensant avant de me laisser emporter.

Quand j'ouvre les yeux, le sentir contre moi, sa peau chaude, entièrement dévolu à mon bon plaisir... et grâce à qui je vais enfin pouvoir découvrir les plaisirs de la chair me fait bouillir les sangs et je commence doucement à l'embrasser et le caresser alors qu'il est encore endormi. Mais petit à petit il s'agite, son souffle se fait plus lourd, et il semble répondre à mes caresses. Ses doigts viennent se poser sur ma peau, et des frissons d'excitation me parcourent. C'est la première fois qu'on me touche ainsi et j'ai soudainement très chaud. Et envie de lui. Je me fais plus hardi, caressant son torse, son ventre, embrassant sa gorge et son cou. Au bout de quelques longues minutes de ce délicieux supplice le voilà qui murmure, me faisant lever le visage vers lui avant de prendre mes lèvres.

Je lui rends son baiser, laissant nos lèvres se caresser, puis nos langues. J'ai déjà embrassé quelques servantes de la sorte mais je ne suis pas allé plus loin que cela. Jamais. Sa main presse mes reins un peu plus contre lui et je soupire en me retrouvant tout contre sa peau chaude, sentant son excitation qui rencontre la mienne. Puis lentement il me fait m'allonger, et je retombe dans les coussins moelleux, alors qu'il vient sur moi. Pendant une seconde j'ai envie de le repousser, de lui dire que ce n'est pas à un serviteur de me dominer, avant de me radoucir en me rappelant que... qu'il doit m'apprendre. Que pour ceci, c'est lui qui est le gardien du savoir que je n'ai malheureusement pas mais qu'il me brûle de découvrir. Il m'écrase délicieusement, ses lèvres se glissant sur ma peau nue, ses mains me caressant et j'ai la tête rejetée en arrière, le souffle court, totalement perdu, et terriblement impatient. Alors c'est ça... Je sens qu'il descend, sa bouchent passant de ma gorge à mon torse, puis mon ventre, et un léger gémissement m'échappe en sentant ses dents sur mon ventre. Ne t'arrête pas... ne t'arrête surtout pas...

Je sursaute en sentant ses mains sur mon dessous, avant que le tissu n'atterrisse sur les dalles de ma chambre. Ses doigts viennent ensuite serrer ma virilité et je ne peux retenir un gémissement. Oh... oh ciel... j'avais...déjà expérimenté les plaisirs solitaires mais là... là ça n'avait rien à voir... Je passe ma langue sur mes lèvres avant que nos regards se croisent, mais bien vite je ferme les yeux, grisé par ce que je ressens. Petit à petit il accélère et je gémis plus fort quand ses lèvres rejoignent ses mains pour un plaisir encore nouveau et encore plus intense. Encore... j'en veux encore... C'est là que ses lèvres expertes commencent un mouvement diabolique qui me laisse gémissant, les mains agrippées aux draps que je serre avec force, alors que petit à petit mes hanches viennent suivre le mouvement qu'il impose à mon corps et qui me rend fou.

Encore... J'en veux encore James...


   
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Dim 6 Mar - 17:46
A Stucky AUTout ce qui brille n'est pas orCette première fois à étrangement le goût de celle de mes quatorze ans à la Guilde. Alors que ma langue et mes lèvres caressent doucement son membre, je ne peux que repenser aux mots de maître Parrish, et à cette première fois que j'ai eu avec l'un des formateurs, puis à cette première fois qui avait eu lieu dans ma propre chambre. Je me souviens que ça avait été doux, et qu'au fil de cette étreinte, il n'avait cessé de me rassurer, me disant que c'était normal d'avoir peur la première fois, et que oui, les fois suivantes, je serais plus à l'aise et je trouverais ça encore plus plaisant. Et si au début j'avais eu un peu de mal à la croire, étant presque gêné de sentir ses mains sur ma peau. À l'époque, je n'avais jusque là échangé qu'un très rapide baiser avec Damen et peut-être quelques caresses qui s'étaient perdues sur nos nuques. Je n'avais jamais vraiment connu plus, alors me retrouver sous l'un de mes formateurs, à croiser son regard tandis que ses larges mains se perdaient sur mon corps frissonnant, faisant croître en moi une grande angoisse. Parce que j'avais entendu les histoires que les apprentis plus âgés racontaient par moment, disant que ça pouvait être douloureux, qu'on pouvait saigner ou même être blessé… Sous ses baisers et ses caresses, j'angoissais en silence, retenant mon souffle jusqu'à ce qu'il vienne caresser ma joue, me disant que ça allait aller… Que je n'aurais pas mal, qu'avoir peur n'était pas honteux. "La première fois, c'est juste pour que tu saches comment cela se passe James… Comme ça, quand ton acquéreur voudra te posséder pour la première fois au lit, tu sauras quoi faire pour lui plaire et pour qu'il n'ait pas peur si c'est sa première fois."

Et c'est ce que je fais en cet instant avec Steve, à laisser ma langue et mes lèvres caresser son membre fièrement dressé tandis que du bout des doigts, j'effleure l'intérieur de ses cuisses, m'amusant de sentir les frissons qui parcourt sa peau. Ce soir je suis là pour lui montrer ce que je peux lui offrir et ce que je lui donnerais chaque soirs de son existence si il le désir. Je ne suis pas là que pour lui montrer ce qu'une femme pourra lui offrir mais aussi ce qu'il ne pourra avoir que de ma personne. Ce soir je lui offre un aperçu de mon apprentissage, lui promettant des caresses de ma langue tout ce qu'il désire. De mes caresses, je lui promets des nuits où je ne serais qu'à lui, où je serais la parfait compagnon, à lui faire découvrir les nombreux plaisirs de la chair et de mon corps, où sous mes doigts et au son de ma voix, il apprendra à être bon amant. Mais pour ce soir, je ne lui apprendrais rien, je lui offrirais simplement mon corps. Les mouvements et les caresses de ma langue se font plus fiévreuses face aux gémissements qui glissent d'entre ses lèvres et à ses doigts qui labourent doucement les draps. Puis doucement, ses hanches tentent de venir rencontrer mes lèvres, m'arrachant un léger soupir alors qu'il tente de ce mouvement de me faire le prendre entièrement. Je retiens mon souffle et après quelques secondes, je le prends entièrement, sentant le bout de mon nez effleurer sa fine toison blonde. Je continue mes caresses pendant de longues minutes, m'arrêtant alors que je le sens bouillir et gémir face à mes attentions. Il réclame plus alors que mes lèvres délaissent son membre, que je gratifie encore d'un baiser sur le bout et d'un léger coup de langue. Puis lentement, je me recule, croisant son regard le temps de défaire mon dessous. Dans un froissement délicieux, le morceau de tissu termine au sol avec le sien tandis que je viens m'installer sur ses hanches, laissant nos deux membres se rencontrer, se presser l'un contre l'autre alors que mes mains viennent se perdre sur son torse. Contre les paumes de mes mains j'entends son coeur battre furieusement et en croisant son regard, je ne peux retenir un léger sourire tandis que je commence à rouler des hanches contre lui. D'autre gémissements lui échappe et lentement, je ferme les yeux, entrouvre les lèvres, me laissant saisir par les vagues de plaisir que me procure ce simple roulement de hanche. Ses doigts continuent de s'agripper aux draps jusqu'au moment où je viens saisir ses poignets, posant une main sur ma hanche et l'autre sur ma cuisse.

"Comme ça… Parfait…"


Je soupire doucement et reprends mes mouvements de hanche, laissant mes doigts se perdre sur ton torse si fin. J'effleure le tracé de ses clavicules et de ses côtes, passant plus de temps à jouer avec ses tétons ou à caresser son ventre fin, appréciant chacun des gémissements qui glissent d'entre ses lèvres entrouvertes. Et au fil de mes coups de reins, je me penche en avant, cambrant doucement le dos, alors que j'accélère doucement, laissant mes propres gémissements se mêler aux sien, dans une douce étreinte sonore. Son coeur semble sur le point d'éclater  sous le bout de mes doigts et finalement, il vient dans un long gémissement, le corps parcouru de tremblements. Je cesse de bouger et cherche à croiser son regard, mes doigts effleurant sa joue.

"Tout va bien, mon prince…. ?"


Un sourire se glisse sur mes lèvres alors que je viens lui voler un autre baiser, quittant ses hanches pour venir me glisser tout contre lui. Ce n'est que le début, et je me doute que tu voudrais plus… Mais patience, je suis tout à toi. Tu auras tout le temps de tout me demander et de profiter de chaque parcelles de mon être. Je romps ce baiser, le laissant reprendre son souffle en lui glissant un autre sourire, mes doigts caressant doucement sa joue. Puis doucement, alors qu'il tente encore de ce remettre de cette étreinte, je viens doucement poser mes lèvres et ma langue sur son ventre, nettoyant les taches blanches qui le souille. Je lèche mes lèvres une fois terminé, croisant son regard alors que je pose ma joue sur son ventre venant tracer du bout des doigts des cercles sur sa peau.

"Encore ?"
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Ven 11 Mar - 10:48


   
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Tout cela, je l’avais imaginé bien des fois. Mais je ne m’étais pas douté que c’était un compagnon qui me l’apprendrait. Je pensais que je rencontrerai quelqu’un, enfin, que je le ferai avec l’épouse que mes parents auraient choisie pour moi, et que je devrais honorer dans le but de perpétuer la lignée et sauvegarder ainsi la pérennité du royaume… Evidemment, j’avais l’exemple sous mes yeux de mes parents, à qui la chance avait fait ce beau cadeau de s’aimer profondément, mais j’avais également pu assister à des mariages malheureux, ou tout du moins, qui n’étaient que de pures alliances commerciales. On les avait mariés comme on avait signé un contrat, et aux deux jeunes gens de se débrouiller tant bien que mal dans cette union que ni l’un ni l’autre n’avait désirée… J’avais aussi envisagé l’idée d’avoir un harem, comme je pouvais me le permettre, même si mon père avait aboli cette tradition après son mariage. Mais je n’avais pensé que ça puisse être aussi plaisant que ça ne l’était en cet instant.

Je m’abandonne, ayant l’impression de mourir sous ses attentions, sous les caresses de ses mains et sa langue, me laissant totalement perdu, vaincu sur les draps de lin blancs comme neige. De telles sensations, un tel plaisir qui m’étaient inconnus jusqu’alors, et que je découvre avec force, son corps large et bien dessiné penché au-dessus du mien, et ses lèvres rouges entre mes cuisses, à s’occuper de moi. Je n’aurais jamais pensé que ça puisse être ainsi, et encore, je me dis que ce n’est que la première fois… Alors qu’est-ce que cela pourra être pour la suite, les fois suivantes où nous nous retrouverons ainsi ? Mes mains agrippent le tissu doux et léger pendant que mes lèvres ne luttent plus pour retenir les gémissements qu’il me fait pousser. Et chaque coup de langue, chaque passage de ses lèvres me fait éprouver quelque chose de plus fort que la seconde précédente, et je me demande de combien le plaisir pourrait encore augmenter.

Je pourrais détester de me sentir ainsi, de me laisser faire, d’être ainsi à sa merci, mais pour ce soir je veux simplement découvrir et apprendre, et à ce jeu-là je découvre que la réputation des compagnons n’est pas usurpée… Seulement… quand je sens le plaisir devenir presque insoutenable, le voilà qui s’arrête. Je redresse la tête, sourcils froncés, sans comprendre pourquoi je suis privé de ses bons soins, et c’est alors que je le vois se déshabiller. Oh. Alors tout ceci n’était donc qu’une sorte d’échauffement ? Une, si je puis me permettre cette expression fort triviale « mise en bouche » avant quelque chose d’autre ? Je l’observe se dévêtir à son tour, appréciant sa musculature bien dessinée, ses épaules larges, les dessins de fleurs qui courent sur sa peau et son anneau d’or au téton. Il est vraiment magnifique. Son dessous retombe sur le sol et le voilà, nu devant moi, son sexe également fièrement dressé. Et dans un sens, j’aime savoir que je lui plais assez pour provoquer un tel… entrain chez lui. Le voilà qui me rejoint sur le lit, s’installant à cheval sur mes hanches, et je soupire en sentant son corps se presser contre le mien, et nos deux membres appuyer l’un sur l’autre. Ses grandes mains se posent sur mon torse, et nos regards se croisent. Il me sourit, et très doucement, commence à bouger contre moi. Je soupire en découvrant ce nouveau contact, m’abandonnant encore une fois à ce plaisir différent mais tout aussi intense.

Petit à petit ses mouvements s’accélèrent, tout comme mon souffle, et le plaisir grimpe en flèche à chaque coup de rein. Puis, alors que je me raccrochais aux draps, ses mains viennent saisir les miennes, avec une douceur surprenante, pour les poser sur son corps. C’est timidement, d’abord, que je trace les contours de ses dessins ou de ses muscles du bout des doigts, effleurant son anneau d’or, remontant sur son torse avant de redescendre sur son ventre. Et en même temps, le rythme devient plus rapide, plus intense, et je recommence à gémir, encore une fois vaincu par tout ce que j’éprouve à cet instant précis. Mes mains se crispent sur sa hanche, sur sa cuisse, alors que mes hanches bougent de concert avec les siennes. Puis, presque par surprise, je ressens comme une explosion qui me parcourt tout le corps, me laissant comme sonné, le cœur battant à tout rompre dans ma poitrine. C’est tellement différent de ce que j’ai pu éprouver seul… Je me laisse retomber dans les coussins, avant d’ouvrir les yeux et croiser son regard bleu ainsi que son sourire.

Oui compagnon, tout va bien… Tout va très bien même…

Il se penche pour m’embrasser et nos lèvres se caressent longuement, avant qu’il vienne se blottir contre moi. J’embrasse son front, caressant ses cheveux, avant de le sentir bouger pour embrasser mon ventre. Mais que fait-il ? Que cherche-t-il à accomplir à présent ? Ses lèvres descendent encore plus bas et une grimace de dégoût apparaît sur mon visage quand il se met en tête de lécher ma semence. Par les dieux pourquoi fait-il ça ? A peine a-t-il commencé que je glisse mon index sous son menton et je lui fais lever les yeux vers moi.

Cesse. Tu n’as pas besoin de faire ça… Et je ne te demande pas de le faire…

Puis ses doigts effleurent doucement mon ventre tout en me demandant si j’en veux encore. Je ris doucement, et je suis sur le point de répondre lorsque j’entends les gongs résonnant dans le palais, signe que le diner allait être servi. Je glisse ma main dans ses cheveux et caresse sa joue.

Nous devons nous présenter au dîner… Allons nous préparer rapidement pour ne pas faire attendre mon père. S’il y a bien une chose qu’il déteste, ce sont les retardataires.

Je me redresse, avant de me remettre debout, avançant sans honte dans le plus simple appareil jusqu’à la salle de bains attenante. Mais avant d’en franchir le seuil je me retourne et tends la main vers James.

Viens compagnon… Lave-toi avec moi…

Je m’engouffre sous la douche et me lave très rapidement à l’eau fraîche, m’enduisant d’huiles avant de me rincer et de sortir, un simple linge noué autour de ma taille.

Cherche moi de quoi me vêtir et nous irons dîner.

Je souris en le regardant ouvrir mes armoires et en sortir une tenue simple qu’il m’aide à enfiler, referment soigneusement tous les boutons qui la ferment, et je m’assieds quelques minutes le temps qu’il se prépare à son tour. Puis je l’entraîne dans les couloirs dallés de marbre et aux colonnes ornées de pierres de couleurs jusqu’à la salle de banquet. Je le fais s’installer juste devant moi, deux marches dessous, et pendant le repas ma main erre rêveusement dans ses cheveux de soie, tout en repensant à ce qu’il vient de me montrer… Et c’était parfait… J’échange de doux sourires avec lui, en me disant que les moments passés en sa compagnie seront bien agréables, et que je suis content de l’avoir près de moi…

Le dîner se passe sans encombres, et je surprends une fois ou deux les regards échangés entre mes parents, en voyant mes attentions envers James. Ils ont l’air aussi émus que satisfaits… Et je le suis également. Puis, après les discussions, les danseurs et les musiciens, les cracheurs de feu et les charmeurs de serpent, il est tard quand le repas s’achève. Le ventre plein, le corps délicieusement fatigué, je caresse doucement la nuque de James alors que les serviteurs commencent à ramasser les plats.

Viens James, allons nous coucher… Le conseil aura lieu tôt demain.

Il se lève avec grâce et me suit dans les couloirs. Nous discutions un peu, lui expliquant diverses choses à propos de la cour et de son fonctionnement, avant d’arriver jusqu’à mes appartements. Une fois là je me dévêts et me laisse retomber sur mon lit, avant de faire signe à James de venir me rejoindre. Une fois qu’il est face à moi je caresse doucement sa joue.

Même si je meurs d’envie de poursuivre mon enseignement, je préfère découvrir tout ce que tu as à m’apprendre petit à petit… Nous continuerons demain… Et j’ai hâte d’y être et de pouvoir t’y retrouver. Tout comme de te connaître un peu mieux cher James…

La nourriture, la nuit trop courte de la veille, les exploits de l’après midi… tout ça me conduit à une douce somnolence qui me fait rapidement fermer les yeux, mon visage contre le sien et ma hanche sur la sienne.

Le lendemain, la servante vient m’éveiller et je souris en le voyant, profondément endormi contre moi. Je me glisse hors du lit et demande à Parvati de me trouver une tenue et de m’aider à l’enfiler. Je sors sur la pointe des pieds avant de murmurer quelques consignes à son oreille, qu’elle devra suivre après mon départ. Puis je me rends dans la salle du conseil où je retrouve père, et nous commençons à écouter les doléances tout en prenant un riche petit déjeuner. Pourtant, c’est dur de me concentrer, en pensant à mon beau compagnon dans mon lit, qui me promet encore mille plaisirs… Et quand il se réveillera, le petit déjeuner lui sera déjà servi dans la chambre, ainsi qu’une belle ceinture tissée de fils d’argent qui sera posée sur mon oreiller avec le mot que j’ai griffonné à la hâte.

Par chance la matinée touche enfin à sa faim et je scrute les nouveaux venus dans la salle de banquet, attendant mon cher compagnon.


   
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Lun 14 Mar - 7:54
A Stucky AUTout ce qui brille n'est pas orLa première fois est une manière de savoir ce qui plait à l'autre et ce qu'il ne veut plus jamais faire avec toi. Ce qui marche et ce qui l'agace. Et si Steve semble aimer les caresses de ma langue, de mes lèvres et le roulement de mes hanches, il ne veut pas que je lèche sur sa peau sa semence. Fort bien, alors à l'avenir, j'éviterais. J'attraperais un linge et je nettoierais sa peau avec douceur. À l'avenir je serais encore meilleur amant et je lui prouverais à quel point il est heureux de m'avoir pour compagnon. Cette première fois n'était là que pour lui donner un aperçu de mes talents, la prochaine fois il aura le droit de me posséder, de me faire gémir… Mais pour ce soir, j'ai l'impression qu'il a ce qu'il voulait. Une preuve que les rumeurs sont fondées. Un léger rire lui échappe alors que ses doigts se perdent d'abord dans mes cheveux puis sur ma joue, ses lèvres s'entrouvrant pour esquisser une réponse qui se fait dévorer par le bruit des gongs. Je croise son regard et lui offre un tendre sourire, soupirant doucement contre sa peau que je caresse encore du bout des doigts. L'idée d'aller manger ne me séduit pas tant que ça par rapport à celle de rester dans son lit à paresser mais je n'en dis rien, me contentant d'un léger hochement de tête.

"Bien mon prince…"

Je me relève, lui laissant ainsi la possibilité de quitter le lit. Je l'observe se lever, laissant mon regard caresser son échine, la dévalant jusqu'à me perdre au creux de ses reins. Oui, j'aurais pu tomber sur pire, bien pire. Sur un vieux marchant aux courbes bien moins délicieuse ou dans les bras d'un noble bien moins attirant que lui. J'ai de la chance de lui appartenir, d'être son joyau à lui. Cette idée m'arrache un sourire et je ne peux que repenser à Damen, lui envoyant presque un murmure silencieux. Tu avais raison et je m'en veux d'avoir douter de tes mots, puisses-tu trouver un aussi bon acquéreur que moi. Je m'apprête à me rallonger dans le lit quand je suis arrêté par Steve, qui souhaite que je me lave avec lui. J'ai un autre sourire et glisse bien loin du lit, le rejoignant dans la salle de bain. Avec lui je me glisse sous l'eau fraîche, lavant ma peau avant de m'enduire moi aussi d'huiles parfumées. Je termine de me rincer et une fois sec, j'effleure simplement sa peau en passant devant lui pour aller choisir sa tenue. Je ne lui offre qu'un simple sourire comme explication, me perdant à nouveau dans son immense armoire pour finalement en tirer une tunique simple et pourtant exquise. Je me tourne vers lui, lui la présentant avant de l'aider à l'enfiler, fermant du bout des doigts chaque boutons dorés.

"Elle vous va à ravir mon prince…"

Je caresse une dernière fois le tissu voluptueux et onctueux de sa tenue, allant à mon tour en chercher une qui sera en accord avec la sienne. Je me décide finalement pour une tenue de couleur sable, qui ne dévoile que mon dos et suggère par transparence l'anneau qui orne mon téton gauche. Je glisse une manchette en or à mon poignet droit, puis un lourd collier à mon cou, qui cascade joyeusement dans mon dos. Tout dans cette tenue invite à se glisser derrière moi, à admirer la courbe de mon échine et le creux de mes reins. Une fois de plus je me présente à lui et j'avoue être déçu quand à nouveau, il n'a pas un compliment pour ma personne, rien. Comme si je ne lui plaisais que nu et dans son lit. Je retiens un soupir qui tente de se glisser d'entre mes lèvres et l'esprit ailleurs, je le suis dans le dédale du palais, errant à ses côtés au milieu des colonnes de marbres et des pierres précieuses à l'éclat délicieux. Nous finissons par arriver à la salle de banquet et sagement, je m'installe à la place qui est désormais la mienne, deux marches en-dessous de lui mais à ses côtés. Je lui offre un regard, puis un sourire avant de commencer à manger, appréciant chaque caresses qu'il a pour moi. Je m'angoisse pour rien, il m'apprécie… Il aime m'avoir à ses côtés et aux regards que nous échangeons pendant tout le repas, je comprends qu'il est vraiment heureux. Petit à petit je me détends et je commence à manger avec appétit, goûtant aux différents qu'on nous présente. Je pioche autant dans les plats de viandes que dans ceux de légumes, mangeant autant chaussons farcis que fruits au miel. Et comme un enfant, je lèche le bout de mes doigts, regardant avec fascination les spectacles qui s'offre à nous. Seulement, j'ai l'impression d'être le seul à m'émerveiller d'une vie aussi riche, le reste des convives semblent lassés de ce spectacle qu'ils observent à peine, comme si tout ceci était une chose sans intérêt. Chose que je ne comprends pas et que je ne peux pas admettre. Ainsi, en grignotant des dattes et autres fruits, j'observe les danseurs, cracheurs de feu et autres charmeurs de serpents, souriant simplement aux caresses de Steve. La nuit avance sans moi et je réalise que je suis fatigué uniquement au moment où les servantes commencent à débarrasser les plats et que je sens les doigts de Steve se perdre sur ma nuque. Je lève les yeux vers lui, comprenant qu'il est l'heure pour nous de nous retirer dans sa chambre. J'ai un sourire, me levant avec grâce.

"Oui…Bien sûr…"

À ses côtés, je remonte les couloirs, lui posant des questions sur la vie à la cour et la façon dont les choses se passent ici. Et patiemment, il m'explique, ne s'offusquant pas que ce genre de chose ne soit pas dans mon enseignement. Pendu à ses lèvres je m'instruis et quand nous arrivons dans sa chambre, je l'observe se déshabiller avant de faire de même, venant me glisser dans son lit quand il m'en donne l'autorisation. Sans hésiter je viens tout contre lui, souriant doucement face à ses doigts qui caressent ma joue et à ses mots qui effleurent mon être, le réchauffant avec douceur.

"J'y serais… Promis. Demain je serais là pour vous et je suis impatient de pouvoir passer une autre journée à vos côtés."

Un sourire plus  que sincère se glisse sur mes lèvres et pendant quelques minutes, je l'observe simplement sombre avant de moi-même glisser dans une douce inconscience, bercé par les promesses de la journée de demain. Et pourtant, quand j'ouvre les yeux, je suis surpris de découvrir que je suis seul et qu'il est celui que je ne retrouve pas. Je me frotte les yeux m'étirant longuement avant d'être étonné de trouver quelque chose sur son oreiller. Curieux, je m'assieds dans le lit et attrape du bout des doigts le mot qu'il m'a laissé, ne pouvant retenir un sourire au fil de son écriture. Un cadeau, voilà la raison de son absence. Mes doigts se portent sur la ceinture et mon sourire s'agrandit face la beauté de celle-ci. Je saute hors du lit et nu, je m'installe face à un miroir, la nouant autour de ma taille. Et je dois avouer qu'il a bon goût… Sacrément bon goût même. Ainsi, tout heureux, je défais la ceinture, allant m'affaler dans quelques coussins moelleux, grignotant quelques fruits en caressant du bout des doigts les fils d'argents qui courent sur la ceinture. Et une fois rassasié, je vais à la salle d'eau, entamant ma routine matinale. Je prends le temps de me laver, d'enduire mon corps de diverses huiles parfumées,  de faire quelques retouches à mon épilation avant de passer de longues minutes à chercher ce que je vais porter, me décidant finalement pour une tenue suffisamment sombre pour mettre en valeur la ceinture qu'il m'a offert. Je coiffe mes cheveux, les laissant librement cascader autour de mon visage, m'habillant ensuite en fredonnant un air. Je noue ensuite la ceinture autour de ma taille et tourne sur moi-même face au miroir, osant un léger rire. Là je devrais lui plaire… Là il verra en moi une perle et peut-être me le dira-t-il enfin…. Je complète ma tenue d'une manchette en argent et d'un bijou de tête en argent qui donne l'étrange impression que des étoiles brillent dans ma chevelure sombre. J'ajoute quelques bagues à mes doigts fins et quand l'heure du repas sonne, j'attrape mon éventail en plume de rapace, quittant ma chambre pour commencer à lentement remonter les couloirs, sous le regard presque envieux des gardes ou des courtisans que je croise. Un léger sourire se glisse sur mes lèvres et je le conserve jusqu'au moment où je fais mon entrée dans la salle de banquet, m'éventant d'un geste faussement timide quand je sens le regard d'une partie de la cour sur ma personne. Mais sans un mot, je ne fais que traverser la salle, allant prendre ma place aux côtés de Steve, lui offrant un immense sourire tandis que je m'installe deux marches en dessous de lui.

"Bonjour mon prince… Vous m'aviez manqué et je dois avouer que la matinée sans vous m'a semblé bien longue…"
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Ven 18 Mar - 10:33


   
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Tout au long de cette matinée, j'ai repensé sans cesse à ce qui venait de se dérouler l'après-midi de la veille, la soirée et la nuit. James, mon cher compagnon. Mon cadeau, la distraction que l'on m'a offerte, la poupée douce, soignée et bien éduquée que dont on a glissé la laisse entre mes mains. C'est effrayant quand on y réfléchit, de me dire que j'ai tout pouvoir sur lui, et que personne n'a le pouvoir de m'arrêter ou de me dire quoi que ce soit sur ma façon de me comporter avec lui. Même si je suis loin de souhaiter le voir souffrir, bien au contraire. Depuis deux jours j'ai commencé apprécier sa compagnie, à voir sa belle et gracieuse silhouette à la peau cuivrée couverte d'arabesques élégantes évoluer dans mes appartements, à le sentir contre moi, à dormir dans mon lit. Alors, bien sûr, je ne le connais que très peu, mais pourtant j'aime à l'avoir près de moi, et j'espère que les jours qui vont suivre vont confirmer mon inclination première. Il est doux et calme, d'agréable compagnie, et j'espère que plus nous allons passer de temps ensemble, plus nous allons nous apprécier. Parce que je n'aimerais pas qu'il vive dans la crainte de ma personne, ou dans le dégoût. Pour l'instant je n'en ai pas l'impression. S'il avait l'air d'être angoissé, et ce qui se comprend, au moment où on me l'a offert, j'ai eu le sentiment qu'il se soit un peu habitué au palais et à ma présence. Il sourit sans avoir l'air de se forcer, et semble content dès que je lui témoigne un geste doux et tendre. Et puis cette nuit... Bien sûr cela n'a été qu'un avant goût de ce que nous allons partager mais c'était déjà exquis. Et m'a donné follement envie de recommencer.

Pourtant le repas nous a interrompus, et j'avoue que j'ai été impressionné par sa tenue délicieuse qui dévoilait son dos large et bien dessiné, avec des chaînes dorées qui scintillaient doucement à chacun de ses pas. C'est à regrets que je l'ai abandonné ce matin alors qu'il était alangui dans mon lit, paisiblement endormi. Je n'ai pas eu le coeur à le réveiller, alors j'ai seulement laissé un mot avec un petit cadeau, et la consignes aux servantes qu'il aurait de quoi manger à la seconde où il se serait réveillé.

Et tout au long du conseil je pense au moment où je vais le retrouver, au moment où nous allons reprendre mon apprentissage, et où il pourra m'apprendre toutes ces choses que je brûle de découvrir, et qu'il sera le plus apte à m'apprendre... Cette première expérience a été bien douce et je me doute bien que la suite le sera bien plus encore. Et rien que d'y penser, de repenser à sa peau contre la mienne, aux mouvements de ses hanches contre les miennes et à ses gémissements, je sens des frissons me parcourir le creux des reins. Je me force pourtant à être attentif aux cas, aux litiges à trancher, aux doléances des différentes guildes, et surtout à ne pas attirer la méfiance et les reproches de mon père. Puis enfin le gong sonne pour indiquer que le conseil est terminé.

Je me retiens de me précipiter et échange quelques paroles avec quelques membres du conseil alors que nous nous dirigeons d'un pas tranquille jusqu'à la salle de banquet. Nous nous installons et je guette mon compagnon, qui arrive et attire tous les regards. Il a choisi exprès une tenue sombre, pour mettre en valeur mon cadeau, qui enserre sa taille fine. Il s'approche d'un pas léger et m'accorde un grand sourire avant de venir s'asseoir à ma place, juste devant moi, et je pose tendrement ma main sur son épaule, puis dans ses cheveux aussi doux que de la soie.

Bonjour cher compagnon... Je suis heureux d'entendre que je t'ai manqué, et moi aussi, je me suis langui de toi... Mais maintenant nous avons tout le reste de la journée à passer ensemble...

Je me penche et mes lèvres effleurent sa tempe avant que je me redresse, et observe les plats qui commencent à arriver.

Tu es resplendissant aujourd'hui... Et je suis heureux de voir que tu as trouvé mon présent. J'espère qu'il t'a plu.

Je garde ma main sur son épaule alors que je mange, discutant avec lui, m'entretenant à propos de sa matinée tout en échangeant aussi avec des convives, discutant de choses et d'autres, et revenant sur quelques bruits de couloir tout comme des problèmes politiques d'importance. Etrangement, le feu dans mes reins s'est calmé, à le sentir juste là, à pouvoir le toucher. Comme si cela me suffisait. Nous échangeons encore des sourires et je remarque que mon père et ma mère se regardent de façon entendue, se murmurant quelques paroles à l'oreille. Je pense qu'ils savent qu'à présent, j'ai goûté aux plaisirs que pouvait m'offrir mon compagnon... Et dans un sens, ça m gêne un peu et je rougis légèrement.

Le repas terminé, je trempe mes mains dans une coupelle d'eau citronnée et m'essuie à un linge blanc avant de me lever.

James, sais-tu monter à cheval? Ou préfèrerais-tu que l'on rentre dans mes appartements pour nous reposer un peu? A moins que tu ne préfères aller te promener dans les jardins...



   
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Mer 23 Mar - 20:59
A Stucky AUTout ce qui brille n'est pas orTous me regardent mais je ne m'inquiète que du regard de mon prince. Si les autres me trouvent beau, si eux aimerait aussi avoir une merveille comme dans leur lit, j'aimerais que lui soit fier de m'avoir tout à lui. J'aimerais qu'il me prenne sur ses genoux, passe ses doigts dans mes cheveux et fasse comprendre d'un regard au reste de la Cour qu'il est celui qui a la chance de me posséder et de profiter de mes nombreux talents. C'est donc avec la grâce d'un prince et la démarche d'une courtisane que je m'approche de lui, espérant qu'il soit heureux de voir que je porte fièrement le cadeau qu'il m'a laissé. Un sourire ourle mes lèvres et presque pudiquement, je le dissimule à l'aide des plumes de mon éventail, m'amusant presque de sentir que si certains me dévorent du regard, d'autres semblent désapprouver ma présence même à ce banquet. Sans un mot je traverse la salle et finalement, dans un froissement de tissu délicieux, je viens simplement retrouver ma place à ses côtés. Je lève les yeux vers lui et lui offre un bien délicieux sourire alors que je lui avoue sans la moindre honte que le temps m'a semblé bien long sans lui… Chose qui n'est pas un mensonge. Oui, alors que je me préparais, je ne cessais de penser à lui et oui, plus d'une fois, je me suis demandé si aujourd'hui je serais toujours aussi beau à ses yeux ou si le fait d'avoir pu passer une première nuit en ma compagnie m'avait rendu moins beau ou du moins, un peu plus terne. Et oui, alors que je nouais son cadeau autour de ma taille, j'étais presque impatient de le retrouver, me disant que là, j'aurais peut-être le droit à un compliment, à une caresse ou même un sourire. Alors, oui, une certaine sincérité, presque candide, se dégage de cet aveux. Aveux qui m'autorise le droit de sentir sa main se poser sur mon épaule, puis dans mes cheveux qu'il caresse. Un léger soupir glisse d'entre mes lèvres et un poids que je ne soupçonnais pas quitte ma poitrine. Mon regard vient accrocher le sien et le temps d'une seconde, je peux presque voir Damen me dire que je serais sa perle alors que les doigts de Steve continuent de se glisser dans mes cheveux, faisant tinter le bijou en argent à la manière d'un léger carillon.

"Alors permettez que je vous garde pour moi pour le reste de la journée…"

Avec une pointe d'audace je me permets de le réclamer, ayant la simple angoisse qu'il n'apprécie pas cela. Ce qui n'est pas le cas. Au contraire, il a un léger sourire, se penchant pour déposer un baiser sur ma tempe, m'arrachant de ce fait un autre sourire et un léger rougissement. Je lui plais toujours…  L'idée réchauffe doucement mon coeur alors que ses mots enflamment à nouveau mes joues alors que tout heureux, je recommence à m'éventer. Du bout des doigts, j'effleure la ceinture argenté à ma taille, murmurant doucement pour lui.

"Je ne pouvais que l'apprécier… Elle est vraiment magnifique mon prince…"

Les plats commencent à arriver et je détourne à mon tour mon regard du sien, continuant de caresser presque pensivement son présent, me disant qu'après une seule nuit à mes côtés, il m'offre déjà quelque chose… Comme si il me remerciait… Ou alors… Il est peut-être simplement généreux. Les plats ont beau passer devant moi, m'offrant mille et une saveurs, c'est pourtant lui que je viens observer du coin de l'oeil, à tenter de comprendre ce qui peut bien se passer dans ma tête. Est-il content de me posséder ? Suis-je assez bien à ses yeux ? Se lassera-t-il de moi ? Et si oui, quand ? Tant de questions s'emmêlent et se démêlent dans mon esprit alors que distraitement, je mange, m'étonnant de la richesse permanente des plats qu'ils servent à chaque repas. Il est vrai qu'à la Guilde nous avions un régime plus fade, plus composé de fruits et de légumes que de viandes et autres douceurs… Et même si une profusion de plats s'offrent à moi, je ne fais que grignoter, évitant les plats trop riches leurs préférants les douceurs de fruits au miel ou de légers chaussons. Et entre deux bouchées, je ne peux m'empêcher de jeter un regard à Steve, appréciant de sentir sa main sur mon épaule alors qu'il parle avec des convives, discutant de bruits de couloirs ou de la situation politique actuelle. Certes, j'aimerais pouvoir parler plus longuement avec lui, mais à part lui raconter une fois de plus que j'ai passé ma matinée à me faire beau pour lui…  Je ne vois pas ce que je pourrais lui dire de plus. La vérité c'est que j'ai peur de l'ennuyer avec des paroles qui ne seraient que du vent à ses yeux. Que pourrais-je lui dire de plus ?  Pour l'instant, à par lui parler du temps que je mets à me faire beau pour lui ou du fait que je suis heureux d'être à lui, je ne sais pas ce qu'il aimerait entendre de ma part. Serait-il intéressé que je lui parle de la Guilde… ? Je ne sais pas. Le repas touche finalement à sa fin et alors que je lave mes doigts dans une petite coupe d'eau chaude au citron, les essuyant ensuite dans un linge, je dois avouer être presque gêné par sa demande. Je me lève mais baisse les yeux, me mordant doucement les lèvres.

"Je… Je crains ne pas savoir monter à cheval… Je… Je ne pourrais vous suivre lors d'une promenade à cheval…"

Et voilà, maintenant je me sens presque idiot, me disant qu'il avait peut-être dans l'idée de m'emmener visiter les alentours du château à cheval, et que maintenant… Cette balade se retrouve compromise par mon incapacité à monter à cheval. Et j'avoue ne me détendre que lorsque je reprends, tentant de me raccrocher aux autres propositions qu'il m'offre.

"Je… Je dois avouer ne pas être fatigué… Et… Il fait si beau… Je préférais me promener avec vous dans les jardins, à profiter du beau temps et de votre présence, plutôt que de rester enfermé… Enfin, si vous le souhaitez."

Je continue de fixer le sol à mes pieds, sentant mon coeur battre furieusement dans ma poitrine, au rythme de l'angoisse qui doucement glisse dans mes veines. Une angoisse nourrit par l'idée qu'il pourrait s'offusquer de mon ignorance ou de mes paroles. Mes doigts se resserrent autour de mon éventail et heureusement, tout chez lui se fait doux. Autant sa voix que ses mots qui sont pareils à des caresses. Un sourire timide se glisse sur mes lèvres et doucement, j'ose reprendre.

"Alors… Pourrions-nous nous installer dans les jardins… ? Juste tout les deux… ?"
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Dim 3 Avr - 17:35


   
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Le repas est excellent, surtout maintenant que je l'ai à mes côtés. Je m'étais langui de lui, de sa simple présence, et de sa compagnie. Je souris en le sentant près de moi, et ma main vient naturellement le toucher, le caresser doucement, comme pour me rassurer. Oui il est là. Oui il est bien près de toi et il en a l'air heureux... Parfait. Mon sourire se fait radieux et sincère lorsqu'il me dit que je lui ai manqué, et qu'il souhaite m'avoir tout à lui pour le reste de la journée. Voilà qui est bien hasardeux, mais cela me plait. Je l'embrasse chastement sur la tempe, tout en continuant les discussions avec les autres courtisans. Puis bientôt les plats sont vidés et ramenés en cuisine, les convives se lèvent pour vaquer à leurs occupations et je fais de même, proposant diverses activités à mon compagnon. Sauf qu'en parlant de promenade à cheval je le vois baisser les yeux, et me confesser comme un enfant qu'il n'a jamais appris. Je ris doucement, lui faisant relever le menton.

James... Ne sois pas triste ou honteux, il n'y a aucune raison pour cela. Je ne vais pas t'en vouloir pour quelque chose qu'on ne t'a pas appris, d'accord? Après, le parc est immense et on peut y faire de très belles balades... Si tu le souhaites le maître d'écurie pourra t'apprendre, pour que nous puissions partir ensemble. Mais je ne t'y oblige pas.

Je pose ensuite ma main dans le creux de ses reins alors que je l'entraîne doucement dans les jardins pour profiter du soleil.

Bien sûr, allons-y compagnon...

J'appelle un domestique qui vient s'incliner devant moi et je lui demande de nous installer des rafraichissements dans les jardins privés. Puis il disparaît après s'être incliné et je reprends ma marche avec James. Nous faisons quelques pas, en silence, simplement bercés par le bruit du vent dans les arbres et le chant des oiseaux qui piaillent.

Et si tu me parlais de ta vie à la Guilde? Regrettes-tu d'être arrivé ici? A mes côtés? Je souhaite que tu sois heureux près de moi...

Nous suivons le chemin pavé de marbre qui serpente entre les buissons chargés de fleurs odorantes ou de fruits colorés, alors que je l'écoute. Nous passons de bosquet en bosquet, traversant des arches qui délimitent à chaque fois un thème différent. Là c'est un bassin couvert de lotus en fleurs au centre, puis derrière l'arche suivante ce sont de hauts palmiers et des tables en marbre pour jouer aux échecs... Puis nous arrivons enfin à une double porte devant laquelle je nous arrête.

Ici commencent nos jardins privés. Personne à part la famille royale et leurs invités ne peut venir ici.

J'ouvre une porte et le fais entrer. C'est un vrai écrin de verdure, où les hauts arbres forment un dôme qui protège agréablement du soleil. Il est beaucoup plus petit que les autres délimitations, mais plus intime, avec des hauts murs qui le coupent totalement du monde extérieur. Un petit ruisseau serpente dans l'herbe verte et soigneusement coupée, bordé de pierres de couleur rose et bleue. Au centre on a dressé une tente de tissu, posé des coussins et des matelas moelleux sur le sol, et une table supportant des rafraichissements et des pâtisseries nous attend. Le serviteur s'incline en nous voyant arriver et je lui souris.

C'est parfait. Merci. Maintenant va dire que les jardins sont occupés et que je ne veux pas être dérangé. Va.

Il disparaît sans un bruit et j'entends simplement le bruit des lourdes portes qu'on referme. Je me laisse retomber sur les coussins et je fais signe à James de me rejoindre, glissant ma main dans ses cheveux si doux.

Peu de gens sont venus jusqu'ici... C'est un des secrets du palais...

Je souris et attrape un verre de lhassi à la rose. J'en bois de longues gorgées avant de reposer le verre, restant contre James, une main sur son torse, l'autre supportant mon menton.

Tu es très beau James...

Mon sourire s'agrandit alors que je viens l'embrasser tendrement. Pendant de longues secondes nos baisers restent doux, mais petit à petit je sens la brûlure au creux de mes reins revenir, m'enflammer, alors qu'il est là, magnifique, tout contre moi et offert à mon bon plaisir. Mon souffle se fait plus court alors que nos baisers se font plus fiévreux, et que nos langues viennent se caresser avec envie, tout comme mes mains font de même avec sa peau. Petit à petit je commence à rouler des hanches contre lui, avant de me glisser sur lui, mon front contre le sien et mon membre à l'étroit dans mon pantalon. Entre deux baisers et deux caresses je murmure contre ses lèvres.

Je te veux compagnon... Je te veux ici et maintenant... Tout entier... tout à moi...

Et je commence à défaire les boutons de sa tunique.



   
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Ven 15 Avr - 20:10
A Stucky AUTout ce qui brille n'est pas orL'équitation n'était pas une chose qu'on pensait utile à la Guilde, nos maîtres disaient que nous devions être de belles distractions, sublimes même, capable de faire perdre la notion du temps à ceux qui nous possèderaient. Un bon Compagnon est un Compagnon dont on ne se lasse pas et avec qui le reste du monde devient fade. Nous nos devons d'être parfait, de plaire et de distraire. Alors pourquoi apprendre à monter à cheval ? C'est dangereux et ça ne nous ajoute pas de valeur. Les doigts de Steve se glissent sous mon menton et forcé, je relève les yeux vers lui, terrifié à l'idée qu'il puisse être déçu ou qu'il pense que pour des êtres dont on vante les talents par-delà les mers, je ne sois qu'une déception. Je crains qu'il puisse être en colère contre moi, qu'il puisse se dire que je suis une perte de temps et un cadeau des plus décevants… Autant d'angoisses et de craintes qui remuent mon être quand nos regards se croisent et qui ne se calment que lorsqu'après un léger rire, il me rassure. Un léger sourire se glisse sur mes lèvres et je sens mon coeur recommencer à battre autant pour lui que pour moi. Ce n'est pas grave dit-il et apprendre n'est pas impensable. Peut-être que mes joues rosissent légèrement pour lui quand sa main se glisse au creux de mes reins et que sa voix caresse mon être, me proposant de paresser tout les deux dans les jardins, à l'abri du reste de la cour.

"Merci mon prince et… Et ce serait avec plaisir… Ainsi nous pourrions aussi monter tout les deux…"

Presque sur la pointe des pieds, comme si j'agissais avec prudence, je le suis, docilement, pensant, rêvant plutôt, déjà aux longues promenades que nous pourrions faire tout les deux. Peut-être serait-il heureux de partager tout cela avec moi… Peut-être n'a-t-il personne avec qui faire ça. Du coin de l'oeil je l'observe, continuant d'un mouvement presque mécanique à m'éventer, laissant l'air frais caresser ma peau à défaut de sentir ses doigts le faire. En sa compagnie je fais quelques pas, mon esprit s'égarant entre ses chevauchées que nous pourrions avoir et le chant des oiseaux. Si je suis avec lui, mes pensées filent et il ne devrait pas être contrarié de mon inattention, parce qu'elles n'appartiennent qu'à lui. Je ne rêve pas d'autres endroits qu'ici ou même d'une autre personne… En cet instant, il n'y a que lui qui hante mes pensées. Sa question me fait revenir à moi et presque gêné, je croise son regard, comprenant alors que je ne suis pas le seul à me poser un bon milliard de questions. Lui aussi doute, il doute que je me sente bien ici et peut-être… Peut-être a-t-il que je le déteste parce que je n'ai pas eu le choix… Peut-être veut-il simplement que je me sente bien avec lui… ? Les plumes effleurent doucement mon menton tandis que d'une voix douce et calme, teintée peut-être d'une certaine nostalgie, je commence à lui parler de la Guilde.

"Oh vous savez… Je passais énormément de temps à apprendre, à m'entraîner… Que ce soit à lire, à calligraphier… Quand on est un apprenti, on a certes bien des domestiques à notre service, s'occupant des tâches ingrates pendant que nous nous apprenions… Je vivais avec tout les apprentis de mon âge…  C'était… Comme une famille. Une immense famille. Mais vous savez… Quand je n'étais pas à me former pour vous, je passais mon temps avec Damen… Et là… Là nous ne faisions rien…"

Je m'autorise un léger rire.

"Enfin, nous paressions surtout au soleil en jouant aux cartes…"

Ou lové dans les bras l'un de l'autre, à goûter le miel sur nos lèvres. Caché par les immenses feuilles des arbres, alanguis dans des coussins épais et moelleux, nous passions parfois des après-midis, l'un contre l'autre, à se caresser du bout des lèvres, nos doigts affairés à faire frissonner la peau de l'autre tandis que nos soupirs se mêlaient aux murmures du vent qui faisait chanter les feuilles. Le temps d'un instant, je repense à ce que c'était de sentir son corps contre le mien et je ne peux que sentir mon coeur se serrer à l'idée que désormais… Jamais plus je ne le verrais. Jamais plus je ne pourrais goûter ou caresser sa peau pareille à du lait. Maintenant, je dois vivre avec l'idée qu'il sera à quelqu'un d'autre et que jusqu'à la fin de mes jours… Je ne pourrais jamais le revoir.

"Alors… Oui… Damen me manque… La Guilde… Un peu moins, parce que c'est très beau ici et vous… Vous êtes si gentil avec moi, mon prince. Je suis heureux et soulagé qu'on m'ait offert à vous…"

Un sourire sincère accompagne mes mots tandis que nous avançons tout les deux dans les jardins, passant sous bien des arches, devant bien des buissons aux fleurs colorées jusqu'à arriver face à une lourde porte. Et avant que je n'ai le temps de lui demander où nous allons, voilà qu'il m'explique que nous allons pénétrer dans les jardins privés de la famille royal. Comme un enfant je deviens subitement impatient, me demandant à quoi peuvent-ils ressembler. Steve m'ouvre la porte et soufflé, je fais un premier pas dans cette forêt, ayant presque l'impression d'avoir quitté le palais pour des contrées sauvages… Une contrée où seul lui et moi sommes acceptés. Un écrin d'intimité qu'il souhaite partager avec moi.

"C'est magnifique…"

Dissimulé derrière mon éventail de plumes, je souris comme un enfant, me mordant les lèvres pour tenter de le faire disparaitre alors que je ne cesse de me dire que j'aimerais bien passer mes journées ici, avec lui. J'avance avec lui et je ne peux que sourire un peu plus en découvrant les coussins, pâtisseries et rafraîchissements qui n'attendent que nous. Steve s'allonge et rapidement je le rejoins, soupirant de plaisir autant pour ses doigts qui se glissent dans mes cheveux que pour la douceur des coussins. Les yeux mi-clos je reste contre lui, murmurant doucement pour lui, comme si j'avais peur de faire trop de bruit en ce sanctuaire végétal.

"Un secret que je ne partagerais qu'avec vous, mon prince."

L'éventail glisse d'entre mes doigts et termine sur la table, là où lui sirote une gorgé de lhassi, laissant tout de même sa main sur mon torse. Mon attention lui appartient et quand il m'avoue me trouver beau, je ne peux avoir qu'un sourire lumineux pour lui, glissant déjà une main dans sa nuque pour accueillir son baiser. Nos lèvres s'effleurent, se caressent et semblent se découvrir à nouveau dans un chaste baiser. Ses doigts restent sages, les miens aussi. Pendant de longues minutes tout reste sage, nos souffles se mêlent, nos lèvres s'unissent mais tout est doux, presque timide… Jusqu'à ce qu'il semble vouloir plus. Progressivement ses caresses se font plus audacieuses, ses doigts se frayant un chemin sous ma tenue pour trouver ma peau alors que sa langue se glisse entre mes lèvres, venant chercher la mienne. Un soupir m'échappe et lentement, je le suis, faisant danser ma langue avec la sienne tandis que mes doigts dévalent son échine, terminant au creux de ses reins. Entre deux baisers, de légers soupirs m'échappent alors que lui commence déjà à rouler des hanches contre moi, me faisant sentir son envie, jusqu'à finalement se glisser au-dessus de moi. Mes deux mains viennent épouser ses hanches fines, accompagnant ce mouvement qui me fait me durcir d'envie. Et quand je viens caresser son ventre au travers de son épaisse tunique, je soupire doucement pour lui, cambrant le dos pour ses doigts qui défont déjà ma tunique.

"Et je vous veux… Je veux que vous me preniez… Que vous me fassiez votre, mon prince…"

Mes dents viennent doucement effleurer sa lèvres, la mordillant ensuite avec envie tandis que je l'aide à me déshabiller, lui offrant ma peau et mon être. Sa ceinture glisse le long de ses hanches et là où je soupire de plaisir pour ses doigts et ses lèvres, je le dénude à son tour. J'ouvre sa tunique sans la faire glisser le long de ses épaules, caressant son torse et son ventre jusqu'à voir sa peau frissonner alors que je lui offre ma gorge et de légers gémissements. Je viens attraper son poignet et fais glisser ses doigts jusqu'à l'anneau en or sur mon téton gauche. Mes lèvres viennent chercher son oreille et doucement, je murmure pour lui mon enseignement.

"Juste là… Et là… Et je serais à vous… Tout à vous. Je gémirais à vos oreilles, vous suppliant de ne jamais arrêter…"

Je prends son autre main et la fait glisser entre mes cuisses, gémissant légèrement quand ses doigts se referment autour de mon membre.

"Ne réfléchissez pas… Faites comme vous feriez seul…"

Je viens lui voler un autre baiser, commençant à lentement rouler des hanches contre ses doigts, terminant ensuite de le déshabiller, prenant le temps d'embrasser ses gorge, puis ses épaules alors que mes mains se perdent sur son torse, son ventre et finalement, son membre que je gratifie de longues caresses envieuses. Et pendant de longues minutes, entre deux gémissements et deux baisers que je dépose sur sa peau, c'est ainsi que nous nous découvrons un peu plus, lui apprenant sur mon corps tandis que je fais frissonner son être d'envie. Ses doigts maltraitent avec amour mon téton, jouant autant avec l'anneau qu'avec lui, m'arrachant bien des soupirs  quand je ne cambre pas un peu plus le dos pour lui. Puis, quand je sens qu'il ne souhaite que me posséder, je reviens caresser son poignet, faisant doucement glisser une de ses mains entre mes fesses, mêlant doucement mes doigts aux siens. Il lui faut apprendre… Et sur moi, il apprendra qu'avant de prendre une femme, il faut la préparer… De la même façon qu'on prépare un homme avant de le prendre… Du bout des doigts je commence à me caresser, jusqu'à finalement glisser un doigt en moi, gémissant doucement, avant de l'enjoindre à faire de même en le murmurant au creux de son oreille.
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Jeu 12 Mai - 18:15


   
On top of the world


   
Ses pas légers se posent sur les dalles avec le même rythme que moi alors que nous cheminons dans les jardins. Curieux de sa personne, j'ose lui demander de me parler de cette fameuse Guilde, qui lui aurait tout appris et tout enseigné. Et rien qu'après avoir passé quelques jours avec lui depuis qu'on l'a offert à moi, je me rends compte de tous les savoirs qu'on lui a enseignés. A part l'équitation. Il marche et bouge avec grâce, comme un chat. Il parle avec éloquence et recherche. Il connaît l'art du thé et s'habille avec élégance et raffinement. Il est un peu comme un bel objet qu'on a choisi avec soin, et qui par sa présence égaie ou donne le ton à toute une pièce. Il est de ces personnes là, qui n'est pas comme les courtisans qui ne cherche qu'à sortir du lot, à se faire remarquer en se forçant à être drôle ou spirituel, frôlant parfois l'insolence et l'écoeurement. Lui a plus de valeur parce qu'il sait se taire. Parce que je suis le seul à qui il veut plaire. Sa compagnie est plus agréable parce qu'il ne cherche pas à me faire dire ou faire quoi que ce soit. Il est rafraîchissant comme l'eau d'une source en plein été. Ou comme un vent doux après une journée à la chaleur écrasante.

Je l'écoute alors, me parler de ses journées, de ce qu'il a appris d'autre dans cette fameuse Guilde. Je hoche lentement la tête, et souris légèrement quand il me dit qu'il a également appris à faire de la calligraphie. Je serais curieux de le voir faire, un jour. Puis un prénom apparaît, un certain Damen. A entendre l'émotion dans sa voix, je comprends que c'est quelqu'un à qui il tient beaucoup. Dont il est proche. Dans un sens je l'envie. Je n'ai pas eu la chance d'avoir de frère, ma mère ayant eu suffisamment de mal à n'avoir que moi. Evidemment j'ai eu des nurses et des gouvernantes mais je n'ai jamais pu m'amuser avec elles comme j'aurais pu le faire avec un frère. J'ai plus souffert de la solitude que je n'aurais voulu. Enfin... maintenant tout cela est terminé, et peut-être que de l'avoir lui va combler ça. Une présence qui n'aura rien à gagner à rester à mes côtés. Quelqu'un qui n'ait pas d'intérêt à rester près de moi... Enfin c'est ce que j'espère. Et seul le destin pourra répondre à mes questions.

Mon sourire s'élargit alors qu'il continue de parler, et que de douces paroles sortent de ses lèvres délicieuses. Il me trouve gentil. Il est heureux d'avoir été mon présent. J'en ronronnerait presque, même si pour l'instant je ne suis pas encore totalement certain de la sincérité de ses propos. Ou plutôt, de ce qu'il attend en retour. Enfin, la suite nous le dira. Pour l'instant ses paroles ont déjà le mérite de me plaire. Je ne rajoute rien à part mon sourire, et je l'emmène plus loin, au coeur des jardins, dans la partie que seule la famille royale peut visiter. Et pour aujourd'hui, ce secret sera à nous. Tout est calme et l'agitation du palais disparaît sitôt les lourdes portes closes. Nous sommes seuls et personne ne viendra nous déranger.

Nous nous installons et bien vite, après de chastes baisers, le désir revient au galop, et chaque minute entre ses bras, chaque baiser, chaque caresse ne fait que m'enflammer davantage, au point que je ne peux plus tenir. Je le veux. Je le veux ici et maintenant. Je veux qu'il soit à moi, et qu'il me montre enfin tout ce que je ne faisais que soupçonner ou entrevoir depuis si longtemps. Petit à petit mon corps se colle au sien, bouge en harmonie au rythme de nos hanches et de nos souffles, de nos mains et de nos lèvres. Puis je perds toute retenue lorsque dans un soupir, alors que ses doigts défont ma tunique, il m'avoue qu'il me veut. Est-ce encore une façon de se faire bien voir de ma personne? Je ne sais. Pourtant je sens son envie contre la mienne et ça, il aurait du mal à le feindre. Ou alors la Guilde lui aurait appris à faire cela? Peu importe, ma fièvre me fausse l'esprit et je ne raisonne plus correctement. Je le veux et c'est tout. Je veux le posséder et rien d'autre.

Ses lèvres, ses dents, ses mains me font bientôt soupirer puis gémir alors que nos tenues glissent rapidement sur l'herbe qui nous entoure. Sa main saisit la mienne, et la pose sur son sein, m'invitant à jouer avec son anneau d'or. Après une seconde d'hésitation je me lance, commençant à le faire rouler sous les doigts, puis y déposant mes lèvres. Et son autre main guide la mienne entre ses cuisses. C'est la première fois que je touche le membre d'un autre homme et ce contact est étrange. Mes doigts viennent s'enrouler autour de sa peau tendue, et je commence à le caresser, lentement d'abord, puis plus vite en entendant ses soupirs sous ma main. Je le découvre ainsi de longues minutes, abandonné à mes soins, avant d'être totalement nus l'un sur l'autre. Et finalement sa main vient me rendre la pareille, et j'ai un hoquet de surprise alors qu'il commence à me caresser à son tour. Par les dieux... par les dieux c'est... c'est tout autre que ce à quoi je m'adonnais seul dans ma baignoire ou dans mon lit. C'est... je n'ai pas les mots, seuls des gémissements s'échappent de mes lèvres comme des siennes. Encore. Encore. J'en veux plus. Beaucoup plus. Je le veux. Je le veux tant.

Il me montre une nouvelle technique, faisant descendre mes doigts bien plus bas, jusqu'à se glisser entre ses fesses. J'hésite une seconde, surpris mais néanmoins curieux, et j'imite ses gestes, je le laisse me guider, apprenant et découvrant ainsi. Ses murmures d'encouragement me rendent fou, et je m'applique à bien faire, à aller dans le sens de ses gémissements. Et j'avoue que le sentir prendre autant de plaisir est quelque chose qui me fascine et qui m'enfièvre encore davantage. Je veux connaître ça moi aussi. Etre terrassé de la sorte. Je m'applique, l'écoutant, l'imitant, et heureusement il me murmure qu'il est prêt, qu'il m'attend. Mon impatience redouble encore à l'idée que ça y est. Que je vais enfin découvrir toutes ces choses. Prendre encore plus de plaisir que ce qu'il m'a déjà fait découvrir. Mes lèvres reviennent l'embrasser alors que je viens me presser entre ses cuisses. Pendant quelques secondes je roule simplement des hanches avant d'oser enfin entrer en lui. Et à peine je commence ma progression que je gémis, le souffle coupé. C'est... indescriptible. Je retiens mon souffle alors que j'entre lentement, me forçant à me modérer pour ne pas lui faire mal, jusqu'à finalement être totalement en lui.

Oh compagnon... je n'aurais jamais pensé que... que c'était si délicieux... Tu me rends fou...

Je souris avant de prendre ses lèvres, et je commence à bouger en lui.



   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart
   
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