Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Wolf Like Me

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Date d'inscription : 03/04/2014
Dim 1 Nov - 21:25

 Wolf Like Me


Steve, trésor?
Oui maman?
Viens... l'alpha veut te parler.
Ah, Fury est là?
Oui il est en bas trésor.


Je repose mon bouquin et me relève, suivant ma mère qui a passé la tête par la porte jusque dans le salon. Fury se lève et me sourit avant de me taper sur l'épaule.

Steve, notre petit oméga!
Fury... vous vouliez me voir? Moi?
Parfaitement. Assieds toi. Sarah, prends place toi aussi.


Je m'assieds à côté de ma mère qui attrape ma main et qui la serre avec force. Je la regarde sans comprendre alors que je la vois au bord des larmes. Mais qu'est-ce qui lui arrive? Pourquoi elle est comme ça? Mon regard se pose sur Fury. Si quelqu'un sait ce qui se passe ici, c'est bien lui. Et effectivement, à peine mon regard s'est posé sur lui qu'il se lance.

Steve, tu sais que tu es spécial. Un oméga, que pas mal de meutes nous envient.
Oui Nicholas, je suis si fière de lui...
Tu peux Sarah, tu peux. Mais... l'heure est grave. La meute a besoin de toi.
De...de moi? Pourquoi?
Des accords ont été scellés avec une autre meute. Des accords de paix. Les Winter ont accepté de nous laisser Cheapside.


Je le regarde sans comprendre. Qu'est-ce que j'ai à foutre là-dedans moi? Mais j'aime pas ça. A voir l'expression de ma mère, je sens que ça ne va pas être cool comme nouvelle. Pas du tout. Et ça se confirme dès qu'il continue.

En guise de remerciements nous avons décidé de leur faire un cadeau.

Merveilleux, mais en quoi ça me concerne? Je reste toujours silencieux.

Ce cadeau ce sera toi. Ils ont été très honorés en apprenant que nous avions décidé de te faire rejoindre leurs rangs. A partir de demain tu seras sous leur protection. Tu te situeras dans leur hiérarchie.

Non. Non c'est pas possible. C'est pas possible! Je peux pas! Je peux pas! C'est... c'est hors de question! J'arrive enfin à ouvrir la bouche.

Mais... mais j'ai... mais j'ai que seize ans! Je... je suis encore au lycée! Je veux pas quitter ma mère... Je...
On te demande un grand sacrifice Steve, mais il faut penser aux intérêts de ta meute. Et l'alpha de la meute Winter est quelqu'un de correct. Il saura veiller sur toi. C'est un bon alpha qui aime sa meute et qui prend soin d'elle.
Fury c'est ici ma meute! Avec maman! Avec Peggy! Avec Matt!
Ca l'était. Demain soir tu seras un Winter. Nous viendrons te chercher à vingt heures. Emmène tes affaires avec toi car tu vivras avec eux désormais.
Mais je... maman... maman dis quelque chose! Tu peux pas... Tu peux pas me laisser partir! Tu peux pas les laisser m'emmener!
Steve trésor, c'est un sacrifice que tu dois faire...
J'en veux pas! J'en ai rien à foutre je veux rester avec toi, avec ma famille! Et F...


Sauf qu'entre temps Fury avait disparu et je reste comme un con face à ma mère, avant d'aller m'enfermer dans ma chambre. Et cinq minutes après, la voilà qui vient s'asseoir près de moi sur mon lit, qui me caresse gentiment les cheveux et qui commence à m'expliquer à quel point c'est important, à quel point elle est fière de moi, à quel point toute la meute va tirer un bénéfice de ça... Et la seule chose que je trouve à répondre, c'est lui balancer qu'elle est contente de se débarrasser de moi. Ce qui la fait éclater en sanglots. Je m'en veux. Je me sens mal, et je me sens con. Bien sûr que ça lui fera mal de me voir partir. Mais d'après elle, je pourrai revenir à la maison pour venir la voir quand je veux, que je pourrai l'appeler et autres. Oui enfin je... je vais me retrouver avec de parfaits inconnus merde! Des gens que je connais pas! Et qui auront tout pouvoir sur moi!

Sauf qu'au moment où je pense avoir touché le fond, je la sens hésiter, chercher ses mots, et finalement m'avouer qu'il y a encore un dernier truc que j'aurai à savoir : un des membres peut me réclamer. Et quand on réclame un loup... pour sceller le lien qui les unit ils... ils devront coucher ensemble. J'ai envie de vomir. J'ai envie de vomir parce que ça veut dire que dans quelques jours à peine, peut-être déjà demain soir, je vais devoir coucher avec quelqu'un que je connais pas, que j'aurais jamais rencontré, et que je pourrais même pas refuser. Alors que j'ai à peine roulé quelques galoches. On va me voler ma première fois et c'est normal. Putain mais qu'est-ce que je peux détester ma condition de loup-garou parfois! Surtout là où en 2015 on vit encore comme des foutus barbares du Moyen-Age! Merde! Non. Non.

Je passe la soirée dans ses bras, à sangloter comme un gamin à l'idée de qui va m'arriver, et je l'entends renifler, elle aussi. Je m'endors contre elle tout habillé et je me réveille seulement le lendemain, recouvert d'une couverture. Une fois réveillé je la vois entrer dans ma chambre, l'air fatigué et triste comme jamais, avec un thé au citron bien chaud, comme j'aime. Et quand je regarde l'horloge, je vois qu'il est huit heures. J'ai encore douze heures avant d'être libre. Douze heures avant qu'on me vende. Je prends une longue douche et reste quasiment tout le temps avec ma mère, même quand je prépare mon sac. Comme si je voulais emmagaziner le maximum de temps passé avec elle. Me rappeler de tout. Le mouvement de ses cheveux, son parfum, les quelques rides qu'elle as au coin des yeux... Elle me prépare mon plat préféré pour midi, et on va faire un dernier tour du quartier en mangeant une glace. Le parc où je jouais, ma vieille école, tout ça... Et en fin d'après-midi je prépare mes affaires avec elle. Un gros sac de sport et un sac à dos. Et elle me promet de m'apporter le tout une fois que je saurais où je vais vivre.

Mais il est beaucoup trop tôt quand on klaxonne devant l'immeuble. Pendant quelques secondes elle me serre à m'étouffer, et j'arrive plus à retenir mes larmes. Tant pis. C'est ma mère après tout... Pierce vient prendre le sac de sport et une fois en bas, je la vois une dernière fois me faire un signe par la fenêtre. Je m'engouffre dans la berline noire et on se met en route. Peggy est à côté de moi, à l'arrière et elle me rassure doucement, sa main sur mon genou. J'ai l'impression que le trajet dure une éternité, et enfin on s'arrête devant un bâtiment. On me fait descendre, et Pierce se place derrière moi alors que Peggy marche à ma hauteur. Fury, qui était au volant, ouvre la marche. Il frappe quelques coups à une immense porte en bois et on nous ouvre vite. Ils sont trois à l'intérieur. Un type, entre vingt-cinq ans, les yeux bleus et les cheveux sombres, se tient au milieu, avec un black a sa droite, et une armoire à glace sur sa gauche. Le comité d'accueil. Fury s'avance vers celui du milieu à qui il serre la main. Je les entends parler un peu avant que Fury se tourne vers moi et me fasse signe d'approcher.


Steve? Viens mon garçon. Je te présente l'alpha de ta nouvelle meute.
B...bonsoir...
Il est un peu chétif mais il s'est déjà transformé deux fois. Bon eh bien mon garçon je te souhaite bonne chance pour la suite. Tu vas nous manquer.
Hmmm


J'ai même pas envie de lui faire le plaisir de répondre. je le suis un peu du regard, une main sur la bretelle de mon sac à dos alors que le lève les yeux vers le chef. Il est grand et large mais il a pas l'air méchant. Enfin... j'ai pas l'impression. Je déglutis, alors que mon coeur bat comme un fou dans ma poitrine, et je reste planté face à lui, attendant ce qui va se passer ensuite.


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Mar 3 Nov - 23:28
Howling for You.
Je ferme les yeux et je fais rouler mes épaules, tentant de faire disparaitre l'étrange sensation qui semble courir autant sur ma peau que dans ma chair. Une excitation et une impatience plus animale qu'humaine dont l'origine me laisse perplexe. Vient-elle de mon propre loup ou de ceux de Sam et Rumlow qui attendent à mes côtés. Je croise les bras sur ma poitrine et soupire doucement, faisant cette fois-ci craquer ma nuque.

"C'est vrai que c'est un omega ?"

Je rouvre les yeux alors que j'entends Rumlow me murmure ça du bout des lèvres. Son excitation purement primaire me  submerge et je prends une grande inspiration, sentant que de son côté, Sam tente de se contenir, m'envoyant des ondes plus neutres.

"C'était de notoriété publique qu'ils avaient un omega. Alors ouais, j'espère pour le cul de Fury qu'il m'offre réellement leur omega… Sinon je lui ferais comprendre qu'on me prend pas pour un con."

Ma mâchoire se verrouille à cette simple idée. J'ai tout de même cédé notre seul quartier en ville juste pour une trêve à la con… Un trêve dont je ne voulais pas… Jusqu'à ce qu'ils me parlent de leur précieux petit omega. Du fait qu'ils étaient prêt à me le céder… À me l'offrir pour me calmer et pour accuser la perte de ce quartier. L'idée même avait fait gronder de plaisir mon loup qui m'avait fait ressentir un puissant cocktail d'émotion allant d'une envie primaire à une satisfaction sans nom. On nous offrait un omega. Un omega que j'attends de pied ferme, mes deux bêtas à mes côtés. Je sens mon loup effleurer la surface de mon être. Parce que lui a déjà rencontré un omega. Une fois. Lors d'une nuit de pleine lune, quand j'étais encore dans la meute de mes parents… Je me souviens de la sensation de bien-être qui m'avait effleuré et qui avait fait que mon loup d'habitude assez agressif, c'était contenté de l'observer de loin avec un calme qui ne lui ressemblait pas. Je me souviens que ça avait été si étrange à vivre, même au travers du regard de l'animal. J'avais ressentis toute cette colère, cette tension permanente, ce besoin de prouver que j'étais l'alpha se dissiper pour ne laisser place qu'à un calme, une sérénité délicieuse.  C'est suite à cette nuit que j'ai compris pourquoi ils étaient si précieux, si recherchés… Alors oui, si je montrais les crocs quand on m'a expliqué que je devais céder une partie de notre territoire de chasse, je dois avouer m'être grandement radoucis quand on m'a parlé de me céder un omega. Et là… Je suis dévoré par l'impatience, à l'attendre dans le hangar sous la caserne. Au loin j'entends les crissements de pneu d'une bagnole et un sourire se dessine sur mes lèvres quand l'odeur de quatre loups me parvient. Je hausse légèrement le menton alors que la porte en bois s'ouvre devant nous et que l'alpha de la meute rivale se pointe, ses deux chiens sur les talons et un gamin en prime. Je hausse un sourcil en sentant que c'est lui l'omega. Le gamin chétif. Sérieux ? Ils m'offrent… Un jeune loup ? Mais… J'ai une gueule de baby-sitter moi ? Mon regard se pose rapidement sur le gamin frêle qui se cache presque derrière les deux abrutis avant de me concentrer sur l'unique oeil de l'autre alpha. Il me tend une main que j'attrape.

"Barnes.
- Fury… Fallait pas déplacer autant de monde… Juste vous et l'omega ça aurait suffit… Pas besoin de ramener les deux vieux sacs à puces.
- Toujours aussi charmant à ce que je vois…
- On change pas une équipe qui gagne… Alors… C'est lui ?"

Je désigne du menton le petit blond qui tente de se faire oublier, espérant peut-être que si il continue de se faire discret, il finisse par disparaitre. Fury se tourne et lui fait signe de s'approcher. Mon regard se pose sur sa frêle personne et si au début je me dis qu'on m'a refilé le souffreteux de la portée, je change d'avis quand je le sens ne serait-ce qu'approcher. Rien que son odeur et… Ouais… Je pourrais le prendre dans mes bras et le garder tout contre moi, juste pour qu'il calme mon loup, juste pour sentir son odeur. Mon loup s'agite, me chuchotant une seule et même chose qui ne cesse de faire courir des frissons sur ma peau. "Mien." Il veut déjà le réclamer et à sentir ce qui me parvient de mes deux bêtas, je commence à me dire que je ne suis pas le seul à avoir envie de l'avoir tout pour moi. Je le dévore presque du regard alors qu'un sourire se dessine sur mes lèvres.

"Bonsoir…"

Je ronronne presque cela alors que son alpha m'explique que malgré son allure chétive, il a déjà changé deux fois. Quoi… Deux fois ? Mais… Mais c'est vraiment un gamin. Il doit avoir quoi… ? Seize ans à tout casser ? Je passe ma langue sur mes lèvres, ne le lâchant pas du regard. Bon sang… Je devrais pas ressentir ça pour un gamin de seize ans… Mais merde. L'alpha en moi réclame, hurle même qu'il soit à moi. Rien qu'à moi. Que je sois le seul à avoir le droit de l'approcher, de le toucher, de le posséder. J'ai envie qu'il soit mon omega. Rien qu'à moi. L'envie du loup se mêle à la mienne. Je lui glisse un autre sourire, me retenant de le toucher. Si je faisais ça… Les deux autres verraient ça comme une manière de vouloir me l'approprier.

"Enchanté Steve… Je suis James, ton nouvel alpha. Et je te présente mes deux bêtas… Rumlow à ma gauche et Sam à ma droite."

Je laisse les deux le saluer sobrement, Sam lui glissant un sourire là où Rumlow se contente de le regarder comme si il allait le dévorer. Je passe ma langue sur mes lèvres avant de reprendre.

"Nous sommes ravis de te faire ta connaissance…"

Je lève les yeux vers Fury et lui fait comprendre qu'il n'est plus le bienvenue sur notre territoire. Lui et ses deux loups disparaissent, nous laissant avec Steve dont la peur transpire et excite nos loups.

"Sam…Va prévenir les autres. On va pouvoir commencer. Rumlow… Va installer les chaises. Et vérifie que tout le monde a bien sorti sa caisse. Je veux pas que l'accident de la dernière fois se reproduise."

J'attends que les deux nous quitte pour revenir vers Steve, lui glissant un sourire qui se veut chaleureux.

"Alors… Je me doute que tu dois pas être à l'aise et qu'en plus… Tu meurs de trouille. Mais je t'assure, les rites d'introduction… C'est pas la mer à boire. Je vais simplement te présenter à chacun des membres de la meute, te lier à nous et là tu seras un des nôtres. Oh d'ailleurs, une fois que ce sera fait… Tu pourras t'installer ici, ce sera ta nouvelle demeure, notre super caserne. Ouais ça paye pas de mine, mais ça à le mérite d'être convivial."

Je laisse mon ton se faire plus doux et plus rassurant alors que je reprends.

"Et… T'inquiètes, je sais ce que c'est que de devoir changer de meute assez jeune et de pas avoir le choix. Et ça va aller, on va prendre soin de toi ici. D'acc' ?"

J'entends les autres descendre et je lui adresse un autre sourire.

"Allez, prêt à rencontrer ta nouvelle meute ?"


J'attends qu'il hoche timidement de la tête avant de l'amener jusqu'au centre du garage. Là nous attend, le reste de la meute, qui sagement assis, se tait au moment même où je m'approche avec le petit omega. Je lui fais signe de poser son sac et de me rejoindre au centre du cercle. Je lui glisse un sourire avant de me racler la gorge.

"Voici ta nouvelle meute. J'en suis l'alpha et viennent ensuite Rumlow, Sam, Natasha, Clint, Tony, Maria… Et bientôt toi. Ce soir… Tu vas être l'un des nôtres… Tu vas devenir notre omega."

Un frisson d'excitation parcourt la meute, tout le monde n'attends que ça… De pouvoir, toucher, posséder l'omega. De savoir qu'il est désormais un tout avec nous. Qu'il est à nous. Tout le monde veut avoir la chance de se lover contre lui et de pouvoir dire qu'il protège une créature aussi merveilleuse et importante que lui. Je me tourne vers lui, et viens doucement prendre son visage entre mes mains, le forçant à contempler mon regard. Dans mes pupilles il doit voir le loup qui effleure la surface, rêvant simplement de pouvoir se glisser dans ses bras et simplement s'imprégner de son odeur. La conscience de l'animal se mêle à la mienne et je sens la meute faire de même. Mes doigts caressent sa peau et d'instinct je me rapproche de lui, fermant les yeux alors que je glisse mon nez dans ses cheveux, respirant son odeur presque enivrante, m'en imprégnant. Un calme me saisit et là, alors qu'il est si petit, si fragile tout contre moi, je me dis que je le veux. Pour moi. Rien qu'à moi. Mes doigts remontent dans sa nuque jusqu'à ses cheveux et je me calme, tandis que je m'écarte quelque peu de lui, bouche sèche.

"Tu es à moi maintenant. Je suis ton alpha. Tu es mon omega. Tu me dois respect et obéissance, je te dois protection et affection."

Je me recule un peu plus et fais signe aux autres de s'approcher.

"Nous sommes ta meute. Nous serons là pour t'aider, pour te protéger et pour te chérir. Tu es notre omega et nous te chérirons comme la chose la plus précieuse au monde."

À leur tour ils viennent le toucher, le caresser, s'imprégnant de son odeur, se liant à lui. Je ferme les yeux et me laisse porter par cet sensation qui m'envahit, sentant à travers eux la joie et la sérénité qui se dégage de cette événement. Et doucement, je sens Steve se rajouter à la meute. Doucement, je sens qu'il fait parti de nous, qu'il est avec nous.
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Mer 4 Nov - 13:32

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Fury tourne les talons et je suis face à eux. Des membres de ma nouvelle meute. Un grand brun aux yeux bleus, un colosse au teint mat et aux cheveux noirs, et un black qui a l'air moins flippant. Je me retrouve planté devant eux, perdu, mal à l'aise. Paumé. Pourtant l'alpha me sourit, et me contemple bizarrement. Comme si... comme si j'étais un bout de viande. Le truc le plus précieux de la terre. Genre Golum en train de faire tourner l'anneau et crachoter "mon précieux". Alors ça me met franchement pas à l'aise, surtout quand je sais comment le film s'est terminé.

Le voilà qui me regarde avec un sourire qui s'est encore agrandi, et qui se présente, lui, tout comme les deux autres. Je hoche lentement la tête alors que je les détaille rapidement les uns après les autres.


Bonsoir James, Rumlow, Sam...

Je tente de sourire à mon tour mais c'est loin d'être gagné. Parce que je suis trop terrorisé. Trop... paumé. Trop tout. J'entends derrière moi la voiture qui m'a amené qui démarre puis s'éloigne. Me laissant vraiment seul ici. Avec eux. Pour toujours. Je les regarde, fronçant les sourcils quand Buck parle de dégager les voitures. P...pourquoi? Et il demande aussi de ramener des chaises. Oh... oh oui je vois. Ils font ça comme ça ici. Puis une fois qu'on est seuls tous les deux il se penche un peu vers moi et m'offre un sourire qui est plus chaleureux et réconfortant. Qui arrive à vraiment me rassurer. Enfin, un peu. Parce que mon coeur tambourine toujours dans ma poitrine.

D...d'accord. Je comprends.

Et en l'écoutant je comprends un peu mieux où je me trouve : une caserne. Ils habitent une vieille caserne. C'est super cool! Et du coup le grand espace vide au rez-de-chaussée doit leur servir de garage. Alors qu'ils vivent au-dessus. Et... moi aussi j'habiterai là bientôt. Dès... dès ce soir même. Pendant une seconde je me demande s'ils ont la wifi, avant de reporter mon attention sur Rumlow qui installe des chaises en cercle.

Mais je... j'aurai une chambre à moi? Ou... ou un appart?

Tout ça est tellement nouveau, j'en suis chamboulé. Mais ça pourrait être bien, d'avoir mon propre appartement à seize ans. Matt en serait vert de jalousie, et quelques copains au lycée aussi. Même pas diplômé et pourtant j'aurais mon appart... J'arrête de gamberger quand j'entends des pas résonner dans l'escalier et je vois plusieurs nouveaux visages. Une belle fille aux cheveux de feu, qui tient la main a un mec avec l'air sympa, les cheveux relevés en brosse. Un type qui a entre quarante a cinquante ans, avec un bouc marrant et qui quitte à peine son smartphone des yeux et une nana brune qui doit avoir l'âge de ma mère. Ma nouvelle meute. Ma nouvelle famille.

Je lui souris, un peu plus rassuré mais pas beaucoup quand il me dit qu'ils allaient prendre soin de moi.

Ouais... je... j'espère... Et... pour l'instant je suis mort de trouille...

Il m'emmène au centre du cercle et me présente tous les nouveaux venus qui s'installent chacun sur une chaise. Il en reste deux de vides. Une pour moi. L'autre pour Bucky.

B...bonsoir... je...je m'appelle Steve... en...enchanté...

Ouais c'est bateau mais là je ne trouve rien de mieux. Vraiment rien. Et puis ça commence. Au début je l'ai pas senti, quand il s'est juste penché vers moi et qu'il a pris mon visage entre ses mains. Sauf que quand il a plongé son regard dans le mien j'ai senti. J'ai vu. Son loup, qui est juste là, conscient en même temps que lui. Réactif. Impatient. Alors que le mien est sagement en train de dormir en attendant la prochaine pleine lune. Le seul moment où un oméga peut se transformer. Pas comme lui qui peut le faire quand il veut. Privilège d'alpha.

Il se rapproche ensuite, et commence à me garder contre lui tout en me reniflant. Je sens qu'il m'intègre à lui, à sa meute, alors que je m'imprègne de lui aussi, mémorisant sa senteur. Et en quelques secondes je sens le lien se faire. Je ressens son impatience, son envie de m'avoir. Le loup comme lui sentent pareil. Pensent pareil. Ils me veulent. Je frissonne quand sa main glisse dans ma nuque pour me garder contre lui avant qu'il se détache, et me regarde en souriant. Je plante mon regard dans le sien et scelle mon serment aussi.

Je suis à toi maintenant. Tu es mon alpha et je suis ton oméga. Je te dois respect et obéissante et tu me dois protection et affection.

Sans même parler, ou avoir besoin de parler, je sens que je partage maintenant ses sensations et ses émotions. C'est intense. Parce que je ne l'avais jamais testé avant. Pour ma meute, j'y étais né donc j'en faisait partie avant même ma naissance, et j'ai toujours connu la plupart de ses membres. Et quand il prononce la suite, étrangement ça me rassure. Il me promet que tous veilleront sur moi, et que je serai l'élément le plus important de leur meute à partir de maintenant.

Vous êtes ma meute et je ferai tout pour vous apporter bien être et réconfort pour vous récompenser de votre... protection.

J'ai failli me planter sur le dernier mot et ça aurait fait tache. Mais ça va, c'est passé. J'entends ensuite les chaises qui raclent le béton et ils s'approchent tous de moi. Des mains se posent doucement sur moi, mes épaules, mes bras, mes cheveux, et de mon côté aussi mes doigts viennent effleurer chacun d'entre eux, ajoutant leur odeur dans ma mémoire. Une image olfactive de chacun d'eux. Je me détends petit à petit parce que c'est moins terrible que ce que j'avais espéré. maman m'avait prévenu mais finalement, ça va. Maintenant j'espère juste que ça va bien se passer, que je saurai me faire apprécier d'eux. Que la meute va bien s'entendre maintenant que je l'ai rejointe. Au bout de quelques secondes ils s'éloignent les uns après les autres en souriant, et je commence à percevoir aussi ce qu'ils éprouvent. Fierté. Contentement. Protection, envers moi. Mais... chez quelques uns il y a aussi de l'envie. L'envie de la plus belle pièce de viande sur une bête. L'envie de la dernière part de gateau que tout le monde veut. Il y en a trois qui ont envie de moi. Buck oui, je le savais. Rumlow aussi. Mais je ne les connais pas encore assez bien pour trouver qui est le troisième. Et ça me met mal à l'aise, cette impression. Le fait que... que je suis plus Steve, mais juste un oméga. Un oméga qui a des pouvoirs et donc qui est précieux. Maman m'avait prévenu que ça pourrait arriver... Je jette un oeil à Buck alors que tout le monde s'est rassit, sauf lui, et moi.

Et... et maintenant? Ca fait des années que ma meute n'avait pas accueilli de nouveau membre du coup je... je suis un peu perdu... Est-ce qu'on... est-ce qu'on dîne tous ensemble chez vous? Pour fêter ça?

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Jeu 5 Nov - 0:15
Howling for You.
C'est toujours un évènement que d'accueillir un nouveau membre dans la meute… De sentir qu'un autre loup s'unit à cette ensemble complexe qu'est notre meute… De sentir son odeur se mêler à la notre, ses émotions se déverser en nous et s'accorder aux nôtres. Steve termine de sceller son serment alors que le reste de la meute vient le toucher, le caresser, s'imprégnant de son odeur sous mon regard presque jaloux d'alpha possessif. Plus je le sens se lier au reste de la meute, plus j'ai cette envie de le faire mien, de le posséder et d'être le seul à avoir le droit de le toucher. Au milieu de la fierté, du contentement et de cette envie de le protéger… Mon envie transpire, tout comme celle de Rumlow et de Maria, chose qui énerve mon loup. Je le sens gronder sous ma peau alors qu'ils terminent de l'assimiler, retournant s'installer sur leurs chaises. Je passe simplement ma langue sur mes lèvres en voyant Steve hésiter à rester debout, me glissant un regard, me demandant ce qu'on fait maintenant. J'ai un léger rire avant de m'approcher, me plaçant face à lui.

"Presque, presque… Il nous faut juste régler une toute, toute petite chose… Une chose qui va déterminer si tu auras ton propre appartement ou si tu vas t'installer avec l'un d'entre nous… Nous allons voir si certains veulent déjà te réclamer comme compagnon. Si c'est le cas… Qu'ils se lèvent."

Un frisson parcourt ma peau alors que je vois Rumlow et Maria se lever, posant sur Steve un regard qui m'arrache un grondement plus lupin qu'humain. D'instinct je viens me placer légèrement devant lui.

"Sérieusement… ? Retournez vous assoir, vous n'avez aucune chance de l'avoir…
- Oh on a aucune chance parce que notre alpha le veut tout pour lui… T'entends ça Maria ?
- Alpha ou pas a le droit de tenter notre chance…"

J'ai un léger rire.

"Il voudra jamais de vous… Surtout quand il pourrait avoir l'alpha…
- Heureusement que ce n'est pas lui qui choisit alors… Hein ?"

Oui ils ont le droit normalement… Mais là… Je le veux rien que pour moi. Je veux qu'il soit mon omega. Que son loup soit lié au mien. Je veux être le seul à le vouloir. L'envie, le désir, le besoin de sang, la rage… Tout ceci émane autant de moi que des deux autres alors qu'on commence lentement à se tourner autour, se jaugeant, prêt à se sauter à la gorge. Un autre grondement m'échappe alors que je sens mon loup hurler, presser contre mon être tant il veut sortir et rappeler aux autre qu'il est le dominant, qu'il est le seul à avoir le droit de réclamer l'omega. Je montre les crocs alors que je croise le regard de Rumlow. Ce sera lui mon plus gros problème. Un problème d'un bon mètre quatre vingt dix et de vingt kilos de plus que moi… Il fait craquer ses articulations et je les sens tout les deux sur le point de se changer. Mon coeur cogne violemment contre ma poitrine alors que je suis tendu comme un arc, prêt à bondir. Les autres eux sont partagés entre une certaine curiosité et une envie de mettre Steve à l'abri… Surtout Tasha… Je ferme mon lien avec le reste de la meute, préférant me couper d'eux le temps de l'affrontement. Je croise le regard de Maria et je la sens craquer. Elle pousse un hurlement avant de se jeter sur moi. Impatiente. Je viens à sa rencontre et la cueille d'un violent coup d'épaule dans l'estomac, lui arrachant un gémissement de douleur, elle roule sur plusieurs mètres avant de gémir, la joue contre le béton froid.  L'odeur cuivré du sang me parvient et un sourire se dessine sur mes lèvres. Un de moins. Le loup en moins gronde alors que Rumlow profite de ce moment d'inattention de ma part pour bondir sur moi. Brutalement je rencontre le sol, étouffant un grognement de douleur alors que je sens ses crocs se diriger vers ma gorge. Par réflexe je lève le bras gauche et jure quand je sens ses crocs s'enfoncer dans ma chair. Mon regard croise celui de son loup alors que je remonte mes genoux contre ma poitrine et alors que ses griffes raclent le sol, je lui fais faire un vol plané. Un jappement lui échappe alors qu'il finit au sol. Je me jette sur lui et glisse une main dans sa fourrure, attrapant la peu de son cou sur laquelle je tire violemment. Le loup retrousse les babine alors que je tire un peu plus.

"Je ne veux rien entendre. RIEN !"

Il soutien un instant mon regard avant de baisser les oreilles en signe de soumission, chuinant quelque peu. J'attends quelques secondes avant de le lâcher.

"C'est ça… N'oublie pas ta place."

Je me relève, jetant un regard à Maria qui revient vers moi, la tête basse. Elle s'approche et m'offre sa gorge que je mords jusqu'à en imprimer la trace de mes dents. Puis je me recule, lui adressant un regard plus doux, caressant doucement sa joue. C'est aussi mon rôle d'alpha… D'être dur avec eux. De devoir être celui qui punit et qui blesse par moment. Je rouvre le lien et c'est là que je sens leur excitation me parvenir. Celle qui me rappelle que je suis celui qui ait gagné l'omega. Je me retourne vers Steve et lui glisse un sourire autant affamé que victorieux. J'ai gagné. Je suis celui qui ait remporté l'omega. Il va être à moi. Rien qu'à moi. Un frisson parcourt ma peau alors que l'odeur de mon propre sang me parvient, se mêlant avec l'excitation primaire et animale qui m'habite. Quelques gouttes s'écrasent au sol alors que je m'approche de mon petit omega, le dévorant du regard.

"Tu es à moi. Rien qu'à moi. Je t'ai gagné… Tu es mon omega, mon compagnon… Et je suis ton alpha, ton compagnon."

J'arrive finalement à sa hauteur et j'attrape son menton d'une main, le forçant à me regarder. Je tente de me calmer, en vain. De nouveau c'est plus le regard du loup qu'il croise que celui de l'être humain. L'excitation de la meute me parvient et m'enveloppe, me laissant le souffle court et le creux des reins en feu. J'ai envie de lui. J'ai besoin de lui. Tout de suite.

"Désolé pour ton envie d'appartement, mais tu vas venir vivre avec moi à la place… Mais promis, t'auras ta propre chambre… Mais on parlera de ça une fois l'accouplement terminé… Pour le moment… Je te veux juste… Mon omega… Mon Steve."

Mes lèvres viennent doucement effleurer les siennes alors que ma main vient caresser le plus tendrement possible sa joue. L'envie me dévore toujours autant les reins alors qu'une pulsion primaire s'empare de la meute. Ils savent ce qui va se passer et leurs loups son tous follement excité à l'idée de voir leur alpha s'accoupler… Rapidement mes lèvres quittent les siennes alors que je viens mordiller et embrasser la peau de son cou, le souffle court. Ma lange se perd sur sa carotide palpitante tandis que mes doigts se perdent dans ses cheveux si doux. Son odeur m'enivre et alors que je goûte sa peau, j'entends mon loups gronder. La meute nous regarde et tous veulent me voir le prendre, là… Sur le sol de ce hangar. Seulement je me recule, me rendant compte que pour lui… Ça doit être violent. Je passe ma langue sur mes lèvres et tente d'articuler calmement.

"Je sais que tu dois être perdu… Mais… Ça va bien se passer, on va juste… Se lier devant la meute… D'accord ? Mais t'as déjà dû voir ça… Non ?"
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Jeu 5 Nov - 17:49

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Pour l'instant ça va. Ca s'est relativement bien passé. Tony, Tasha, Sam et Clint ont l'air gentils. Ils avaient ce petit sourire en me regardant, celui qui veut dire ''pauvre petit, t'en fais pas'' ou ''Mon garçon, on va s'occuper de toi''. Surtout Tasha d'ailleurs. Et je sens que c'est elle la louve alpha. Elle transpire l'instinct maternel et protecteur... Mais aux regards qu'elle lance à Clint, et à sa main qu'elle tient, je devine qu'ils sont ensemble. C'est bizarre. Vraiment. Je me serais imaginé qu'elle et James forment le couple de tête. Ils sont beaux, forts, pleins d'assurance... alors que Clint n'est même pas un béta. Et surtout... je sens très vite que c'est moi que Buck veut. Moi.

Le moment où on s'apprivoise est toujours quelque chose de spécial. Un raz-de-marée d'odeurs qui submergent, qu'on intègre petit à petit, qu'on classe. Pour qu'on sache tout de suite si la personne est passée par là. Si un objet lui appartient. Et les plus petites variations de cette odeur peuvent indiquer que les choses ont changé. En bien ou en mal. Un vrai baromètre. Puis l'espèce de mélange d'odeurs se dissipe au fur et à mesure que chacun se rassied et je me retrouve seul face à Buck. Et comme un idiot je demande comment va se passer la suite. Je me glace un peu en l'entendant rire, et déglutis alors qu'il m'explique que maintenant, avant qu'on passe à autre chose, il doit laisser à la meute la possibilité de me réclamer. C'est bien ce que ma mère m'avait raconté. Ce qui risquait de se passer. Et ce que ça implique. Qui dit compagnon dit... dit aussi... que celui qui va gagner aura le droit...de me passer dessus. Mes mains se mettent à trembler alors que James se tourne vers le reste de la meute et annonce que quiconque voudra tenter sa chance pour m'avoir se lève. Rumlow, comme je m'y attendais. Et aussi Maria. Alors c'était elle la troisième personne que j'ai sentie avant... Et je sens ma gorge qui se noue quand Rumlow dit d'un ton mauvais que c'est tant mieux que j'aie pas mon mot à dire. En les regardant, je sais pas lequel sera le moins pire. Pitié faites que Rumlow ne gagne pas. Il me fait peur et il a une lueur malsaine dans le regard. James a l'air assez gentil mais... mais je le connais depuis seulement dix minutes. Et Maria, elle a l'âge de ma mère. Mon dieu j'aime pas ça. J'aime pas ça du tout.

Avant même que je commence vraiment à paniquer, Rumlow et Maria s'approchent de James, et des vagues de colère et d'envie noient la pièce. Une envie brutale. Presque vitale on dirait. Pour moi. Moi qui ai seulement seize ans et qui suis seulement un petit loup chétif qui a rien demandé à personne. Maria hurle, attaquant la première et je me recule, venant m'abriter derrière le cercle de chaises, totalement paniqué. Presque par réflexe je me suis rapproché de Tasha, et je sens qu'elle a un geste envers moi pour me garder derrière elle. Une vraie mère louve. Je les regarde ensuite, fasciné et horrifié, alors que Maria est éliminée la première. Oh mon dieu il ne reste que James et Rumlow. Pitié... pitié pitié... des deux je préfère encore James... La rage augmente encore d'un cran et je vois Rumlow se transformer en un gros loup noir, qui se tient face à James, les babines retroussées et la bave aux lèvres. Avant de se jeter sur lui. En quelques minutes c'est réglé, Rumlow est au tapis, et se soumet à James, qui le relâche enfin. Maria, qui s'est relevée, fait de même, et se soumet aussi avant de se rasseoir, la tête basse. C'est terminé. Je suis au chef. Je suis à l'alpha. Un type qui a deux fois mon âge et qui fait bien deux têtes de plus que moi. Sans parler du gabarit.


Oui James, je suis ton oméga... Ton... compagnon...

Ma voix est nouée dans ma gorge alors que je bataille pour juste faire sortir ces mots. Pour moi ça veut rien dire. Parce que pour moi un compagnon c'est quelqu'un... qu'on choisit parce qu'on l'aime. Comme mes parents, qui s'aimaient et qui ont ensuite demandé à l'ancien chef de meute son autorisation pour être compagnons. Lui... lui je le connais pas. Je l'ai jamais vu avant et surtout je lis une envie sourde dans ses yeux, violente et bestiale. C'est le loup qui parle. Et ça me terrifie. J'ai peur qu'au final je sois que sa chose, qu'il traitera peut être bien, mais dont il pourra faire ce qu'il veut. Moi c'est pas ce que je voulais! Moi je voulais tomber amoureux! Je voulais des premiers rendez-vous on on hésite à se prendre la main, et des baisers maladroits au ciné ou devant la porte. Là... là j'aurai rien de tout ça. Il va juste me prendre, et je serai à lui. Je vivrai avec lui. S'il est pas d'accord je pourrais même pas retourner au lycée. Je pourrais même pas revoir mes amis ou ma famille s'il me l'interdit. Maintenant il a tous les pouvoirs sur moi, et je peux rien faire, parce que c'est comme ça.

Tasha me pousse doucement pour que je revienne vers lui et j'avance lentement, les mains toujours tremblantes, la gorge nouée, osant pas croiser son regard. Je sens ses doigts se poser sur mon menton et me forcer à lever mes yeux vairons vers lui. Je ne peux plus parler, alors je hoche simplement la tête, essayant de toutes mes forces de retenir mes larmes. C'est encore plus dur quand il m'annonce froidement le programme qui va suivre, et j'ai presque la nausée quand il parle ''d'accouplement''. Oui on se transforme une fois par mois mais... mais là on est pas des animaux... Et je me raidis quand je sens son envie brûlante. Qui me dégoûte plus qu'elle m'attire. Parce que moi j'ai rien à dire mais que je vais devoir le laisser faire. Je ne bouge plus quand il m'embrasse, posant sa main sur ma joue. A son souffle rapide il est excité comme jamais, et tout autour de nous je sens la meute l'être tout autant. Je suis le seul qui l'est pas. Sa bouche quitte la mienne et se pose sur mon cou. J'essaie de pas hausser les épaules, et je sursaute en sentant ses dents sur ma peau. J'aime pas ça. J'aime pas ça du tout. Je me sens...comme un bout de viande. Oh merde il me lèche la gorge. C'est juste... dégoûtant... ça me répugne et je sens une première larme qui roule sur ma joue.


N...non... Chez nous... une seule personne assiste à l'union et... elle reste derrière la porte ou... ou un rideau. J'y ai...jamais assisté parce que... j'étais...trop jeune...

Mon souffle s'emballe alors que je reste toujours immobile, les yeux baissés alors qu'il est toujours tout contre moi.

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Ven 6 Nov - 17:08
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Une larme roule sur sa joue et du bout des doigts je la récupère, laissant mon regard se perdre dans ses yeux vairons. Mon loup gronde doucement, se disant qu'il aimerait pouvoir avoir la truffe dans sa fourrure, s'enivrer de son odeur et finalement croiser son regard magnifique… Il aimerait courir dans les bois avec lui, l'avoir tout contre lui, chasser et hurler à ses côtés… Mais là… Tout de suite… Il veut juste s'accoupler, se lier avec lui, pour pouvoir le réclamer, pour être sûr qu'aucun autre loup ne puisse le toucher. Il le veut pour lui… Et plus je me perds dans son regard, plus j'ai envie de lui. Plus l'envie de la meute, du loup et la mienne me dévore.  Je me mords l'intérieur de la joue, l'écoutant avec une patience qui n'est propre qu'aux alphas. Un vague de dégoût me parvient et étrangement, je suis blessé. Blessé que je puisse le dégoûter à ce point-là… Je déglutis difficilement, laissant un ange passer. Ça le dégoûte. Profondément. Lui voudrait que j'arrête de le toucher, que je le laisse tranquille. Mais ce n'est pas possible mon petit omega. On doit s'accoupler tout les deux… On le doit… Sinon je perdrais ma crédibilité en tant qu'alpha et toi… Toi on te réclamerait à nouveau… Et on te ferait du mal.

"Chez nous la meute y assiste… Pour être sûr que le lien se fasse correctement. C'est juste… Un moment à passer… Et tout ira bien… Je ferais attention à toi, je ferais en sorte que tout se passe bien… Mais chez nous… On doit se lier devant les autres."

Je ne supporterais pas de te voir être blessé mon petit omega. Alors je préfère être celui qui te brusque un peu ce soir que celui qui devra ramasser les morceaux une fois que l'un d'entre eux t'auras brisé… L'idée me fait froncer des sourcils. J'arrive pas à croire que je sois en train de me dire ça… De penser ça de notre omega… Ils sont si précieux, si rare, que les meutes ont tendances à les sur-protéger… Et là… Là je ne sais pas. Je peine à aligner deux pensées cohérentes tant à cause de la meute qui ne cesse de m'abreuver de son envie que de mon loup qui gronde sous la surface de mon être, s'approchant toujours un peu plus du moment où il voudra sortir. Si d'autres larmes roulent sur ses joues, je les efface du bout des doigts, alors que je ne cesse de contempler son regard si particulier. Un omega aux yeux vairons. Une rareté de plus. Mes doigts caressent doucement sa peau alors que l'envie me dévore, me laissant le souffle court.

"Ça va bien se passer… Je ferais en sorte que ce soit le cas…"

Ma main ne bouge pas de sa joue alors que je me penche à nouveau vers lui, venant prendre avec douceur ses lèvres, caressant les siennes avec lenteur, n'osant rien de plus pour l'instant. Seulement impatient et porté par l'impatience de la meute… Je finis par vouloir plus, bien plus. Rapidement je commence à l'attirer à moi, laissant ma langue glisser entre ses lèvres pour venir caresser la sienne… Mais c'est là que son dégoût me frappe une fois de plus. Et comme une gifle… Ça me laisse con. Con au point que je romps notre baiser et que je croise son regard apeuré. Non, non… Ça va aller… Ça va aller… Je continue de sécher ses larmes, déposant de léger baisers sur ses lèvres.

"Chut…. Chut… Ça va aller, je te le promets… Je vais prendre soin de toi…"

Je dépose un baiser sur sa joue avant de revenir l'embrasser dans le cou, sur la mâchoire, espérant que cela le dégoûte moins. Je sens son coeur battre sous mes lèvres et… Et bordel de merde j'ai envie. Envie de lui, envie de le faire mien. Mes dents effleurent sa peau et son odeur fait courir des frissons bien indécents le long de mon échine. Je l'attire un peu plus contre moi, l'enlaçant avec envie alors que je dépose de nombreux baisers sur sa gorge, que je mordille, que je lèche pas moment. Rien que le goût de sa peau me rends dingue.Je soupire longuement, mes mains se perdant autant dans ses cheveux que dans son dos. Mon omega. Mon petit omega à moi. Le loup gronde de plaisir en sentant que je le laisse me dominer, ouvrant mon lien avec la meute au maximum, juste pour ne faire qu'un avec eux. Quelque chose de l'ordre du grondement m'échappe quand je sens l'impatience de la meute. Mon loup tente de reprendre le dessus et je me recule quelque peu, lui faisant comprendre que non, il sortira plus tard… Après. Je croise le regard de Steve et ordonne d'une voix sourde à ce qu'on m'apporte une couverture. J'entends qu'on remue derrière moi avant de remercier Tasha. Je prends ses mains dans les miennes et doucement, alors que je recule, je l'amène jusqu'à la couverture. Je dépose un baiser sur son front avant de m'agenouiller face à lui, l'attirant lentement à moi. Je le sens hésiter quelques secondes, de plus en plus paniqué. Parce qu'il sait que ça va arriver, et qu'il n'a pas le choix. Je lui envoie une onde d'apaisement alors qu'une fois qu'il est à mon niveau, je reviens prendre son visage entre mes mains, déposant quelques tendres baisers sur ses joues.

"Ça va aller… Ça va aller…"

Je reviens l'embrasser dans le cou, laissant mes mains se perdre sous son t-shirt que je lui retire doucement. Je contemple son corps si frêle, laissant une main découvrir sa peau terriblement douce et frissonnante. Un frisson dévale mon échine alors que je viens retire mon propre t-shirt, revenant ensuite l'embrasser, attrapant ses poignets fins et graciles pour qu'il pose mes mains sur ma peau brûlante. Ses doigts effleurent à peine mon corps et ça me frustre. J'ai envie de lui murmurer que je veux qu'il me touche, que j'ai besoin qu'il me touche. Mes mains se perdent dans son dos, sur son torse alors que je continue de mordiller et lécher sa gorge, descendant lentement sur ses épaules, ses clavicules… Puis son torse. Je dépose sur sa peau u léger suçon avant de revenir vers lui, chuchotant contre ses lèvres.

"Tout va bien… Eh, Steve… Tout va bien…"

Je passe une main dans ses cheveux avant de l'allonger avec le plus de tendresse possible sur la couverture, venant me placer au-dessus de lui. Mes doigts se perdent dans ses cheveux alors que je croise son regard, déposant de rapides baisers sur ses lèvres. Et doucement… Doucement je sens que notre lien se renforce, du moins, j'en ai l'impression. Je me glisse entre ses cuisses, me pressant à peine contre lui. Un léger sanglot lui échappe et je dépose un baiser sur son front, caressant doucement sa joue. Son dégoût se mêle à mon excitation et je déglutis difficilement. Ce sera vite fait. Promis. Mes lèvres reviennent chercher sa peau et plus je descends le long de son corps, plus l'excitation revient me dévorer. Ma langue, mes dents, mes lèvres, se perdent d'abord sur son torse, puis sur ses tétons que je travaille quelques secondes avant de descendre sur son ventre. Et c'est là que mon loup me hurle de le laisser faire. Je gronde d'envie contre sa peau alors que malgré moi, je mords un peu plus sèchement sa chair tendre. Je m'excuse en venant caresser son torse du bout des doigts, continuant de déposer de léger baisers jusqu'à son jean. Je m'arrête et commence doucement à le défaire, le dénudant avec lenteur. Je sens sa panique me frapper violemment et face à cette terreur qui semble l'étreindre, je reviens croiser son regard, murmurant doucement.

"Je ne vais pas te faire de mal… Du calme, du calme…"

Je fais glisser son boxer et son jean le long de ses jambes… Et… Et dieu du ciel qu'il est appétissant. Du regard je le dévore avant de me pencher vers lui, reprenant mes attentions. De son nombril je me glisse jusqu'entre ses cuisses, les embrassants doucement avant de les mordiller, excité comme jamais. Je te veux. Je te veux tant mon petit omega. Je ne veux que toi… Je ferme les yeux et ronronne presque contre sa peau, venant lentement caresser son membre alors que je continue d'embrasser l'intérieur de ses cuisses.
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Ven 6 Nov - 21:25

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Mon coeur tambourine dans ma poitrine alors que j'attends. J'attends que ça se passe, j'attends de perdre...ma virginité. Merde, je déteste tellement la façon dont sonne cette phrase. Je vais pas la perdre, on va me la prendre! Je sursaute en sentant sa main se poser sur ma joue et essuyer doucement la première larme qui est venue y rouler. Je relève timidement vers lui, bizarrement touché par sa douceur. Et je hoche doucement la tête à ses paroles. Après tout c'est vrai, ça ne peut être que des promesses mais... mais bizarrement... je le crois. Je le crois quand il me dit qu'il fera attention à moi. Au moins autant qu'on puisse le faire sachant qu'il aura pas le choix de me passer dessus.

Ou...oui James...

Je murmure dans un soupir alors que je sens le loup en lui gronder et émettre des vagues d'envie et de frustration parce que James ne le laisse pas faire. Il caresse encore mon visage, me murmurant encore des paroles rassurantes tout en le sentant lutter avec le loup, qui est excité par l'envie de la meute qui nous entoure presque comme un brouillard. Il revient prendre mes lèvres et je lui rend timidement son baiser. Sauf que le loup gagne du terrain, et je sens ses mains serrer plus fort mes bras, son souffle s'accélérer, et sa langue vient se glisser entre mes dents. Je sursaute un peu, m'attendant pas à ça. Et dire qu'il est le... la troisième personne à m'embrasser de toute ma vie. Et que là j'en ai pas envie. Je sais à peine comment faire, et je le sens qui se recule, me regardant en fronçant les sourcils. Encore il essuie mes joues et me donne de légers baisers, que je préfère. C'est moins... intrusif. Plus doux, dans un sens. Il me rassure encore, avant de faire glisser ses lèvres sur mon cou et ma gorge. Juste ça, juste ça, ça va.

Et encore une fois le loup reprend le dessus, et je le sens s'enflammer un peu, me serrant plus fort, faisant courir ses dents ou sa langue sur sa peau, ce qui me fait juste me raidir et fermer les yeux. Allez. Allez Steve. Il a l'air assez gentil... Peut-être qu'une fois son oméga il te laissera tranquille. Peut-être... Peut-être... mais là j'ai juste cette impression qu'on m'a vendu et qu'on teste la marchandise. Je le laisse passer ses doigts dans mes cheveux, renifler ma peau, et je sens à quel point ça lui plait. Comme quelque chose dont il avait besoin, alors qu'il le connaissait pas. Un des effets des oméga... Sauf que d'un coup quelque chose se passe. L'excitation de la meute monte encore d'un cran. Et même la voix de Buck a changé. Il me murmurait des choses, là il aboie qu'on lui donne une couverture. Une cou... une couverture? Mais pourquoi une couv... non. Non. Il va pas... on va pas le faire... là? Non. Pas ici! Si déjà il doit me... au moins qu'on le fasse... bien. Dans... dans un lit, sur un canapé, un lit de camp... je sais pas... quelque chose mais... pas là! Je commence à paniquer et jette des regards angoissés autour de moi.

James.. je... on va pas... on va pas le faire... ici...

Il vient s'agenouiller face à moi, et prends mes mains pour que je me baisse face à lui. Je respire encore plus vite quand je comprends que j'ai pas le choix. Que c'est bien ici que ça va se passer. Que ma première fois ça sera sur une couverture dans un hangar, entourés par toute la meute, au milieu des odeurs de poussières et d'huile de moteur. Je me mords les lèvres alors que je sens qu'il utilise sa position d'alpha pour me rassurer. Ma gorge se dénoue un peu mais on est encore loin du calme parfait, loin de là. Il reprend ses baisers sur mes joues, murmurant à nouveau que ça va aller avant de descendre dans mon cou et je frissonne en sentant ses lèvres. Je sursaute encore quand ses mains se posent sous mon tshirt, et effleurent ma peau pâle, mon torse maigre dont on voit les côtes. Puis je me retrouve torse nu, et il l'est bientôt aussi. La vache j'ai jamais été aussi déshabillé devant quelqu'un à part ma mère ou le médecin! Pourtant... pourtant je lui plais toujours. Même si je suis maigrichon et tout petit. Il prend mes mains pour les poser sur lui, et j'ai presque envie de les retirer. Parce que j'ai jamais fait ça et aussi parce que sa peau est brûlante. Douce comme de la soie mais brûlante. Parce qu'il a envie de moi. De me prendre. Alors que moi j'aimerais juste qu'il me laisse.

Je frissonne de nouveau quand il caresse mon torse, chose qu'on me fait aussi pour la première fois, et serrant un peu les dents en le sentant utiliser sa langue. Je gémis légèrement quand il me fait un suçon avant de s'arrêter et de m'allonger doucement. Je panique un peu plus parce qu'il vient lentement se placer au-dessus de moi. Il est tellement grand et tellement fort qu'il m'écrase, et j'ai un peu plus de mal à respirer. Maintenant je suis bloqué. Maintenant je peux plus fuir. C'est terminé. Il a un pouvoir total sur moi, et je le regarde, de plus en plus terrifié, sentant la couverture un peu rêche sous mon dos. Je me sens... je me sens tellement... impuissant... et j'étouffe un nouveau sanglot quand je le sens être dur dans son pantalon alors qu'il se presse contre moi. Bientôt il y aura plus de tissu alors... alors ça sera terminé...

Pourtant, même si son désir et son envie m'étouffent il lutte pour rester calme, pour tenter de me rassurer, d'y aller doucement. Il embrasse même mon front, et dans un sens c'est... bizarrement tendre par rapport à ce qui se prépare. Je ferme les yeux quand ses lèvres embrassent mon torse et je me cambre en gémissant quand il les embrasse et les mordille. Là je... je sais pas si j'ai trouvé ça douloureux ou agréable. Il continue et j'étouffe un petit cri de douleur quand il me mord, immédiatement suivi d'excuses, avant qu'il descende encore, sur mon ventre, jusqu'à ma ceinture.

Il baisse mon pantalon, puis mon boxer. C'est la fin. Je suis complètement nu. Totalement à sa merci. Et je tremble autant de peur que de froid dans ce hangar glacé. Il me regarde à nouveau en murmurant qu'il allait pas me faire mal et je me contente juste de hocher la tête, encore une fois. Mes mains se raccrochent à la couverture quand je le sens...descendre encore. Bientôt son visage est entre mes cuisses, la peau fine caressée par ses cheveux et sa barbe de plusieurs jours. Qu'est-ce que... pourquoi tu fais ça? Encore et toujours je perçois sa satisfaction, presque une foutue extase alors que ses lèvres et ses mains sont occupées. Et j'ai un hoquet quand ma main se pose sur mon pénis, fermant les cuisses par réflexe.

Mais il essaie de faire quoi là? Le contact de ses dents me hérisse le poil et c'est tout sauf agréable. Je bouge un peu des hanches pour qu'il arrête, au moins un peu. Je préfère encore les baisers...


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Sam 7 Nov - 20:49
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L'excitation de la meute, la mienne, l'envie dévorante du loup, sa colère, le dégoût de Steve, sa peur… Tant de choses, un trop plein d'informations qui m'envahissent et qui me submergent, me laissant avec la désagréable impression de ne plus être celui qui décide de ce qu'il doit ressentir ou penser. Et je hais ça. Ma nature d'alpha même ne supporte pas ce sentiment de ne pas tout avoir sous contrôle, de ne pas être celui qui décide. Je hais ce paradoxe. D'être l'alpha et d'être celui qui décide et pourtant être là, présentement, celui qui doit subir. Le loup m'interdit de penser à ça alors que mes dents continue d'effleurer la peau tendre et douce de sa cuisse. L'animal me dit que la chair est tendre et que je pourrais mordre pour goûter son sang, la meute me dit qu'elle veut plus, qu'elle veut nous voir, nous sentir nous unir… Et Steve… Steve voudrait que j'arrête. Je le sens aux vagues de dégoût qu'il me renvoie et surtout ses mouvements de hanches qui au lieu d'être provoqués par le plaisir que pourrait lui offrir mes caresses, ne ce sont qu'une façon de me faire comprendre qu'il voudrait que j'arrête. Mes lèvres quittent la peau de ses cuisses tandis que mes doigts quittent son membre, venant doucement caresser la peau frissonnante de son ventre. Je croise son regard, y lisant une détresse qui réveille mon côté protecteur. Non, non… Ce n'est pas ainsi que ça doit se passer. C'est notre moment. Celui où l'on va se lier. Ça devrait être… Autrement. Plaisant, rassurant… Tendre… Je ne sais pas… Ça ne devrait pas… Être ainsi. Après… Après je n'en sais rien, c'est la première fois que je me lie à un autre loup… Alors je sais vaguement ce qu'on doit ressentir, pour avoir assisté à certains accouplements… Mais là… Là c'est douloureux. Pour lui. Je sens pourtant le lien se faire…  Doucement, lentement… Je sens la meute aimer ça et je ne sais pas ce qui me dérange le plus. L'excitation qui se dégage d'eux ou la peur de Steve. Je remonte doucement vers lui, me contentant de caresser sa peau avec tendresse et envie. Mes lèvres effleurent doucement les siennes.

"Promis, j'arrête… Ce sera bientôt terminé… Je te le promets…."

Je caresse une dernière fois sa joue avant de l'embrasser sur le front. Je me dégoûte. Et ce qui va suivre va finir d'enfoncer le clou. Je vais le prendre, là, sur une couverture devant toute la meute qui meurt d'impatience de voir ça, alors que lui rêvait sûrement de mieux pour sa première fois. Je passe ma langue sur mes lèvres avant de me remettre sur mes genoux, défaisant ma ceinture, puis mon jean. Je n'ose croiser son regard, sachant de toute façon ce que je vais y lire… La terreur, le dégoût. Autant de choses que je ne veux pas voir. Mon jean et mon boxer rejoignent les siens à terre et alors que je nu face à lui… Je suis étrangement gêné. Pas parce que le reste de la meute peut me voir, depuis le temps… On s'est tous vus à poil plus d'une fois, donc bon… Ce n'est pas comme si il restait quelque que chose qu'ils n'avaient pas vus… Non ce qui me gêne… C'est lui. C'est l'espèce de terreur dans son regard. Cette peur qui précède ce qui va suivre et qu'il redoute tant. L'excitation de la meute monte d'un cran et un frisson dévale mon échine. Ça y est. On va se lier. On va le faire, pour de bon. Après ça… Rien ne pourra nous séparer. Il sera mon compagnon, je serais le sien… Je me penche à nouveau vers lui, posant une main sur sa cuisse, remontant jusqu'à ses hanches pour terminer dans le creux de ses reins. Je lui fais doucement soulever le bassin, me glissant à nouveau entre ses cuisses, déposant quelques baisers dans son cou. Mon membre se glisse lentement entre ses fesses et j'entame un long et lent mouvement de hanches contre lui, mon front contre le sien. Nos souffles se mêlent et je glisse une main entre ses jambes, reprenant mes caresses. Sauf que ce n'est pas mieux, c'est pire. Il serre les dents et une nouvelle vague de dégoût me frappe. D'accord… C'en est vraiment à ce point-là. Au point qu'il ne veut pas que je le touche. Je retire ma main, l'air désolé. Je dépose un autre baiser sur ses lèvres, caressant doucement sa joue. Je lui envoie une légère vague d'apaisement alors que mes coups de reins se font plus profonds… Sauf que ça ne sert à rien. Ça le dégoûte. L'acte le dégoûte, je le dégoûte… Et le loup lui s'impatiente. Lui veut qu'en j'en vienne au fait. Que je le prenne et que je le réclame. Que prouve qu'il est à moi, que je laisse mon odeur sur sa peau… Je dépose un baiser sur ses lèvres avant de replacer ses hanches. Je devrais dire quelque chose… Je le sais… Mais je ne peux juste pas. Parce que tout sonnerait faux. Alors la gorge nouée… Je viens embrasser sa gorge, bougeant lentement des hanches pour entrer en lui.

Et dieu du ciel… C'est loin d'être plaisant. Parce qu'il se tend, parce qu'il sanglote de douleur et parce que même pour moi, ce n'est pas si plaisant que ça. Il tente de se soustraire, se cambrant de douleur et c'est avec peine que j'arrive à le prendre. Mon souffle se fait court alors qu'au milieu de l'excitation malsaine de la meute et de mon loup, je ressens mon propre dégoût. Parce qu'à le prendre ainsi… Je me sens sale. Sale au point que j'ai envie de tout arrêter et de simplement l'enrouler dans la couverture pour le protéger de tout ça… Sauf que c'est trop tard. Je suis déjà en lui, à le faire hurler. Il me déteste, je me déteste et la meute aime ça. Un soupir douloureux m'échappe alors que je suis enfin entièrement en lui. Je reste immobile, en lui et au-dessus de lui, croisant son regard. Et ça me tue. Ça me tue de voir que je fais ça à notre omega, mon omega… Je suis celui qui le blesse, celui contre qui on doit le protéger. Je n'ose bouger. Je ne veux pas. Je ne peux pas. Un haut-le-coeur me saisit alors que je dépose un autre baiser sur ses lèvres, caressant sa joue. Je suis un monstre. Je suis un putain de monstre. Je me hais. Je me déteste pour ce que je suis en train de lui faire. Je prends une grande inspiration et donne un lent et premier coup de reins, ayant envie de mourir quand je l'entends juste un long sanglot déchirant s'échapper d'entre ses lèvres. Je…. Je me hais. Je me dégoûte. Je devrais le protéger de ce genre de chose… Je ne peux pas devenir son compagnon, pas ainsi, pas en  lui faisant ça. Mais je dois… Si j'arrête maintenant… Rumlow et les autres pourront le récupérer… Et ils lui feront pire. Ils seront peut-être moins doux que moi. Je donne un second coup de reins et c'est pire. A chaque coups de reins c'est pire. Parce qu'à chaque fois il pleure, gémit et je me hais un peu plus. C'est même à peine si j'entends mon loup. Même lui semble s'être calmé… Tout ce que je sens ne vient que de la meute. Je dois finir. Et même si ça me donne envie de me griffer jusqu'au sang. De me débarrasser de cette terrible sensation qui refuse de me lâcher. J'ai envie de mourir. De me tuer pour ce que je suis en train de faire. De me débarrasser du monstre qui est en train de…. De prendre de force la première fois d'un gamin de seize ans.

Et finalement… Après ce qui me semble être des heures… Je viens. L'envie de vomir me revient alors que je reprends mon souffle, mon front posé dans son cou. Je suis un monstre. Je me relève et sens que de l'excitation il n'en reste rien. Non… Tout ce que je sens c'est un profond sentiment de malaise, de honte… Je le regarde sangloter et doucement je me retire, sentant alors l'odeur du sang. Je palis en baissant les yeux alors que je jure silencieusement. Putain de merde. Non, non, non… J'ai fais ça… Je l'ai blessé. Je le vois se recroqueviller et d'instinct je le couvre de la couverture, osant à peine le toucher.

"Dehors. Tout le monde. Vous avez eu ce que vous vouliez. DEHORS !"

Je gronde, laissant le loup se faire entendre dans ma voix alors qu'ils disparaissent sans demander leur reste. J'enfile mon boxer, cachant le sang qui souille mon entrejambe pour venir vers Steve. Pauvre petite chose… Qu'est-ce que j'ai fais ? Ai-je donc si peu d'humanité que ça que je me suis laissé aller au point de te faire ça ? Il faut croire… Dégoûté et coupable, je m'approche, venant le soulever sans le moindre mal. Et le pire c'est que là où je m'attends à ce qu'il hurle, qu'il me dise de la lâcher… Il se contente d'être silencieux, comme plongé dans un profond mutisme des plus inquiétants… Et c'est là que je comprends à quel point je l'ai brisé. Il est fracassé au point de ne plus être avec capable d'hurler ou de me détester… Je déglutis difficilement, ne sachant pas trop si je tente plus de le rassurer lui ou moi.

"C'est finis… C'est finis… Je ne te ferais plus rien… Je te le promets… Je te le promets… Ça va aller, je vais m'occuper de toi…"

Je le garde contre moi, écoutant ses sanglots qui me fendent le coeur alors qu'à chaque pas que je fais, je ne cesse de me dire que je viens définitivement de prouver que je n'ai rien d'humain. Que je ne suis qu'un animal qui tente de se faire passer pour un être humain. Je ne suis qu'un monstre, une bête sans coeur. Je quitte le hangar, remontant jusqu'à mon appartement. J'en pousse la porte de l'épaule, l'amenant directement jusqu'à la salle de bain. Je le dépose dans la baignoire ouvrant doucement les robinets d'eau, regardant avec angoisse le fin filet de sang qui coule d'entre ses jambes. Je déglutis difficilement, lui glissant le pommeau de douche entre les mains. Il se recroqueville un peu plus, comme si il voulait éviter à tout prix que je le touche à nouveau tandis que je tente de le rassurer.

"Je ne te touche plus… Steve… Steve… Regarde-moi… Je ne te ferais plus rien…"

Je n'essaye pas de le toucher, le laissant se laver. Et pendant ce temps-là, je fouille dans les placards de la salle de bain, lui cherchant une bonne boîte d'anti-douleurs et de la crème. Et quand je me retrouve face au miroir… J'ai envie de le briser. Parce que je me dégoûte. Parce que j'ai honte. Honte de ce que je suis… Honte de découvrir que ce soir… Je ne suis vraiment qu'un monstre. Je croise mon regard et je hais l'homme dont je contemple le reflet.
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Dim 8 Nov - 13:11

 Wolf Like Me


J'ai l'impression d'être un mouton qu'on a emmené à l'abattoir. De toutes les personnes présentes dans la pièce, je suis le principal concerné, et pourtant je suis le seul qui ait pas son mot à dire. C'est ça la condition de loup, et d'oméga. D'être soumis, tout le temps. D'être quelque chose qu'on s'arrache, parce que tout le monde en veut un. Profiter de sa capacités à souder une meute, à l'apaiser, la calmer. Mais jamais personne s'occupe de ce qu'on veut nous. On passe après notre rang. On passe après ce qu'on peut faire. On oublie qu'on pense, et qu'on éprouve aussi des trucs. Là, la chose la plus importante c'est qu'il me réclame, que je sois à lui, mais personne m'a demandé ce qui était le plus important pour moi... Parce que si j'avais eu le choix... j'aurais préféré qu'on me laisse. Qu'on me laisse le temps de m'installer ici, de les connaître tous... de... enfin ça sert à rien de se poser toutes ces questions puisque...

Je renifle un peu alors que je le sens arrêter entre mes jambes, pour caresser mon ventre et revenir l'embrasser. Puis il me regarde. Je dois lui sembler tellement ridicule mais... mais tout ça c'est trop. Beaucoup trop. Il remonte alors sur moi, son visage contre le mien, et m'embrasse doucement. Ca ça va. Ca c'est agréable, juste ses lèvres contre moi. Sauf qu'il y a le reste. Le reste que j'aime pas. Qu'il me touche sans m'avoir demandé. Juste parce qu'il a été le plus fort des trois. Je ferme les yeux alors qu'il m'embrasse le front et je hoche lentement la tête alors que des larmes roulent toujours sur mes joues.

Pourtant petit à petit je sens deux choses différentes. Au début il y avait que la meute, toute la meute, excitée et impatiente, mais là... là ça change pour James. Il... il se sent de plus en plus mal, de plus en plus coupable, au point que ça me serre encore la gorge. Et sur le coup ça me rassure presque de me dire qu'il prend pas du plaisir à faire ça. Qu'il le fait pour que je sois sous sa protection. D'un coup il s'arrête et se redresse un peu. Pourquoi? Pendant une seconde, mon coeur s'emballe en se disant que... que c'est fini? Que c'est tout? Qu'il y a juste besoin de faire ça pour dire qu'on est liés? Alors ouais, ouais ça me va très bien. Je m'en fous qu'on m'ait vu pleurer, et à poil si... si c'est tout. Je soupire presque de soulagement quand j'entends la boucle de sa ceinture s'ouvrir et je comprends. Non. Non Steve. Pas de faux espoir, tu vas vraiment y passer.

Il se rallonge sur moi, m'écrasant à nouveau après avoir bougé mes hanches, et je me raidis en le sentant... dur, contre moi, venant entre mes fesses. Il... putain... plus qu'une poignée de secondes avant que... avant que... je sens que je me suis remis à pleurer alors que ma tête bascule en arrière, yeux fermés. Allez, qu'il le fasse, et qu'on termine ça au plus vite. Avec de la chance il me touchera plus. Avec de la chance ça lui suffira... Il commence à bouger contre moi et je retiens mon souffle, m'attendant à ce qu'il... entre mais non. Il... essaie juste de me mettre à l'aise, enfin... de... sa main revient sur mon entrejambe mais là encore, j'ai pas envie qu'il me touche, et encore moins là. Là c'est... c'est privé. C'est... c'est intime... Je serre les dents, et sens qu'il s'arrête alors que l'excitation de la meute me file presque envie de vomir. Comme lui bizarrement. Petit à petit c'est comme si lui et moi on était plus... accordés, séparés du reste. Il s'arrête, reprend mes hanches pour me ramener vers lui et se penche à nouveau sur moi. Sauf que là... Je le sens. Je le sens se presser contre moi, avant qu'il entre.

Un gémissement de douleur m'échappe quand seconde après seconde il entre. Il y va lentement et pourtant c'est insupportable. Il est gros et moi... moi c'est la première fois... Je halète comme un chiot entre mes larmes alors qu'il finit enfin et s'arrête. Je respire à peine, et je reste le plus immobile possible, parce que le moindre mouvement me fait mal, c'est horrible. Et en même temps je sens son dégoût. Pas contre moi mais contre lui. De me faire ça. Sur le coup j'aimerais lui dire que rien l'a obligé mais... mais en même temps il doit... il doit le faire pour que je sois à lui. Je gardes les yeux fermés pour plus le voir lui, pour pas voir tous les autres qui s'éclatent au spectacle. Comment on peut prendre du plaisir à voir ça? Il revient m'embrasser très doucement, et caresser ma joue. Il est si doux quand il fait ça et pourtant... un autre cri m'échappe quand il se met à bouger, et mes doigts s'agrippent à la couverture en laine. Puis il recommence, et je sanglote entre deux gémissements. Chaque mouvement est une torture, j'ai l'impression que ça brûle, que... ça me déchire. Et je veux que ça s'arrête.

Il continue. Lentement, même si ça me fait quand même horriblement mal. Et plus il continue plus il se sent mal. Il se sent mal pour moi,et lui s'en veut. La culpabilité devient tellement forte que je ne sens presque plus l'excitation de la meute, et dans un sens, c'est tant mieux. Je préfère encore sentir qu'il souffre de me faire mal plutôt que les autres qui s'amusent. Je sais pas combien de temps ça dure, mais je continue à pleurer, les dents serrées et les yeux fermés, jusqu'au moment où il se raidit contre moi en grondant. Et bientôt j'ai envie de vomir quand un liquide brûlant coule entre mes fesses. Ca y est. Ca y est c'est fini. Enfin. Il reste quelques secondes immobile, m'écrasant à moitié avant de se reculer. Je gémis une dernière fois quand il se retire, et ça fait un peu moins mal... mais pas beaucoup. Je me roule sur le côté, me recroquevillant alors que je l'entends hurler aux autres de disparaître. Il leur en veut. Il leur en veut car ils ont aimé ça. Je sens le tissu chaud de la couverture sur mes épaules et j'ai à peine la force de la ramener sur moi. J'ai toujours les yeux fermés. Je veux plus les rouvrir. Non. C'est fini. Il utilise tout son pouvoir d'alpha pour les faire partir. Pour qu'ils me laissent tranquille. Pour me protéger. Puis il se baisse et je sens qu'il me soulève. Je gémis de douleur parce que j'ai mal dans tout le bas ventre, avant de me laisser emmener. Je veux plus rester là. Je veux plus. Je veux qu'on m'emmène à l'abri. Plus ici.

Des escaliers. Puis une porte qui s'ouvre et j'entends sa voix tout au long du trajet qui me répète que c'est fini, qu'il ne me touchera plus et qu'il allait s'occuper de moi. C'est bête, mais rien que ça, rien que l'entendre me dire qu'il me touchera plus ça me fait du bien. De me dire qu'il y aura pas de deuxième fois. Alors qu'avec d'autres... Enfin, ça il le dit, je sais pas encore s'il tiendra ses promesses. Une autre porte et il se penche pour me poser dans une baignoire. Je me recroqueville encore plus, tremblant autant de froid qu'à cause du choc. Et je pleure encore plus fort quand je vois le sang sur l'émail. On m'a fait ça. On m'a fait saigner... Mon souffle est court et j'ai la tête basse alors qu'il allume les robinets et que l'eau chaude commence à couler, lavant le sang qui s'évanouit. Je sursaute quand je sens sa main contre la mienne pour me donner le pommeau de douche et me recule.

Ne...ne me touche pas...s'il te plait...ne me touche pas...

Ma voix est juste un murmure, et je hoche faiblement la tête quand il me dit qu'il me touchera plus et qu'il me fera plus rien. Il dépose ensuite une boite d'antidouleurs et un tube de crème apaisante sur le bord de l'évier, avant de disparaître. Mes sanglots redoublent alors que je me laisse lentement réchauffer par l'eau brûlante, même si elle arrive pas à me faire sentir propre. Et j'y reste jusqu'à ce qu'il y ait plus d'eau chaude. Pendant que l'eau ruisselle sur moi je le sens, lui, encore plus fort qu'avant. Peut-être le lien qui s'est fait. Il va mal. Très mal. Il se déteste pour ce qu'il a fait. Quand je commence à avoir froid je me redresse doucement et essaie de sortir de la baignoire. Sauf que ça tire et je grimace en levant simplement les jambes. Et comme je suis lent, je finis par glisser sur le carrelage, retombant sur le tapis près de la baignoire dans un petit cri.

Une seconde plus tard la porte s'ouvre et je sens son inquiétude alors qu'il s'accroupit près de moi, me demandant si ça va. Même si je baisse les yeux j'ai vu qu'il avait voulu poser ma main sur mon épaule mais qu'il s'est retenu. J'apprécie... avant de bredouiller.


J'ai... j'ai glissé et je... je pourrais... avoir des vêtements? Je... je sais pas où... où sont mes affaires. Et j'ai... j'ai froid...

Il me promet qu'il revient et en attendant j'arrive à me redresser un peu contre la baignoire, attrapant le tube de crème et m'en étale en grimaçant, surtout quand je vois qu'il y a encore du sang sur ma main quand je la retire. Je la rince dans la baignoire et quand je me retourne il est là.

Quel...quelque chose que je... pourrais pas abimer...

Il me tend un vieux bas de pyjama et j'arrive tant bien que mal à l'enfiler avec un tshirt. Il reste près de moi et me montre sa chambre, ouvrant les couvertures et retient encore une fois le geste qu'il voulait faire pour m'aider. Je soupire une fois sous les draps et ferme les yeux, me roulant en boule. Si ça se trouve c'est un cauchemar. Un horrible cauchemar et quand je me réveillerai je serai chez moi, dans mon lit, avec ma mère qui tambourine à ma porte pour me dire de me dépêcher pour partir au lycée.

FICHE PAR SWAN.
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Dim 8 Nov - 16:59
Howling for You.
Ne me touche pas. Il ne cesse de répéter cela au moindre de mes gestes, me regardant comme un chiot qu'on vient de battre et qui a peur qu'un autre coup parte. Et le simple fait de croiser son regard et de me dire que c'est à cause de moi qu'il est dans cet état me tue. Parce que je n'aurais pas dû lui faire ça. Je suis son alpha, c'est mon rôle de prendre soin de lui… Et là… Là je l'ai brisé. J'ai brisé le seul omega qu'on a accepté de me confier. Il aurait dû être notre bien le plus précieux, celui qu'on prend dans nos bras pour aller bien, qu'on garde près de nous et qu'on protège du reste du monde et moi… Moi je l'ai brisé. Je l'ai fracassé juste pour combler les désirs égoïstes de mon loup. Juste pour contenter la bête en moi qui voulait son omega. Je… Je n'ai même pas les mots pour exprimer à quel point je me hais. Je me hais au point que j'ai envie de frapper dans un mur, de me mordre jusqu'au sang… Je… Je suis furieux. Furieux d'avoir été faible, furieux d'avoir été un mauvais alpha, furieux d'avoir céder au loup… Je serre les dents et fasse au miroir que j'ai envie de fracasser, je n'ose croiser mon regard. De peur d'y voir que ça y est, j'ai perdu ma place parmi les êtres humains… C'est ce qu'on ne cesse de nous répéter… Que nous ne devons jamais céder au loup… Qu'on doit apprendre à être humain, à ne pas céder… A s'accrocher désespérément à ce qui fait de nous des êtres humains… Et ce soir… Je viens de prouver que pour certains, c'est impossible. Que certains n'hésitent pas à tout lâcher pour laisser l'animal prendre le dessus… Ce soir, par envie, par désir… J'ai fais du mal à un omega de seize ans… Juste pour le posséder, pour le faire mien. Une boule se forme dans ma gorge quand par-dessus ma propre culpabilité et mon dégoût, vient se rajouter le désespoir de Steve, sa peur… Je finis par trouver de quoi le soigner et je dépose les boîtes sur le bord de l'évier, sortant ensuite sans un mot pour lui laisser un semblant d'intimité. Même si à mes yeux, j'ai surtout l'impression de fuir. De le fuir. Parce que j'ai honte de lui avoir fait ça. Le temps d'une seconde, j'ai presque envie de tout quitter. De partir loin, d'abandonner à jamais mon corps et de simplement devenir un loup jusqu'à la fin de mes jours, juste pour ne plus avoir à supporter l'idée que j'ai… Violé un gamin de seize ans.

J'ai la nausée en réalisant ça. Je l'ai violé putain. Je lui ai volé ses premiers baisers, sa première fois… Je… J'ai dû être le premier et je lui ai fais ça. Je l'ai pris de force et à sec devant le reste de la meute qui ne demandait que ça… Putain de merde. Mais quel être humain pourrait faire ça ? Aucun. La conscience du loup gronde doucement au fond de mon esprit… Me répétant qu'on devait le faire… Qu'on n'avait pas le choix… Mais qu'il m'en veut de lui avoir fait mal. Je sens mes épaules trembler et c'est seulement quand je ferme les yeux que je me rends compte que je suis en train de pleurer. Mais putain de merde. Je… Je devrais partir, le renvoyer à sa mère… Je… Je peux pas le laisser rester avec nous… Pas après ce qu'on a fait. Il… Il va souffrir à cause de moi… Parce que… Parce que j'ai pas été un bon alpha… Parce que j'ai été le pire des connards… Parce que j'ai été une brute sans nom… Je…. Merde. Je serre les dents et les poings, jusqu'à sentir mes ongles s'enfoncer dans ma chair, jusqu'à en sentir l'odeur du sang… L'envie de me punir me traverse l'esprit… J'aurais dû le protéger, j'aurais dû m'interdire de le réclamer, j'aurais dû interdire aux autres de le réclamer… je n'aurais même pas dû l'arracher à sa meute… Il devrait être avec sa mère… Pas dans ma salle de bain… Ça devrait être un gamin heureux, pas… Pas une petite chose brisée… Putain, putain… Et alors que je suis sérieusement en train de me dire que je ferais mieux de le rendre à son ancienne meute, voilà que je l'entends chuter dans la salle de bain. Immédiatement je me tends, entendant un léger cri qui réveille mon instinct protecteur. D'un geste rapide je sèche mes larmes avant de pousser la porte, le retrouvant au sol à trembler comme une feuille. Je m'accroupis à ses côtés, tendant une main pour le soulever, suspendant mon geste en plein vol. Non, non, non… Je ne dois plus le toucher. Mon loup me hurle de le faire, je lui dis d'aller se faire foutre. On a vu ce que ça a donné… Alors pour le millénaire prochain, tu vas bien te faire mettre. L'animal gronde une fois de plus sous ma peau alors que je reste aux côtés de Steve.

"Steve… Eh… Doucement, doucement… Ça va… ?"

Non ça ne va pas, connard. Tu trouves qu'il a l'air d'aller bien ? Tu penses sincèrement qu'il va lever les yeux vers toi et te dire "Ouais à l'aise ! Après une bonne douche et un cachet, ça va quand même vachement mieux !" Non. Là tout de suite, il aurait tout les droits de t'en coller une, de te hurler dessus et te dire que tu es un monstre. Il devrait le faire, mais non… Non… Il préfère baisser les yeux et se soumettre, avant de me demander des vêtements. Je pince les lèvres et tente un léger sourire.

"Oui bien sûr… Je t'apporte de quoi faire pour la nuit, histoire que tu sois au chaud… Je reviens…"

Une fois de plus je le laisse, refermant doucement la porte derrière moi avant d'aller jusque dans ma chambre, sortant de mon placard un vieux bas de pyjama et un vieux t-shirt qui ne portent pas trop mon odeur. Non à par la lessive… Ça va. Ça devrait lui aller… Je reviens vers lui, lui tendant les vêtements.

"Quand bien même tant pis… Je laverais tout… Et ça craint rien ça…"

Ses doigts frêles se referment sur mes vêtements et je laisse s'habiller, fixant avec intérêt le sol à mes pieds. Je sens son angoisse, je sens à quel point il est brisé et ça me serre la gorge de devoir rester dans la même pièce que lui… Parce que tout ça… C'est de ma faute. C'est à cause de moi qu'il est dans cet état… Et étrangement… Je préférais qu'il me hurle dessus, qu'il m'attaque… Au moins… Je ne sais pas… J'aurais l'impression qu'il va encore bien, qu'il n'est pas complètement fracassé… Là… J'ai l'impression que je l'ai définitivement brisé. Que c'est foutu… Une fois habillé je relève les yeux vers lui, et avec un sourire forcé, je reste près de lui, le conduisant jusqu'à ma chambre. Et bordel c'est douloureux… De voir sa démarche boitillante, de sentir sa peur, sa peine… Causé par l'être infâme et répugnant que je suis. Sans le toucher je l'aide à aller jusqu'à ma chambre, lui ouvrant les draps pour qu'il puisse s'y glisser. Je le sens se recroqueviller autant qu'il le fait sous les draps et une fois qu'il a les yeux fermés… Je disparais, le laissant se reposer en paix.

Et la nuit est affreuse. Affreuse parce que je ne cesse de m'auto-flageller toute la nuit, me tournant et me retournant sur le canapé. Affreuse parce que je combats le loup qui passe son temps à vouloir ressortir, à gronder en me disant que je devrais le laisser faire… Que lui saurait s'occuper de lui… Qu'il ferait mieux que moi. Alors quand finalement le soleil daigne se lever, je n'ai quasiment pas fermé l'oeil de la nuit. Je regard l'horloge murale qui me revoit avec dureté la réalité de ma situation. Il est six heures du matin, je commence mon service dans une heure, je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit et le loup est d'une humeur tout aussi massacrante que la mienne. Je me lève et prends une douche, laissant l'eau brûler ma peau comme si j'espérais qu'en plus de laver le sang et la transpiration sur ma peau, elle pourrait laver ma culpabilité… Mais non. Je m'habille et alors que je m'occupe de me raser, je croise mon regard. J'arrive pas à croire que je vais prétendre que tout va bien. Que je vais aller au taff, servir des putain de café toute la journée en prétendant que je n'ai rien fais… Alors que pendant ce temps-là… J'aurais Steve qui sera en train de pleurer et de souffrir dans mon lit. La lame dérape sur ma peau et je me recule face à la morsure du métal dans ma chair. Une petite goutte de sang vient perler au coin de la plaie et du bout des doigts je l'essuie, poussant un long soupir. Je ne peux pas faire. Je ne pourrais pas. Je me penche au-dessus de l'évier et rince mon visage. Je peux pas aller au boulot et prétendre que tout va bien, que je n'ai pas fais un truc affreux. Et pourtant… Je finis de m'habiller, attachant rapidement mes cheveux avant de m'occuper de préparer le petit-déjeuner pour Steve… Histoire qu'il n'ait pas à bouger du lit. Je lui prépare des toasts, un verre de jus d'orange, des oeufs et quelques céréales. Je pose tout sur un plateau que je porte jusqu'à ma chambre et que je dépose sur la table de chevet sans un bruit pour ne pas le réveiller. Puis j'y dépose les médicaments avec un petit mot que je griffonne à la va-vite avant de filer.

Si jamais tu as toujours mal, tu peux prendre un cachet toute les trois heures et trois par jours maximum. Et tu n'hésites pas à mettre de la crème régulièrement. Je reviens ce soir après le boulot, promis. - Bucky.

J'attrape mes clés et file au boulot le coeur lourd.
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Lun 9 Nov - 18:58

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J'ai l'impression que tout s'est passé très vite et en même temps que ça a duré des heures. Tout ça. J'ai mal, la douleur palpite entre mes jambes serrées alors que je suis allongé sur le côté et en même temps j'ai l'impression que j'ai rêvé tout ça. Que c'est pas possible. Que c'est presque arrivé dans une autre vie. Même si j'ai encore la chaleur de l'eau brûlante sur mes bras et que je sens l'odeur de lessive qui est pas celle de maman. Tout se bouscule. La douleur. La honte. La colère contre ma meute qui m'a vendu et eux qui ont abusé de moi. Qui m'ont pas laissé le choix. Qui ont regardé pas parce qu'ils le devaient, mais parce qu'ils étaient excités. Tous sauf James. James a voulu faire attention à moi. James a été le seul qui était aussi mal que moi, et lui, rien de ce qu'il a fait a été pour le plaisir. Au début un peu, mais ensuite il se reprochait de devoir me faire ça. Qu'il y ait pas d'autre solution. Et je l'ai cru parce qu'il disait la vérité. J'ai senti qu'il a essayé de me rassurer, de me réconforter, et à la seconde où... où ça s'est fini il a fait sortir les autres, et m'a emmené ici. Il m'a laissé, il n'a plus insisté, et a même posé de quoi me soigner près de moi.

Et une fois qu'il m'a laissé seul je le sens tourner dans son appartement, je le sens se sentir mal, je le sens inonder l'appartement de culpabilité. Il s'en veux de m'avoir fait du mal, en plein conflit avec le loup à qui il reproche de m'avoir fait ça. Que pour lui il a cédé à son loup et que c'est inadmissible.C'est à cause de ça que j'ai été blessé. Oui on m'a blessé. Et je suis en colère. Même pas tellement contre James mais surtout... surtout contre les autres. Ils étaient là et ont apprécié. Et en même temps une foule de questions se bouscule dans ma tête alors que j'essaie de me calmer, de calmer mes sanglots et de rester immobile pour avoir le moins mal possible. Puis finalement je sombre dans le sommeil.

Quand j'ouvre les yeux il fait nuit. Et je mets une seconde à réaliser. Quelque chose va pas. C'est pas mon lit. C'est pas mes draps. Pas leur odeur. Et en voulant me redresser je gémis et je me rappelle. Je me rappelle de cette scène, je me rappelle de la couverture dans mon dos, de leurs regards à tous que j'ai aperçus une seconde avant de fermer les yeux. La douleur. Son souffle rauque alors qu'il bougeait. Et sa culpabilité, même pendant. Qu'il ait continué et pourtant qu'il m'embrassait tendrement. Qu'il murmurait que ça allait aller. Qu'il allait s'occuper de moi. Et dans tout ça j'ai senti que quelque chose se passait. Qu'on se liait. Qu'il y avait un truc entre nous mais pour l'instant tout est trop compliqué pour... pour que je sache. Et aussi parce que j'ai jamais été lié. J'ai jamais eu de compagnon. J'ai jamais... j'ai rien fait en fait, à part une ou deux galoches maladroites. Maintenant je suis là. Maintenant je vis ici. Je ne verrai plus ma mère à moins qu'il me l'autorise. Comme pour le lycée et pour... Je me mords la lèvre quand je sens que mes épaules sont secouées de sanglots et je me roule un peu plus sous les draps. La maison me manque. Ma mère me manque. J'aimerais qu'elle pose ma tête sur ses genoux, qu'elle me caresse les cheveux et qu'elle me dise que ça va aller. Comme quand papa est mort. Comme quand je me suis transformé pour la première fois et que j'avais peur. J'aurais tellement besoin d'elle mais comme il me l'a pas autorisé, je peux pas... Il faut que j'essaie de demander quand il rentrera... Parce qu'il... j'ai que seize ans, et que j'ai encore besoin d'elle...

J'essaie de me raisonner, de me dire que ça va aller, que... qu'il avait l'air de se préoccuper de moi, et qu'il va... qu'il va essayer d'être gentil. Que... que je pourrais quand même vivre une vie à peu près normale, pouvoir... pouvoir revoir les membres de mon ancienne meute, les contacter... et... aller au lycée. Parce que j'aimerais avoir mon diplôme et... et puis... avoir un boulot qui me plaît... des copains... pouvoir sortir... et j'ai peur parce que tout, tout ça, dépend de James maintenant. Lui et lui seul peut me dire quoi faire, et je pourrai jamais lui désobéir parce que c'est mon alpha. Alors je me dis qu'hier il avait l'air tellement mal, presque autant que moi, il... il voudra que mon bien. Et il a intérêt parce que sinon, nous, les omégas, on va pas bien... et on sert à rien dans une meute. Encore une fois je me soupire en me disant que s'il s'occupe bien de moi, c'est juste pour que je soude leur meute... et pas pour me faire plaisir à moi, Steve...

Finalement j'ai dû me rendormir parce que quand j'ouvre les yeux il fait jour. Je cligne un peu des paupières et je soupire en me tournant. J'ai encore mal et je grimace en sentant le sang séché qui colle le pantalon de pyjama à ma peau. Je lutte pour sortir de sous les draps le plus doucement possible, et suis soulagé de voir que j'ai pas taché les draps. Je laisse retomber le pantalon à mes pieds et c'est seulement là que je vois le plateau. Un beau plateau avec des céréales, des toasts, des oeufs et du jus d'orange. Puis le mot. Je m'avance, fesses à l'air mais je m'en fiche parce qu'il y a personne, et j'attrape la feuille. Qui est Bucky? C'est peut-être son surnom... C'est gentil. Un peu froid mais gentil. Au moins il s'inquiète. Ou il a l'air de s'inquiéter... Je vais tant bien que mal dans la salle de bains, malgré mes jambes et mes fesses qui hurlent à chaque mouvement, et je me rince rapidement avant de me passer de la crème. Je saigne plus... c'est déjà ça... Je me permets de fouiller dans ses affaires parce que je sais toujours pas où sont les miennes, et prends un autre pantalon de jogging, laissant le sale dans le panier à linge. Je retourne au lit, prends un comprimé avec le jus d'orange et c'est tout. J'ai pas faim. J'ai envie de rien en fait... Je ferme à nouveau les yeux, enroulé sous les couvertures.

Je sursaute un peu plus tard quand j'entends toquer à la porte. James est pas là alors... pourquoi quelqu'un peut vouloir venir? Je me redresse un peu et j'entends des pas qui s'approchent.


Steve?
- Qui est là?
- C'est moi, Natasha...


La rouquine. L'alpha. Je la vois ensuite passer la tête par la porte ouverte et me sourire.

Salut Steve...
- Salut.
- Tu vas bien?
- A ton avis?
- Je... pardon. Je voulais... je... est-ce que tu... tu as besoin de quelque chose?
- Non...ça va.
- Tu es sûr? Tu veux... manger ou boire quelque chose? Tu veux un livre? Regarder un film.
- Je veux juste être seul merci.


Un petit gémissement m'échappe quand je me retourne sous les couvertures pour lui tourner le dos. Je la sens encore derrière moi, hésiter pendant quelques secondes avant de tourner les talons et refermer la porte. Tant mieux. Je ne veux pas les voir... Ils... je les ai sentis aimer me voir... souffrir. Alors je peux pas être ami avec eux. Je... je peux pas... Je soupire et reste là, à penser à tout ça, à somnoler de temps en temps, jusqu'à entendre finalement la porte d'entrée se rouvrir alors qu'on doit être en fin d'après-midi. Ca doit être James... Je guette les bruits qui viennent de l'appartement, et je l'entends à la cuisine, puis au salon. Mais on dirait qu'il fait exprès de rester loin de moi. Je remonte les couvertures un peu plus et me retiens de pleurer de nouveau. Lui aussi est comme les autres on dirait. Il s'en fiche. Il a pris ce qu'il voulait et maintenant il me laisse là, tout seul, avec juste quelques comprimés et un coeur brisé...

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Mer 11 Nov - 20:56
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"Oh t'as la tête de tes très mauvais jours Bucky… Très, très mauvais même."

Je pousse un soupir alors que je referme la porte derrière moi, croisant le regard mi-inquiet mi-amusé de Marlène, qui déjà vêtu de son tablier, s'occupe de se faire une tasse de café. Elle sourit doucement alors que je me contente de déposer mes affaires dans mon casier, enfilant d'un geste presque rageur mon tablier. Je le noue autour de mes hanches, passant aussi mon badge sur lequel est inscrit mon prénom. Je me tourne vers elle, retenant un autre soupir. Parce que j'ai envie de lui dire que oui, c'est une putain de journée de merde, que ouais, je donnerais tout pour ne pas être là à servir des cafés à des connards de merde quand je pourrais m'occuper de mon omega de seize ans que j'ai à moitié violé devant le reste de ma meute. Donc ouais, ça me fait royalement chier d'être là.

"Ah. À ce point là. Allez, viens par là…"

Je ronchonne alors qu'elle s'approche et qu'elle me tend un gobelet de café. Je l'attrape et trempe les lèvres dedans tandis que la brunette minuscule se glisse derrière moi posant ses deux mains sur mes épaules qu'elle commence doucement à masser. Je sens mon loup se tendre sous ce contact et je l'envoie se faire foutre. Non. Tu arrêtes. C'est Marlène. C'est peut-être la seule humaine que j'apprécie, enfin que je laisse approcher et me toucher… Surtout depuis… L'incident. Quelque chose court sur ma peau à cette simple idée alors que du bout des doigts, la brunette qui sent le café et la cigarette mentholée détend mes épaules nouées. Je pousse un soupir alors que je continue de boire mon café, penchant quelque peu la tête en arrière.

"Voilà… Là, c'pas mieux ?
- Si…"

Elle descend dans mon dos et masse les points sous mes omoplates, m'arrachant de ce fait un autre soupir las. Et le temps d'une seconde, je me permets de relâcher la pression, de me dire que ouais, je suis sûrement le pire être humain que cette terre n'ait jamais porté, que j'ai laissé mon loup violer un pauvre gamin de seize ans… Ouais sous ses doigts magiques, j'oublie un peu tout ça. Elle rit doucement alors qu'elle vient me masser les reins.

"Eh ben mon Bucky… Tu sais que je pourrais te demander de faire quoi que ce soit là… Je t'ai en mon pouvoir Bucky chéri."

J'ai un pale sourire.

"Dans tes rêves.

- Allez… Faut qu'on se mette au boulot. On va avoir nos premiers accro à la caféine."

Ses mains quittent mon dos et elle me laisse, ne me glissant qu'un sourire en tapotant doucement mon épaule. Au coin de mes lèvres se glisse un sourire quand je la vois s'installer derrière le comptoir, accueillant notre première cliente. J'aime bien Marlène, jamais à me demander plus que de passer un bon moment avec moi au boulot, jamais à vouloir savoir ce que je peux faire de mon temps libre ou quoi… Elle s'en fout. Et j'apprécie ça. J'apprécie que pour elle, je sois juste Bucky, le mec un peu grognon avec qui elle échange quelques mots pendant les pauses cigarettes. Étrangement… C'est peut-être avec elle que j'ai la relation la plus normale. Pas d'histoire de loup-garou ou quoi… Rien. Juste, une relation normale et même si le loup ne l'apprécie pas… Je m'en branle. Je pousse un soupir et repose le gobelet avant de la rejoindre, n'essayant même pas de me forcer à sourire pour le client suivant. De toute façon, à quoi bon ? Tous ne veulent qu'une chose, que je bouge mon cul pour leur servir leur putain de latte à temps. Alors que je souris ou pas, je pense qu'ils s'en branlent. Sans compter que faut pas déconner, j'ai pour principe de n'être charmant et agréable qu'avec les personnes que j'apprécie… Et à part ma meute et Marlène, le reste de l'humanité peut aller se faire foutre.

"C'est pas ce que j'ai demandé."

Je retiens un soupir, sentant mes épaules se nouer, mon loup râler et mes doigts se crisper sur le gobelet en carton qui me brûle les doigts. Je vais la tuer. Je vais la tuer. Je ferme les yeux une demi-seconde alors que je tente de ravaler mon envie de lui envoyer son frappucino à la gueule. Je tente un sourire.

"Pardon ?
- Ce n'est pas ce que j'ai demandé. Va falloir que je le répète combien de fois ?"

C'est dans ces moments-là que je me dis que peut-être, l'humanité mérite vraiment d'être détruite.

"Frappucino avec glace pilée, sauce au caramel. Il me semble que c'est votre commande, non ?"

Son haussement de sourcil me fait hurler intérieurement.

"Nan. J'vois pas de glace dans le gobelet là.
- C'est parce qu'elle est pilée. C'est le principe même de la glace pilée. On ne voit pas la glace. Parce qu'il n'y a pas de glaçons.
- Donc c'est bien ce que je disais… C'est pas ce que j'ai demandé."

Je dépose un peu sèchement le gobelet face à elle, serrant les dents.

"Au risque de paraitre désagréable, madame….
- Eh Buck… Je vais m'en occuper… Va prendre l'air… D'accord ?"

Je me tourne vers Marlène, lui jetant un regard mauvais, avant de me détendre, abandonnant autant le gobelet que l'autre idiote. Je quitte le comptoir et pousse la porte des employés, me retrouvant dans notre petite ruelle. Frustré je donne un coup de pied dans la benne qui n'avait rien demandé avant d'hurler.

"Putain ! De ! Merde ! Journée de merde ! Existence de merde ! Fais chier !"

Je me laisse retomber sur les caisses qui traînent par là, prenant ma tête entre mes mains. Je ne devrais pas être là, je devrais… Je devrais être avec mon pauvre omega… Je devrais le protéger, le soigner… Je devrais me faire pardonner. La porte s'ouvre et je sens Marlène s'installer à mes côtés, posant une main sur mon épaule.

"Tu devrais rentrer… Avec Saddy on va s'occuper de la fin du service. Rentre.
- Marlène… Je…
- Pas un mot. Tu rentres et demain… Tu reviens en forme. C'est clair ?"

J'ai un demi-sourire en la regardant, tandis qu'elle me donne une légère tape dans l'épaule. Je crois qu'au fond, c'est pour ça que je l'aime bien. Parce que même si elle ne sait pas ce que je suis ou ce qui m'arrive… Elle accepte mes humeurs, le fait que je tire la gueule tout le temps ou que j'ai la sale manie d'hurler sur les clients… Elle comprend et elle fait avec. Et même si le loup continue de grincer les dents… Moi j'apprécie. Je me dis que c'est peut-être la seule personne en dehors de la meute avec qui je pourrais être proche. Je lui rends sa petite tape dans l'épaule avant de filer.

Et si en partant j'étais pas mécontent de savoir que j'allais quitter ce repaire d'abrutis… Le fait de savoir que je vais devoir retrouver Steve… Ça me tue. Parce que le pauvre doit être dans mon lit, malheureux comme une pierre et complètement brisé à cause de moi. Rapidement je sens la culpabilité et la honte me submerger à nouveau. Mes doigts se referment sur le volant alors que je vois la caserne se dessiner au loin. Je peux pas. Je pourrais pas. Je l'ai brisé. Mon petit omega. Mon compagnon. Je lui ai fais du mal. Et j'ai à peine le temps de mettre un pied dans la caserne que je sens une atmosphère pesante me tomber dessus. Quelque chose qui tire sur les liens que j'ai avec eux, quelque chose de presque douloureux. Je remonte jusqu'à mon appartement et pince les lèvres quand je vois son sac qui est sagement posé à côté de la porte. Je le récupère et pousse la porte de l'appartement, étant immédiatement pris à la gorge par sa douleur. Putain de merde. C'est trop. Il est… Il est vraiment pas bien. C'est un omega… Il ne devrait pas être ainsi… Il devrait respirer le calme, le bonheur… Et là… Là ça me donne envie de me rouler en boule par terre et de mourir. Mes clés finissent sur la table alors que je pose son sac sur le canapé, passant par la salle de bain pour me rafraîchir avant de… De ne pas savoir quoi faire. Aller le voir ? Il va me hurler dessus. Rester loin ? Je ne sais pas… Rongé par l'hésitation, par la culpabilité, je finis par me retrouver dans la cuisine à faire du thé. Je ne peux pas… Je ne peux pas aller le voir et prétendre que je ne veux que son bien… Pas après ce qui c'est passé. Il ne veut pas que je le touche, et à mon avis… Il n'a pas envie de moi dans la même pièce que lui. Pourtant me voilà à préparer deux tasses de thé. Je déglutis difficilement avant d'attraper une tasse et son sac, poussant doucement la porte de ma chambre, pour le découvrir roulé en boule sous les draps. Ma gorge se serre un peu plus alors que j'entre presque timidement.

"Hey… Je t'ai fais du thé… Et je t'ai ramené tes affaires…"

Je fronce les sourcils en voyant qu'à part les médicaments, il n'a touché à rien. Je pourrais lui dire qu'il devrait manger… Mais là… J'ai plus du mal à rester près de lui… Parce que je me sens mal de lui avoir fait ça. Je croise son regard et je sens mon coeur se serrer. Je t'ai brisé. J'ai osé te briser. Ma gorge se serre tant que j'ai du mal à respirer alors que je m'approche, posant la tasse sur sa table de chevet.

"Je te laisse ton sac là… À porté de main et… Et quand tu le voudras… On pourra mettre toutes tes affaires dans ta chambre… T'en dis quoi ? Tu pourras avoir ton propre lit et tout…"

J'ai du mal à parler, à rester près de lui. Je ne devrais pas avoir le droit de m'approcher de lui à nouveau. Et pourtant mon loup voudrait se blottir contre lui et le réconforter, lécher ses larmes et lui faire sentir qu'il est là pour le protéger, pour veiller sur lui. Je tente un sourire alors que j'ai envie de pleurer.

"Et toi… ? Tu vas mieux… ? Ou tu veux que je t'emmène chez le médecin demain ? Dis-moi…"
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Jeu 12 Nov - 17:05

 Wolf Like Me


La journée est longue et pourtant j'ai envie de rien. J'ai pas envie de sortir de sous les couvertures, j'ai pas envie de lire, pas envie de regarder la télé, pas envie de... de tout. Même pas de manger. J'ai l'impression d'être... vide. Anesthésié. Cassé. Mort, un peu. Inutile aussi. Je reste à somnoler et à penser à des millions de trucs, mon esprit glissant d'une idée à une autre, d'une question à une autre. Je revois ce qui s'est passé. Je le ressens. Et je me demande en boucle ce que va être ma vie maintenant. Ce que j'aurai le droit de faire ou pas. Qui je vais pouvoir voir, ou pas. Si je pourrais continuer à aller au lycée, et espérer aller à la fac. Aller au ciné avec des copains, rendre visite à ma mère. Et surtout, est-ce qu'il s'occupera bien de moi? Est-ce que finalement, je serai bien avec lui? Heureux? Si je peux même oser penser à l'être? D'un coup je vois le positif, me disant que peut-être ça sera bien, que James me rendra heureux, qu'on sera de vrais compagnons. Et la seconde d'après je vois tout en noir. J'imagine le pire. Et je tremble tout seul en m'imaginant être condamné à le laisser faire ce qu'il veut de moi jusqu'à la fin de mes jours.

Et toutes ces longues heures sont juste interrompues par Natasha. Elle aussi je l'ai sentie arriver. J'ai senti sa culpabilité qui l'entourait comme un nuage, forte, intense. C'est bien. C'est bien que tu sentes ça, parce que tu le mérites. Toi comme les autres. Vous êtes restés là, vous avez aimé, vous avez tous encouragé à ce que ça se passe. Vous vous êtes tous éclatés à regarder alors... hors de question que je fasse le plus petit effort pour vous aider à aller mieux. Pour alléger le poids de vos conscience. Laissez-la vous emmerder comme il faut quelques jours ou quelques semaines, et comptez pas sur moi pour vous pardonner et vous dire que c'était pas grave. Ca l'était. Vous vous sentez mal? C'est une petite compensation par rapport à moi qui peut à peine tenir sur mes jambes et qui peux pas m'asseoir sans crier de douleur. Vous vouliez d'un oméga qui vous apaise? Qui vous fasse vous sentir aller bien? Il fallait réfléchir avant de pousser le chef à me réclamer lui-même pour éviter que d'autres me fassent du mal. Maintenant vous allez devoir supporter ma peine, ma honte et ma douleur. Pendant un temps indéfini parce que je sais pas quand j'irai mieux. Après tout je demandais pas grand chose moi... Juste qu'on me dise qu'on allait s'occuper de moi, qu'on m'installe dans une chambre et qu'on se donne la peine de venir discuter avec moi pour me connaître et que je me sente plus à l'aise...Son mal-être s'amplifie quand elle s'éloigne et referme doucement la porte derrière elle. Puis les autres sont plus mal encore, comme des dominos. Et moi je reste roulé en boule, dans mon bas de pyjama propre avec mon coeur en lambeaux.

La porte se rouvre un peu plus tard et je sens la présence de James. Lui non plus ne va pas mieux. Au contraire, on dirait qu'il a passé la journée à gamberger ce qui s'est passé, et il est au bord de la rupture. A cause de moi. A cause d'eux. Et s'il craque? Et s'il meurt? Et si quelqu'un veut le remplacer pour être le nouvel alpha? Ou que la meute est dissoute? J'imagine même pas comment je me ferai accueillir chez ma mère. Bien sûr elle sera contente de me revoir, Matt aussi, mais pour les autres... pour les autres je serai un traitre. Un vendu. Je retrouverai plus jamais ma place. Parce qu'à cause de moi un alpha sera mort. Mais je peux pas me forcer à aller bien moi. Je peux pas... Je peux pas... Je suis ses déplacements dans l'appart, sauf qu'il évite ma porte. J'aurais aimé... j'aurais aimé que la première chose qu'il fasse en venant soit de venir me voir. De me montrer qu'il est content de me voir, de me montrer qu'il s'est inquiété pour moi et qu'il veut savoir comment je vais. Non... il s'est changé dans la salle de bains et là il se fait un café. Pendant une seconde j'ai presque l'impression qu'il a juste oublié que je suis là. Qu'il est dans sa routine, sans se dire ''Ah ben merde, c'est vrai que je me suis fait un petit oméga hier et il est dans mon lit. Faudrait ptet aller le voir''.

Parce que j'ai besoin qu'il vienne me voir. J'ai besoin qu'il s'occupe de moi. J'ai besoin que lui, après ce qui s'est passé, me prouve que tout ça, que ce que j'ai subi, c'était pas pour rien, mais que... mais que c'était un passage obligé et qu'à partir de maintenant ça irait mieux. Qu'à partir de maintenant il allait tout faire pour me rendre heureux et me faire oublier tout ça. Je me mordille l'ongle du pouce, le coeur gros, quand j'entends la porte s'ouvrir et qu'il s'approche de moi, une tasse fumante dans une main, et mon sac de sport dans l'autre. Et ça me fait plaisir. Voir qu'il a pensé à me ramener mes affaires, et qu'il se soit donné la peine de me faire un thé. J'ai un léger sourire alors qu'il reste près du lit et pose la tasse sur le chevet. Il ne dit rien sur le fait que je n'ai pas mangé et c'est tant mieux, parce que là, je pourrai rien avaler. Rien du tout.


Merci James...

Il m'explique ensuite que quand j'irai mieux il m'aménagera une vraie chambre à moi où je pourrais mettre mes affaires comme je veux. Je hoche doucement la tête, un peu redressé sur le coude.

J'aimerais bien oui... Ca serait... chouette. Merci James...

C'est con mais juste savoir que j'aurai un endroit juste à moi, ça me rassure. Ca me fait dire que... qu'il va pas me forcer à dormir avec lui tout le temps, et surtout, bêtement que... qu'il me considère comme un être humain qui a droit à un espace à lui... Peut-être qu'il va vraiment tenir sa promesse de prendre soin de moi alors? De faire attention? J'espère... J'espère tellement...

Sa voix est de plus en plus rauque et son souffle s'accélère. Ca lui fait mal de me regarder. Ca lui fait mal de rester dans la même pièce que moi. J'ai envie de lui hurler que c'est moi qui vais mal et que tout ce dont j'ai besoin c'est qu'il s'occupe de moi. Qu'il soit gentil. Qu'il me prouve que je peux compter sur lui, que je peux lui faire confiance. Qu'il va plus me faire de mal. J'ai envie de lui hurler qu'il doit se bouger parce que je vais encore plus mal que lui, et que c'est son rôle d'alpha de rester avec moi et de veiller sur moi. Sauf que je peux pas. J'y arrive pas. Je me mords la lèvre avant de murmurer doucement.

Ca va... J'ai dormi... Je me suis reposé... Les médicaments marchent pas trop mal et... et j'ai arrêté de saigner. Par contre je... l'autre bas de pyjama était sale alors je... je me suis permis de... de t'en prendre un autre. On... on m'avait pas encore donné mes affaires et j'avais froid alors je... J'espère que tu m'en veux pas... Je voulais te demander mais tu étais déjà parti quand je me suis réveillé et... et j'avais pas ton portable pour pouvoir t'envoyer un message alors... je... voilà...

Je tente un sourire honteux avant de relever les yeux vers lui, jouant nerveusement avec les couvertures.

Mais...merci pour le petit déjeuner. Pardon j'ai... j'avais pas faim mais c'est... c'est gentil. Et je... tu... c'est bien que tu sois rentré... Ca faisait long... d'être tout seul... même si Tasha est passée mais... c'était pas pareil...Elle je voulais pas la voir...

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Mar 17 Nov - 15:55
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J'ai toujours eu du mal avec mon loup… Parce que d'aussi longtemps que je me souvienne… Lui et moi n'avons jamais été d'accord. Avant ma première transformation avant de le sentir s'éveiller… Il n'avait été qu'une conscience lointaine qui n'exprimait rien, qui se contentait de me faire parvenir de vagues émotions tout au plus. Mais une fois qu'il s'est éveillé… La première chose qu'il a voulu faire c'est prendre le contrôle. Ma première transformation avait été un calvaire… J'avais dû la faire en compagnie de mon alpha… Paraît que mon loup avait tenté de lui sauter à la gorge. Tant il était agressif, déboussolé… Et depuis… Ça toujours été comme ça. Il a toujours été agressif. A vouloir être celui qui a le dessus. A être celui qui décide. Au point que depuis… Il pollue mon esprit de ses envies, de ses instincts. Et actuellement, alors que je suis frappé par la détresse de Steve… Il revient effleurer la surface de mon être, grondant parce que je refuse de le laisser sortir pour qu'il s'occupe de son omega, de son compagnon qui souffre. Je ferme les yeux le temps d'une seconde, essayant de le repousser alors que je tente déjà de juguler la douleur et la culpabilité qui me serrent la gorge. Mon loup veut se blottir tout contre lui, lécher ses larmes sur ses joues alors que moi… Je veux fuir. Je veux m'empêcher de ressentir ce besoin de le prendre dans mes bras, de glisser mon nez dans ses cheveux et de simplement m'enivrer de son odeur, de son être. Je veux juste le prendre dans mes bras, glisser mes doigts sur sa peau et lui dire que je suis là pour lui, que je suis son alpha, son compagnon et que je serais là pour lui… Quoi qu'il arrive. Seulement je ressens sa douleur, sa peine, sa souffrance et ce qui me tue c'est de savoir que tout ça, c'est à cause de moi. Et je m'en veux. Je m'en veux de l'avoir réclamé. J'aurais dû… J'aurais dû le protéger de tout ça. Lui permettre de conserver son innocence et de ne pas être là, à souffrir dans mon lit comme une pauvre âme en peine. La vérité c'est que je m'en veux tant… Je n'ai qu'une envie c'est de me blottir contre lui. Seulement je l'effraie. Je suis celui qui cause cette peine et cette souffrance. Le loup gronde doucement sous la surface de mon être alors que je détourne légèrement le regard pour qu'il ne croise pas celui de l'animal. Je prends une grande inspiration avant de lui répondre d'une voix le plus calme possible…

"Ce n'est rien… Tu peux te servir dans mes affaires quand tu veux… Et ne t'en fais pas. Je m'occuperais de nettoyer tout ça. D'accord ? Tout ce qui compte… C'est que tu ailles mieux."

Je lui glisse un léger sourire avant de réussir à croiser son regard, sentant mon estomac se remplir de papillons. J'ai envie de tendre la main et de caresser sa joue. De laisser mes doigts effleurer sa peau, puis se glisser dans ses cheveux. Je veux le tenir tout contre moi, le serrer contre mon coeur et déposer quelques baisers tendres sur son front ou sa nuque… J'ai envie d'être son compagnon, son alpha et non l'homme qui l'a blessé et violé. Je voudrais être la bonne personne et là… Je suis perdu. Je veux prendre soin de lui, mais à chaque fois qu'il croise mon regard, il se recroqueville, comme si il voulait me fuir. Et je comprends, à sa place, peut-être que je ferais la même chose. Je fronce légèrement les sourcils quand il continue, me disant qu'il n'a rien mangé et qu'il a passé la journée seul, osant même repousser Tasha. Je plonge mon regard dans le sien, de plus en plus inquiet. Il va se laisser mourir. Pour me punir. Il va nous tuer. Parce que j'ai été un mauvais alpha.

"Steve… Les autres font partis de ta meute… Si jamais tu te sens trop seul, tu peux aller les voir. Je ne suis pas le seul à vouloir ton bien-être… Ils sont là aussi pour s'occuper de toi Steve… Mais… Si ça peut te rassurer, je reste avec toi ce soir…"

Je tente un autre sourire avant de tapoter le matelas juste à côté de sa main, dans un geste qui se veut tendre et réconfortant. Puis je me lève et attrape ses affaires, me dirigeant vers mon armoire.

"Ça te gêne si je range ça là ? Le temps qu'on aménage ta chambre… Je pensais m'en occuper ce week-end, si tu va mieux, on pourra acheter les meubles ensemble… Oh et on s'occupera aussi des formalités pour ton lycée, histoire que tu puisses y retourner et reprendre les cours avec tes potes…"

Je termine de ranger ses vêtements avant de pousser un soupir. Je dois me forcer à faire comme si tout allait bien et que je serais là pour lui. Il ne faut pas qu'il sente ma culpabilité, le combat avec mon loup et le fait que ça me ronge. Je dois être son alpha. Je dois être fort, pour lui. Le loup ronronne presque, me murmurant que si je le laissais faire… Il pourrait s'occuper de Steve. Un frisson dévale mon échine alors que je le sens se faire plus présent. Non. Non. Pas maintenant. Pas alors que je suis avec Steve, pas alors qu'il est dans cet état… Je ne sais pas ce que le loup lui ferait… Je ne peux pas lui faire confiance. Pas avec Steve. Pas alors qu'il m'a forcé à lui faire ça. Je ferme les yeux et prends une grande inspiration, passant mes deux mains dans mes cheveux. Non. Hors de question. La pleine lune est dans une semaine. Tu attendras ce moment-là pour sortir devant lui. Je ravale difficilement la boule dans ma gorge avant de revenir vers lui, un sourire fatigué aux lèvres.

"D'ailleurs… Tu es sûr que tu ne veux pas grignoter ou même boire quelque chose ? Je pourrais te préparer ce que tu veux… Dis-moi. Je suis là pour toi… Pour t'aider…"
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Mer 18 Nov - 21:56

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C'est bizarre et j'arrive même pas vraiment à me l'expliquer moi-même. Mais... j'ai besoin de lui. J'ai peur de lui, je ne sais pas encore si je peux lui faire confiance, je sais pas encore s'il va pas me faire du mal dans les jours à venir, et pourtant. Je supporte pas encore qu'il me touche mais... mais je suis mieux quand il est là. Surtout quand il est près de moi. Comme si... comme si c'était normal. Comme si c'était sa place. Et dire qu'hier encore je le connaissait pas. Qu'hier encore je l'avais jamais vu. Qu'hier encore personne ne tenait ce rôle à ce point à part ma mère. Et encore pour ma mère, il y avait une sacrée bonne raison : c'est ma mère. Lui théoriquement c'est un inconnu et je ne connais rien de lui, à part son prénom. Je sais même pas l'adresse de l'appartement où je me trouve. Alors... c'est ça le lien? Enfin son début? Avoir besoin de sa présence? Dans un sens c'est plutôt bien... Il vaut mieux ça plutôt qu'il me dégoûte, qu'il m'effraie vraiment. Et peut-être que... que ça va aller de mieux en mieux? Que je pourrais vraiment être bien avec lui? Si seulement... si seulement...

D'une voix timide je m'excuse d'avoir piqué un de ses bas de pyjama, entre autres, et j'ai un léger soupir quand je l'entends me rassurer, me dire que j'ai bien fait et me répéter encore une fois que tout ce qui compte c'est que j'aille mieux. Ca me fait du bien. Je suis content d'entendre ça. C'est rien, bien sûr, mais pourtant... C'est un peu comme si ça me rassurait. Me prouvait que je compte vraiment pour lui. Qu'il va vraiment tout faire pour que je suis bien avec lui. Mais je peux pas en être sûr. Je l'ai vu hier pendant... jusqu'au moment où il m'a installé dans son lit et là, maintenant qu'il est rentré. Je bois doucement mon thé bien chaud et j'ai un petit sourire en regardant le liquide jaune et fumant.


C'est mon préféré, le thé au citron. Ma mère m'en faisait toujours...

Je lui raconte un peu ma journée et je le vois froncer les sourcils quand je parle de Tasha. Il est contrarié, je le sens, sauf que je ne sais pas encore ce qui le contrarie, précisément. Et je baisse les yeux, haussant les épaules quand il me dit que je devrais aller voir les autres. Mes doigts se remettent à jouer nerveusement avec le tissu.

J'ai... j'ai pas envie de les voir. Ils... hier toi j'ai senti que... que ça te plaisait pas de faire ça mais que... que t'avais pas le choix. Eux... eux ils ont apprécié te voir me faire ça. Ils... non. Je peux pas être ami avec des gens qui ont aimé me voir souffrir James... Le seul que j'ai envie de voir c'est toi... et... oui j'aimerais bien que tu restes... J'ai pas trop envie de rester tout seul...

J'ai un sourire timide quand il tapote le matelas et je le regarde se relever. Non. Non pars pas. Me laisse pas tout seul encore une fois... Sauf qu'heureusement il part pas loin. Il attrape mon sac et commence à glisser mes affaires dans l'armoire de sa chambre. C'est bête mais là je commence à me dire que... que moi aussi je vis ici, maintenant que mes affaires sont rangées là. Que j'habite là et que je suis pas juste un réfugié. Qu'il me fait de la place dans sa maison...

Non non c'est très bien. Mais j'aurai pu le faire hein... Une fois que j'irai mieux.

Je relève les yeux vers lui quand il me parle de ma propre chambre, qu'il m'emmènerait acheter des meubles, et même qu'il va s'occuper des papiers pour que je continuer à aller au lycée. J'en crois pas mes oreilles. Mon sourire s'agrandit, et à l'intérieur, c'est comme si la petite flamme que j'ai en moi, et que je sentais presque s'éteindre se rallume un tout petit peu. Une petite touche de "ça va bien". Parce que j'aurai ma chambre, un vrai espace à moi, que je pourrai décider de comment l'aménager et surtout, que je pourrai recommencer à aller au lycée. Ca serait génial. J'aime aller en cours, j'en ai besoin. Au lycée j'oublie mes transformations, j'oublie les querelles de meutes et de quartiers. Les alphas et les omégas. Je suis juste... Steve Rogers, un ado comme un autre et ça me fait du bien. Alors là, savoir que je pourrai retrouver le lycée, mes potes et surtout Matt, mon meilleur pote... C'est juste une super nouvelle.

Vraiment? T'es... T'es vraiment sûr? M...merci James. Merci beaucoup. J'avais peur que... j'avais peur que tu m'obliges à rester ici tout le temps, que j'aie plus le droit de sortir, que je voie plus personne... C'est... c'est chouette. Ca me fait plaisir...

Je lui souris, toujours intimidé mais un peu plus rassuré en voyant qu'il essaie que je sois bien. Qu'il s'inquiète vraiment. Même si lui n'a pas l'air emballé. Ou content.

James je sens que... que quelque chose te travaille... Qu'est-ce qui se passe? Je... ça va mieux... J'ai plus très mal et j'ai arrêté de saigner... Je... Je suis content de... de voir que j'aurai ma chambre et que je pourrai retourner en cours. Je... je t'assure... Et c'est gentil mais j'ai pas faim... Si ça te dérange pas j'aimerais bien un autre thé...merci...

J'ai un petit sourire alors que je termine ma tasse et que je la pose sur le chevet à côté du plateau.

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Ven 27 Nov - 18:32
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"Je suis là pour t'aider." Je me file une sérieuse envie de vomir quand j'ose lui dire ça. Je suis là pour t'aider. Je ne devrais pas avoir le dire, ça devrait être évident. Il devrait être bien avec moi… Il devrait être heureux… Il devrait se sentir bien à mes côtés, rayonner pour moi et la meute… Seulement… Seulement j'ai été con. J'ai préféré le blesser que de le protéger. Au point que maintenant, ce qui le fait aller mieux, c'est de savoir qu'il va pouvoir s'éloigner de moi et du reste de la meute, en retournant au lycée… Et loin de moi l'envie de l'en empêcher… C'est juste…  Juste que j'aimerais que ça ne passe pas ainsi. J'aurais aimé être capable de contrôler mes pulsions, de ne pas me laisser dévorer par celle-ci. Un soupir m'échappe alors que je me refuse à croiser son regard. J'aurais juste aimer être un vrai et un bon alpha pour lui. Et c'est bien tout là notre problème. Le loup continue de gronder sous la surface, poussant toujours un plus contre mon être au fil des secondes que je passe près de ce qu'il considère être son omega, son compagnon. Lui ne veut plus le fuir, il veut venir tout contre lui, lui ne semble pas comprendre ce qu'on lui a fait. L'animal refuse de comprendre que c'est de notre faute si Steve est dans cet état… Lui ne veut voir que ce que ça devrait être, sans comprendre que ça ne pourra jamais plus se faire. J'ai brisé notre omega. J'ai brisé notre chance d'avoir un peu d'équilibre dans la meute. Je lève doucement les yeux vers lui, ressentant cette pointe de "mieux" au sein de son être, sentant une envie de venir tout contre lui, profiter de ce petit bout de bien. Comme si j'étais gelé et que je voulais réchauffer mes doigts autour des flammes timides d'une bougie sur le point de s'éteindre. Seulement j'ai peur… Peur de souffler sur cette flammèche et de détruire le peu de bien qu'il est capable de ressentir. Parce que je l'ai brisé… Et que je devrais certainement passer le reste de mon existence à tenter de me racheter pour ne rien en retirer. Je vais devoir souffrir avec lui et payer pour mes actes, et accepter qu'un jour, il me dise qu'il veuille rompre le lien parce qu'il veut être avec quelqu'un d'autre. Mon loup hurle à cette idée. Je sais mais c'est ce qui finira par arriver. On peut aimer une personne qui nous a fracassé. Omega ou pas… Il finira par se mettre avec un autre loup, un loup qui sera capable de le protéger du monstre que je suis et que je pensais ne pas être.

Il a un sourire que je ne parviens pas à lui rendre, parce qu'il me remercie, il ose me dire qu'il est rassuré que je le laisse sortir, que je le laisse vivre tout simplement. Au fil de ces mots j'ai l'impression de devenir moins qu'un être humain, moins qu'un animal… Juste un geôlier. Un monstre qui l'obligerait à rester dans cette chambre jusqu'à la fin de ses jours, n'exigeant de lui qu'une chose… Qu'il écarte les cuisses pour moi. L'idée m'arrache un haut-le-coeur. Parce que j'ai envie de lui hurler que je ne voulais, que je m'en veux, que je serais prêt à me renier simplement pour lui, que je serais prêt à le laisser dans les mains de quelqu'un d'autre pour qu'il recommence à vivre… Mais je ne peux pas. Parce que je ne dois pas flancher. Je dois être son alpha. Je dois être celui qui s'occupe de lui, qui donne tout pour l'aider, pour le protéger. Je n'ai pas le droit d'aller mal. Je dois aller bien pour deux, même si une part de moi à envie de fléchir les genoux face à la culpabilité qui me dévore de l'intérieur, tandis qu'une autre me dit de laisser le loup se débrouiller, que lui sera plus apte à l'aider.

Perdu dans mes pensées, à remuer le couteau dans la plaie, je reviens à moi quand il me dit qu'il ressent que quelque chose me travaille. Légèrement surpris, je retiens mon souffle, écoutant le reste ponctué par les battements de mon coeur. Il le sent. Il sait. Il ressent. Et si je pensais être tiraillé par un quelconque dilemme, voilà que coeur et raison s'accordent sur un même fait : mens-lui. Même le loup me le murmure doucement. Il faut le protéger. Notre omega. Il ne doit pas s'inquiéter. Fort pour deux. Fort pour le couple. Ma mâchoire se verrouille. Ça me fait mal de l'admettre, mais si je veux qu'un jour il aille mieux, je vais devoir prétendre que tout va bien, je vais devoir jouer mon rôle d'alpha parfait et assurer pour deux, cacher mes failles, mes doutes et le reste pour être capable de l'aider à aller mieux. Après tout, c'est le moins que je puisse faire après ce que j'ai fais. Sa tasse termine sur le plateau et je force un sourire, commençant à jouer avec notre lien.

"Tu me rassures… Continue de prendre tes médicaments d'accord ? Je ne veux pas que tu souffres plus…"

Le lien est faible, au point que j'ai peur de le briser simplement en m'apprêtant à le fermer. Mais je n'ai pas le choix, il ne faut pas qu'il puisse ressentir ce qui me ronge, sinon… Sinon il n'ira jamais mieux. C'est pour son bien. Le mien… Quelle importance ?

"Et pour ta chambre, on s'en occupe ce week-end, histoire que tu puisse avoir ton espace rien qu'à toi… On ira t'acheter des meubles et tout ce dont tu as besoin…"

Doucement, je lui interdis l'accès à ce que je peux ressentir. Je l'empêche de sentir ma culpabilité, puis la colère que j'éprouve contre ma personne, le désespoir qui m'étreint quand je constate ce que j'ai fais… Tout ça disparais. Tout lui échappe… Mais pour ne pas lui laisser un blanc trop lourd ou trop visible… Je lui laisse les sentiments du loup. Des émotions fortes et primaires. L'envie de le protéger, une envie d'être là contre lui à le rassurer. Un mélange étrange de pulsions vagues et diffuses… Chose qui a malheureusement pour effet de le faire ressortir un peu plus. Je sens sa conscience se mêler à la mienne alors qu'il me dit que je n'ai qu'à le laisser sortir, vu qu'il est déjà si éveillé. Mes doigts se serrent alors que j'attrape le plateau, me relevant le plus calmement malgré les frémissements qui traversent mon être. Il veut sortir. Il est juste là. Sous ma peau, dans mon regard… Même dans ma voix qui se fait plus rauque.

"Tout va bien Steve, d'accord ? Ne t'inquiètes pas pour moi… Je vais bien, le plus important, c'est toi."

J'ai un pale sourire avant de m'éloigner, chaque pas ne faisant qu'accentuer l'envie du loup à sortir. Je peine presque à sentir le monde autour de moi tant je ne ressens que son envie d'aller se blottir contre son compagnon. Une semaine. T'as juste une semaine à attendre. Trop long. Le plateau rencontre sèchement le plan de travail alors que je jette presque la tasse dans l'évier qui se brise sous mes doigts. Penché au-dessus de celui-ci, je tente de reprendre mon souffle, sentant mes épaules être secoué de violents tremblements. Il ne veut pas me laisser le choix, il veut me forcer à lui laisser le contrôle. Seulement je ne sais pas comment Steve va le prendre. J'ai peur que ça empire la situation… Que ça se passe mal… Je préfère… Attendre… La pleine lune… Je serre les dents, presque surpris d'un grondement animal qui résonne dans ma cage thoracique.

"Une. Semaine."

Non. C'est son grondement qui s'échappe de ma trachée, son refus. Trop long. Il veut son omega. Et il le veut maintenant. Je sens la meute tenter de m'envoyer de quoi me calmer mais ça ne fait qu'encourager le loup. Il ne veut pas se coucher, il veut sortir et faire ce qui est juste. C'est son compagnon. Il doit le protéger, sans comprendre que moi… J'aimerais qu'il me laisse faire… C'est lui qui m'a poussé à le blesser… Et par moment, j'ai l'impression que le loup ne s'en rend pas compte. Mes phalanges deviennent blanches tant je me crispe, essayant de le repousser. Je lève les yeux et croise mon reflet, y contemplant le regard de mon loup.

"Couché. J'ai dis… Une semaine."

Tout ça n'est qu'un murmure sans importance. Des paroles vaines. Lui et moi le savons parfaitement. J'ai toujours eu du mal à le contrôler, à le repousser. Depuis ma première transformation… Ça a toujours été ainsi. Violent, impulsif… Je me souviens que j'enviais les autres, dont les loups étaient plus calmes comparés au mien qui ne semblait être qu'une bête assoiffé de sang… Même mon père était plus calme… Tais-toi… Tais-toi… Les pensées du loup se font plus précises, plus incisives alors que les miennes… Mes genoux faiblissent et rapidement, je me retrouve sur le sol, recroquevillé sur moi-même, continuant de lutter pour le faire taire alors que je sens le reste de la meute s'inquiéter.
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Sam 28 Nov - 12:56

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Je ne réalise encore pas. Tout se bouscule dans mon esprit, depuis hier, et c'est seulement au fil des heures que je me rends compte à quel point ma vie allait changer. Et avait déjà changé. Bien sûr j'étais mort de trouille quand on m'a annoncé que j'allais quitter ma meute. Malade de peur au point de me donner envie de vomir. Parce que tout ce qui s'annonçait était l'inconnu. On m'arrachait à tout ce que je connaissais, à toutes les personnes qui m'avaient vu naître et grandir. A ma maison. A ma vie toute entière. On m'envoyait vers quelqu'un que je n'avais jamais vu, dont je ne savais même pas le nom, sans avoir une adresse. Rien. L'inconnu le plus total. Et tout s'est passé si vite. Un soir je me couchais dans mon lit, et le lendemain je me retrouvais sur une couverture, dans le hall d'une vieille caserne, alors que l'alpha me faisait sien et que toute la meute appréciait le spectacle. Je me suis senti trahi, vendu, par ma meute, par ceux que je croyais ma famille. Et trahi par ceux qui auraient dû être ma nouvelle famille.

Le seul sur qui je peux compter est James. Et doucement il m'installe chez lui. Mes affaires sont rangées dans son placard, il m'a dit que je pourrais retourner au lycée, et retrouver mes amis. Des petits morceaux de ma vie d'avant. Ca me rassure. Quand j'ai commencé à comprendre que j'étais un oméga, ma mère m'a expliqué que dans certaines meutes, l'oméga est si précieux qu'on lui interdit de sortir, qu'il reste toujours à l'intérieur de peur qu'il ne lui arrive quelque chose, et que la meute se retrouve ainsi brisée. Par chance, la mienne m'a laissé vivre une vie normale, enfin autant que possible compte tenu du fait que je suis... un loup-garou... Et une de mes peurs, parmi toutes celles que je pouvais éprouver, était celle de me retrouver comme ça, prisonnier. Et de savoir que je pourrai continuer à aller en cours, et peut-être même continuer mes études après mon diplôme, ça me rassure. C'est un peu comme si l'étau qui serrait ma poitrine se desserrait un peu, et que je pouvais respirer un peu plus librement.

Et à peine je ressens ça, ce soulagement de savoir que je pourrai avoir... une vie, tout simplement, je sens que lui aussi va mieux. Un tout petit peu. Il est content d'avoir réussi à me rendre content. A m'avoir rassuré. Tu vois? Tu vois que c'est simple? Continue. Continue comme ça. Occupe-toi de moi, montre moi que la vie peut être belle aussi, à tes côtés, et je serai l'oméga que tu veux. Mais il faut que tu te donnes du mal. Il faut que tu te retrousses les manches parce que là, ça ne suffit pas. Bien sûr, pouvoir retourner au lycée, et pouvoir avoir ma chambre ça me fait beaucoup de bien, mais... mais ça ne suffit pas, loin de là. Parce que ça, ça concerne juste ma vie de tous les jours, et j'ai besoin de plus. Je peux pas être heureux juste parce que je peux retourner en cours et que j'ai ma chambre. Je veux... je veux que tu me montres que tu seras là pour moi, toujours. Je veux que tu me montres que ce que tu m'as fait, tu as été obligé de le faire et que tu tiens à moi. Je veux que tu me montres que je te plais, que tu as envie de t'occuper de moi, Steve, parce que... je compte, et pas de t'occuper de moi comme on s'occupe d'une plante verte, à qui on donne juste de l'eau pour pas qu'elle crève. Si... si tu es mon compagnon, alors fais comme... comme tous les couples ''normaux'', au moins un peu. Je sais que je n'aurai jamais droit au premier rencard, aux regards qu'on s'échange l'air de rien, aux heures passées avec le portable ne main en se disant ''Allez je lui envoie un message. En fait non''. Tout ça j'y aurai jamais droit. Je me ferai jamais séduire parce qu'il m'a gagné. Mais... j'aimerais que... juste un peu... il... il fasse avec moi comme on fait avec quelqu'un qu'on aime. J'en ai terriblement besoin. Parce que je n'ai que ça. C'est la seule chose qui peut m'aider, qui peut m'aider à supporter tout ça, à oublier... cette nuit. Je pourrai lui pardonner si je sens qu'il est désolé pour moi, pas juste d'avoir blessé son oméga. Qu'il essaie de se racheter. Qu'il me prouve que je pourrai être bien, avec lui. Heureux. Sauf que pour l'instant on en est tellement loin.

Il se sent coupable et en même temps j'ai l'impression que je le dégoûte. Il s'en veut et pourtant j'ai l'impression d'être un jouet qu'on a cassé et qui n'intéresse plus personne. Qu'au final je n'étais pas comme il s'y attendait, et que du coup, je suis de trop. Je suis encombrant. Je sens qu'il a du mal à me regarder, et que ça lui pèse d'être dans la même pièce que moi. Pourtant c'est toi qui m'a réclamé! C'est toi qui m'a gagné! Je ne t'ai jamais menti sur le fait que je n'avais jamais eu de compagnon avant, que personne ne m'avait jamais... Alors tu ne peux pas me reprocher que... que ça ne t'aie pas plu. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas me faire ça. Je vais pas pouvoir passer le reste de mes jours à juste te croiser, terré dans ma chambre et sentant en permanence que je suis de trop et que tu préférerais que je ne sois plus là. Mais que tu dois me garder parce que je suis un oméga et que tu as besoin de moi. Et je lui en parle, le faisant sursauter, alors qu'il était perdu dans ses réflexions. Et à peine une seconde plus tard je sens le lien qui se ferme, comme une porte qu'on claque. Brutalement je ne sens que le vide. Le rien. Et dans un sens ça m'angoisse parce que... parce que ne plus le sentir je suis perdu. Comme s'il me manquait quelque chose. On est liés, et d'un coup, avoir seulement le silence c'est... c'est angoissant. Je ne sens que son loup qui lutte pour sortir, pour prendre sa place, pour... pour s'occuper de moi.

Et dans tout ça je ne sais pas pourquoi il s'en veut. De m'avoir réclamé? De m'avoir pris pour compagnon? De s'être rendu compte qu'il n'aurait pas dû? Je n'en sais rien et je me sens mal à cause de tout ça...

J'essaie de le rassurer, pour qu'il s'ouvre de nouveau à moi, pour retrouver ce contact même s'il est triste, et plein de regrets. Parce que là c'est encore pire. Parce que là je me sens encore plus rejeté. Il ne veut même plus partager ses émotions avec moi. J'essaie de rester le plus calme possible quand je lui dis que ça va mieux pour moi, que je n'ai plus mal, que je ne saigne plus. Regarde, je ne suis plus autant cassé. Regarde, je vais un peu mieux. Tu vois? Ne me rejette pas. Ne me repousse pas. Pas maintenant. Pas alors que j'ai tellement besoin qu'on s'occupe de moi. Qu'on m'aide. Mon souffle s'accélère un peu alors que je l'écoute.

Oui oui je prends mes médicaments... Et je suis content d'avoir ma chambre. Quelqu'un pourra...chercher mes autres affaires chez ma mère. Je... j'avais pas emmené mes affaires de cours comme je savais pas si je pourrais... retourner au lycée...

Sauf qu'il se redresse et attrape le plateau, avant de s'éloigner. Je ne sens plus rien, et c'est pire que tout parce que je me sens encore plus seul. Il me laisse, et je ne peux plus partager ce qu'il ressent. Je me sens encore plus... inutile. Oublié. Il ne veux plus être en ma compagnie. Il ne veut plus que je sente ce qu'il sent. Mais il veut quoi alors? Il veut quoi de moi? Je me recroqueville dans le lit, luttant de plus en plus difficilement contre les larmes qui me montent aux yeux. Je me sens tellement...sale. Inutile. Insignifiant. Quelque chose qu'on a utilisé et qu'on veut plus... Je serre les dents mais ça suffit pas, et bientôt je pleure doucement sous les draps. Qu'est-ce que je vais devenir, moi, ici? Hein? Qu'est-ce que je vais faire si personne m'aime? Si personne s'occupe de moi?

Et là j'entends un bruit. Des griffes. Je relève un peu le nez des couvertures et vois un loup. Il est immense, noir et blanc, aux yeux bleus. Il s'approche timidement du lit, tête basse, couinant légèrement. Lui au moins semble vouloir être avec moi, et s'inquiéter pour moi. Je renifle et tends la main, et le loup, après avoir hésité, grimpe sur le lit et avance doucement. Il renifle mes doigts, avant de les lécher doucement, et je glisse mes doigts dans sa fourrure. Rien que ça son attitude change. Sa queue se met à battre parce qu'il est content, et il vient me donner de petits coups de tête. Je me mets à le gratter, et sa langue commence à courir sur mon visage. Je me mets à rire en bataillant un peu avec lui pour calmer ses ardeurs, et bientôt je plonge mes mains dans sa fourrure épaisse, et mon nez dans sa toison. Au moins lui veut me faire plaisir... il veut s'occuper de moi... Je le caresse un peu avant de me rallonger, et je passe mes bras autour de lui, en fermant les yeux. C'est bien de pas être seul. C'est bien d'avoir quelqu'un, même si c'est qu'un loup. De toute façon j'ai que lui alors... je me blottis un peu plus contre lui et m'endors petit à petit.


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Lun 30 Nov - 10:12
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Le front contre le sol, les ongles qui raclent le plancher, je tente de reprendre mon souffle alors qu'une sueur glacé recouvre mon corps et que l'inquiétude de la meute ne fait que nourrir l'envie du loup de prendre le dessus. Je gronde, crachant la salive que je n'arrive plus à avaler tandis que les tremblements qui parcourent mon corps se font de plus en plus douloureux. Entre deux grondement c'est une plainte qui m'échappe alors que je sens ma volonté, ma conscience s'amenuiser, se faire dévorer par le loup qui doucement, lentement, gagne du terrain, effaçant mes propres pensées pour n'y laisser que les siennes. Il veut revenir pour Steve. Pour son omega. Il veut être avec son compagnon. Il veut pouvoir être contre lui, sentir son coeur battre, sentir son souffle dans sa fourrure. Il veut son tour avec lui. Il en a besoin. Et attendre une semaine n'est pas négociable pour lui. Un gémissement douloureux m'échappe alors que je me retrouve, la joue contre le sol, à contempler le monde qui se floute sous mon regard presque fiévreux. Pourquoi ? Pourquoi c'est toujours ainsi ? Pourquoi c'est toujours de force que tu interviens ? Un vague grondement m'échappe, manquant presque de m'étouffer alors que fatigué, je ne tente même plus de me battre… C'est trop tard de toute façon. Autant le laisser sortir. Il ne fera pas de mal à Steve… Il tient bien trop à lui. Fatigué je ferme les yeux, n'essayant même pas de me déshabiller… J'ai lutté, et comme à chaque fois, ça m'a laissé sur les genoux. Je pousse un soupir alors que je le laisse prendre le dessus, me disant simplement que… Que de toute façon ça a toujours été ainsi avec lui. Sa conscience recouvre la mienne et je sens presque un vague remerciement de sa part, tandis que mon corps se change, dans un concert de craquement d'os et de plaintes que je n'arrive pas à retenir.

Et finalement, c'est toi qui ouvre les yeux. La peau encore fragile et sensible suite au changement, tu soupires une première fois, la truffe près du plancher. Tu reprends doucement conscience d'où tu te trouves et si tu sens les fourmillements se dissiper dans ton corps, tu ne veux qu'une chose : aller auprès de ton compagnon. De ton omega qui souffre. Tu ouvres ta gueule et un bâillement t'échappes alors que tu tente de te lever, constatant alors que tu portes encore ses vêtements. Tu montres les crocs et commence à te secouer, grognant quand tu comprends que tu es coincé dans ses vêtements. Tu commences à te rouler par terre, plantant tes crocs dans le tissu que tu commences à déchirer. Et après quelques coups de crocs, de grognements et autres, tu finis par te débarrasser de tout ça, t'autorisant un autre ébrouement. Tu t'étires longuement et si d'habitude tu aurais pris le temps de faire le tour de ton territoire, là, tu te dépêches de rejoindre la chambre, la tête basse. C'est ton compagnon et il va mal. A cause de lui… De vous. Tu penses que vous auriez dû le rendre bien, heureux. Avec toi il devrait être heureux. Il devrait vouloir glisser ses doigts dans ta fourrure et te garder contre lui. Te dire que tu es son alpha, son compagnon et qu'il sera là pour te calmer. L'absence de contact, d'attentions de sa part te rends triste. Et le voir aussi mal, aussi faible dans son lit te donne envie d'aller te blottir contre lui, pour lui montrer à quel point toi, tu tiens à lui… Que contrairement à l'humain qui s'en veut, tu tiens à lui et tu es là. Tu veux être un bon compagnon pour lui, un bon alpha. Tes griffes tintent au fil de tes pas sur le plancher alors que finalement, tu te présentes à lui. Ton regard croise le sien et comme tu ne le ferais que pour lui, tu baisses autant les oreilles que la tête, t'approchant lentement. C'est ton omega. Il est le seul pour qui tu seras capable de courber l'échine. Les autres te doivent le respect mais lui est différent. Lui aura un certain pouvoir sur toi. Mais ça ne te dérange pas, au contraire. Tu as besoin de ça… De quelqu'un qui saura prendre soin de toi, quelqu'un avec qui tu pourras vivre dans une symbiose et un équilibre parfait. C'est tout ce dont tu as besoin et envie. Tu veux qu'il aille mieux. Tu veux qu'il soit heureux avec toi. Tu veux que vous soyez heureux. Par rapport à l'humain, tu trouves que tu ne t'encombres pas de choses idiotes et abstraites comme la culpabilité ou le remords. Ce qui est fait est fait. Ça ne sert à rien de vouloir revenir à hier quand tout ce dont il faut s'occuper c'est maintenant. Demain n'est pas non plus à imaginer. Tout ce que tu vois et conçoit… C'est maintenant. Lui et maintenant. Ta conception des choses est simple mais efficace. Tu ne veux pas penser au reste. Tout ce qui compte c'est lui et toi. Maintenant… Dans cette chambre. Tu attires son attention de léger couinements et tu sens une légère hésitation. Puis doucement, il tend une main vers toi. Tu hésites. Tu ne sais pas si c'est une invitation ou une manière de te repousser. Tu l'observes et finalement, tu décides de le rejoindre sur le matelas. Ce dernier grince un peu sous ton poids alors que lentement tu t'approches de ton omega, laissant ta truffe effleurer le bout de ses doigts. Tu y sens ton odeur mais surtout la sienne. Une odeur qui devrait te rendre heureux, t'apaiser mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui tu y sens sa détresse, sa douleur, sa peine… Cela t'arraches un autre couinement et presque tendrement, tu commences à les lécher. Un peu de sel te reste sur la langue alors que tu sens ses doigts se glisser dans ta fourrure. Tu commences doucement à battre de la queue face à se geste. Parce que cela te rassures, te prouve d'une certaine façon qu'il te veut à ses côtés. Tu penses que c'est la preuve qu'il est bien ton compagnon et qu'il veut bien de toi.  Tu t'approches un peu plus et vient lui donner de légers coups de museau joueurs. Parce que c'est ce que tu voulais, que vous alliez bien tout les deux… Que vous soyez un couple. Heureux, solides… Là l'un pour l'autre. Ses doigts se perdent un peu plus dans ta fourrure, derrière tes oreilles ou sur ton poitrail et tu te sens déjà mieux, rien qu'à le sentir t'accepter… Ta langue se perds sur son visage et son rire te réchauffe le coeur. C'est ça. C'est comme ça que vous devriez être. Dans les bras l'un de l'autre, heureux… Il est ton omega et tu ne comprends pas pourquoi l'humain ne fait pas tout ça avec lui. Tu ne comprends pas Buck par moment. Il veut être un bon alpha pour lui, mais refuse d'être dans la même pièce que lui. Parce qu'il a honte. Mais toi… Toi tu te moques de tout ça, tu veux juste être avec ton compagnon. Et tu sais que Buck voit ça. Tu sais que même si il n'a pas le contrôle, il voit au travers de tes yeux ce que tu fais. Tu le sens, quelque part. Mais tu préfères ne pas t'occuper de lui, là, tu ne vois que ton omega qui sourit face à tes attentions et qui glisse ses bras autour de toi, son nez dans ta fourrure. Tu pousses un soupir et glisse ta truffe dans ses cheveux, au niveau de ses oreilles. Tu respires doucement son odeur et ça te rassure. Ton omega. Ton compagnon. Tu t'allonges à ces côtés, le laissant te serrer et tenir autant qu'il le veut, tu es là pour lui. Tu es son alpha. C'est ton rôle de prendre soin de lui. Et tu le feras. Sans hésiter. Tu feras attention à lui, et si pour le rendre heureux, cela implique que l'humain ne revienne pas. Ce n'est pas grave. Vous ferez comme ça. Toi ça t'iras. Et à Buck aussi. Tu lèches une dernier fois sa joue alors que tu sens qu'il se calme contre toi, et que les yeux clos il commence à s'endormir. Tes yeux bleus le fixe alors que tu écoutes sa respiration se faire plus lente, plus régulière. Ton omega penses-tu une fois de plus… Ton compagnon.

Pendant de longues minutes, peut-être des heures, tu le veilles. Tu tends l'oreille et tu le protèges. Tu restes contre lui, prêt à bondir sur quiconque voudrait briser votre moment. Et puis, quand tu comprends que personne ne voudra venir, tu finis par t'assoupir avec lui. Tu ne te réveilles que lorsque que le jour est déjà levé depuis un bon moment. Tu sens qu'une partie des membres de ta meute sont partis et tu ne sens que Sam qui est chez lui. Tu tires sur les liens qui te lient aux autres, leur envoyant une vague rassurante, comme pour leur dire que tout va bien, que tu vas bien. Puis tu te glisses hors des bras de ton compagnon, simplement pour t'étirer, t'ébrouer. Un léger grognement t'échappes alors que ta langue te parait sèche. Tu as soif, faim… Tant de besoins que tu te dois d'assouvir. Les changements te laissent toujours avec ce besoin de manger, comme pour supporter la violence de la transformation. Tu sautes en bas du lit, terminant sur le parquet. Tu dois manger, boire… Mais tu sais que Buck n'a pas eu le temps de te laisser de quoi faire… Puis tu regardes Steve, te disant que lui aussi doit être dans le même état. Tu te secoues une fois de plus, avant de venir saisir le draps entre tes crocs, commençant à tirer dessus pour le découvrir. Tu le vois remuer, gigoter, te dire d'arrêter mais il ne semble pas vouloir se lever, ni même ouvrir les yeux. Tu jappes une ou deux fois avant de revenir sur le lit, venant lui lécher le visage pour le lever. Allez, te dis-tu, tu ne peux pas te laisser mourir de faim. Il faut manger, boire, vivre. Pour nous. Pour toi. Tu veux que ton omega ne se laisse pas mourir. Tu le veux heureux et fort.
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Mar 1 Déc - 19:57

 Wolf Like Me


Ma gorge se noue alors que je vois se lever, et je le regarde sans comprendre. Où... où tu vas? Où tu vas? Où tu pars? Non tu... tu dois rester avec moi. J'ai besoin que tu restes avec moi. J'en ai besoin! J'ai été seul toute la journée, et je veux... je veux juste que quelqu'un reste avec moi. Que tu restes avec moi. Toi et personne d'autre. Parce que je sais au moins que... qu'on est liés, d'une certaine façon. Que tu souffres avec moi. Que tu t'en veux de ce que tu m'as fait, que tu étais obligé. Mais pourquoi tu comprends pas que j'ai juste besoin de quelqu'un? Que j'ai juste besoin de quelqu'un qui reste avec moi, qui me sourie, qui me dise qu'il va tout faire pour me rendre heureux. Pour me montrer que la vie à ses côtés sera belle. Et que ce soit vrai, parce qu'il en a envie. Au lieu de ça je me retrouve avec un fantôme qui ose à peine rester dans la même pièce que moi et qui ne me regarde même pas dans les yeux. Mais je pourrai pas continuer comme ça! Je pourrai pas! Juste un chambre et pouvoir retourner au lycée, c'est pas ça qui rend les gens heureux! C'est pas ça qui... qui va me rendre heureux. Je veux pas d'un... gardien, je veux pas d'un... colocataire. C'est pas comme ça quetu dois me traiter. C'est pas comme ça que ça doit se passer... surtout que ma gorge se serre et mon coeur s'emballe quand je le sens fermer notre lien. Je sens son loup, son impatience, sa colère mais... mais plus lui. Alors c'est ça? Tu en as tellement assez que tu me coupes le droit de partager nos sentiments? Tu en as tellement assez de me sentir aller mal que... que tu préfères couper notre lien plutôt que devoir me supporter? Mais... mais j'y peux rien si je vais mal! J'y peux rien si j'ai que seize ans! J'y peux rien si... si j'ai juste besoin qu'on... qu'on veille sur moi. Qu'on... qu'on m'aime. Au moins un peu.

Je me recroqueville sous les couvertures, totalement effondré. Je me sens tellement bête. Inutile. Encombrant. Maintenant il m'a eu, et ça suffit. Il n'aura plus besoin de s'embêter à faire plus, à se décarcasser pour me faire plaisir. J'aurai ma chambre, des affaires, j'irai en cours... Et c'est tout. Peut-être que c'est ce qu'il voulait dès le début, juste un oméga, qu'il aurait pour lui. Comme un meuble. Une voiture. Une télé. Une valeur ajoutée et rien de plus... Et maintenant je suis coincé ici, pour le reste de ma vie. Avec une meute que je ne supporte pas, à qui j'en veux, et avec lui qui... qui s'en veut sans m'en parler, qui m'évite, et qui repousse même notre lien. Alors pourquoi est-ce qu'il m'a réclamé? Hein? Si c'est au final pour me laisser seul ici toute la journée sans visite. Je me sens tellement mal... Tellement... Je sais pas. J'aimerais juste fermer les yeux et plus les ouvrir. En finir vite avec tout ça. Eviter des années où je serai juste leur trophée mais où finalement personne en aura rien à foutre de moi, tant que j'assurerai plus ou moins la cohésion de leur précieuse meute...

Au loin je sens le loup gronder, lutter, et finalement gagner. Sa présence est de plus en plus forte, et bientôt l'essence de Buck disparaît. Je ne sens que le loup. Et quelques minutes plus tard ses griffes cliquètent sur le parquet alors qu'il s'approche du lit. Lui au moins vient me voir. Lui au moins a l'air content. Lui au moins s'inquiète vraiment pour moi... Je le laisse renifler mes doigts, puis les lécher, et je l'invite à venir près de moi. Il grimpe sur le lit, hésite un peu, et quand il voit que je commence à le caresser, que je suis content qu'il soit là, il s'attaque à mon visage et je ris doucement en sentant sa langue baveuse sur mes joues. C'est la première fois que je ris depuis des jours, au point que j'ai presque oublié comment ça faisait... Et je plonge mes mains dans sa fourrure alors qu'il vient tout contre moi.

Voilà. Voilà, c'est ça dont j'ai besoin. Quelqu'un qui est là. Quelqu'un qui me laisse juste pas tout seul. Quelqu'un qui s'occupe de moi, même un peu. Ou au moins qui reste avec moi. Pendant de longues minutes je fais que le caresser, le gratter, souriant enfin en l'entendant couiner de contentement, ou glisser sur le dos, les quatre fers en l'air pour que je lui gratte le ventre. Petit à petit la boule dans ma gorge disparaît un peu, je respire mieux, et quand je me laisse retomber dans les couvertures, il vient tout contre moi et je m'endors, le nez dans la fourrure, et ma main sur son flanc.

Et je dors bien. Parce que je sens le loup contre moi, je le sens qui veut me protéger, qui veut s'occuper de moi et ça me fait du bien. C'est ce dont j'ai besoin, même si j'aurais préféré que ce soit James et pas son loup qui le fasse. Enfin... au moins un des deux a l'air de s'inquiéter pour moi... De vouloir que je sois bien... ou déjà mieux que je le suis maintenant... Mais ce qui me réveille c'est que cette grosse bête commence à tirer sur les draps. Non. Non arrête c'est pas drôle. C'est pas drôle te j'aime pas ça. J'ai froid moi. Et j'ai pas envie de sortir du lit...

Laisse moi tranquille... Je veux encore dormir...

Sauf qu'il insiste. Vraiment. Et il commence à couiner et aboyer. Du coup je suis tout à fait réveillé et je bouge doucement jusqu'au bord du lit, avant de grimacer un peu en me relevant. Bon. J'ai moins mal, c'est déjà ça. Et si j'y vais lentement, je sens presque rien... Bien... A peine j'ai les pieds sur le sol qui trépigne près de moi, me poussant du museau ou me tirant le bas de pyjama pour m'entraîner jusqu'à la cuisine. Je le suis, à moitié en souriant et à moitié en ronchonnant, sauf qu'à un moment il tire trop fort sur mon bas de pyjama, et je tombe en arrière, mon bassin et heurtant lourdement le parquet et me faisant lâcher un hurlement de douleur. A peine je suis tombé que je sens James qui est tout près de moi et qui rampe en gémissant, léchant ma main et posant la tête sur mon ventre, gémissant sans arrêt.

Attends...laisse-moi... laisse-moi me redresser tu veux? Dou...doucement...

Il me faut quelques secondes avant d'arriver à me remettre sur mes pieds, en m'aidant du meuble du couloir. Tout du long il est resté près de moi, pas pour quémander de la bouffe, ou me presser, mais pour veiller sur moi, qu'il ne m'arrive rien. Que je ne me fasse pas mal à nouveau.

Je te préviens, tu me refais ça encore une fois tu oublies les croquettes...

J'avance à petits pas, traversant le salon pour aller à la cuisine, et je commence à fouiller les placards. Sauf que je ne trouve rien. Je me tourne vers lui, qui est sagement assis près de moi.

Alors, où elles sont cachées?

Il s'approche d'une porte et la gratte doucement. Alleluia. J'en remplis ce qui ressemble à une gamelle, lui donne de l'eau, et le regarde manger pendant quelques secondes avant de retourner m'allonger. J'ai encore mal au dos après ma chute. Je reviens sous les couvertures et somnole, quand je me sens à moitié étouffé par le monstre qui revient contre moi, glissant son museau sous mon bras pour que je le garde tout près. Et je souris en fermant les yeux, le gardant tout contre moi.


FICHE PAR SWAN.
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Jeu 24 Déc - 16:01
Howling for You.
Du bout des crocs tu tires sur les draps, tentant de faire rouler la couverture au sol. Tu as soif, faim et une certaine envie de dégourdir tes pattes te tiraille. Au fond de toi, même si la nuit de chasse avec la meute n'est que dans sept nuits, tu as envie de courir, de laisser tes pattes s'enfoncer dans la terre meuble et encore humide… Et tu aimerais le faire avec lui. Tu n'aimes pas le voir aussi faible, aussi terne. Ton omega, ton compagnon, devrait rayonner de bonheur à tes côtés, et non se laisser mourir… Tu devrais le sentir fort à tes côtés. Tu devrais le rendre heureux et lui devrait t'apaiser. Seulement ce n'est pas le cas. James a tout brisé. L'humain a faillit pour vous deux, et aujourd'hui, c'est toi qui doit t'occuper de lui. Tu sens, tu comprends qu'il ne veut pas quitter ce lit, mais tu ne l'entends pas ainsi. Il doit être fort. Il doit vivre. Pour lui, mais aussi pour vous. Tu penses plus à votre couple, et au fait que si lui ne va pas mieux, toi aussi tu vas finir par fatiguer. Un premier jappement t'échappes, puis un autre et lui ne bouge pas. Tu soupires longuement et grimpe à nouveau sur le lit, le poussant du bout de la truffe. Il ne faut pas qu'il sombre. Surtout pas. Il doit vivre. Pas se laisser dépérir. C'est une chose, que toi animal, tu ne conçois pas. Tu ne comprends pas cette envie de se détruire, de se laisser mourir. Tu sais que chaque jour est un combat pour survivre et c'est pour ça que tu as des crocs et des griffes… Pour te battre, pour voir demain. Jamais tu ne te laisserais aller ainsi. Parce que c'est ta nature que de se battre. Tu n'es pas de ceux qui baissent la tête et qui abandonnent. Non. Tu es un alpha. Tu es fort. Tu as une rage de vivre que tu aimerais voir chez ton omega. Tu sautes à nouveau sur le plancher et un autre aboiement t'échappes. Tes griffes raclent le plancher et tu insistes, le fixant de tes pupilles bleues. Tu es là pour lui et il ne semble pas le voir. Il grogne, te dit qu'il ne veut pas quitter le lit sans comprendre que tu souhaites juste l'aider. Tu es là pour lui rappeler qu'il est vivant, qu'il a besoin de boire, de manger, de bouger… Tu es là pour le porter, mais lui ne semble pas vouloir le comprendre. Alors tu insistes… Tu insistes jusqu'à ce qu'il te cède, que d'un lent mouvement il se glisse hors du lit, s'asseyant d'abord sur le bord de celui-ci. Tu ressens sa douleur et d'instinct tu baisses légèrement les oreilles, ta langue se glissant d'entre tes babines. Tu aimerais pouvoir le soigner. Ce serait une plaie sur sa main tu lècherais le sang et tu veillerais sur lui, attaquant quiconque oserait vous approcher… Mais là.. Tu ne peux rien faire pour soulager sa douleur. Parce que tu ne la comprends pas. L'odeur du sang à beau être présente, elle semble déjà ancienne. Alors tu te rassures, tu te dis que l'humain a fait cela pour lui. Le voyant assis, tu viens poser ta truffe sur son genou, le regard plein d'espoir. C'est bien, c'est bien… Il bouge. Il essaye. C'est déjà. Tu te recules légèrement quand il se lève et commences à tourner tout autour de lui quand il commence à marcher. Impatient et heureux, tu jappes, lui donnant par instant quelques coups de museau ou tu viens tirer le bas de son pyjama. C'est ça… C'est ça, te dis-tu. Il doit bouger, avec toi… Et tu es là, pour faire attention à lui, pour lui redonner envie de vivre. Seulement, dans ton impatience, tu le fais chuter. Une fois de plus tes dents viennent chercher le bas de son pyjama et alors que tu le tires un peu, essayant de le faire aller plus vite, il perd l'équilibre et tombe. Un hurlement lui échappe et d'instinct tu te recroquevilles, baissant les oreilles et la tête tandis que ta queue se glisse entre tes pattes. Non… Tu ne voulais pas ça. Tu ne voulais pas le blesser, lui faire du mal. Tu viens ramper contre lui, gémissant face à cette douleur que tu vois autant que tu ressens au travers de votre lien. Ta langue vient doucement lécher le bout de ses doigts avant que ta tête ne vienne se poser sur son estomac. Tu es désolé. Tu ne voulais pas. Tu ne veux que son bien. Tu n'aimes pas ressentir une telle douleur en lui. Un léger gémissement t'échappes alors que tu poses une patte sur son ventre. Tu t'en veux d'avoir blessé ton petit omega. Ton regard croise le sien et tu relève les oreilles quand il commence à te parler. Tu comprends qu'il ne t'en veux pas, mais seulement qu'il a besson de place pour se relever. Tu cesses de geindre et te recules, comprenant qu'il ne te chasse pas, qu'il n'essaye pas de te repousser. Il veut juste de la place. Alors sagement, tu t'assois à quelques pas de lui, l'observant faire, comme prêt à l'aider au cas où. Et au bout de quelques minutes, il finit par se redresser. Tu bats doucement de la queue avant de pencher la tête sur le côté quand il te parle de croquette que tu pourrais ne pas avoir si tu recommences. Tu te contentes de te remettre sur tes quatre pattes, t'ébrouant rapidement avant de le suivre jusqu'à la cuisine. Tu l'observes fouiller dans les placard, ne comprenant pas ce qu'il fait. Pour toi il devrait prendre de quoi manger et de quoi boire… Tout serait plus simple. son regard croise le tien et tu mets quelques secondes à comprendre. Il cherche pour toi. Lui aussi a du comprendre que tu avais faim et soif. Tu te réjouis de voir qu'il pense pour deux. Tu te lèves et viens gratter la porte sous l'évier, sachant que c'est là que James garde les croquettes. Bien sûr, tu préfères quand il te laisse de la viande fraîche mais aujourd'hui tu ne lui a pas laissé le temps de le faire. Tu laisses ton compagnon te servir deux gamelles. Tu te jettes sur l'eau que tu commence à laper avidement avant de grignoter quelques croquettes. Tu n'aimes pas le goût qu'elles ont, surtout toi qui a goûté au plaisir de manger sur la carcasse d'un cerf fraîchement tué. Tu aimes le goût du sang sur ta langue, et ce plaisir de plonger tes crocs dans la chair encore tendre… Alors manger ça… Tu le fais parce que ça te nourris, pas parce que ça te fait plaisir. Tu te lèches les babines et une fois terminé, tu te rends compte que tu es seul. Tu trempes ton museau dans l'eau une dernière fois avant de trottiner jusqu'à la chambre. Tu le retrouve dans le lit, et tu ressens sa fatigue. D'un bond souple tu viens à ses côtes et doucement, tu glisses ta tête sous son bras, laissant ta truffe terminer dans le creux de son cou, juste derrière son oreille. Tu respires son odeur et au travers de votre lien, tu lui envoie une sensation d'apaisement. Tu es là pour lui, pour le protéger. Tu es son compagnon, son alpha. Tu n'appartiens qu'à lui et lui n'est qu'à toi. Vous n'êtes pas un couple, mais une symbiose, qui pour l'instant est encore fragile. Mais ce n'est pas grave, c'est pour ça que tu es là… Pour le réparer.

Tu ouvres les yeux avant lui. D'un coup tu lèves les oreilles face à la sonnerie dérangeant du téléphone. Tu te redresses et l'écoute, en alerte. Tu sais ce que c'est mais normalement, personne n'appelle. Si les membres de la meute ont un problème, ils tirent sur votre lien. Ils ne perdent pas de temps avec ça. Donc là.. C'est autre chose. Quelqu'un d'autre. Et vu l'état de Steve… Tu considères cela comme une menace. Tu retrousses les babines, dévoilant tes crocs, et alors que tu t'apprêtes à gronder, le téléphone se tait. Lentement tu te détends, poussant un soupir. Ce n'est rien. Il est toujours là. Ton omega va bien et personne ne tente de lui faire de mal. Tu viens doucement lécher sa joue, dans un geste affectueux. Tu es impatient de pouvoir courir avec lui lors de la nuit de la chasse. Tu sais qu'il est jeune mais tu veux pouvoir glisser ta truffe dans sa fourrure, et l'entendre hurler avec toi. Mais pour l'instant, tu glisses ton museau dans ses cheveux, et veille sur lui. Tu remplis ton rôle d'alpha. Tu fais ce que l'humain a peur de faire. Seulement, alors que tu regardes Steve dormir, tu entends, ou plutôt tu sens la louve vous rejoindre. Ton poil s'hérisse et avant qu'elle n'ait passé la porte, tu te retrouves dans le salon, à montrer les crocs. Son regard se pose sur toi et sa voix te parvient.

"Nous n'avions donc pas rêvé. Marlène a appelé… Il parait que tu ne t'es pas présenté au boulot aujourd'hui."

Tu grondes. Elle devrait se soumettre à toi, pas oser te réprimander. Elle fait un pas en arrière, et si son regard se veut plein de défi, tu sens qu'elle veut se soumettre. Tu sens la louve se recroqueviller.

"James. Ce n'est pas raisonnable. Tu ne peux pas rester comme ça. Ce n'est pas la solution… Tu ne l'aides pas en faisant ça."

Tu fais claquer tes dents et elle recule un peu plus. C'est ton territoire, ton omega. Tu sais ce qui est bon pour lui. Elle, non. Tu fais le bon choix. Tu remplaces l'humain qui est faible. C'est pour votre bien à tout les deux.

"Tu vas te fatiguer… Ce n'est pas bon… La pleine lune est dans une semaine… Tu dois être en forme… Pour la meute…"

Ça touche quelque chose en toi. La meute. L'omega. Tu dois être fort pour eux. Si pendant la nuit tu es faible… La meute ne sera pas bien… Et tu ne veux pas que ce soit le cas. Tu veux être leur alpha. Tu veux les rendre heureux. La louve sent cela et doucement elle s'approche de toi, s'agenouillant face à toi, sa tête au niveau de la tienne. Ses yeux croisent les tiens avant de se détourner rapidement. Elle se soumet face à toi. Ses mains viennent se poser derrière tes oreilles et tu pousses un long soupir fatigué.

"Tu veux être fort pour la pleine lune, pas vrai ? Ton omega, il va aller… James va s'en occuper… Il sera là pour la pleine lune, et avec toi… Vous serez bien… Tout les deux…"

Ses doigts se glissent dans ta fourrure et tu sens qu'elle tire sur votre lien, laissant le calme, la sérénité de son couple déteindre sur toi. Tes yeux se ferment doucement et un autre soupir, plus profond t'échappes. Doucement, tu sens que tu te fais plus faible… Et tu ne tentes pas de lutter, parce que tu es là depuis longtemps. Une journée, et une nuit. C'est beaucoup. Surtout avec ton lien brisé. Elle continue de te caresser, de te rassurer, te murmurant doucement.

"Laisse James revenir… Ce n'est pas grave… Vous allez y arriver… Tout les deux… Mais pour l'instant, laisse James revenir…"

Tu fermes les yeux et tu sens chaque muscles de ton corps se faire bien plus lourd. Assis, face à elle, tu sens que tu sombres. Un faible gémissement t'échappe alors que tu sens que tu commences à changer. Tes os commencent à craquer et l'inconsciences te guette.


J'ouvre les yeux et je gémis en sentant les mains de Natasha être sur mes joues. J'aimerais qu'elle me lâche, qu'elle me laisse seul, mais au lieu de ça, elle vient passer une main dans mes cheveux, attrapant la couverture sur le canapé pour venir la poser sur mes épaules. Je gémis à nouveau et j'entends enfin sa voix.

"Doucement, doucement… Tu viens de changer… Ça va aller…"

Je gronde doucement, et repousse ses mains. Elle tente de revenir vers moi mais je lui fais signe de rester loin. Le coeur au bord des lèvres je tente de me relever.

"James… Arrête…
- Laisse-moi.
- James...
- Laisse. MOI !"

Je hurle presque alors qu'elle croise mon regard. Je sens sa peur, son incompréhension et doucement, elle s'approche à nouveau, m'offrant simplement sa gorge. J'y pose simplement mes lèvres avant de recommencer à trembler. Un putain d'animal. Voilà ce que je suis. Je sens le loup se reposer et alors qu'elle se relève, elle me murmure doucement.

"Vas-y doucement, tu es encore faible… Et si jamais… Nous sommes là."

Je reste silencieux et une fois qu'elle referme la porte, je m'autorise le droit de vomir. Je crache la nourriture que le  loup a à peine eu le temps de digérer. Dégoûté, je m'essuie les lèvres du revers de la main avant de me relever, m'enroulant dans la couverture. Une chose à la fois… Alors que je chancelle encore je commence à nettoyer mon ce que j'ai rendu sur le sol et ensuite, je file prendre une douche, me glissant sur la pointe des pieds dans la chambre pour y récupérer de quoi m'habiller.
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Ven 25 Déc - 11:36

 Wolf Like Me


C'est quand même triste quand je me dis que la seule personne qui a vraiment envie de s'occuper de moi, c'est le loup. Que l'animal a mieux compris ce dont j'avais besoin que Buck, alors qu'il est... qu'il est mon compagnon. Alors que mes doigts se perdent dans la fourrure de l'animal, je réfléchis à ça. Au fait que je sois son compagnon. Compagnon... c'est quelque chose qui ne se passe nulle part ailleurs comme ça. Les humains normaux se tournent autour, se draguent, avant de se mettre ensemble, un peu comme certaines espèces d'animaux qui restent toute leur vie ensemble... les loups, eux... peuvent... se lier à quelqu'un simplement en couchant l'un avec l'autre. Et ça donne un truc digne d'un film, amour toujours, et tout le bataclan. Un truc fort qui ne s'éteint jamais, même quand un des deux meurt. C'est pour ça que ma mère a jamais cherché à se remettre avec quelqu'un quand mon père a été tué. Pour elle c'était juste... pas possible. Il y avait mon père, et puis c'est tout. Sauf qu'en général, on a le choix. Moi je l'ai pas eu. Et maintenant je me retrouve coincé ici avec quelqu'un que je connais à peine, et que je vais normalement devoir aimer comme un dingue jusqu'à la fin de ma vie. Mais j'ai peur. J'ai peur parce que... je sens que j'ai besoin de lui. Qu'il doit me protéger, que je serai en sécurité à ses côtés sauf que... sauf que le grand amour qu'on m'a vendu... il est pas là. Les rares moments où je le croise j'ai pas des étoiles dans les yeux ou le coeur qui bat plus vite. Non... quand je le vois j'ai juste la gorge qui se serre en le sentant aussi mal à l'aise, et qu'il a si vite envie de repartir pour éviter ma présence. Alors c'est ça... c'est comme ça que ça va finir? Moi cloitré dans une chambre, à vivre avec eux qui s'en fichent de moi, sans jamais savoir ce que c'est que d'aimer vraiment quelqu'un. D'être...Dans une "relation" qui est pas basée sur les non-dits et la culpabilité. Pourtant j'ai pas mérité ça moi. J'en ai pas voulu. On m'a rien demandé. On m'a juste jeté dans ses bras en disant que maintenant j'étais à lui et un point c'est tout. Quelqu'un qui va jamais m'aimer. Qui va toujours me voir comme un boulet, comme quelque chose qui dérange. Pourtant j'aurais aimé connaître ça un jour. Les papillons dans le ventre. Etre surexcité à l'idée de le revoir. Compter les heures. Là je vis avec lui et je l'ai à peine croisé. Je l'énerve tellement qu'il a fermé notre lien et qu'il m'envoie son loup pour s'occuper de moi à sa place...

Mon souffle s'accélère alors que je lutte pour pas pleurer encore une fois en me disant encore une fois à quel point c'est injuste. Parce que je suis un oméga on m'a vendu, et je connaîtrai jamais ce que tout le monde expérimente. Le loup sent que ça ne va pas parce qu'il s'agite pour me faire face, et me donne de petits coups de museau sous le menton, avant de me lécher les joues. J'ai un sourire triste en le gardant contre moi.

Ouais...t'es le seul qui a l'air content d'être là on dirait...

Et je soupire avant de me rendormir, le gardant tout contre moi. C'est le premier contact amical que j'ai depuis que ma mère m'a pris dans ses bras avant de me laisser partir... Et j'en ai tellement besoin... Je me rendors, le nez dans sa fourrure et je sursaute quand j'entends le téléphone sonner. Depuis combien de temps j'ai dormi? J'en sais rien. Pourquoi Buck décroche pas? Qu'est-ce qu'il attend? Sauf que quand je sens le pelage du oup sous mes doigts je comprends pourquoi. Sauf que c'est peut-être important...

Buck... T'es sûr que tu veux pas décrocher?

Non, il aboie contre le téléphone comme si c'était un ennemi mortel, ce qui me fait sourire, et se calme seulement quand les sonneries s'arrêtent. Ensuite, comme s'il était content d'avoir fait son travail, et de m'avoir défendu contre le méchant téléphone, il revient s'allonger contre moi et je me rendors avec lui. Je me réveille encore une fois, mais quand je le sens se glisser hors de mes bras, et sortir de la chambre. Je comprends pas pourquoi jusqu'au moment où je sens la louve. Natasha. Je grimace un peu en me rasseyant, mais je suis content de sentir que j'ai beaucoup moins mal que hier. C'est bien... Je vais bientôt pouvoir... marcher normalement, et sortir, aussi. Essayer de retrouver une vie un peu normale, enfin...en mettant de côté tout le bordel des loups. Aller en cours. Revoir mes potes. Des gens qui tiennent à moi...

Je redresse un peu la tête en sentant le loup changer de sentiment. Depuis qu'elle est arrivée il se méfie et est en colère. Qu'est-ce qu'elle peut bien lui dire pour le mettre dans cet état? Pour une fois que j'étais bien, il a fallu qu'elle casse tout. Elle lui parle, je l'entends, et petit à petit ça change. La conscience du loup se fait de moins en moins forte, avant d'être juste un murmure par rapport à celle de Buck. Il est revenu. Il est redevenu un humain. Mais à peine il s'est transformé qu'il lui crie dessus et je ne comprends pas pourquoi. Il lui hurle juste de la laisser. Et même s'il a coupé notre lien je sens qu'il est furieux et perdu... Puis rien.

Pendant de longues minutes il reste dans le salon mais je ne sais pas pourquoi. Il va ensuite sous la douche. Je baisse les yeux en soupirant. Et voilà... maintenant qu'il est de retour il va m'éviter et je vais de nouveau être tout seul. Qu'est-ce que je t'ai fait? Qu'est-ce que je t'ai fait pour que rester dans la même pièce que moi soit si dur? Tu voulais un oméga, maintenant tu l'as eu alors... pourquoi on dirait que c'est à ce point une torture de juste...me parler? Au moins un peu? J'entends l'eau s'arrêter et enfin il pousse la porte, avançant sur la pointe des pieds. On dirait que tu espérais que je dormais encore... mais non... je peux pas passer toutes mes journées à dormir, même si j'aimerais bien... Je tente d'attirer son attention d'une petite voix.

C'est bon je... je suis réveillé. Mais tu...ça va Buck? Tu as l'air épuisé... Tu devrais te reposer un peu, ça te ferait du bien...

Reste. Reste avec moi. Parle-moi, même si c'est pour dire tout et n'importe quoi. Mais reste. Reste s'il te plait. Montre moi que j'existe. Montre moi que tu t'occupes de moi, même un peu. Mais me fuis pas. Pas encore. Je t'en prie. Je t'en supplie...


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Ven 1 Jan - 14:33
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Je sursaute presque et alors que je sens autant une goutte d'eau qu'un long frisson courir sur mon échine, je retiens mon souffle. Que pensais-je ? Qu'il dormirait encore et que je pourrais l'esquiver quelques secondes de plus le temps de trouver quoi faire ? Ou de simplement me rassurer du faut qu'au moins, lui et le loup s'entendent bien ? Je baisse les yeux et fixe le t-shirt que je m'apprêtais à enfiler. Il tente de me retenir. Il veut que je reste avec lui, que je ne l'abandonne pas une fois de plus. Il veut que je fasse ce que le loup a fait pendant plus d'une journée… Que je me glisse dans ses bras et que je le garde tout contre moi… Non ? Est-ce vraiment cela qu'il veut ? Que je sois comme le loup ? Que je fasse comme si de rien n'était ? Que je glisse mes mains dans ses cheveux en lui disant que oui… Je serais là pour lui, que je ferais attention à lui… Est-ce ça que tu veux mon petit omega ? Sûrement. Je serre les dents et ferme les yeux. Je ne peux pas. J'aurais bien trop peur de te faire à nouveau mal. De voir une fois de plus la peur, la douleur dans ton regard. Je peine à déglutir avant d'oser un sourire qu'il ne peut pas voir vu que je lui tourne le dos.

"Oui ça va… Je suis juste… Tu sais… Changer, tout ça… C'est fatiguant… Mais ça va… J'ai juste besoin de manger un morceau et je serais comme neuf."

Je me tourne légèrement vers lui, lui glissant un léger sourire avant d'enfiler mon t-shirt un peu trop large. Ça va aller… Ça doit aller. Pour lui, pour nous. Sauf que je croise son regard et je ne cesse d'y revoir la douleur que j'ai pu y lire… Et alors que les angoisses reviennent emportant avec elles mes doutes, j'entends le loup gronder au sein de mon être. Non. Un ordre qu'il semble hurler en moi. Je le sens recommencer à glisser dans ma conscience, appuyant sur les parois de mes pensées, soufflant, grondant comme à son habitude. Non. Fort. Pour lui. Tout semble plus simple pour lui. Il pense que je n'ai qu'à claquer des doigts pour tout arranger… Sans comprendre que c'est trop compliqué… Je… Je l'ai blessé. Un tremblement secoue mes épaules et alors que j'enfile rapidement mon bas de jogging, je sens le loup rouvrir brutalement notre lien. D'un coup je ressens toute la détresse de Steve m'envahir, comme une immense vague qui vient frapper les falaises un jour de pluie. Ma gorge se serre tandis que lui doit recommencer à sentir mon inquiétude, ma peur, et cette envie de vouloir bien faire, de simplement le tenir contre moi et de lui murmurer que je serais là, pour lui. Je tente de lutter mais je le sens gronder à nouveau. Non. Sinon. Je reviens. Je peux presque sentir ses crocs contre ma langue alors qu'un frisson violent glisse sur ma peau. Non. Pas encore. Je reste. C'est à mon tour. Une semaine. Tu attends une semaine pour sortir. C'est à mon tour d'être avec Steve.

Et là je réalise. J'ai envie d'être avec lui. Pas de le fuir. Je pousse un soupir, passe une main sur mon visage et j'entends le loup me gronder d'aller avec lui, maintenant que j'ai compris. Je me tourne vers lui et offre à Steve un sourire fatigué, alors que je viens m'assoir sur le bord du lit avec lui.

"Et toi… Ça va ? Je veux dire… Tu as l'air fatigué… Je m'inquiète. T'as rien mangé, même avec le loup… Tu es sûr que tu ne veux pas que je te prépare quelque chose ?"


Sauf qu'une fois de plus, il me dit que non. Faiblement il me répond que non, il ne se sent pas de manger. Et si une part de moi a envie de le forcer, de lui dire qu'il doit pour ne pas dépérir, je ne me sens pas de le brusquer… Ça n'aidera en rien notre situation. Non. Je dois être là pour lui, pas lui faire du mal. Je souris faiblement, sentant la fatigue peser un peu plus sur mes épaules. J'ai besoin de m'allonger, juste quelques instants. Déjà je sens les courbatures dû au changement et mon estomac qui gronde doucement. Je retiens un soupir avant de croiser son regard.

"Je suis désolé Steve… Pour ce qui s'est passé… J'aurais aimé que ça se passe mieux… Qu'on fasse plus attention à toi… Mais maintenant… Je suis là, d'accord ? Avec le loup on va prendre soin de toi… On fera tout pour que tu ailles mieux… Et pour que tu te sentes chez toi… Je te le promets…"

Ma voix se fait plus douce et j'entends le loup s'apaiser au fond de mon être. Bien. L'animal aime sentir que j'arrête de le fuir, et que me comporte enfin comme l'alpha que je suis. J'ai un sourire plus tendre, plus protecteur alors que sans comprendre pourquoi, je tends la main vers lui, glissant timidement mes doigts dans ses cheveux. Et là, une pensée résonne dans mon esprit, comme prononcé à l'unisson avec le loup. Nous.
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Ven 1 Jan - 18:06

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Il se fige quand j'ose parler et j'attends, me mordant la lèvre. J'aurais pas dû parler. Je le sens jusqu'ici que ça le fait chier de m'entendre, que je lui parle, que...que je sois là. Il aurait aimé que je dorme. Il aurait aimé ne rien avoir à faire dans cette pièce. S'il avait pu l'éviter, il l'aurait fait. Il serait resté dehors, il se serait débrouillé. Mais il n'avait pas le choix, et c'est pour ça qu'il a passé la porte. En le voyant juste en caleçon, je me dis que c'était parce qu'il avait besoin de fringues propres. J'ai l'impression de le déranger. J'ai l'impression d'être de trop. Que le simple fait de respirer lui pose problème. Pourtant j'ai essayé. J'ai tout essayé. Je savais que ça allait se passer comme ça mais je... il était mon premier et puis j'y connaissais rien. Il m'en veut pour ça? Il regrette en se disant que maintenant il allait devoir m'avoir toutes les nuits dans son lit alors que j'ai pas aimé ça et il a pas envie de se retrouvé coincé avec quelqu'un d'aussi inexpérimenté? D'aussi jeune? Je n'en sais rien car le lien est toujours fermé, et je ne sens que le loup qui gronde, au loin, parce qu'il aurait encore voulu s'occuper de moi, et rester avec moi. Il est bien le seul à vouloir ça, et oui j'aimerais bien. J'aimerais bien qu'il revienne, pour se blottir contre moi, me donner de petits coups de museau, et juste remuer la queue en me voyant...

Il a l'air d'hésiter. Il veut vraiment me parler ou il cherche une excuse pour filer au plus vite et se réfugier dans le salon ou ailleurs? Je baisse les yeux et lentement me laisse glisser dans les draps en soupirant. J'ai compris. Je me tais. Tu vas sortir et tu vas me laisser... Et je vais me retrouver tout seul encore une fois, sans rien à faire et sans personne à qui parler... Finalement, au bout de ce qui me semble des heures je l'entends enfin et on dirait qu'il...sourit. Enfin c'est ce que je me dis, au ton de sa voix. Pourquoi il sourit? Il se moque de moi? Ou... je retiens mon souffle alors qu'il me fait enfin face, pour la première fois depuis des jours, et enfile son tshirt trop grand. Je me redresse un peu en grimaçant alors que je m'assieds et hoche la tête.

Oui bien sûr... En général si je me transforme alors que j'ai cours le lendemain, maman me fait rester à la maison... et comme ça m'arrive souvent de... pas être bien, c'est pas grave. Enfin, personne se pose de questions si on peut dire. Pour les filles il y a toujours l'excuse de la mauvaise période, mais même si je suis pas très grand je peux pas jouer cette carte-là...

J'essaie de sourire timidement. C'est ça. Parle moi. Raconte moi tout et n'importe quoi mais montre moi que je suis là. Montre moi que ce n'est pas si horrible de passer du temps avec moi. Montre moi que tu le fais avec plaisir, ou au moins, que ça ne te dérange pas trop... Je m'accroche désespérément à ses quelques mots, comme un naufragé à une planche de bois, parce que c'est tout ce qu'il me donne et j'en ai besoin pour pas couler. Pour pas sombrer. Parle moi. Reste avec moi. Demande moi des choses. N'importe quoi. Montre moi juste que j'ai de l'importance, même un peu.

Son loup s'impatiente, encore, toujours, sans que je comprenne pourquoi. Qu'est-ce qu'il veut qu'il fasse? Qu'est-ce qu'il attend de Buck à ce moment précis? Et puis d'un coup le lien se rouvre. Les émotions de Buck sont si fortes qu'elles me coupent le souffle pendant une seconde et je ressens tout. Tout de lui. Sa culpabilité, son inquiétude, et aussi un immense besoin de protection. Envers moi. Mais... mais...mais si c'est ça que tu éprouves viens! Viens donc! J'attends que ça moi! Que tu me regardes, que tu me parles, que tu t'occupes de moi comme un bon alpha devrait le faire. Inquiète-toi pour moi et surtout fais quelque chose. Il m'en faut peu. Juste savoir que je compte. Que tu me protègeras et que tu veilleras sur moi comme tous les autres membres de ta meute... J'essaie de sentir tout ça plus clairement alors qu'il enfile un bas de jogging et qu'il se redresse, croisant encore une fois mon regard. Il passe ses mains sur son visage et je baisse les yeux. Il en a assez. Il en a assez de me sentir malheureux. Il en a assez de sentir que je vais mal. Il va me laisser. Par ma faute. Je me mords la lèvre et sursaute quand je sens le lit s'enfoncer un peu. Je relève les yeux et vois qu'il s'est assis près de moi. J'ai un léger sourire. Oui. Comme ça. Reste avec moi. Au moins un peu. Juste un peu. Là c'est comme si tu t'inquiétais. Si j'étais important.C'est bien. Ca me fait du bien...

C'est un peu comme si le poids sur mes épaules et dans ma poitrine s'allégeait un peu.

Je... j'ai moins mal... Presque plus. Quand tu étais en loup je... je suis allé lui donner de l'eau et à manger et ça allait... Mais... non... j'ai pas faim. Vraiment pas. Mais c'est gentil. Par contre je... je pourrais avoir du thé? Ou un chocolat? Ou tu me...tu me montres où c'est et je me débrouille tout seul... pour...pour pas t'embêter...

J'esquisse un sourire, essayant de... de pas paraître trop... ennuyeux. Ou pénible. Enfin... à pas le faire fuir encore. Sauf que quand il recommence à parler, je baisse les yeux, la gorge nouée et le souffle court. Je hoche doucement la tête, sans oser croiser son regard. Avant de relever timidement les yeux.

Oui... je sais que...que t'as pas eu le choix... et...oui...j'ai...j'ai besoin que tu prennes soin de moi. S'il te plait. Je...je demande pas grand chose juste...un peu de temps. Pour moi. S'il te plait... Qu'on... qu'on parle... qu'on...puisse passer du temps ensemble. Je... je te promets je veux pas t'embêter ou être un poids... je... j'ai besoin de toi...que tu t'occupes de moi parce que maintenant j'ai...j'ai plus personne... Et je... je pourrai pas continuer à rester tout seul ici... Enfin tu...tu comprends...

Je lutte pour pas éclater en sanglots. Ca. J'attendais ça depuis des jours. J'avais besoin de ça. Juste me dire qu'il voulait pas ce qui s'est passé. Que ça allait s'arranger. Que ça irait mieux. Qu'il va tout faire pour que je sois bien ici, chez lui. J'ai l'impression que mon coeur va éclater tellement je suis soulagé. Parce que je le crois. Je sens qu'il me dit la vérité. Je sursaute et me raidis en sentant sa main dans mes cheveux. Bizarrement, j'ai peur, une peur sans explication, qu'il me refasse du mal, que ça se reproduise, et en même temps son geste est tendre. Doux. Je ressens pas l'excitation de l'autre nuit, ou l'impatience. Là il est... juste ému. Encore angoissé. Mais il veut mon bien. Juste mon bien. Je le crois. C'est mon alpha. Je ferme les yeux sous sa caresse, chuchotant la gorge nouée.

Me laisse plus tout seul comme ça s'il te plait...



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Mar 16 Fév - 15:26
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"Et je prendrais soin de toi… La meute fera attention à toi Steve… Je sais que ça n'a pas été simple… Mais nous sommes là… Pour toi… Pour notre omega…"

Au travers de notre lien je sens sa peine, sa douleur qui doucement étreignent mon coeur. Je sais que j'aurais dû m'y prendre autrement, que je n'aurais pas dû laisser l'animal prendre le dessus mais… C'est ainsi que fonctionnent les alphas. Nous n'avons d'humain que l'apparence… Sous ce déguisement d'être humain, il n'y a que le loup qui rêve de prendre le contrôle et d'être libre de vivre comme ils l'entendent. En permanence je dois vivre avec l'animal qui ne cesse de ramper dans mon esprit, grondant mille et une chose à mon oreille. J'aurais dû faire attention à lui… J'aurais dû interdire qu'on le réclame et simplement le placer sous la protection de la meute… Le loup gronde au sein de mon esprit, me rappelant qu'un omega comme compagnon… C'est une bonne chose pour nous… Et qu'ainsi… Personne ne pourra jamais nous l'enlever. Je frissonne à cette simple idée, partageant malheureusement l'avis de l'animal. C'est vrai que maintenant qu'il est à moi… Personne ne pourra nous l'arracher… Enfin, à moins de me tuer. Personne ne peut nous vaincre. Je déglutis, pas si sûr de cela. Les alphas ne font pas de vieux os et ce pour une bonne raison. Nous sommes des créatures qui cherchons sans cesse l'affrontement et le sang… Nous avons besoin de ça… Sans compter qu'au fil des années et avec l'âge, nous devenons instables… Le loup gronde et avec un léger soupir, je continue de laisser mes doigts courir dans ses fines mèches, essayant de ne pas mal prendre la peur qui l'étreint le temps d'une seconde. Ma gorge se noue et mes caresses se font plus timides encore. Il a peur de moi. Il ne veut pas que je le touche. Moi, son alpha, son compagnon, je lui fais peur. L'envie de fuir me saisit presque mais je reste. Ce n'est pas mon rôle, de fuir. Je dois protéger, je dois être celui qui montre les crocs pour les autres, celui qui prend les coups pour eux. Je dois être autant l'épée que le bouclier… Je dois être leur alpha, et surtout le sien. Je recommence à respirer et esquisse un léger sourire quand il se laisse faire, me chuchotant du bout des lèvres qu'il veut que je reste. Une boule se forme dans ma gorge et je laisse mes doigts glisser sur sa joue, effleurant doucement sa peau.

"Promis… Je ne te quitte plus… Je vais prendre soin de toi…"

Pendant de longues secondes je ne fais que caresser sa joue, appréciant ce contact qui m'avait tant manqué tandis que le loup s'apaise et glisse dans un recoin sombre de mon esprit. C'est ça que nous voulions. Que notre omega nous pardonne, ne serait-ce qu'un peu. Nous serons un bon alpha, un meilleur alpha.

"Je suis désolé Steve… Ça ne se reproduira plus… Je te le promets."

Mes doigts finissent par glisser loin de sa peau, à mon plus grand regret et un sourire m'échappe quand je croise à nouveau son regard quelque peu rougis. Je sais, je sais… Tu aurais aimé que je fasse cela plus tôt… Et j'en suis navré… J'ai été faible… J'ai été un mauvais alpha… Mais maintenant je ferais attention. Je ferais attention à toi. Je me lève et m'étire, me sentant encore bien faible suite à cette transformation bien trop rapide. Je lui glisse un autre sourire avant de faire un pas pour m'éloigner.

"Tu viens ? Je vais m'occuper de nous préparer du thé et… Même si tu n'as pas faim… Je vais faire des pâtes… Parce que bon… Les croquettes c'est sympa… Mais ça cale pas un homme… D'ailleurs… Si jamais… Y'a de la viande au frigo…"

J'attends qu'il se lève et, en restant à ses côtés, je vais jusqu'à la cuisine, poussant un soupir quand je vois les restes de ma chemise sur le sol. Je pousse un soupir et ramasse tout cela, jetant les lambeaux de mon vêtement dans la poubelle, reprenant alors que je lui fais signe de s'assoir à table.

"Tout ce qui est dans le bac du bas… C'est pour le loup… Donc la prochaine fois… Hésite pas à lui donner ça… C'est plus compliqué à vomir en plus…"

J'ai un léger rire avant de sortir de quoi préparer à manger, lui offrant au passage une plaque de chocolat avant de faire chauffer de l'eau dans une bouilloire.

"Et mange. Sérieusement."

Je laisse le loup faire entendre de sa voix dans mes paroles alors que je commence à faire chauffer de l'eau dans une casserole pour les pâtes, préparant déjà une sauce bolognaise, ne lui jetant que quelques regards de temps à autre, histoire de vérifier qu'il mange bien. Chose qu'il fait à peine. Certes il grignote du bout des dents mais c'est bien tout… La bouilloire siffle et doucement, je lui sers une tasse de thé que je dépose devant lui.

"Là… C'est chaud. Fais attention et… T'es sûr que tu ne veux pas manger plus ? La pleine lune est dans deux jours… C'est rude de changer… Et il te faut des forces pour ça… Alors… Mange un peu, je t'en prie. Essaye pas de me punir de cette façon…"

Ne nous fait pas ça. Ça nous tuerait. Tout les deux. Nous avons besoin l'un de l'autre.
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Mar 16 Fév - 18:52

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Enfin... enfin il reste là. Enfin il... il ne me fuit plus. Je me redresse un peu plus dans le lit pour mieux m'installer et souris timidement quand il me parle doucement. J'en crois à peine mes oreilles et à peine il a fini sa phrase que je sens un poids immense s'ôter de mes épaules. Une promesse. Une simple promesse qu'à partir de maintenant il allait vraiment s'occuper de moi, pas juste me ramener de quoi manger et des médicaments. Non. Veiller vraiment sur moi, parce que... parce que je fais partie de cette meute et que ça a l'air de compter pour lui... Je respire un peu plus librement, le coeur battant très vite dans ma poitrine. Ce ne sont que des mots, mais j'y crois. Enfin j'ai envie d'y croire. Que... que maintenant ça ira mieux. Qu'il fera tout pour que je sois heureux, ici. Que je sois bien avec lui. Et avec les autres. Il doit le sentir parce qu'il se détend, lui aussi, et approche sa main de mon visage. Je me raidis, comme un réflexe de protection avant de me détendre petit à petit en voyant que sa main reste juste dans mes cheveux, et nulle part ailleurs. Quelque chose en moi a quand même envie de reculer, mais je sens que ça l'attriste,  tout comme je sens qu'il est soulagé que je me laisse approcher comme ça. Je relève les yeux vers lui et souris timidement quand il me répète encore une fois qu'il me promet de veiller sur moi avant de hocher la tête.

D'accord... merci Buck...

Il continue et petit à petit je me détends, mes épaules se relâchent quand il continue de faire le même geste sur ma joue. C'est gentil. C'est agréable. Rassurant. Et petit à petit je penche un peu la tête, appréciant sa caresse, fermant les yeux. Je murmure simplement que je sais, quand il me répète encore une fois qu'il est désolé et que tout ça est derrière nous, que c'est loin. Puis il retire sa main et je suis presque déçu. Je... j'aimais... j'aimais bien ça. J'ai plus peur. Enfin encore un peu mais moins... Et je me dis que... que peut-être ça pourra marcher. Que je pourrais être bien avec lui. Je le sens, c'est ce qu'il veut, c'est ce qu'il espère, et son loup aussi. Je sens l'animal qui se calme, comme s'il pouvait disparaître un peu maintenant que Buck avait compris ce qu'il devait faire. Il est apaisé, content, lui aussi. Je croise à nouveau son regard et j'y lis du soulagement quand il me propose de le rejoindre à la cuisine et que je dis oui. Je m'extirpe de sous les draps et le suis à petits pas, mes courbatures se sont quand même bien calmées même si je les sens encore un peu.

Ah? Non parce que j'ai demandé au loup et il a gratté devant le placard. Je savais pas que tu avais autre chose de prévu pour lui. Mais oui la prochaine fois je lui donnerai ça...

Je me laisse retomber sur une chaise en soupirant alors que je le regarde commencer à sortir ce qu'il faut pour préparer le déjeuner après avoir ramassé les restes d'une chemise déchirée. J'aime ça. L'impression que... que j'ai un peu ma place ici. Que... je suis pas quelque chose qu'on cache mais qu'il me veut près de lui. A faire des trucs de gens normaux, et pas avoir subi notre lien parce qu'il a été le plus fort, pour ensuite passer plusieurs jours à m'en remettre. Je l'observe faire, et au fil des secondes je le sens plus détendu. Rassuré aussi. Et avant que je réalise je me retrouve avec une tablette de chocolat devant moi.

Euh... Tu es sûr?

Pourtant, je sens notre lien se tendre quand il me donne l'ordre de manger. Je hoche la tête et baisse les yeux sur la tablette, détachant un carreau que je porte à mes lèvres. J'ai encore un peu la nausée mais je ne peux pas m'opposer à un ordre de mon alpha, et mon corps obéit sans même que j'aie à réfléchir. Je mâche lentement, laissant le chocolat fondre sur ma langue avant d'avaler le tout. Puis un autre carreau. Il me jette de petits coups d'oeil, comme pour vérifier que je fais bien ce qu'il me dit, et bizarrement, ça me rassure. J'ai l'impression qu'il s'inquiète vraiment. Qu'il veut vraiment que je me remplume. Ou au moins que je reprenne des forces. Je lui souris quand il dépose une tasse bien chaude devant moi et je souffle doucement dessus, me réchauffant les doigts à la porcelaine.

Je... pour l'instant ça va... Mais peut-être...qu'après, j'en prendrai un peu... En tout cas ça sent bon...

Je bois une longue gorgée de thé avant de reprendre, reposant la tasse sur le bois de la table, baissant les yeux quand j'entends la fin de ses paroles. D'un coup ma gorge se serre à nouveau et je plonge à moitié le nez dans ma tasse.

Buck je... j'ai jamais voulu... Enfin si je mange pas c'est... c'est pas pour te punir. Je... c'était que... qu'après ce qui s'est passé et... et de voir que t'osais à peine rester dans la même pièce que moi je... j'avais juste... plus envie de rien. Je... je me sentais juste tout seul et je... je sais que t'étais obligé et que tu voulais pas... c'est pas contre toi. J'ai juste... pas envie...

Je lutte pour ne pas éclater en sanglots encore une fois, respirant profondément pour me calmer, faisant tourner la tasse entre mes doigts. Ca me fait mal qu'il ait pensé ça. J'étais juste malheureux, et perdu, complètement déraciné. J'ai perdu ma mère, ma famille, ma meute, tout... et en plus il s'est passé ça... c'était trop... et je ne sais vraiment pas si j'arriverais à m'en sortir tout seul. Si j'arriverais à me faire à cette nouvelle vie, même si le Buck que j'ai en face de moi aujourd'hui me rassure, et me fait me dire que peut-être... ça pourrait marcher.

J'avais juste besoin que tu t'occupes un peu de moi... Que tu me montres que tu me fuyais pas... et je... j'aimerais bien un peu de pâtes. Pas beaucoup mais... un petit peu. S'il te plait.

Je le vois se tourner vers moi et se rapprocher, avant de s'accroupir pour être à ma hauteur. Encore une fois il me rassure. Encore une fois il s'excuse, il dit qu'il est désolé, et qu'il s'inquiète simplement parce que maintenant je suis son oméga, et surtout son compagnon. Maintenant je suis la chose la plus précieuse à ses yeux, et la seule chose qui va compter est que j'aille mieux, que je me sente bien avec lui et que petit à petit j'arrive à lui faire confiance. Je croise lentement son regard avant que ma main ne se pose timidement sur la sienne, et je sens à quel point il est content de ce simple geste, comme si son coeur allait exploser. Moi ça me rassure de me dire que... que ça lui fait tellement plaisir. Qu'il apprécie ce simple petit geste de... réconciliation. Que ça aille mieux tout simplement. Au moins un peu.

J'ai juste...tellement peur Buck. J'ai tellement peur... et j'ai juste besoin que tu me rassures... c'est tout...

Je le sens se retenir de me prendre dans ses bras mais c'est trop tôt. Trop tôt. Il y a encore quelques jours il... enfin voilà, alors pour l'instant, je serre juste un peu plus ses doigts pendant de longues minutes alors qu'il reste face à moi, le sourire aux lèvres. Et le loup aussi est apaisé, heureux de voir que... qu'on se fuit plus. Quand le repas est prêt il se détache enfin de moi et file s'occuper des pâtes avant d'en servir deux parts. Une immense, pour lui, et une beaucoup plus petite, pour moi. Il s'assied en face de moi et on commence à manger. Il me demande comment se passent les cours, j'apprends qu'il travaille au Starbucks, et petit à petit on comble les blancs. Je savais...rien sur lui avant ce fameux soir, et j'apprends à le connaître, c'est agréable. On continue à discuter même quand nos assiettes sont vides depuis longtemps, et plus les minutes passent, mieux je me sens. Il est plus juste mon alpha, un simple prénom, un simple visage. Il est quelqu'un qui... qui a une vie, en dehors d'être un loup. Qui aime des choses et en déteste d'autres. C'est rassurant.

Les deux jours qui suivent se passent comme ça, tranquillement. Après le déjeuner il me propose de me faire visiter le quartier, et même si j'ai un sale frisson en repassant à l'endroit où...enfin voilà, ça me fait du bien de sortir, et de marcher un peu, même si c'est tout doucement. Il nous achète des glaces qu'on mange en se promenant avant de rentrer quand je fatigue, papotant tout du long. Et une fois en haut, il propose qu'on regarde un film et on s'installe tranquillement sur le canapé, enroulés dans des couvertures avec un chocolat aux chamallows. C'est... c'est juste bien. Ca commence à ressembler à la maison.

La nuit il dort sur le canapé, parce que je suis pas encore prêt à dormir dans le même lit que lui, et le lendemain il est déjà parti bosser quand je me réveille, mais je souris en voyant qu'il m'a préparé le petit déjeuner. Je grignote un peu mais ça me fait plaisir. La journée je m'occupe comme je peux, à regarder la télé ou lire un bouquin que j'ai attrapé dans sa bibliothèque, et je suis content de l'entendre revenir en début d'après-midi. Je l'aide à faire quelques courses et quand on rentre, il m'annonce que je dois préparer mes affaires parce qu'on partira dès qu'il rentre du boulot demain, avec les autres, jusqu'à la cabane de Clint, perdue dans les bois. Là on pourra se transformer tranquillement, sans craindre d'être vus. Ensuite on se lance un film mais il s'endort comme une masse, n'ayant pas envie de le déranger. C'est vrai qu'il a été secoué ces derniers jours, lui aussi...

Et finalement le moment arrive. Les clefs tournent dans la serrure alors que je suis sur le canapé, devant une série, et que je tourne la tête quand il passe la porte.

Salut Buck. Ca va? Et t'en fais pas, mon sac est prêt, avec mes médocs aussi...




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