Toi qui entre ici, abandonne tout espoir
 
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Sweet Child O'Mine

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Date d'inscription : 03/04/2014
Mar 27 Oct - 12:04
Sweet Child O'Mine
Je pousse la porte du pied et dépose mon grand sac de marin dans l'entrée avant d'avancer un peu plus dans la maison. J'aime bien Helen mais pour la déco... J'ai l'impression de vivre dans un champ de fleurs. Vraiment. Allez Steve, ça sera que pour quinze jours. Après,tu retrouveras ton petit appart, et tu viendras ici que pour la chercher ou la déposer après une sortie. J'arrive dans le salon et appelle à tout hasard.

Helen? Je suis là!

Sa voix sucrée résonne dans la cuisine et je m'avance, inspectant cette baraque où je vais habiter pendant une quinzaine de jours, le temps que le proprio répare cette foutue fuite d'eau. Le roi de la chance, c'est moi : il faut arracher tout le parquet et tout remettre. Donc à moins de pouvoir léviter, je devais trouver une solution. Et même si ça ne m'enchantait pas, j'ai demandé à Helen si elle pouvait m'héberger. Alors on sort ensemble depuis un mois et c'est une gentille fille, je ne dis pas, mais... disons qu'elle a un gamin de quinze ans, et cette idée là ne me plaisait pas des masses. Sauf que je suis pas riche, et je peux pas me permettre quinze jours d'hôtel. A moins que ce soit un trou pourri. Allez, quinze jours ça passera vite. Et elle pourra revenir passer les soirées chez moi, où on sera juste tous les deux.

Ma petite brune mignonne vient se hisser sur la pointe des pieds et passer ses bras autour de mon cou, un sourire ravi aux lèvres. Je l'embrasse rapidement avant qu'elle ne commence à parler.

Oh je suis contente tu sais. C'est un peu rapide mais ça nous permettra de passer un peu plus de temps ensemble. Et tu pourras apprendre à connaître Bucky. Tu verras c'est un gentil garçon... un peu dans sa crise d'ado mais il faut bien en passer par là non?
- Oui t'en fais pas, j'ai été un con d'ado moi aussi.


Helen... la rencontre un peu sortie de nulle part. J'étais de permanence au garage un soir et j'ai reçu un coup de fil pour un dépannage. Une voix de fille, en larmes, toute paniquée, qui disait que sa voiture venait de planter et qu'elle était perdue au milieu de nulle part. Après quelques minutes j'ai enfin réussi à comprendre où elle était et je suis venu la chercher. La pauvre, elle était sur une route déserte qui traversait la forêt, et en plus elle était un peu juste point de vue finances en ce moment, et qu'elle pouvait pas se permettre de grosses réparations. Elle m'a fait pitié, parce que ce genre de mois, où toutes les tuiles s'accumulent, je les connais. Alors je lui ai dit qu'elle pourrait payer le mois prochain et que je m'arrangerai avec mon chef. Elle était tellement contente qu'elle m'a sauté au cou, je l'ai réconfortée deux minutes et je l'ai ramenée au garage.

Le lendemain elle est venue me voir avec un brownie fait maison, pour me remercier, en me disant que je lui avais sauvé la vie. Et elle m'a proposé de m'inviter à dîner. J'avais rien de mieux à faire, elle était gentille alors... j'ai dit oui. Et c'était sympa. Elle était pas la fille la plus intelligente du monde, mais je suis pas le type le plus futé de la planète non plus. On a tous les deux eu notre lot de merdes... elle était simple et mignonne... On a fini par se voir plus souvent, puis à coucher ensemble, mais toujours chez moi. Elle voulait pas faire ça sous le toit qu'elle occupait avec son gamin, ce que je pouvais comprendre. Et dans un sens ça m'allait aussi. On passait un bon moment, et puis chacun repartait vivre sa vie.

Jusqu'à la fuite. Me voilà donc chez elle et son fils pour quelques jours. Elle me dépanne bien mais en général je suis plutôt quelqu'un qui aime sa solitude. Bon, quinze jours, ça ira. Surtout qu'elle a des gardes de nuit, moi j'ai mon boulot alors... ça devrait aller. Je l'aide à mettre la table et je vois ensuite Bucky qui se pointe dans la cuisine après qu'elle l'ait appelé. Je lui tends la main et m'assieds, buvant une gorgée de bière bien  fraiche. Le fameux Bucky. Je l'ai vu plusieurs fois, mais vite fait, et là c'est la première fois que je vais passer un long moment en sa compagnie. Histoire de m'habituer. Heureusement, d'après ce que sa mère m'a dit, il passe tout son temps dans sa piaule à trainer sur son pc ou sa console. Pas trop de risques que je l'aie dans les pattes.

Le dîner se passe bien, on discute un peu tous les trois et Buck remonte, me laissant seul avec sa mère. Une fois qu'elle entend la porte de sa chambre se refermer, elle s'approche lentement de moi, posant ses mains sur mon torse et ronronnant à mon oreille.

Alors Steve... tu voudrait pas que... que toi et moi...
- Tu...ici? Dans la cuisine? Mais si ton gamin débarque?
- T'en fais pas. Il a bu et mangé, il sortira juste de sa chambre pour aller dans la salle de bains.


Je passe ma langue sur mes lèvres. J'hésite. Non pas que j'ai pas envie d'Helen, loin de là. C'est un joli bout de fille, et j'en suis pas revenu quand elle m'a dit son âge, et encore plus qu'elle avait eu un gamin. Et le sexe est bien sympa avec elle. Juste que... savoir quelqu'un d'autre à la maison, surtout son fils c'est... je sais pas... Elle commence à me mordiller l'oreille et après un lourd soupir je l'attrape par les hanches, l'assieds sur le comptoir de la cuisine et fais lentement remonter sa jupe le long de ses cuisses fines pendant que je l'embrasse avec envie.

Un quart d'heure plus tard j'ai enlevé ma main de sa bouche et je lui ai volé un baiser avant de me retirer d'entre ses cuisses, le souffle court. On est montés prendre une douche et on est allés se coucher. Voilà. Maintenant j'habite ici.
© Nalex
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Mer 28 Oct - 16:43
Would you be mine ? Would you be my baby tonight ?

Je souviens du premier mec de maman qui est venu habiter avec nous. Je me souviens que lui, c'était pas pour le dépanner pour une histoire d'appartement qui est inondé mais plus pour quelque chose de plus définitif. Je me souviens que je venais d'avoir douze ans et que ça faisait peut-être six mois qu'elle voyait ce fameux Alexander. Il devait avoir quoi… Presque quarante ans… Et pourtant quand je l'ai vu ce jour-là… Je me souviens m'être dit que je ne serais pas contre le fait qu'il devienne mon père. Il avait un sourire si particulier… Un sourire qui avait fait rire de gêne le gamin que j'étais. Ouais le temps d'une seconde… Je m'étais dit que j'aurais le droit moi aussi à une vie de famille normale… Que ma mère n'aurait plus que des copains de temps à autre mais cet homme qui m'adressait un sourire qui faisait trembler autant mes genoux que mon coeur, qui avait une voix chaude et grave qui semblait résonner jusque dans mes os. J'ai croisé son regard et je lui ai dévoilé mon sourire auquel il manquait une canine, riant quand il s'était accroupit devant moi. Je me souviens que j'étais tombé sous son charme à la seconde même où ses doigts s'étaient perdus dans mes cheveux et qu'il s'était excusé, me disant qu'il aurait dû se présenter à moi plus tôt et que, pour se faire pardonner, il avait un cadeau pour moi. Le premier d'une longue série. Je me souviens que c'était le dernier jeu pokémon pour ma gameboy. M'man voulait pas me l'acheter, me disant que c'était pas possible et lui… Lui me l'offrait avec un sourire, en me disant que c'était pour se faire pardonner. La vérité c'est qu'il voulait m'acheter, comme les autres avant lui, mais ça… Ça je ne l'ai compris que plus tard. Sur le moment, tout ce qui comptait c'est que lui me donnerait peut-être ce que mes copains avaient avec leur père : les dimanches à la pêche, les matchs de base-ball… Et pas juste une mère qui travaille hyper tard et que je dois partager avec le mec avec qui elle sort. Et je me souviens qu'après une légère étreinte j'étais allé essayer mon jeu, tout heureux.

Je remonte mes genoux sur ma poitrine, assis sur mon lit alors que d'un oeil mauvais, je regarde ma vieille gameboy qui traîne sur une de mes étagères. Je contemple l'écran, légèrement rayé où l'on peut y distinguer quelques traces de doigts que j'ai pu y laisser, les dents serrées. Je hais cet objet désormais. Je le hais au point que j'ai envie de le jeter par la fenêtre. Seulement, à la place, je me contente de cacher mon visage dans mes bras croisés. À douze ans j'étais dingue de voir Alexander et maintenant que j'en ai quinze… Ça me fait chier de savoir que Steve, le nouveau mec de ma mère, vient squatter à la maison pour une quinzaine de jours. J'entends la porte de la maison s'ouvrir et sa voix qui résonne à travers la baraque. Je me renfrogne un peu plus. Je pourrais être un gentil garçon et aller lui dire bonjour comme ma mère le souhaiterait, mais non, je reste sur mon lit, les laissant discuter sans moi. Je ne veux pas revivre ce jour-là avec Alexander. J'ai pas envie de voir Steve, ni même le rencontrer, ni même apprendre à le connaître. Parce que de toute façon, dans quelques mois, ma mère l'aura largué pour une raison ou une autre. Alors c'est bien plus simple qu'il ne reste qu'une voix que j'entends de temps à autre, ou un prénom qui traverse les lèvres de ma mère. Je ne veux pas de lui dans ma vie. Je ne veux pas qu'il tente de faire comme Alexander ou comme les autres connards pour qui ma mère à écarté les cuisses, je ne veux pas qu'il tente d'acheter ma sympathie en prétendant qu'il en a quelque chose à faire de moi, je ne veux pas qu'il fasse comme Alexander et qu'il fasse de moi son "bon garçon…" Un haut-le-coeur me saisit à cette simple idée. Je les entends remuer dans la cuisine alors que je pousse un soupir, m'allongeant sur mon lit pour fixer le plafond.

"Buck ? Buck ?"

J'entends ma mère m'appeler et c'est en traînant les pieds, vêtus d'un simple t-shirt d'un groupe de métal d'un autre temps et d'un jogging trop long qui comporte quelques trous au niveau des genoux. Je fais la tête et grogne quelque peu quand elle dépose un baiser dans mes cheveux, me disant qu'elle est contente de me voir.

"M'man… Ça va…. On se voit tout les jours."

Elle me pince la joue et c'est là que je découvre enfin qui est Steve. Et oh bordel. Il est plus qu'agréable à regarder. Le genre grand, terriblement bien foutu et des lèvres si pleines qu'on rêverait de tenir entre ses dents. Je considère la main qu'il me tend et la serre, haussant un sourcil face à sa force. La vache… C'est donc pas pour faire semblant. Je lui glisse un rapide sourire et étrangement, j'apprécie qu'il n'essaye pas d'être faussement sympathique ou quoi avec moi. Pas de "je suis super heureux qu'on puisse enfin se connaitre" ou de "tiens tu sais quoi, j'ai des billets en trop pour tel ou tel truc, ça t'intéresse ?" Contrairement aux autres… Il essaye pas de m'acheter pour bien se faire voir, il à l'air plus… Gêné de savoir qu'il va devoir passer deux semaines dans la même baraque que moi. Je m'installe sagement à table et commence à manger les fameuses tagliatelle aux boulettes de viande de ma mère. Et si au début je m'attendais à ce que le dîner soit d'une maladresse sans nom, je dois avouer que ça se passe presque tranquillement. Ma mère me demande comment ma journée s'est passée, puis Steve et elle discutent… Je termine mon assiette et une fois la vaisselle rangée, je remonte dans ma chambre, les laissant tout les deux dans la cuisine. Je referme la porte de ma chambre derrière moi, allumant mon ordinateur en sifflotant un air. Je branche mon casque et commence à faire le tour des sites sur lesquels j'ai l'habitude de traîner, répondant de temps à autres à mes potes qui me demandent si "beau papa" a enfin foutu ses pieds à la maison. Je souris doucement en disant que oui avant de froncer les sourcils, entendant quelque chose qui n'a rien à faire dans mon morceau d'hard rock. Je fais glisser mon casque sur mon cou, tendant l'oreille. Non… Ils sont… ? Déjà ? Je repousse mon ordinateur de mes genoux et sur la pointe des pieds, je me glisse hors de ma chambre, arrivant finalement jusqu'à l'escalier. Je retiens presque mon souffle et me penche légèrement, écoutant les gémissements étouffés de ma mère se faire plus sonores. Puis finalement, je les vois tout les deux. Contre le comptoir de la cuisine, les fringues à peine retirées… Pendant quelques secondes je les regarde tout les deux, suivant du regard la main de Steve qui vient se poser sur la bouche de ma mère pour la faire taire, puis ses coups de reins presque furieux. Je déglutis avant de retourner dans ma chambre, restant étrangement perplexe face à cette scène. Je devrais être dégoûté ou quoi.. Mais ça me laisse juste… Froid. Comme si c'était normal. Comme si voir sa mère se faire prendre par son mec était le truc le plus logique du monde. Ça me remue pas, ça me file pas envie de vomir… Non ça me laisse juste… Profondément indifférent. Et pourtant quand j'entends mes potes… Eux arrêtent pas de me dire que c'est le pire truc qu'ils puissent surprendre… Moi j'en ai rien à foutre. Parce que j'ai vu pire, vécu pire. Je frisonne à nouveau et tente de reprendre mon ordinateur, me contentant de regarder l'écran d'un oeil vide.

La vérité c'est que je ne suis pas normal. Je dois être cassé. C'est pas possible autrement. Je dois pas être normal… Mais en même temps… Comment pourrais-je l'être ? Y'a un truc de pas bien chez moi… De sale, de répugnant… Comme la gameboy qui traîne sur mon étagère, j'ai l'impression d'être un objet qu'on a manipulé, dont a profité qui une fois qu'on s'en est lassé… On l'a abandonné, le laissant se démerder avec ses rayures et ses fêlures… Je baisse les yeux et pousse un soupir.

*

J'avais… Douze ans. Pas plus. C'était un jour pas trop dégueulasse, je me souviens que j'avais passé la journée à jouer dehors malgré la pluie et la boue. M'man allait sûrement me gronder parce que j'allais rentrer tout boueux de la tête aux pieds mais tant pis… J'avais envie d'aller jouer au ballon dans le jardin. Je suis rentré parce que j'étais frigorifié au point d'en avoir les doigts tout gourds. Alors timidement, j'avais passé la tête par la baie vitrée encore ouverte, ne faisant pas attention aux gouttes d'eau qui dévalaient de ma veste jusqu'au sol, vérifiant que maman n'était pas là. Seulement au moment où j'avais mis un pied à l'intérieur, c'est la voix d'Alexander qui m'avait sursauté. J'avais levé les yeux vers lui et là où je m'attendais à me faire gronder, il avait rit.

"Mon pauvre James… Regarde dans quel état tu es… Tu vas attraper froid. Viens… On va s'occuper de te réchauffer…"

Je me souviens qu'il m'avait aidé à me débarrasser de mes chaussures et de ma veste, avant de m'accompagner dans la salle de bain… Allant jusqu'à commencer à me retirer mon t-shirt… Puis mon pantalon. Je me souviens avoir eu envie de vomir tant j''étais gêné.

"Je.. Je peux le faire Alexander… Je suis grand…"

Seulement ses mains étaient restées et un frisson avait dévalé mon échine quand son regard avait couru sur ma personne.


*

Je me réveille en sursaut, me frottant les yeux alors que j'entends mon réveil sonner. Merde. Je l'éteins du bout des doigts avant de quitter mon lit, marchant au radar jusqu'à la douche. Je me lave rapidement et m'habille pour le lycée, descendant ensuite dans la cuisine pour y trouver Steve. Je lui glisse un sourire alors que je me sers un verre de jus d'orange.

"Bonjour… Déjà debout ? Je pensais être le seul à devoir me lever hyper tôt pour le lycée."

Car lorsque ma mère travaille de nuit, j'ai pris l'habitude d'être le seul à me lever le matin, à prendre mon petit-déjeuner pour ensuite fermer doucement la porte derrière moi.  Tout comme j'ai pris l'habitude de manger seul le soir et de l'entendre rentrer en plein milieu de la nuit. Finalement, pendant ces moments-là… Je ne fais que la croiser. Alors oui… C'est étrange de le voir là avec moi, dans la cuisine.

"Eh… Je me demandais… Si c'est sur ta route… Tu me déposerais au lycée par hasard ?"
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Sam 31 Oct - 23:35
Sweet Child O'Mine
C'est vrai que c'est pas tant de vivre avec Helen qui me posait problème mais c'était surtout de cohabiter avec son ado. Parce que bon, la notion d'intimité, quand on sort avec quelqu'un... ça tient à pas grand chose. On s'est déjà vus dans le plus simple appareil alors le reste... Non, là c'est d'être sous le même toit que quelqu'un connait pas. Quelqu'un qui a sa vie, moi j'ai la mienne, et les deux risquent de pas cohabiter correctement. J'ai pas envie d'être un poids, une présence désagréable, et de mon côté j'ai pas franchement envie de prendre le risque qu'il débarque un jour dans la salle de bains alors que je pisse ou que je me lave parce que j'aurais oublié de fermer à clé. Ce genre de situation gênante.

Je reste quelques minutes avec Helen avant qu'elle ne demande au garçon de descendre, et je suis vraiment pas à l'aise quand je me retrouve face à lui. Un gaillard assez grand mais pas très épais, aux cheveux foncés comme ceux de sa mère, mais les yeux bleus. De son père sûrement. Je lui tends la main et lui lance un petit sourire d'excuse.

Salut Buck. Ecoute je sais que ça doit pas t'enchanter de m'avoir dans les pattes pendant deux semaines mais je vais essayer de pas trop te gêner. Et t'en fais pas, t'auras bientôt la maison pour toi tout seul, enfin avec ta mère bien sûr...

Je sens que c'est pas le discours d'introduction de l'année mais ça a le mérite d'être sincère, et de pas lui raconter du flan. De toute façon je me doute bien que ça l'emmerde d'avoir le mec de sa mère sous son toit. Autant y aller cool. Au final on se retrouve tous les trois autour du dîner et je me dis que j'ai de la chance qu'elle soit aussi mignonne et aussi douée en cuisine. On papote un peu, le gamin a pas l'air désagréable, il ouvre la bouche une fois ou deux et sourit. Ca va c'est pas comme le fils de Ted qui passe son temps soit à gueuler, soit à pas parler du tout. Lui a l'air...normal en fait. Punaise c'est là où je me dis que ça remonte, le temps où moi-même j'étais un ado... Je me rappelle même plus comment c'était.

On termine, on débarrasse et Helen passe à l'attaque à peine Buck monté dans sa chambre. Mais ce que femme veut, dieu le veut, surtout elle. Alors je m'occupe d'elle, glissant ma main sur sa bouche pour qu'elle fasse pas trop de bruit. Chez moi je m'en fous, mais je veux pas que le gamin se sente mal. J'espère qu'il a rien entendu, ou en tout cas je le croise pas jusqu'au lendemain.  Je me traine hors du lit dès que le réveil sonne, et descends jusqu'à la cuisine au radar, essayant vaguement de me repérer, avant de voir que Buck y est déjà. J'ai mal dormi en plus. Le lit est trop mou, l'oreiller aussi et il y a des foutus ratons laveurs ou je sais quoi qui ont fouillé dans les poubelles à pas d'heure. J'admire Helen qui a dormi comme une souche... Vivement que je retrouve mon lit. Et mon appart.

Salut gamin... Ca va? Bien dormi?

J'ai un léger rire quand je l'entends parler de l'heure, et je lance la cafetière tout en me grattant le crâne.

Eh ben tu seras pas le seul. J'ai un gars qui vient pour une vidange à huit heures et à huit heures et demie je dois changer un pot d'échappement. Je m'ennuie pas...

Je me remplis une tasse et j'attrape le paquet de céréales. Les siennes, vu le paquet.

Je... je peux? Si tu dis non y'a pas de souci et j'achèterai un truc sur la route...

Je lui souris, content qu'il me laisse me servir et remplis mon bol avant de l'arroser de lait. Pendant quelques minutes y'a juste le silence, enfin silence... j'entends rien d'autre à part le bruit assourdissant des céréales à mes oreilles. Entre deux cuillérées j'entends Buck qui me parle, et je hoche rapidement la tête ''Ouais bien sûr, pas de souci. On décolle dans quinze minutes ok? Le temps que je monte vite me doucher et m'habiller."

Je termine mes céréales, mon café, mets le tout dans le lave vaisselle et prends une douche rapide avant d'enfiler un bleu de travail propre. Je redescends en faisant attention à pas réveiller Helen et j'attrape mon sac, cherchant Bucky.

Buck t'es prêt? On y va. Sinon je vais être à la bourre.

Je lui souris, maintenant en meilleur état après une bonne douche, et maintenant que le café fait effet. Je ferme derrière lui et désigne mon vieux pick-up garé dans l'allée.

Voilà mon carrosse. Il est vieux mais il est increvable. Oh et si... si t'es pas à l'aise avec le fait qu'on te voie avec moi, jpeux te lâcher au coin de la rue y'a pas de problème. Je sais que les ados peuvent être cons.

Je lui ouvre la portière et me hisse sur le siège conducteur, glissant la clé dans le contact.

Allez ma grande. On est partis!

Je tapote légèrement le volant et souris alors que je recule

Elle est un peu capricieuse. Pire qu'une nana par moments.

On commence à rouler en écoutant la radio qui crachote, et j'essaie pas vraiment de faire la conversation. S'il a envie de parler, qu'il le fasse et je répondrai avec plaisir. Je lui souris juste de temps à autres, et finalement on arrive au lycée. Je le laisse descendre.

A ce soir Buck!

Et je file ensuite au garage, arrivant cinq minutes avant mon premier client.
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Lun 2 Nov - 0:41
Would you be mine ? Would you be my baby tonight ?

"Tu sais que je t'ai toujours trouvé beau à croquer ? Tu devrais te voir, à rire, à sourire… Beau comme un coeur…"

C'est qu'il disait alors que du dos de la main, il caressait ma joue et que pétrifié, les bras honteusement croisés sur mes hanches, je tentais de lui dissimuler ma nudité. Ses paroles me donnaient envie de vomir, de repousser sa main et d'aller me recroqueviller dans un coin pour pleurer. Seulement c'est comme si mon corps avait décidé de ne plus me répondre. Impuissant, je subissais chacune de ses caresses sans savoir quoi faire, quoi dire. Enfin… Je savais que ce n'était pas bien, qu'il ne devait pas… Mais c'était Alexander… Je pouvais lui faire confiance… Non ? Sa main avait finit par quitter ma joue pour descendre sur mon torse, et enfin mes poignets qu'il attrapait avec une douceur qui me semblait… Malsaine. D'un geste lent il m'avait forcé à me découvrir et une larme de honte avait coulé le long de ma joue.

"Tu ne devrais pas avoir honte… Tu es beau James…"

J'avais eu envie de vomir. Parce que ce n'était pas bien la façon dont il me trouvait beau… Et les questions qui ont suivis étaient pires. Est-ce qu'on m'avait déjà regardé de la sorte ? Non. Est-ce qu'on m'avait déjà dit ce genre de chose ? Non. Est-ce qu'il m'arrivait de me faire plaisir de tout seul ? De me toucher ? … Non. Les questions s'enchaînaient et alors que sa voix tentait de se se faire douce, ses doigts caressaient doucement mon ventre. Je me souviens avoir eu le courage de me reculer, de lui dire que ça me gênait qu'il me fasse ça. Et ensuite… Je me souviens juste qu'il était revenu vers moi, qu'il m'avait dit que je ne devais pas être gêné… Qu'après tout… Si il faisait ça… C'est parce qu'il tenait à moi… Que c'était sa façon à lui de me montrer qu'il m'aimait. Ses doigts revenaient sur ma joue alors qu'il venait doucement poser ses lèvres sur les miennes. C'était mon premier baiser et je l'échangeais, nu et trempé, avec un homme qui me regardait comme si je n'étais qu'un simple morceau de viande.


*

"Tu sais y'a pas mon nom sur le paquet, alors si t'en veux, tu te sers hein…"


C'est dingue… Depuis quand les adultes me demandent mon avis pour taper dans la bouffe ? Avant, aucun des mecs de ma mère me demandait ce que je pensais du fait qu'il tape dans les cookies qu'elle avait laissés pour moi ou dans la bouteille de jus d'orange. Non, ils se s'occupaient de mon avis que lorsque cela pouvait influencer la possibilité ou non de se glisser entre les cuisses de ma mère. Mais lui, c'est différent, et même si il n'a pas attendu une heure pour se la faire sur un coin de meuble… Il n'essaye pas de s'attirer mes faveurs, étrangement, il semble même me traiter comme un simple être humain et je dois avouer apprécier ça. Apprécier qu'on me regarde autrement que comme "le gamin de la fille que j'ai envie de baiser." Ma cuillère se perd dans le bol, remuant doucement les céréales multicolores qui flottent paresseusement dans le lait. Je lui jette un rapide coup d'oeil avant de lui demander l'air de rien si il ne peut pas me déposer au lycée, tant qu'à faire. Je lui glisse un sourire quand il me dit de le retrouver dans un petit quart d'heure. Il file et pendant qu'il prend sa douche, j'en profite pour me préparer mon repas pour ce midi, qui va consister en un double sandwich dinde ketchup fromage avec une feuille de salade pour faire genre, histoire de se donner bonne conscience… Puis pour les tomates… On va dire qu'il y en a assez dans le ketchup. Je vais chercher mon sac et redescends au moment où il commence à m'appeler, me disant qu'on doit y aller. J'attrape mon sandwich et le glisse dans mon sac avant de le suivre dans l'allée, haussant un sourcil en découvrant la gueule de son pick-up. Eh ben… C'pas le carrosse du siècle… Moi qui pensait qu'un garagiste de son genre aurait une caisse avec un peu plus de gueule… Genre une vieille Mustang quoi… Mais non… Je ris quelque peu à sa remarque, me glissant sur le siège passager, déposant mon sac à mes pieds.

"Non perso je m'en fous. Tant que je suis pas obligé d'y aller à pied ou de prendre le bus avec le reste des crétins, rien à foutre qu'on me voit descendre d'un pick-up ou de la vieille bagnole de ma mère. J'ai franchement mieux à faire."

Il allume la radio et je regarde par la vitre, écoutant à peine ce qu'il peut me raconter. Capricieuse comme une nana ? Ouais… Sûrement. Qu'en sais-je ? J'en ai jamais touché aucune, au pire… J'ai échangé une galoche avec une lors d'une soirée chez un des mecs de l'équipe de foot… Mais c'est bien tout. Le trajet se fait dans un silence relatif qui est comblé par la programmation du matin… De temps à autre il m'offre un sourire, je lui en rends un et c'est presque mieux ainsi. Étrangement j'apprécie qu'il ne tente pas de meubler le silence, qu'il ne se force pas à me raconter je ne sais trop quoi juste pour me donner l'impression qu'il en a quelque chose à faire de ma personne. Il s'arrête devant le lycée et j'ouvre la portière, sautant hors de sa voiture.

"C'est ça… À ce soir Steve…"

Dernier sourire de ma part et je claque la portière, passant mon sac sur une épaule. Je m'éloigne et je l'entends démarrer alors que je pousse un soupir.

"Toi qui entre ici abandonne tout espoir."

*

Les assiettes finissent dans le lave-vaisselle et je me dis que je dois avoir un putain de problème. Quelque chose ne doit pas tourner rond chez moi. Je dois être cassé, défectueux… Ou simplement pervers. Honnêtement je n'en sais rien et c'est peut-être ce qui me fait le plus peur. De ne pas comprendre ce qui ne tourne pas rond chez moi. Je dois être détraqué. Steve chantonne doucement alors que je l'aide à remplir le lave-vaisselle et qu'entre deux verres, je ne peux que caresser du regard la peau que m'offre l'ouverture de sa chemise. Je me mords la lèvre avant de me relever, le coeur déjà en émoi. Je suis cassé… Je ne suis pas bien, pas bien du tout. Je ne devrais pas avoir ce genre d'envies… Et pourtant… Pourtant je suis là à avoir les genoux faible face à lui, rien à qu'à le regarder j'en ai les genoux faibles. Peut-être qu'Alexander avait raison… Peut-être que je suis une trainée… Une pute qui ouvre autant les cuisses que les lèvres pour une belle queue. Je déglutis difficilement et je tente un sourire.

"Je crois que c'est tout bon…"

Il s'étire et me glisse un sourire d'homme quelque peu rendu joyeux par l'alcool. Mon souffle se bloque quand par cet étirement il me dévoile la fine line de poil qui se perd sous son caleçon… Ligne que j'aimerais caresser du bout du nez alors que ses doigts se perdraient dans mes cheveux… Ses yeux se plantent dans les miens et tout mes doutes s'envolent. Et puis merde. J'ai passé la soirée à le dévorer du regard sans la moindre gêne alors que sous mes prunelles d'adolescent travaillé par ses hormones il descendait les bières, s'enivrant au loin, tandis que je fantasmais salement sur lui en sirotant la bière que j'avais subtilisé. Alors pourquoi se poser autant de questions ? J'ai envie, non besoin de savoir si… Si je suis vraiment si beau que ça… Si je suis capable de le faire céder. Pourquoi ? J'en sais foutrement rien. Juste pour savoir si je peux. Pour savoir si je peux tirer ce que je veux de lui ou si… Ou si Alexander avait tort. Je veux juste… Je veux juste prouver que je peux décider. Que je peux avoir le contrôle. Que je peux décider si l'on peut avoir envie de moi ou non. Je veux juste… Le voir céder parce que je l'ai décidé. Pourquoi lui, pourquoi maintenant ? Peut-être parce que j'ai juste besoin qu'on me regarde, qu'on s'occupe de moi… Je veux juste vérifier si c'est vraiment moi qui suis brisé ou si tout le monde est aussi fracassé que moi. Je me mords la lèvre avant de me frotter les yeux, mimant un chancèlement.

"Steve… ? Je ne me sens pas bien… Tu penses que tu pourrais m'aider à monter dans ma chambre ?"

Il y a un léger silence avant qu'il ne commence à se moquer gentiment de moi, me disant que lui à mon âge, il était pas malade avec une bière. Je fais la moue et lui fait mes plus beau yeux de chatons mouillé.

"Te fous pas de moi… C'est la première fois que je bois… J'ai mal au coeur…"

Finalement il abandonne et il bien sagement il m'aide à monter dans ma chambre. Je me raccroche à lui et au fil des marches… Je me dis que je suis immonde… Puis la seconde d'après je déclare que je n'en ai rien à faire… Ce soir je ne veux pas être un objet, ni un bon garçon… Ce soir… Je veux qu'il soit à moi. Nous passons la porte de ma chambre et alors qu'il m'installe sur mon lit, j'ose lui demander d'une petite voix.

"Tu veux pas m'aider à me déshabiller ? Juste le jean… J'ai les doigts tout gourds…"
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Mer 11 Nov - 13:28
Sweet Child O'Mine
Je suis pas vraiment rassuré mais bizarrement ça se passe... bien. Le premier petit déjeuner avec Buck, et surtout le premier moment que je passe seul avec lui. Je suis pas vraiment à l'aise avec les ados, surtout que ça fait une paie que j'en suis plus un et que... quand je les vois, et que je repense à l'ado que j'ai été, jme dis parfois qu'on appartient à deux espèces différentes. Mais il a pas l'air d'un méchant garçon et Helen m'avait dit qu'elle avait de la chance parce qu'il était facile à vivre, surtout en tant que mère célibataire. Ca la rassurait de savoir que son fils était pas une source de soucis mais au contraire, qu'elle était fière de lui. Alors bien sûr on ne parle pas des masses mais au moins il a pas l'air de faire la gueule, et me sourit une fois ou deux. C'est un bon début non? Je veux dire, de toute façon le but c'est pas qu'on soit copains, ou que je devienne son père numéro deux, juste... que ça se passe bien pour Helen. Et puis d'ici un an ou deux il ira à la fac et il vivra sur le campus... si je suis encore avec Helen d'ici là.

Je m'en veux de penser ça mais j'ai toujours été le genre de personne qui s'attache pas. De temps en temps je me réveille un matin, je vais bosser, et j'ai tout le temps en tête une sorte de sonnette qui tinte dans mon crâne, et qui me dit qu'il est temps de mettre les voiles. Le signe que j'ai tout vu et tout fait là où je suis et qu'il faut tenter l'aventure ailleurs. Et puis... ça me fait peur, l'idée de m'installer. Vraiment. Avec quelqu'un. Et encore plus celle d'avoir un gosse. Je veux pas devenir comme mes vieux, je pourrai pas me regarder dans la glace si j'étais un père comme le mien alors... je préfère limiter la casse. Pas m'attacher, ou pas trop. Là avec Helen je suis bien, c'est une chouette fille, mais je sais pas si je suis le mec qu'il lui faut. Enfin, on verra bien.

Finalement la première semaine est passée vite, on dîne avec Buck tous les soirs et je déjeune avec lui le matin. On parle de tout et rien, de sa journée, la mienne... c'est simple, sans se prendre la tête. Exactement ce que je voulais. Et là, on a même invité des amis d'Helen et des amis à moi pour un barbecue. Par chance, c'est vraiment une bonne soirée. On a de la bière, de la bonne viande, il fait beau et chaud, et tout le monde papote ou rigole. Parfait. Seulement, alors qu'il était peut-être 22h Helen a dû filer parce que l'hôpital l'a appelée pour une urgence. Du coup on a fini sans elle, et même Buck a trainé avec nous, a picoler en douce une bière dans son coin. Eh, ça lui  fait du bien, au gamin, de sortir de sa tanière et de discuter un peu avec d'autres gens.

Petit à petit les gens partent, et je demande à Buck de m'aider. Je suis franchement surpris qu'il accepte, et au final, en quelques voyages à peine on ramène toute la vaisselle, et on jette tout ce qui reste à la poubelle. Pour le reste, on verra demain. On remplit le lave-vaisselle, je le lance, et je m'étire, un peu pompette.

Ouep, merci, à deux on est allés plus vite. Allez, monte te coucher je vais fermer la maison...

J'étouffe un baillement alors que je vérifie la porte de devant, et quand je reviens près de l'escalier je le vois qui titube un peu en me demandant de l'aider à monter. J'étouffe un léger rire.

Vraiment? Une seule bière et tu tiens à peine sur tes pieds?

Il lève des yeux de chaton mouillé vers moi et je hausse les épaules.

Ok ok, en route! Et rappelle-moi de jamais te faire boire d'alcool fort!

J'étouffe un rire alors que je passe mon bras autour de ses épaules et que je l'emmène à l'étage. On arrive dans sa chambre et j'essaie de slalomer tant bien que mal entre le bordel qui se trouve par terre, tout en l'emmenant lui. A un moment j'entends un "crac" sous mon pied mais je préfère pas regarder, je me mets juste à rire en glissant un "ooops". Et finalement je le fais s'asseoir sur ses draps Star Wars. Il a le regard un peu vitreux mais ça devrait aller. Je me redresse, et fronce un sourcil quand il me demande de l'aider à le déshabiller. Bizarrement ça me met mal à l'aise. Je suis pas son pote, je suis pas sa mère alors je... C'est pas à moi de faire ça.

Buck tu... tu demanderas à ta mère quand elle rentrera ok? C'est pas à moi de faire ça...

Pourtant il insiste. Après tout qu'est-ce que c'est? C'est qu'un bouton sur un jean. Rien de spécial. Ouais, c'est rien du tout. Je soupire avant de commencer à lui enlever ses baskets.

Là, attends. Ok c'est bon...

Et je le vois me regarder alors qu'il est allongé, une main derrière sa nuque. Pendant une seconde je me dis qu'il est beau, abandonné comme ça, avec ses yeux bleus et ses lèvres comme des cerises. Avant de me gifler. Putain Steve arrête, il a quinze ans ok? Seize. Et il est le fils de la nana avec qui tu sors. Tu lui ouvres son jean et tu dégages. J'avance les mains, soulevant un peu son tshirt pour attraper les deux pans de son jean, et je fais sauter le bouton. J'ôte ensuite mes mains et me relève, me mettant debout au niveau de ses pieds et j'attrape son jean aux chevilles, le tirant vers moi. Il se tortille en se marrant, comme un gamin, avant que finalement je retombe sur les fesses, son jean en main. Et on a un fou rire tous les deux, comme deux idiots. C'est bon, cette seconde de folie est passée. Je laisse le jean par terre alors que je me relève en grognant.

Bon, dors bien Buck. A demain...

Et je commence à m'éloigner vers la porte.

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Ven 13 Nov - 15:14
Would you be mine ? Would you be my baby tonight ?

Ses doigts avaient remplacés ses lèvres sur les miennes. Du bout du pouce, il en traçait le contour, ne cessant de dire à quel point il me trouvait beau, à quel point il avait envie de simplement m'embrasser, me caresser. Je me souviens que je n'avais qu'une envie : me glisser sous cette douche qu'il m'avait promis et laisser l'eau brûler ma peau et me débarrasser de cette sensation de dégoût qui me donnait envie de me griffer la peau jusqu'au sang. Ses mains avaient saisis mes poignets et doucement il les avaient posés sur ses joues. Je ne voulais pas le toucher, ni même lui caresser, ni même lui rendre les baisers qu'il déposait sur mes joues.

"Shh… Shh… Tout va bien… Je ne te fais aucun mal, je ne fais que te montrer à quel point je tiens à toi, à quel point je t'aime."

C'est pas bien. C'est que je me répétais sans cesse alors que ses doigts caressaient doucement mon ventre. Je voulais qu'il arrête. Sauf que cette fois… Il venait embrasser mon torse, caressant de ses lèvres mon coeur qui palpitait dans ma poitrine. J'ai fermé les yeux et simplement prié pour qu'il arrête. Sauf que dans ma faiblesse, incapable d'avoir le courage de lui hurler d'arrêter, je me suis retrouvé allongé sur le carrelage glacé de la salle de bain, à contempler son regard et à sentir ses mains courir sur ma peau frissonnante. D'autres larmes courraient sur mes joues et du bout des doigts il ne cessait de les sécher, me disant qu'il me trouvait beau… Beau à en crever.


*

Il m'abandonne sur mon lit et alors qu'il se redresse, je sens qu'il est mal à l'aise, qu'il n'est pas si chaud à l'idée de m'aider à me déshabiller. Je me mords doucement la lèvre. Merde. Je pensais qu'avec l'alcool et tout… Il serait comme Pierce… Il se poserait pas la question pendant des heures et qu'il viendrait prendre ce qu'il veut. Mais là, il résiste. Et j'ai pas l'habitude. Je ne sais pas ce qu'on doit faire dans ces moments-là. Insister, c'est évident… Mais je ne veux pas qu'il fuit… Mais qu'il me cède. Allongé sur le dos je lui glisse un sourire et un regard candide, le suppliant d'une petite voix faussement alourdie par l'alcool.

"Elle va rentrer hyper tard… Juste… Juste m'aider à au moins défaire le premier bouton de mon jean… Après je me débrouille… S'te-plait."

Reste. Reste avec moi. Juste encore un peu. Approche-toi… Juste assez pour que je te garde pour la nuit. Du bout des dents j'érafle ma lèvre inférieure, ne le quittant pas du regard. Et si pendant de longues minutes, je le vois hésiter, se dire qu'il ne devrait pas, qu'il ne peut pas… Voilà qu'un soupir lui échappe alors qu'il se penche, s'occupant de dénouer mes converses à la couleur passée. Un sourire se dessine au coin de mes lèvres alors que je me laisse faire, passant une main dans ma nuque, ne le quittant pas du regard. C'est ça… Continue. Fais comme lui. Mes baskets finissent au sol alors qu'il avance une main vers moi, soulevant doucement le bas de mon t-shirt pour atteindre mon jean. Je me cambre doucement, comme si je voulais que sa main rencontre plus vite ma peau alors que je recommence à mordiller ma lèvre du bout des dents. Avec envie je le dévore du regard tandis qu'il défait mon jean, se relevant avant que je n'ai le temps de laisser mes doigts effleurer sa joue. Je fronce doucement les sourcils, conservant mon sourire alors qu'il attrape mon jean par les chevilles, commençant à tirer dessus. Je ris doucement, me tortillant en levant les hanches pour l'aider, gardant mes deux mains sur mon boxer pour ne pas le perdre au passage. Mon pantalon glisse le long de mes jambes et j'éclate de rire quand d'un coup, il se retrouve au sol, mon jean en main. Son rire d'homme ivre vient caresser mes oreilles et sans que je me l'explique, un long frisson commence à dévaler mon échine. Il se relève une fois notre fou rire passé et si je croise son regard en espérant qu'il va rester, voilà qu'il se contente de me souhaiter bonne nuit, m'abandonnant déjà à moitié déshabillé sur mon lit. Je fais la moue avant de me relever, tentant de le retenir avec un regard de chaton mouillé.

"Steve… Je… Tu veux pas m'aider encore un peu ? Je… Je galère avec mon t-shirt."

Du bout des doigts je tire dessus, faisant semblant d'avoir du mal à le retirer, me débattant doucement avec. Sauf que ça n'a pas l'air suffisant, ça à l'air de le mettre mal à l'aise. Merde. C'est pas ce que je veux. Ce que je veux c'est que tu restes avec moi, que tu me dévores du regard comme tu l'as fait il y a quelques secondes… Je veux que tu me désires. Je veux que tu me regardes et que tu te dises que tu ne veux que moi ce soir… Juste pour être sûr que je peux décider quand j'ai envie qu'on me regarde de la sorte. Reviens vers moi, embrasse-moi, désire-moi… Je fais quelque peu la moue, tentant de me relever, essayant toujours de retirer mon t-shirt, chancelant dangereusement.

"S'te-plait… Je…"

Je trébuche à moitié sur mon lit et je retiens un sourire quand je sens ses mains se poser sur mes bras. C'est ça. Reviens. Reviens vers moi. Je pose mes mains sur ses avant-bras et ris doucement quand il me dit de faire attention et que c'est la dernière fois que je bois en douce. J'esquisse une autre moue boudeuse avant de lever les yeux vers lui, croisant son regard. Mon sourire se fane doucement tandis que mon regard dérive sur ses lèvres pleines que j'ai furieusement envie d'embrasser, de mordiller… J'ai envie qu'il m'embrasse… Chose qu'il ne fera pas… Parce qu'il n'est pas Alexander… Il ne me regarde pas comme lui pouvait le faire. J'entrouvre doucement les lèvres et prends appuie pour venir chercher ses lèvres. J'effleure les siennes des miennes, presque timidement alors que mon souffle se fait plus court. Et quand il se recule, me demandant ce que je fous… Un sourire de sale gosse se dessine sur mes lèvres.

"J'ai vu ton regard… Tout à l'heure… La façon dont tu me dévorais du regard… Tu pourrais prendre ce que tu veux…"

Je passe mes deux bras autour de son cou, revenant mêler nos souffles, profitant de son abasourdissement pour l'attirer à moi.

"Je pourrais être tout à toi… Et personne n'en saura rien… Ce sera juste entre toi… "

Je viens l'embrasser à nouveau.

"Et moi."
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Lun 16 Nov - 19:01
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Je sais franchement pas combien j'ai bu de bières mais sûrement quelques-unes. Et je le sens. Je suis loin d'être bourré mais juste joyeux comme il faut pour profiter de la soirée et voir les choses du bon côté. Etre léger et un peu con, ça fait du bien. La soirée est bonne, et une fois que tout le monde est parti je monte à l'étage avec Buck, le ramenant dans sa chambre. Pourtant, il me demande de l'aider à se déshabiller. C'est bizarre, parce que bon, même bourré ça m'a jamais empêché de finir à poil pour dormir, ce qui m'a valu quelques engueulades de la part de quelques colocs que j'ai eus, qui m'ont parfois trouvé les fesses à l'air sur le canapé en revenant de beuverie. Mais bon après tout le gamin a peut-être bu ses premières cuites ce soir, et il manque clairement d'entraînement. Même pour virer ses propres fringues.

Et même si ça me met vraiment mal à l'aise, je soupire et viens effleurer la peau de son ventre, mes doigts rencontrant pendant une seconde les quelques poils qui se battent en duel sous son nombril, avant de me reculer, un peu mieux quand je me recule et que je file au niveau de ses pieds. Je fais glisser le jean le long de ses jambes fines, me retrouvant le cul sur la moquette au passage, riant comme un con, avant de me relever, et lui souhaiter bonne nuit. N'empêche, c'est quand même bizarre. Ces quelques secondes où j'aurai eu envie de lui. Où j'aurais eu envie de le toucher. De l'embrasser. Alors oui j'ai déjà couché avec des mecs mais ils étaient vraiment pas... comme lui. Ils étaient plus carrés, plus costauds. Et surtout, pas aussi jeunes. Il a que quinze ans merde. Mais de sentir qu'il m'a fait de l'effet me taraude. Je devrais pas. Ca aurait même jamais dû me venir à l'esprit. Pourtant... bref tout ça c'est bon, je vais prendre une douche et m'écrouler. Demain j'aurai les idées claires. Demain tout ça sera oublié et on y repensera plus.

Sauf qu'au moment où je tourne les talons et que j'arrive vers la porte j'entends de nouveau sa voix suppliante et en même temps aguicheuse qui m'appelle, et je me tourne lentement. Il s'est levé et il commence à faire semblant de se débattre avec son tshirt. Je fronce les sourcils. Ok il me fait quoi là? Il joue à quoi? Il est... il est vraiment en train de m'allumer ma parole. Sérieusement. Mais... mais il sait que j'ai le double de son âge au moins? Je déglutis et recule d'un pas.

Non non. Je joue pas à ce jeu-là... C'était drôle jusqu'à maintenant, mais là ça l'est plus.

Il sourit, un mélange entre un sale gosse et quelqu'un qui a envie de faire des choses pas vraiment enfantines, se mettant à genoux sur son lit. Il fait de nouveau semblant de pas arriver à se déshabiller, mais là c'est carrément ridicule. Je suis sur le point de lui dire d'arrêter ses conneries quand il manque de tomber, et je le rattrape de justesse. Je me penche pour le faire se rallonger.

Pour cette nuit tu dormiras comme ça et ça ira très bien.

Et il me lance un de ces regards. A la fois suppliant et aguicheur. J'avoue que d'un coup j'ai la gorge sèche. Parce qu'un gamin de quinze ans devrait pas avoir ce genre de regard envers un mec de plus de trente. Parce qu'il devrait même pas y penser. Il devrait être en train de jouer à la game boy et sa seule relation au cul ça devrait être de se tripoter en matant un porno sur internet, la main dans son caleçon Spiderman.  Pas à m'allumer.

Maintenant tu dors...

Sauf qu'avant que j'aie le temps de me redresser il est venu m'embrasser. Et je me fige. Il est vraiment en train de m'embrasser. Réellement. Je me recule brusquement.

Wow mais tu fous quoi là? Arrête.

Le côté gamin disparaît, et j'ai une foutue figure de la tentation face à moi. J'hallucine quand je vois à quel point il sait y faire. Un vrai séducteur et pas un gamin timide qui sait pas comment demander à une fille de sa classe de sortir avec lui. Là il a clairement le regard du ''je te veux''. Et sans m'en rendre compte, ça marche. Ca marche parce qu'il me fait de l'effet. Il me fait perdre mes moyens et c'est effrayant parce que c'est la première fois. Je pâlis quand il ouvre la bouche. En plus de savoir se faire comprendre, il sait aussi foutrement bien lire chez les autres.

Non. Hors de question. T'as que quinze ans et non...

Mon souffle se fait de plus en plus court alors qu'il se rapproche, et en une seconde il a les bras autour de mon cou. Arrête. Arrête tout de suite... Pourtant le sentir tout contre moi, abandonné, à me dire qu'il me veut... je sais pas. Je saurais pas le dire. C'est simplement... simplement... merde. Je me déteste mais... mais j'en ai envie. J'ai envie de mordre ces lèvres, d'y glisser ma langue, d'entendre sa gorge gémir pour moi. Je sens à nouveau ses lèvres venir chercher les miennes mais je le repousse pas. Je reste juste immobile, écoutant sa voix qui me murmure des trucs, qui m'allume salement. Et ça marche. Ca marche... Avant même de comprendre ce qui se passe j'ai posé mes mains sur ses hanches et je reviens l'embrasser avec fièvre.

Pendant quelques secondes je ne quitte pas ses lèvres, y glissant ma langue qui caresse la sienne doucement, puis de plus en plus intensément. Il a un goût délicieux, un mélange de bière et de bonbons sucrés. Et sans cesser de l'embrasser je m'allonge lentement sur lui, le souffle court.

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Mar 17 Nov - 12:25
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Les mains posées des deux côtés de ma tête, je le regardais avec crainte alors que ses doigts qui caressaient mon ventre dérivaient lentement vers mes hanches fines et encore osseuses. Ma peau frissonnait sous ses caresses qui me donnaient la nausée, mais le pire dans tout ça, c'était son sourire, qui si il se voulait rassurant, me faisait me recroqueviller toujours un peu plus. Seulement lorsque je tente de remonter mes genoux pour me cacher, pour fuir le bout de ses doigts, il m'en empêche à chaque fois d'une parole et d'un sourire faussement attentionnée.

"James, James… Shhh, du calme… Tout va bien… Je ne vais pas te faire de mal."

Un sanglot s'était glissé d'entre mes lèvres alors que presque trop délicatement, il avait glissé une main entre mes cuisses, en caressant presque tendrement l'intérieur, me forçant l'air de rien à les écarter. Et si jusque là j'avais été incapable de bouger, j'avais enfin trouvé le courage de l'arrêter, de poser mes mains sur son torse et de tenter de le repousser.

"Non… Non… Je ne veux pas… Je ne veux pas que tu me touches ainsi…"

Je m'attendais à ce qu'il s'énerve, à ce qu'il me dise que je n'étais pas raisonnable… Mais non… Il n'avait eu qu'un sourire, une autre caresse avant de continuer à m'écarter les cuisses pour lui. Mes doigts s'étaient crispés sur son polo alors qu'il se glissaient entre mes jambes. Un gémissement m'avait échappé quand la fabrique de son jean avait rencontré ma peau frissonnante.

"Tout va bien James… Tout va bien… Tu vas être un bon garçon, comme toujours, n'est-ce pas mon Coeur ?"

Sa main caressait longuement ma cuisse avant de se perdre sur mon bas-ventre, effleurant doucement cette partie de mon être que je souhaite de tout mon coeur qu'il ne touche pas.

*

C'est amusant… Mais dans son regard, je ne lis pas la même chose que chez Alexander. Il y a de l'envie, du désir… Mais ce n'est pas tout. Lui est bouffé, retenu, par une certaine hésitation, une certaine crainte… Lui semble ne pas complètement me vouloir, comme si c'était mal… Et comment puis-je lui en vouloir ? Ce n'est pas sain ce que je fais, pas bien. Je ne devrais pas être là, à l'aguicher, à l'embrasser… Pas à mon âge. Et surtout pas avec un homme qui a le double du mien. Non… Je devrais me contenter de lui sourire, de l'apprécier et pas de tenter de le séduire ou de l'embrasser. Une pute. Une traînée. Voilà ce que je suis. Je murmure doucement contre ses lèvres de douces paroles, lui offrant mon corps, mon être, lui promettant qu'il pourra prendre ce qu'il veut de ma personne. Et que je ne dirais rien. Alexander aimait que je lui dise ça, que je murmure doucement contre ses lèvres que je n'étais qu'à lui, que j'étais son bon garçon et que je ne gémirais que pour lui. Mais Steve… C'est différent… Et si j'ai l'air sûr de moi en lui rentrant dedans, en murmurant bien des choses contre ses lèvres sur lesquelles je dépose un baiser entre deux mots, j'ai peur que ça ne marche pas avec lui… Parce que…. Parce que je ne sais pas comment l'on fait ça normalement. Tout ce que je connais… C'est Alexander…. Pour lui je sais quoi dire, quoi faire, comment me comporter, comment le toucher pour qu'il ne veuille que moi… Mais Steve…. Je n'en sais rien. Je ne sais pas comment l'on fait avec les gens équilibrés, les gens sains. Alors oui, pendant une seconde, je me dis que ça ne va pas marcher… Qu'il va me repousser, qu'il va me dire que ce n'est pas possible… Que je ne devrais pas faire une telle chose… Mais non. Ce sont ses lèvres qui viennent chercher les miennes, se pressant presque fiévreusement contre les miennes. Un sourire se glisse au coin de celle-ci alors que j'émets un léger soupir d'appréciation. Ses mains se posent sur mes hanches et je sens mon coeur s'affoler dans ma poitrine. C'est ce que je voulais. C'est ça… Donne-moi une nuit. Juste pour commencer… Offre-moi une nuit. Je me serre un peu plus contre lui, osant laisser mes doigts se glisser dans ses cheveux court alors que je frémis contre son être. Pendant de longues minutes il ne fait que m'embrasser, et si au début, j'étais celui qui décidait, quand je sens sa langue se glisser entre mes lèvres, je comprends que ce n'est plus le cas. Mes doigts caressent désormais sa nuque alors que je deviens sa chose sous ses doigts, sous les caresses de sa langue. Doucement, je deviens ce qu'il veut, son Buck… Sa petite chose qu'il va certainement prendre sur ce lit. Je frissonne à cette idée, lui rendant chacun de ses baisers qui se font de plus en plus impatients, goûtant l'alcool et le sel sur ses lèvres qui viennent sans cesser chercher les miennes. Lentement, je le sens s'allonger sur moi et je me dis que comme avec Alexander, ça va être intense, violent… Peut-être rapide. Parce que Steve ne voudra pas se faire attraper. Il ne prendra peut-être pas son temps mais ça ne sera pas grave… Je l'aurais fais céder. Ça c'est important. Parce qu'au fond, tout sera venu de moi. J'aurais été celui qui a décidé que nous le ferions. Pas lui.

Son souffle se fait plus court et mes mains quittent sa nuque pour venir se glisser timidement sous son t-shirt. Alexander aimait bien ça… Que je vienne le caresser pendant qu'on faisait ça. Du bout des doigts je découvre sa peau autant chaude que douce, caressant les poils qui recouvrent doucement son ventre, et le reste de son torse. J'ai un léger sourire en me surprenant à trouver que c'est doux et pas si désagréable que ça à caresser. Lentement, j'écarte les cuisses pour lui, le laissant se glisser entre mes jambes alors que je laisse mes mains terminer au creux de ses reins, pressant doucement sa peau, comme pour lui faire comprendre que je le veux, que je veux sentir ses hanches contre les miennes, le sentir tout contre moi. Je referme mes cuisses sur ses hanches, venant doucement saisir sa lèvre entre mes dents, entre deux baisers envieux et désireux.
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Dim 22 Nov - 21:43
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En une seconde, ma tête se vide. Je comprends pas pourquoi ou comment, l'alcool sans doute mais... mais c'est comme si mon esprit était juste un désert. Un plaine. Rien. Je pense plus à rien. Enfin si, mais c'est  pour des trucs bien plus... simples. Avant qu'il m'embrasse j'entendais encore ma conscience dans ma tête qui me hurlait "Steve arrête! Steve tu fais une connerie!" J'avais encore conscience que... que j'étais un mec qui avait dépassé le cap des trente ans, et qui devrait pas avoir l'idée de penser à faire ça avec un gamin. Un gamin qui a à peine quinze ans. La moitié de mon âge. Jusqu'à ce qu'il m'embrasse je me disais encore que je devais le mettre au lit, prendre une douche et m'écrouler dans la chambre d'Helen, pour l'attendre. C'est avec elle que je coucherai si elle est pas trop fatiguée. C'est sur elle que je m'allongerai et que dont j'embrasserai la gorge et les seins, avant de commencer à la prendre avec fièvre. Pas son fils.

Mais il m'a embrassé. Il m'a embrassé et avec une foutue faiblesse que je m'imaginais pas j'ai cédé. J'ai cédé et je suis revenu l'embrasser. J'ai caressé ses lèvres, glissé ma langue dans sa bouche, et le vide. Rien d'autre que ses mains qui se nouent autour de mon cou, son corps fin contre le mien, et c'est tout. Son odeur. Le goût de ses lèvres. Un putain de goût délicieux de fruit défendu. Beaucoup top bon pour que ce soit honnête. Je me perds contre lui, j'oublie tout. La seule chose que je sais, que je sens, c'est que je le veux. Je le veux comme un gamin veut un paquet de bonbons au supermarché. Je le veux comme un lion veut la gazelle qu'il voit pas loin. L'envie brutale. L'instinct. Tout ça. En quelques secondes à peine j'ai la fièvre, et je réfléchis plus à rien. La seule chose qui se passe, c'est mes mains qui remontent petit à petit sous son tshirt, qui caressent sa peau brûlante et tellement douce. Qui pour l'instant est à moi. Il est tout à moi.

Pendant de longues minutes je fais juste que ça. Le caresser, l'embrasser, le gardant tout contre moi. Mais bientôt ça me suffit pas. Bientôt il me faut plus. Beaucoup plus. Et je sens qu'il en a tout autant envie que moi. Alors je me laisse emporter et je l'allonge sur son lit, venant sur lui. Je croise son regard une seconde, et je lis l'envie. Le désir. Ca me rend fou. J'essaie de pas trop peser sur lui et je commence à avoir la trique quand je le sens m'attirer contre lui, et écartant les cuisses pour moi. Mon souffle est court alors que mes hanches se pressent contre les siennes, et que je viens ôter son tshirt, qui atterrit sur le sol, comme le mien. Je lui attrape les poignets pendant que je viens embrasser sa gorge et son torse, commençant lentement à bouger contre lui.

J'ai envie de lui. Tellement envie de lui. Bouger simplement contre lui me fait de l'effet, et je respire de plus en plus vite. Lui aussi à l'air d'aimer. Lui aussi a l'air d'en vouloir plus. Je grogne à moitié en sentant ses mains, que j'ai libérées, caresser mon torse et mon dos, appuyant sur mes reins. Toi aussi tu le veux... Tu me veux. Je le sens à tes caresses mais aussi au fait que tu aies la trique. J'aime quand je fais cet effet-là. J'aime qu'on ait envie de moi... et toi tu me rends fou. Je me soulève un peu quand ses mains viennent ouvrir les boutons de mon jean et qu'il commence à le faire glisser, lui chuchotant

Enlève tout... J'ai... j'ai pas envie d'attendre. Je...je te veux...

Bientôt je suis complètement nu, au-dessus de lui. Et j'enlève son boxer. Voilà. On est nus l'un contre l'autre et je reviens embrasser sa gorge, ses lèvres et son torse, quand mon bassin se presse de nouveau contre le sien, entre ses cuisses, en de longs mouvements. Petit à petit il gémit, me supplie de le prendre et quand je peux plus me retenir, je me redresse un peu, pose une main à côté de sa tête et me place entre ses fesses, avant de croiser son regard. C'est seulement une fois que je l'ai croisé, une fois que je suis sûr que je commence à entrer doucement, tout en l'embrassant, veillant à pas lui faire mal.

Ca va?

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Lun 23 Nov - 22:55
Would you be mine ? Would you be my baby tonight ?

Au fond, il est exactement comme Alexander. Je pensais que j'étais celui qui était défectueux, tordu ou même brisé… Mais là, à le voir, à le sentir ainsi tout contre moi, aussi excité, aussi envieux… Je me rassure de son propre vice. Comme si… Comme si ça me soulageait de savoir que je ne suis pas le seul à vouloir ce genre de chose. Ça me rassure de voir dans son regard le même éclat d'envie et de désir qu'Alexander avait en me regardant. Cette même envie de me voir gémir et supplier entre ses bras. Et je lui donnerais ça. Tout comme j'ai offert ça à Alexander. Je te donnerais ce que tu veux, autant de fois qu'il le faudra et de la manière dont tu le veux… Car comme lui, tu finiras par me donner ce que je veux en retour… Mais pour ce soir, la seule chose qui compte, c'est que je te fasse céder. Et à sentir sa trique qui appuie contre la mienne… Je me dis que c'est gagné… Que pour ce soir je n'ai rien de plus à faire. Juste à le laisser prendre ce qu'il veut. Alors je lui rends chaque baisers avec envie, chaque caresses avec la même impatience et lui offre un soupir à chacun de ses coups de reins. Du bout des doigts je découvre sa peau et répète les même schémas qu'avec Alexander… Je commence timidement sur son torse, puis descends jusqu'à son ventre avant de me perdre dans le creux de ses reins… Et là… Je presse doucement sa peau, resserre doucement mes cuisses contre ses hanches et comme lui… Il devient plus impatient encore. Ses lèvres ne cessent de se perdre sur ma gorge et le temps d'une seconde, je jure sentir ses dents effleurer ma peau frissonnante. Je retiens un soupir et cambre doucement le dos, retenant le moindre bruit d'appréciation qui pourrait m'échapper. Étrangement, il est un peu différent de lui… Il ne me traite pas comme si j'étais un service en porcelaine, mais me désire presque violemment. Et je dois avouer qui si ça me noue un peu l'estomac, un certain frisson d'excitation dévale mon échine, venant attiser le désir qui me dévore le creux des reins. Je griffe doucement sa peau, lui offrant un peu plus ma gorge alors que mes doigts viennent se perdre sur son ventre que je caresse avec envie. Mes doigts dessinent et caressent la fine ligne de poil qui se perd sous son jean, venant lentement défaire le premier bouton de celui-ci. Et mon coeur rate un battement quand sa voix grave vient presque caresser le creux de mon oreille. Non, il n'est pas exactement comme Alexander. Il est plus envieux, plus impatient… Plus brouillon dans son envie de me posséder. C'est plus brutal, plus primaire… Et si ça me plait, ça m'angoisse aussi… Parce qu'il me veut sans attendre… Il veut juste me prendre et assouvir l'envie qui le dévorer… Et c'est ça que je veux… Parce qu'une fois que ce sera fait, tu seras à moi. Je serais celui qui aura l'ascendant sur l'autre… Après ça… D'un regard je pourrais avoir tout ce que je veux. Je fais glisser autant son jean que son boxer, le dévoilant à mon regard lascif… Et… Oh la vache. Pour ça aussi il est différent… Il est… Vachement plus… Enfin. Disons qu'il est bien monté. Et que je comprends pourquoi ma mère fait autant de bruit quand elle est au lit avec lui. Mes mains se posent sur ses hanches et je cambre le dos, soulevant légèrement les fesses pour l'aider à me défaire de mon boxer… Ça y est. Sa peau brûlante rencontre la mienne et je gémis quand ses lèvres reviennent chercher avidement autant ma gorge que le reste de mon corps. Tout s'échappe d'entre mes lèvres, autant ma respiration brûlante que les gémissements qu'il m'arrache parfois du bout des lèvres, parfois du bout des dents. Et si ça langue se perd sur ma peau, je peine à la sentir par à ses coups de reins langoureux qui me font cambrer le dos et griffer ses épaules. Peut-être que je surjoue un peu. Peut-être que certains gémissements ne sont si vrais que ça… Mais c'est pour lui. Pour que comme Alexander, je sois son bon garçon, sa petite chose qui ouvre les cuisses pour sa queue et les lèvres pour sa langue. Mes ongles font rougir sa peau alors que le souffle court, je viens doucement murmurer à son oreille les mots qu'Alexander voulait que je gémisse pour lui.

"Steve… Je t'en prie… Prends-moi… "

Pour lui je rajoutait "j'ai envie de toi… De te sentir en moi… Je veux être ton bon garçon et gémir pour toi…" Mais Steve n'est pas prêt. Si je fais ça… Il partira. Je croise son regard et tente de n'y montrer que mon envie et le peu d'innocence que j'arrive à simuler, retenant un sourire quand je le sens se placer entre mes fesses, posant une main non loin de mon visage. Je saisis son poignet d'une main et caresse doucement sa peau du bout des doigts, tournant quelque peu la tête pour y déposer quelques baisers. Mon regard ne quitte le sien alors que lentement, je le sens se presser contre moi, jusqu'à finalement commence à entrer en moi. Ses lèvres viennent chercher les miennes et c'est avec plaisir que je fais taire mes gémissements dans un long baiser. Parce que ce n'est plus si plaisant que ça. C'est douloureux. Mes cuisses se referment sur ses hanches alors que je me cambre, fermant les yeux avec force. Putain… Putain… Putain… Merde. C'est douloureux. Comme ma première fois avec Alexander. Ma main serre plus fort son poignet et je sens presque mes ongles s'enfoncer dans sa peau. Je le mords plus que je ne l'embrasse quand ses lèvres viennent chercher les miennes et si je cambre le dos ce n'est plus vraiment de plaisir, mais de douleur. Le temps d'une seconde j'ai l'impression d'être à nouveau dans cette putain de salle de bain. Seulement je sens l'hésitation de Steve… Et si j'interromps ce moment, peut-être va-t-il se rendre compte de ce qu'il fait, peut-être ne voudra-t-il plus continuer… En lui disant que j'ai mal… J'ai peur de briser le peu de contrôle que j'ai sur lui… Alors quand je croise son regard, je me force à sourire. Je me force à déposer un baiser sur ses lèvres, murmurant doucement contre celles-ci.

"C'est rien… Ça va… Juste… Juste que t'en as une grosse et que… J'pas l'habitude… Mais ça va… Continue…."

Je dépose un autre baiser sur ses lèvres, une main sur sa joue alors que c'est moi qui bouge des hanches contre lui, murmurant entre deux baisers.

"Continue… Continue…"
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Lun 30 Nov - 21:18
Sweet Child O'Mine
Il me donne envie. Tellement envie. J'ai déjà couché avec des mecs, des trucs pas vraiment sérieux, et en général ils étaient plutôt bien foutus, du genre aussi carrés et baraqués que moi. Autant les filles, j'aime quand elles sont petites et menues, autant les types que je mets dans mon lit... j'aime la sensation de les dominer alors qu'ils ont mon gabarit. De les faire se pencher, de les prendre par les hanches et de les faire gémir. Mais lui... en temps normal... je l'aurais jamais remarqué. J'aurais pas... J'aurais pas été intéressé. Alors que ce soir... L'avoir sous mon nez, l'avoir vu... m'allumer, à moitié à poil, ses yeux bleus plongés dans les miens, et passer sa langue sur ses lèvres... Ca m'a rendu dingue. Ca a allumé un feu que j'avais encore rarement ressenti. Une envie brutale, immédiate. Le besoin de le prendre tout de suite, maintenant. De l'avoir pour moi, et seulement pour moi. De l'avoir sous moi, entre mes bras. De le faire crier, de le faire gémir mon prénom. De le supplier de lui en donner encore et encore.

Petit à petit les couches de vêtements disparaissent et je me retrouve d'abord contre lui. Sa peau est tellement douce et chaude, son coeur bat vite sous mes mains alors que je passe mes mains sur son corps, que je l'embrasse partout, que je le sens avoir envie de moi, tout comme j'ai envie de lui. Je devrais pas. Je devrais pas faire ça. Je devrais pas avoir envie de lui. Pas être attiré par son torse finement dessiné. Par sa gueule d'ange et ses cheveux en bataille. Je devrais pas. Je devrais pas. Je devrais avoir envie d'un mec, un vrai. Ou d'une fille, une vraie. Comme sa mère, avec des formes rondes et pleines. Pas ça. Pas lui. Pas comme ça. Non. Et pourtant plus je le touche, plus je promène mes doigts et ma langue sur sa peau, plus je le goûte, et plus j'en veux encore. Je le veux, tout entier. Tout à moi. Je veux être celui qui lui aura fait éprouver le plus de plaisir. Je veux être celui qui t'aura fait crier le plus fort et le plus longtemps.

J'oublie tout, plus rien n'existe à part ce lit, ces draps qui sentent la lessive, ses vêtements et les miens qui ont glissé au bas du lit alors que je bouge encore et toujours contre lui. Je veux qu'il ait envie de moi. Je veux l'entendre me dire qu'il me veut, comme moi je le veux. Je m'occupe de lui bien trop longtemps à mon goût mais je ne veux pas y aller trop vite. Je veux que ce soit lui qui me le demande. Je veux voir ses lèvres de cerise s'entrouvrir pour moi et me dire qu'il me veut. Me dire qu'il veut que je le prenne. Qu'il soit à moi. Et enfin je l'entends. Le sésame. La seule chose que je voulais entendre. Les longs mouvements de hanches ne sufisent pas. Les baisers et les caressent ne suffisent plus. Je veux tout et maintenant. Alors je fais ce qu'il me demande. Je viens me placer tout contre lui, quand je le vois embrasser la main que j'ai posée en appui près de son visage. C'est...curieusement tendre après l'avoir vu aussi impatient, aussi déterminé contre moi. Je caresse sa joue du pouce avant de croiser son regard et d'entrer doucement en lui. Je l'embrasse avec envie, et pourtant je le sens se raidir contre moi, je le sens gémir et pas encore de plaisir. Alors je m'arrête. Parce que l'idée de lui faire du mal est insupportable, parce que j'ai jamais pris du plaisir à forcer qui que ce soit, ou en faisant mal à quelqu'un d'autre.  Je serre les dents, le souffle court, avant de m'arrêter en sentant ses ongles dans mon poignet, et après un dernier baiser je m'arrête, scrutant son visage.

Je m'inquiète vraiment. Parce que oui, c'est pas normal, c'est tout ce qu'on veut, mais... mais je veux pas le forcer. Il a jamais été question de le forcer. Je voulais juset qu'il prenne autant de plaisir que moi. Qu'on assouvisse une pulsion, une envie, un besoin. Sauf que savoir qu'il a mal...non. Je reste immobile, en lui, mon regard dans le sien, quand je le vois sourire et revenir m'embrasser. Je l'écoute et hoche doucement la tête, embrassant son front.

T'es sûr? C'est... c'est peut-être mieux qu'on arrête...

Sauf qu'il revient à la charge. Les lèvres cerise, le sourire de sale gosse. Et ses hanches qui commencent à bouger, me faisant un effet de dingue. Je lui rends ses baisers, et je cède. Parce que c'est trop bon. Foutrement trop bon. J'y vais très doucement, sentant le lit grincer sous moi. Jusqu'à ce qu'il se détende, s'habitue. Et petit à petit je le sens être moins crispé. sa main lâche mon poignet, et ses hanches accompagnent les miennes. Lentement d'abord, puis de plus en plus vite. De plus en plus fort. Petit à petit je sens que ça lui plait, je sens qu'il prend du plaisir, et ça devient clairement sauvage. Chaque cri, chaque gémissement me colle des frissons d'impatience et d'excitation. C'est ça. Crie pour moi. Gémit pour moi. Abandonne-toi à moi et regarde. Apprécie.

Bientôt la chambre se remplit de nos soupirs, de nos gémissements, de nos grognements, à mesure que je me rapproche de plus en plus du point de non retour. Et je sens que ça va être fort, rien qu'avec l'avant-goût qui le brûle les reins et qui s'intensifie à chaque minute, à chaque coup de bassin. Mes lèvres embrassent les siennes, se perdent sur sa gorge, son cou, son torse, avant de venir enfin en lui dans un grondement sourd. Putain... putain c'était... c'était juste... Je croise son regard et je sens que lui n'est pas encore venu. Ma main se glisse entre ses cuisses et je l'aide à venir à son tour, donnant quelques coups de rein tout en le caressant en rythme, mon front contre le sien. Je souris en l'entendant venir, en écoutant ses gémissements aigus qui s'échappent de ses lèvres. C'est délicieux. Excitant. Pour moi.

Je relève un peu la tête et je vois les légos sagement rangés sur l'étagère au-dessus du lit et sa Game Boy. Et là... là ça me frappe comme une gifle. Putain de merde Steve... putain de merde il a quinze ans... Il a quinze ans! C'est... c'est un gamin! C'est qu'un gamin! T'aurais... t'aurais jamais dû faire ça. T'aurais jamais dû avoir l'envie de faire ça! Putain putain... putain de merde...Je me retire et m'assieds sur le bord du lit, plongeant ma tête entre mes mains.

Putain de merde mais qu'est-ce que j'ai fait...

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Mar 1 Déc - 18:49
Would you be mine ? Would you be my baby tonight ?

Je me souviens que ça avait été douloureux, que j'avais hurlé alors qu'il avait commencé à entrer en moi. Je me souviens de se sains qui avaient saisis mes poignets, m'empêchant ainsi de me débattre, des murmures qui coulaient d'entre ses lèvres, alors qu'il embrassait mon front, m'assurant que j'aimerais ça après… Qu'une fois qu'il sera en moi… Je voudrais plus. Un sanglot m'avait échappé alors que je me débattais, hurlant entre deux sanglots que je voulais qu'il arrête, que j'avais mal. Mais il n'en faisait rien. Au fil des secondes il me prenait un peu plus, jusqu'à finalement être en moi. A ce moment, je n'étais déjà plus capable d'articuler le moindre mot, tout ce qui m'échappait, c'était des sanglots, des gémissements de douleurs inarticulés. Et si au début il tentait de me consoler de quelques baisers ou mots…. Il finit par comprendre que c'était vain. Car doucement, lentement… Il s'est mis à bouger en moi. Le premier coup de reins m'avait arraché un hurlement, le second m'avait laissé sans souffle.

"Tu vois… C'est bien… Il faut juste te laisser faire mon Coeur… Et là ce sera très plaisant pour nous deux…"

Ses lèvres s'étaient posées sur les miennes et c'est sans résister que j'ai entrouverts mes lèvres, laissant sa langue venir chercher la mienne. Au troisième coup de reins, j'avais décidé d'arrêter de me débattre. De toute façon c'était trop tard. Il avait eu ce qu'il voulait de moi, alors autant le laisser finir. J'avais fermé les yeux, laissant mes larmes rouler sur mes joues, et tandis qu'il continuait de bouger en moi, j'espérais simplement qu'il termine vite. Au milieu de ses râles de plaisir se mêlait mes gémissements de douleur et finalement…. Tout finit par s'arrêter. Ne restait plus que cette douleur brûlante et lancinante dans mon bas-ventre et cette impression d'être sale. Sa main était venu effleurer ma joue et un gémissement m'avait échappé.

"Non… Non…"

Ses doigts avaient tracé le contour de mes lèvres alors que je croisais difficilement son regard. Je voulais juste qu'il cesse, qu'il me laisse pour que je puisse vomir et tenter de me débarrasser de cette sensation affreuse qui me dévorait de l'intérieur. J'avais juste besoin… Qu'on me laisse… Qu'on me dise que… Que ça n'arriverait plus… Que je n'aurais plus jamais mal ainsi… Et qu'on ne me forcerait plus à faire quelque chose d'aussi sale…. Il s'était retiré et un dernier gémissement pathétique m'avait échappé… Puis presque tendrement il m'avait pris contre lui, une de ses mains caressant tendrement mon dos. J'avais voulu le repousser, mais faible je n'avais pas bougé. Non, j'étais bien trop terrorisé par le liquide chaud qui coulait paresseusement d'entre mes cuisses… Je n'avais osé le regarder. J'avais juste fermé les yeux et prié pour que tout finisse par s'arrêter.

"Je vais m'occuper de toi mon Coeur… Tout ira bien… Tu as été un bon garçon James… Mon bon garçon…"

Il avait passé ses mains dans mes cheveux avant de m'enrouler dans un peignoir, tentant sans cesse de me calmer, répétant encore et encore qu'il allait bien s'occuper de moi maintenant.


*

"Continue… Continue…"

Je murmure cela doucement contre ses lèvres alors que d'un lent mouvement des hanches, je l'aide à continuer d'entrer en moi, malgré la légère douleur qui me mord les entrailles. C'est rien. Ça va passer, comme tout le reste… Ça ira mieux… Bien mieux… Je prends de grandes inspirations entre deux baisers, mes mains caressant toujours avec la même envie ses larges épaules. Ça va aller… Ça me fait mal, mais ce n'est pas grave… Ce n'est pas grave parce que j'ai décidé de le faire avec lui… Il ne me fait pas mal parce qu'il le veut mais parce que j'en ai envie et c'est là toute la différence avec Alexander. Je veux juste que Steve me cède… Qu'il continue de croiser mon regard, de prendre mes lèvres et de l'entendre me dire qu'il me veut. C'est ça… Tu me veux. Prouve-moi que… Que je suis un être humain normal que l'on peut désirer. Pas une chose que l'on veut posséder. Prouve-moi tout ça… Et n'arrête pas. Du bout des dents je viens saisir sa lèvre, griffant doucement sa peau, le sentant à deux doigts de céder. Je t'en prie… Tu te poseras des questions plus tard… Pour le moment, ne pense qu'à mes lèvres que tu veux prendre… À mon corps qui est déjà tiens et aux gémissements que je glisserais à ton oreille. Je pourrais te donner plus… Tellement plus… Alors cède.

Je viens lui voler un autre baiser et c'est au terme de celui-ci que je le sens me céder. Que je vois cette lueur d'inquiétude mourir dans son regard pour ne laisser que cette envie primaire de me posséder. Tu me veux. Le matelas grince légèrement alors qu'il recommence à entrer en moi et doucement, je me détends, m'habituant à lui. Un léger soupir s'échappe d'entre mes lèvres tandis que mes doigts quittent son poignet, venant se perdre dans sa nuque. Mes hanches viennent bouger avec les siennes et lorsque je le sens enfin complètement en moi, c'est un gémissement de plaise qui m'échappe.

Il a un premier coup de reins et rien que ça… Bordel. Mes cuisses se resserrent autour de ses hanches et je ferme les yeux, appréciant simplement de le sentir, lui mordillant doucement la lèvres. Et si au début c'est lent… Bien rapidement tout devient plus violent, plus sauvage. Au point que je ne sais plus si je gémis ou si je crie. Au point que j'en viens plus à le mordre quand il vient m'embrasser, à le griffer jusqu'au sang, alors que les sons qui s'échappent de ma gorge deviennent indécents. Ses hanches viennent chercher brutalement les miennes alors que je cambre le dos, sentant le plaisir me bouffer presque sauvagement. Bordel, bordel… Je peine à aligner deux pensées cohérentes tant il me fout sur les genoux. C'est dingue… J'ai l'impression… Que je n'ai jamais ressentis ça avant… Avec Alexander ça n'a jamais été aussi bien… Avec Alexander, je ne me suis jamais sentis aussi… Envieux. Là j'ai envie de lui d'y aller plus fort parce que… Parce que c'est bien. Parce que j'y prends vraiment du plaisir. Ma tête s'enfonce dans le matelas alors que je sens que je vais venir. Ses dents continuent de se perdre sur ma peau brûlante et tandis qu'un son presque violent s'échappe de mes lèvres grandes ouvertes, je le sens se raidir contre moi, étouffant un grondement sourd contre ma peau. Non… Non… Pitié pas maintenant… J'ai pas terminé… Tout s'arrête et déçu, je rouvre les yeux, le souffle court, observant son échine courbé et ses épaules qui se soulèvent au rythme de sa respiration. Puis je croise son regard et je m'attends à ce que comme lui, il dépose un baiser dans mes cheveux, me disant que j'ai été un bon garçon pour ensuite me laisser comme un con avec ma trique presque douloureuse. Et c'est pas juste… Je veux venir… J'ai envie… Je veux pas qu'il m'abandonne comme un jouet avec lequel on a trop joué… Il a pas le droit.

Sa main se glisse doucement entre mes cuisses et quand je sens ses doigts se refermer autour de mon membre, je ne peux retenir un léger gémissement. C'est ça, prends soin de moi. Ses hanches accompagnent lentement le mouvement de sa main et rapidement, je m'abandonne à nouveau à lui. Je gémis, mes deux mains dans sa nuque  alors que son souffle se mêle au mien. Encore… Plus fort… Plus vite. C'est tout ce qui traverse mon esprit alors que je finis par venir entre ses doigts. Mes mains quittent sa peau et le souffle court, les yeux clos, je me laisse retomber dans le matelas, le coeur en vrac… La vache… C'était… C'était bien. Genre vraiment bien… Les restes de nos orgasmes finissent par se dissiper et j'ai à peine le temps de rouvrir les yeux que je le sens se retirer, redescendant enfin de l'allégresse de l'acte. Je me redresse difficilement, fronçant légèrement les sourcils quand je ressens une légère douleur en m'asseyant. Mais ce n'est pas important… Non ce qui l'est c'est Steve qui revient enfin sur Terre, qui comprend ce qu'il a fait. Un sourire m'échappe alors que je viens me glisser derrière lui. Ça va aller… Ça va aller, je ne dirais rien. Ce sera notre secret. Notre affreux et immonde petit secret. Le notre. Mes mains se glissent sous ses bras et doucement je viens l'enlacer, venant caresser son bas-ventre avec une tendresse presque amusé. Je me glisse dans son dos, déposant de légers baiser sur ses épaules, remontant dans sa nuque pour finir sur son oreille que je mordille doucement. Ce que tu as fait ? Tu m'as cédé. Tu as couché avec un gamin de quinze ans… Et t'as aimé ça. Parce que tu es comme moi, tu es brisé, étrange, défectueux… Et c'est parfait. Parce que tu es comme moi. Juste comme moi. T'es la preuve que je ne suis pas seul. T'es la preuve que peut-être, je ne suis pas si brisé que ça. Que je ne suis pas la traînée d'Alexander. Tu es exactement ce que je voulais que tu sois… Et bientôt, tu mangeras dans ma main. Tu me donneras exactement ce que je voudrais. Mais pas tout de suite…

"Eh bien… Sans vouloir être cruellement technique… Je dirais qu'on vient salement de baiser…"

Je dépose un baiser dans son cou, ne pouvant retenir un sourire de sale gosse, murmurant à nouveau.

"Et ça m'a plu… Que tu me prennes, que tu me fasses hurler ainsi… Alors commences pas à t'en vouloir… Personne n'en saura rien… Ça restera entre nous… Ce sera… Notre secret à tout les deux."

Je dépose un autre baiser dans sa nuque, laissant mes doigts caresser son ventre lentement, y traçant de légers cercles.

"Et puis… Ça ne sert à rien de te torturer… Penses plutôt au fait que c'était bien… Et qu'on pourra recommencer… Autant de fois que tu le souhaites…"
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Sam 12 Déc - 13:54
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C'est un foutu démon. Un démon avec une bouille d'ange, des lèvres cerise entr'ouvertes pour moi, qui viennent prendre les miennes, qui viennent soupirer à mon oreille et contre ma peau. Un démon au corps fragile, qui me fait tout lâcher, qui me fait même plus penser correctement. L'alcool, son regard, ses soupirs, je lâche l'affaire. Rien d'autre compte à part lui. Son corps qui sera à moi. Ses soupirs qui seront pour moi. Ses cuisses serrées contre mes hanches. Son pénis dur contre mon ventre. Et quand il me supplie de continuer, bougeant contre moi, je ferme les yeux, le souffle court. Parce que c'est tellement bon. C'est tellement bon de le sentir bouger contre moi, m'accueillir en lui, que ce soit lui qui... putain rien que ça je pourrais venir. Doucement. Doucement.

Je reste quelques secondes sans bouger, juste à respirer, avant d'entamer un lent coup de reins. Puis un autre. Et je deviens dingue quand je l'entends gémir, de sa voix de gosse, quand je sens ses ongles qui s'enfoncent dans mon dos, et ses hanches qui bougent en rythme. La suite? La suite arrive à la vitesse d'un ouragan. Ca va vite. Très vite. Parce que chaque coup de rein me colle une baffe de plaisir. Mieux que tout ce que j'ai connu. C'est intense comme jamais. Putain. Je grogne contre sa peau, le mordant, le léchant, le mordant. Je le veux. Je le veux tout à moi, arrondissant le dos quand je sens ses ongles me griffer ou ses mains dans ma nuque.

Et je viens trop vite. J'ai essayé de me retenir mais... mais j'ai pas pu. C'était trop bon. Trop fort. Mais pas assez pour lui, et je le fais venir aussi, juste pour l'entendre gémir encore, pour sentir que c'est moi qui le mets dans cet état-là. Crie pour moi. Gémis. Supplie. Je le caresse, donnant encore quelques derniers coups de reins en plus, avant de l'entendre gémir plus fort, presque un sanglot avant de se laisser retomber dans les draps. Et c'est là que j'ai le choc. On dirait que l'orgasme aide bien à se débarrasser de l'alcool, parce que je suis tout d'un coup putain de lucide. Et que je réalise où je suis. Avec qui je suis. Et surtout, ce que j'ai fait. Je me redresse et je le vois, les yeux fermés, le souffle court, des taches sur le ventre. Et c'est moi qui ai fait ça. Qui ai couché avec. Oh mon dieu. Oh bordel de merde.

Je me retire, et m'assieds sur le bord du lit, le visage dans les mains. Tout m'arrive comme si on m'avait collé un poing. J'ai couché avec lui. Et je sais même pas par où commencer à quel point c'est mal. Parce qu'il a que quinze ans? Parce que c'est le fils de la nana avec qui je sors? Parce que j'ai le double de son âge? Putain. Putain de merde. Et je pourrais aller en taule pour ça. Je pourrais aller en taule et je le mériterai. Putain. Putain.

Je sursaute en entendant sa voix qui murmure à mon oreille avec un ton de sale gosse qu'on vient de baiser, et j'ai juste une nausée sur le coup. J'esquive son baiser dans la nuque alors que mon coeur bat comme un dingue, et que je l'entends me dire à quel point il a aimé ça, et qu'il veut que ce soit notre secret. Mais... mais c'est pas normal qu'il pense ça! C'est pas normal qu'il réagisse comme ça! Il devrait pas! Il devrait me détester, me haïr, menacer de me dénoncer. Non. Il veut... il veut qu'on recommence. Mais qu'est-ce qui va pas chez lui? J'attrape ses mains et les retire de ma peau, comme si elles me brûlaient.

Buck arrête! Non on... j'aurais jamais dû faire ça. Jamais. J'ai... j'ai abusé de toi et je... Je suis désolé. J'aurais... j'aurais pas dû. C'est l'alcool et... putain... il... non il se passera plus jamais rien. Je... je te toucherai plus. Là je... je vais prendre une douche...

Je relâche ses mains et j'ose même pas le regarder alors que je ramasse toutes mes affaires et que je m'enfuis sous la douche. Une fois sous l'eau j'arrête pas de me répéter ce qui s'est passé. Ce que j'ai fait. Que je suis le dernier des salauds. Le pire. Que je ferais mieux de claquer. De me dénoncer. Putain. Putain...
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Dim 13 Déc - 16:13
Would you be mine ? Would you be my baby tonight ?

Il esquive mes baisers et étrangement, si ça devait me laisser complètement indifférent, je sens pourtant mon coeur se serrer. Tu me fuis ? Vraiment ? Après ce que nous venons de faire, c'est ce que tu m'offres ? Un rejet aussi brutal ? Tu me devais une nuit. Tu aurais pu attendre demain avant de me rejeter de la sorte. Mes doigts suspendent leur course sur sa peau encore tiède. Je ne demande pas grand chose, juste une nuit où il reste avec moi, à me tenir contre lui et à me caresser les cheveux en me disant que c'était bien. Je veux juste ça. Je veux juste cette chose qu'Alexander ne m'offrait pas toujours. Je demande pas grand chose, juste qu'il attende un peu avant de me dire que c'était une erreur. Là j'ai encore le ventre souillé, les genoux faibles et alors que j'aurais juste besoin d'une caresse dans les cheveux, d'un baiser sur le front ou d'un sourire, il ne m'offre qu'un rejet violent. Il s'en veut. Comment lui en vouloir, c'est ce que les gens normaux doivent ressentir ? Peut-être. Je me rends compte que c'est mal… Mais je pensais qu'il… Qu'il serait aussi brisé que moi, qu'il n'aurait aucun regrets et que finalement, après tout ça… Il ferait comme Alexander. Mais non. Steve est sain. Plus sain que je ne le pensais. Ses mains agrippent mes poignets et brusquement, il m'empêche de le toucher m'ordonnant d'arrêter. Hébété je le regarde, partagé entre une étrange colère et l'impression d'avoir pris une gifle. Car il est bien des choses à la fois : désolé, coupable et furieux contre lui-même. Tout est confus. Il s'en veut de m'avoir cédé, il s'en veut d'avoir couché avec moi… Et maintenant, il me laisse seul, me disant l'air de rien de me démerder avec moi-même. Il me lâche et impuissant je le regarde fuir. Je baisse les yeux et pousse un soupir, entendant au loin la porte de la salle de bain se fermer, puis l'eau se mettre à couler. Je ne sais pas ce que j'espérais au fond… Qu'il reste avec moi ? Non, enfin, je ne crois pas. Peut-être. Je voulais qu'il me cède. Je le voulais du plus profond de mon être, alors pourquoi cet étrange goût me reste sur la langue ? L'eau continue de couler au loin et, toujours nu assis au bord de mon lit, je frissonne. Je baisse les yeux et regarde les gouttes épaisses glisser sur ma peau, plissant le nez, vaguement dégoûté. Je me lève et attrape un paquet de mouchoir, m'essuyant rapidement le ventre avant de le froisser l'envoyant dans ma corbeille à papier. Puis je ramasse mon boxer que j'enfile, revenant m'allonger sur mon lit. Je fixe le plafond et pousse un soupir. J'ai eu ce que je voulais, je nous ai prouvés qu'il était aussi défectueux que moi, alors pourquoi ça ne me suffit pas ? Je l'ai fais céder et je me suis prouvé que j'étais capable d'être celui qui pouvait décider… Alors pourquoi cette sensation désagréable qui rampe en moi ? J'ai eu ce que je voulais. Je l'ai eu lui. C'est comme si… Comme si j'attendais quelque chose d'autre… Je pose une main sur mon estomac, l'autre dans ma nuque et je commence à me mâchonner l'intérieur de la joue, cherchant encore et encore une réponse à mes interrogations. Je pensais que ça me suffirait, mais ce n'est pas le cas. Ma gorge se noue quelque peu. Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Pourquoi je suis comme ça ? Pourquoi je suis aussi… Immonde ? Je viens de coucher avec le mec de ma mère, un gars qui a aisément deux fois mon âge et ça ne me suffit pas ? Pire, je me dis que j'aurais aimé qu'il reste un peu. Je ferme les yeux et murmure doucement.

"T'es juste un putain de taré Barnes… T'es complètement niqué."


Je me glisse sous les draps, le coeur lourd. Et si le sommeil ne vient pas de lui même, c'est à cause de cette sensation étrange qui me serre le coeur, qui me laisse avec ce frisson qui dévale sans cesse mon échine.  Cette impression d'être quelqu'un de brisé, de dégueulasse… Un pauvre truc dont on ne veut pas. Alexander m'a forcé mais lui m'a gardé au moins. Steve m'a cédé et maintenant il me fuit. Alors qu'il a aimé. Il a aimé me prendre et m'entendre gémir. Je l'ai vu, je l'ai entendu… Alors pourquoi me rejeter ? Parce qu'il a peur. La réponse s'impose à moi. Il a peur. Peur du pouvoir que je pourrais retirer de ça, peur d'avoir bien trop aimé ça. Il n'est pas comme Alexander, pour lui ça lui semble mal… Pour lui, ça ne doit jamais plus se reproduire. Je ferme les yeux et m'enroule un peu plus dans les draps. Il a aimé ça. Il voudra que ça recommence. Je le sais. Il suffit juste que… Que je lui montre que c'est ce qu'il veut. Ce dont il a besoin. Et c'est avec cette idée que je m'endors. Celle qu'il doit juste comprendre que… Que je suis ce qu'il veut. Ne serait-ce qu'une fois de plus.

Seulement, il passe sa semaine à m'éviter. C'est à peine si il croise mon regard. Le matin, alors que nous prenons notre petit-déjeuner tout les deux, il se contente de manger en silence, me répondant par mono-syllabes, et même si il accepte de m'amener au lycée, il laisse la musique faire la conversation à sa place. Et quand m'man n'est pas là, il fait tout pour ne pas être dans la même pièce que moi. Plusieurs fois il esquive mes demandes, trouvant une excuse à la con simplement pour ne pas se retrouver à m'aider à étendre le linge ou à regarder la télé avec moi… Les seuls moments où je peux en fait le voir, c'est quand ma mère est là. Et dans ces moments-là, je ne me gêne pas pour lui glisser des regards, des sourires, comme pour lui dire "Tu as vu ? Je suis toujours là, et malgré tout les efforts que tu fais pour m'éviter, tu ne peux pas effacer ce que nous avons fait… Et le pire dans tout ça… C'est que tu pourrais m'avoir à nouveau rien que pour toi." Et il le sait. Je le vois à sa façon de détourner le regard ou de se racler la gorge. Parce qu'il voudrait que je ne lui rappelle pas cette évidence qui pourtant doit le ronger. Alors pendant cette semaine, oui je tente, plus ou moins subtilement, et je n'ai le droit qu'à une chose. Son rejet. Il continue, encore et encore à me fuir. Comme si il refusait de voir que… Qu'il pourrait me céder une fois de plus, ce ne serait pas plus mal ou plus grave. Ce serait juste… Une fois de plus.

Je pousse la porte avec un soupir, sentant une sueur moite coller à ma peau, dû à la chaleur particulièrement désagréable de cette journée. D'un pas lourd je me traîne jusqu'au frigo, déposant mon sac sur la table alors que j'attrape une bouteille de soda qui traîne au frais, en descendant une longue gorgée. Du revers de la main je m'essuie le coin des lèvres.

"M'man ?"

Sans surprise je n'ai aucune réponse et après avoir rangé la bouteille et récupéré mon sac, je grimpe à l'étage, allant jusqu'à ma chambre. Et je ne peux que froncer les sourcils en entendant l'eau couler dans la salle de bain. Steve… ? Ouais vu l'heure ce serait pas impossible. Je reste devant la porte, observant la poignée, hésitant longuement avant de prendre mon courage à deux mains, posant mes doigts sur celle-ci. Lentement je l'ouvre et une bouffée de chaleur vient me caresser le visage alors que le bruit de l'eau qui coule sur sa peau vient chanter à mes oreilles. Intrigué, presque fasciné j'observe son dos et sa silhouette, me mordant doucement la lèvre. Je me sens presque… Comme un pervers mais… En même temps, je pourrais, je pourrais entrer et avoir cette proximité que je recherche et qu'il me refuse depuis une semaine. Mon sac retombe devant la porte alors que je me glisse dans la salle de bain, refermant très lentement la porte derrière moi. Je commence à me déshabiller, abandonnant mes vêtements sur le sol. Mon regard ne cesse de fixer son dos dont les muscles sont dessinés par l'eau qui glisse sur sa peau. Je finis par me retrouver complètement nu et lentement, je viens me glisser avec lui sous la douche, ouvrant lentement la porte pour venir me blottir contre son dos. L'eau commence à ruisseler sur ma peau brûlante alors que je dépose un premier baiser dans son dos, laissant mes mains venir caresser son ventre. Je ferme les yeux et ose un sourire, le sentant sursauter puis frissonner.
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Lun 21 Déc - 9:39
Sweet Child O'Mine
Je suis un monstre. Un putain de monstre. J'ai couché avec le fils d'Helen. J'ai couché avec le fils d'Helen qui a quinze ans. Putain mais je sais même pas ce qui est pire. Comment, comment j'ai pu arriver à faire ça? Comment j'ai pu en arriver là? Comment j'ai pu... céder à un gamin? Comment j'ai pu être excité alors qu'il a même pas le droit de boire ni de conduire? Et pourtant il m'a allumé et j'ai cédé. J'ai cédé comme le dernier des connards qui est pas capable de se maîtriser, qui est pas capable de tenir sa queue en laisse. Merde. J'ai jamais été le copain parfait mais j'ai jamais trompé aucune des filles avec lesquelles je suis sorti, j'ai toujours fait attention à elles alors... putain. Je suis... je suis un grand malade. Attiré par un gamin de quinze ans. Quinze ans! Putain mais Steve qu'est-ce qui t'a pris? Et le pire c'est que ouais, j'ai aimé ça. Parce que c'était un foutu bon coup et j'ai bien vu que j'étais pas son premier. Mais merde, premier ou pas j'avais pas à faire ça! Un milliard de trucs se bousculent dans ma tête alors que j'ai le front contre le carrelage et que je sens l'eau brûlante qui ruisselle sur mon dos. Je suis un monstre. Une merde. Je devrais pas avoir le droit d'exister...

Quand l'eau devient froide je sors de mes réflexions et me traine hors de la douche. J'enfile un caleçon et un tshirt et je me laisse retomber dans le lit d'Helen. Putain mais je devrais même pas avoir le droit de rester là. De dormir là. De dormir à côté d'elle alors que... que j'ai couché avec son fils. SON FILS. Qui a QUINZE ANS! Je fais semblant de dormir quand elle rentre, parce que croiser son regard est insupportable, et j'ai juste envie de hurler quand elle essaie de me réveiller gentiment. Hurler qu'elle doit pas me toucher, que j'ai juste envie de vomir en pensant à ce que j'ai fait, à l'idée qu'elle me touche. Et que je suis un putain de lâche pour pas être parti et les laisser tranquilles.

Sauf que je suis un putain de vrai lâche et que je reste. Les jours passent, et j'essaie au maximum d'éviter Buck. Heureusement, entre mon boulot, et ses cours ça va. Surtout que la semaine qui vient, Helen a des horaires moins chiants ce qui fait qu'elle est plus souvent à la maison, limitant les moments où je me retrouve seul avec lui. Enfin quand même. On dirait... on dirait que ça l'amuse de me voir aussi mal. Je vois son sourire de sale gosse à chaque fois que je le croise dans la maison. Toutes les fois où on se croise et où il essaie de me coller pour une raison ou pour une autre. Et je suis salement mal à l'aise. Il... il me fait un putain de gringue et j'en reviens pas. Il devrait me détester, il devrait me balancer à sa mère, et au lieu de ça il m'aguiche encore et encore. Au point que je trouve tous les prétextes pour éviter d'être seul avec lui. Et les fois où je peux pas l'éviter, comme le matin, quand on prend le petit déjeuner tous les deux, ou dans la voiture quand je l'emmène au lycée, je meuble en lisant le journal ou en mettant la musique. Mais pourquoi il réagit comme ça? Qu'est-ce qu'il cherche? Qu'est-ce qu'il veut en me collant au train comme ça? Je comprends pas. Vraiment pas. Surtout qu'il l'a pas dit à sa mère. Et qu'il m'a rien demandé. J'en sais foutrement rien et je suis foutrement perdu.

Pourtant plus les jours passent et plus j'ai l'impression que tout ça, c'était qu'un rêve. Que cette nuit, ces longues minutes que j'ai passées avec lui étaient... pas réelles. Les deux premiers jours j'ai pas dormi, tendu comme un arc en m'attendant chaque seconde à entendre Helen hurler, ou voir les flics débarquer parce qu'il aurait tout balancé. Mais rien. Rien du tout. Les jours se sont succédé, simples, sans surprise. Le seul truc c'est que j'ai pas eu le courage de toucher Helen à nouveau, j'ai menti en disant que je m'étais fait mal au garage et qu'il fallait que je fasse attention à mon dos. J'ai honte, je sais.

Ce jour-là, la maison est vide quand je rentre. Helen bosse et Buck est au lycée. Il fait une chaleur à crever et j'ai passé la journée à transpirer dans mon bleu de travail alors je meurs d'envie d'une douche. Je me deshabille dans le garage, comme d'habitude, pour pas salir toute la baraque, restant en caleçon pour remonter dans la salle de bains après avoir lancé une machine pour laver mes frusques. Je fais couler de l'eau fraîche et soupire en me glissant dessous. Oh la vache j'en rêvais. Vraiment. Je reste là, sans bouger, sentant juste ma température baisser et ma crasse disparaître dans le siphon. J'entends la porte de la douche s'ouvrir, et je souris quand je sens des mains se poser sur mon ventre.

Hey Helen...ça va? T'as passé une bonne journée?

Je sens un baiser dans ma nuque et je frissonne doucement avant de baisser les yeux. Sauf que ces mains-là sont pas celles d'Helen! Je bondis à l'autre bout de la douche et me tourne, découvrant Buck à poil, avec moi sous la douche.

Mais... mais tu fous quoi ici? Sors de là et laisse-moi me doucher!

Sauf qu'il a encore ce sourire de sale gosse et qu'il commence à s'approcher lentement de moi. Sur le coup, je sais pas ce qui me panique le plus : qu'on nous trouve là ensemble ou le fait que je le trouve...beau comme ça, trempé. Steve putain! Je secoue un peu la tête et attrape la porte de la douche, me glissant à l'extérieur.

Je finirai quand t'auras terminé.

J'attrape un grand drap de bain et je me drape dedans avant de filer dans la chambre d'Helen et enfiler un caleçon et un tshirt, attendant qu'il ait terminé ses conneries pour finir ma douche.

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Mer 30 Déc - 18:14
Would you be mine ? Would you be my baby tonight ?

Je ne devrais pas. Je sais que ce que je fais n'est pas bien, et que je ne devrais pas faire ça avec lui… Mais je ne sais pas. Une part de moi à envie de ça, de se savoir désiré, d'être celui qui choisit quand et même comment. Je ne veux pas être sa chose, comme j'étais celle d'Alexander, non… J'ai envie que ce soit lui qui soit à moi… J'ai envie d'être capable de me mordre la lèvre et de sentir son regard tracer le contour de celle-ci. J'ai envie de sentir qu'il me veut, et qu'il a simplement envie de moi, de me prendre par les hanches simplement pour me faire gémir à nouveau. J'ai envie qu'il me regarde autrement que comme un gamin, ou simplement parce qu'il a honte… Je veux lire l'envie dans son regard… Je veux y voir cet éclat que je pouvais voir chez Alexander. Un frisson glisse sur mon échine alors que du bout des doigts, je trace de légers cercles sur sa peau chaude. Je ne devrais avoir honte, je devrais avoir peur, hésiter ou quoi… Et pourtant, je suis là, à me mettre sur la pointe des pieds pour déposer sur sa nuque un léger baiser. Quelque chose ne va pas chez moi. Je suis complètement niqué, fracassé, brisé… Je devrais pas faire ça, je ne devrais pas aimer ça… Je devrais être comme les autre, à se branler devant du porno ou en pensant à la fille qu'ils rêveraient de serrer… Je ne devrais pas être là, à enlacer l'homme de ma mère, à caresser sa peau, à rêver de m'agenouiller pour lui et de simplement entrouvrir les lèvres pour sa queue.  Je ferme les yeux et pose à nouveau mes lèvres sur sa peau, esquissant un sourire en entendant sa première réflexion. Innocemment il me prend pour ma mère et je me mords simplement la lèvre, retenant un rire alors que je laisse mes mains se glisser entre ses cuisses. Puis il réalise. Il s'enfuit et je ne peux que rire en croisant son regard, m'adossant au mur de la douche, mes mains sagement croisées dans mon dos. Je passe rapidement ma langue sur mes lèvres et au milieu du chant de l'eau qui nous entoure, je lui réponds d'un ton légèrement amusé.

"Quoi… ? Je pensais que nous pourrions économiser de l'eau en nous douchant tout les deux… Et puis…"

Mon dos quitte le carrelage froid et humide de la douche, et lentement, en roulant quelque peu des hanches comme la dernière des salopes, je m'approche de lui. Quelque chose glisse le long de mon échine, et je crois en reconnaître la caresse d'un léger dégoût pour moi-même.

"Je ne pouvais attendre que tu termines ta douche… J'avais si chaud…"

Mon sourire de sale gosse s'élargit un peu plus et alors que nos deux corps pourraient s'effleurer, que je pourrais glisser mes bras autour de son cou et laisser mes lèvres se poser sur les siennes, voilà qu'il me fuit à nouveau, se glissant avec aisance jusqu'à la porte de la douche. Une bouffée d'air frais vient me caresser, m'arrachant un long frisson tandis qu'il s'enroule dans une serviette. Je serre les dents et laisse l'eau caresser mes épaules pour ensuite se perdre dans mon dos. La porte se referme et je fixe la buée sur les miroirs de la salle de bain. Je ne le comprends pas. Je m'offre à lui. Je me donne à sa personne, il devrait me prendre, pas se demander quoi faire… Il devrait faire comme Alexander… Je frissonne doucement et lentement, j'esquisse un geste pour couper l'eau avant de m'interrompre. Il me veut, son seul problème c'est qu'il continue de penser que tout ceci est mal et si il a raison, je déteste avoir tort. Il pourrait m'avoir… Il pourrait avoir le plaisir de m'entendre gémir son prénom tout contre sa peau et contrairement à Alexander je n'essayerais pas de lui arracher je ne sais trop quoi… Enfin… Ça dépendra. Si lui aussi décide de m'offrir à un autre de ses amis… Peut-être que là je lui arracherais deux trois petites faveurs. Mes doigts trouvent enfin le robinet et à mon tour je quitte la douche, m'enroulant dans un immense drap de bain. Il va me céder. Ce soir. J'hésite à m'habiller et finalement, je quitte la salle de bain, simplement enroulé dans l'épaisse serviette. Sur la pointe des pieds je le rejoins dans la chambre de ma mère et d'une façon presque insolente, je m'adosse à l'encadrement de la porte, lui glissant d'une voix douce.

"J'ai terminé… Par contre, j'ai peur qu'il n'y ait plus d'eau chaude…"

Un sourire se glisse sur mes lèvres avant que doucement je ne fasse un premier pas vers lui, resserrant les pans de la serviette autour de mes épaules, arrivant même à simuler un léger tremblement. Je tente de ravaler mon sourire tandis que je fais un deuxième pas vers lui. Tu vas me céder… Je le sais et plus tu tenteras de m'échapper… Plus je serais là pour te rappeler que tu me veux… Que tu me désires plus que ma mère. Que c'est moi que tu as fais crier ce soir-là et pas elle. Et que depuis, tu ne l'as pas baisé. Sûrement parce que tu dois encore avoir le goût de ma langue sur tes lèvres…

"Je suis vraiment désolé… Surtout par cette chaleur, tu avais sûrement envie d'une bonne douche…"

Je fais un autre pas vers lui avant de m'assoir sur le bord du lit, restant à bonne distance. Je me mords doucement la lèvre, puis baisse les yeux, dans un numéro que je jouais si souvent à Alexander, qui aimait me voir faire le gamin candide pour lui. Je me souviens avoir été capable de le faire céder d'un simple petit rougissement ou d'un regard qui se détourne…  Mes doigts jouent d'une façon faussement nerveuse avec la serviette alors que je reprends.

"Mais j'avais vraiment envie de… Tu sais… Et puis… J'ai vu que tu me fuyais… Mais tu sais… Je t'ai dis que je ne dirais rien… Que ce serait notre secret…"

Je souris à nouveau alors que je lève les yeux vers lui, laissant ma serviette glisser le long de mes épaules, dévoilant mes clavicules, puis mon torse fin. J'entrouvre les lèvres pour lui, et commence à murmurer pour lui.

"Je t'ai dis que je pourrais être à toi, et rien qu'à toi… Personne n'en saurait rien et même si c'est mal… Quelle importance au fond ? Quand tu pourrais m'avoir dans tes bras, à gémir à ton prénom contre ta peau… Je pourrais être à toi, être ce que tu veux. Je pourrais être ta chose… Ton bon garçon…"
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Dim 17 Jan - 17:46
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Putain mais qu'est-ce qu'il veut? Qu'est-ce qu'il veut prouver? Je sais pas ce qui lui passe par la tête et ça me rend dingue. Il aurait pu vouloir coucher avec moi pour me faire chanter, obtenir des trucs, et pourtant rien. Il aurait pu coucher avec moi pour me dire de dégager, me faisant chanter en me disant que soit je pars, soit il lui dit tout. Mais non. Je suis devenu à moitié dingue à attendre à chaque fois le coup de fil, ou le coup de sonnette qui allait sceller mon destin et me voir pourrir en taule. L'attente, c'est encore pire que d'entendre dire "T'as déconné, maintenant tu vas être puni". Mais non. Il dit rien. Il fait rien. Il est charmant devant sa mère. En reparle plus devant moi , et c'est comme si de rien n'était à part que de temps en temps il cherche une occasion pour être près, tout près, trop près de moi. Ce qui me colle salement mal à l'aise parce que dans un sens je me déteste, et j'ai peur que ça se reproduise, et d'un autre côté il est un feu que je regarde, fasciné, et en même temps j'ai peur de m'y brûler. J'ai peur de m'y brûler parce que je le trouve salement beau. Parce qu'il a cette sorte de... de grâce propre aux gens qui sont beaux mais qui n'en savent rien. Parfois, dans les rares moments qu'on a partagés depuis...ça, je l'observe. Les poses qu'il prend. Ses gestes. Il est foutrement attirant parce qu'il sait pas qu'il l'est. Et ça me tue de me dire que c'est ça qui me plait. Qu'il sache pas encore qu'il est beau parce que c'est pas de son âge. Putain Steve tu déconnes à plein tubes.

J'ai fui quand il a carrément osé se pointer dans la douche avec moi, totalement à poil, et commençant déjà à glisser ses mains sur moi. Le pire dans tout ça? C'est que j'ai eu une seconde d'hésitation avant de lui hurler de me laisser tranquille et fuir. J'ai eu une seconde où ouais, j'ai eu envie de le prendre là, contre le carrelage, à remonter sa cuisse contre ma hanche, à le mordre dans le cou, et à voir ses lèvres cerise s'ouvrir pour moi et gémir adorablement. Oh oui ça m'aurait plu. mais non. Non je peux pas. Je me barre pour pas succomber, et pour calmer le feu qu'il est arrivé à allumer en quelques secondes à peine, rien qu'à l'idée de l'avoir eu contre moi, complètement nu, ses lèvres rouges posées sur ma nuque. Merde, rien que d'y repenser je... bref. J'enfile un caleçon et un tshirt et je me laisse retomber sur le lit, les bras croisés derrière la tête. Il s'est littéralement jeté sur moi. Je sais toujours pas ce qu'il cherche et ça me rend dingue... Perdu dans mes réflexions, je l'entends pas pousser la porte, et c'est seulement quand il me parle que je sursaute et me redresse un peu. Putain mais c'est pas vrai. C'est une blague. Le voilà qui se pointe juste enroulé dans un drap de bain... Mais...mais... Je déglutis.

Vu la chaleur j'en ai pas franchement besoin. Une douche à l'eau fraîche ça sera parfait aussi. Mais tu peux retourner dans ta chambre Buck t'en fais pas...

Oui j'ai envie qu'il parte parce qu'à le voir comme ça... j'ai des choses sales qui me viennent en tête et je détourne le regard, pour tenter de lui faire comprendre que la discussion est terminée, et éviter d'avoir la trique en sa présence, ce qui serait lui donner salement raison. Sauf qu'il reste. Sauf qu'il s'approche. Non. Non non. Non non non. Reste loin. Reste loin ou je vais me bruler. Reste loin où je vais m'en mordre les doigts. Parce que je suis faible.  J'ai peur, j'ai vraiment peur de céder. D'être un foutu animal qui ne peut pas se retenir. Je m'assieds contre la tête de lit, histoire de mettre un peu de distance entre nous. Et j'ai du mal à réaliser ce qu'il me sort.

Quoi? Buck c'est pas NORMAL ce qui s'est passé. Ca aurait jamais dû se produire. Jamais. Je suis beaucoup trop vieux et je sors avec ta mère et je... non. Tout simplement. C'était...c'était une erreur que j'ai commise et ça doit plus se reproduire. Trouve toi un mec de ton âge et pense pas au mec de ta mère... ok?

Mais il sait très bien ce qu'il veut, et il a l'air de savoir très bien comment fonctionnent les hommes. Il joue son timide, baissant les yeux, et j'aurais pu gober son histoire, jusqu'au moment où sa serviette glisse un peu le long de ses épaules. Ouais, il est clairement en train de me faire son petit numéro de charme, et c'est bien trop répété pour être honnête. Même si ma gorge se serre quand il me fait miroiter des tas de choses qui me fouettent les sangs et me donnent envie d'envoyer valser cette foutue serviette de bain.

Buck arrête là. C'est fini et ça se reproduira plus... non. J'aurais jamais dû te céder, mais c'est terminé. Dans deux jours je retournerai vivre dans mon appart et comme ça tout le monde sera tranquille... C'est...c'est le mieux pour tout le monde...

Je me relève et me penche vers lui pour le saisir par le bras. Je le force à se relever et commence à l'emmener vers la porte.

Allez, retourne dans ta chambre et arrête tes conneries... C'est terminé.

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Lun 18 Jan - 17:43
Would you be mine ? Would you be my baby tonight ?

Ma serviette glisse quelque peu le long de mes épaules, dévoilant ma peau légèrement réchauffée par la douche tandis que j'entrouvre ses lèvres qu'il aime tant dessiner du regard. Steve a beau me fuir, m'éviter et là me repousser, j'ai vu les regards qu'il posait sur ma personne. J'ai vu cette façon qu'il avait de tracer le contour de mes lèvres qu'il avait embrassé, puis mon cou qu'il a embrassé… J'ai vu tout ça. J'ai vu que tu me voulais et que tu me désirais toujours… Et alors que je m'offre à lui, plus ou moins subtilement, lui continue de me fuir, de me repousser au loin en disant que tout ceci n'est pas bien…  Je croise son regard et j'y vois quelque chose qui fait sonner ses mots encore plus faux qu'avant. Viens me prendre ai-je envie de lui dire, viens m'arracher cette serviette et m'écarter les cuisses… Viens me prendre sur le sol ou contre le mur… Fais-moi hurler, fais-moi ramper pour ta queue… Fais-moi supplier pour plus. Mais ose pas me faire ça. Ose pas m'avoir cédé une fois juste pour ensuite te cacher derrière ta culpabilité. Car je vois, je remarque chaque regard et chaque éclat d'envie que je vois dans tes yeux… Je lui offre un autre aperçu de ma peau, lui dévoilant à nouveau ce à quoi il pourrait goûter si il se laissait faire une fois de plus. Je sais qu'il est aussi cassé que moi, aussi défectueux que moi. Je le vois à sa manière de me dévorer du regard actuellement, à sa réserve quant à toucher ma mère ou simplement l'embrasser quand je suis dans la même pièce qu'eux… Parce que je sais ce qu'il doit penser… Il doit se dire que j'avais meilleur goût qu'elle. Que mes lèvres étaient plus douces, ma peau plus agréable à caresser, mes hanches plus fines… Il ne se rend pas compte que je suis ce qu'il veut vraiment et que je pourrais être encore plus… Si cédait une fois de plus. Mais non, il repart dans un long discours, me disant que de toute façon, c'est terminé, que dans deux jours il rentre chez lui et que je ne le verrais que lorsqu'il passera prendre ma mère pour un rencard ou quoi… L'idée me fait doucement grincer des dents. Alors c'est comme ça ? Ça va vraiment se terminer ainsi ? Il pense sincèrement que je vais accepter cela docilement  et effectivement lui tourner le dos et simplement m'intéresser à des crétins de mon âge incapable de me donner ce que je veux ? Non. Mon sourire se fait plus discret tandis qu'il se relève et que d'un geste autoritaire, il vient me saisir par le bras. Je viens serrer ma serviette contre moi, lui évitant de glisser un peu plus, me retrouvant forcé à me lever à mon tour. Je lève les yeux vers lui et refuse de faire le moindre pas vers la porte.

"Non… Tu… Tu ne vas pas me forcer à retourner dans ma chambre simplement parce que tu ne veux pas avoir cette discussion avec moi. Je ne suis plus un enfant qu'on renvoie à ses cubes histoire de ne pas l'avoir dans les pattes… Ce n'est pas terminé Steve."

Ce n'est que le début même. Je pourrais reculer et partir dans un numéro de gamin blessé dans son égo qui ne comprends pas pourquoi il ne veut pas me céder, mais ça ne ferait que le faire fuir un peu plus. Je pourrais aussi commencer à pleurer, à lui murmurer que je ne voulais pas, que je n'ai pas compris ce que je faisais, que je suis fracassé… Mais ce serait m'ouvrir à lui et là, je n'aurais que sa pitié. Et si je suis sûr que ça lui plait de me savoir fragile et à sa merci entre ses bras, si je lui inspire de la pitié, jamais plus il n'osera me toucher. Car j'aurais ce côté brisé… Je ne serais plus une tasse dans laquelle on a envie de boire, mais le genre dont on regarde chaque fêlures avec un pincement au coeur, en se disant que le mieux, c'est de la regarder de loin pour ne pas l'abîmer un peu plus. Seulement je ne veux pas être ça. Je ne veux pas être une petite chose fragile qu'il n'ose pas effleurer du bout des doigts. Je veux qu'il m'étreigne, qu'il se joue de moi et qu'il me donne ce que je veux. Je veux qu'il m'embrasse, qu'il morde ma peau, qu'il la griffe, qu'il susurre des choses bien sales au creux de mon cou, je veux qu'il me flingue les dos et qu'après une nuit avec lui j'ai du mal à m'assoir, que j'ai la peau ravagé de traces de morsures, de griffures et autres suçons. Je veux qu'on puisse regarder mes clavicules et voir au milieu des bleus son prénom. Je ne suis pas un objet qu'on jette ou dont on se désintéresse. Non, cette fois-ci, je serais celui qui décide quand ça commence et quand ça termine… Et j'ai décidé que pour l'instant que ce n'est pas terminé. Un sourire se glisse sur mes lèvres, un sourire qu'aurait une amante pour l'homme avec qui elle vient perdre ses nuits et une partie de son humanité. Et au lieu de me reculer, de tenter de rompre cet étrange contact, je ne fais que venir me glisser un peu plus contre lui, le laissant se souvenir ce que cela peut être de m'avoir contre lui.

"J'ai vu la façon dont tu me regardes Steve… Les légers regards que tu poses sur ma personne… Je vois ta façon de regarder mes lèvres, ma nuque ou le creux de mon cou… Je sens que tu aimerais laisser tes lèvres y courir à nouveau… Et tu pourrais, je te laisserais le faire avec plaisir. Je sais que tu y penses tout le temps… Au goût que mes lèvres ont, aux gémissements que j'ai poussé pour toi et que je pourrais à nouveau t'offrir… C'est pour ça que tu n'oses plus toucher ma mère, parce que tu t'es rendu compte que j'avais un goût d'interdit qui te plait bien plus… Et ce n'est pas grave… C'est normal… Tu as juste le courage de le reconnaître et d'accepter ça… Steve… Je m'en fous que ce soit pas bien ou quoi. Je sais que j'ai envie de toi, j'ai envie que tu me prennes… J'ai pas arrêté d'y penser… Et j'en ai envie… Terriblement envie."


Je me rapproche un plus de lui, posant ma seconde main sur son torse, cessant ainsi de tenir ma serviette qui roule le long de mes hanches, dévoilant mon ventre le début de mes cuisses. Je lui fait sentir ma propre envie, me glissant contre sa cuisse. Regarde… J'ai déjà envie de toi… Tu ne me touches pas et j'ai déjà des frissons dans le dos, j'ai déjà la morsure du désir au creux des reins. Je lève le menton vers lui, comme si j'essayais d'unir nos lèvres avant de murmurer doucement.

"Je sais que ce n'est pas bien, je ne suis pas idiot… Mais je n'ai pas envie de quelqu'un d'autre que toi… Je ne veux être qu'à toi, je ne veux gémir que pour toi…. Je veux être ta chose, ton Bucky…"

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Ven 22 Jan - 17:25
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Qu'est-ce qui va pas chez moi? Hein? Qu'est-ce qui déconne dans ma tête? Qu'est-ce qui a foiré depuis que je le connais. Avant, j'étais un mec bien. Avant, le seul défaut que j'avais c'était la bougeotte, et le fait que j'ai jamais été trop longtemps à l'aise au même endroit. Depuis que je suis ado je bouge, tout le temps. Je n'aime pas me fixer, je n'aime pas avoir un fil à la patte, ou être bloqué quelque part. J'ai eu des relations, mais elles étaient rarement sérieuses, et elles ont rarement bougé. Ouais, jusqu'à présent c'était juste ça qui déconnait chez moi. Le fait que j'ai jamais eu envie de me fixer nulle part. De trop m'attacher. Ca c'était encore quelque chose de normal. C'était étrange pour certains, mais ouais, on pouvait le comprendre. Je pouvais en parler à voix haute, dire clairement ce qui m'arrive et avoir droit à des petites remarques compatissantes, gentilles, du genre ''oh mais quand tu trouveras la bonne personne ça pourrait changer'' ou ''A un moment donné tu auras envie de te poser et ça se fera tout seul''. Mais depuis lui, depuis ce petit con, il y a quelque chose de beaucoup plus grave qui me trotte dans la tête et titille ma queue. Bucky. Le gamin de quinze ans que je me suis tapé. Le fait que je sois attiré par le fils de ma nana. Pire, que j'ai couché avec. Que je l'ai pris dans son propre lit au milieu de ses Légo et de ses jeux vidéo. Que moi, à trente deux ans, je lui ai baissé son caleçon, que je lui ai écarté les cuisses et que je l'ai pris. Il m'a supplié de le faire, et j'ai adoré ça. J'ai adoré ses fesses, que j'ai prises dans mes mains comme deux pêches encore un peu vertes. J'ai eu le souffle coupé quand elles m'ont emprisonné doucement, et j'ai totalement arrêté de réfléchir tant c'était bon, et que ça me coupait le souffle.

Comment. Comment j'ai pu aimer ça? Comment j'ai pu aimer ça avec un gamin? J'en sais rien. Parce que c'est un gamin, justement, et que l'interdit est excitant? Parce qu'il est beau? Parce que j'étais un peu bourré? J'ai aucune réponse à donner, à part que là, le voir juste en drap de bain me donne toujours autant envie alors que j'ai pas bu une goutte depuis plusieurs jours. Je l'ai voulu, je l'ai pris. Je l'ai fait crier. Gémir. Griffer ma peau. Me supplier d'y aller plus fort. Le repousser est une torture, alors que je me lève et le fous dehors. Ouais j'aimerais faire taire ma conscience et juste le prendre, lui qui me supplie tellement. Mais je peux pas. Je peux pas. Allez. Deux jours. Deux jours à tenir et ça ira mieux. Tu pourras l'éviter. Enterrer tout ça dans ta mémoire. Oublier. Me pardonner à moi-même peut-être un jour et surtout reprendre une vie normale. Sauf que quand je suis sur le point de le mettre dehors il parle. Et je suis surpris par son aplomb.

C'est terminé parce que je le dis. Dehors.

Mais il a autre chose en tête. Il vient plus près. Trop près. Beaucoup trop près. Comme l'autre fois il se fait caressant comme une chatte, ronronnant contre mon tshirt, me promettant des trucs qui peuvent rendre le moindre mec totalement fou. Et je manque de piquer un fard quand je me rends compte qu'il m'a repéré. Depuis des jours, il a vu comment je le regardais. Et j'ai honte. Je me sens comme un pervers, un stalker, un type tellement malsain. Et si j'étais malade? Taré? Putain... tout ça se télescope alors qu'il se colle encore plus contre moi et que je sens qu'il a ... la trique. Putain mais... mais non. Tu devrais pas. Tu devrais pas être excité. Tu devrais pas bander pour moi. Et pourtant putain rien que de le sentir ça me rend fou. Savoir que je l'excite. Savoir qu'il me veut. Mon coeur tambourine dans ma poitrine alors que je bouge plus. Je peux pas le repousser, mais je peux juste...ne pas céder. Allez. Allez. Steve tu peux pas. Tu peux pas. Tu dois pas. Ca serait du suicide. Du suicide. Mais plus les secondes passent, plus je deviens dur, et quand nos lèvres sont toutes proches je cède.

Je me sens un monstre mais je peux plus résister. C'est trop dur. Trop dur. Je le pousse pour le plaquer contre le mur et commence à l'embrasser avec fièvre, attrapant ses poignets et les plaquant au-dessus de sa tête. Je viens tout contre lui, le souffle court, sans lâcher ses lèvres, et je prends ses deux poignets dans une main, libérant l'autre pour virer ce foutu drap de bains et l'envoyer valser, avant de revenir contre lui, et glisser mes doigts autour de son membre dur et impatient.

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Dim 24 Jan - 23:31
Would you be mine ? Would you be my baby tonight ?

Je le sens hésitant, à ne pas savoir que faire. Dans son regard je peux voir le dilemme qui déchire actuellement son être entre ce qu'il devrait faire et ce qu'il a envie de faire. Nos lèvres sont si proches que nos souffles se mêlent, et je jure que l'envie de franchir cette distance ridicule qui nous sépare me brûle le bout des doigts… Mais je dois être patient… Si je viens le chercher, il va fuir et après, il ne cessera de répéter en boucle que ce n'est pas bien, que nous ne devrions pas et là je l'aurais perdu… Non, c'est lui qui doit céder, lui qui doit prendre mes lèvres et finalement oublier qu'il ne devrait pas avoir envie de moi. Mon regard se perd sur la courbe de ses lèvres que j'aimerais mordiller du bout des dents tandis qu'au fil des secondes qui passent, je sens qu'il devient de plus en plus dur contre ma cuisse. Quelque chose de l'ordre du soupir s'échappe d'entre mes lèvres tandis que la serviette glisse un peu plus le long de mon corps. Prends-moi, ai-je envie de lui murmurer. Fais-moi hurler comme l'autre soir. Mets-moi à genoux si tu veux, mais arrête d'hésiter. Tu en as envie. Et je ne suis plus un enfant… Je ne veux pas être regardé de loin ou être protégé… Je veux être dans tes bras. Je veux sentir nos deux corps s'étreindre et sentir tes lèvres, ta langue et tes dents courir sur ma peau brûlante. Je ne veux qu'exister que grâce aux marques que tu laisseras sur ma peau et aux caresses que tu me donneras. À ton oreille je ne veux que gémir ton prénom. Les secondes passent et finalement, il cède. D'un coup, tout ce qui semblait le retenir saute, et dans un élan qui me surprend presque, je me retrouve dos au mur, les poignets au-dessus de ma tête et ses lèvres sur les miennes. Enfin. Je soupire doucement et ferme les yeux entrouvrant les lèvres pour laisser sa langue venir chercher la mienne tandis qu'un puissant frisson vient accentuer la brûlure au creux de mes reins. J'ai tant envie de lui que ça en est douloureux. Mon corps entier le réclame et de simples baisers n'arrivent pas à calmer l'envie qui me consume. Je veux plus. Je veux qu'il me prenne contre ce mur et qu'il me fasse hurler. Je veux sentir ses dents sur ma gorge et son souffle sur ma peau. Je veux le sentir en moi. Je veux être sa chose entre ses bras. Nos baisers deviennent de plus en plus fiévreux au point que plusieurs fois, je laisse mes dents saisir sa lèvre et la mordiller. Son corps vient contre le mien et subitement, je me sens comme minuscule. Je ne me sens pas écrasé ou quoi… Mais simplement agréablement dominé. Entre ses bras j'ai l'impression d'être dissimulé au reste du monde et je m'y sens bien… Même à ma place.  Je suis là où je devrais être, contre son corps à goûter ses lèvres qui viennent avidement chercher les miennes. Ma peau semble brûler sous les caresses impatientes de ses doigts et alors que mon coeur tente de s'échapper de ma poitrine, je ne peux retenir un léger gémissement à le sentir aussi dur contre moi. Je tente un léger mouvement de hanches alors que d'une main il me maîtrise toujours, laissant l'autre se perdre entre mes cuisses. Un autre gémissement vient se mourir contre ses lèvres au milieu d'un long baiser alors que j'ai presque l'impression de mourir sous ses caresses. Je commence à gémir pour lui, que ce soit contre sa peau ou contre ses lèvres, bougeant des hanches contre sa main. C'est ça… C'est ça… Je ferme les yeux et bascule la tête en arrière cambrant le dos pour lui.

"Steve… Steve…."

C'est une plainte presque douloureuse qui traverse mes lèvres. Pas parce qu'il me fait mal, mais parce que je brûle de plus. Je ne veux pas prendre mon temps ou le perdre dans des préliminaires. Je veux juste que tu me fasses tiens. De légers tremblements secouent mon être et doucement je me mets sur la pointe des pieds gémissant doucement son prénom d'une façon qui trahit la fièvre qui me tient. Je crois sentir un sourire sur ses lèvres et quand il commence à embrasser ma gorge, j'en viens à gémir doucement.

"Prends-moi…. Prends-moi…"

Mon ton se fait plaintif alors qu'il revient me prendre un long baiser, me demandant ce que je veux. Le lit ou le mur. Je rouvre les yeux pour croiser son regard et ce que j'y lis me plait. Il n'hésite plus, il ne se pose plus la question… Il est le même Steve que la dernière fois, celui qui ne rêve que de me baiser jusqu'à me faire hurler. Je tente de reprendre mon souffle déjà court, murmurant contre ses lèvres que je reviens mordiller avec envie.

"Le mur…. J'pas envie d'attendre…"

Je reviens l'embrasser et sans la moindre gêne, je remonte une de mes jambes le long de sa hanche, le laissant glisser une main entre mes cuisses, puis mes fesses… Un autre gémissement m'échappe et quand il lâche mes poignets, je viens simplement passer mes bras autour de son cou, griffant d'envie ses épaules. J'ai envie de le marquer, j'ai envie que dans quelques heures, que demain il sente et voit encore à quel point il a été bon pour moi. Mes hanches recommencent à bouger contre ses doigts et gémissant à son oreille ou contre ses lèvres. Je ferme les yeux et me cambre pour lui, pour ses doigts qui se glissent en moi.

"Steve…"

Son prénom se fait dévorer par un autre gémissement alors que je tente de lui faire comprendre que je veux plus que quelques caresses ou des morsures dans le cou… Non… Je veux qu'il me prenne et qu'il me fasse gémir son prénom… Je veux qu'après, je sois à peine capable de parler, de marcher, de penser… Je veux qu'il me brise. Je veux qu'il fasse de moi sa chose. Fais-moi oublier Alexander. Fais-moi oublier les fois où j'ai pu me faire plaisir tout seul… Fais de moi ta chose, ton Buck, ton gentil garçon qui se touchera le soir en rêvant de ta queue et de tes lèvres.
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Lun 8 Fév - 10:08
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Pourquoi? Pourquoi j'arrive pas à lui résister? Pourquoi est-ce que je suis faible au point de pas pouvoir lui résister? Lui? Un gamin de quinze ans. Quinze ans merde! Qu'il en ait eu dix-huit ça aurait déjà été gênant mais alors quinze... Je suis malade. Foutrement malade. Salement cassé. Pourquoi est-ce que je peux avoir tellement envie de lui. Pourquoi est-ce qu'il me fait cet effet là? Surtout que depuis des jours, depuis que j'ai cédé la première fois ça me hante. Ca me hante parce que je comprends pas. J'ai jamais regardé un gamin avant lui. Ca a même jamais effleuré de laisser trainer mon regard sur des ados qui jouaient au basket ou qui se baignaient dans le lac. Non. C'est lui. Juste lui. Seulement lui. Depuis qu'il m'a sauté dessus après le barbecue. Parce qu'avant, lui non plus je l'ai jamais regardé comme ça. Il était juste... Bucky, le gamin sympa de ma copine. Là... là il est... putain j'ai envie de me laver la bouche rien qu'à y penser mais c'est...mon amant. Mon amant. Je suis le putain d'amant d'un gamin de quinze ans.

Et pourtant tout ça se tait en une seconde, comme un interrupteur qu'on presse. Quand je l'embrasse, plus rien. Rien d'autre que l'envie de l'avoir pour moi encore une fois. De le posséder. De le faire crier, et l'entendre gémir mon prénom parce que ce que je lui ferais le rendra dingue. Je devrais pas et pourtant là, je pense juste à l'embrasser et à le plaquer contre le mur. J'ai le souffle court à juste le sentir avoir la trique contre moi, et je viens prendre ses lèvres cerise encore et encore, agrippant ses poignets. Tu es à moi. Totalement à moi. Pour quelques minutes, tu seras à moi et à personne d'autre... J'ai le souffle court et je finis par prendre ses deux poignets d'une main, l'autre venant le caresser. Et j'ai un sourire de sale gosse quand je le sens bouger des hanches contre moi, basculant la tête en arrière, alors que je le caresse de plus en plus fort. C'est ça. C'est ça. Dis-moi que je suis celui qu'il te faut. Dis-moi que tu aimes. Dis-moi que tu ne veux personne d'autre entre tes cuisses. Que tu veux personne d'autre qui te caresse et qui te fasse gémir. Mon sourire s'agrandit quand je reconnais à peine mon prénom entre ses gémissements et que je me rapproche encore un peu plus de lui, et que je le caresse encore un peu plus fort.

Je suis là... je suis là mon garçon...

Il gémit de plus en plus fort, bouge ses hanches plus franchement contre moi, et j'adore le mettre à la torture comme ça. Il a même pas besoin de me toucher que je prends déjà mon pied, juste à le regarder, juste à savourer dans quel état je le mets. Le rendre dingue. Le rendre impatient. Me supplier. Avant de rire doucement en l'entendant me dire qu'il veut le faire contre le mur. Mon bon garçon, je le reconnais bien là... Je lâche ses poignets et je soupire en le sentant glisser ses bras autour de mon cou, relevant une jambe contre ma hanche. Nos sexes sont déjà l'un contre l'autre et quand il commence à bouger contre moi, le frottement se fait délicieux, m'arrachant un faible gémissement. Pourtant je veux le rendre dingue. Totalement. Alors avant de le prendre je le prépare encore un peu. Ma main se glisse entre ses fesses, et je le caresse doucement d'abord, avant de petit à petit y enfoncer un doigt, puis deux, que je bouge en cadence. J'arrondis le dos, serrant les dents quand je sens ses ongles s'enfoncer dans ma peau. C'est ça. C'est ça. Griffe moi. Ca me montrera juste à quel point t'aimes ça...

Le tenant toujours contre le mur, je tends la main pour attraper le tiroir de la table de chevet, l'ouvrir, et en sortir du lubrifiant. J'en glisse un peu sur mes doigts avant de laisser la bouteille retomber par terre, et je le soulève un peu plus, pour placer ses hanches correctement par rapport aux miennes. Et doucement je le fais descendre, très lentement, ondulant simplement contre lui pendant de longues secondes avant de le prendre dans un mouvement lent et profond. Et putain c'est encore meilleur que la dernière fois. Ses cuisses serrent mes hanches et je me trouve délicieusement serré en lui, gémissant contre son épaule alors que je commence à bouger. Un premier coup de rein, puis un autre, mon tshirt encore sur mes épaules et mon caleçon sur les chevilles.

Tu es à moi... à moi...Dis-le...

Et quand il me gémit ça à mon oreille je deviens fou. J'accélère le rythme et me lâche totalement, m'occupant juste de lui, de ses gémissements et des miens. Je bouge encore et encore, ses gémissements indécents remplissant toute la maison, et les miens, plus sourds, avant de finalement venir dans une dernière poussée, mordant son épaule. Il me faut quelques secondes pour retrouver mon souffle, où je tiens encore ses cuisses contre mes hanches, les yeux clos. Je relève la tête, croise son regard et dépose un baiser sur ses lèvres, avant de simplement murmurer.

Accroche toi...

Je le tiens un peu plus fort alors que je recule du mur, et le porte sur quelques pas pour l'allonger sur le lit, me retirant par la même occasion. Je m'assieds à côté de lui et pose ma main sur son torse humide, qui se soulève rapidement sous mes doigts.

Pourquoi j'arrive pas à te résister hein? Pourquoi tu me fais cet effet là? T'es un foutu démon tu le sais ça...?

J'ai un léger sourire, presque tendre, à le voir comme ça, abandonné, avec ses joues rougies par l'effort et ses pupilles dilatées qui me fixent.

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Jeu 11 Fév - 17:25
Would you be mine ? Would you be my baby tonight ?

Je suis à lui… Tout à lui. Face à ses baisers, à ses caresses, je ne suis plus que sa chose. Son Bucky, son garçon… De longs gémissements m'échappent et alors que mon souffle se fait de plus en plus court, se brisant et mourant doucement contre ses lèvres ou sa peau. Et si au début son prénom arrivait à se glisser d'entre mes lèvres, je ne suis désormais plus que bon à gémir pour lui, roulant des hanches face à ses doigts, qui me font cambrer le dos d'une façon presque indécente. Mes ongles s'enfoncent dans sa peau et rapidement, j'en viens à me demander si je ne vais pas manquer d'air, tant je peine à respirer. Je pourrais lui dire d'y aller plus doucement, de le prévenir qu'à continuer ainsi, je pourrais venir mais ce n'est pas ce que je veux. Je ne veux pas qu'il soit tendre ou qu'il fasse attention. Je ne veux pas être traité comme une petite chose fragile à laquelle on fait attention. Non. Je veux qu'il me fasse oublier qui je suis. Je veux que sous ses coups de reins, j'ai l'impression qu'il tente de me faire mal ou de me briser. Je ne veux pas de baisers tendres ou aimants. Je ne veux que ses grondements mes gémissements. J'entrouvre un peu plus les lèvres et laisse ma tête reposer contre le mur, ondulant toujours des hanches pour lui. Je suis à lui… Tout à lui. Prends-moi, ai-je envie d'hurler… Mais je n'ai qu'un gémissement impatient quand il retire ses doigts, me laissant avec le coeur en vrac et une furieuse envie qui me brûle le creux des reins. Je resserre quelque peu mes cuisses autour de ses hanches alors que je l'observe ouvrir un tiroir pour en tirer du lubrifiant. Je déglutis doucement et ose un léger sourire qui reste et devient plus prononcé au fil des secondes qui passent. Il y pense…. Il ne fait pas comme la première fois, où emporté par l'envie et le désir il m'avait simplement pris à sec, non là… Il pense à ça. La bouteille termine sur le sol et je ne peux que sourire alors que dans un mouvement qui trahit son impatience, il laisse ses doigts pleins de lubrifiant caresser son membre. Mes dents viennent écorcher avec douceur mes lèvres et je me laisse me faire soulever, gémissant simplement de plaisir en le sentant entre mes fesses.

"Steve…. Han…. Steve…"

Il prend son temps. Parce qu'il aime ça, parce qu'il me voulait. Derrière ses airs de "ce n'est pas bien, nous n'aurions jamais dû….", il me désirait vraiment et ça… Sa façon de me préparer, de me prendre… Ça trahit l'envie qui le dévorait depuis bien longtemps. Tu me voulais, tu me voulais tant mais tu refusais de te l'avouer. Mes mains se crispent sur ses épaules et le nez dans son cou, je ne fais que mordiller sa peau, veillant à ne pas y laisser de petites marques rouges, tandis que je sens l'impatience me consumer. Je sais que tu en as envie. Je sais que tu me veux. Alors prends-moi. Fais-moi tien. Toi qui en avait tant envie. Un hoquet m'échappe quand finalement il se décide à me prendre et je cesse de respirer, me contentant de gémir pour lui, laissant mes ongles s'enfoncer dans sa peau au travers de son t-shirt. Mes cuisses se referment un peu plus autour de ses hanches et je frissonne, tremble même pour son membre qui me pénètre qui dans un douloureux plaisir me fait gémir. C'est ça. C'est juste ça que je veux. Pas de baisers, pas de questions, pas d'hésitation. Juste lui et moi, contre ce mur. Mes dents contre sa peau et son corps contre le mien. Je n'ai pas envie de me perdre en explication ou quoi… Je veux juste qu'il me prenne et qu'il me garde contre lui, qu'il me fasse crier son prénom et qu'une fois ceci terminé, je sois incapable de prononcer le moindre mot ou même de marcher. Je veux qu'il me fasse sien et que pendant les jours qui suivent, je veux qu'il puisse croiser mon regard et simplement se souvenir de mes gémissements à son oreille. Il gémit contre mon épaule et je ne peux que me resserrer autour de lui, sentant une première goutte de sueur glisser le long de mon échine. Il donne un premier coup de reins et un gémissement proche d'un sanglot m'échappe. Encore. Le suivant m'en arrache un autre et rapidement, je ne suis plus capable d'aligner deux pensées cohérentes. J'oublie où je suis et avec qui. Tout ce qui compte… C'est ce moment. C'est d'être dans ses bras et d'être à sa merci. De le sentir me faire sien, sans tendresse, sans attentions, sans délicatesse. Il ne murmure pas de douces choses comme Alexander le faisait. Non, lui admet simplement me vouloir… Lui admet répondre à une pulsion et à un besoin… Entre ses bras, je me sens bien, j'ai l'impression d'avoir décidé et même si il me domine en cet instant… C'est uniquement parce que je lui ai demandé de le faire, d'une certaine façon. Il me fait sien parce que je le veux. Il me prend ainsi parce que je le veux. Je suis à lui parce que j'ai décidé, pas parce qu'il m'y a forcé. Ses lèvres effleurent mon oreille et je ne peux retenir un tremblement quand d'une voix rauque et délicieusement chaude il me murmure que je suis à lui. J'entrouvre les lèvres et gémis avant d'être capable de lui répondre.

"Oui… Oui… Tout à toi… Tout à toi…. Je suis tout à toi, Steve."

Tout à toi… Je gémis ça contre sa peau, enroulant un peu plus mes bras autour de ses épaules alors qu'il reprend ses coups de reins, m'imposant un rythme qui me donne l'impression que je vais mourir. Mon coeur semble prêt à éclater et le sang dans mes veines est si brûlant que j'ai l'impression de me consumer entre ses bras dans une étreinte qui me coupe le souffle. Son prénom se perd au milieu de mes gémissements alors qu'il accélère de plus en plus le rythme de ses coups de reins, emplissant la chambre et la maison des bruits indécents de notre étreinte. Les yeux clos je peine à prononcer le moindre mot, n'articulant plus que des sons alors que je laboure son dos, sentant rapidement le plaisir me consumer et me dévorer. Et au fil de ses coups de reins, je glisse dans un état presque second, un état où il n'y a que lui qui compte. Que ses bras qui me soutiennent,, son souffle contre ma peau, ses dents qui l'écorche avec impatience et ses coups de reins. À lui, je ne suis qu'à lui. Je suis son Bucky, sa chose… Je ne suis qu'à lui. Rien qu'à lui. Il peut me briser, je serais heureux. Il peut me faire mal, je l'accepterais. Il peut me traiter comme un objet, ça m'irait. Ses coups de reins se font plus violents et mes gémissements plus étranglés. C'est ce que je voulais. Être à toi, être utilisé. Je cambre un peu plus le dos pour lui et finalement, dans un long gémissement presque plaintif, je viens tout contre lui, resserrant un peu plus mes cuisses sur ses hanches. Et alors que des taches sombres dansent devant mes pupilles encore plongées dans l'obscurité, je le sens continuer de bouger en moi. Le souffle court je compte les coups de reins qu'il m'assène avant de finalement basculer dans cette extase violente à son tour, mordant mon épaule avec une force qui m'arrache un autre gémissement. Ça laissera une marque… Mais tant pis… M'man ne la verra pas, surtout pas si je porte un t-shirt…. Et c'est mieux ainsi… Je pourrais la contempler et l'effleurer du bout des doigts face à un miroir et je pourrais me souvenir de cet instant… De ce moment où je n'étais qu'à lui. Son front se pose contre mon épaule et pendant de longues secondes, nous cherchons tout les deux à reprendre notre souffle et presque timidement, je rouvre les yeux, redécouvrant la chambre de ma mère alors que mes doigts se perdent doucement sur son t-shirt humide que je caresse. Il m'a pris ici, dans la chambre de ma mère et de sa copine. Il m'a fait sien dans la même chambre où il a couché avec ma mère. L'idée m'arrache un léger sourire, qui s'efface à peine quand je croise son regard et qu'il vient doucement m'embrasser. Mon sourire s'élargit et pour seule réponse, je lui fais oui de la tête, m'accrochant un peu plus à lui alors qu'il se recule, m'allongeant presque avec une certaine délicatesse sur le lit. Chose qui m'agace… Parce qu'une fois de plus, il recommence à faire attention à moi, comme si j'étais une porcelaine des plus fines. Un léger soupir m'échappe quand il se retire et je ne peux que l'observer en silence alors qu'il s'assied non loin de moi, venant poser une main sur mon torse encore humide. Un frisson court sur ma peau et je croise son regard, reprenant lentement mon souffle. Ses mots m'arrachent un léger sourire qui se fige presque face au regard tendre qu'il porte sur ma personne. Je ne suis pas fragile, ai-je envie de répondre. Arrête. Je ne suis pas une petite chose dont tu dois prendre soin, parce que c'est trop tard. Le mal est déjà fait. Je sais que je suis défectueux, je sais que je suis brisé, alors ne me regarde pas ainsi… Regarde-moi simplement comme ton amant et ta chose. Pas comme un gamin que tu viens de prendre. Je ferme les yeux et cambre un peu le dos, venant croiser mes mains derrière ma tête, un sourire insolent à souhait sur les lèvres.

"Je n'en sais rien Steve… Peut-être que j'ai ce quelque chose qui manquait à toutes tes autres conquêtes… Ou alors… Je suis peut-être ton âme soeur…"

Je rouvre les yeux et ris légèrement, laissant mon regard quitter le sien pour observer sa main, qui doucement continue de caresser mon torse humide. Puis mon regard dérive sur mon ventre et sur les taches blanches qui s'y trouvent. Je décroise les bras et doucement, du bout des doigts je commence à essuyer mon ventre, dans un geste presque mécanique, le regard dans le vide. Je pourrais lui dire que c'est parce je suis irrésistible ou parce que j'ai un léger goût d'interdit… Mais ça le ferait peut-être fuir.

"Peut-être suis-je simplement à ton goût ?"

Je porte mes doigts à mes lèvres et doucement j'en suçote le bout avant de venir à nouveau croiser son regard.

"Tu vas encore me fuir ou cette fois-ci tu restes avec moi… ?"
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Lun 7 Mar - 21:50
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Je suis malade. Totalement. Je suis excité en entendant qu'un gamin me dise qu'il est tout à moi. Que j'ai tout pouvoir sur lui. Sa voix légèrement grave qui susurre ça à mon oreille m'a collé des frissons comme jamais, et j'ai jamais eu autant envie de quelqu'un. De prendre quelqu'un. De le faire gémir pour moi. De le faire hurler pour moi. J'ai aimé m'envoyer en l'air avec des filles comme des mecs, mais j'ai jamais ressenti ça, j'ai jamais eu ce besoin, cette envie d'avoir quelqu'un qui s'abandonnait à moi. Quelqu'un que je dominerais, comme lui, à cet instant précis. J'aime sentir qu'il se raccroche à moi. J'aime sentir qu'il peut pas s'enfuir, j'aime sentir que d'un seul mouvement de main je pourrais le briser. Je pourrais lui faire mal. Même si je le fais pas. Même si j'écoute ses gémissements et qu'au moindre signe de douleur j'arrêterai. Que s'il me le demandait, je le toucherais plus du tout. Alors que non. Je le fais gémir. Je le rends fou. Je le fais s'abandonner totalement à moi, et je le prends, encore et encore, serrant ses cuisses contre mes hanches, le plaquant contre le mur. Je deviens fou à sentir tout son corps se tendre à chaque coup de reins, à voir sa tête basculée contre mon cou, ayant juste la force de me serrer, de s'agripper à moi.

Je sais pas combien de temps ça dure, au final, mais pas longtemps sans doute. Il vient dans un gémissement qui me file des frissons, et après quelques coups de reins, je viens aussi. Je soupire, les jambes tremblantes et le tshirt trempé de sueur alors que je le garde contre ce foutu mur, le souffle court. Puis je relève les yeux et croise son regard. Ses yeux bleus. Sa bouche cerise. Un vrai démon qui était à moi toute la nuit. Un démon que j'ai marqué... Je viens l'embrasser, mais on dirait que ça ne lui plait pas. De toute façon je crois bien que je ne le comprendrai jamais... Je le soulève sans souci et viens l'allonger sur le lit avant de me retirer. Je me sens étrangement seul après coup, de plus le sentir contre moi, de plus être en lui... alors ma main se pose sur son torse, alors que je m'assieds à côté de lui.

J'en sais rien justement... et âme soeur... j'y crois pas vraiment... T'es...plutôt un démon qui a un pouvoir sur moi... et je sais pas comment... J'ai jamais été intéressé par les gamins avant...enfin...par des mecs...comme toi...

Je le regarde, et je me surprends à me livrer autant. Pourquoi? Je sais pas, et c'est ça qui m'effraie, dans un sens. J'ai adoré le dominer, en faire ce que je voulais, mais là...maintenant que c'est fini, je me rends bien compte que les rôles sont inversés, et que de nous deux c'est lui qui a le plus de pouvoir sur moi. Par deux fois il est venu me chercher, par deux fois il est venu me tenter et j'ai cédé. J'ai cédé parce que je suis putain de faible, je suis cassé. J'ai cédé à un gamin de quinze ans. J'ai pas su résister à un foutu gamin de quinze ans qui se rase peut-être même pas encore. Qui sait même pas conduire. Qui peut ni boire d'alcool ni voter. Le fils de ma copine. Pourtant, pourtant deux fois j'ai pas été capable de dire non et je l'ai pris comme un animal, brutalement, parce que j'en avais envie. Sans réfléchir plus loin que ma bite. Je suis un sale taré. Vraiment... Et lui me nargue, à croiser ses bras derrière la tête, son sourire de sale gosse qui a eu ses cadeaux de Noël aux lèvres, alors qu'il a encore mon sperme sur son ventre. Et là, j'hallucine en le voyant s'essuyer le ventre du bout des doigts, et surtout, les suçoter. Je suis dégoûté et en même temps fasciné. Putain mais jusqu'à présent j'ai vu ça que dans des films porno... alors que ce soit un gamin de quinze ans qui le fasse... je sais vraiment pas quoi penser. Il a appris ça dans un porno? Non... il est beaucoup trop à l'aise pour s'être contenté de se tripoter devant son pc... Ma main quitte son torse et je le regarde encore.

Je...

A ce moment la porte d'entrée s'ouvre et la voix d'Helen résonne en bas. Un joyeux ''Coucou les garçons!'' s'élève et je me relève comme si on m'avait piqué.

Buck, file dans ta chambre, et je vais sous la douche. Dépêche toi!

Je le soulève pour le remettre sur ses pieds, et je titube pour ôter mon caleçon tout comme mon tshirt. Je suis sur le point de sortir quand je vois la bouteille de lubrifiant sur le sol et je la pousse du pied sous le lit avant de filer sous la douche et me glisser sous l'eau. Bientôt j'entends ses pas et Helen passe la tête dans la salle de bains.

Steve t'es là?
Ouais ouais ma belle. J'arrive tout de suite. T'es déjà là?
Oui, finalement j'ai eu de la chance.
C'est super! Une seconde je suis à toi. Tu nous sers quelque chose?


Je sors et m'enroule vite fait dans un drap de bains, jetant mes fringues sales dans le panier. Je passe par la chambre pour en mettre des propres avant de la rejoindre en bas. Et quand je lui vole un baiser, j'ai une idée terriblement sale. Mes lèvres ont touché les leurs. Celles de Buck et celles d'Helen. Et par moi c'est comme s'ils s'embrassaient... Putain je suis dégueulasse. Je me laisse retomber sur la chaise en face d'elle et descends la moitié du verre de coca frais d'une traite.

Merci... ça fait du bien! Alors...si tu me racontais ta journée?

Sauf que j'écoute que d'une oreille, pensant sans cesse au gamin qui est là haut et que je viens de prendre sauvagement contre un mur...

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Mar 8 Mar - 14:35
Would you be mine ? Would you be my baby tonight ?

Un démon qui a du pouvoir sur lui. D'une certaine façon je ronronne, appréciant de l'entendre me dire que je suis celui qui décide ici-bas. C'est moi qui décide, moi qui ait le contrôle. Et ça me plait que ce soit le cas. Lui ne me forcera à rien, ne me fera mal que si je le demande et d'une certaine façon, je le tiens désormais. Il est à moi. Une fois ça pouvait être un accident, mais deux… Ce n'est plus un hasard. Il me veut. Et il m'a eu. Deux fois. Je souris doucement en l'entendant m'avouer que je suis le premier gamin pour qui il craque. J'hausse un sourcil, continuant de lentement nettoyer mon ventre, suçotant le bout de mes doigts pour goûter les restes de notre étreinte. Sa main quitte mon torse et je fronce les sourcils, ne sachant pas trop si c'est à cause de ce que je viens de dire ou si c'est à cause de ma langue qui caresse le bout de mes doigts poisseux. Quoi ? Tu vas me dire que je te dégoûte après ce que nous venons de faire ? Prendre un gamin de quinze dans la chambre de sa mère est moins répugnant que de le voir suçoter le sperme sur le bout de ses doigts ? Je perds mon sourire et alors que j'entrouvre les lèvres, je suis interrompu par le bruit de la porte d'entrée et la voix toute chantonnante de mère. Mon coeur rate un battement alors que mon regard croise celui de Steve. Si elle nous trouve ainsi… Je… Je ne sais pas ce qu'elle ferait ou dirait… Il se lève d'un coup et attrape mon bras, me faisant me relever de force. Presque étourdis je me retrouve sur mes pieds, complètement nu, hochant simplement de la tête quand il me dit de filer dans ma chambre. Je passe la porte rapidement, allant me réfugier dans ma chambre, dont je ferme la porte bien rapidement. Je recommence à respirer et avec empressement, j'attrape un mouchoir pour terminer d'essuyer mon bas-ventre, attrapant ensuite des fringues de rechange, enfilant en toute hâte un caleçon, un t-shirt et un short. Et alors que ma tête émerge du col de mon t-shirt, une sueur glacée commence à glisser le long de mon échine. Mes fringues. Merde. J'espère qu'elles ne sont pas… Dans la chambre de maman… Mon souffle se meurt sur mes lèvres et après une seconde à bien y repenser, je réalise. Non… C'est bon, elles sont dans la salle de bain…  Dans le panier de linge sale… Un long soupir m'échappe et presque soulagé, je me laisse retomber sur mon lit, écoutant à peine Steve qui tente de tromper ma mère. Puis j'entends des pas dans l'escalier… Et rien. Pas un mot, peut-être la voix lointaine de ma mère. Un autre soupir glisse d'entre mes lèvres et dans un geste plus mécanique qu'autre chose, je vais allumer ma console, relançant ma dernière partie de Dragon Age et commence à jouer, l'esprit bien ailleurs. Il doit être en train de jouer le parfait amant en bas, à ronronner pour elle alors qu'il n'y a pas cinq minutes, c'est moi qu'il baisait et pas elle. Un sourire se glisse sur mes lèvres. Il est tout à moi, plus à elle. Non pas que… Je veuille la punir mais… Je ne sais pas. C'est plaisant de choisir et puis… Si je le tiens, comme pour Alexander, je pourrais lui demander des faveurs. Je me concentre à nouveau sur le jeu, souriant en me disant que je pourrais aussi avoir de lui bien des choses.

*


"Allons, tu es un bon garçon James, pas vrai ?
- Oui… Mais… Je ne veux pas… J'aime pas ça…
- C'est très plaisant, même pour toi, si tu y mets un peu du tien…
- Mais je ne veux pas…."

Alexander n'avait poussé qu'un soupir alors qu'agrippé à sa chemise et assis sur ses genoux, je n'osais croiser son regard, frissonnant face à ses doigts qui se perdaient dans mes cheveux. Je ne voulais pas. Je n'avais pas aimé la première fois et je ne voulais pas recommencer. Qu'on se fasse des bisous et tout le reste… Passe encore. Mais pas ça. Plus jamais. Son autre main ne cessait de caresser ma cuisse, remontant de plus en plus vers le haut de mon short, comme si il voulait le retirer. Il avait déposé un baiser dans mes cheveux, murmurant doucement.

"Tu serais un si bon garçon si tu me laissais te montrer."


Mes doigts s'étaient simplement crispés sur sa chemise.

"Mais je ne veux pas…"

Un soupir lui avait échappé, puis deux de ses doigts s'étaient glissés sous mon menton, me forçant de la sorte à croiser son regard si hypnotisant. Pareil à un serpent.

"Tu me fais confiance, pas vrai ? Tu m'aimes bien et tu as envie de me faire plaisir ?"

Le temps d'un battement de coeur, j'ai hésité, finissant par hocher de la tête, pour son plus grand plaisir.

"Bien… Alors tu sais quoi ? Si tu me laisses me faire… Je te récompenserais… Que dirais-tu du dernier Zelda pour ta GameBoy ?"

J'avais simplement croisé son regard, tout heureux à l'idée même d'avoir ce jeu.

"Vraiment… ?
- Vraiment…"


Tout heureux je l'avais remercié et pour lui faire plaisir, j'avais déposé mes lèvres sur les siennes. Ce jour-là, ce fut la première fois qu'il m'offrait quelque chose pour que je le laisse me toucher. J'avais eu le droit à un nouveau jeu pour ma GameBoy et un nouveau t-shirt de super-héros.

*

"Bucky ? Bucky… ?
- Ouais… ?
- Tu peux descendre ?"

Je pousse un soupir, mettant mon jeu en pause avant de quitter ma chambre, descendant jusque dans la cuisine. Je ne glisse qu'un léger sourire à Steve en passant devant lui, allant jusqu'à ma mère qui s'occupe de préparer des boulettes de viande. Je viens à côté d'elle, faisant vaguement la moue.

"Qu'est-ce que je dois faire ?
- M'aider avec le repas de ce soir, et aussi… J'avais envie de te voir, on s'est presque pas vu cette semaine."

Elle glisse une main dans mes cheveux et je ris doucement, essayant de fuir sa main. C'est vrai que je n'ai pas passé beaucoup de temps avec elle… Entre Steve, son travail et le reste… J'ai pas eu mon week-end rien qu'avec elle, où l'on passe généralement notre temps à jouer aux jeux vidéos ensemble ou à manger de la glace devant des films… M'man a jamais été du genre à sortir tout le temps, à vivre au grand air… Avec son boulot, elle doit toujours être à la maison… Donc généralement, on passe nos week-end tout les deux, à traîner…

"Allez… Aide-moi à faire les boulettes. Sinon ce soir ça va être juste pâte au beurre."

Je lève les yeux au ciel, me lavant les mains bien soigneusement avant de commencer à l'aider avec la viande hachée.

"Et pourquoi Steve le ferait pas ? Il a de plus grandes mains… Il ferait de plus grosses boulettes.
- Déjà parce qu'ainsi je te sauve d'une mort certaine contre un des boss de ton jeu et deux, parce que justement, j'ai besoin de doigts fins et délicats… Et puis je n'ai pas envie que ma super-recette-méga-secrète-familliale tombe entre ses pattes d'ours."

Je ris doucement alors qu'elle se tourne vers Steve, lui offrant un immense sourire doublé d'un air de sale gosse. Ils rient et en les observant, je ne peux m'empêcher de ressentir une pointe de jalousie. Tu préfères être avec moi. Je suis celui a qui tu cèdes…. Pas à elle. Je continue de faire mes boulettes et distraitement je discute un peu avec ma mère, souriant et riant de temps à autre, lui racontant comment ça se passe à l'école, des devoirs que j'ai eu et du reste… Et comme à chaque fois, elle dépose un baiser dans mes cheveux, me disant qu'elle est quand même contente d'avoir eu un fils comme moi, qui fait pas de connerie et qui est studieux. La seule fois où elle était vraiment déçue de moi, c'est le jour où elle a dû venir me chercher au lycée suite à une bagarre. Elle m'avait trouvé avec l'arcade ouverte, un cocard à l'oeil gauche et une mine coupable. C'est peut-être la seule fois où je l'ai vu se mettre vraiment en colère contre moi… Je me souviens qu'elle arrêtait pas de me dire que je devrais avoir honte, qu'elle ne m'avait pas élevé pour que je m'abaisse à ce genre de chose… Et alors qu'elle me demandait ce qui avait bien plus me passer par la tête, je lui avais simplement dis que c'était à cause de papa. Je me souviens que ça l'avait calmé d'un coup. Y'avait eu un long silence, puis plus rien. On termine de préparer le repas et je reste avec eux, aidant ma mère à faire à manger, laissant Steve s'occuper de préparer la table. Le repas se passe plutôt tranquillement, et en sale gosse que je suis, je me contente de lui faire du pied sous la table, m'amusant simplement de le voir si gêné.

Le reste de la soirée se passe tranquillement, puisque je reste dans ma chambre, le casque sur les oreilles à jouer une partie de la nuit. Alors quand mon réveil sonne le lendemain, je grogne, me tirant difficilement du lit. Je me prépare sans un bruit, attrapant mon sac pour aller jusqu'à la cuisine, me préparant mon repas de ce midi : un double sandwich dinde-ketchup, avant de prendre mon petit-déjeuner. Comme tout les matins Steve se joint à moi et me doutant que ma mère dort encore, je me permets un sourire.

"Steve… Tu me déposerais au lycée ce matin ?"

Il hésite avant d'accepter et une fois mon bol de céréales avalé, je le suis jusqu'à son pick-up, m'installant sur le siège passager sans rien dire. J'attends qu'il démarre et qu'il commence à rouler pour me lancer.

"Hier tu ne m'as pas dit. Tu serais resté ou pas ?"

Je me tourne vers lui, ayant un léger sourire avant d'hausser les épaules.

"Enfin ce n'est pas grave… Ce n'est pas important… Par contre… Ce qui l'est… C'est de savoir quand nous allons recommencer… Parce que si une fois c'était un hasard… Deux ce n'était pas un accident. Donc ne pense pas que tu puisses encore t'en tirer avec un "Oh non ce n'était pas bien, t'as pas l'âge et tout…" Parce que ça ne marche pas. Je sais ce que je veux et ce que je fais. Je ne suis pas un gamin paumé qui comprend pas ce qui lui arrive…"
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Mar 12 Avr - 9:31
Sweet Child O'Mine
A quel point est-ce qu'on peut se prendre pour quelqu'un d'autre? Hein? A quel point? A quel point on peut croire qu'on pense, qu'on agit d'une certaine manière, qu'on a des valeurs, des principes, ou au moins des sortes de règles de conduite et... et en fait... en fait, on se rend compte que face à certains évènements, certaines circonstances...finalement...tout ça part à la poubelle. Tout ce que je pensais, la façon dont j'imaginais réagir, les réactions que j'ai parfois eues en entendant parler des gens, en écoutant des interviews à la télé ou autres, c'est que du vent. C'était pas vraiment moi. Enfin si, dans un sens c'était le Steve de tous les jours, celui qui répare des voitures et qui ne parle pas beaucoup. Le solitaire. Mais Bucky a réveillé quelque chose. Quelque chose que je soupçonnais pas en moi. Qu'au fond je suis rien qu'une bête, qu'un animal qui pense avec sa bite et pas avec sa tête. Et il aura fallu d'un roulement de hanches, de lèvres cerise et d'un tshirt bien trop court pour réveiller tout ça. Et ça me fait peur. Ca fait peur de pas me reconnaître. Deux fois. Deux fois j'ai cédé et j'ai couché avec lui. Deux fois j'ai écarté les cuisses d'un gamin de quinze ans et je l'ai pris, une fois dans son lit et une fois dans la chambre de sa mère. Je l'ai fait gémir, je l'ai fait hurler de plaisir et j'ai adoré ça. J'ai adoré être en lui, caresser son corps et mordre sa peau. Putain. Jusqu'à présent je vomissais sur les types qu'on trouvait à coucher avec des gamins, et au final je vaux pas mieux. Je suis pas mieux qu'eux.

Je repense à tout ça alors qu'Helen me raconte sa journée, et que je fais tourner rêveusement le verre de coca frais entre mes doigts, regardant sans les voir les bulles qui explosent à la surface. Si tu savais. Si tu savais ce qui s'est passé il y a pas dix minutes. Si tu savais que quand tu garais ta voiture devant la maison j'étais encore en train de le faire crier contre le mur. Si tu savais que la bouteille de lubrifiant que tu as achetée pour toi, pour nous, avec le parfum que t'aimes a servi à ce que je m'envoie en l'air avec ton gamin. Que j'ai pris plus de plaisir avec lui qu'avec toi? Mais non, je peux pas te le dire. Je peux pas t'en parler. Je peux juste te faire croire que tout va bien et que tu es la seule personne qui compte dans ma vie. Les conneries habituelles. Je pense à tout ça alors que je hoche régulièrement la tête, lâche des hmmm d'approbation ou un petit ''non?'' et elle y croit. Ou elle fait semblant d'y croire. Je sursaute quand j'entends mon prénom et ose enfin lever les yeux vers elle.

Pardon, tu disais?
Tu m'écoutes pas hein!
Désolé. J'ai eu une longue journée au boulot, j'ai juste un coup de barre.
Je sais ce que c'est. Bon alors aide-moi à préparer le dîner, ça évitera que tu t'endormes sur ta chaise!
Oui pardon. Allons-y!


Je me lève, content de plus avoir à lui faire face et je me lave les mains avant d'écouter ce qu'elle veut que je fasse. Et je me fige un peu quand je l'entends appeler Buck qui descend peu après. Lui donne l'impression que rien ne s'est passé. Qu'il y a peut-être une demi-heure il était à poil contre le mur de la chambre et j'étais sauvagement en train de lui faire l'amour. Là il est le gentil garçon d'Helen qui l'aide à faire des boulettes de viande et qui rit avec elle, comme si il venait pas de se taper son mec. Le mec de sa mère. Putain mais tout ça est tellement malsain! Et pourtant je joue aussi le jeu, et je rigole quand elle fait une blague sur mes grosses mains. Tout ça est tellement...normal que ça en est surréaliste. C'est comme si de rien n'était. Comme si j'avais eu une hallucination, et que là, la vie reprend son cours. Que je me suis tapé un gros rêve éveillé à la place de son fils. Et au final tout se fait dans la joie et la bonne humeur et on dîne tous les trois, se racontant nos journées et papotant de choses et d'autres. Enfin, je croyais que c'était qu'un rêve jusqu'au moment où Buck me fait du pied sous la table. Je sursaute, manquant de faire tomber mon verre quand je le sens, et je recule un peu, histoire d'être hors de portée, et termine mon repas du mieux que je peux.

Après manger, il file dans sa chambre et je reste avec Helen en bas. On se mate un film et par chance pour moi elle s'endort contre moi. J'éteins tout et la soulève jusqu'à sa chambre, où je la glisse dans son lit, la couvrant avant de m'allonger près d'elle. Le même lit où Buck était allongé encore un peu plus tôt, à poil, en train de se lecher les doigts pleins de mon sperme. Je reste sagement de mon côté, et finalement, je finis par m'endormir. Le lendemain mon réveil sonne et je l'éteins tout de suite pour ne pas réveiller Helen qui est en repos ce matin. Juste avant de descendre je repense au lubrifiant qui traine sous le lit et le range discrètement avant de refermer derrière moi. Une fois en bas je croise Bucky, sagement en train de se faire son sandwich pour le lycée et de se verser des céréales.

Je peux?

Quand il me répond je me sers aussi des Lucky Charms et me laisse retomber sur la chaise face à lui. Il me sourit. Comme si c'était normal, et me demande encore une fois si je peux le déposer. Comme d'habitude. Comme si rien ne s'était passé...

Ouais bien sûr. Je finis mon bol, je m'habille et j'arrive.

Le reste du petit déjeuner se passe en silence et c'est tant mieux. Je mets le bol vide dans le lave vaisselle, range le reste des trucs et monte enfiler mon bleu de travail avant d'aller jusqu'à mon pick-up. Buck est déjà sagement assis et on démarre. Je tends la main pour allumer la radio quand sa voix s'élève et je tourne la tête vers lui. Je mets une seconde à réaliser de quoi il parle avant de soupirer. Vaincu.

Ouais... je serais resté...

Mais je hausse un sourcil en écoutant la suite. C'est dingue. On dirait pas un gamin de quinze ans. Il parle comme une croqueuse de diamants qui sait comment rouler les mecs pour leur soutirer du fric ou autres. Et ça choque, venant d'une bouche qui devrait plutôt être en train de sucer des MrFreeze que des bites. Je déglutis avant de répondre.

D'après ce que j'ai compris je suis clairement pas le premier c'est ça? Mais ça s'est passé comment pour que tu... que t'envisages les choses comme ça? Qu'est-ce que tu cherches à prouver? Ouais, t'es clairement attirant et tu sais te faire désirer. Mais tout ça, c'est pour quoi faire? Qu'est-ce que ça t'apporte de coucher avec le mec de ta mère? Tu veux te prouver quelque chose? Me prouver quelque chose? J'arrive pas à te cerner...

© Nalex
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